Estimation, cote et valeur Armes d'honneur

Les armes d’honneur anciennes occupent une place particulière dans l’histoire militaire et honorifique. Remises pour récompenser des actes de bravoure, distinguer un officier ou marquer une carrière exemplaire, ces armes de prestige allient intérêt historique, qualité d’exécution et forte dimension symbolique. Sabres d’honneur, pistolets de présentation, épées d’apparat ou armes gravées constituent aujourd’hui des objets de collection militaires très recherchés par les amateurs de militaria. Leur valeur dépend de leur époque, de leur attribution, de leur rareté, de leur état de conservation et de leur provenance historique. Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur ancienne ? Estimation gratuite, rapide en ligne de votre arme de collection sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Arme d'honneur

Prix et cote des armes d'honneur

  • Armes d’honneur courantes et modèles de récompense simples : entre 2 000 € et 10 000 €

  • Armes d’honneur recherchées et modèles historiques : entre 10 000 € et 50 000 €

  • Armes d’honneur exceptionnelles et pièces muséales : entre 50 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

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La Révolution et la création de nouvelles récompenses

Sous l’Ancien Régime, les ordres de chevalerie récompensaient traditionnellement les militaires ayant fait preuve d’une grande bravoure au feu. Essentiellement réservés aux officiers nobles, ces ordres sont pour la plupart supprimés en 1791 lors de la Révolution française, en vertu des principes républicains. Cette décision, prise par la Convention nationale (1792-1795), perdure durant le régime lui succédant, et se retrouve ainsi dans la Constitution du 5 Fructidor An III (22 août 1795) du Directoire (1795-1799). En effet, l’article 368 précise que « Nul ne peut porter des marques distinctives qui rappellent des fonctions antérieurement exercées, ni des services rendus ». Cependant, face à une situation militaire compliquée, le Directoire comprit la nécessité de récompenser les actions d’éclat afin de stimuler ses troupes malmenées. Dès 1796, on observe ainsi la remise d’armes ou de drapeaux, au nom de la nation. Les armées françaises se battent alors sur de nombreux fronts, notamment en Italie, où un jeune général s’illustre : Napoléon Bonaparte 1769-1821). 

Ses nombreuses victoires, telles que Montenotte, Lodi, Arcole ou encore Rivoli, lui permettent de gagner en influence. Durant la première campagne d’Italie (1796-1797) puis celle d’Égypte (1798-1801), le général Bonaparte reprend le principe d’arme d’honneur et le rationalise. Au titre de la nation, il remet un certain nombre de sabres, qui portent également son nom. Tirant parti de sa notoriété, Bonaparte exécute un coup d’État le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), marquant la fin du Directoire et le début du Consulat. On trouve à la tête du nouveau régime trois consuls : Bonaparte, Cambacérès et Lebrun. Le premier consul détient en réalité l’essentiel du pouvoir. Nommé en 1799 pour dix ans, Bonaparte est proclamé consul à vie en 1802. Le Consulat marque l’affermissement du pouvoir militaire, avant l’avènement de l’Empire en 1804.

Les armes d’honneur sous le Consulat

Dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII, le premier consul Bonaparte annonce qu’il sera décerné « des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République ». Le jour de son entrée en fonction, le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), Bonaparte fait publier un arrêté relatif aux récompenses militaires. Ce dernier précise les différents types d’armes d’honneur : fusil, carabine, mousqueton ou sabre. Il existe également des baguettes et des trompettes d’honneur, à destination des musiciens. Enfin, on précise que les canonniers-pointeurs pourront recevoir des grenades d’or, insignes qu’ils pourront porter sur le parement de leur habit. Par ailleurs, il est aussi prévu que chaque militaire ayant obtenu l’une de ces récompenses puisse bénéficier d’une augmentation de son salaire. L’arrêté précise que ces distinctions pourront être accordées aux officiers et aux soldats qui se distinguent par des actions d’une valeur extraordinaire, ou qui rendraient des services extrêmement importants. 

Quelques exemples sont cités : capture d’un drapeau à l’ennemi, capture d’un officier supérieur ou encore capture d’une pièce d’artillerie. Les armes d’honneur sont garnies d’argent et sont, pour la plupart, réalisées par la manufacture d’armes de Versailles, sous l’autorité du célèbre arquebusier Nicolas-Noël Boutet (1761-1833). Chaque arme d’honneur attribuée est accompagnée d’un brevet signé. On estime à 2 300 le nombre d’armes d’honneur décernées sous le Consulat. En 1804, avec la proclamation de l’Empire, les armes d’honneur sont supprimées au profit de la Légion d’honneur, qui récompense les militaires mais également les civils.

Quelle est la cote d’une arme d’honneur sur le marché ?

De nombreuses armes d’honneur se trouvent aujourd’hui dans les collections des musées français, notamment dans celles du musée de l’Armée. Ainsi, les armes d’honneur sur le marché sont particulièrement rares. En moyenne, la cote d’une arme d’honneur se situe entre 10 000 et 30 000 euros. L’estimation varie en fonction de sa provenance, de son état de conservation, de la typologie de l’arme, des inscriptions, de l’identité du récipiendaire et, le cas échéant, de la présence du brevet signé. Ainsi, en 2009 fut mis en vente le sabre d’honneur du citoyen Thierry, adjudant major à la trente-troisième ½ brigade de ligne. Celui-ci fut récompensé par le premier consul Bonaparte pour sa conduite au combat après s’être élancé seul sur une pièce d’artillerie. Estimé entre 40 000 et 50 000 euros, le sabre et son brevet, signé de la main de Bonaparte, furent adjugés pour 58 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme d’honneur en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Arme d’honneur du citoyen Jean Pansonnet, brigadier au 12e régiment de hussard.

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en armes d’honneur et en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en armes de prestige et de l’estimation d’armes d’honneur, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’armes de récompense et de collection : sabres d’honneur, pistolets de présentation, fusils de décoration, épées honorifiques et armes nominatives attribuées à des officiers ou personnalités militaires.

Sa connaissance approfondie de l’histoire des distinctions militaires, des armes de prestige et des manufactures d’armes françaises et étrangères, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une arme d’honneur ancienne : attribution, provenance, époque, qualité d’ornementation, rareté, richesse du décor, état de conservation et importance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes d’honneur et des ventes aux enchères d’armes anciennes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise d’armes d’honneur, l’estimation d’armes historiques de prestige et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes de collection exceptionnelles, qu’il s’agisse de sabres impériaux, d’armes nominatives, de pièces de présentation ou de souvenirs historiques majeurs recherchés par les collectionneurs de militaria.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :