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Estimation gratuite Photographie Africaine

La photographie est un art en plein essor en Afrique, et ce depuis l’introduction de la technique de la photographie au milieu du XIXème siècle en Afrique de l’Ouest par les colons, les missionnaires, et les métis appartenant à l’élite bourgeoise. Le développement de la photographie en Afrique a par ailleurs été encouragé par la création de l’American Colonization Society, fondée en 1817 pour envoyer les Afro-Américains au Libéria. Ainsi, Augustus Washington, né aux Etats-Unis, est l’un des premiers photographes à diffuser l’usage du daguerréotype en Afrique, après son installation au Liberia en 1853.  Vous souhaitez faire expertiser une photographie d’Afrique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre photographie africaine sur le site Estimon’objet !

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Les premiers studios de photographie africaine

Dès la fin des années 1860, les photographes africains ouvrent des studios de photographie à Freetown, au Sierra Leone. Parmi les pionniers, on compte les frères Lisk-Carew. Les photographes africains se professionnalisent dès les années 1880, et cette transformation se traduit par la production de cartes postales. Les premières photographies sont réalisées par des photographes africains pour l’étranger. Elles sont avant tout conçues pour correspondre au goût européen. La photographie à destination de l’élite africaine se développe à l’aube du XXème siècle.

La photographie africaine de la première moitié du XXème siècle

Dans la première moitié du XXème siècle, l’essor de la photographie africaine à destination du public africain se traduit par la multiplication des studios de photographie dans les grandes villes, et la création de studios privés. Lagos (Nigeria), Accra (Ghana), Freetown (Sierra Leone) et Le Cap (Afrique du Sud) deviennent des foyers de développement de la photographie africaine. Parmi les grands photographes de cette période, on peut citer le togolais Philippe David, la sud-africaine Frédérique Chappuis Santu Mofokeng, le sénégalais Mama Casset, l’ivoirien Cornelius Yao Augustt Azaglo, le ghanéen Philip Kwame Apagya, et le malien Seydou Keïta. Ces photographes partagent une volonté de traduire par la photographie l’appartenance du sujet à sa propre culture. Ils s’attachent à souligner les symboles de la culture et du statut social de leurs modèles. Parfois, les photographes poursuivent des quêtes engagées, notamment contre la corruption et la dictature. C’est le cas de F. W. H. Arkhurst, actif en Côte d’Ivoire, du togolais Alex Agbaglo Acolatses, ou encore de Guy Tillim, photographe d’Afrique du Sud.

La photographie africaine depuis les années 1960

Depuis les années 1960, l’usage de la photographie s’est généralisé. La représentation de l’Afrique dans le cadre des différentes indépendances devient l’une des thématiques de prédilection des photographes africains. Ainsi, au Nigéria, Philippe Koudjina s’attache à montrer la vivacité et les ambitions de la jeunesse de la capitale Abuja. Malick Sidibé à Bamako et Jean Depara à Kinshasa partagent cet intérêt pour la représentation de la jeunesse jouissant d’une liberté nouvelle. Le portrait photographique demeure un sujet privilégié de la photographie africaine. Seydou Keïta, qui ouvre son studio en 1948 à Bamako, est le principal représentant des portraitistes africains. Ce dernier est réputé pour son art de la composition, son savoir-faire dans l’emploi des accessoires, et sa maitrise de la lumière. Après l’indépendance du Mali, Seydou Keïta est si renommé qu’il devient le photographe attitré du gouvernement.

Les étoiles montantes de la photographie en Afrique

La photographie demeure un art majeur dans l’art contemporain africain. De nouvelles personnalités se distinguent. On compte notamment la jeune ivoirienne Joana Choumali, le sénégalais Omar Victor Diop, le belgo-béninois Fabrice Monteiro, ou encore l’helvéto-guinéenne Namsa Leuba. Le travail de ces artistes se concentre aujourd’hui sur l’identité africaine, et sur les problématiques environnementales qui pèsent sur l’avenir du continent africain.

Faire estimer gratuitement une photographie africaine

La photographie africaine est un domaine émergent sur le marché de l’art. Après la consécration internationale du malien Seydou Keïta en 1993, de nombreux festivals de photographie africaine sont organisés en Afrique et dans le monde entier. Ainsi, la Biennale de la photographie à Bamako fondée en 1994 fait connaître cet art au plus grand nombre. La cote des grands noms de la photographie africaine a alors connu une croissance inédite. Ce sont avant tout les portraitistes (Seydou Keïta, Ojeikere) ou les photographes documentaires (Jean Depara, Malick Sidibé) qui sont les plus valorisés. Un tirage de Seydou Keita s’échangeait autour de 150 € en 1992, de 1500 € dans les années 2000, et vaut aujourd’hui 2000-4000 €. 

Ainsi, un tirage argentique de 1999 d’après un original des années 1952-1955 de Seydou Keita a été vendu en 2023 pour 3 875 € à Paris. Vous souhaitez faire expertiser une photographie africaine et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de photographe africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Augustus Washington, portrait de Chancy Brown, portrait de trois-quarts, de face : Sergent d’armes du Sénat libérien, v. 1856-1860, daguerréotype, Washington, Library of Congress.

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