Estimation, cote et valeur Fusils et Carabines

Le fusil et la carabine sont deux types d’armes à feu qui peuvent séduire les collectionneurs par le raffinement de leur décor et la sophistication de leur mécanisme. Le fusil est une arme longue composée d’un canon, un système de mise à feu, et une monture. Le canon étant long, l’utilisateur l’épaule et le tient à deux mains. La carabine est une variante du fusil, dont le canon est plus court (inférieur à 56 cm). Elle peut disposer d’un ou de plusieurs canons. Elle était à l’origine destinée aux cavaliers. L’express est une carabine double mise au point en Angleterre au XXème siècle, pour permettre la chasse aux grands animaux d’Inde et d’Afrique. Les deux canons de l’arme peuvent être juxtaposés ou superposés. Besoin d’une expertise de fusils ou carabines ? Contactez les experts et spécialistes d’Estimon’objet et recevez une expertise gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite de fusil et carabine

Prix et cote des fusils et carabines

  • Fusils et carabines courants, modèles de série ou de chasse classiques : entre 150 € et 1 000 €

  • Fusils et carabines de collection recherchés (fabricants réputés, modèles rares, belles mécaniques) : entre 1 000 € et 5 000 €

  • Fusils et carabines d’exception, armes historiques, de prestige ou pièces de grande rareté : entre 5 000 € et plusieurs dizaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un fusil ou une carabine en ligne ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre fusil ou carabine en ligne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premiers fusils et carabines

Les premiers fusils et carabines héritent du bâton à feu inventé au XIIIème siècle. Dès cette période, les propriétés explosives de la poudre sont connues. C’est un fer rougi au feu qui assure la combustion de la poudre. La couleuvrine, l’arquebuse, et le mousquet sont également des précédents du fusil. Le fusil à silex apparaît vers 1630, et est employé jusqu’aux années 1830. Il s’agit d’une arme destinée à la guerre davantage qu’à la chasse. Le fusil est chargé par la bouche, et un mécanisme à silex produit des étincelles qui permettent la combustion. 

Les fusils et carabines à capsule de fulminate

Les fusils et carabines à capsule de fulminate sont mis au point dans les années 1810. La combustion de la poudre n’est désormais plus assurée par les étincelles du silex, mais par le chien qui frappe une capsule de cuivre contenant une goutte de fulminate de mercure. La frappe de la capsule provoque l’explosion du fulminate, qui embrase la poudre. Cette transformation du fusil permet un changement dans le mode de chargement. Le chargement du fusil et de la carabine par la culasse est rendu possible en 1812, et le prussien Dreyse résout les différents problèmes de sécurité afférents dans les années 1850. En France, ce système n’est adopté que dans les années 1870 avec le fusil Chassepot. Le fusil à canon basculant inventé dans la seconde moitié du XIXème siècle est une arme avant tout destinée à la chasse. Le canon se désolidarise à la fois de la culasse et du système de percussion, ce qui facilite le rechargement.

Les fusils et carabines à cartouche métallique

La mise au point de la cartouche métallique en 1874 et de la poudre sans fumée en 1880 transforme la production des fusils et carabines. Désormais, les armes peuvent être à plus petit calibre, et sont plus efficaces. Les fusils Winchester, Lebel (1886) et Mauser (1888) bénéficient de ces transformations. Les fusils à levier utilisent le système de la cartouche métallique. Cette dernière est éjectée du chargeur, situé sous le canon, grâce à un levier disposé à l’arrière de la détente. Plusieurs cartouches peuvent être insérées, ce qui permet de multiplier les tirs. C’est Walter Hunt qui met au point ce système au milieu du XIXème siècle aux États-Unis. Le fusil à verrou apparait lui aussi au milieu du XIXème siècle, et s’impose progressivement en raison de sa simplicité d’utilisation. La culasse peut être ouverte et refermée comme un verrou, et l’éjection de la cartouche est facilitée. Le système s’encrasse peu, ce qui permet un meilleur entretien du fusil. Le fusil ou la carabine à coulisse sont le fruit des innovations de la fin du XIXème siècle. Le fût peut être tiré pour éjecter la cartouche, ou bien repoussé pour en insérer une nouvelle. L’utilisation de l’arme à feu est encore simplifiée.

Les fusils et carabines semi-automatiques et automatiques

Le rechargement du fusil ou de la carabine demeurent un point crucial dans l’utilisation de l’arme à feu en contexte belliqueux. Les premiers modèles au rechargement semi-automatique apparaissent dès la fin du XIXème siècle, et les fusils automatiques sont développés au cours de la Première guerre mondiale. L’enseigne Mauser est particulièrement réputée pour ce qui est des fusils allemands. Désormais, avec les fusils mitrailleurs, une pression sur la détente suffit à tirer, sans que le changement manuel de la cartouche ne soit nécessaire. Les fusils et carabines automatiques se diffusent cependant pleinement à partir des années 1930. 

Faites estimer gratuitement un fusil ou une carabine

L’estimation d’un fusil ou d’une carabine dépend de son ancienneté, de la rareté de son modèle, de la réputation de la maison qui l’a produit, de son état de conservation, et de son histoire. Ainsi, le record des ventes est détenu par une Winchester Model 1886, offerte en 1886 par le lieutenant George E. Albee à son ancien frère d’armes le capitaine Lawton, pour le féliciter d’avoir capturé le chef apache Geronimo après 25 ans de traque. Ce modèle historique porte le numéro de série 1. Il a été adjugé pour 1 265 000$ à Rock Island aux États-Unis en 2016. La vente d’armes à feu militaires du XXème siècle est aujourd’hui très encadrée par la loi. Elle est interdite à moins que l’arme n’ait été neutralisée par le Banc national d’épreuve des armes de Saint-Etienne et que le détenteur ne présente une autorisation préfectorale. Vous souhaitez faire expertiser un fusil ou une carabine et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un fusil ou une carabine en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Fusil, bois de noyer, argent, fer et corne, Turquie, v. 1862-1885, Suède, Armurerie royale  

Arnaud de Gouvion Saint Cyr est expert en fusils et carabines anciens, en art militaire ancien, en armes anciennes et en souvenirs historiques de collection. Spécialiste de l’identification, de l’expertise de fusils et carabines et de l’estimation d’armes longues de collection, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de fusils militaires, carabines anciennes, armes longues réglementaires, armes civiles de tir ou de chasse, ainsi que modèles historiques des XVIIIᵉ au XXᵉ siècles.

Sa connaissance approfondie de l’armement ancien, des grandes manufactures européennes, des systèmes mécaniques historiques et des différentes évolutions techniques de l’arme longue lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un fusil ou d’une carabine de collection : modèle, fabricant, époque, système mécanique, rareté, état de conservation, complétude, marquages et provenance historique.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des armes anciennes et des ventes aux enchères spécialisées en militaria, Arnaud de Gouvion Saint Cyr intervient régulièrement pour l’expertise de fusils et carabines anciens, l’estimation d’armes longues de collection et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de fusils et carabines de collection, qu’il s’agisse de modèles réglementaires, d’armes civiles rares, de carabines de précision ou de pièces historiques exceptionnelles recherchées par les collectionneurs spécialisés.

Toutes nos spécialités d'art militaire, armes et souvenirs historiques

Comment estimer votre objet militaire, arme ou objet historique ?

L’expertise en militaria, c’est avant tout une affaire de flair et de connaissance des archives. On ne regarde pas un pistolet à silex du XVIIIe siècle avec les mêmes lunettes qu’une tenue de saut de 1944. Pour notre spécialiste Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, tout commence par une chasse aux anachronismes : le marché des objets de guerre ou militaires est complexe, souvent saturé de copies ou de pièces « remontées » avec des éléments disparates. Un casque de la Grande Guerre qui a gardé sa peinture d’époque et sa coiffe d’origine, dans son état de découverte (ce qu’on appelle le « jus de grenier » !) aura toujours plus de valeur aux yeux des collectionneurs qu’une pièce trop restaurée qui a perdu son âme.

Cette capacité à s’adapter à chaque objet permet à Arnaud de Gouvion Saint-Cyr de déceler l’indice qui fait s’envoler l’estimation. Parfois, c’est un simple matricule frappé sur la garde d’un sabre premier empire ou un nom d’officier écrit à l’encre dans la doublure d’une vareuse… Ce petit détail permet de redonner un nom, une unité et un parcours à l’objet.

Nous passons également au crible les poinçons de manufacture, les tampons de réception et la patine des matériaux (cuir, acier, bronze) pour nous assurer que chaque pièce est strictement d’époque.

FAQ expertise d'objets de guerre et objets militaires

La demande est très forte pour les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, notamment le matériel de parachutistes ou les optiques. Mais les pièces de prestige du Premier Empire, comme les sabres de récompense ou les cuirasses d’officiers, restent des piliers du marché des souvenirs historiques.

Pas forcément. Il est toujours préférable d’avoir une lame avec une patine naturelle plutôt qu’un sabre qui a été passé à la meule pour briller. L’important pour Arnaud de Gouvion Saint-Cyr, c’est l’intégrité de la garde, du fourreau et la présence des marquages de manufacture comme Klingenthal.

La législation française est précise : les armes de collection (souvent d’avant 1900, classées en catégorie D) se vendent librement. Pour les modèles plus récents, une neutralisation certifiée par le Banc d’Épreuve peut être nécessaire. L’expertise permet de vendre votre pistolet à silex ou votre revolver d’ordonnance en toute légalité.

En militaria, la traçabilité est reine. Une médaille avec son brevet d’origine ou une dague dans son coffret d’époque apporte une preuve de provenance indiscutable ! C’est ce qu’on appelle un « ensemble cohérent », et cela peut doubler la valeur de l’objet par rapport à une pièce isolée.

C’est le piège classique. Cela se voit en général avec un pommeau qui ne « match » pas avec la garde, ou une lame de manufacture différente du fourreau. Chez Estimon’objet, nous traquons les jeux dans la poignée, les traces de démontage forcé et la cohérence de la patine entre les différentes parties.

Énormément ! Si un équipement est nominatif, cela permet de faire une recherche aux archives militaires (le « parcours de guerre »). Un objet qui a « une identité » n’est plus une simple pièce de tissu, c’est un morceau d’histoire humaine. Cela peut doubler l’intérêt des collectionneurs lors d’une vente de prestige.

Bien sûr, il vous suffit de le prendre en photo (plus elles sont détaillées, mieux c’est) et de les envoyer sur le formulaire Estimon’objet. Notre spécialiste va l’analyser et vous renvoyer une estimation sécurisée et gratuite par mail.

Estimation d'objets militaires, armes et souvenirs historiques en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre objet militaire, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre objet sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :