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Estimation, cote et valeur Casques à Pointe
Les casques à pointe anciens comptent parmi les pièces emblématiques du militaria européen et de l’histoire militaire prussienne et allemande. Portés principalement au XIXᵉ siècle et durant la Première Guerre mondiale, ces casques militaires de collection séduisent les amateurs par leur silhouette caractéristique, la diversité de leurs modèles et la richesse de leurs attributs régimentaires. Très recherchés par les collectionneurs d’objets de guerre, les casques à pointe peuvent présenter une valeur importante selon leur régiment, leur époque, leur rareté, leur état de conservation et la présence de leurs garnitures d’origine. Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe ancien ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre casque militaire sur Estimon’objet !
Prix et cote des casques à pointe
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Casques à pointe courants, modèles de troupe ou exemplaires incomplets : entre 200 € et 1 000 €
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Casques à pointe recherchés (officiers, régiments spécifiques, modèles complets ou bien conservés) : entre 1 000 € et 6 000 €
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Casques à pointe d’exception, modèles rares, régiments prestigieux ou pièces historiques de collection : entre 6 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros
Comment faire estimer un casque à pointe en ligne
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L’histoire des casques à pointes
Dès le milieu du XIXème siècle, en 1842, le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse prend la décision de doter son armée d’un nouveau casque. Si le casque à pointe est connu comme étant typique de l’armée prussienne au XIXème siècle puis allemande au début du XXème siècle, la légende veut qu’Otto von Bismarck en ait vu un similaire sur la table du tsar Nicolas Ier, lors de son voyage en Russie en 1835. Au-delà de l’esthétique reconnaissable du casque, sa pointe avait un réel intérêt pratique. En effet, cette dernière était censée protéger les fantassins des coups de sabre de la cavalerie, portés plus haut. Le premier prototype qui est proposé en 1841 par Wilhelm Jaeger, un métallurgiste prussien de la ville d’Elberfeld, est entièrement en métal. Afin de rendre le casque à pointe plus léger, le tanneur Christian Harkort propose de remplacer le fer par du cuir. À l’unanimité , le casque à pointe est choisi sous cette forme et l’État passe commande aux deux artisans pour le Pickelhaube. Le casque à pointe vient remplacer le traditionnel shako, une coiffe venue de Hongrie, en feutre, qui manquait de praticité au combat et ne protégeait que très sommairement les soldats.
Avec son revêtement en cuir bouilli et sa garniture en laiton, le casque à pointe était également doté d’une visière ainsi que d’un couvre-nuque, équipant ainsi son propriétaire contre le soleil mais aussi la pluie. Il est également pensé et exécuté avec des aérations, afin de limiter la sudation de son détenteur, ainsi qu’avec un intérieur en cuir qui lui confère une plus grande stabilité, et une toile de camouflage utilisée lors des campagnes militaires. Pour tous, le casque à pointe est recouvert d’un vernis noir. En revanche, des éléments viennent s’ajouter afin de distinguer les soldats selon leur origine, leur grade et leur arme. La pointe elle-même, amovible et parfois cannelée, est l’un de ces éléments constitutifs. Mais elle fut même remplacée par une sphère pour distinguer l’artillerie, ou par un aigle moulé pour la garde royale prussienne plus tard devenue la garde impériale. La plaque frontale servait, quant à elle, à connaître l’origine de chaque soldat.
En effet, chaque Land, au total de vingt-deux à l’issue de la guerre austro-prussienne de 1866, appose son emblème sur cette plaque. On retiendra à titre d’exemple les lions pour la Bavière ou encore l’aigle pour la Prusse. Enfin, le casque à pointe était paré de cocardes de chaque côté de la jugulaire, une attache en cuir ou en écailles de métal passant sous le menton. La cocarde droite était aux couleurs du Reich à partir de 1871, soit noir, blanc et rouge à cette époque, tandis que la cocarde gauche portait les couleurs du Land et était de forme variée selon le grade militaire. Une fois entièrement conçu, le casque à pointe est progressivement adopté par l’ensemble des armées du Reich, la Bavière étant le dernier État à l’intégrer à son équipement en 1886. Sur le terrain, le casque à pointe montre peu à peu ses limites qui amenèrent certaines modifications.
