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Estimation, cote et valeur Fusils réglementaires allemands
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Prix et cote des fusils réglementaires allemands
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Fusils réglementaires allemands courants, modèles standard ou productions de masse : entre 200 € et 1 000 €
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Fusils réglementaires allemands recherchés (modèles rares, variantes spécifiques, belles conservations) : entre 1 000 € et 5 000 €
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Fusils réglementaires allemands d’exception, modèles historiques rares ou pièces de collection prestigieuses : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros
Comment faire estimer un fusil réglementaire allemand
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Le fusil Dreyse : découvrez l’arme à feu de prédilection de l’armée allemande à la fin du XIXème siècle
C’est à partir des idées de Jean-Samuel Pauly, célèbre armurier du début du XIXème siècle, que Johann Nikolaus von Dreyse développe son fusil et le dote de sa nouvelle invention de 1837 : la culasse est désormais mobile et verrouillée sur un épaulement par la rotation imprimée par un levier latéral. Le fusil Dreyse est ainsi l’un des premiers fusils à chargement par la culasse. Cette arme, qui fit ses preuves lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, portait initialement le nom de fusil à aiguille, en raison de l’allongement du percuteur, alors appelé « aiguille ». Cet allongement n’était pas anodin puisqu’il venait frapper, en traversant la charge de poudre, une amorce de fulminate de mercure, un explosif logé dans un évidement du sabot sur lequel s’appuie la balle. Le fusil Dreyse est finalement finalisé en 1839 et c’est la Prusse qui fait les premiers essais. Il est produit en petite série et très vite apprécié, notamment lors de son utilisation au cours de la révolution badoise de 1848-1849.
D’abord utilisé par les chasseurs, les Jägers de l’armée prussienne, le Dreyse devient peu à peu un incontournable de l’armée prussienne : produit en 1862 en plus grande série mais toujours en toute discrétion, il est le secret précieusement gardé des succès militaires prussiens. C’est la ville de Sömmerda, dans le Land de Thuringe, réputée pour sa manufacture d’armes, qui est chargée de la production du fusil Dreyse. Le fusil Dreyse intègre l’équipement de l’armée allemande lors de la guerre des Duchés, de janvier à octobre 1864, qui oppose la Confédération germanique, puis le royaume d’Autriche et la Prusse, au Danemark. En 1864 et 1866 se succèdent les guerres prusso-danoise et austro-prussienne, dans lesquelles le Dreyse permet à la puissance germanique de s’imposer militairement. En effet, il se recharge par la culasse, et non plus par la bouche, ce qui lui permet d’assurer une cadence de tir de six à huit coups par minute, de tirer en position couchée et avec une plus grande précision grâce à des tirs pouvant atteindre 600 mètres. La société Munitions- und Waffenfabrik AG de Sömmerda se spécialisa dans la fabrication des fusils Dreyse. Sa production diminua pourtant dès 1872, lorsque le fusil Dreyse fut peu à peu remplacé par le fusil Gewehr 71.
À la découverte du fusil Gewehr 71, successeur du fusil Dreyse
Apparu en 1871, à la suite de la guerre franco-prussienne, le fusil Mauser Gewehr 71 devient le fusil de la Heer, l’armée de terre prussienne, où il remplace le fusil Dreyse. Son nom complet vient de son inventeur, Paul von Mauser, ingénieur en armement, entrepreneur dans l’industrie de l’armement et homme politique allemand, qui avait produit un premier prototype en 1865. Cette première version du fusil Gewehr 71 est retravaillée et améliorée par Samuel Norris, un employé du fabricant américain d’armes Remington Arms. La version améliorée de S. Norris est produite en petite série aux États-Unis, ainsi qu’à Lièges, mais aucun pays ne se présente comme acheteur. Une version définitive du fusil Gewehr 71, avec de nouvelles cartouches de 11 millimètres, est finalement essayée par la Prusse qui l’intègre alors à son armement réglementaire. La commande militaire engendre une production massive du modèle Gewehr 71 dans les nouvelles usines Mauser, notamment à Oberndorf mais également dans les quatre arsenaux impériaux allemands, à Amberg, Dantzig, Erfurt et Spandau.
La demande est telle que Mauser délègue une partie de la production à la Birmingham Small Arms Company (BSA), un fabricant d’armes anglais, et à la Österreiche Waffenfabriks-Gesellschaft, un groupe industriel autrichien. Le fusil réglementaire Gewehr 71 a longuement été utilisé, davantage que son prédécesseur, puisque le fusil Dreyse a rapidement été remplacé par le fusil français, modèle Chassepot. On le trouve pourtant sur d’autres fronts jusqu’au milieu du XXème siècle. Le Gewehr 71 fut en effet utilisé dès la première guerre des Boers de 1880 à 1881, qui opposa les Britanniques aux Républiques boers indépendantes, et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, où il est utilisé par la « Volkssturm », la milice populaire allemande levée en 1944.
La cote des fusils réglementaires allemands
Les fusils Dreyse et Gewehr 71 sont assez présents sur le marché de l’art. Leur cote varie selon l’état, la provenance et la rareté du modèle. Le fusil Dreyse peut atteindre des prix d’adjudication entre 1000 et 1200 € pour les modèles qui présentent un mécanisme fonctionnel ou qui n’auraient subi que des restaurations mineures. À titre d’exemple, un fusil Dreyse modèle 1841 a été adjugé au prix de 1300 € lors d’une vente qui s’est tenue en 2022. Le fusil Gewehr 71, quant à lui, oscille de manière générale autour de quelques centaines d’euros et peut valoir jusqu’à 1500 €, parfois plus si le fusil est associé à un régiment en particulier ou porte la marque d’un poinçon rare. En 2022, un fusil Gewehr 1871, calibre 11 mm et daté de 1886, s’est vendu au prix de 1048 €. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos fusils réglementaires allemand (Dreyse et Gewehr 71), faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !
Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils réglementaires allemands, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils militaires allemands et de l’estimation de fusils réglementaires allemands, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils Mauser, carabines réglementaires, armes longues impériales, modèles de la Première et Seconde Guerre mondiale ainsi que variantes spécifiques de l’armement réglementaire allemand.
Sa connaissance approfondie de l’armement militaire allemand, des manufactures d’État et arsenaux spécialisés, des différents modèles réglementaires et de leurs variantes de production lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil réglementaire allemand de collection : modèle, année de fabrication, fabricant, marquages, régiment, rareté, état mécanique, état de conservation et provenance historique.
Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du militaria ancien et des ventes aux enchères d’armes de collection, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils réglementaires allemands, l’estimation d’armes militaires allemandes et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils militaires de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires courants, de variantes rares, de productions spécifiques ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés
Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques
Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?
L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.
Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.
Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.
FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires
Quels sont les objets de guerre les plus recherchés actuellement ?
La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.
Mon sabre de famille a une lame un peu piquée, est-ce grave ?
Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.
Est-il légal de vendre des armes à feu anciennes ?
La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.
Pourquoi l'écrin ou les documents d'origine boostent-ils le prix ?
En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.
Comment identifier un "remontage" sur une dague ou un sabre ?
C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.
La présence d'un nom de soldat augmente-t-elle le prix de l'objet ?
Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.
Puis-je faire estimer mon objet de guerre en ligne ?
Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.
Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?
Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :
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