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Estimation gratuite Marqueterie islamique
Le décor de marqueterie est un artisanat réputé des Arts de l’Islam. La marqueterie qualifie les décors plaqués à la surface du bois, fixés à la colle ou à la résine. On distingue la marqueterie des décors d’incrustation, constitués de cavités creusées dans le bois. La marqueterie islamique s’appuie sur un héritage ancien. On pratique le décor de marqueterie de bois dès le IIIème millénaire avant notre ère, à Ur. Vous souhaitez faire expertiser d’une marqueterie islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre marqueterie islamique sur le site Estimon’objet !
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Les premières marqueteries islamiques
Dans les arts de l’Islam, l’art de la marqueterie est véritablement florissant à partir du XIVème siècle. La technique prend son essor au préalable, mais rares sont les témoignages conservés en raison de la périssabilité du bois. Pour les périodes préalables, on connaît surtout les décors de bois sculptés des Abbassides et des Fatimides. Cependant, un premier panneau de marqueterie islamique datable du IXème siècle, découvert en Égypte, témoigne de l’ancienneté de cette technique. La micro-mosaïque de décors de damiers et d’étoiles appartient d’ores et déjà au vocabulaire décoratif de la marqueterie islamique.
La particularité de la marqueterie islamique Mamelouk
La marqueterie islamique se développe de façon tout à fait particulière en Égypte Mamelouk. En effet, les marqueteries ne couvrent pas l’ensemble des panneaux décoratifs, mais au contraire sont apposées sur des polygones eux-mêmes assemblés à des formes de bois sculpté. L’assemblage de polygones sculptés et marquetés permet un jeu de contraste et de polychromie tout à fait original. Les essences de bois employées, telles que le bois de rose d’Inde ou le padouk d’Afrique de l’Ouest, sont particulièrement onéreuses. En Égypte Mamelouk, il existe également des exemples de marqueterie couvrante, créés à l’aide d’ébène, d’ivoire et d’étain. Les compositions de marqueterie s’organisent en triangles de modules différents. En Espagne et au Maghreb en revanche, les marqueteries sont organisées en damiers.
Les développements de la marqueterie islamique géométrique
La marqueterie géométrique se développe dès le XIVème siècle dans le monde islamique. Les formes se complexifient progressivement, et adoptent des structures de polygones étoilés. La complexité des marqueteries est rendue possible par la maitrise de la géométrie et l’emploi du compas par les artisans du monde islamique. On utilise sans doute des gabarits pour faciliter la reproduction des figures. Dans le Maghreb, les artisans proposent des marqueteries en damiers et étoiles particulièrement complexes à partir du XIIème siècle. Pour créer des formes de micro-marqueterie, on emploie la technique de la marqueterie en bloc (intarsio a toppo). Les décors ainsi obtenus sont ensuite collés sur âme de bois. C’est le cas du Minbar de la mosquée de Marrakech, commandé par Ali ibn Yusuf en 1137. En Espagne, la marqueterie nasride adopte un vocabulaire décoratif comparable à partir du XIVème siècle. Les décors marquetés sont probablement réalisés par les artisans locaux. La marqueterie s’organise en polygones étoilés, comme dans le Maghreb. Cependant les artisans innovent en élargissant la gamme colorée des décors, et en employant des os colorés en vert au XIVème-XVème siècle. L’art Mudéjar qui se développe en Espagne dans la tradition d’Al-Andalus perpétue la tradition de la marqueterie nasride. Si le style Mudéjar demeure proche de l’art islamique, on observe des différences techniques. Les panneaux de marqueterie alors sont pris dans des baguettes saillantes, et les artisans emploient également abondamment la technique de l’incrustation.
La marqueterie islamique du XVIème au XIXème siècle
La marqueterie islamique s’épanouit entre le XVIème et le XIXème en Iran Safavide et Qadjar, en Inde moghole, et dans l’empire Ottoman. En Iran, les créations timourides du XVème siècle étaient proches des décors mamelouks contemporains. Cependant, le goût pour la marqueterie couvrante et géométrique se développe progressivement. Les artisans travaillent de façon miniaturiste. La micro-marqueterie, Khatam-kari (« travail des incrustations ») apparait sous les Safavides, mais connaît un véritable essor sous les Qadjars. Les marqueteries Qadjars sont renommées pour leur finesse exceptionnelle.
En Inde moghole, la production de marqueterie est stimulée par l’installation des Européens dans l’Océan Indien. Les marqueteries sont le plus souvent créées à destination du marché européen. Le Gujarat est le principal centre de production connu. Les artisans recherchent les contrastes colorés, et emploient de l’ivoire, de la nacre, et de l’écaille de tortue pour les marqueteries. La nacre est parfois elle-même gravée et réhaussée de résine noire. Le plus souvent, les coffrets et meubles réalisés pour le marché portugais se distinguent par leurs motifs floraux et leur riche polychromie. La technique de la marqueterie d’écaille et de nacre est également partagée par les artisans de l’empire Ottoman, qui sont réputés pour les ornements des miroirs et coffrets.
Faire estimer gratuitement une marqueterie islamique
La valeur d’une marqueterie islamique est estimée en fonction de la nature et de l’ancienneté de l’objet, de la qualité du travail de marqueterie, de la taille et de l’état de conservation de l’objet. Une provenance prestigieuse ou une marque de collection peuvent influencer l’estimation d’une marqueterie islamique. Objets de curiosités prisés des européens, nombreuses sont les œuvres de marqueterie aujourd’hui dans les collections françaises. Les objets de marqueterie du XVème au XIXème siècle sont ceux qui circulent le plus aisément sur le marché de l’art. Les objets de bon état de conservation et de petite taille peuvent s’échanger pour plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ainsi, un coffret nasride du XVème siècle a été adjugé à Paris pour 26 000 euros en 2021. Vous souhaitez faire expertiser une marqueterie islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une marqueterie islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Porte d’armoire marquetée, Égypte, deuxième moitié du XIIIème siècle, bois, ivoire, Los Angeles County Museum of Art
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