La toile de camouflage feldgrau, couleur gris-vert significative de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale, apparaît et devient obligatoire à partir de 1910, lorsqu’on prend conscience que les ornements brillants rendent le camouflage impossible. C’est réellement la Première Guerre mondiale qui révèle les inconvénients du casque à pointe : il protège mal des éclats d’obus et sa pointe, trop voyante, est susceptible de se coincer dans les fils de fer barbelés. En outre, sa fabrication devient de plus en plus précaire à cause de pénuries de cuir, qui est alors remplacé par du carton compressé et de la feutrine. Dès 1915, le docteur Friedrich Schwerd met au point un nouveau modèle de casque, le Stahlhelm, qui fut porté par les troupes allemandes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le casque à pointe ne disparaît pourtant pas complètement des uniformes puisqu’il est encore utilisé lors des parades militaires.
Le casque à pointe, allemand, mais pas uniquement
Si les caricatures françaises et britanniques ont contribué à diffuser l’image du casque à pointe, notamment pour critiquer le militarisme allemand, les armées prussiennes puis impériales ne furent pas les seules à s’équiper de ce casque. En effet, d’autres armées l’adoptèrent également, ponctuellement. Par exemple, le Corps des Marines des États-Unis l’utilisa entre 1882 et 1906, mais ce fut aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suède et de plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont certains tels que le Chili et la Colombie l’ont conservé pour la tenue d’apparat de certaines unités.
La cote des casques à pointe sur le marché
Aujourd’hui, les casques à pointe sont des objets relativement prisés du marché de l’art, notamment européen, et on les retrouve régulièrement lors de ventes d’armes et militaria. En effet, les casques à pointe dans l’uniforme militaire germanique étaient un symbole de prestige, visible même dans les ornements du casque. Ces ornements vont, en partie, permettre d’estimer le prix d’adjudication de ces objets. Estimée entre cent euros et quelques milliers d’euros, la valeur du casque est généralement déterminée en particulier par sa plaque frontale. En 2021, l’adjudication d’un casque à pointe de sous-officier aux armes de la Bavière a atteint la somme de 2 200€. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos casques à pointe, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe et recevoir son estimation ? Faites estimer un casque à pointe en quelques clics et recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !
(Illus.) Casque à pointe bavarois
Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en casques à pointe, en art militaire ancien et en objets de militaria de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de casques à pointe et de l’estimation de casques militaires anciens, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de casques à pointe allemands, pickelhaubes prussiens, casques d’officiers, modèles régimentaires, coiffures impériales et variantes rares des armées germaniques du XIXe et du début du XXe siècle.
Sa connaissance approfondie des casques militaires prussiens et impériaux, des différents régiments, des fabrications réglementaires et des spécificités de montage lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un casque à pointe de collection : modèle, régiment, période de fabrication, rareté, marquages, matériaux, état de conservation, complétude des garnitures et provenance historique.
Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères de souvenirs historiques, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de casques à pointe, l’estimation de pickelhaubes anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de casques militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles de troupe, d’officier, de casques régimentaires rares ou de pièces historiques d’exception.
Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques
Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?
L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.
Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.
Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.
FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires
Quels sont les objets de guerre les plus recherchés actuellement ?
La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.
Mon sabre de famille a une lame un peu piquée, est-ce grave ?
Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.
Est-il légal de vendre des armes à feu anciennes ?
La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.
Pourquoi l'écrin ou les documents d'origine boostent-ils le prix ?
En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.
Comment identifier un "remontage" sur une dague ou un sabre ?
C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.
La présence d'un nom de soldat augmente-t-elle le prix de l'objet ?
Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.
Puis-je faire estimer mon objet de guerre en ligne ?
Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.
Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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