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Estimation, cote et valeur Revolvers modèles 1873 et 1874

Après la guerre franco-allemande de 1870-1871, et la défaite française, la IIIème République (1870-1940) doit reconstituer l’armée nationale. Certains équipements sont complètement obsolètes, à l’image du pistolet modèle 1822 T bis qui équipe encore ses troupes. Le gouvernement entreprend un vaste programme de modernisation, notamment pour les armes de poing, ce qui donne naissance aux revolvers modèles 1873 et 1874. Malgré leur remplacement officiel en 1892, les revolvers modèles 1873 et 1874 vont connaître une importante longévité. Dans les années 1920, ils équipent encore quelques unités de réserve et certains furent même utilisés durant la Seconde Guerre mondiale par des groupes de résistants. Découvrez ici l’histoire des revolvers réglementaires modèles 1873 et 1874. Besoin d’une expertise sur un revolver réglementaire modèle 1873 et 1874 ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Revolver modele 1873

Prix et cote des revolvers modèles 1873 et 1874

  • Revolvers modèle 1873 courants, armes réglementaires en état d’usage : entre 250 € et 700 €

  • Revolvers modèle 1874 d’officier, exemplaires homogènes et modèles recherchés : entre 700 € et 2 500 €

  • Revolvers 1873 et 1874 rares, versions Marine, coffrets d’origine et pièces exceptionnelles : de 2 500 € à plus de 10 000 €

Vous souhaitez faire expertiser un revolver modèle 1873 ou 1874 ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Nos experts et spécialistes examineront vos informations et photographies pour vous communiquer la valeur de votre revolver. Faites estimer votre revolver modèle 1873 ou 1874 en quelques clics et recevez une réponse sous quelques seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le revolver modèle 1873 : une arme solide et rustique

Dès 1871, la Commission de Tir de Vincennes rédige un cahier des charges pour la commande d’un revolver à destination de l’Armée de Terre. Plusieurs prototypes sont présentés, dont celui de Jules Chamelot et Henri-Gustave Delvigne. Le revolver Chamelot-Delvigne, déjà adopté par l’armée suisse, est finalement retenu. Il équipe progressivement les troupes françaises sous l’appellation « modèle 1873 », date à laquelle 40 000 exemplaires sont commandés à destination de la Gendarmerie. L’année suivante, il est adopté pour tous les sous-officiers de l’armée de Terre et les troupes de cavalerie. Fabriqué par la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, le revolver modèle 1873 pèse 1 200 grammes pour une longueur totale de 242 millimètres. 

Sur chaque revolver sont gravés le nom de la manufacture de Saint-Étienne, l’année de production de l’arme ainsi que son numéro de série. À l’exception de certains éléments, comme le chien recuit au jaune, le revolver modèle 1873 est poli à blanc. Son barillet plein, doté d’une capacité de six coups, et ses plaquettes de crosse en noyer quadrillé le rendent aisément reconnaissable. Doté d’une excellente prise en main, le revolver modèle 1873 est précis jusqu’à vingt-cinq mètres. Il est également peu sensible à l’encrassement et facilement démontable. Ses nombreuses qualités en ont fait une arme appréciée par l’armée, malgré une munition de 11,73 millimètres peu puissante. Au total, plus de 330 000 exemplaires furent produits entre 1873 et 1887.

Le modèle 1874, à destination des officier

D’une facture plus fine, le revolver modèle 1874 est destiné aux officiers de l’armée de Terre. De même calibre, c’est une version allégée du revolver modèle 1873. Légèrement plus court, le modèle 1874 est identifiable aux cannelures taillées dans son barillet, ainsi qu’à ses parties métalliques bronzées, permettant de le distinguer du modèle équipant la troupe. Seuls 36 000 exemplaires seront fabriqués entre 1875 et 1885.

Une variante rare : le revolver de Marine

A partir de 1872, la Marine est équipée du revolver Lefaucheux modèle 1870 de calibre 12 millimètres. Mais, en raison du coût d’achat trop élevé de ces armes, la Marine se tourne finalement en 1877 vers le revolver Chamelot-Delvigne équipant l’armée de Terre. Cependant, la Marine disposant encore d’importants stocks de munitions de 12 millimètres, une décision ministérielle impose la modification du barillet pour l’emploi de cette munition plus puissante. On parle ainsi du « revolver modèle 1873 de la Guerre modifié pour la Marine ». Afin de le distinguer du modèle adopté par l’armée de Terre, on frappe l’ancre de Marine sur la calotte de la crosse, et l’on accole la lettre « M » à la suite du millésime gravé sur le revolver, pour « modifié ». On distingue ainsi ces revolvers spécifiques par l’inscription « 1873 M » ou « 1874 M » sur le canon de l’arme.

Ce marquage ne doit pas être confondu avec le poinçon représentant la lettre « M » que l’on trouve parfois frappée sur la partie droite du busc du revolver, partie supérieure de la crosse, et à proximité de la vis de la plaque de recouvrement. Mesurant 2,5 millimètres, cette frappe indique que l’arme fut réparée en manufacture. La production de cette variante des revolvers modèles 1873 et 1874 s’arrête en 1886, avec l’épuisement des stocks de munitions de 12 millimètres. Ainsi, entre 1877 et 1886, seulement 13 000 exemplaires du revolver modèle 1873 et 1 500 exemplaires du modèle 1874 sont produits pour la Marine en calibre 12 millimètres, ce qui en fait une arme particulièrement recherchée par les collectionneurs.

Les revolvers modèles 1873 et 1874 sur le marché

Depuis 1979 et leur libéralisation, les revolvers modèles 1873 et 1874 rencontrent beaucoup de succès auprès des collectionneurs, mais également des tireurs sportifs. La cote d’un revolver modèle simple 1873 ou 1874 varie entre 300 et 1 000 euros. Elle est déterminée par un certain nombre de facteurs : la correspondance des pièces, l’état de la surface (piqûres de rouille), l’état des marquages, ou encore l’état mécanique. Récemment, un revolver modèle 1874 modifié pour la Marine, estimé entre 1 000 et 1 500 euros, fut attribué pour 1 800 euros.Vous souhaitez faire expertiser un revolver modèle 1873 ou 1874 et recevoir son estimation ? Faites estimer un revolver modèle 1873 ou 1874 en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Revolver modèle 1873 © Wikicommons

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en art militaire, armes anciennes et souvenirs historiques. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de revolvers modèle 1873 et 1874 et de l’estimation d’armes réglementaires françaises, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de revolvers militaires historiques : revolver Chamelot-Delvigne modèle 1873, revolver modèle 1874, versions d’officier, modèles réglementaires de troupe, variantes Marine, coffrets d’origine et accessoires anciens liés à l’armée française de la fin du XIXᵉ siècle.

Sa connaissance approfondie des armes réglementaires françaises, des manufactures d’État comme la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne, ainsi que des évolutions techniques des revolvers militaires du XIXᵉ siècle, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un revolver modèle 1873 ou 1874 : année de fabrication, numéros concordants, état mécanique, bronzage d’origine, marquages réglementaires, rareté de la variante, qualité de conservation, provenance et présence d’accessoires ou d’étuis d’époque.

Expert reconnu dans le domaine des armes anciennes de collection et du militaria français, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de revolvers réglementaires français, l’estimation de revolvers 1873 et 1874 et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente d’armes historiques sur le marché des enchères et des ventes spécialisées. Son expérience du marché des armes militaires françaises et des souvenirs historiques lui permet d’évaluer aussi bien des revolvers réglementaires courants que des modèles rares, de présentation ou historiquement importants recherchés par les collectionneurs et amateurs d’armes anciennes.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :