Estimation et cote de l'artiste William Vance

William Vance (1935-2018), de son vrai nom William Van Cutsen, est un dessinateur et auteur de bande dessinée belge au style réaliste, décrivant avec détail ses personnages et leur environnement. Il est notamment connu pour être le dessinateur de la série XIII, scénarisée par Jean Van Hamme. Découvrez ici l’histoire de Vance et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Vance ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Les débuts de William Vance

Né en 1935 à Anderlecht, dans la région de Bruxelles, William Vance naît dans une famille flamande modeste. Son enfance, marquée par la guerre et l’absence de son père réquisitionné en Allemagne, est assez dure. Mais c’est à cette période qu’il découvre le travail du dessinateur néerlandais Hans Kresse ainsi que celui de Disney et des illustrateurs américains, qui font naître sa vocation artistique. Entre 1950 et 1953, dès l’âge de quinze ans, William Vance suit les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Ses études terminées, il travaille pendant six ans dans la publicité, avant d’être embauché dans l’atelier du dessinateur italien Dino Attanasio. Ainsi, Vance débute sa carrière en bande dessinée en assistant Attanasio sur la série Bob Morane, qu’il reprendra quelques années plus tard pour l’édition belge et française.

Son entrée dans Le Journal de Tintin

Au début des années 1960, l’illustration de récits d’aventures historiques scénarisés par Yves Duval est un passage obligatoire pour les dessinateurs intégrant Le Journal de Tintin. C’est ainsi que William Vance y fait ses débuts en illustrant cinquante-six histoires entre 1962 et 1967. L’éclectisme et la précision de ces histoires sont formateurs pour le jeune auteur, qui développe un style graphique et narratif qui lui est propre. En 1964, à l’âge de vingt-huit ans, Vance dessine sa première longue série pour Tintin, toujours sur un scénario d’Yves Duval, Howard Flynn. Racontant les aventures d’un officier de la marine britannique, cette première série est bien reçue par les lecteurs du journal grâce à la précision documentaire de Vance, passionné de marine à voile. Entre 1965 et 1968, il s’essaie également à l’écriture en assurant le scénario et le dessin de la série de western Ringo, publié dans Tintin Sélection.

Une carrière dédiée à la bande dessinée d’aventure

William Vance reste attaché aux bandes dessinées d’aventure, puisqu’il reprend le dessin de Bob Morane, la série qui l’avait lancé en 1962. Succédant ainsi à Dino Attanasio et Gérald Forton, il dessine dix-huit albums sur un scénario d’Henri Vernès. En parallèle, il est le dessinateur de Bruno Brazil, série d’espionnage scénarisée par Greg, alors rédacteur en chef du Journal de Tintin. Illustrer une histoire se passant dans le monde contemporain est alors une première pour Vance, qui élargit son univers graphique. En 1973, il illustre la série Rodric, dont les deux tomes scénarisés par Lucien Meys, racontent les aventures d’un chevalier en croisade. L’année suivante, Vance dessine la série Ramiro, sur un scénario de Jacques Stocquart. Cette fois, William Vance retranscrit avec précision les paysages ibériques qu’il a eu la possibilité d’admirer grâce à son épouse Petra, d’origine espagnole, qui met en couleurs la plupart de ses albums. Par ailleurs, Vance renoue en 1976 avec l’univers de la marine qu’il avait développé dans sa première série Edward Flynn avec les aventures de Bruce J. Hawker. Cette série, mettant en scène un jeune corsaire de la Royal Navy, est publiée dans le magazine belge Femmes d’aujourd’hui puis dans Tintin Hebdo, avant d’être éditée en sept tomes aux éditions Le Lombard.

William Vance, le succès de XIII

La rencontre entre William Vance et le scénariste Jean Van Hamme marque un tournant dans la carrière du dessinateur. Ensemble, ils créent le thriller XIII, qui devient rapidement un véritable blockbuster de la bande dessinée. La série suit un ancien soldat américain qui se réveille un jour en ayant perdu la mémoire, le seul indice quant à son identité étant le mystérieux chiffre XIII tatoué sur sa clavicule. Entre espionnage et conflits internationaux, il doit explorer son passé pour déjouer un complot qui le dépasse largement. L’intrigue complexe de XIII, ainsi que le style graphique nerveux et froid que Vance y développe, participent au succès du thriller. À partir de 1984, Vance et Van Hamme sortent un album par an, attendu de plus en plus par le public. 

En 1990, la parution des septième et huitième tomes de la série s’accompagne d’une campagne publicitaire qui lui ouvre les portes de la grande distribution, vers un public de plus en plus large. Au total, dix-neuf albums paraissent entre 1984 et 2007, mais Vance annonce en 2010 se retirer de la série, trop atteint par la maladie de Parkinson. Cependant, il fait son retour en 2018, peu avant son décès, en dessinant l’album 13bis, L’Enquête : deuxième partie, imaginé comme la suite du treizième album paru presque dix ans plus tôt. XIII, dont le succès ne se dément pas au fil des années, ne s’arrête pas à la mort de William Vance. Elle est prolongée par la série dérivée XIII Mystery, qui met en lumière le passé des différents personnages. Encore en cours aujourd’hui, XIII Mystery compte aujourd’hui quatorze albums, chacun avec des scénaristes et des dessinateurs différents, qui s’en réapproprient l’univers. 

Quelle est la cote de William Vance sur le marché de l’art ?

Les œuvres de Vance sont très présentes sur le marché de l’art. Ses œuvres vendues en 2023 ont ainsi atteint un prix total de 123 000 €. Ses planches originales ont des prix d’adjudication se situant généralement entre 1 000 et 5 000 €, à l’instar d’une planche encrée du premier album d’Howard Flynn qui a été adjugée à 1 181 € en 2023. Mais ses planches originales de XIII peuvent atteindre des prix d’adjudication beaucoup plus élevés. Ainsi, une planche encrée tirée du dix-neuvième tome de XIII, Le dernier round, a été adjugée à 16 400 € en 2022. En outre, certaines illustrations originales en couleurs peuvent atteindre des prix similaires, comme l’illustration de couverture du troisième album de Bruno Brazil, adjugée à 18 850 € en 2017.

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(Illus.) Cartel : Détail de la fresque XIII à Bruxelles, d’après une illustration de William Vance, 2010

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