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Estimation, cote et valeur Tapisserie ancienne
La tapisserie est un art textile somptuaire qui se développe véritablement à partir du XIVème siècle. Les tapisseries ont un usage à la fois utilitaire et décoratif, et constituent dès l’origine des objets de luxe. Besoin d’une expertise d’une tapisserie ancienne ? Contactez les spécialistes d’Estimon’objet !
Prix et cote des tapisseries anciennes
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Tapisseries anciennes décoratives et pièces d’ameublement courantes : entre 300 € et 2 000 €
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Tapisseries anciennes de belle qualité, ateliers régionaux et manufactures recherchées : entre 2 000 € et 20 000 €
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Tapisseries anciennes rares, grandes manufactures et pièces historiques exceptionnelles : de 20 000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros
Comment faire estimer un tapisserie en ligne
Vous souhaitez faire expertiser une tapisserie ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos sur votre tapisserie ancienne. Faites estimer votre tapisserie en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.
Les origines de la tapisserie
Les origines de la tapisserie remontent à l’époque médiévale, où elle était pratiquée à la fois par les artisans coptes et byzantins. Les pièces du XIème au XIVème siècle portent des ornements en médaillon, et s’inspirent de l’art byzantin. Les tapisseries européennes sont cependant mieux connues à partir du XIVème siècle. En France, les principaux centres de production de la tapisserie à l’époque médiévale sont à Paris et à Arras. Les réalisations parisiennes sont peu nombreuses, et portent le plus souvent des motifs géométriques et héraldiques. Les tapisseries historiées, inspirées de l’art de la peinture, apparaissent dès le XIVème siècle, sous Charles V. Les ateliers parisiens disparaissent cependant au début du XVème siècle en raison des troubles politiques et sociaux de la guerre civile qui agite alors la capitale. La tapisserie de haute lisse se développe à Arras au début du XIVème siècle. Ce sont cependant les tapisseries de Tournai et Bruxelles qui dominent le marché de l’art au XVème et au XVIème siècle. A la fin du Moyen Âge, les motifs les plus prisés sont les vies de saints et les scènes d’amour courtois. Les tapisseries à armoiries parlantes sont également très appréciées. Le décor tend à être couvrant, comme en témoignent les tapisseries mille fleurs de l’époque.
La tapisserie à la Renaissance
La Renaissance constitue une période de renouvellement de la tapisserie grâce à l’influence italienne. Ainsi, Raphaël donne en 1515 des cartons aux lissiers de Bruxelles. Sous son influence, les lissiers réalisent des tapisseries aux compositions amples, qui mettent en valeur le personnage principal dans un goût inspiré de la Renaissance italienne. Les tapisseries des Flandres et d’Aubusson proposent également un décor lié à la nature sauvage, peuplé d’animaux réels et fantastiques. Les tapisseries de la Renaissance sont le plus souvent encadrées par de riches bordures ornées de guirlandes.
Le XVIIème siècle, l’âge d’or de la tapisserie
Le XVIIème siècle est considéré comme l’âge d’or de la tapisserie. En France, la production est encouragée par Henri IV et Louis XIII qui font venir des lissiers flamands pour stimuler la création française. Louis XIV approfondit cette démarche en fondant des manufactures royales, en particulier la manufacture royale des Gobelins en 1662, puis la manufacture sous protection royale de Beauvais. En France, ce sont les peintres de cour qui donnent les cartons des tentures. Les tapisseries présentent des sujets héroïques, comme l’Histoire d’Alexandre. Dans les Flandres, les tapisseries inspirées de romans remportent un grand succès. Dans la première moitié du XVIIème siècle, les tentures aux motifs tirés de L’Astrée de Honoré D’Urfé ou de Pastor Fido de Guarini sont très recherchées. Les motifs floraux demeurent également un thème de prédilection des commanditaires. Entre 1620 et 1635, les tapisseries ornées de bouquets de fleurs dans un vase sont fréquentes à Aubusson.
Les tapisseries du XVIIIème siècle
Au XVIIIème siècle, l’intérêt porte désormais davantage sur l’ornement des tapisseries. Ces dernières sont généralement de plus petites tailles, pour s’adapter à la diminution des tailles des pièces. Elles doivent également pouvoir s’insérer dans les boiseries qui se popularisent à ce moment-là. Les motifs des tapisseries, dessinés par Coypel, Boucher, Oudry, Watteau, ou Huet, sont le plus souvent des scènes à tonalité galante ou champêtre, encadrées par un alentour majestueux. Il s’agit de séduire et d’émouvoir le spectateur. La production des tapisseries est florissante jusqu’à la Révolution.
La tapisserie au XIXème et au XXème siècle
L’art de la tapisserie perdure au XIXème siècle grâce aux grandes commandes de l’État et de l’Église. Le goût pour le textile d’ameublement se développe, mais la tapisserie souffre de l’essor contemporain du tapis. Les créations les plus appréciées des commanditaires de tapisseries sont les scènes tirées de l’histoire de France, et les retissages de cartons anciens, dans un goût éclectique. La tapisserie renoue avec la modernité et l’Avant-garde artistique à la fin du siècle, lorsque les artistes Nabis et de l’Art Nouveau manifestent un intérêt nouveau pour cet art textile. La tapisserie s’affirme comme l’un des supports de l’art contemporain dans les années 1920. En effet, les travaux présentés par l’école d’Art Décoratif d’Aubusson à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs en 1926 surprennent le public par leur modernité. Le renouveau de la tapisserie est encouragé par l’action de Jean Lurçat à Aubusson. Il met en image les compositions d’Aragon, Tzara et Desnos à l’aide de coloris vifs. Il souhaite libérer de cette manière la tapisserie de l’art de la peinture.Marie Cuttoli accompagne ces recherches grâce à sa manufacture installée à Aubusson en 1928. Elle commande en effet des cartons à de nombreux artistes de l’Avant-garde artistique, comme Lucien Coutaud, Jean Lurçat, Georges Rouault, Pablo Picasso, Georges Braque, Le Corbusier, Raoul Dufy, ou encore Man Ray. Encore aujourd’hui, la tapisserie est un outil de création contemporaine.
Faites estimer gratuitement une tapisserie
L’estimation d’une tapisserie dépend de l’ancienneté et de l’état de l’œuvre, de ses dimensions, de l’auteur de son carton et de la rareté de la pièce. Les tapisseries s’échangent le plus souvent pour quelques centaines à quelques dizaines de milliers d’euros, en fonction de ces critères. Le record des ventes est détenu par la tapisserie des conquêtes de Louis le Grand, d’après un carton de Jean-Baptiste Martin des Batailles, tissée au XVIIème siècle à la manufacture de Beauvais. Cette dernière a été adjugée pour 1 603 703 € à Venise en 1998. Vous souhaitez faire expertiser une tapisserie et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une tapisserie en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Tapisserie en laine de la manufacture royale d’Aubusson d’après un carton de Jean-Baptiste Huet, v. 1786, Marseille, Grand salon u musée Grobet-Labadié.
Jean-Claude Nadjarian est expert en tapis anciens et tapisseries anciennes. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de tapisseries anciennes et de l’estimation de tapisseries de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de textiles muraux anciens : tapisseries flamandes, tapisseries d’Aubusson, tapisseries des Flandres, tapisseries françaises, verdures, scènes mythologiques, tentures décoratives et pièces historiques issues des grandes manufactures européennes.
Sa connaissance approfondie des techniques de tissage anciennes, des grands ateliers européens et des spécificités stylistiques propres aux différentes manufactures lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une tapisserie ancienne : époque de tissage, atelier ou manufacture d’origine, qualité d’exécution, richesse iconographique, dimensions, rareté du sujet, état de conservation, restaurations anciennes, provenance et intérêt historique.
Expert reconnu sur le marché des tapisseries anciennes de collection, Jean-Claude Nadjarian intervient régulièrement pour l’expertise de tapisseries anciennes, l’estimation de tapisseries murales et tentures anciennes et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de textiles historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché international des tapisseries de collection lui permet d’évaluer aussi bien des tapisseries décoratives traditionnelles que des pièces rares, anciennes ou de prestige recherchées par les collectionneurs et amateurs d’arts décoratifs historiques.
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Comment estimer votre tapis ancien ou tapisserie ?
Le premier réflexe de Jean-Claude Nadjarian, notre expert en tapis et tapisserie, est d’analyser la matière et la couleur de la pièce. Il faut savoir que les teintures naturelles, comme l’indigo ou la garance, vieillissent bien mieux que les encres chimiques. Pour les tapis, tout se joue sur la densité : une chaîne en soie sur un tapis de cité (Isfahan ou Hereke) est un signe immédiat de haute qualité. En bref, nous regardons si le travail est fin, si la laine est soyeuse, si le tissage a été fait pour durer ou pour l’exportation de masse… Chaque détail est important.
L’examen se poursuit sur l’état physique et les marques d’atelier. Pour une tapisserie ancienne, nous cherchons la signature de la manufacture (Gobelins, Beauvais, etc.) souvent cachée dans la bordure de l’oeuvre. C’est un argument de vente majeur ! Tout autant que l’état des fibres : une laine qui s’effrite ou des traces de mites demandent des réparations lourdes et réduisent la valeur finale. À l’inverse, si les couleurs au dos du tapis sont restées vives, cela prouve que la pièce a été bien protégée de la lumière, ce qui booste l’estimation.
Enfin, c’est la rareté du motif qui fixe le prix final. Si les grandes scènes classiques du XVIIIe siècle sont toujours recherchées pour les tapisseries, la tendance actuelle va vers les tapis tribaux et nomades (Caucase, Turkménistan). Les collectionneurs adorent ces dessins géométriques, plus simples et authentiques, qui s’intègrent mieux dans les intérieurs modernes. Chaque pièce est unique et demande une analyse au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !
FAQ expertise de tapisseries et tapis
Quelles sont les tapisseries les plus cotées ?
En général, les tapisseries qui ont le plus de valeur sur le marché sont issues des manufactures royales françaises comme Aubusson, Gobelins ou Beauvais. Les tapisseries flamandes sont également réputées pour leur précision. Mais ce n’est pas une règle universelle : chaque pièce peut être une œuvre d’art, et Jean-Claude Nadjarian pourra le savoir !
Un tapis persan a-t-il toujours de la valeur ?
Pas forcément. Le terme « Persan » couvre tout, du tapis de prière industriel au chef-d’œuvre de musée. La valeur dépend de l’âge, de la finesse du nouage et de l’état. Un tapis ancien noué à la main avec une laine de qualité aura toujours plus de valeur qu’une copie moderne, même venant d’Iran. Ne vous fiez donc pas toujours au nom “tapis persan” !
Comment savoir si ma tapisserie a été restaurée ?
On regarde s’il y a des « repiquages », c’est-à-dire des zones où la laine semble plus récente ou d’une nuance légèrement différente. Une bonne restauration de tapisserie est normale pour une pièce de 300 ans, mais si elle est trop grossière, elle peut raidir le textile et faire baisser sa cote.
Puis-je faire estimer mon tapis ou ma tapisserie en ligne ?
C’est possible sur Estimon’objet ! Pour que Jean-Claude Nadjarian puisse expertiser votre tapisserie ou votre tapis, envoyez une photo globale et des gros plans du dos de votre pièce. C’est au revers qu’on voit la structure du nœud et qu’on distingue le fait-main de la machine. Une photo des franges est aussi très utile. Ensuite, vous recevrez une estimation gratuite et sécurisée par mail. Pas besoin de déplacer votre objet.
Pourquoi les tapis en soie sont-ils spéciaux ?
La soie est beaucoup plus fine que la laine. Elle permet de faire des nœuds minuscules et des dessins ultra-détaillés, presque comme une photo. Un tapis Hereke ou Ghoum en soie demande un temps de travail colossal, ce qui explique pourquoi ce sont les pièces les plus chères du marché !
Faut-il nettoyer son tapis avant de le vendre ?
Surtout pas vous-même ! Un nettoyage inadapté peut faire déteindre les couleurs ou abîmer la trame. Présentez-nous le tapis tel qu’il est. Si un nettoyage pro est nécessaire pour mieux le vendre aux enchères, nous vous indiquerons le moment venu tout ce qu’il faut savoir.
Quel style de tapis se vend le mieux en ce moment ?
Le marché s’arrache les tapis anciens aux motifs géométriques et épurés (styles caucasiens ou berbères anciens). Ils plaisent car ils sont moins chargés que les tapis classiques et se marient très bien avec du mobilier contemporain.
Estimation gratuite des artistes en tapisserie
Estimation de tapis anciens et tapisserie en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre tapis ancien, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre tapisserie sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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