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Estimation, cote et valeur Lampadaires
Le lampadaire, lampe sur pied haut, peut être disposé tant en intérieur qu’en extérieur. Le terme lampadaire renvoie aux « lampades » de la mythologie grecque, des nymphes diffusant une lumière en halo. Vous souhaitez faire expertiser un lampadaire ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre lampadaire sur le site Estimon’objet !
Prix et cote des lampadaires
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Lampadaires décoratifs : entre 100 € et 800 €
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Lampadaires anciens et signés : entre 800 € et 8 000 €
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Lampadaires d’exception et pièces de collection : entre 8 000 € et 200 000 €
Comment faire estimer un lampadaire en ligne
Vous souhaitez faire expertiser un lampadaire en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos sur votre lampadaire. Faites estimer votre lampadaire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.
Origines du lampadaire
Le lampadaire puise son origine dans l’Antiquité romaine. Il hérite de la lampe à huile sur haut pied métallique déjà connu dans le monde romain. Ce dernier se transforme en torche disposée sur un long pied et en lanterne suspendue, que l’on considère également comme des précurseurs des lampadaires. Les torches à long pied donnent naissance à la torchère au XVIIème siècle. La torchère est une lampe à haut pied parfois sculpté qui dirige la lumière vers le plafond. Cette lampe permet un éclairage majestueux, et requiert tout le savoir faire du sculpteur. Les torchères appartiennent au mobilier d’apparat. La forme de la torchère est d’ores et déjà celle du lampadaire, mais il ne prend cette dénomination qu’à la fin du XIXème siècle, quand apparaît l’électricité. Les premiers lampadaires sur pieds électrifiés présentent un pied en bois ou en métal. Ils disposent rapidement d’abat-jours, qui protègent le regard de l’éblouissement de l’ampoule. Ils sont mis à profit dans les recherches sur l’éclairage domestique dès le début du XXème siècle.
Lampadaires Art Nouveau et Art Déco
Les premiers lampadaires électrifiés sont de style Art Nouveau et Art Déco. Les lampadaires Art Nouveau sont souvent réalisés à l’aide d’une structure de métal, et portent des motifs naturels, à la fois végétaux et animaliers. Des maitres verriers tels qu’Émile Gallé à Nancy ou encore Louis Comfort Tiffany aux États-Unis proposent des abat-jours de verre sculpté, gravé, marqueté, ou en vitraux, qui diffusent une lumière raffinée. Les lampadaires Art Déco présentent des formes plus sobres, à partir des années 1920. Les recherches des artistes portent davantage sur l’épuration des lignes du lampadaire. Les abat-jours peuvent être de verre pressé-moulé, ou encore de verre sablé et gravé. Les lampadaires de René Lalique sont particulièrement représentatifs de ce style. A partir des années 1930, certains lampadaires adoptent le style « Paquebot » ou « Streamline » qui caractérise la fin de l’Art Déco. Ils présentent des formes encore plus lisses et profilées.
Lampadaires design des années 1930 aux années 1950
Avec l’industrialisation des modes de production, le design prend son essor dans les années 1930, et ce phénomène se traduit par la transformation des lampadaires des années 1930 aux années 1950. Sous l’influence des architectes-designers du Bauhaus en Allemagne, des lampadaires de métal chromé aux formes rationalistes se multiplient. Toute une réflexion est menée pour limiter les ombres portées, dans un esprit plus fonctionnel. En France, les designers proposent également des lampadaires industriels, cependant le goût pour l’ornement perdure. Ainsi, les lampadaires de Jules-Émile Leleu de métal chromé et verre demeurent tout à fait décoratifs. En Italie, la dimension ornementale des lampadaires demeure primordiale. Les designers tels que Gio Ponti se distinguent par le raffinement des formes et des couleurs proposées sur les lampadaires. C’est dans ce contexte que l’artiste suisse Alberto Giacometti réalise le lampadaire Trompette (1935), une lampe de bronze patiné dont le pied évasé prend la forme d’une trompette.
Les lampadaires de la seconde moitié du XXème siècle
Dans la seconde moitié du XXème siècle, les lampadaires demeurent un objet du design. Dans le contexte de reconstruction et de modernisation des Trente Glorieuses, les lampadaires s’adaptent aux nouveaux intérieurs. Des années 1950 aux années 1970, les recherches des designers américains tels que Leister Geis portent sur la finesse et la fonctionnalité des structures métalliques des lampadaires. Dans les pays scandinaves en revanche, le design se veut plus chaleureux, et l’emploi de matériaux naturels est privilégié. En France aussi, les designers recherchent la rationalité des formes. Ainsi Charlotte Perriand crée des lampadaires aux couleurs simples, en matériaux robustes. Les créateurs italiens se distinguent par l’emploi de matériaux nouveaux dans les lampadaires. Plus fantaisistes et légers, les lampes manifestent l’influence de la sculpture contemporaine.
Parmi les pièces iconiques, on compte le lampadaire Pirellone de Gio Ponti (1967). Le Japon émerge comme centre de création originale pour les lampadaires. Les lampes adoptent des formes épurées, inspirées à la fois du design occidental et de la tradition japonaise. Isamu Noguchi est l’une des personnalités majeures de l’art du luminaire dans la seconde moitié du XXème siècle. A partir des années 1960-1970, les formes des lampadaires sont plus libres, et on note l’emploi de nouveaux matériaux tels que le plastique. La lampe Alogena (1970) de Joe Colombo et le lampadaire Élysée (1972) dit modèle « Sucette » de Pierre Paulin incarnent cette diversification des formes.
Faire estimer gratuitement un lampadaire
L’estimation d’un lampadaire varie en fonction de son ancienneté, de sa rareté, de son état de conservation, et de la cote de son créateur. Ce sont les lampadaires des années 1920-1930 qui remportent le plus d’enthousiasme auprès des collectionneurs. Le record des ventes est détenu par deux lampadaires aux oiseaux d’Armand-Albert Rateau (vers 1920), respectivement vendu à Paris pour 1 600 000 € (en 2006) et 1 400 000 € (en 2013). Les lampadaires d’Alberto Giacometti suscitent également l’engouement des acheteurs, avec des adjudications comprises entre 200 000 et 1 200 000 €. Les deux autres signatures capables de dépasser les 500 000 € sont celles de Pierre Chareau et Louis Comfort Tiffany. Vous souhaitez faire expertiser un lampadaire et recevoir son estimation. Faites estimer un lampadaire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Louis Comfort Tiffany, lampadaire, verre et bronze, 1903, The Long Island Museum Collection.
Romain Coulet est expert en luminaires anciens et design et spécialiste des lampadaires. Reconnu pour son expertise dans l’identification, l’expertise et l’estimation de lampadaires anciens et contemporains, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs lampadaires Art déco, lampadaires design, piètements en bronze, lampadaires en verre et luminaires de collection.
Sa connaissance approfondie de l’histoire du luminaire, des grands designers et manufactures, ainsi que des styles décoratifs du XIXe siècle à nos jours, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un objet : signature, époque, matériaux, qualité de fabrication, rareté du modèle, état de conservation, électrification et provenance.
Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des lampadaires et des ventes aux enchères, Romain Coulet intervient régulièrement pour l’expertise de lampadaires anciens et modernes, l’estimation de luminaires de collection ainsi que pour accompagner les vendeurs dans la mise en vente de pièces recherchées par les collectionneurs et décorateurs, que ce soit en vente aux enchères ou en transaction privée.
Comment estimer votre luminaire en ligne ?
L’expertise d’une lampe ou d’un lustre est avant tout une enquête visuelle et tactile. Romain Coulet, notre spécialiste, commence par débusquer l’invisible : une signature de créateur, un cachet de fondeur ou l’étiquette d’un éditeur de renom (comme Arredoluce ou Fontana Arte), souvent cachés sous le socle ou dans la monture. C’est ce détail qui permet de distinguer une édition originale d’époque d’une copie ou d’une réédition… Et c’est un facteur qui fait souvent basculer l’estimation de votre luminaire du simple au triple.
L’analyse se poursuit par l’examen des matériaux et leur état de conservation. Nous scrutons la finesse d’une ciselure sur un bronze, la transparence d’un cristal de Baccarat, les nuances d’une pâte de verre Art Nouveau… Tous les éléments comptent pour l’expertise. Bien sûr, un luminaire dont les verreries sont d’origine et sans éclats est une véritable pépite pour les collectionneurs ! Mais la patine a également toute son importance : sachez qu’un laiton ou un chrome qui a traversé le temps sans être dénaturé par un nettoyage trop abrasif conserve tout son cachet.
En général, plus le modèle de luminaire (lampe, applique, lampadaire, etc.) est rare, plus il a de la valeur. Demandez une estimation gratuite de votre objet pour en savoir plus !
FAQ expertise d'un luminaire
Comment identifier une lampe de grande manufacture ?
Pour reconnaître une lampe issue d’une grande manufacture, l’œil de notre expert se porte sur les finitions : le poids du métal, par exemple, mais également la finesse des assemblages ou la qualité des douilles. Une pièce signée par une maison comme Arredoluce, Fontana Arte ou Maison Jansen présente des standards de fabrication bien supérieurs aux copies courantes. Si vous avez un doute, contactez Estimon’objet !
Quels styles de luminaires sont les plus recherchés actuellement ?
Le marché est très porteur pour le design italien des années 1950 à 1970, très architectural, et les pièces de la période Art Déco. Les grands lustres en bronze doré restent également des valeurs sûres pour les collectionneurs internationaux de mobilier ancien.
Est-ce que je dois refaire l'électricité de ma lampe avant l'estimation ?
Surtout pas ! Pour un luminaire de collection, l’authenticité prime sur l’usage. Un câblage d’origine prouve l’intégrité de l’objet et joue dans la valeur finale de la pièce. Si une remise aux normes est nécessaire, elle doit être faite par un professionnel pour ne pas endommager la structure de la lampe. N’oubliez pas qu’un objet usé ou ancien est toujours préférable à un objet restauré maladroitement.
Quel est le prix d'un lustre en cristal ancien ?
Le prix d’un lustre en cristal varie énormément selon la manufacture et l’époque. Un modèle en cristal de Baccarat ou de Saint-Louis, complet de toutes ses pampilles, est très recherché sur le marché de l’art. Pour une estimation de lustre ancien, nous vérifions la pureté des cristaux et la qualité de la monture en bronze ou en laiton.
Un lustre en cristal incomplet perd-il toute sa valeur ?
Pas forcément. S’il s’agit d’un modèle de prestige, il est possible de retrouver des pampilles d’époque. Notre expert Romain Coulet prendra en compte le coût de la restauration dans son prix de réserve, mais la pièce conserve tout son intérêt pour le marché de l’art !
Comment reconnaître une lampe des années 70 de valeur ?
Le marché du luminaire vintage privilégie les matières audacieuses : plastique teinté, chrome ou métal laqué orange… Pour identifier une lampe 70s iconique, nos experts traquent les étiquettes d’éditeurs italiens ou scandinaves. L’état du laquage et l’absence de rayures sur le plexiglas sont également des critères majeurs pour le prix de rachat.
Est-il possible d’avoir une estimation en ligne de mon luminaire ?
Oui, c’est possible grâce à Estimon’objet ! Envoyez-nous des photos détaillées de votre lampe sur notre formulaire de contact et nous vous enverrons une expertise fiable réalisée par notre spécialiste. C’est entièrement gratuit et sécurisé.
Estimation gratuite de luminaires par designer et créateur
Estimation de luminaire en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre lampe signée ou suspension design, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre luminaire sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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