Estimation, cote et valeur Verre Vénitien​

Le verre vénitien incarne l’excellence et le raffinement de la verrerie artistique italienne, notamment grâce au savoir-faire ancestral développé sur l’île de Murano dès le XIIIe siècle. Réputé pour la finesse de ses formes, la richesse de ses couleurs et ses techniques emblématiques comme le verre filigrané, le verre millefiori ou encore le verre lattimo, il demeure une référence incontournable dans les arts décoratifs. Des vases en verre vénitien aux sculptures contemporaines signées par de grands maîtres verriers, ces pièces suscitent un fort intérêt sur le marché de l’art et auprès des collectionneurs. Vous possédez un objet en verre vénitien et souhaitez en connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite en ligne, rapide et confidentielle, sur Estimon’objet.

Estimation gratuite verre venitien

Prix des objets en verre vénitien

  • Objets en verre vénitien courants : entre 20 € et 500 €

  • Vases et verrerie de Murano : entre 100 € et 10 000 €

  • Verre vénitien d’exception et pièces de collection : entre 1 000 € et 300 000 €

Vous souhaitez faire expertiser un objet en verre vénitien ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et informations sur votre objet. Faites estimer votre objet en verre vénitien en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les verres vénitiens de la Renaissance

Le verre vénitien hérite des techniques de la verrerie romaine. Après un déclin à la fin de l’Antiquité, l’art du verre renaît à Torcello au VIIIème, se diffuse à Venise au Xème siècle, et s’épanouit véritablement à partir du XIIIème siècle. En raison de la préciosité de leur savoir-faire unique, les ateliers verriers vénitiens sont déplacés à Murano en 1291 pour les protéger, et éviter les incendies. La concentration des artisans sur l’île de Murano a pour conséquence une importante émulation artistique. De ce fait, la production vénitienne connaît plusieurs âges d’or, d’abord à la Renaissance puis dans les années 1920 et enfin dans les années 1950. A la Renaissance, les artisans vénitiens s’émancipent de l’influence orientale jusque là très présente dans leurs productions, en particulier les verres « syro-francs » évasés au décor émaillé (XIIIème-XIVème siècle). 

La première Renaissance

Les artisans vénitiens connaissent une première Renaissance des années 1450 à 1530. Ils mettent au point de nombreuses inventions, renouant avec les techniques antiques. La redécouverte du millefiori au XVème siècle (mille-fleurs) participe de cette démarche. Les recherches portent sur la transparence et les coloris du verre. Angelo Barovier invente le cristal vénitien, le premier verre véritablement transparent. Le verre lattimo, qui se caractérise par sa blancheur imitant la porcelaine, apparaît également à cette période. Les verriers vénitiens multiplient les coloris raffinés, imitant les couleurs et veinures des pierres précieuses et semi-précieuses. Les verres sont encore enrichis de décors appliqués à chaud, tels que l’émail ou encore les feuilles d’or au tournant du XVIème siècle. C’est à cette période que les grandes dynasties verrières dont les Barovier émergent. Ils bénéficient alors du déclin de la verrerie au Moyen Orient au XVème siècle.

La seconde Renaissance

Au XVIème siècle, les verriers de Murano initient la seconde Renaissance, et l’attention porte désormais davantage sur le travail de la matière. C’est à cette période que sont maitrisées les techniques du verre filigrané et du verre craquelé. Les parois sont sublimées par des peintures posées à froid et des gravures à la pointe de diamant. Il s’agit alors d’objets de prestige, qui ne peuvent être lavés dans le cas de la peinture à froid. 

Ces objets luxueux sont rapidement imités dans les ateliers travaillant à la manière de Venise. Le savoir-faire est illégalement exporté dans différentes cours italiennes, notamment lorsque Bortolo d’Alvise se rend à la cour des Médicis à Florence en 1569. Des traités et manuels paraissent sur la manière de travailler le verre à la manière de Venise, et la circulation des verriers d’Altare (Gênes) favorise la diffusion de ce savoir-faire. Des productions anglaises, françaises, hollandaises et espagnoles imitent alors à la perfection les verres de Venise, qu’ils enrichissent parfois d’autres influences.  

La fantaisie des formes vénitiennes baroques

A la période baroque, les verres vénitiens déploient une fantaisie de formes exceptionnelle. Les verriers proposent des pièces renflées, aux ouvertures ondulées, ou encore aux anses ciselées, adaptées notamment à l’apparition des services de tables. Les illusions d’optiques sont fréquentes, et les maîtres verriers créent même de petits animaux de verre. C’est à cette période que Maestro Giuseppe Briati invente les lustres fleuris. La pâte de verre opaque jaune, rouge et blanche, imitant les pierres précieuses et la porcelaine, est particulièrement appréciée des commanditaires. 

Malgré leur réputation et leur inventivité, les artisans de Venise souffrent de la concurrence du verre de Bohême, transparent comme du cristal mais moins fragile que le verre vénitien. Pour résister à cette menace, les vénitiens diversifient encore les formes de leurs œuvres. Au XVIIIème siècle, ils produisent de nombreuses lampes en cristal zoomorphe, des vases aux anses ornées de fleurs polychromes, des verres rouge rubis peints à l’or, des vases opaques à la peinture émaillée imitant la porcelaine, ou encore des agrumes en verre jaune. Les verres vénitiens sont alors très prisés dans l’Europe entière, notamment grâce à l’action des visiteurs réalisant leur Grand Tour. 

Déclin et renouveau du verre vénitien

Le verre vénitien connaît un fort déclin après la perte de l’indépendance de la République en 1797. Après avoir été conquise par Napoléon, Venise passe sous domination autrichienne. La production de verre souffre des lourdes taxes autrichiennes, et les artisans peinent à exporter la verrerie de luxe. Ils se reportent donc sur les perles de verre à destination du marché américain notamment, et sur la marqueterie de verre coloré. Cette production commerciale disparaît cependant dans la seconde moitié du siècle, tandis que les pièces de luxe connaissent un renouveau. Des créateurs tels que les Fratelli Toso et Salviatti retournent à verrerie de luxe. 

À la fin du XIXème siècle, les verriers s’inspirent des modèles anciens, puis choisissent l’innovation radicale lorsque Venise propose sa première Biennale d’Art Contemporain (1895).  Ce choix de la modernité se traduit notamment par l’ouverture par Paolo Venini d’un premier atelier centré sur exclusivement sur le design moderne. La collaboration entre les créateurs d’avant-garde et les maîtres verriers donne naissance à des productions innovantes. Après une interruption lors de la Seconde guerre mondiale, la production redémarre au début des années 1950, initiant un nouvel âge d’or. Des artistes tels que Ettore Sottsass, Gio Ponti, Jean Arp, César, ou encore Lucio Fontana proposent des modèles qui perpétuent la réputation des productions vénitiennes. Les manufactures de Seguro et Barbini ont adopté ce même système dans les années 1970, et cette collaboration s’observe encore aujourd’hui. 

Faire estimer gratuitement un verre vénitien

La production commerciale de Murano est très abondante, et les pièces s’échangent pour moins d’une centaine d’euros. Cependant, les pièces plus complexes d’artisans renommés remportent un grand succès auprès des collectionneurs. Ainsi, un vase de verre travaillé par Ercole Barovier peut aisément dépasser les 100 000 €. C’est le cas du vase Primavera réalisé v. 1929-1930 pour la Vetreria Artistica Barovier, adjugée à Chicago en 2016 pour 226 176 € (240 000 $ ). Les lustres monumentaux de Murano sont aujourd’hui plus accessible, et il est possible d’acquérir un lustre à douze bras de lumières pour moins de 10 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre en verre vénitien et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre en verre vénitien en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus) Venezia-Murano Company ( ?), Coupe, verre vénitien, 1865-1881, New York, Metropolitan Museum

Romain Coulet est spécialiste de la verrerie d’art et des objets en verre vénitien, notamment des productions de Murano. Expert reconnu dans l’identification, l’expertise et l’estimation de verre de Murano, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs vases en verre vénitien, objets décoratifs, luminaires et pièces de collection.

Sa connaissance approfondie des techniques emblématiques du verre vénitien (millefiori, filigrana, lattimo) ainsi que des grandes maisons et designers lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un objet : signature, modèle, technique de fabrication, qualité d’exécution, rareté, état de conservation et provenance.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du verre de Murano et des ventes aux enchères, Romain Coulet intervient régulièrement pour l’expertise d’objets en verre vénitien, l’estimation de pièces anciennes ou contemporaines, ainsi que pour accompagner les vendeurs dans la mise en vente d’objets recherchés par les collectionneurs.

FAQ expertise de verreries

Le marché actuel est très porteur pour deux univers : le cristal de prestige intemporel et le verre design des années 50 à 70. Les collectionneurs s’arrachent les pièces de Murano aux couleurs vibrantes et les verreries scandinaves épurées. Plus l’objet possède une forme audacieuse ou une technique innovante pour son époque, plus sa valeur aux enchères est susceptible de grimper !

Dans le domaine du verre d’art, les noms d’Émile Gallé, René Lalique et des frères Daum restent des piliers. Pour le design du XXe siècle, les créations de Charles Schneider, de François-Émile Décorchemont ou les pièces de chez Sabino sont très demandées. N’hésitez pas à contacter Estimon’objet, un trésor se cache peut-être chez vous !

Le cristal se distingue par sa forte teneur en plomb, ce qui le rend plus lourd, plus brillant et plus sonore. Un test simple consiste à effleurer le bord de l’objet : le cristal produit un son clair et chantant qui dure longtemps. Cependant, nous examinons aussi la réfraction de la lumière et la finesse de la taille, signatures des grandes maisons. Il est donc préférable d’envoyer des photos de votre cristal en plein jour, si possible sous la lumière du soleil.

Bien sûr ! De nombreuses pièces d’exception (notamment dans le luminaire ou les services de table anciens) ne portent aucune marque. Romain Coulet se base alors sur le poids, le style et les catalogues de manufactures pour identifier la provenance. Un objet en verre d’art non signé peut s’avérer être une pièce rare d’un atelier prestigieux.

Le nom « Murano » n’est pas une marque, mais une provenance. On y trouve aussi bien des souvenirs touristiques que des chefs-d’œuvre de maîtres comme Flavio Poli ou Archimede Seguso. Ce qui fait s’envoler les prix, c’est la signature de l’artiste et la technique employée, comme le Pezzato (où les morceaux de verre sont assemblés comme une mosaïque) ou le Sommerso (où les couches de verre se superposent).

Il vous suffit de nous transmettre des photos nettes de votre objet : une vue globale, un zoom sur la base et un cliché de la signature si elle existe. Essayez de prendre vos photos à la lumière du jour pour bien montrer la transparence. Nos spécialistes analysent ensuite ces éléments et vous envoient rapidement une estimation gratuite et précise !

Comment estimer votre pièce en verre ?

Pour déterminer le prix d’une pièce, notre expert Romain Coulet commence par une étape essentielle : identifier la main qui a façonné l’objet. Si les signatures de grandes maisons comme Baccarat, Saint-Louis ou Lalique offrent généralement une cote solide, les créations plus confidentielles des maîtres verriers de Murano ou de l’École de Nancy demandent une plongée plus profonde dans les archives.

Mais au-delà du nom, c’est le geste technique qui fait la différence ! La valeur d’un objet change du tout au tout selon qu’il a été soufflé à la bouche, travaillé à la pince ou réalisé en pâte de verre (une technique d’une extrême exigence notamment chère à la maison Daum). Nous observons également de près la qualité du « pontil » sous la base, la régularité de la taille et la pureté de la matière. Ce sont ces détails, parfois invisibles pour un œil non averti, qui prouvent le niveau d’excellence de l’atelier.

Enfin, nous portons une attention particulière à la conservation du verre. Même si le cristal est robuste, il reste sensible aux chocs thermiques et aux accidents du quotidien…. Un micro-éclat sur un buvant, un léger voile de calcaire ou une trace de meulage pour masquer un choc peut influencer l’expertise. Notre rôle est de détecter ces nuances pour vous garantir une estimation de prix fiable et totalement transparente.

Estimation de verrerie en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre verrerie, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre verrerie sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Verrerie

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Gallé Vase de forme pansue trapézoïdale à col retourné en verre gravé à l’acide et soufflé dans un moule en creux à décor d’arums rouges sur fond j

💰 Adjudication :
42 000 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 35 000 €

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Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953) Vase au huit moineaux. Pâte de verre de couleur miel. Signé et marqué France. H. : 18,5 cm. Modèle très rare no

💰 Adjudication :
40 000 €

🔎 Estimation :
27 000 € - 30 000 €

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Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953) Vase modèle « Ronde de danseurs grecs » en pâte de verre à décor dans les rouges sur fond jaune beige et bandes hori

💰 Adjudication :
39 680 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €

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Emile Gallé (1846-1904) Vase monté de forme cylindrique à col chantourné en verre de couleur beige, décor de chrysanthèmes émaillés et plusieurs pasti

💰 Adjudication :
35 000 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €