Estimation gratuite Photographie Africaine

Photographie africaine

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Estimation gratuite Photographie Africaine

La photographie est un art en plein essor en Afrique, et ce depuis l’introduction de la technique de la photographie au milieu du XIXème siècle en Afrique de l’Ouest par les colons, les missionnaires, et les métis appartenant à l’élite bourgeoise. Le développement de la photographie en Afrique a par ailleurs été encouragé par la création de l’American Colonization Society, fondée en 1817 pour envoyer les Afro-Américains au Libéria. Ainsi, Augustus Washington, né aux Etats-Unis, est l’un des premiers photographes à diffuser l’usage du daguerréotype en Afrique, après son installation au Liberia en 1853.  Vous souhaitez faire expertiser une photographie d’Afrique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre photographie africaine sur le site Estimon’objet !

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Les premiers studios de photographie africaine

Dès la fin des années 1860, les photographes africains ouvrent des studios de photographie à Freetown, au Sierra Leone. Parmi les pionniers, on compte les frères Lisk-Carew. Les photographes africains se professionnalisent dès les années 1880, et cette transformation se traduit par la production de cartes postales. Les premières photographies sont réalisées par des photographes africains pour l’étranger. Elles sont avant tout conçues pour correspondre au goût européen. La photographie à destination de l’élite africaine se développe à l’aube du XXème siècle.

La photographie africaine de la première moitié du XXème siècle

Dans la première moitié du XXème siècle, l’essor de la photographie africaine à destination du public africain se traduit par la multiplication des studios de photographie dans les grandes villes, et la création de studios privés. Lagos (Nigeria), Accra (Ghana), Freetown (Sierra Leone) et Le Cap (Afrique du Sud) deviennent des foyers de développement de la photographie africaine. Parmi les grands photographes de cette période, on peut citer le togolais Philippe David, la sud-africaine Frédérique Chappuis Santu Mofokeng, le sénégalais Mama Casset, l’ivoirien Cornelius Yao Augustt Azaglo, le ghanéen Philip Kwame Apagya, et le malien Seydou Keïta. Ces photographes partagent une volonté de traduire par la photographie l’appartenance du sujet à sa propre culture. Ils s’attachent à souligner les symboles de la culture et du statut social de leurs modèles. Parfois, les photographes poursuivent des quêtes engagées, notamment contre la corruption et la dictature. C’est le cas de F. W. H. Arkhurst, actif en Côte d’Ivoire, du togolais Alex Agbaglo Acolatses, ou encore de Guy Tillim, photographe d’Afrique du Sud.

La photographie africaine depuis les années 1960

Depuis les années 1960, l’usage de la photographie s’est généralisé. La représentation de l’Afrique dans le cadre des différentes indépendances devient l’une des thématiques de prédilection des photographes africains. Ainsi, au Nigéria, Philippe Koudjina s’attache à montrer la vivacité et les ambitions de la jeunesse de la capitale Abuja. Malick Sidibé à Bamako et Jean Depara à Kinshasa partagent cet intérêt pour la représentation de la jeunesse jouissant d’une liberté nouvelle. Le portrait photographique demeure un sujet privilégié de la photographie africaine. Seydou Keïta, qui ouvre son studio en 1948 à Bamako, est le principal représentant des portraitistes africains. Ce dernier est réputé pour son art de la composition, son savoir-faire dans l’emploi des accessoires, et sa maitrise de la lumière. Après l’indépendance du Mali, Seydou Keïta est si renommé qu’il devient le photographe attitré du gouvernement.

Les étoiles montantes de la photographie en Afrique

La photographie demeure un art majeur dans l’art contemporain africain. De nouvelles personnalités se distinguent. On compte notamment la jeune ivoirienne Joana Choumali, le sénégalais Omar Victor Diop, le belgo-béninois Fabrice Monteiro, ou encore l’helvéto-guinéenne Namsa Leuba. Le travail de ces artistes se concentre aujourd’hui sur l’identité africaine, et sur les problématiques environnementales qui pèsent sur l’avenir du continent africain.

Faire estimer gratuitement une photographie africaine

La photographie africaine est un domaine émergent sur le marché de l’art. Après la consécration internationale du malien Seydou Keïta en 1993, de nombreux festivals de photographie africaine sont organisés en Afrique et dans le monde entier. Ainsi, la Biennale de la photographie à Bamako fondée en 1994 fait connaître cet art au plus grand nombre. La cote des grands noms de la photographie africaine a alors connu une croissance inédite. Ce sont avant tout les portraitistes (Seydou Keïta, Ojeikere) ou les photographes documentaires (Jean Depara, Malick Sidibé) qui sont les plus valorisés. Un tirage de Seydou Keita s’échangeait autour de 150 € en 1992, de 1500 € dans les années 2000, et vaut aujourd’hui 2000-4000 €. 

Ainsi, un tirage argentique de 1999 d’après un original des années 1952-1955 de Seydou Keita a été vendu en 2023 pour 3 875 € à Paris. Vous souhaitez faire expertiser une photographie africaine et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de photographe africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Augustus Washington, portrait de Chancy Brown, portrait de trois-quarts, de face : Sergent d’armes du Sénat libérien, v. 1856-1860, daguerréotype, Washington, Library of Congress.

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Masque Africain

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Estimation gratuite Masque Africain

Le masque en Afrique est un objet de grande valeur, dont les formes et fonctions varient selon les cultures qui les ont produits. Les masques ne sont pas utilisés par toutes les cultures d’Afrique : ils sont surtout utilisés dans les régions centrales et occidentales du continent africain. Vous souhaitez faire expertiser un masque d’Afrique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre masque africain sur le site Estimon’objet !

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Diversité des masques africains

La diversité des masques africains est remarquable. Ainsi, les masques peuvent être faciaux ou cimiers (casques), et on remarque une grande disparité dans les tailles. Les masques révèlent une richesse de matériaux et techniques, dont l’emploi peut être symboliques (métal, ivoire, bois, fibre végétal…). La brillance est une caractéristique souvent recherchée dans le traitement plastique des masques en Afrique. Ainsi, dans la culture Malinké (Guinée), les masques d’initiation présentent des plaques d’aluminium et des miroirs circulaires. Les couleurs correspondent également généralement à une symbolique qui peut varier en fonction de la culture d’origine du masque. Ainsi, l’emploi du pigment blanc chez les Kwelé (nord-ouest de la République du Congo) symbolise le pouvoir de la lumière, qui lutte contre les maléfices, tandis qu’il représentera le deuil chez les Vili d’Afrique centrale. Les masques africains sont le plus souvent liés aux institutions politiques et religieuses, et servent d’l’élément médiateur dans le rapport avec la nature. Ils sont généralement supposés être portés dans le cadre d’un rituel, de pair avec un costume. Dans ce cas, le port du masque permet une transformation, et symbolise le statut d’initié de celui qui le porte.

Le masque africain : la matérialisation du sacré

En Afrique, le masque matérialise le sacré et permet une connexion avec le monde invisible. Pour cette raison, le masque doit impressionner les spectateurs. Lorsque le masque incarne les esprits de la nature et des ancêtres, il rend possible leur apparition. C’est le cas dans la région du fleuve Congo, dans la forêt équatoriale, où sont créés des masques aux formes épurées, en forme de cœur. Ces derniers représentent l’incarnation des esprits de la nature. Le port de ce masque permet de solliciter l’aide des esprits. Son port et sa compréhension sont réservés aux initiés. De la même manière, le peuple Dogon à l’est du Mali réserve un certain type de masque à la cérémonie du dama, les secondes funérailles. Dans le cadre de cette cérémonie, on utilise des masques qui représentent tout la société. Ils peuvent être zoomorphes, ou symboliser des archétypes sociaux (hommes et femmes de tous âges, dont on montre les professions). Le port de ces masques permet d’attirer l’esprit du défunt hors de sa demeure et de le conduire dans la brousse. Les masques Dogons sont très appréciés des collectionneurs pour leur diversité et leur caractère anecdotique.

Le masque africain et l’histoire des ancêtres

Le masque africain peut également être une représentation du mythe, et permettre la transmission de l’histoire des ancêtres. Dans ce cas, il y a souvent plusieurs niveaux de lecture dans le masque, car seuls les initiés connaissent l’histoire des ancêtres et savent reconnaitre la signification du masque. Ainsi, le masque kanaga dogon se constitue de montants horizontaux parés de plaquettes. Les non-initiés y voient un oiseau, mais il s’agit également d’une représentation symbolique du dieu créateur Amma dansant pour créer le monde. Lié aux ancêtres, le masque peut parfois être lu comme un symbole de puissance. Certains types de masques sont réservés aux personnes les plus importantes de la société, et peuvent être présentés pendant les fêtes sans même être portés. C’est le cas des masques Kwélé (Gabon), qui ne présentent pas de fentes au niveau des yeux, ou encore du masque de justice Kifwebe Songye (République Démocratique du Congo) de la confrérie Bukushi. 

Les masques africains et l’Europe

La stylisation formelle des masques africains a séduit de nombreux membres de l’Avant-garde européenne du début du XXème siècle. Cet élan a stimulé l’émergence d’une production à destination du marché européen. Outre la création d’inspiration traditionnelle, il y a également un versant de création contemporaine. Ainsi, Romuald Hazoumé, artiste plasticien béninois, est renommé pour ses masques réalisés à partir d’objets de récupération. Remployant des bidons d’essence, il réalise des « masques bidons », qui renvoient à l’importance de la demande de masques en Europe. 

Faire estimer gratuitement un masque africain

La valeur d’un masque africain varie en fonction de sa qualité, de sa rareté, de son ancienneté, de son état de conservation, et de la culture qui l’a produit. Pour les masques les plus courants, la fourchette des prix varie entre 1 000 et 10 000 €. Lorsque la provenance du masque est très précisément documentée, et qu’il provient d’une collection célèbre, le prix de vente croît. Ainsi, le masque du Do de culture Ligbi (Côte d’Ivoire) en bois polychrome, de l’ancienne collection Maurice Garin a été adjugé à Paris en 2020 pour 25 600 €, tandis que le masque fang de la société du Ngil de l’ancienne collection Jeanne Tachard a atteint les 5 250 000 € à Montpellier en 2022. Vous souhaitez faire expertiser un masque africain et recevoir son estimation. Faites estimer un masque africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Senufo (Côte d’Ivoire), masque d’ancêtre, kulié, Tervuren, Musée royal de l’Afrique centrale

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Art contemporain africain

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L’art contemporain d’Afrique connaît un essor exceptionnel après la décolonisation, qui s’est intensifié depuis les années 1980-1990. Le foyer d’Osogbo au Nigéria est pionnier dans le renouveau artistique dès les années 1960-1970. Depuis les années 1990, les projets individuels révélant la sensibilité des artistes contemporains africains se sont multipliés, soulignant par là-même la rupture avec l’Académisme colonial. Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre œuvre contemporaine africaine sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Art Africain contemporain

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Définition de l’art contemporain africain

En suivant les principes de Marshall W. Mount, on peut diviser la production artistique contemporaine africaine en quatre typologies. D’une part, certains artistes contemporains mettent en avant l’héritage des styles et techniques traditionnels. Les créations d’ordre religieux représentent également une part importante de l’art contemporain africain. Une frange non négligeable de la production artistique contemporaine est réalisée à destination du marché touristique. On parle alors d’art d’ « aéroport ». Enfin, certains artistes mobilisent de nouvelles techniques, inconnues de l’art africain traditionnel, et contribuent à renouveler la création artistique. Cette dernière catégorie est le type de production qualifié d’art contemporain africain sur le marché de l’art. 

Les mouvements artistiques contemporains en Afrique

La Négritude est le mouvement artistique qui marque l’entrée de l’art africain dans la modernité d’avant-garde. Ce mouvement avant tout littéraire est fondé en 1937 par des artistes africains étudiant à Paris. Ces derniers critiquent le colonialisme, et encouragent un art à la fois moderne et respectueux de la culture africaine traditionnelle. L’engagement d’artistes plasticiens tels que le peintre guyanais Aubrey Williams permet l’essor de ce courant artistique. Le vocabulaire surréaliste est privilégié, car il offre la possibilité de s’éloigner des canons de représentation académiques imprégnés du regard colonial. Progressivement, dans la seconde moitié du XXème siècle, après le surréalisme et l’abstraction, c’est l’art conceptuel qui s’impose dans l’art contemporain africain.

Un art contemporain africain engagé

L’engagement des artistes contemporains africains est prégnant, et s’exprime notamment par le remploi d’objets de récupération. Les objets de récupération permettent d’interroger les problématiques majeures de la société contemporaine africaine, en particulier en ce qui concerne les enjeux écologiques et politiques. C’est une démarche adoptée notamment par le sculpteur mozambicain Gonçalo Mabunda, avec Upcycling, trône créé à partir d’armes rouillées. De la même manière, le sculpteur béninois Kifouli Dossou exprime les dangers liés au commerce de l’essence à travers le masque Mascara Kpayo (2010/2015). Ce dernier artiste est très apprécié pour ses thèmes, sa qualité technique, et la polychromie séduisante de ses œuvres, ce qui lui a valu d’obtenir le prix Orisha pour l’art contemporain africain en 2014.

Les expérimentations plastiques

Les expérimentations plastiques sont nombreuses dans l’art contemporain africain, et l’usage de matériaux peut être significatifs. Ainsi, l’emploi de certains matériaux sont à envisager comme une facette de l’engagement des artistes contemporains africains.  Ainsi, les Poupées pascales de Pascale Marthine Tayou (2008) mêlent les éléments traditionnels africains et les matières européennes telles que le verre de Murano pour éduquer le regard européen. L’essor de l’art digital est une autre facette de la démarche expérimentale de certains artistes contemporains africains. Le dynamisme de la production audiovisuelle, des arts graphiques et du design témoigne de la vivacité de cet art. Parmi les étoiles montantes, on compte Semilore Stef Ogunsanya au Nigéria, Tatenda Ndove au Zimbabwe, ou encore Fanuel Leul en Éthiopie (représentant de l’Afrofuturisme). 

Estimation gratuite d'Art contemporain africain

Depuis la fin du XXème siècle, l’art contemporain africain bénéficie d’une reconnaissance internationale. Certaines expositions tenues en Europe, telles que « Magiciens de la terre » en 1989 au Centre Pompidou, ont eu un rôle important dans l’essor de l’art contemporain africain sur le marché de l’art. Ce secteur a fortement gagné en visibilité dans les années 2010, avec des événements spécialisés tels que les foires 1:54 à Londres (2013) et à New York (2015) ou AKAA à Paris (2016). Le marché de l’art contemporain africain est aujourd’hui un marché mature, avec des collectionneurs avisés et un grand nombre d’œuvres de qualité en circulation. La cote des artistes contemporains africains a bénéficié de cette transformation du marché de l’art, qu’il s’agisse des ténors ou des artistes émergents. Ainsi, les prix des œuvres du kenyan Evans Mbugua connaissent une croissance rapide, et elles s’échangent pour quelques milliers d’euros. Quant aux statues d’Ousmane Sow, elles sont adjugées pour plusieurs centaines de milliers d’euros. Ainsi, Zoulous (1990), une composition de sept sujets, a été vendue pour 528 695 € à Paris en 2014. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’art contemporain africain et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre d’art contemporain africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) El Anatsui, Ghana, Man’s Cloth, metal, 2001, Londres, British Museum 

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Textile africain

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Estimation gratuite Textile Africain

L’art du textile est un artisanat millénaire en Afrique. Les tisserands d’Afrique sont renommés pour leur savoir-faire dans le tissage, la teinture, ou encore le décor brodé des tissus. Les textiles traditionnels sont le plus souvent ornés de symboles dont la signification peut être comprise par les initiés. Les tissus peuvent alors être utilisés comme documents historiques, pour commémorer une personnalité ou un événement historique. Vous souhaitez faire expertiser un textile d’Afrique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre tissu africain sur le site Estimon’objet !

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Les tissus d’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la confection du tissu est le plus souvent genrée. Ainsi, chez les Yorubas au Nigéria, les Ase Oke sont tissés exclusivement par les hommes. Les motifs concentriques, parfois rehaussés de fils d’or et d’argent, traduisent le prestige social du donateur et du récipiendaire du textile. Les textiles de prestige des Ebira au Nigéria sont en revanche tissés par des femmes. Le tissage de soie et de coton est fréquent au Ghana, notamment chez les peuples Ewe, Ashanti, et Dagomba. Ces derniers sont spécialisés dans la réalisation des Chinchini (ou Kenté du Ghana), étoffes aux couleurs vives portées par les femmes et princesses. Certains peuples d’Afrique de l’Ouest sont reconnus comme des experts de la teinture à l’indigo. C’est le cas des Yorubas du Nigeria et des Mandingues du Mali. 

Les textiles d’Afrique de l’Est

En Afrique de l’Est, le coton est la matière privilégiée. Traditionnellement, le tissage est peu répandu en Afrique de l’Est, à l’exception de l’Éthiopie. Cependant, les kikoy du Kenya prennent leur essor depuis quelques années. Le nom de kikoy signifie pagne en swahili. Ces tissus de coton tissés et tressés à la main sont particulièrement appréciés pour leurs couleurs vives et leurs rayures contrastées.  

L’art du textile en Afrique centrale

En Afrique centrale, nombreux sont les tissus réalisés à partir de feuilles et d’écorces. Ainsi, le peuple Kuba d’Afrique centrale (République démocratique du Congo) est réputé pour ses textiles traditionnels réalisés à partir de feuilles de palmier raphia, et ses broderies d’application. Ce savoir-faire se maintient depuis le XVIIIème siècle, et les motifs géométriques des textiles Kuba ont eu un fort écho auprès des artistes de l’Avant-garde européenne tels que Matisse et Picasso. D’autres écorces peuvent être employées. Ainsi, le peuple Baganda (en Ouganda, au Cameroun et au Congo), se distingue par la réalisation d’un tissu d’écorce de figuier tropical, dont les fibres sont battues, puis brodées et teintes.

Les tissus d’Afrique du Sud et d’Afrique du Nord

L’Afrique du Sud est réputée pour ses textiles de soie, dont la matière première est cultivée localement. Ce sont les soies de Madagascar qui sont aujourd’hui le plus renommées, avec treize variétés de soies locales. Les soies sont tissées en longs pans, sur des métiers à tisser à une seule lisse. Les tissus les plus innovants peuvent être créés, tels que l’extraordinaire cape de soie d’araignée créée par Simon Peers et Nicholas Godley en 2012. En ce qui concerne l’Afrique du Nord, les kilims d’Égypte constituent les créations les plus renommées. Ces tapisseries tissées sont en effet traditionnellement employées pour les tapis de prière, et circulent aisément.

Les tissus contemporains d’Afrique

L’art du textile en Afrique se renouvelle de façon contemporaine. Ainsi, le wax, tissu d’origine hollandaise, remporte un grand succès en Afrique depuis le XXème siècle. D’abord commercialisé en Afrique de l’Ouest par les Hollandais, le wax a ensuite été produit directement par des fabriques ghanéennes à partir des années 1960. Elle est aujourd’hui devenue un symbole de la production textile africaine. Par ailleurs, la vivacité du secteur de la Haute couture en Afrique participe au renouvellement de l’artisanat textile. Ainsi, les créateurs tels que les nigérians Adebayo Oke-Lawal, Duro Olowu ou encore Fola Francis se sont imposés sur le marché mondial, et stimulent un renouveau de l’art textile africain.

Faire estimer gratuitement un textile africain

Le marché des textiles est un secteur émergent du marché de l’art africain. Le milieu des collectionneurs européens s’intéresse plus largement aux arts textiles depuis les années 2010, et porte un intérêt d’autant plus fort aux textiles africains que cet artisanat est largement exploité par les artistes contemporains. La croissance du marché de l’art textile africain est liée à la hausse de la cote des artistes majeurs de la scène artistique contemporaine que sont El Anatsui, Dickens Otieno et Abdoulaye Konaté. Ces derniers exploitent tant les techniques traditionnelles que les tissages de matériaux nouveaux tels que les morceaux de canettes. 

Ainsi, les créations des artistes contemporains tels qu’Abdoulaye Konaté, Gateja ou Athi-Patra Ruga circulent aisément sur le marché de l’art. Les œuvres de textile de ces artistes s’échangent pour plusieurs dizaines de milliers d’euros. Vous souhaitez faire expertiser un textile africain et recevoir son estimation. Faites estimer un textile africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Kenté, coton, Ghana, avant 1975, Amsterdam, Tropenmuseum

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L’histoire de la statuaire en Afrique est protéiforme. Tous les matériaux ont été exploités, du bois au bronze, et les sujets sont multiples. Les représentations du pouvoir ainsi que les figurations féminines sont particulièrement fréquentes. En effet, la femme et le couple sont des sujets privilégiés de la sculpture en Afrique, en particulier chez les peuples kongo / yombe (République démocratique du Congo) ou chez les Senufo (Côte d’Ivoire), où la femme jouit d’un statut important dans la société. Vous souhaitez faire expertiser une statue africaine ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre statue d’Afrique sur le site Estimon’objet !

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Les statues africaines de pierre

Les statues africaines les plus anciennes conservées sont faites de pierre. Les statues de pierre des cultures sahariennes (IVème-IIIème millénaire av. n.-è.) témoignent de l’ancienneté de l’art de la sculpture en Afrique. Il s’agit de molettes de 5 à 20 centimètres de long, objets fonctionnels qui ont également une dimension esthétique, puisqu’elles adoptent le plus souvent une forme animale.

La statuaire africaine de terre cuite

La diversité des statues de terre cuite en argile témoigne de la richesse artistique de l’art de la statuaire en Afrique. Les terres cuites Nok (Xè siècle av. n.è.-IIIè siècle n.-è.) sont emblématiques du savoir faire des artisans du Nigéria. La représentation humaine est très commune dans les terres cuites Nok. Les visages sont élaborés, et présentent un front haut et lisse, et des traits au modelé fin. Les yeux creusés sont particulièrement expressifs, tandis que la coiffure correspond à la mode contemporaine. Si la fonction de ces statues n’est pas connue avec certitude, elles attestent de la maitrise de l’artisanat de la terre cuite. 

L’argile est souvent taillée, ce qui est une particularité technique qui renvoie à l’art de la statuaire sur bois. L’empire du Mali (XIIème-XIVème siècles) est un autre grand représentant de l’art de la statuaire africaine médiévale en terre cuite. Cet empire a livré les statuettes dites de Djenné. La fonction de ces statuettes n’est pas déterminée, mais on remarque que nombre des œuvres figurent des serpents, qui assurent la jonction entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Les représentations de cavaliers sont également très fréquentes.

Les sculptures d’Afrique en métal

Les premières sculptures en métal d’Afrique connues proviennent des cultures du Niger. Il s’agit de statuettes de fer réalisées à partir de 1400 av. n.-è. Ces dernières témoignent d’ores et déjà d’une maitrise parfaite du travail des métaux. La culture d’Ifé (XIè-XVè siècles) porte la technique de la fonte à la cire perdue à son apogée. Les statues de métal anciennes montrent une maitrise exceptionnelle de l’anatomie humaine et de l’art de la fonte. Des statuettes sont même réalisées en cuivre pur, ce qui constitue une prouesse technique. La riche culture d’Ifé connaît néanmoins un déclin au XVè siècle, face à l’émergence du royaume de Bénin. Ce dernier royaume perpétue la tradition de la sculpture métallique d’Ifé, et adopte progressivement un style indépendant, avec des visages aux chairs plus généreuses et amples.

La sculpture en bois en Afrique

Le bois est également un matériau privilégié de la sculpture en Afrique. Les statues de la culture Baoulé en Côte d’Ivoire sont particulièrement prisées des collectionneurs. Les sculptures de bois de cette culture se caractérisent par l’aspect lisse des carnations, la finesse de leurs traits, et la teinte noire du bois. Les sculptures des Sénoufo de Côte d’Ivoire sont également remarquées pour la qualité de la sculpture sur bois, et l’audace de leurs formes qui séduit les collectionneurs. 

Art contemporain : de nouveaux matériaux dans la sculpture Africaine

Outre les matériaux traditionnels, les artistes contemporains mobilisent à présent de nouveaux supports pour leurs créations. Ainsi, les matériaux de récupération sont privilégiés des artistes contemporains tels qu’Ousmane Sow ou encore Pascal Marthine Tayou. L’emploi de matériaux de récupération assume alors le plus souvent une dimension politique. 

Faire estimer gratuitement une statue africaine

La valeur d’une statue africaine est estimée en fonction de l’ancienneté et de la rareté de l’œuvre, de sa taille, des matériaux employés, et de son état de conservation. L’intérêt des collectionneurs est également stimulé par le prestige de la provenance des objets. Ainsi, l’estimation d’un appui-tête de bois luba-shankadi (République démocratique du Congo) en 2016 à Paris à 500 000/800 000 € est lié tant à la qualité de l’œuvre qu’à son pedigree. La sculpture provient en effet de la succession Madeleine Meunier, compagne d’Aristide Courtois, administrateur des colonies au Congo et collectionneur, puis épouse du collectionneur Charles Ratton. 

Les objets de provenance documentée en bon état de conservation s’échangent le plus souvent pour quelques centaines de milliers d’euros. Ainsi, un sommet de canne anthropomorphe tsonga (nguni) en bois dur patiné a été adjugé 209 660 € en 2020 à Paris. Vous souhaitez faire expertiser une statue d’Afrique et recevoir son estimation. Faites estimer une statue africaine en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

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L’artisanat du bronze et de l’alliage métallique est une tradition ancienne en Afrique.  Vous souhaitez faire expertiser une œuvre en bronze d’Afrique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre bronze africain sur le site Estimon’objet !

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Les bronzes anciens africains

Les objets de bronze et d’alliage cuivreux les plus anciens sont datables du IXème-Xème siècle de notre ère, et proviennent de la culture d’Igbo-Ukwu au Nigéria. On ne connaît pas d’antécédent aux récipients d’alliage cuivreux découverts fortuitement à Igbo-Ukwu, cependant il ne s’agit probablement pas des premières expériences de fonte en Afrique. Quoi qu’il en soit, les œuvres mises au jour témoignent de la maitrise précoce de la fonte à la cire perdue dans cette culture. Les bronzes anciens de cette culture se caractérisent par une forte teneur en plomb dans l’alliage cuivreux. La culture d’Igbo-Ukwu annonce la culture d’Ife (XIème-XVème siècle) au Nigéria. Les bronzes d’Ife manifestent une maitrise exceptionnelle de la technique de la fonte à la cire perdue. Les statuettes et figurines de bronze présentent un modelé parfait, et le métal est le plus souvent polychromé. L’art du bronze est un art prestigieux associé à la cour royale. Les figurines représentent le plus souvent des figures d’autorité, notamment des personnages à la panse rebondie, signe de générosité et de bonne santé. La culture d’Ife connaît un déclin face à l’émerge du royaume de Bénin. 

Les bronzes du royaume de Bénin

Le royaume de Bénin s’approprie la tradition du bronze de la culture d’Ife, avant de développer un style autonome. Ce royaume situé au sud-ouest du Nigéria actuel émerge au XIIème-XIIIème siècle, et connaît une importante croissance jusqu’à la conquête coloniale britannique en 1897. Après le sac de la capitale Benincity, le palais est pillé et les bronzes du royaume de Bénin sont diffusés sur le marché de l’art européen. La production de bronze du royaume de Bénin est en effet très abondante. Les bronzes se caractérisent par une maitrise parfaite du métal, et un traitement des chaires des personnages en volumes amples. La production de bronze est véritablement un art de cour. La préciosité du métal et sa pérennité expriment la puissance royale et sa stabilité. Ainsi, le palais était orné de plaques de métal en alliage cuivreux, clouées sur les poteaux du palais. Les plaques ornementales, le plus souvent de format rectangulaire, portent des scènes narratives qui étaient consultées comme des archives dans le palais. Le motif de fond le plus classique est celui de la fleur à quatre pétales. 

Les bronzes africains modernes et contemporains

La production de bronze a perduré en Afrique à l’époque moderne et contemporaine. Après la rencontre avec les européens, de nouveaux types d’objets ont vu le jour. Ainsi, avec les premiers contacts du royaume de Kongo (XIVème-XIXème siècle) avec les européens à la fin du XVème siècle, les élites se convertissent au christianisme. La production métallique manifeste ces nouveaux échanges, avec une production importante de matériel liturgique adapté aux pratiques religieuses du royaume. La production d’objets rituels de bronze de petite taille perdure. En ce qui concerne l’Afrique de l’Ouest, les amulettes et parures des peuples Gan, Akan, Lobi et Gurunsi du XIXème et du XXème siècle sont ainsi particulièrement connues des collectionneurs. Les sujets sont le plus souvent zoomorphes ou anthropomorphe. En ce qui concerne la parure, les torques, bracelets, et brassards et pendentifs sont des modèles particulièrement diffusés. Les objets sont toujours réalisés à la technique de la fonte à la cire perdue, et les bronzes sont parfois polychromés. Ces aspects témoignent de la pérennité de cet artisanat traditionnel du bronze en Afrique. 

Faire estimer gratuitement une œuvre en bronze africain

La valeur d’un bronze africain varie en fonction de sa qualité, de sa rareté, de son ancienneté, de son état de conservation, et de la culture qui l’a produit. La documentation de la provenance de l’œuvre est également un élément clé de l’estimation. Les créations contemporaines les plus communes (cloches, crucifix, cavaliers, bracelets…) s’échangent le plus souvent pour quelques centaines d’euros. Les bronzes anciens atteignent des prix plus élevés. Parmi les bronzes longtemps prisés des collectionneurs, on compte les bronzes du royaume d’Ife et les plaques du royaume du Bénin. 

Emmenées par les Britanniques comme trophées de guerre après le sac du palais royal, de nombreuses plaques de bronze du royaume de Bénin ont été dispersées pour couvrir les frais de l’opération militaire. Les plaques sont donc nombreuses dans les collections privées, et sont estimées plusieurs centaines de milliers d’euros. Ainsi, la plaque du XVIIème siècle représentant un guerrier vendue à Paris en 2016 était estimée 600 000/800 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre en bronze africain et recevoir son estimation. Faites estimer un bronze africain en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Serpent de bronze, peuple Lobi, Burkina Faso, XIXème siècle, États-Unis, Alabama, Birmingham Museum of Art

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