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Estimation, cote et valeur Ordres de la chevalerie étrangers

Puisant leur origine dans la chevalerie et les ordres religieux militaires, les ordres de chevalerie apparaissent au XIVe siècle. Réservés à la noblesse, ils regroupent une élite autour d’un souverain et d’une cause. Pour symboliser leur appartenance, leurs membres arborent un signe distinctif, le plus souvent un médaillon ou une croix. Progressivement, ces ordres vont se généraliser dans toute l’Europe puis se démocratiser, afin de récompenser les conduites exemplaires. Découvrez ici l’histoire des ordres de chevalerie étrangers ! Besoin d’une expertise sur un ordre de chevalerie étranger ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite ordre de chevalerie étranger

Prix et cote des ordres de chevalerie étrangers

  • Ordres de chevalerie étrangers courants, grades standards et modèles récents : entre 100 € et 1 000 €

  • Ordres de chevalerie étrangers recherchés (grades supérieurs, modèles anciens, belles fabrications) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Ordres de chevalerie étrangers rares ou exceptionnels, grands grades et ensembles historiques : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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Les ordres de chevalerie en Grande-Bretagne

Il existe plusieurs dizaines d’ordres de chevalerie en Grande-Bretagne. L’ordre de la Jarretière (Order of the Garter) est le plus ancien et le plus important d’entre eux. Il fut fondé en 1348 par le roi Édouard III (1312-1377) en pleine guerre de Cent Ans. Encore aujourd’hui, les très rares admis dans l’ordre sont désignés par le souverain. D’autres ordres sont plus accessibles, à l’image de l’ordre du Bain (Order of the Bath). Créé en 1725 par le roi Georges Ier (1660-1727) pour récompenser les militaires, son nom fait référence au bain rituel lors de la cérémonie d’admission dans les ordres de chevalerie au Moyen Âge. L’insigne se caractérise par une croix blanche émaillée à huit pointes et quatre lions d’or. Une couronne de laurier vert, entourant un cercle rouge, contient la devise « TRIA JUNCTA IN UNO » (« Trois réunies en une »), évoquant ainsi l’union des trois couronnes d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse qui forment le Royaume-Uni. 

Plus récent, l’ordre de l’Empire Britannique (Order of the British Empire) fut créé en 1917 par le roi George V (1865-1936). Il se caractérise par une croix d’or à quatre branches bleu clair se terminant en fleur de lys. Jusqu’en 1937, l’insigne porte en son centre une effigie féminine, représentation allégorique de la Grande-Bretagne. Elle est entourée d’un cercle rouge portant la devise « FOR GOD AND THE EMPIRE » (« Pour Dieu et l’Empire »). À partir de 1937, la figure féminine est remplacée par les bustes du roi George V et de la reine Marie (1867-1953). De nombreux militaires français furent admis dans ces ordres britanniques, à partir du Second Empire (1852-1870) et des campagnes franco-britanniques en Crimée ainsi qu’en Chine, puis lors des deux guerres mondiales.

Les ordres de chevalerie en Allemagne

L’Empire allemand, créé en 1871 sous l’impulsion du chancelier Otto von Bismarck (1815-1898), fut constitué sur la base de nombreux royaumes, duchés et principautés. Ainsi, il existe traditionnellement autant d’ordres différents que d’États allemands, à l’image de l’ordre du Faucon Blanc (duché de Saxe-Weimar), l’ordre royal des Guelfes (royaume de Hanovre), l’ordre de Frédéric (royaume de Wurtemberg), l’ordre d’Henri le Lion (duché de Brunswick) ou encore l’ordre de Louis de Hesse (grand-duché de Hesse). Le plus connu des ordres allemands est celui de la Croix de fer (Eisernes Kreuz), fondé en 1813 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III (1770-1840), afin de récompenser les militaires ayant pris part aux campagnes contre Napoléon Bonaparte. L’insigne se caractérise par une croix à quatre branches évasées noires et à liseré blanc, inspirée de celle des chevaliers teutoniques. Au centre de l’insigne se trouvent des feuilles de chêne, symbole de victoire. Au-dessus de ces feuilles, on observe les initiales couronnées du souverain (Friedrich Wilhelm), et dans la partie inférieure, l’année de sa création « 1813 ». 

En 1870, le roi de Prusse Guillaume Ier (1797-1888), s’inscrivant dans les traces de son prédécesseur, renouvelle l’ordre à la suite de la campagne victorieuse contre Napoléon III (1808-1873). Si l’insigne reste dans l’ensemble similaire au premier modèle, quelques modifications sont tout de même apportées. À l’avers de la croix, la date de « 1870 » remplace celle de 1813, qui se trouve désormais au revers de l’insigne, tandis que les initiales de Frédéric Guillaume II disparaissent au profit de celle de Guillaume Ier (« W »). Au début de la Première Guerre mondiale, l’ordre connaît son second renouvellement, et la date de « 1914 » figure désormais sur l’insigne. Environ 218 000 croix de première classe et 5 196 000 croix de seconde classe furent décernées durant le conflit. Au début de la Seconde Guerre mondiale, le chancelier Adolf Hitler (1889-1945) renouvelle une troisième fois l’ordre, dont l’insigne arbore désormais la date de sa réintroduction, celle de « 1939 » et la croix gammée. Une bande rouge est également rajoutée au traditionnel ruban noir et blanc. Sur le front, ce dernier est régulièrement porté seul, passé dans la boutonnière de l’uniforme. Environ 300 000 croix de première classe, et 3 000 000 croix de seconde classe furent décernées.

Les ordres de chevalerie en Russie

Lors d’un voyage en Angleterre en 1698, le tsar Pierre le Grand (1672-1725) fut décoré de l’ordre de la Jarretière par Guillaume III (1650-1702). S’inspirant des ordres anglais et écossais, Pierre le Grand crée le premier ordre russe, l’ordre impérial de Saint-André. Au cours du XVIIIe siècle, d’autres ordres apparaissent, à l’image de l’ordre de Saint-Georges, instauré par l’impératrice Catherine II (1729-1796) afin de récompenser les mérites militaires. Avec la révolution de 1917, ces ordres impériaux sont abolis. Néanmoins, le nouveau régime au pouvoir les remplace dès 1918. Le premier d’entre eux est l’ordre du Drapeau rouge (Orden Krasnogo Znameni) créé par le Comité central des Soviets. Visant à récompenser le courage aux combats, chacune des républiques soviétiques adoptera son propre modèle d’insigne, jusqu’en 1924. À cette date, un modèle unique est fixé. Il se caractérise par un écusson d’argent présentant une couronne de feuilles, qui porte une banderole avec les initiales « C.C.C.P. ». 

Cette banderole encadre une étoile rouge, avec en son centre une faucille, un marteau, une baïonnette ainsi qu’un fer de hache entourés d’une couronne dorée. Surmontant l’étoile, on observe le drapeau rouge portant l’inscription « Union des travailleurs de toutes les nations ». À noter que cet ordre pouvait être attribué plusieurs fois à la même personne. L’insigne du récipiendaire porte alors un chiffre doré au centre de la couronne végétale, correspondant au nombre d’attributions. Durant l’ère soviétique, d’autres ordres furent également créés : l’ordre de l’Étoile rouge en 1930, ou encore l’ordre de la guerre pour la Patrie en 1942. Lors de la Seconde Guerre mondiale, certains français furent décorés de ces ordres soviétiques, à l’image des pilotes du groupe de chasse Normandie-Niémen qui combattirent en Russie.

Les ordres de chevalerie étrangers sur le marché

La phaléristique, qui désigne l’étude des médailles, des décorations et des ordres de chevalerie, est une véritable discipline à part entière qui connaît de nombreux passionnés. Plus rares que les ordres français, les ordres de chevalerie étrangers sont particulièrement recherchés. Leur cote varie en fonction de l’état, du modèle, ou encore de l’identité du récipiendaire. Si les modèles les plus courants oscillent entre quelques dizaines et plusieurs centaines d’euros, il n’est pas rare de voir les enchères grimper. Ainsi, en 2023, un certain nombre de décorations ayant appartenu au général Armand Alexandre de Castagny (1807-1900) passèrent en vente. L’officier, qui a servi sous la Monarchie de Juillet (1830-1848) puis le Second Empire (1852-1870), fut nommé chevalier de l’ordre du Bain en 1856 à la suite de la campagne de Crimée. Cette décoration, estimée entre 500 et 800 euros, fut attribuée à 1 550 euros. Vous souhaitez faire expertiser un ordre de chevalerie étranger et recevoir son estimation ? Faites estimer un ordre de chevalerie étranger en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Insigne de l’ordre du Bain, Grande-Bretagne © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en ordres de chevalerie étrangers, en art militaire ancien et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de décorations étrangères et de l’estimation d’ordres de chevalerie internationaux, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de décorations honorifiques étrangères, ordres royaux, distinctions impériales, croix de chevalerie, plaques de grand officier et ensembles de phaléristique internationale.

Sa connaissance approfondie de la phaléristique étrangère, des différents systèmes honorifiques européens et internationaux, des grades protocolaires et des productions officielles ou privées lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un ordre de chevalerie étranger : pays d’origine, ordre, grade, époque, fabricant, rareté, état de conservation, présence de l’écrin d’origine et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des décorations anciennes et des ventes aux enchères de militaria et souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’ordres de chevalerie étrangers, l’estimation de décorations internationales de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de pièces de phaléristique étrangère, qu’il s’agisse de grades courants, de grands ordres royaux, d’ensembles complets ou de pièces historiques rares recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :