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Estimation, cote et valeur Fusils de chasse ancien

Au XVIIIème siècle, les armes de chasse connaissent un développement technologique et esthétique significatif, notamment en France, en Belgique, et en Angleterre. Cette période voit les armes de chasse devenir de véritables objets de luxe, mêlant artisanat, technologie et prestige. Découvrez ici l’histoire des fusils de chasse du XVIIIème siècle. Besoin d’une expertise sur un fusil de chasse du XVIIIème siècle ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Fusil de chasse du XVIIIème siècle

Prix et cote des fusils de chasse

  • Fusils de chasse courants, productions industrielles ou modèles standards : entre 100 € et 800 €

  • Fusils de chasse de qualité, modèles signés ou fabrications recherchées : entre 800 € et 5 000 €

  • Fusils de chasse d’exception, armes fines de prestige ou pièces de collection rares : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

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La chasse sous l’Ancien Régime

En France, la chasse fut longtemps une activité réservée à la noblesse. Ainsi, en 1396, une ordonnance édictée par Charles VI (1368-1422) interdit formellement la chasse aux roturiers. Cette interdiction perdure tout au long de l’Ancien Régime (1589-1789), et les sanctions encourues sont particulièrement sévères. La peine de mort pour le délit de chasse n’est supprimée qu’en 1669 par Louis XIV (1638-1715). Ce dernier, véritable passionné, organise de grandes parties de chasse dans les forêts royales de Fontainebleau ou de Versailles. Au XVIIIème siècle, la chasse reste un privilège seigneurial. Il est aboli avec la Révolution française le 4 août 1789, au même titre que les autres privilèges de la noblesse. Si la chasse n’est plus l’apanage de la noblesse, elle reste cependant réservée aux seuls propriétaires terriens. La bourgeoisie prend ainsi la place de la noblesse.

L’évolution technologique des armes à feu

Si les premières armes à feu apparaissent en Chine dès le VIIIème siècle, il faut attendre le XIVème siècle pour qu’elles se répandent sur les champs de bataille européens, avec le développement de l’artillerie. Le canon est alors allumé à la main par une mèche. Au XVème siècle, l’apparition de platine à mèche permet de faciliter la mise à feu. Le mécanisme s’organise autour d’un levier situé sous le bois du fusil. Ce dernier, une fois actionné, permet de faire basculer une pièce métallique, sur laquelle est fixée la mèche, mettant le feu à la charge de poudre. Au XVIème siècle apparaissent les premières platines à silex. La mèche est remplacée par une pierre qui, par une action de frottement ou de percussion, produit une étincelle mettant le feu à la poudre. 

Ce système est perfectionné au début du XVIIème siècle par le Français Marin Bourgeois (1560-1634), et se répand rapidement dans toute l’Europe. La platine à silex équipe toutes les armes à feu pendant près de deux siècles, avant d’être remplacée à partir de 1820 par le système à percussion, qui utilise des capsules de fulminate de mercure. Ces progrès technologiques permettent le développement d’armes à feu individuelles peu coûteuses, qui révolutionnent l’art de la guerre. Parallèlement, les armes à feu influencent le domaine de la chasse, en se substituant aux armes de jet traditionnelles telles que l’arc ou encore l’arbalète. C’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les fusils de chasse juxtaposés, à double canon, qui existent encore aujourd’hui.

Les fusils de chasse et la représentation d’un statut social

La chasse, réservée à la noblesse, était une activité sociale de choix. L’aristocratie européenne adoptait en conséquence des armes luxueuses et richement décorées, reflétant leur statut. Le XVIIIème siècle est marqué par l’essor de certaines régions comme Birmingham en Angleterre ou Liège en Belgique, qui se spécialisent dans la production d’armes à feu et qui sont encore aujourd’hui célèbres pour leur savoir-faire. Ce développement est favorisé par l’industrialisation progressive de la production d’armes, tandis que l’artisanat reste encore présent pour les éléments décoratifs. Les armuriers rivalisent ainsi de technique pour produire des armes esthétiques, tout en utilisant des matériaux de qualité.

Les armes de chasse sur le marché

La cote d’un fusil de chasse du XVIIIème siècle varie de quelques centaines d’euros pour les modèles les plus courants à plusieurs milliers d’euros pour des pièces de grande qualité. Le prix varie en fonction de l’état de l’arme et du nom de l’armurier, mais peut être également influencé par l’identité de son propriétaire. Ainsi, les armes de chasse ayant appartenu à des personnages importants rencontrent plus de succès lors de leur mise en vente. Il est à noter que de nombreux fusils de chasse à silex furent adaptés au système à percussion au début du XIXème siècle. Ainsi, les fusils non modifiés possédant leurs systèmes d’origine sont les plus recherchés. 

En janvier 2024, un fusil de chasse à double platine, signé « Livranton à St Chamond », fut estimé à 2 500 €. L’arme, dont le système d’armement était parfaitement fonctionnel, était caractérisée par deux canons poinçonnés et dorés, avec une crosse richement sculptée de fleurs et d’une tête d’animal, tandis que sa baguette était réalisée à partir d’un fanon de baleine. Le fusil de chasse a vu les enchères s’envoler pour être finalement attribué pour 4 200 €. Vous souhaitez faire expertiser un fusil de chasse du XVIIIème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer un fusil de chasse du XVIIIème siècle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils de chasse, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils de chasse anciens et de l’estimation de fusils de chasse de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils juxtaposés, superposés, fusils à percussion, fusils de chasse à broche, armes de chasse fines, ainsi que de modèles signés par les grandes maisons armurières françaises et européennes.

Sa connaissance approfondie des armes de chasse anciennes, des grandes manufactures et armuriers de prestige (Darne, Manufrance, Purdey, Holland & Holland, Lebeau-Courally, Verney-Carron…), des différentes mécaniques de fermeture et des fabrications artisanales ou industrielles lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil de chasse ancien : fabricant, modèle, qualité de fabrication, gravures, système mécanique, rareté, état de conservation, provenance et complétude de l’arme.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes anciennes et des ventes aux enchères spécialisées en armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils de chasse, l’estimation de fusils de chasse anciens et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils de collection, qu’il s’agisse de modèles de chasse courants, de fusils de prestige de grande manufacture ou de pièces exceptionnelles d’armurerie ancienne.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :