Estimation gratuite Textile Islamique

Textile islamique

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Estimation gratuite Textile Islamique

Les textiles du monde islamique sont d’une rare diversité. Du tapis de prière brodé de Turquie aux robes indigo du Yémen, les textiles islamiques témoignent de la multiplicité des savoir-faire des artisans au fil des siècles. Outre le tissage, les techniques de décor sont variées. On trouve ainsi des décors brodés, tricotés, perlés, tapissés, appliqués, ou encore tressés. Les fibres privilégiées sont le coton, le chanvre, le lin, la laine, et la soie. 

La qualité du tissu varie en fonction des matériaux employés, des techniques de tissage, de teinture, et de décors. Les ornements sont le plus souvent choisis pour leur valeur culturelle et symbolique, et se diffusent par tradition orale ou par l’emploi de recueils d’ornement. Vous souhaitez faire expertiser d’un textile islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre textile islamique sur le site Estimon’objet !

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L’héritage de l’Antiquité pré islamique dans l’art textile

Avant l’hégire en 622, le monde méditerranéen antique disposait d’ores et déjà des centres de tissage de renom. Les premiers textiles islamiques assument l’héritage de l’Antiquité pré islamique. Ainsi, les techniques coptes de tapisserie de lin, de laine et de broderie colorée perdurent en Égypte islamique. Le Tiraz, textile de coton ou de lin à décor épigraphique, est emblématique de la persistance des traditions antiques dans les textiles égyptiens islamiques. Les décors sont obtenus à l’aide de tapisseries de soie et de fil d’or. Damiette compte parmi les principaux centres de production. Le samit de soie est une autre technique antique qui perdure dans le monde islamique. Les ateliers d’Iran et d’Asie centrale sont experts dans le tissage du samit de soie. 

Ce tissage particulièrement complexe utilise une grande quantité de soie teinte, ce qui fait des samits ainsi produits des œuvres de grand luxe. Les samits de soie du Xème siècle portent bien souvent des décors inspirés de l’Antiquité préislamique (éléphants, chameaux), disposés en registres. C’est notamment le cas du suaire de Saint-Josse, conservé aujourd’hui au musée du Louvre (Iran ou Asie centrale, avant 961). Cette technique se diffuse en Espagne à Al-Andalus à partir du XIème siècle. Les samits de soie d’Andalousie sont réalisés à partir de fils de soie, d’or et d’argent. Les textiles omeyades et nasrides aujourd’hui conservés ont été préservés par l’intermédiaire des trésors d’Église. Ils ont le plus souvent été réutilisés pour les ornements liturgiques et les reliquaires.

Les textiles de prestige dans le monde islamique médiéval

Les bannières et tapis comptent parmi les textiles prestigieux du monde islamique médiéval. Les bannières mérinides réalisées au XIIIème-XIVème siècle au Maroc sont des textiles qui exaltent le prestige du sultan. Il s’agit de bannières de soie et d’or, réalisées selon la technique de la tapisserie appliquée sur fond tissé. Ces bannières, qui portent le nom du sultan, sont déployées lors des événements diplomatiques, des pèlerinages, et des expéditions militaires. Fès est l’un des centres de production connu des bannières mérinides. Les tapis sont également des chefs d’œuvres de l’art textile islamique médiéval. Les tapis égyptiens mamelouks et les tapis iraniens timourides du XVème siècle sont particulièrement réputés. Les décors sont le plus souvent codifiés et stylisés. Les tapis ottomans et safavides héritent du savoir-faire des artisans de la cour timouride, et développent une esthétique qui glorifie le pouvoir du souverain. La mode des tapis floraux se développe en Turquie ottomane à partir du règne de Soliman le Magnifique. En Iran Safavide, les tapis à décor de jardin et aux combats d’animaux, sont emblématiques de la production au XVIème et XVIIème siècle.

Des textiles islamiques à grande diffusion

Au-delà des textiles de cour, certains tissus islamiques sont produits pour être diffusés à large échelle. C’est le cas des textiles indiens produits à partir du XVIIème siècle. Les cotons, soies et pashmina de style floral sont fortement diffusés. Les motifs floraux sont disposés en semis, ou forment un treillis. Les tapis se diffusent si largement que le contrôle de la qualité diminue progressivement en Inde. Les textiles liés à la prière et au vêtement sont également des tissus à large diffusion. Ainsi, les kilims d’Anatolie et les textiles nomades sont des tissus islamiques plus simples, qui circulent aisément sur le marché de l’art.

Faire estimer gratuitement un textile islamique

La valeur d’un textile islamique dépend de la nature du tissu et de la qualité du décor, des techniques de tissage, de l’ancienneté de l’œuvre, de sa provenance, et de son état de conservation. En raison de la fragilité des textiles, les œuvres les plus anciennes, ou au décor particulièrement raffiné suscitent l’engouement des collectionneurs. Ainsi, un fragment de lampas nasride du XVème siècle a été adjugé 250 000 € à Fontainebleau en 2022. Cette vente, qui constitue un record d’adjudication pour les textiles nasrides, témoigne du dynamisme du marché des textiles islamiques. Vous souhaitez faire expertiser un textile islamique et recevoir son estimation. Faites estimer un textile islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Kilim d’Anatolie, 2ème moitié du XVIIIème siècle, laine et chanvre, Varsovie, National Museum.

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Estimation gratuite Sculpture Islamique

Sculpture islamique

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Estimation gratuite Sculpture islamique

Les sculptures en relief ou en ronde-bosse sont fréquentes dans les œuvres profanes islamiques. Le plus souvent, les sculptures sont réalisées dans le cadre du décor architectural, ou pour parer les objets utilitaires. Les décors sculptés peuvent être anthropomorphes, zoomorphes, ou encore consistent en des inscriptions en relief. Vous souhaitez faire expertiser d’une sculpture islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre sculpture islamique sur le site Estimon’objet !

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La sculpture dans le mobilier de cour islamique

Les œuvres sculptées sont fréquentes dans le mobilier de cour. Les créations de tabletterie et de pierres dures comptent parmi les artisanats les plus réputés de l’art de cour islamique. La tabletterie est particulièrement prisée des cours omeyyades d’Espagne et des souverains islamiques d’Égypte. L’ivoire étant un matériau couteux, les objets sculptés en ivoire sont le plus souvent des cadeaux diplomatiques, dont la production est contrôlée par le pouvoir. Les objets les plus courants sont les boites et coffrets d’ivoire omeyyades, ainsi que les décors de plaquage de meuble de tabletterie égyptiens. Les pierres dures sont également volontiers taillées et sculptées dans le monde islamique. Étant donnée la valeur spirituelle de ces pierres et la dureté de leur taille, il s’agit de l’apanage de la cour. Les cristaux de roche fatimides et mamelouks et les jades timourides et moghols sont les objets sculptés les plus représentatifs de ce savoir-faire. Les décors sont le plus souvent géométriques pour les cristaux fatimides, et zoomorphes et floraux en ce qui concerne les jades moghols. 

Les sculptures dans le mobilier domestique islamique

Les objets du mobilier domestique sont bien souvent sculptés dans le monde islamique. Les objets utilitaires peuvent adopter des formes décoratives en ronde-bosse. Ainsi, les brûle-parfums médiévaux d’Iran oriental et d’Asie centrale ont souvent des formes animales, généralement de félins ou d’oiseaux. Ces brûle-parfums de bronze sont réalisés à la cire perdue, et portent le plus souvent un décor ajouré, gravé, et rehaussé d’émail ou d’incrustation métallique. Certains motifs sont choisis pour leurs valeurs protectrices. Ainsi, au Maroc, les heurtoirs de porte adoptent souvent la forme de la main de Fatima entre le XVIème et le XIXème siècle. Ces ornements sculptés visent à préserver les personnes de la maison des maléfices. Dans le cadre domestique, des statuettes peuvent aussi être conçues à l’usage des enfants, comme les poupées. 

La sculpture architecturale islamique

Le décor architecture est un support privilégié de la sculpture dans le monde islamique. Les décors sculptés en stuc peuvent être ornementaux ou figuratifs. Le décor de stuc est particulièrement prisé dans les châteaux du désert omeyyades. Le stuc est employé pour des compositions tapissantes en méplat, ou bien des statues anthropomorphes en ronde-bosse, comme les femmes du palais de Khirbat al-Mafjar, ou encore les portraits du calife du palais de Qasr al-Hayr al-Gharbi (VIIIème siècle). Le stuc est également un matériau privilégié pour la sculpture des chapiteaux, au même titre que le marbre. Les chapiteaux du monde islamique sont généralement très décoratifs, et soulignent par leur ornementation l’importance des espaces. Ainsi, dans la mosquée Almohade de Tinmal au Maroc, les chapiteaux les plus ornés sont destinés au mihrab, l’espace le plus important de la mosquée. 

Les vantaux de portes donnent eux aussi lieu à des chefs d’œuvres de sculpture architecturale. L’Égypte est particulièrement réputée pour son savoir-faire dans l’art du bois sculpté. Les portes portent généralement un décor en fort relief, taillé en biseau, et fortement stylisé. Quant aux écrans sculptés, c’est l’Inde moghole qui en a livré les plus exemplaires. Les jali, écrans de pierre ou de bois, permettent de s’isoler de l’extérieur tout en laissant l’air et la lumière pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Les décors sont le plus souvent géométriques, mais il existe également des exemples sculptés de motifs floraux ajourés. Enfin, les reliefs de bassins sont une dernière grande catégorie de la sculpture islamique. Les bassins peuvent ainsi être ornés de cuves sculptées d’animaux, de musiciens, ou encore d’acrobate, en bronze ou en marbre.

Faire estimer gratuitement une sculpture islamique

La valeur d’une sculpture islamique est estimée en fonction de la qualité de la sculpture, du matériau, de l’ancienneté de l’œuvre, de son état de conservation, de sa rareté, et de sa provenance. La connaissance de l’histoire de l’œuvre accroit le généralement sa valeur. Le prix de vente varie fortement en fonction du type d’objet et du matériau. Ainsi, un objet domestique de bois sculpté fatimide tel qu’un peigne sculpté peut être acquis pour quelques milliers d’euros, tandis qu’un fragment de cristal de roche sculpté de la même période s’échangera pour quelques dizaines de milliers d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une sculpture islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Lion dit de Monzón, Cordoue ( ?), 960-1100, bronze, Paris, Musée du Louvre.

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Estimation gratuite objet en Pierre dure Islamique

Pierre dure islamique

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Estimation gratuite d'objet en pierre dure islamique

Les pierres dures et gemmes étaient particulièrement prisées des souverains des arts de l’Islam. Les œuvres de pierre dure réalisées témoignent du faste des cours des souverains du monde islamique. Vous souhaitez faire expertiser d’une œuvre de pierre dure islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre œuvre de pierre dure islamique sur le site Estimon’objet !

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La pierre dure des califes fatimides : le cristal de roche

Le cristal de roche est une gemme d’exception considérée par les Fatimides comme une pierre dynastique. Le cristal de roche fascine depuis l’Antiquité par sa transparence, sa pureté et sa dureté. Pour cette raison, les objets de cristal de roche ont toujours été l’apanage du pouvoir. A la cour Fatimide, les objets de cristal de roche sont liés à la spiritualité du pouvoir. Leur transparence leur vaut d’être associés à la lumière et au paradis. Les califes fatimides emploient donc des contenants de cristal de roche au décor taillé d’abord sobre et stylisé, puis progressivement l’ornementation se densifie à partir du XIème siècle. Si le cristal de roche est un matériau réservé aux califes sous les Fatimides, son usage se diffuse progressivement en Égypte sous les Mamelouks. Le cristal est alors utilisé également pour les petits objets précieux ornementaux ou talismaniques. 

Les pierres dures en Iran : le goût du jade

Le jade est une pierre dure à laquelle on associe de multiples vertus en Iran. Pierre dure censée apporter la victoire, elle est apposée sur les selles, les épées, et les ceintures. Au XVème siècle, le jade devient la pierre dynastique des Timourides, sous le règne de Shah Rukh (1405-1447). Le contrôle du Khotan au XVème siècle permet aux Timourides de s’approvisionner en jade. Sous leur règne, les souverains font créer des objets précieux au profil arrondi, aux parois lisses, et au décor gravé et incrusté d’or. Les formes sont inspirées des porcelaines chinoises Ming, particulièrement appréciées des souverains timourides. Les œuvres sont le plus souvent décorées de motifs floraux et d’inscriptions poétiques prises dans des cartouches oblongs et quadrilobés. L’atelier impérial (Naqqashkhaneh), en donnant les répertoires de motif, assure l’unité stylistique des œuvres Timourides. Cet artisanat connaît des prolongements en Iran avec les Safavides, et en Inde avec les productions Moghols. 

Les pierres dures en Inde Moghol

Les artisans indiens disposent un savoir-faire technique exceptionnel dans la taille de la pierre dure. Les premières créations de pierres dures taillées sont réalisées dans la vallée de l’Indus dès le IIIème millénaire avant notre ère. Sous les Moghols, cet artisanat prend un essor nouveau en Inde. Les gemmes sont employées pour une large catégorie de décors. Les mosaïques de pierres dures sont appliquées dans l’Inde du Nord dès la première moitié du XVème siècle. Les gemmes sont également utilisées pour de nombreux objets de luxe, tels que les chasse-mouches, les manches d’armes, les coffrets ou encore les miroirs moghols. Des œuvres précieuses d’agate, de cristal et de jade sont taillées, d’abord sous influence Timouride, puis un style véritablement moghol se développe. C’est en effet la présence d’artisans iraniens qui permet l’essor des ateliers impériaux sous les règnes d’Akbar, de Jahangir et de Shah Jahan. Les motifs deviennent plus naturalistes à partir du règne de Jahangir (1605-1627). Le décor sont progressivement plus opulents et sophistiqués au XVIIème et XVIIIème siècle. 

A la cour de Shah Jahan (1627-1658), on voit se développer les décors d’incrustation de gemmes du Ceylan, de Birmanie et d’Afghanistan dans la pierre dure (parchin kari). Cette technique se développe après la découverte de la technique de marqueterie de pierres dures florentine (commesso di pietre dure), grâce à la réception de cadeaux diplomatiques à la cour de Shah Jahan. L’incrustation de pierres dans la pierre dure est facilitée par l’emploi de feuilles d’or extrêmement fines et ductiles, fabriquées selon la technique indienne du kundan.  Les artisans moghols parviennent à une maitrise parfaite de l’incrustation, sans créer de relief en surface. Les décors les plus prisés sont d’inspiration florale. D’abord sobres, les ornements deviennent de plus en plus couvrants. 

Faire estimer gratuitement une œuvre de pierre dure islamique

La valeur d’une pierre dure islamique est estimée en fonction de la nature et de la qualité de la pierre sculptée, de la rareté de l’œuvre, son ancienneté, son état de conservation, sa taille et sa provenance. En effet, la connaissance de l’historique de l’œuvre accroît la valeur de l’œuvre. Objets de prestige, les pierres dures islamiques ont le plus souvent été conservées et transmises avec soin. Les pièces les plus communes s’échangent pour quelques milliers d’euros. Ainsi, un miroir de jade moghol du XVIIIème-XIXème siècle d’une quinzaine de centimètres de long peut être vendu pour 2 000 – 3 000 €. Un œuvre d’art plus ancienne telle qu’un cristal de roche fatimide pourra s’échanger pour 10 000 à 20 000 euros. Les œuvres au décor raffiné suscitent encore davantage d’engouement. Ainsi, une dague à lame damasquinée d’or et au manche de jade serti de rubis et émeraude moghol a été vendue pour 40 832 € à Paris en 2022. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de pierre dure islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de pierre dure islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Manche de dague ( khanjar) en forme de tête de cheval, Inde moghole, XVIIIème siècle, Jade, or, rubis, émeraudes, Paris, Musée national des arts asiatiques – Guimet. 

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Estimation gratuite sculpture islamique en métal

Métal islamique

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Estimation gratuite d'objet en métal islamique

Les arts du métal sont un artisanat majeur des arts de l’Islam. Les objets métalliques de prestige du monde islamique peuvent être fonctionnels ou bien décoratifs. Ils sont le plus souvent réalisés en métal martelé ou fondu, et rehaussés de décors d’incrustation. Vous souhaitez faire expertiser d’une œuvre de métal islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre œuvre de métal islamique sur le site Estimon’objet ! 

Estimation gratuite sculpture islamique en métal

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Les premières œuvres de métal islamique

Les premières créations métalliques islamiques héritent des techniques décoratives de l’Antiquité. Bien qu’on les qualifie d’œuvres islamiques, les pièces du VIIème au IXème siècle conservent les décors d’inspiration préislamique. Ainsi, les motifs végétaux et de guirlandes entrelacés particulièrement prisés en Égypte s’inspirent du vocabulaire décoratif de l’Orient romain. Les créations sont souvent d’ordre utilitaire : parmi les formes emblématiques des premières œuvres métalliques islamiques, on compte la lampe à huile à quatre becs, pour une plus large diffusion de la lumière. Les œuvres de métal islamique bénéficient rapidement d’une réputation internationale. Les œuvres ajourées de l’Est du monde islamique sont exportées sur de longues distances au XIème-XIIème siècle (jusqu’en Scandinavie). 

Les œuvres zoomorphes métalliques dans l’Islam médiéval

Au XIIème, les pièces zoomorphes sont fréquentes dans les arts de l’Islam. Ainsi, les heurtoirs de porte du XIIème et XIIIème siècles coulés en bronze pour les palais et mosquées du Tigre et de l’Euphrate adoptent souvent des formes animales. Afin de pouvoir couler les pièces métalliques en série, les artisans ont probablement employé des modèles de bois réutilisables. Les brûle-parfums et aquamaniles zoomorphes sont également une production prisée au XIIème-XIIIème siècle en Iran Oriental, en Afghanistan, en Asie centrale, mais également en Espagne. Les brûle-parfums et aquamaniles sont probablement obtenus en fonte à la cire perdue, et fondus en plusieurs parties pour obtenir des pièces de grande taille. Les objets métalliques sont parfois incrustés de cuivre rouge et d’argent, ou bien ornés par ajour.   

Introduction de la polychromie métallique dans les œuvres islamiques

Les recherches sur l’ornement, et en particulier sur la polychromie, sont emblématiques de l’art du métal au Xème-XIIIème siècle. Les artisans multiplient les innovations, et proposent des œuvres à incrustation d’or, d’argent, de cuivre rouge, ou encore de pâtes colorées pour créer des jeux de profondeur et de polychromie. Les principales techniques élaborées à l’Est du monde islamique sont la damasquinure, la dorure et la niellure. Les décors damasquinés sont réalisés en incrustant par martelage de l’or, de l’argent ou du cuivre dans des cavités prévues à cet effet. Il s’agit d’une technique minutieuse, requérant un grand savoir-faire. La dorure est souvent obtenue au feu, en appliquant un amalgame d’or et de mercure sur l’objet. Quant à la niellure, elle permet de créer un décor linéaire noir en coulant du sulfure d’argent noir dans des lignes gravées dans le métal. Le damasquinage se diffuse vers l’Ouest et notamment en Syrie au XIIIème siècle. Des foyers de production se développent dans la Djézireh et en Syrie. Les artisans de Mossoul parviennent à une maitrise technique exceptionnelle, et réalisent notamment des scènes figuratives complexes à décor incrusté d’or et d’argent. 

L’école de Mossoul est active à partir de 1220, et ses membres travaillent d’abord à Mossoul, puis à Damas en Syrie, et enfin au Caire jusque dans les années 1340. Les maîtres de Mossoul sont si réputés qu’ils mentionnent leur ville d’origine dans leur signature par la mention « al-Mawsili ». Cet indicateur de qualité est employé par les artisans actifs à Mossoul, mais également par les générations suivantes travaillant à Damas et au Caire. Les décors témoignent du goût des princes, et parfois de la confession des artisans. C’est le cas de la production de Dawud ibn Salama al-Mawsili, au milieu du XIIIème siècle, qui orne des bassins de scènes de la vie de Jésus, notamment de la Nativité. Les artisans parviennent parfois à de véritables prouesses décoratives. Ainsi, dans les ateliers iraniens du XIIème siècle, certains parvenaient à réaliser des incrustations sur les pièces mises en forme au repoussé. 

Évolution des décors des métaux islamiques

Les décors des œuvres de métal se diversifient au gré de l’évolution des techniques de décor. Ainsi, si les premières pièces portaient des décors végétaux et stylisés, au XIIème siècle les décors renvoient fréquemment aux plaisirs des princes (astrologie, musique, banquets, prince trônant, cavalerie, combats d’animaux…). Sous les Mamelouks cependant, les décors en calligraphie incrustée d’or et d’argent se substituent souvent au décor figuratif. Les décors se miniaturisent à partir du XVème siècle, en Iran Timouride et Safavide et en Égypte à la fin de la période Mamelouk. Les ornements de feuillages et ramages entrelacés accueillent des décors plus petits, mais également plus précis. 

Faire estimer gratuitement une œuvre métallique islamique

La valeur d’une œuvre de métal islamique est estimée en fonction de la nature et de l’ancienneté de l’objet, des métaux et décors employés, de la taille et de l’état de conservation de l’objet. Une provenance prestigieuse ou une marque de collection peuvent influencer l’estimation d’une œuvre de métal islamique. Les objets de métal incrusté médiéval islamique sont très prisés des collectionneurs. Ainsi, une aiguière à patine cuivrée incrustée d’argent du XIIème siècle dans un bon état de conservation peut être estimée à 100 000 – 150 000 euros. Les pièces exceptionnelles dépassent aisément le million. Ainsi, un chandelier mamelouk de cuivre et argent niellé du XIVème siècle a été adjugé pour 5 millions d’euros (soit 4,52 millions de livres) à Londres en 2011. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de métal islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de métal islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Ahmad al-Dhaki al-Mawsili, The Cleveland ewer, bronze incrusté d’argent, Iraq, Mossoul (?), 1223, Cleveland Museum of Art 

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Estimation gratuite Marqueterie Islamique

Marqueterie islamique

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Estimation gratuite Marqueterie islamique

Le décor de marqueterie est un artisanat réputé des Arts de l’Islam. La marqueterie qualifie les décors plaqués à la surface du bois, fixés à la colle ou à la résine. On distingue la marqueterie des décors d’incrustation, constitués de cavités creusées dans le bois. La marqueterie islamique s’appuie sur un héritage ancien. On pratique le décor de marqueterie de bois dès le IIIème millénaire avant notre ère, à Ur. Vous souhaitez faire expertiser d’une marqueterie islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre marqueterie islamique sur le site Estimon’objet !

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Les premières marqueteries islamiques

Dans les arts de l’Islam, l’art de la marqueterie est véritablement florissant à partir du XIVème siècle. La technique prend son essor au préalable, mais rares sont les témoignages conservés en raison de la périssabilité du bois. Pour les périodes préalables, on connaît surtout les décors de bois sculptés des Abbassides et des Fatimides. Cependant, un premier panneau de marqueterie islamique datable du IXème siècle, découvert en Égypte, témoigne de l’ancienneté de cette technique. La micro-mosaïque de décors de damiers et d’étoiles appartient d’ores et déjà au vocabulaire décoratif de la marqueterie islamique.

La particularité de la marqueterie islamique Mamelouk

La marqueterie islamique se développe de façon tout à fait particulière en Égypte Mamelouk. En effet, les marqueteries ne couvrent pas l’ensemble des panneaux décoratifs, mais au contraire sont apposées sur des polygones eux-mêmes assemblés à des formes de bois sculpté. L’assemblage de polygones sculptés et marquetés permet un jeu de contraste et de polychromie tout à fait original. Les essences de bois employées, telles que le bois de rose d’Inde ou le padouk d’Afrique de l’Ouest, sont particulièrement onéreuses. En Égypte Mamelouk, il existe également des exemples de marqueterie couvrante, créés à l’aide d’ébène, d’ivoire et d’étain. Les compositions de marqueterie s’organisent en triangles de modules différents. En Espagne et au Maghreb en revanche, les marqueteries sont organisées en damiers.

Les développements de la marqueterie islamique géométrique

La marqueterie géométrique se développe dès le XIVème siècle dans le monde islamique. Les formes se complexifient progressivement, et adoptent des structures de polygones étoilés. La complexité des marqueteries est rendue possible par la maitrise de la géométrie et l’emploi du compas par les artisans du monde islamique. On utilise sans doute des gabarits pour faciliter la reproduction des figures. Dans le Maghreb, les artisans proposent des marqueteries en damiers et étoiles particulièrement complexes à partir du XIIème siècle. Pour créer des formes de micro-marqueterie, on emploie la technique de la marqueterie en bloc (intarsio a toppo). Les décors ainsi obtenus sont ensuite collés sur âme de bois. C’est le cas du Minbar de la mosquée de Marrakech, commandé par Ali ibn Yusuf en 1137. En Espagne, la marqueterie nasride adopte un vocabulaire décoratif comparable à partir du XIVème siècle. Les décors marquetés sont probablement réalisés par les artisans locaux. La marqueterie s’organise en polygones étoilés, comme dans le Maghreb. Cependant les artisans innovent en élargissant la gamme colorée des décors, et en employant des os colorés en vert au XIVème-XVème siècle. L’art Mudéjar qui se développe en Espagne dans la tradition d’Al-Andalus perpétue la tradition de la marqueterie nasride. Si le style Mudéjar demeure proche de l’art islamique, on observe des différences techniques. Les panneaux de marqueterie alors sont pris dans des baguettes saillantes, et les artisans emploient également abondamment la technique de l’incrustation.

La marqueterie islamique du XVIème au XIXème siècle

La marqueterie islamique s’épanouit entre le XVIème et le XIXème en Iran Safavide et Qadjar, en Inde moghole, et dans l’empire Ottoman. En Iran, les créations timourides du XVème siècle étaient proches des décors mamelouks contemporains. Cependant, le goût pour la marqueterie couvrante et géométrique se développe progressivement. Les artisans travaillent de façon miniaturiste. La micro-marqueterie, Khatam-kari (« travail des incrustations ») apparait sous les Safavides, mais connaît un véritable essor sous les Qadjars. Les marqueteries Qadjars sont renommées pour leur finesse exceptionnelle. 

En Inde moghole, la production de marqueterie est stimulée par l’installation des Européens dans l’Océan Indien. Les marqueteries sont le plus souvent créées à destination du marché européen. Le Gujarat est le principal centre de production connu. Les artisans recherchent les contrastes colorés, et emploient de l’ivoire, de la nacre, et de l’écaille de tortue pour les marqueteries. La nacre est parfois elle-même gravée et réhaussée de résine noire. Le plus souvent, les coffrets et meubles réalisés pour le marché portugais se distinguent par leurs motifs floraux et leur riche polychromie. La technique de la marqueterie d’écaille et de nacre est également partagée par les artisans de l’empire Ottoman, qui sont réputés pour les ornements des miroirs et coffrets.

Faire estimer gratuitement une marqueterie islamique

La valeur d’une marqueterie islamique est estimée en fonction de la nature et de l’ancienneté de l’objet, de la qualité du travail de marqueterie, de la taille et de l’état de conservation de l’objet. Une provenance prestigieuse ou une marque de collection peuvent influencer l’estimation d’une marqueterie islamique. Objets de curiosités prisés des européens, nombreuses sont les œuvres de marqueterie aujourd’hui dans les collections françaises. Les objets de marqueterie du XVème au XIXème siècle sont ceux qui circulent le plus aisément sur le marché de l’art. Les objets de bon état de conservation et de petite taille peuvent s’échanger pour plusieurs dizaines de milliers d’euros. Ainsi, un coffret nasride du XVème siècle a été adjugé à Paris pour 26 000 euros en 2021. Vous souhaitez faire expertiser une marqueterie islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une marqueterie islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Porte d’armoire marquetée, Égypte, deuxième moitié du XIIIème siècle, bois, ivoire, Los Angeles County Museum of Art

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Céramique islamique

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Estimation gratuite Céramique islamique

La céramique est un élément majeur des arts de l’Islam. On qualifie de céramique islamique les œuvres réalisées à partir de l’hégire (622) dans les pays habités par des populations de culture islamique, sur un territoire de l’Espagne à l’Inde. Les artisans du monde islamique se distinguent par leur maitrise technique, et par leur art décoratif. Vous souhaitez faire expertiser d’une céramique islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre céramique islamique sur le site Estimon’objet !

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Un florilège de techniques pour les céramiques islamiques

Grâce à de multiples recherches, les céramistes du monde islamique ont livré un florilège de techniques innovantes. Ainsi, la mise au point de la pâte siliceuse, qui permet d’obtenir des parois plus fines, est à rattacher aux arts de l’Islam. La technique du décor d’engobe sous glaçure translucide ou colorée, est également une innovation du monde iranien (Xème siècle). La glaçure peut elle-même être parée d’un décor de lustre métallique, technique élaborée en Irak au IXème siècle. La glaçure peut également être support de peinture. La cuerda seca est enfin une dernière technique de décor céramique inventé en Espagne au Xème siècle, et reprise en Iran sous les Safavides. Les jeux de couleur et de relief sont très prisés des céramistes du monde islamique. 

Développement de la céramique islamique

La céramique islamique se développe à partir de 622. Les premières créations sont dans l’héritage des pièces de l’Antiquité. Ainsi, les céramiques Omeyades ne sont pas glaçurées, et portent un décor moulé. Elles héritent du savoir-faire des artistes de Mésopotamie, d’Égypte, d’Afrique du Nord et de Perse. Les premières céramiques de style islamique autonome sont produites au IXème siècle en Irak, en Syrie, et en Perse. Les céramiques sont alors le plus souvent couvertes d’une glaçure blanche, obtenue à l’étain.

La céramique glaçurée dans les arts de l’Islam

La dynastie des Abbassides voit s’opérer un essor des céramiques glaçurées. La faïence et le lustre métallique se développent au IXème siècle. Cette innovation, qui exerce une grande influence sur l’art européen, est elle-même le fruit d’une imitation de l’art chinois. En effet, les décors de faïence islamique imitent les décors en bleu et blanc des porcelaines chinoises, tandis que les céramiques jaspées du Xème siècle s’inspirent dans sançai chinoises. La force de l’influence chinoise dans la culture Abbasside est liée à l’intensité des contacts avec les artisans chinois, en particulier après la bataille de Talas de 751. Les potiers et papetiers chinois emprisonnés lors de cette bataille auraient transmis aux artisans arabes un grand nombre de savoir-faire. Les recherches des artisans islamiques portent au XIème siècle sur le relief des décors. Les décors obtenus au sgraffito dans l’engobe sont très prisés. Les décors épigraphiques peints sur fond blanc sont également très appréciés en Iran au XIème siècle.

Une quête de transparence dans la céramique islamique

La transparence est l’une des recherches des artisans céramiques islamiques au XIème siècle. Cette quête se traduit par la redécouverte de la technique de la pâte siliceuse en Égypte fatimide ou en Iran Seldjoukide. Cette pâte siliceuse permet la création de pièces d’une grande finesse, dont la translucidité rivalise avec la porcelaine. Les artisans iraniens jouent avec la transparence de la paroi au XIIIème siècle, en réalisant un décor de grain de riz. Ils privilégient souvent le décor gravé sous glaçure transparente pour permettre des jeux de lumière. Ainsi, les décors minaï ou haftrang des céramiques Seldjoukides sont emblématiques de cette recherche de transparence et de délicatesse des couleurs.

Le renouveau des techniques de céramique islamique

De nouvelles techniques voient le jour à partir du XIVème siècle, et prennent leur indépendance du modèle chinois. La mosaïque de céramique est élaborée au tournant du XIVème siècle chez les Seldjoukides de Rum, et connaît un essor très important chez les Timourides. De la même manière, la cuerda seca se développe de façon innovante. Les émaux colorés appliqués sur la céramique sont séparés à l’aide de cloisons noires apposées à la corde. Enfin, la céramique d’Iznik se développe dans le monde Ottoman à partir du XVIème siècle. D’abord soumise à l’influence des porcelaines Ming, l’esthétique des céramiques d’Iznik prend progressivement son autonomie. Les céramistes élaborent une technique permettant à l’engobe siliceux de fusionner avec la pâte de la céramique. Il existe différents coloris d’engobe, mais c’est surtout le décor rouge, obtenu à l’oxyde de fer, qui assure la réputation des céramistes d’Iznik. 

Faire estimer gratuitement une céramique islamique

La valeur d’une céramique islamique est estimée en fonction de la nature de l’objet, son ancienneté, sa taille, la qualité et la conservation de ses décors. Une provenance prestigieuse ou la présence de marques de collection peuvent exercer une influence sur la valeur de l’objet. La céramique lustrée est particulièrement recherchée sur le marché de l’art. Une assiette à pied fatimide à lustre métallique de 37 cm de diamètre pourra être estimée 30 000 à 50 000 €. Les céramiques d’Iznik suscitent également l’engouement des collectionneurs, et il n’est pas rare que les objets au décor de qualité dépassent les 100 000 €. Ainsi, un vase à décor floral en céramique polychrome d’Iznik réalisé vers 1575 a été adjugé pour 121 600 € à Paris en 2019, témoignant du dynamisme du marché de la céramique islamique. Vous souhaitez faire expertiser une céramique islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une céramique islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Plat, Iznik, v. 1540-1550, style saz et rosettes Londres, British Museum 

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Les maîtres verriers islamiques sont parvenus à une maitrise exceptionnelle des techniques de production et de décor du verre. La transparence des verres islamiques a été inégalée en Occident jusqu’à la révolution industrielle. Vous souhaitez faire expertiser une verrerie islamique ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre verrerie islamique sur le site Estimon’objet !

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Les premières verreries islamiques

Les premières verreries islamiques s’inspirent des techniques romaines. On connait ainsi des carreaux de verre mosaïqué abbassides obtenus à partir de baguettes de verre coloré découpées, assemblées en carreaux ou récipients, et fusionnés. Cette technique, développée en Orient hellénistique, demeure courante pour les premiers verres de luxe islamiques. Un renouveau des techniques s’observe en Égypte sous les Fatimides. L’Égypte est un haut lieu du travail du verre depuis l’Antiquité hellénistique. Les techniques de verres taillés au tour, moulés, et soufflés perdurent, cependant la production s’accroît et les décors de lustre métallique font leur apparition. Le renouvellement porte également sur les décors en ce qui concerne la verrerie fatimide. Les décors épigraphiques en relief sont ainsi une innovation des maîtres verriers égyptiens. Ces derniers se distinguent par la variété des formes et des techniques employées. Les verres islamiques fatimides rivalisent avec les productions plus précieuses en métal ou en cristal de roche. 

La verrerie islamique médiévale : les verre ayyoubides et mamelouks

La verrerie islamique médiévale connaît un renouveau sous les Ayyoubides et les Mamelouks en Égypte. La dynastie des Ayyoubides voit l’essor de la verrerie dans les pays d’Orient méditerranéen. Des techniques antiques sont redécouvertes, telles que le verre rubané romain (renaissance au XIIème siècle). Les verres sont le plus souvent parés de décors de couleurs contrastés, blanc et rouge foncé. Les verreries d’Alep et de Tyr sont particulièrement réputées. Les verres servent parfois de base pour un décor émaillé et doré, élaboré à la fin du XIIème siècle en Syrie. Les artisans d’Alep sont particulièrement renommés pour cette production. L’obtention du décor émaillé est extrêmement délicate. L’or et les émaux sont appliqués sur la paroi du verre et cuits pour être fixés. La maitrise de la température de cuisson est primordiale pour éviter une déformation de l’objet sous la chaleur, et assurer une bonne fixation des émaux sans pour autant abimer les couleurs. Les coloris les plus fréquents sont le bleu de lapis-lazuli, le rouge d’oxyde de fer, et le jaune de plomb. Les émaux roses et verts sont également parfois employés, mais se font plus rares. 

Cette technique du verre émaillé et doré se diffuse progressivement dans tout le monde islamique entre le XIIIème et le XVème siècle, et connaît son apogée sous les Mamelouks. L’amélioration de la maitrise technique va de pair avec l’augmentation de la taille des décors. Les décors sont le plus souvent adaptés à la forme des verreries. Le décor emblématique sous les Mamelouks est la calligraphie tuluth. Les verres sont aussi parfois décorés d’ornements allégoriques, géométriques, ou encore d’évocations des plaisirs princiers (musique, banquet, luttes d’animaux, jardins, furûsiyya – art équestre). Les œuvres s’exportent à très longue distance, et sont particulièrement appréciées des cours européennes. Cependant, en raison du manque de commandes du pouvoir local, la production décline en Égypte et en Syrie à partir du XVIIème siècle.

La verrerie islamique moderne : du XVème au XIXème siècle

A la période moderne, entre le XVème et le XIXème siècle, trois aires de production de verreries islamiques se dégagent. Les centres de création sont dans les ateliers Ottomans en Turquie, chez les Safavides en Iran et chez les Moghols en Inde. A la période moderne, les maîtres verriers échangent des modèles et influences avec les verriers de Venise et de Bohême. Ainsi, dans le monde Ottoman, la production de Beykoz témoigne de l’influence bohémienne et vénitienne en matière de verrerie. Quant à la production iranienne, elle se distingue par une influence italienne forte. Les ateliers Safavides de Shiraz produisent principalement des bouteilles et jarres au décor simple ou rubané, réinterprétant les créations vénitiennes. En Inde, les verriers Moghols sont actifs surtout à Agra, Patna, et dans la province du Gujarat. Ils pratiquent de nombreuses techniques de décor, de la taille du verre à l’émaillage et à la dorure.

Faire estimer gratuitement une verrerie islamique

L’estimation d’une verrerie islamique varie en fonction de l’ancienneté de l’œuvre, de ses dimensions, des techniques et de la qualité du décor, de sa rareté et de son état de conservation. La connaissance de la provenance de l’œuvre peut exercer une influence sur l’estimation de la verrerie. Les verres islamiques médiévaux notamment mamelouks sont particulièrement appréciés des collectionneurs, et s’échangent pour quelques milliers d’euros. Un objet particulièrement rare et ancien peut dépasser le demi-million d’euros, comme le plumier de verre du Xème-XIème siècle vendu en 2019 à Paris pour 53 760 €, ou encore le plat de verre incisé du IXème-Xème siècle adjugé à Paris en 2012 pour 97 196 €. Vous souhaitez faire expertiser une verrerie islamique et recevoir son estimation. Faites estimer une verrerie islamique en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Lampe de mosquée avec inscriptions en écriture thuluth, début XIVème siècle, époque mamelouke, Égypte ou Syrie, verre émaillé et peint, Berlin, Museum für Islamische Kunst

 

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