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Estimation, cote et valeur Fusils réglementaires français

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Estimation gratuite Fusil réglementaire français

Prix et cote des fusils réglementaires français

  • Fusils réglementaires français courants, modèles standard ou productions de masse : entre 200 € et 1 000 €

  • Fusils réglementaires français recherchés (modèles rares, variantes spécifiques, belles conservations) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Fusils réglementaires français d’exception, modèles historiques rares ou pièces de collection prestigieuses : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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Arme réglementaire de l’armée française pendant la guerre franco-prussienne, découvrez le fusil Chassepot

Créé par Antoine Alphonse Chassepot, armurier français, le fusil Chassepot est la première arme dite industrielle française. Il fait son entrée dans l’équipement de l’armée française dès 1866. En effet, la victoire de l’armée de Prusse sur l’Autriche lors de la bataille de Sadowa le 3 juillet 1866, à l’aide du fusil Dreyse, accélère l’intégration du modèle Chassepot comme arme à feu réglementaire de l’armée française. Il était nécessaire pour les Français de se doter d’une arme capable de rivaliser avec celle de la puissance prussienne. Utilisé par l’infanterie, la Marine et les douaniers, le fusil Chassepot fit ses preuves seulement quatre ans après sa création lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Si son utilisation causa une grande inquiétude au sein de l’État-major allemand, elle n’était pourtant pas assez généralisée puisque les Français ne parvinrent pas à défaire l’ennemi, malgré cette arme de supériorité technique face au fusil Dreyse. Le fusil Chassepot est le premier fusil réglementaire français à culasse mobile : le rechargement de l’arme se fait donc par l’arrière et non plus par la bouche comme on le faisait jusqu’à présent. 

Sa monture est réalisée d’une seule pièce, il s’agit ainsi toujours d’une arme à un coup, qui ne comprend pas de chargeur. Elle peut, par ailleurs, tirer jusqu’à quatorze coups par minute, chacun des tirs ayant une portée maximale de 1700 mètres. En revanche, le fusil Chassepot n’est pas le plus optimal dans son chargement : on ne connaît encore à cette époque que la poudre noire, qui encrasse rapidement le canon, ce à quoi s’ajoute l’utilisation de cartouches, qui nécessitent un assemblage d’une grande minutie. Cet encrassement rapide de l’arme, en partie due à l’enveloppe en carton brûlant lors du tir, limite la possibilité de tirer plus de vingt coups d’affilée. Le fusil Chassepot était accompagné de sa baïonnette, de type « yatagan », en référence à sa forme identique aux sabres turcs éponymes, caractérisés par leur lame recourbée et la courbe rentrante du tranchant vers la pointe.

Le fusil Gras, héritier du modèle Chassepot

Digne successeur du fusil Chassepot, le fusil Gras le remplace dès 1874 en tant qu’arme à feu réglementaire de l’armée française. Son concepteur, le général de division français Basile Gras, le met au point à partir du modèle Chassepot : les deux armes sont relativement similaires dans leur aspect, si ce ne sont les cinquante grammes supplémentaires du fusil Gras. Adopté par l’armée de Terre, la Garde républicaine, les sapeurs-pompiers de Paris, par l’aviation pendant la Première Guerre mondiale et certains réservistes en 1939 et 1940, le fusil Gras innove sur plusieurs points techniques. Il est avant toute chose la première arme d’épaule de l’armée française. De plus, il règle le point faible du modèle Chassepot et propose l’utilisation de cartouches à étui métallique pour remplacer celles à enveloppe en papier. Mais il s’agit tout de même d’un fusil à un coup qui nécessite l’utilisation de poudre noire. Enfin, si le fusil Gras s’accompagne lui aussi d’une baïonnette, la lame de cette dernière est désormais droite.

En définitive, il ne s’agit là que de quelques modifications du modèle Chassepot. Ainsi, on compte au total 892 990 fusils Chassepot transformés en modèle Gras, auxquels s’ajoutent les 1 244 502 exemplaires fabriqués dans plusieurs manufactures françaises. Parmi elles, on retrouve la Manufacture d’armes de Saint-Étienne (MAS), la Manufacture d’armes de Châtellerault (MAC), la Manufacture d’armes de Tulle (MAT), ainsi que la Steyr Mannlicher, une entreprise d’armes à feu autrichienne.

Quelle est la cote des fusils réglementaires français ?

Les fusils Chassepot et Gras sont de belles armes de collection plutôt recherchées sur le marché de l’art. Les modèles les plus prisés sont notamment les fusils Chassepot originaux qui n’ont pas été modifiés pour devenir des fusils Gras. Leur nombre réduit en font des armes d’exceptions, plutôt rares. Généralement vendus pour plusieurs centaines d’euros, la cote de ces fusils réglementaires varie selon l’état de l’arme, celles en très bon état pouvant atteindre plus de 1000 €. En 2022, un fusil d’infanterie Chassepot, modifié réglementairement par les Prussiens, s’est vendu pour 800 €. Lors de cette même vente, un fusil d’infanterie Chassepot modifié Gras, avec boîte de culasse marquée de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, s’est vendu au prix de 650 €. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos fusils réglementaires français (Chassepot et Gras) , faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet !Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils réglementaires français, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils militaires français et de l’estimation de fusils réglementaires français, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils Lebel, fusils Berthier, carabines réglementaires, armes longues françaises du XIXᵉ et du XXᵉ siècle ainsi que modèles utilisés par l’armée française lors des grands conflits historiques.

Sa connaissance approfondie de l’armement réglementaire français, des manufactures d’armes nationales, des évolutions techniques de l’armement militaire français et des variantes de production lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil réglementaire français de collection : modèle, année de fabrication, manufacture, marquages, régiment, rareté, état mécanique, état de conservation et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères d’armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils réglementaires français, l’estimation d’armes militaires françaises et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires courants, de variantes rares, d’armes de troupe spécifiques ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :