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Estimation, cote et valeur Sabre de la Garde Impériale

Découvrez ici l’histoire des sabres de la Garde impériale sous le Premier Empire. Besoin d’une expertise sur un sabre de la Garde impériale ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Sabre de la Garde imperiale

Prix et cote des sabres de la Garde Impériale

  • Sabres de troupe, briquets et modèles réglementaires de la Garde Impériale : entre 400 € et 2 000 €

  • Sabres d’officiers, modèles de cavalerie et armes napoléoniennes recherchées : entre 2 000 € et 10 000 €

  • Sabres de la Garde Impériale rares, armes attribuées, modèles prestigieux ou pièces historiques exceptionnelles : de 10 000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros

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Naissance du sabre de la Garde Impériale

La Garde impériale, corps d’armée d’élite sous le Premier Empire (1804-1815), incarne à elle seule la grandeur et la splendeur de l’épopée napoléonienne. Les différents régiments qui la composaient se sont illustrés tout au long des campagnes militaires de Napoléon. L’emploi de ces régiments prestigieux sur le champ de bataille, mais également leurs uniformes et leurs équipements, les distinguaient des autres unités de la grande armée. À ce titre, les sabres de la Garde impériale constituent des pièces d’exception particulièrement recherchées sur le marché de l’art. Ces armes, minutieusement forgées et chargées de symbolisme, ne sont pas seulement des objets de collection ; elles sont également des témoins tangibles de l’histoire militaire et politique de l’époque napoléonienne.

La Garde impériale, l’élite des armées de Napoléon

Durant la Révolution française (1789-1799), plusieurs gardes sont créées afin d’assurer la sécurité des responsables du pouvoir. Il existe ainsi, sous le Directoire (1795-1799), « la garde du corps législatif », et « la Garde constitutionnelle du Directoire ». Bonaparte, devenu Premier Consul en 1799, réorganise ces deux entités en créant « la Garde des consuls ». Les soldats recrutés pour la constituer doivent remplir plusieurs critères, notamment de taille, et sont choisis parmi les vétérans des campagnes de la Révolution. En 1800, la Garde des consuls est ainsi constituée d’environ 2 000 hommes. Cette dernière devient la Garde impériale, lorsque Napoléon proclame l’Empire en 1804. La Garde impériale comprend plusieurs régiments : grenadiers à cheval, chasseurs à cheval, mamelouks, gendarmes d’élite, grenadiers à pied, chasseurs à pied, ainsi qu’un bataillon de marins et un escadron d’artilleurs à cheval. 

Avec environ 10 000 hommes à sa création, ses effectifs augmentent considérablement sous l’Empire grâce à l’adjonction de nouvelles unités : dragons, chevau-légers lanciers ou encore lanciers polonais. À partir de 1809, elle est divisée en trois : la Vieille Garde, la Moyenne Garde, et la Jeune Garde. Ainsi, lors de sa première dissolution en 1814, la Garde impériale représente plus de 100 000 hommes. Chargée de protéger l’Empereur, elle constitue également le cœur des armées de Napoléon. Se devant d’être exemplaire, et d’inspirer les autres soldats, elle est placée sous le commandement direct de l’Empereur. Sur le champ de bataille, la Garde constitue la réserve de l’armée. Elle n’est engagée qu’en ultime recours, pour enfoncer les lignes de l’adversaire ou pour secourir l’armée.

Les sabres de la Garde impériale

En l’an IX du calendrier révolutionnaire (1801), l’équipement des troupes françaises fait l’objet de nombreuses réformes, dans l’optique d’uniformiser les armées. À ce titre, des modèles précis de sabre sont dessinés pour les différentes unités de l’armée. Ce nouveau plan d’armement définit quatre modèles de sabre, pour la cavalerie lourde (cuirassiers, carabiniers), la cavalerie légère (chasseurs et hussards), la cavalerie de ligne (dragons) et l’infanterie. On distingue également des modèles à destination de la troupe, et des modèles à destination des officiers, de facture plus soignée. D’autres modèles de sabre seront définis et produits sous l’Empire, notamment en l’an XIII (1804). 

Ainsi, bien que réalisés selon les modèles adoptés pour l’armée, les sabres de la Garde impériale existent dans une grande variété de formes. Comme ils sont destinés aux troupes d’élites, leur réalisation est particulièrement contrôlée, afin de produire des sabres raffinés. Les plus beaux modèles présentent une lame bleuie, sur laquelle on peut observer sur une face le nom de l’unité, et sur l’autre la mention « Garde impériale », accompagnée de la lettre « N » couronnée de lauriers et d’aigles. Ces sabres sont principalement réalisés dans les nombreuses manufactures d’armes d’État : Versailles, Tulle, Saint-Étienne ou encore Klingenthal. Chacune d’entre elle possède une spécialisation.

La production de ces sabres étant contrôlée, on observe sur chaque arme la présence de poinçons et de marquages, qui permettent d’identifier la provenance d’un sabre, voire l’année de sa réalisation. Les différents éléments sont par la suite assemblés par un fourbisseur, également chargé du polissage des armes. Cette ultime étape de la réalisation d’un sabre pouvait être confiée à une entreprise privée. La maison Duc fourbissait ainsi les sabres de la Garde impériale, et apposait sa marque sur le talon des armes. On peut alors lire la mention : « Duc Fourbisseur de la Garde Impériale rue St Honoré en face celle de la Loi n° 251 à Paris ».

Les sabres de la Garde impériale sur le marché

Les collectionneurs d’objets liés au Premier Empire sont nombreux et les armes blanches sont particulièrement prisées par ces derniers. À ce titre, les sabres de la Garde impériale, étant donné leur esthétique soignée, et le prestige des unités associées, se trouvent parmi les pièces les plus recherchées. La cote d’un sabre de la Garde impériale varie principalement en fonction de son état, de son modèle et de l’unité à laquelle il est associé. Ainsi, les modèles les plus courants peuvent être estimés entre 1 000 € et 2 500 €, mais peuvent voir leurs enchères grimper rapidement. En 2024, un sabre courbe de chasseur à pied de la Garde impériale, estimé entre 1 000 € et 1 500 €, fut attribué à 4 000 €. Les modèles les plus rares peuvent voir leur prix d’adjudication passer la barre des 100 000 €. Ce fut le cas en 2019, lorsqu’un sabre d’officier subalterne des chasseurs à cheval de la Garde impériale fut attribué pour 103 648 €. Vous souhaitez faire expertiser un sabre de la Garde impériale, et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de sabres de la Garde Impériale et de l’estimation d’armes napoléoniennes, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de sabres historiques du Premier Empire : sabres de grenadiers à cheval, chasseurs de la Garde, dragons de l’Impératrice, sabres d’officiers, armes de cavalerie légère ou lourde et pièces prestigieuses liées à l’entourage de Napoléon Ier.

Sa connaissance approfondie des armes blanches napoléoniennes, des manufactures impériales et des grands fourbisseurs du Premier Empire lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un sabre de la Garde Impériale : authenticité de la lame, qualité de la monture, présence de poinçons et marquages réglementaires, état du fourreau, rareté du modèle, provenance historique, attribution éventuelle à un officier ou à un corps prestigieux et état général de conservation.

Expert reconnu dans le domaine des armes napoléoniennes et du militaria du Premier Empire, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de sabres napoléoniens, l’estimation de sabres de la Garde Impériale et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des souvenirs historiques du Premier Empire lui permet d’évaluer aussi bien des sabres réglementaires de troupe que des armes d’officiers rares, richement décorées ou historiquement importantes recherchées par les collectionneurs internationaux et les amateurs d’histoire napoléonienne.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :