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Estimation, cote et valeur Objet en Verre
Les objets de verre ont de multiples propriétés : le verre est en effet un matériau à la fois imperméable et translucide, qui ne donne pas de goût aux aliments. Ces caractéristiques rendent ce matériau apte à de nombreux usages. Les objets de verre se trouve donc liés aux arts de la table, à la parure, à la médecine et à la cosmétique, au sacré, et au design. Vous possédez un objet en verre signé dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation, gratuite, rapide en ligne avec les experts et spécialistes d’Estimon’objet !
Prix des objets en verre
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Objets courants en verre : entre 20 € et 500 €
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Vases et verrerie signée : entre 100 € et 10 000 €
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Verrerie d’art et pièces exceptionnelles : entre 1 000 € et 50 000 €+
Comment faire estimer un objet en verre en ligne
Vous souhaitez faire expertiser un objet en verre signé ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et informations sur votre objet. Faites estimer votre objet en verre en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
L’Antiquité des objets de verre
Lorsque le verre est inventé au IIIème millénaire avant notre ère, au Proche-Orient, il s’agit avant tout d’une matière de prestige. Les premiers objets réalisés dans l’Antiquité sont des perles de verre. Progressivement la technique se diffuse. Dès le XVIème siècle avant notre ère, en Mésopotamie, la technique du verre moulé sur noyau est maitrisée, ce qui permet une diversification des formes. Le verre est employé pour la parure (bijoux, pendentifs, amulettes), ainsi que pour les récipients (coupes, gobelets, flacons pour huiles parfumées et fards). La technique se propage en Égypte, mais est délaissée lors des troubles du Nouvel Empire, vers 1200 avant notre ère. Les seuls objets produits sont des perles, des sceaux et amulettes. Les objets de verre connaissent un nouvel essor à l’époque hellénistique en Égypte.
La technique du verre sur noyau est également reprise dans le Levant phénicien, au IXème – VIème siècle avant notre ère. Les types d’objets sont diversifiés, et inspirés par la céramique grecque contemporaine. Ainsi, on trouve des balsamaires en œnochoé, des amphorisques, ou encore des aryballes de verre. L’art verrier connaît un renouveau à la période hellénistique, avec une multiplication des formes et techniques de travail du verre. Le verre mosaïqué, le verre camé, et le verre rubané d’or se développent à cette période Ils sont réservés à une production de luxe. L’invention du verre soufflé en Phénicie au tournant de notre ère constitue la plus grande innovation de toute l’histoire de la verrerie. Cette technique permet de produire des objets de verre à plus grande échelle, et d’en faire un objet de consommation courant. Le verre soufflé supplante le verre moulé au cours du Ier siècle, permettant ainsi la production d’une verrerie utilitaire. Cette innovation s’accompagne d’une démultiplication des formes d’objets en verre. Sous le Haut Empire romain, les flacons de parfum sphériques et parfois soufflés dans des moules à relief (en forme de dattes, raisins, têtes humaines…), les bouteilles d’huile et de vin, et les coupes avec ou sans pieds sont les formes les plus fréquentes.
La fin de l’Antiquité et le Haut Moyen Âge s’appuient sur ces innovations romaines et produisent un nombre important de verres d’usage. Les ateliers de Rhénanie et de Torcello comptent parmi les plus actifs à la fin du Vème – début du VIème siècle. Cependant, on observe une réduction du nombre de formes. Les types d’objets les plus courants sont alors les cornes à boire, verres à pied, gobelets coniques ou en forme de cloche. Les décors de filets dits « à larmes » sont caractéristiques de cette période. Les productions plus luxueuses sont réalisées à partir de verre taillé, notamment les vases diatrètes.
Les types d’objets en verre les plus fréquents au Moyen âge
L’art du verre connaît une éclipse sous les Carolingiens, mais renaît au Moyen Âge au XIIème-XIIIème siècle, sous l’effet des liens avec le Proche-Orient. Parmi les formes les plus fréquentes de cette période, on compte les flacons d’inspiration orientale, au décor parfois émaillé dit « syro-franc ». Au XIIIème siècle, on réalise principalement des coupes à pied dites hanap et des verres à profil évasé. Le gobelet demeure l’objet le plus courant au XIVème et au XVème siècle, mais le décor évolue. Il est alors généralement orné de motifs appliqués, ou de décors réalisés dans la masse. En ce qui concerne la verrerie d’usage, le verre à vitre, les lampes à huile, et les flacons (à médicaments, parfums, eau bénite et reliques) sont les objets de production les plus courants. Les objets médicinaux de verre se diffusent également à cette période, en particulier les urinaux et les fioles pour le sang.
Le renouveau des objets de verre à la Renaissance
À la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, les objets de verre se renouvellent dans leurs formes et techniques dans les pays germaniques et en Italie en particulier. En Italie, Venise s’affirme comme principal centre de production dès la fin du XIIIème siècle. La verrerie de luxe à décor d’émaux se développe aux XIVème-XVème siècles. Les formes les plus communes sont les hanaps, les gobelets et les coupes. C’est surtout du point de vue de la qualité du verre et des techniques de décor que les verriers de Murano se distinguent. En Allemagne et en Bohème, dès la fin du Moyen Âge, on voit des types de gobelets originaux se diffuser. Les krautstrunks, gobelets évasés ornés d’appliques du XIVème-XVème siècle deviennent les Römers au XVIème siècle. Les Scheuers, hauts verres cylindriques à pied ajouré se développent également vers 1500. La production d’Angleterre et d’Espagne prend son essor également au XVIème siècle. Les verriers de ces pays proposent des formes originales, inspirées entre autres de la manière de Venise. Ainsi, en Espagne, du XVIème au XVIIIème siècles, les verriers mêlent des éléments d’inspiration vénitienne et arabe. Parmi les formes les plus typiques de la verrerie espagnole, on compte la cruche càntir, le pichet porró, et l’aspersoir almorratxa.
La diversification des formes d’objets en verre
Au XVIIIème siècle, les formes d’objets en verre se diversifient encore. Ce mouvement accompagne l’apparition des services de tables, et de la codification des usages. À chaque mets et à chaque activité correspond une forme d’objet inventé à cet effet. On voit donc se multiplier les coupes, parfois couvertes, gobelets, flutes, jattes et carafes. Ce mouvement de diversification a lieu dans un contexte de concurrence féroce entre les verreries de Venise, de Bohême et d’Angleterre. Le goût éclectique du milieu du XIXème siècle accentue encore cette tendance à la multiplication des formes. En effet, les artisans opèrent un retour vers les formes anciennes en particulier en Allemagne et à Murano.
La modernité des formes d’objets en verre au XXème siècle
Les types d’objets en verre connaissent un vrai renouveau avec l’Art Nouveau. Les maîtres verriers tels qu’Émile Gallé ou encore les frères Daum cherchent alors à moderniser les techniques de travail du verre, ainsi que les formes des pièces. Les formes des verres s’adaptent aux nouvelles technologies, comme le montrent les lampes électriques créées en collaboration entre Daum frères et Tiffany. Ce renouveau des formes perdure avec l’Art Déco, et tout au long du XXème siècle. Les artisans cherchent à proposer des objets aux formes fonctionnelles, en particulier en Allemagne et en Suède après la Première guerre mondiale.
Faire estimer gratuitement un objet en verre
L’estimation d’un objet en verre varie grandement en fonction du type d’objet, de son ancienneté, de la qualité du travail du verre et du décor, de la cote de son auteur, de son état de conservation et de sa taille. Ainsi, la coupe Libellule d’Emile Gallé a été acquise en 2008 à Tokyo pour 634 000 € (100 000 000 JPY ), tandis que les coupes de Murano Frammenti de Marco Zito et Pizzicati de Norberto Moretti réalisées pour Salviati s’échangent plus souvent pour une vingtaine d’euros. Les pièces exceptionnelles des grands noms de la verrerie tels que René Lalique, Émile Gallé, ou encore Ercole Barovier remportent les adjudications les plus hautes. Vous souhaitez faire expertiser un objet en verre et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un objet en verre en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
Romain Coulet est spécialiste de la verrerie d’art et des objets en verre anciens et contemporains. Expert reconnu dans l’identification, l’expertise et l’estimation de verrerie, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs vases en verre, objets décoratifs, luminaires et pièces de collection.
Sa connaissance approfondie des grandes productions verrières, des techniques de fabrication (verre soufflé, moulé, gravé ou émaillé) et des différentes périodes artistiques lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un objet : signature, époque, technique, qualité d’exécution, rareté, état de conservation et provenance.
Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de la verrerie et des ventes aux enchères, Romain Coulet intervient régulièrement pour l’expertise d’objets en verre, l’estimation de pièces anciennes ou design, ainsi que pour accompagner les vendeurs dans la mise en vente d’objets recherchés par les collectionneurs.
FAQ expertise de verreries
Quels types de verreries sont les plus recherchés par les collectionneurs ?
Le marché actuel est très porteur pour deux univers : le cristal de prestige intemporel et le verre design des années 50 à 70. Les collectionneurs s’arrachent les pièces de Murano aux couleurs vibrantes et les verreries scandinaves épurées. Plus l’objet possède une forme audacieuse ou une technique innovante pour son époque, plus sa valeur aux enchères est susceptible de grimper !
Quels artistes et signatures ont la meilleure cote en ce moment ?
Dans le domaine du verre d’art, les noms d’Émile Gallé, René Lalique et des frères Daum restent des piliers. Pour le design du XXe siècle, les créations de Charles Schneider, de François-Émile Décorchemont ou les pièces de chez Sabino sont très demandées. N’hésitez pas à contacter Estimon’objet, un trésor se cache peut-être chez vous !
Comment savoir si mon objet est en cristal ou en simple verre ?
Le cristal se distingue par sa forte teneur en plomb, ce qui le rend plus lourd, plus brillant et plus sonore. Un test simple consiste à effleurer le bord de l’objet : le cristal produit un son clair et chantant qui dure longtemps. Cependant, nous examinons aussi la réfraction de la lumière et la finesse de la taille, signatures des grandes maisons. Il est donc préférable d’envoyer des photos de votre cristal en plein jour, si possible sous la lumière du soleil.
Un objet non signé peut-il quand même valoir cher ?
Bien sûr ! De nombreuses pièces d’exception (notamment dans le luminaire ou les services de table anciens) ne portent aucune marque. Romain Coulet se base alors sur le poids, le style et les catalogues de manufactures pour identifier la provenance. Un objet en verre d’art non signé peut s’avérer être une pièce rare d’un atelier prestigieux.
Pourquoi les prix des verreries de Murano varient-ils autant ?
Le nom « Murano » n’est pas une marque, mais une provenance. On y trouve aussi bien des souvenirs touristiques que des chefs-d’œuvre de maîtres comme Flavio Poli ou Archimede Seguso. Ce qui fait s’envoler les prix, c’est la signature de l’artiste et la technique employée, comme le Pezzato (où les morceaux de verre sont assemblés comme une mosaïque) ou le Sommerso (où les couches de verre se superposent).
Comment obtenir une estimation gratuite sur Estimon’objet ?
Il vous suffit de nous transmettre des photos nettes de votre objet : une vue globale, un zoom sur la base et un cliché de la signature si elle existe. Essayez de prendre vos photos à la lumière du jour pour bien montrer la transparence. Nos spécialistes analysent ensuite ces éléments et vous envoient rapidement une estimation gratuite et précise !
Comment estimer votre pièce en verre ?
Pour déterminer le prix d’une pièce, notre expert Romain Coulet commence par une étape essentielle : identifier la main qui a façonné l’objet. Si les signatures de grandes maisons comme Baccarat, Saint-Louis ou Lalique offrent généralement une cote solide, les créations plus confidentielles des maîtres verriers de Murano ou de l’École de Nancy demandent une plongée plus profonde dans les archives.
Mais au-delà du nom, c’est le geste technique qui fait la différence ! La valeur d’un objet change du tout au tout selon qu’il a été soufflé à la bouche, travaillé à la pince ou réalisé en pâte de verre (une technique d’une extrême exigence notamment chère à la maison Daum). Nous observons également de près la qualité du « pontil » sous la base, la régularité de la taille et la pureté de la matière. Ce sont ces détails, parfois invisibles pour un œil non averti, qui prouvent le niveau d’excellence de l’atelier.
Enfin, nous portons une attention particulière à la conservation du verre. Même si le cristal est robuste, il reste sensible aux chocs thermiques et aux accidents du quotidien…. Un micro-éclat sur un buvant, un léger voile de calcaire ou une trace de meulage pour masquer un choc peut influencer l’expertise. Notre rôle est de détecter ces nuances pour vous garantir une estimation de prix fiable et totalement transparente.
Estimation gratuite des grands-maitres verriers
Estimation de verrerie en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre verrerie, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre verrerie sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Verrerie

Gallé Vase de forme pansue trapézoïdale à col retourné en verre gravé à l’acide et soufflé dans un moule en creux à décor d’arums rouges sur fond j
💰 Adjudication :
42 000 €
🔎 Estimation :
25 000 € - 35 000 €

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953) Vase au huit moineaux. Pâte de verre de couleur miel. Signé et marqué France. H. : 18,5 cm. Modèle très rare no
💰 Adjudication :
40 000 €
🔎 Estimation :
27 000 € - 30 000 €

Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953) Vase modèle « Ronde de danseurs grecs » en pâte de verre à décor dans les rouges sur fond jaune beige et bandes hori
💰 Adjudication :
39 680 €
🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €

Emile Gallé (1846-1904) Vase monté de forme cylindrique à col chantourné en verre de couleur beige, décor de chrysanthèmes émaillés et plusieurs pasti
💰 Adjudication :
35 000 €
🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €




