Estimation, cote et valeur Tapis Persan

L’appellation « tapis persan » recouvre les tapis produits en Iran. La Perse est en effet l’une des principales régions de production des tapis en Iran. Besoin d’une expertise d’un Tapis persan ? Contactez les spécialistes d’Estimon’objet !

Estimation gratuite tapis persan

Prix et cote des tapis persans

  • Tapis persans décoratifs et productions traditionnelles courantes : entre 300 € et 2 000 €

  • Tapis persans de belle qualité, ateliers réputés et modèles recherchés : entre 2 000 € et 15 000 €

  • Tapis persans rares, tapis de soie, grands ateliers historiques et pièces de collection exceptionnelles : de 15 000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un tapis persan ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos sur votre tapis. Faites estimer votre tapis persan en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Tapis persans de l’Antiquité

Les premiers tapis persans antiques connus sont réalisés par les Sassanides, du IIIème au VIIème siècle. Il s’agit de tapis de feutre ras ou au point noué (à nœud asymétrique), produits en Iran. Les tapis étaient des productions très luxueuses qui pouvaient comprendre des fils d’or et de soie, et être brodés de pierres précieuses. C’est le cas du tapis « printemps de Khôsro », du prince sassanide Khôsro, connu par les textes. De rares exemples archéologiques sont connus, cependant les témoignages antérieurs au XVIème siècle demeurent rares. 

Les tapis persans turco-mongols

Les tapis persans dits turco-mongols désignent les tapis réalisés sous les turcs Seldjoukides puis les Mongols, entre le XIème et le XIVème siècle. La technique du nœud asymétrique demeure la plus utilisée. Les tapis portent principalement des dessins géométriques et des motifs animaliers entre le XIIIème et le XIVème siècle. Parmi les décors les plus récurrents, on trouve le motif de « collier de nuage », et de petits ornements répétés tels que les göl turcomans. Les carreaux et médaillons octogonaux comparables aux tapis Holbein sont également très prisés. 

Les tapis persans des Timourides

Lorsque Timur Lang prend la Perse à la fin du XIVème siècle, il épargne les artistes et artisans et le déporte dans sa capitale, Samarcande. La ville devient le centre de production du tapis persan, et on voit apparaitre les premiers cartons de tapis. Ce sont les peintres de cour qui dessinent les cartons, et les diffusent dans les ateliers de Samarcande, Tabriz et Hérat. On observe donc une uniformisation du style des tapis persans. Au XVème siècle, la taille des tapis persans s’accroit, et cette production devient un véritable art de cour. 

Les tapis persans safavides

La période Safavide constitue l’âge d’or du tapis persan, aux XVIème-XVIIème siècles. La stabilité du pouvoir et le goût personnel des souverains pour les tapis permettent un grand essor de l’art du tapis. Cela se traduit par le développement d’importantes manufactures d’État (karkhaneh) à Tabriz, Hérat, Kerman, Ispahan, Kachan, et Jochaqan. Les ateliers sont réorganisés sous Chah Abbas Ier au XVIème siècle pour développer l’économie du pays. Une partie de la production est destinée à l’exportation. Progressivement, la technique du nouage des tapis se perfectionne avec l’utilisation de la soie. Les fils, plus fins, permettent un tissage plus serré des tapis, et donc la réalisation de décors plus nets. Le répertoire décoratif offre principalement de fleurs, des feuillages et des rinceaux d’arabesques, disposés selon un axe médian. Les compositions s’organisent avec des médaillons centrés et non répétés, contrairement aux tapis turcs. Les ornements ont le plus souvent un sens de lecture privilégié. Les motifs de treillis se développent également à partir du XVIIème siècle. Les tapis les plus luxueux sont souvent brochés d’or et d’argent. Généralement, ils sont tissés par paire, car on étend un tapis de part et d’autre de la pièce centrale de la maison. 

Déclin et renouveau du tapis persan

Après l’âge d’or du tapis persan au XVIème-XVIIème siècle, la production connaît un déclin au XVIIIème siècle. La qualité décroit avec la chute des Safavides. On remarque l’uniformisation et la simplification des dessins des tapis persans, et la diffusion de tapis à trame de coton non brochés, de petite taille. La maitrise des dessins est souvent moins habile que sous les Safavides, car les ateliers de Chiraz, Ravar et Kerman manquent de maîtres de talent pour superviser la production. L’art du tapis persan connaît cependant un renouveau avec la demande de la bourgeoisie européenne au XIXème siècle. L’influence européenne était perceptible dans les motifs des tapis dits « portugais » dès le XVIIIème siècle. Ces derniers portent en effet des motifs spécifiquement européens, et représentent notamment des personnages vêtus à l’européenne. Au siècle suivant, les décors des tapis persans sont directement fournis par les firmes européennes, qui recherchent le savoir-faire des artisans iraniens. On voit renaître les dessins traditionnels de scènes de chasses, de vases et de fleurs, mais sur des tapis de formats plus petit pour s’adapter à l’habitat de la clientèle urbaine européenne.

Faites estimer gratuitement un tapis persan

Les tapis persans bénéficient de l’ancienneté de leur réputation, et ce sont eux qui remportent les records des ventes de tapis. Le prix de vente d’un tapis persan peut atteindre le milliard, comme le tapis de soie d’Ispahan de l’ancienne collection de Doris Duke, vendue à New York en 2008 pour 4,450,000$. Les tapis persans anciens d’excellente facture s’échangent cependant le plus souvent pour des prix de l’ordre du millier ou du million d’euros. Ainsi, le tapis de la collection Clark Sickle a été adjugée pour 33 millions de dollars à New York en 2019. Vous souhaitez faire expertiser un tapis persan et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire.  Faites estimer un tapis persan en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Tapis Ardabil, 1539-1540, Londres, Victoria & Albert Museum 

Jean-Claude Nadjarian est expert en tapis anciens et tapisseries anciennes. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de tapis persans et de l’estimation de tapis persans de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de textiles anciens issus des plus grands centres de tissage d’Iran : Tabriz, Ispahan, Kashan, Kerman, Qom, Nain, ainsi que des tapis tribaux et villageois persans recherchés par les collectionneurs.

Sa connaissance approfondie des écoles de tissage persanes, des techniques traditionnelles de nouage et des spécificités stylistiques propres à chaque région de production lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un tapis persan ancien : provenance, époque de fabrication, finesse du nouage, qualité de la laine ou de la soie, richesse du décor, harmonie chromatique, rareté du modèle, dimensions, état de conservation, restaurations éventuelles et provenance historique.

Expert reconnu sur le marché des tapis persans de collection, Jean-Claude Nadjarian intervient régulièrement pour l’expertise de tapis persans anciens, l’estimation de tapis d’Iran et tapis orientaux de prestige et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de textiles anciens sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché international des tapis persans anciens lui permet d’évaluer aussi bien des tapis décoratifs traditionnels que des pièces rares, anciennes ou de prestige particulièrement recherchées par les collectionneurs et amateurs d’arts décoratifs orientaux.

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Comment estimer votre tapis ancien ou tapisserie ?

Le premier réflexe de Jean-Claude Nadjarian, notre expert en tapis et tapisserie, est d’analyser la matière et la couleur de la pièce. Il faut savoir que les teintures naturelles, comme l’indigo ou la garance, vieillissent bien mieux que les encres chimiques. Pour les tapis, tout se joue sur la densité : une chaîne en soie sur un tapis de cité (Isfahan ou Hereke) est un signe immédiat de haute qualité. En bref, nous regardons si le travail est fin, si la laine est soyeuse, si le tissage a été fait pour durer ou pour l’exportation de masse… Chaque détail est important.

L’examen se poursuit sur l’état physique et les marques d’atelier. Pour une tapisserie ancienne, nous cherchons la signature de la manufacture (Gobelins, Beauvais, etc.) souvent cachée dans la bordure de l’oeuvre. C’est un argument de vente majeur ! Tout autant que l’état des fibres : une laine qui s’effrite ou des traces de mites demandent des réparations lourdes et réduisent la valeur finale. À l’inverse, si les couleurs au dos du tapis sont restées vives, cela prouve que la pièce a été bien protégée de la lumière, ce qui booste l’estimation.

Enfin, c’est la rareté du motif qui fixe le prix final. Si les grandes scènes classiques du XVIIIe siècle sont toujours recherchées pour les tapisseries, la tendance actuelle va vers les tapis tribaux et nomades (Caucase, Turkménistan). Les collectionneurs adorent ces dessins géométriques, plus simples et authentiques, qui s’intègrent mieux dans les intérieurs modernes. Chaque pièce est unique et demande une analyse au cas par cas, alors n’hésitez pas à contacter Estimon’objet !

FAQ expertise de tapisseries et tapis

En général, les tapisseries qui ont le plus de valeur sur le marché sont issues des manufactures royales françaises comme Aubusson, Gobelins ou Beauvais. Les tapisseries flamandes sont également réputées pour leur précision. Mais ce n’est pas une règle universelle : chaque pièce peut être une œuvre d’art, et Jean-Claude Nadjarian pourra le savoir !

Pas forcément. Le terme « Persan » couvre tout, du tapis de prière industriel au chef-d’œuvre de musée. La valeur dépend de l’âge, de la finesse du nouage et de l’état. Un tapis ancien noué à la main avec une laine de qualité aura toujours plus de valeur qu’une copie moderne, même venant d’Iran. Ne vous fiez donc pas toujours au nom “tapis persan” !

On regarde s’il y a des « repiquages », c’est-à-dire des zones où la laine semble plus récente ou d’une nuance légèrement différente. Une bonne restauration de tapisserie est normale pour une pièce de 300 ans, mais si elle est trop grossière, elle peut raidir le textile et faire baisser sa cote.

C’est possible sur Estimon’objet ! Pour que Jean-Claude Nadjarian puisse expertiser votre tapisserie ou votre tapis, envoyez une photo globale et des gros plans du dos de votre pièce. C’est au revers qu’on voit la structure du nœud et qu’on distingue le fait-main de la machine. Une photo des franges est aussi très utile. Ensuite, vous recevrez une estimation gratuite et sécurisée par mail. Pas besoin de déplacer votre objet.

La soie est beaucoup plus fine que la laine. Elle permet de faire des nœuds minuscules et des dessins ultra-détaillés, presque comme une photo. Un tapis Hereke ou Ghoum en soie demande un temps de travail colossal, ce qui explique pourquoi ce sont les pièces les plus chères du marché !

Surtout pas vous-même ! Un nettoyage inadapté peut faire déteindre les couleurs ou abîmer la trame. Présentez-nous le tapis tel qu’il est. Si un nettoyage pro est nécessaire pour mieux le vendre aux enchères, nous vous indiquerons le moment venu tout ce qu’il faut savoir.

Le marché s’arrache les tapis anciens aux motifs géométriques et épurés (styles caucasiens ou berbères anciens). Ils plaisent car ils sont moins chargés que les tapis classiques et se marient très bien avec du mobilier contemporain.

Estimation gratuite des artistes en tapisserie

Estimation de tapis anciens et tapisserie en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre tapis ancien, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre tapisserie sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :