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Estimation, cote et valeur Coiffure militaire ancienne
Les coiffures militaires du Premier Empire figurent parmi les pièces les plus emblématiques de l’histoire napoléonienne et du militaria de collection. Portées par les soldats, officiers et corps d’élite sous le règne de Napoléon Ier, ces coiffures militaires anciennes regroupent shakos, bicornes, casques de cavalerie, bonnets d’ourson et coiffes réglementaires d’époque. Très recherchées par les collectionneurs et amateurs de souvenirs historiques napoléoniens, elles peuvent présenter une valeur importante selon leur régiment, leur rareté, leur état de conservation, leur provenance et la présence de leurs attributs d’origine. Vous souhaitez faire expertiser une coiffure militaire du Premier Empire ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre objet militaire ancien sur Estimon’objet !
Prix et cote des coiffures militaires
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Shakos, bicornes et coiffures militaires courantes ou incomplètes : entre 300 € et 1 500 €
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Coiffures militaires Premier Empire recherchées (officiers, régiments rares, modèles complets) : entre 1 500 € et 8 000 €
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Coiffures militaires d’exception, pièces historiques rares ou modèles de prestige : entre 8 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros
Comment faire estimer une coiffure militaire du Premier Empire en ligne
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Le shako, la coiffure du fantassin impérial
Les uniformes et les coiffures militaires suivent la mode masculine de leur temps. En France, les soldats sont principalement coiffés du tricorne au XVIIème siècle, qui laisse progressivement sa place au bicorne le siècle suivant. Ce dernier équipe largement les armées françaises jusqu’au début du XIXème siècle. Le traditionnel chapeau de feutre, jugé trop fragile et peu protecteur des blessures à l’arme blanche, est remplacé en 1806 par le shako, qui équipe la majeure partie des troupes sous le Premier Empire. Originaire d’Europe de l’Est, le csákó est à l’origine une coiffure traditionnelle cylindrique, importée par les hussards hongrois au XVIIIème siècle, et qui faisait partie de leur uniforme.
Progressivement, ce couvre-chef va équiper les armées européennes, dans une grande variété de formes. Réalisé en cuir et en feutre, le shako français est reconnaissable à sa forme cylindrique en forme de cône tronqué. Son adoption répond à des critères pratiques et esthétiques. Relativement haut, le shako réhausse la silhouette du fantassin. Il est ainsi censé protéger la tête des coups de sabres. Il est également doté d’une visière contre le soleil et la pluie, et de jugulaires en cuir recouvertes d’écailles de cuivre, qui permettent de le maintenir sur la tête et qui servent de protection aux joues du soldat. Il est surmonté d’un pompon ou d’un plumet, dont la couleur permet d’identifier la compagnie du soldat.
Enfin, une plaque de laiton, en forme de losange et placée au-dessus de la visière, indique le numéro du régiment. À partir de 1812, le nouveau règlement du colonel Bardin (1774-1840) prescrit le port d’une plaque en forme de demie-lune. Cette forme est inspirée de la pelta, un petit bouclier oriental utilisé comme motif ornemental durant l’Antiquité romaine. Le shako équipe, à quelques exceptions, la majeure partie des troupes militaires sous le Premier Empire. En fonction de l’unité, mais également de l’atelier et de l’année de fabrication, il existe une grande variété de shakos. Après la chute du Premier Empire en 1815, les armées françaises sont toujours équipées de cette coiffe caractéristique. Elle connaît tout au long du XIXème siècle un certain nombre de modifications, avant d’être remplacée par le képi. Aujourd’hui, le shako, dans des dimensions plus modestes, est encore porté en cérémonie par les élèves de l’école militaire de Saint-Cyr et la Garde républicaine à pied.
Le casque et la cavalerie
Si le casque n’équipe progressivement plus les soldats à partir du règne de Louis XIV (1643-1715), il refait son apparition au XVIIIème siècle pour équiper certains régiments de cavalerie. En effet, en 1743, le futur maréchal Maurice de Saxe (1696-1750) lève un corps de cavalerie dont les volontaires sont originaires d’Europe de l’Est. Il dote ses cavaliers d’un casque à l’antique, caractérisé par un bandeau en peau de phoque et un cimier bas. En 1763, le casque est attribué à l’ensemble des régiments français de dragons par une ordonnance royale, les distinguant des autres unités de cavalerie. Durant la Révolution française, une instruction provisoire de 1791 prescrit le port du casque aux fantassins. S’inspirant du modèle en vigueur chez les dragons, ce couvre-chef est réalisé en cuir bouilli ou en feutre de laine teinte en noir, avec une visière cousue. Un bandeau de toile peinte reproduit l’aspect d’une peau de panthère, tandis qu’une crinière courte, la chenille, surmonte le casque. Trop coûteux, et peu apprécié des soldats, le casque à chenille modèle 1791 est rapidement abandonné. Le casque métallique ne sera porté sous l’Empire que par les régiments de dragons et par les cuirassiers.
Caractéristique de la silhouette de ces troupes montées, il est reconnaissable à sa grande crinière en cuir, protégeant la nuque de son porteur des coups de sabre. On distingue les deux modèles par le bandeau présent sur le casque, noir pour les cuirassiers et léopard pour les dragons. En 1809, après les nombreuses pertes subies par les carabiniers, Napoléon fait adopter le casque et la cuirasse pour ces régiments. Afin de les distinguer des cuirassiers, les carabiniers sont dotés d’une cuirasse et d’un casque dorés. Par ailleurs, ce dernier est également reconnaissable à sa chenille rouge écarlate. Ainsi, sous le Premier Empire, si le casque équipe principalement les unités de cavalerie, il existe une exception. Constatant la mortalité élevée des officiers chargés de porter et de défendre les insignes impériaux, le règlement de 1812 prescrit aux soldats le port du casque.
Ce dernier, caractérisé par une chenille rouge vif, n’est cependant pas adopté à grande échelle. Ainsi, tout au long du XIXème siècle, le modèle de casque adopté sous l’Empire par les dragons et cuirassiers connaît peu d’évolution. Il équipe encore ces unités au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918). S’il existe des projets de casque pour l’infanterie au début du XXème siècle, il faut attendre 1915 pour voir l’adoption d’un casque unique pour tous les soldats. Aujourd’hui, le régiment de cavalerie de la Garde républicaine porte encore lors des défilés l’iconique casque à crinière.
Les coiffures militaires du Premier Empire sur le marché de l’art
Les coiffures militaires du Premier Empire sont assez rares sur le marché de l’art. Leur cote varie en fonction de l’unité associée et de leur état de conservation. En effet, ces pièces anciennes, bien que produites en grandes quantités, sont rarement parvenues jusqu’à nous. On observe ainsi régulièrement la mise en vente d’éléments isolés de ces coiffures, tels que les plaques de shako. Les coiffures complètes peuvent ainsi voir leur prix s’envoler. Ainsi, en mai 2024, un shako d’officier du 121ème régiment d’infanterie de ligne, au règlement de 1812, fut estimé lors de sa mise aux enchères entre 6 000 et 8 000 euros, pour être finalement adjugé à 12 000 euros. Pour une estimation gratuite de vos coiffures militaires du Premier Empire, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !
Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en coiffures militaires du 1er Empire, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de coiffures militaires napoléoniennes et de l’estimation de coiffures militaires anciennes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bicorne du Premier Empire, shakos napoléoniens, bonnets à poils, casques de cavalerie, coiffures de grenadiers et couvre-chefs réglementaires des armées impériales.
Sa connaissance approfondie des coiffures militaires du 1er Empire, des différents corps de troupe, des fabrications réglementaires et des spécificités de montage lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une coiffure militaire napoléonienne de collection : modèle, régiment, période de fabrication, rareté, fabricant, matériaux, état de conservation, complétude des attributs et provenance historique.
Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de coiffures militaires Premier Empire, l’estimation de bicornes et shakos anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de coiffures militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles de troupe, de coiffures d’officier, de pièces régimentaires rares ou d’objets historiques d’exception.
Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques
Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?
L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.
Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.
Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.
FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires
Quels sont les objets de guerre les plus recherchés actuellement ?
La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.
Mon sabre de famille a une lame un peu piquée, est-ce grave ?
Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.
Est-il légal de vendre des armes à feu anciennes ?
La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.
Pourquoi l'écrin ou les documents d'origine boostent-ils le prix ?
En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.
Comment identifier un "remontage" sur une dague ou un sabre ?
C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.
La présence d'un nom de soldat augmente-t-elle le prix de l'objet ?
Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.
Puis-je faire estimer mon objet de guerre en ligne ?
Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.
Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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