Estimation, cote et valeur meuble XIXème siècle ​

L’évolution des styles des meubles au XIXème suit étroitement les bouleversements politiques de cette époque. Après la rupture liée à la Révolution française, le goût est à davantage de sobriété dans les formes et les ornements des meubles. L’art des meubles renaît sous le Directoire, avec une inspiration antique à forte connotation politique. Par la suite, les menuisiers du XIXème siècle diversifient leurs modèles, et innovent en puisant inspiration dans les styles du passé.  

Estimation gratuite meuble XIXeme

Prix et cote des meubles XIXème

  • Meubles XIXᵉ décoratifs et modèles courants : entre 200 € et 3 000 €

  • Meubles XIXᵉ de qualité et ébénisterie recherchée : entre 3 000 € et 20 000 €

  • Meubles XIXᵉ exceptionnels et pièces de collection : entre 20 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser du mobilier XIXème ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre meuble XIXème quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le goût pour l’Antique : les meubles de style Directoire et Empire

Le style Directoire 1790-1799

Le style Directoire est en réalité un style de transition entre le style Louis XVI et le style Empire. Les meubles suivent plus étroitement le modèle antique, et les ornements se font plus discrets. Dans les meubles de style Directoire, les références à l’Antiquité romaine s’accentuent pour des raisons politiques. Pour imiter les motifs républicains, on propose des meubles aux courbes fines inspirées de l’Antiquité, comme le fauteuil curule pliant avec les pieds en X ou encore la méridienne. Les sièges adoptent un dossier en crosse, avec les pieds arrière évasés en sabre. Les marqueteries et bronzes se font plus discrets, et sont généralement inspirés de l’Antiquité (sphinges, mufles de lions). Les frères Jacob sont particulièrement actifs durant cette période, et conçoivent notamment le mobilier de Madame Récamier (vers 1798). 

Le style Empire 1804-1820

Le style Empire constitue l’aboutissement du style Directoire. Sous l’Empire, les meubles deviennent plus massifs, et adoptent des lignes droites plus fortes. Les ornements fleurissent de nouveau sur les meubles, et l’on observe un retour au mobilier de bois doré et aux décors de bronze appliqués. Les ornements de bronze demeurent liés à l’Antiquité, mais les thèmes inspirés de l’Égypte pharaonique sont également introduits, au retour de la campagne d’Égypte de Napoléon. La marqueterie est délaissée au profit de l’incrustation.  En ce qui concerne les bois employés, on utilise avant tout les bois locaux et les bois de citronnier et d’amarante en placage. Le bois d’acajou se raréfie fortement en raison des conflits avec l’Angleterre, par qui transitait ce bois en provenance de Saint-Domingue.

Le style Restauration 1821-1830

A la Restauration, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, les formes du mobilier Empire perdurent. En revanche, les ornements des meubles sont transformés. Aux décors militaires et mythologiques, on substitue les motifs fantaisistes de nymphes et chimères, et les attributs des rois apparaissent de nouveau. Les bronzes sont délaissés, mais le goût pour l’incrustation de bois sombre s’accentue. 

Les styles rétrospectifs : les meubles de style Louis Philippe et Napoléon III

Rapidement, sous Louis Philippe et Napoléon III, les meubles multiplient les références aux modèles anciens, raison pour laquelle ils sont qualifiés de rétrospectifs. Les concepteurs de meubles cherchent également à assurer un grand confort aux usagers. 

Le style Louis Philippe 1830-1848

Sous le règne de Louis Philippe, pour assurer le confort des acquéreurs, les rembourrages sont renforcés. Pour que le mobilier soit plus pratique, les formes se font parallélépipédiques et les lignes plus massives. On ajoute des roulettes aux pieds des meubles pour les rendre mobiles. Les modes de conception des meubles se transforment. On n’utilise plus l’acajou et l’if, que l’on peine à importer, mais on se tourne vers les bois clairs locaux, le houx, l’érable et le frêne. Les techniques de dorure et sculpture se transforment, ce qui se traduit par des réalisations sont moins fines. En ce qui concerne les meubles modernes, les marqueteries et ornements de bronze rapportés ont désormais disparu. En revanche les incrustations de nacre sur bois clair demeurent très prisées. D’autres meubles font références à d’autres périodes historiques, au choix du commanditaire. Il ne s’agit plus de s’inspirer des ornements anciens, mais de recréer les modèles des périodes en question. Ce tournant rétrospectif constitue une véritable innovation. A l’initiative de Marie d’Orléans, on compose désormais des intérieurs éclectiques. Les meubles imitent stylistiquement le mobilier médiéval, de la Renaissance (néo Louis XIII et néo Henri IV), et de Louis XV. Pour cela, on retourne à la technique du bois tourné et sculpté, et on ajoute des ornements dorés. 

Le style Napoléon III 1852-1880

Sous le Second Empire, le style Napoléon III prolonge les recherches menées sous Louis Philippe. Le faste des créations est alors accentué. Les meubles néo Moyen Âge et néo Renaissance continuent à être produits, mais la période la plus remarquée est celle de Louis XV et Louis XVI. La marqueterie de métal est proposée de nouveau en hommage aux créations d’André-Charles Boulle. On remarque également un renouveau de l’emploi du vernis Martin, si prisé sous Louis XV. Les décors en incrustations sont également très fréquents. L’impératrice Eugénie admirant particulièrement la figure de Marie-Antoinette, elle s’entoure de mobilier néo Louis XVI. Elle encourage la création de meubles aux ornements de fleurs et nœuds de rubans typiques de cette période. Pour accroitre encore le confort des convives, le rembourrage des sièges est sophistiqué. On développe alors les meubles capitonnés. De nouvelles formes de fauteuils se développent pour s’adapter à un environnement confortable et feutré. C’est le cas des fauteuils confident et indiscret, de la boudeuse, ou bien du canapé incurvé en cercle. L’industrialisation permet d’intégrer de nouveaux éléments aux meubles pour en accentuer la somptuosité. On voit apparaitre du mobilier composé notamment de rotin, ou encore de cristal. A partir des années 1860, la production française est soumise à de nouvelles influences, notamment au japonisme et au mouvement Arts & Craft originaire d’Angleterre. La réflexion sur les formes des meubles se renouvelle. L’introduction de l’Art Nouveau à la fin du XIXème siècle constitue une nouvelle rupture et annonce le XXème siècle.

Estimation gratuite un meuble du XIXème siècle

L’estimation d’un meuble du XIXème siècle varie en fonction de sa nature, de sa facture, et de son état de conservation. Si l’intérêt des collectionneurs pour les meubles du XIXème siècle « courants » est ténu, il se montre au contraire très vif pour les « grands meubles ». Si les meubles sont dans un parfait état de conservation, justifient d’une provenance prestigieuse, et sont de qualité exceptionnelle, les prix de vente s’envolent. En témoigne la vente du cabinet en palissandre de Rio (1895) d’Edouard Lièvre pour 1 200 000 € à Paris en 2013. Les meubles de style rétrospectifs ne sont pas délaissés par les collectionneurs. Ainsi, une paire de commodes néo-Louis XIV réalisée par Charles-Guillaume Winckelsen en 1867, imitant le modèle des commodes à huit pieds d’André-Charles Boulle, a été acquis en 2015 à New York pour 525 660 € (600 000 $). Vous souhaitez faire expertiser un meuble du XIXème siècle et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un meuble du XIXème siècle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Alexandre Georges Fourdinois ( ?), deux confidents à trois place, trois fauteuils et un divan borne en quatre pièces, v. 1860, Appartements Napoléon III au musée du Louvre.

Pierre-François Dayot est expert en meubles du XIXᵉ siècle et en mobilier ancien. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en meubles XIXᵉ et de l’estimation de mobilier du XIXᵉ siècle, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de meubles anciens : commodes, buffets, bibliothèques, bureaux, vitrines, tables, sièges et ensembles mobiliers des périodes Empire, Restauration, Louis-Philippe, Napoléon III et Belle Époque.

Sa connaissance approfondie des grands ateliers d’ébénisterie du XIXᵉ siècle, des styles décoratifs historiques et des techniques traditionnelles de marqueterie, de placage, de bronzes dorés et de sculpture ornementale, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un meuble XIXᵉ siècle : qualité de fabrication, époque, style, matériaux utilisés, signature éventuelle, provenance, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des meubles du XIXᵉ siècle et des ventes aux enchères de mobilier ancien, Pierre-François Dayot intervient régulièrement pour l’expertise de meubles XIXᵉ, l’estimation de mobilier ancien et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de meubles de collection, qu’il s’agisse de mobilier bourgeois, de pièces de style Napoléon III, de créations d’ébénisterie de qualité ou de meubles d’exception recherchés par les collectionneurs.

Toutes nos spécialités de meubles anciens

Comment estimer votre mobilier ancien ?

Pour expertiser un meuble ancien, notre spécialiste Pierre-François Dayot réalise une véritable immersion dans les techniques de l’ébénisterie d’autrefois. Tout commence par l’examen des zones invisibles : il traque l’estampille, cette signature au fer chaud souvent dissimulée sur le haut d’un montant ou sous le plateau de l’arbre. C’est en observant le montage des tiroirs et les traces de sciage manuel qu’il est possible d’authentifier une fabrication du XVIIIe siècle ou un meuble du XIXe siècle. Car oui, chaque époque a ses particularités ! Les détails techniques (oxydation naturelle des ferrures, dorure d’origine…) viennent affiner l’estimation.

L’état de conservation du mobilier ancien joue également un rôle considérable dans son prix sur le marché. En effet, un objet n’ayant jamais subi de transformation majeure et qui conserve ses éléments d’origine (pieds, serrures, poignées…) possède souvent une valeur bien supérieure à une pièce trop restaurée. Nous analysons aussi la rareté des essences de bois utilisées pour juger de la qualité de l’ouvrage. Alors seulement nous pouvons établir la valeur de votre meuble d’époque. Si vous avez une question, contactez Estimon’objet !

FAQ expertise d'objets d'Art Classique

L’identification de l’essence de bois est cruciale pour la valeur de rachat ! Il est donc important de savoir les reconnaître : le bois de rose présente des veines contrastées et rosées, tandis que l’acajou est plus sombre avec un grain serré. Lors d’une expertise de mobilier, nous étudions aussi la méthode de placage (scié ou tranché) pour confirmer l’époque de fabrication. Et ça, seul un spécialiste peut le réaliser !

Tout se joue dans le « bâti » (la carcasse). Au XVIIIe siècle, le bois est débité à la main et laisse généralement des traces irrégulières. Au XIXe siècle, les scies mécaniques se reconnaissent à leurs traits parallèles parfaits. L’expertise d’antiquités par Estimon’objet permet de lever ce doute en quelques secondes.

Oui, s’il est « authentique ». Les collectionneurs préfèrent un meuble « dans son jus » avec du placage décollé plutôt qu’un meuble dénaturé par une mauvaise restauration. Nous évaluons le potentiel de l’objet malgré ses accidents pour vous donner une valeur de collection réaliste.

Notre spécialiste Pierre-François Dayot traque les « anomalies » : des traces de scies modernes, des trous de chevilles inutiles ou des pieds dont le style ne correspond pas au bâti. Sachez qu’un meuble recoupé pour entrer dans un appartement moderne perd une grande partie de sa valeur de collection. L’intégrité structurelle est le premier critère de l’expertise gratuite chez Estimon’objet.

Le marché de l’art actuel se concentre sur des pièces de caractère qui s’intègrent dans des intérieurs contemporains. Les commodes estampillées du XVIIIe siècle (Louis XV et Louis XVI) avec leurs bronzes d’origine et leurs marbres épais restent des valeurs sûres. On observe également une très forte demande pour le mobilier de port en bois exotiques (acajou, citronnier), les meubles ancien régime et les meubles de métier (établis, bibliothèques de notaire). Enfin, les pièces du mouvement Art Déco des années 30, aux lignes géométriques et placages précieux (ébène de Macassar, parchemin), atteignent des sommets en ventes aux enchères.

Le prix d’une commode ancienne varie de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Tout dépend de l’estampille (la signature de l’ébéniste) et de la qualité de la marqueterie. Pour une estimation de commode, nos experts vérifient si le marbre est d’origine et si les bronzes possèdent encore leur dorure au mercure d’époque.

Absolument ! Avec Estimon’objet, évaluer votre mobilier à distance est simple et sécurisé. Prenez votre pièce en photo sous plusieurs angles : une vue d’ensemble de face, une de profil et une de l’arrière (le bâti). Pour une expertise précise, zoomez sur les détails qui font la différence : l’intérieur d’un tiroir pour voir les montages, les serrures, le dessous du marbre ou toute estampille et signature apparente. Envoyez-les via notre formulaire sur notre site internet et nos experts se chargent de l’estimation par retour de mail.

Estimation de meuble ancien en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre mobilier ancien, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre meuble ancien sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

❌ Erreur de connexion à Airtable.