Estimation, cote et valeur Couverts en argent

Les couverts en argent désignent aujourd’hui la cuiller, le couteau et la fourchette, qui peuvent être uniques ou former de véritables ensembles réunis dans des écrins. Cette définition est le fruit d’une lente évolution des arts de la table. Vous possédez des couverts en argent dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne avec Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Service en Argent

Prix des couverts en argent

  • Couverts anciens en argent massif et pièces isolées : entre 30 € et 300 €

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  • Grandes ménagères et services d’orfèvrerie d’exception : entre 3 000 € et 20 000 €

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L’usage des couverts en argent

L’usage des couverts en argent connaît une histoire longue, et leur définition évolue au fil du temps. Au XVIIème siècle, les couverts comprenaient la cuiller, le couteau et la fourchette, mais également la nappe, la serviette, le tranchoir et l’assiette. Le terme se limite aux trois instruments qui permettent de porter les aliments à la bouche à la fin du XVIIIème siècle. Si le couteau, la fourchette et la cuiller ont des origines différentes, ils deviennent indissociables au milieu du XVIIIème siècle. Chacun dispose alors d’un écrin personnel nommé « besteck » en allemand, dans lequel disposer son propre couteau, sa fourchette et sa cuiller. 

Au XVIIIème siècle, alors que les arts de la table se codifient et se raffinent, on réalise davantage de couverts en métal précieux. On propose alors des services qui se comptent en dizaines de couverts.  Pour les conserver, on crée alors des écrins plus grands. Pour assurer l’uniformité de ces séries, on choisit d’assortir les manches des couteaux à ceux des fourchettes.  La qualité du métal de chaque couvert est garantie par le poinçon de l’orfèvre, qui en indique le titre. Le poinçon se trouve généralement au-dessus du manche pour les fourchettes et les cuillères, et sur la lame ou le manche en ce qui concerne les couteaux. Bien qu’ils composent aujourd’hui un ensemble fixe, le couteau, la fourchette et la cuiller en argent ont une histoire et une origine individuelle. 

Le couteau en argent

Le couteau de table apparaît au XIVème siècle, mais il n’est alors pas réalisé en argent. Il s’agit d’une miniaturisation des grands couteaux de service. Le couteau de table peut prendre la forme d’une hachette miniature, ou bien avoir une lame à extrémité pointue. Dans ce cas, on parle de « parepain », car la pointe de la lame permet de piquer le pain ou la viande, et de porter le mets à sa bouche. Cette dernière forme connaît une grande postérité. Le couteau se compose invariablement d’une lame et d’un manche. Si la lame est toujours en métal, le manche peut être fait de différents supports. 

La forme de la lame évolue en fonction du modèle du manche, et se fait plus ou moins droite ou incurvée. De la même façon, la pointe de la lame s’arrondit progressivement avec l’apparition de la fourchette. La lame pointue disparaît tout à fait au XVIIème siècle en raison des édits du Cardinal de Richelieu, qui ne tolérait plus de voir les convives se curer les dents à table avec les lames du couteau. Le couteau d’argent devient plus fréquent sur les tables au XVIIIème siècle, lorsque l’on a plus facilement recours à des métaux précieux pour les couverts. 

La fourchette en argent

L’origine de la fourchette de bouche est incertaine, mais il s’agit d’abord d’un objet de grand luxe, disposant de deux dents très courtes. Saint Bonaventure raconte qu’elle fût introduite en Europe par l’intermédiaire du mariage d’une princesse byzantine avec le doge Dominique Silvio à Venise au XIème siècle. Dès cette époque, on en connaît des exemplaires en argent dans les inventaires royaux. A la Renaissance, la fourchette est d’un usage plus courant, en particulier en Italie. Cet instrument permet alors aux dames de consommer des fruits et douceurs sans se maculer les doigts. La fourchette d’argent devient alors l’emblème du raffinement des courtisanes, et est symboliquement liée à l’immoralité. A ce titre, elle est condamnée par l’Église. 

Malgré cette condamnation, le roi Henri III qui découvre son usage à Venise l’introduit à la cour de France. A la cour, l’emploi de la fourchette d’argent ne remporte pas immédiatement l’unanimité : si l’instrument empêche de toucher les aliments, c’est que son porteur doit être malpropre. Ainsi, en 1690, Louis XIV témoigne sa réprobation à gouvernante du duc de Bourgogne, qui a enseigné au prince à manger avec une fourchette. Cependant, la fourchette est finalement définitivement adoptée dans les années 1710. Le nombre de dents dépend varie alors entre deux et cinq pointes. Définitivement acceptées au XVIIIème siècle, les fourchettes d’argent prennent place dans les services de table, et s’harmonisent avec les couteaux. 

La cuillère en argent

La cuiller en argent existe depuis l’Antiquité, et c’est l’objet d’argent le plus répandu dans la société avec le gobelet. Ce choix du métal précieux correspond à des raisons d’hygiène.  Au Moyen Âge, la forme de la cuiller est proche des types antiques. Elle dispose d’un manche court et d’un cuilleron rond, peu profond. L’élongation du manche au XVIème siècle est une réponse à l’apparition des longs cols à fraise dans la mode contemporaine. Les cuillers de cette époque présentent généralement des manches richement ornés de cariatides, figurines et fleurons. 

Dans les années 1630, pour renforcer la stabilité de la cuiller, son manche devient plat. Si le manche perd ses décors en relief, son extrémité s’élargit. Sur l’extrémité plate du manche de la cuiller, on trouve alors des décors en bas-relief, ciselé ou gravés. Au XVIIème siècle, les cuillers connaissent une autre transformation. En effet, les formes se diversifient en fonction des usages auxquels on les destine. Ainsi, les cuillères à ragoût, de grande taille, sont en usage dès le XVIIème siècle. On propose également des petites cuillères réservées au thé et au café sucré. Les cuillères à cuilleron oblong sont en revanche destinées à la consommation des os à moëlle. Au XVIIIème et au XIXème siècle, cette diversification des cuillères s’accentue, et l’on crée les cuillères à olive, à sucre, les pelles à glace et à sel, les louches à sauce, à punch, ou encore à soupe.

Faire estimer gratuitement des couverts en argent

L’estimation de couverts en argent dépend de l’ancienneté du couvert, mais aussi de la valeur du métal. L’usure des couverts et la composition en ensembles influe également sur le prix de vente des couverts. Ainsi, un lot complet de couverts d’argent en excellent état peut être adjugé pour plus de 10 000 €. C’est le cas de l’ensemble de 114 couverts d’argent et inox de Jans Harald Quistgaard (1947) adjugé 11 500 € en 2022 à Paris. De la même façon, les créations emblématiques d’artistes du XXème siècle tels que Claude Lalanne ou Jean Puiforcat peuvent susciter l’engouement des collectionneurs. Ainsi, une cuiller et une fourchette du service Iolas (1966) de Claude Lalanne ont été adjugés pour 11 000 € en 2022 à Paris.  Les couverts en argent parisiens du XVIIIème et du XIXème siècle bénéficient toujours de l’intérêt des collectionneurs, mais les prix d’adjudications sont plus accessibles. Vous souhaitez faire expertiser des couverts en argent et recevoir leur estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer des couverts en argent en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Broche Harmonie, réalisée par Froment-Meurice, 1847, argent doré, rubis, émail, perles, Musée régional de la Hesse de Darmstadt.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux, argenterie et orfèvrerie. Spécialiste de l’identification, de l’expertise et de l’estimation de couverts en argent, elle accompagne collectionneurs, héritiers et particuliers dans l’évaluation et la valorisation de leurs ménagères en argent, services de couverts anciens, couverts en argent massif et ensembles d’orfèvrerie de table.

Sa parfaite connaissance des poinçons d’argent, des grandes maisons d’orfèvrerie et des modèles anciens lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants dans l’estimation de couverts en argent : poids d’argent, qualité du décor, homogénéité du service, signature d’orfèvre, époque de fabrication, rareté du modèle et état de conservation.

Grâce à sa maîtrise du marché des couverts en argent, des ventes aux enchères d’argenterie et du marché privé, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de ménagères en argent, l’estimation de services de table en argent massif et l’accompagnement à la vente de couverts anciens et pièces d’orfèvrerie recherchées par les collectionneurs et amateurs d’arts de la table.

FAQ expertise argenterie et orfèvrerie

Le premier indice se trouve généralement sous votre objet : le poinçon. Il faut savoir que l’argent massif porte un poinçon officiel qui indique le titre de l’argent (par exemple le poinçon Minerve en France, qui indique le titre d’argent 800 ou 925). Le métal argenté, lui, comporte souvent un poinçon de fabricant accompagné d’un numéro ou d’un symbole, mais pas de poinçon de titre. Si le doute persiste, faites appel à Estimon’objet : nous saurons vous dire tout ce qu’il faut savoir sur votre pièce !

Dans certains cas, oui. Une pièce ancienne en argent peut tout à fait être recherchée pour la qualité du travail réalisé, le style de décoration, l’époque (art déco, art nouveau, ère victorienne) ou le fabricant. Les objets du XIXe ou du début du XXe siècle attirent souvent l’œil des collectionneurs, surtout lorsqu’elles sont bien conservées et portent des poinçons identifiables. Mais cela dépend des pièces.

Bien sûr ! Sur Estimon’objet, il vous suffit d’envoyer des photos de votre objet en argent à estimer. Plus elles seront précises, mieux c’est : n’hésitez donc pas à prendre en photo le moindre détail qui pourrait aider nos spécialistes. Ensuite, nous revenons vers vous par mail avec une expertise gratuite, fiable et réalisée selon les prix du marché de l’art. C’est 100 % sécurisé.

De nombreux objets peuvent faire l’objet d’une estimation d’argenterie. Pour ne citer que quelques exemples : couverts anciens, ménagères, timbales, théières, plateaux, légumiers, bougeoirs ou encore services de table en argent. Vous pouvez également faire appel à nous pour vos pièces plus décoratives. Dans tous les cas, chaque objet est étudié individuellement par nos spécialistes.

Ce n’est pas indispensable. Une patine naturelle est fréquente sur l’argenterie ancienne et n’empêche pas du tout l’expertise. Il est même généralement préférable d’éviter les produits trop abrasifs qui pourraient altérer la surface ou les décors. Chez Estimon’objet, nous avons juste besoin de photos nettes de l’objet.

Pour les grandes maisons, il y a Christofle, Puiforcat, Tiffany & Co., Baccarat, Gorham, Christofle & Co… Quant aux artistes, nous pouvons notamment citer Jean-Baptiste-Claude Odiot, Paul de Lamerie, Auguste Bonaz, Georges Leleu, Lucien Falize, Jean Després ou encore Line Vautrin. Cette liste est non-exhaustive, alors n’hésitez pas à nous contacter.

Estimation d'Argenterie et Orfèvrerie en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre pièce en argent, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre œuvre en argent massif sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :