Estimation gratuite Bronze Africain

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Les bronzes anciens africains

Les objets de bronze et d’alliage cuivreux les plus anciens sont datables du IXème-Xème siècle de notre ère, et proviennent de la culture d’Igbo-Ukwu au Nigéria. On ne connaît pas d’antécédent aux récipients d’alliage cuivreux découverts fortuitement à Igbo-Ukwu, cependant il ne s’agit probablement pas des premières expériences de fonte en Afrique. Quoi qu’il en soit, les œuvres mises au jour témoignent de la maitrise précoce de la fonte à la cire perdue dans cette culture. Les bronzes anciens de cette culture se caractérisent par une forte teneur en plomb dans l’alliage cuivreux. La culture d’Igbo-Ukwu annonce la culture d’Ife (XIème-XVème siècle) au Nigéria. Les bronzes d’Ife manifestent une maitrise exceptionnelle de la technique de la fonte à la cire perdue. Les statuettes et figurines de bronze présentent un modelé parfait, et le métal est le plus souvent polychromé. L’art du bronze est un art prestigieux associé à la cour royale. Les figurines représentent le plus souvent des figures d’autorité, notamment des personnages à la panse rebondie, signe de générosité et de bonne santé. La culture d’Ife connaît un déclin face à l’émerge du royaume de Bénin. 

Les bronzes du royaume de Bénin

Le royaume de Bénin s’approprie la tradition du bronze de la culture d’Ife, avant de développer un style autonome. Ce royaume situé au sud-ouest du Nigéria actuel émerge au XIIème-XIIIème siècle, et connaît une importante croissance jusqu’à la conquête coloniale britannique en 1897. Après le sac de la capitale Benincity, le palais est pillé et les bronzes du royaume de Bénin sont diffusés sur le marché de l’art européen. La production de bronze du royaume de Bénin est en effet très abondante. Les bronzes se caractérisent par une maitrise parfaite du métal, et un traitement des chaires des personnages en volumes amples. La production de bronze est véritablement un art de cour. La préciosité du métal et sa pérennité expriment la puissance royale et sa stabilité. Ainsi, le palais était orné de plaques de métal en alliage cuivreux, clouées sur les poteaux du palais. Les plaques ornementales, le plus souvent de format rectangulaire, portent des scènes narratives qui étaient consultées comme des archives dans le palais. Le motif de fond le plus classique est celui de la fleur à quatre pétales. 

Les bronzes africains modernes et contemporains

La production de bronze a perduré en Afrique à l’époque moderne et contemporaine. Après la rencontre avec les européens, de nouveaux types d’objets ont vu le jour. Ainsi, avec les premiers contacts du royaume de Kongo (XIVème-XIXème siècle) avec les européens à la fin du XVème siècle, les élites se convertissent au christianisme. La production métallique manifeste ces nouveaux échanges, avec une production importante de matériel liturgique adapté aux pratiques religieuses du royaume. La production d’objets rituels de bronze de petite taille perdure. En ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest, les amulettes et parures des peuples Gan, Akan, Lobi et Gurunsi du XIXème et du XXème siècle sont ainsi particulièrement connues des collectionneurs. Les sujets sont le plus souvent zoomorphes ou anthropomorphe. En ce qui concerne la parure, les torques, bracelets, et brassards et pendentifs sont des modèles particulièrement diffusés. Les objets sont toujours réalisés à la technique de la fonte à la cire perdue, et les bronzes sont parfois polychromés. Ces aspects témoignent de la pérennité de cet artisanat traditionnel du bronze en Afrique. 

Faire estimer gratuitement une œuvre en bronze africain

La valeur d’un bronze africain varie en fonction de sa qualité, de sa rareté, de son ancienneté, de son état de conservation, et de la culture qui l’a produit. La documentation de la provenance de l’œuvre est également un élément clé de l’estimation. Les créations contemporaines les plus communes (cloches, crucifix, cavaliers, bracelets…) s’échangent le plus souvent pour quelques centaines d’euros. Les bronzes anciens atteignent des prix plus élevés. Parmi les bronzes longtemps prisés des collectionneurs, on compte les bronzes du royaume d’Ife et les plaques du royaume du Bénin. 

Emmenées par les Britanniques comme trophées de guerre après le sac du palais royal, de nombreuses plaques de bronze du royaume de Bénin ont été dispersées pour couvrir les frais de l’opération militaire. Les plaques sont donc nombreuses dans les collections privées, et sont estimées plusieurs centaines de milliers d’euros. Ainsi, la plaque du XVIIème siècle représentant un guerrier vendue à Paris en 2016 était estimée 600 000/800 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre en bronze africain et recevoir son estimation. Faites estimer un bronze africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Serpent de bronze, peuple Lobi, Burkina Faso, XIXème siècle, États-Unis, Alabama, Birmingham Museum of Art

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