Estimation gratuite Textile Islamique

Les textiles du monde islamique sont d’une rare diversité. Du tapis de prière brodé de Turquie aux robes indigo du Yémen, les textiles islamiques témoignent de la multiplicité des savoir-faire des artisans au fil des siècles. Outre le tissage, les techniques de décor sont variées. On trouve ainsi des décors brodés, tricotés, perlés, tapissés, appliqués, ou encore tressés. Les fibres privilégiées sont le coton, le chanvre, le lin, la laine, et la soie. 

La qualité du tissu varie en fonction des matériaux employés, des techniques de tissage, de teinture, et de décors. Les ornements sont le plus souvent choisis pour leur valeur culturelle et symbolique, et se diffusent par tradition orale ou par l’emploi de recueils d’ornement. Vous souhaitez faire expertiser d’un textile islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre textile islamique sur le site Estimon’objet !

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L’héritage de l’Antiquité pré islamique dans l’art textile

Avant l’hégire en 622, le monde méditerranéen antique disposait d’ores et déjà des centres de tissage de renom. Les premiers textiles islamiques assument l’héritage de l’Antiquité pré islamique. Ainsi, les techniques coptes de tapisserie de lin, de laine et de broderie colorée perdurent en Égypte islamique. Le Tiraz, textile de coton ou de lin à décor épigraphique, est emblématique de la persistance des traditions antiques dans les textiles égyptiens islamiques. Les décors sont obtenus à l’aide de tapisseries de soie et de fil d’or. Damiette compte parmi les principaux centres de production. Le samit de soie est une autre technique antique qui perdure dans le monde islamique. Les ateliers d’Iran et d’Asie centrale sont experts dans le tissage du samit de soie. 

Ce tissage particulièrement complexe utilise une grande quantité de soie teinte, ce qui fait des samits ainsi produits des œuvres de grand luxe. Les samits de soie du Xème siècle portent bien souvent des décors inspirés de l’Antiquité préislamique (éléphants, chameaux), disposés en registres. C’est notamment le cas du suaire de Saint-Josse, conservé aujourd’hui au musée du Louvre (Iran ou Asie centrale, avant 961). Cette technique se diffuse en Espagne à Al-Andalus à partir du XIème siècle. Les samits de soie d’Andalousie sont réalisés à partir de fils de soie, d’or et d’argent. Les textiles omeyades et nasrides aujourd’hui conservés ont été préservés par l’intermédiaire des trésors d’Église. Ils ont le plus souvent été réutilisés pour les ornements liturgiques et les reliquaires.

Les textiles de prestige dans le monde islamique médiéval

Les bannières et tapis comptent parmi les textiles prestigieux du monde islamique médiéval. Les bannières mérinides réalisées au XIIIème-XIVème siècle au Maroc sont des textiles qui exaltent le prestige du sultan. Il s’agit de bannières de soie et d’or, réalisées selon la technique de la tapisserie appliquée sur fond tissé. Ces bannières, qui portent le nom du sultan, sont déployées lors des événements diplomatiques, des pèlerinages, et des expéditions militaires. Fès est l’un des centres de production connu des bannières mérinides. Les tapis sont également des chefs d’œuvres de l’art textile islamique médiéval. Les tapis égyptiens mamelouks et les tapis iraniens timourides du XVème siècle sont particulièrement réputés. Les décors sont le plus souvent codifiés et stylisés. Les tapis ottomans et safavides héritent du savoir-faire des artisans de la cour timouride, et développent une esthétique qui glorifie le pouvoir du souverain. La mode des tapis floraux se développe en Turquie ottomane à partir du règne de Soliman le Magnifique. En Iran Safavide, les tapis à décor de jardin et aux combats d’animaux, sont emblématiques de la production au XVIème et XVIIème siècle.

Des textiles islamiques à grande diffusion

Au-delà des textiles de cour, certains tissus islamiques sont produits pour être diffusés à large échelle. C’est le cas des textiles indiens produits à partir du XVIIème siècle. Les cotons, soies et pashmina de style floral sont fortement diffusés. Les motifs floraux sont disposés en semis, ou forment un treillis. Les tapis se diffusent si largement que le contrôle de la qualité diminue progressivement en Inde. Les textiles liés à la prière et au vêtement sont également des tissus à large diffusion. Ainsi, les kilims d’Anatolie et les textiles nomades sont des tissus islamiques plus simples, qui circulent aisément sur le marché de l’art.

Faire estimer gratuitement un textile islamique

La valeur d’un textile islamique dépend de la nature du tissu et de la qualité du décor, des techniques de tissage, de l’ancienneté de l’œuvre, de sa provenance, et de son état de conservation. En raison de la fragilité des textiles, les œuvres les plus anciennes, ou au décor particulièrement raffiné suscitent l’engouement des collectionneurs. Ainsi, un fragment de lampas nasride du XVème siècle a été adjugé 250 000 € à Fontainebleau en 2022. Cette vente, qui constitue un record d’adjudication pour les textiles nasrides, témoigne du dynamisme du marché des textiles islamiques. Vous souhaitez faire expertiser un textile islamique et recevoir son estimation. Faites estimer un textile islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Kilim d’Anatolie, 2ème moitié du XVIIIème siècle, laine et chanvre, Varsovie, National Museum.

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