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Estimation d’un chandelier gratuite et en ligne

Les chandeliers sont des supports connus depuis l’Antiquité, disposant d’un pied pouvant accueillir une ou plusieurs lumières. 

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Composition des chandeliers

Les chandeliers se composent d’un pied, parfois zoomorphe, sur lequel repose une fixation pour la lumière. Cette dernière peut être piquée dans une verge, ou bien maintenue dans une bobèche. Les lumières peuvent être des chandelles (composées de suif et d’une mèche) ou des bougies à partir du XIVème siècle. Ces dernières, plus onéreuses, sont faites de cire d’abeille filtrée et d’une mèche de coton tressé. Les bougies sont un éclairage luxueux, qui ne se diffuse plus largement qu’au XIXème siècle, avec l’invention de la bougie stéarique par le chimiste Eugène Chevreul. 

Les chandeliers sont connus depuis l’âge du fer. Ainsi, les Étrusques sont réputés pour leur savoir-faire dans la réalisation de chandeliers de bronze. En fonction de la période, les matériaux de prédilection évoluent. Ainsi, les chandeliers rehaussés d’émaux limousins sont fréquents au XIIIème-XIVème siècle. Au XVIIème-XVIIIème siècle, nombreux sont les exemplaires d’argent et de bronze doré. Au XIXème siècle, de pair avec la démocratisation de la bougie, les matériaux employés dans la réalisation des chandeliers se diversifient. Les chandeliers de faïence, de porcelaine et de métal doré deviennent plus fréquents. 

Certains chandeliers sont de véritables chefs d’œuvres d’orfèvrerie, réalisés par des maîtres de renom. Ainsi, les créations de métal incrusté de Mossoul telles que celles de Dawud ibn Salama al-Mawsili témoignent du raffinement des créations du XIIIème siècle. Les chandeliers d’argent de François-Thomas Germain sont pour leur part une prouesse technique du XVIIIème siècle. 

Types de chandeliers

Il existe différents types de chandeliers, distingués en fonction de leur usage. Ils peuvent être posés, appliqués au mur, ou encore suspendu au plafond. 

Les chandeliers posés

Bien souvent posés sur un support, les chandeliers sont alors des éclairages mobiles. Parmi ceux-ci, on distingue le bougeoir du chandelier. Le bougeoir a en effet un pied bas fixé sur un plateau, maintenu par un manche ou un anneau à poucier. Il se différencie du chandelier à balustre dont le pied, plus haut, porte la bougie en hauteur. Lorsque le chandelier présente plusieurs branches, on parle alors de candélabre

La girandole est un type de candélabre apparu à la fin du XVIIème siècle, présentant sur chaque branche des pampilles de cristaux et des fleurs de porcelaines, disposés en bouquet. Il s’agit de l’équivalent mobile du lustre « Marie Thérèse », créé de façon contemporaine en Bohême. La girandole peut être disposée dans un vase, ou encore portée par une statuette. 

Certains chandeliers ont un fond de hauteur variable. Ils disposent d’un binet, élément ajustable inséré dans le pied qui permet de pousser le fond de la chandelle vers la bobèche, et ainsi de faire des économies de bouts de chandelle. Le binet peut tourner sur une rampe hélicoïdale, ou bien coulisser le long d’une fente verticale.  

Les chandeliers utilisés dans un cadre rituel sont souvent disposés de manière à être particulièrement visibles. C’est le cas du chandelier de Hanouka à neuf branches, de la Menorah, chandelier à sept branches symbole du judaïsme, ou encore du pique-cierge du monde chrétien.   

Les chandeliers fixés au mur

Les chandeliers peuvent également être disposés sur un mur. Bien connus depuis le XVème siècle, les chandeliers muraux prennent parfois la forme d’un bras tenant une chandelle, raison pour laquelle on les qualifie aussi de bras de lumière. Ils sont d’abord réalisés en fer forgé. A partir du XVIIème siècle, les chandeliers muraux sont souvent créés en bronze doré, et disposés devant une plaque de métal poli qui réfléchit la lumière. On parle alors de plaque de lumière. Dès le XVIIIème siècle, des miroirs peuvent se substituer aux plaques de métal. 

Depuis le XIXème siècle, ces différents chandeliers fixés au mur sont également désignés sous le terme d’applique

Les chandeliers suspendus au plafond

Certains chandeliers sont enfin suspendus au plafond dès l’époque médiévale. Il s’agit d’abord de croix de bois sur lesquels sont fixées des lumières, puis à partir du XIVème siècle, apparaissent des cercles de fer forgés dits couronnes de lumières. Les créations flamandes du XVème-XVIème siècle en laiton et bronze poli sont particulièrement réputées. Ces couronnes de lumière sont l’ancêtre du lustre, qui naissent au XVIIème siècle lorsque des pampilles de verre et de cristal y sont ajoutées. 

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L’estimation d’un chandelier dépend de sa taille, de son type, du matériau, de sa datation, de la qualité de son décor et de la cote de son auteur, et enfin de son état de conservation. 

Ce sont aujourd’hui les pièces des designers contemporains qui suscitent le plus d’enthousiasme auprès des collectionneurs. Ainsi, un chandelier d’Alberto Giacometti peut dépasser les 2 millions d’euros, comme ce fut le cas en 2017 avec la vente de la couronne de lumières destinée à l’appartement Tériade (v. 1954) à Londres pour 2 006 000 € (1 700 000 £). De la même façon, une paire de candélabre à sept lumières par Claude Lalanne (2007) a été adjugée pour 280 000 € à Paris en 2019, tandis qu’un chandelier de plafond du même artiste s’est vendu pour 828 305 € à New York en 2020. Ces adjudications constituent les records des ventes. 

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(Illus.) François-Thomas Germain, Paire de candélabres, argent, France, 1758, Portugal, musée Calouste Gulbenkian.

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