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Objets d'art juif-min

Les Judaica ou objets d’art juif sont des objets symboliques utilisés par la communauté juive à des à fins religieuses. 

Les objets juifs anciens sont d’une grande rareté en France, en raison à la fois de la difficulté d’installation des Juifs en France jusqu’en 1789 (à l’exception des aires de tolérance dans le Sud-Ouest, le Sud-Est, et l’Alsace-Lorraine), et des pertes dues aux guerres du XIXème et du XXème siècle. Pour ces raisons, les pièces antérieures au XVIème siècle sont extrêmement rares. 

L’hétérogénéité des objets d’art juif français est due aux spécificités propres aux différents centres de production, et à l’affiliation à la tradition séfarade ou ashkénaze. Ainsi, on ne connaît pas de vaisselle de Pessah en faïence blanche à décor bleu dans le Midi de la France, tandis que ce type d’objet est très courant en Alsace au XVIIIème-XIXème siècle. 

Les formes les plus courantes des objets d’art juif

Les formes des objets d’art juif correspondent aux exigences du culte, et sont appropriées aux différentes fêtes religieuses. 

Les objets d’art juif liés au Shabbat

Parmi les objets les plus courants, on compte les lampes de Shabbat. Ces paires de chandelier, candélabres ou lampes de 6 à 12 mèches suspendues sont déjà connues dans les manuscrits médiévaux. Néanmoins, les plus anciens exemplaires connus remontent au XVIIème siècle. Les lampes sont le plus souvent en cuivre et en bronze, mais les pièces d’argent du XVIIème-XVIIIème siècle sont particulièrement recherchées par les collectionneurs. 

Les coupes et timbales d’argent liées à la cérémonie du Kiddoush, pour la bénédiction du vin et du pain au début d’un repas, ainsi que les pièces du service de la Havdalah, cérémonie célébrant la fin du Shabbat, sont également des objets emblématiques de l’art juif.  L’objet essentiel pour la Havdalah est le Besamin, une boîte à épice souvent de forme variée (dôme, tour, pomme, poire, fleur, œuf, gland, ou même locomotive à vapeur). 

Les objets d’arts juifs liés à la Torah

Le rouleau de la Torah est le bien le plus précieux de la communauté juive. Il est rare qu’un rouleau appartienne personnellement d’un membre de la communauté. Le rouleau est conservé dans l’Arche à la Synagogue, et présenté sur un pupitre pour être psalmodié. 

Les ornements rituels de la Torah sont nombreux. Le rouleau est manipulé par des poignées. La partie supérieure des enrouleurs est ornée de Rimonim, des ornements métalliques emboités en forme de « grenades ». Le rouleau est rehaussé de plaques pectorales dites Tass. Enfin, la lecture est facilitée par l’emploi de mains de lecture, tige terminée par un index tendu. 

Si les rouleaux de la Torah sont extrêmement rares sur le marché de l’art, ses ornements peuvent circuler. 

Les objets d’art liés aux fêtes juives

Certains objets d’art ne sont utilisés que dans le cadre de certaines fêtes juives. 

Ainsi, les boîtes à aumône de cédrat sont associées à la fête de Souccoth. Le chandelier de Hanoukah compte également parmi les objets les plus diffusés. Pour Pourim, c’est le rouleau d’Esther qui est employé. Ce dernier est pris dans un étui orné. Les crécelles sont également associées à cette fête. 

Enfin, pour la Pâque juive, une vaisselle spéciale est réservée aux aliments consommés lors de la fête. Ces assiettes d’étain ou de faïence portent le mot « Pessah ». 

Styles des objets d’art juifs

Les styles des objets d’art juifs sont influencés par le style dominant de l’artisanat contemporain. 

Ainsi, les objets réalisés entre 1650 et 1730 sont souvent de style baroque. Ils présentent des ornements symétriques en volutes de feuillages et motifs floraux. Les décors sont le plus souvent réalisés au repoussé. 

A la fin de la période baroque, des objets d’art juif adoptent le style Régence (1715-1730). La symétrie des décors est encore accentuée. Comme dans l’art non juif, les motifs de guirlandes et de damiers se diffusent. 

Le style Rococo (1730-1770) fait suite au style baroque. Les motifs sont semblables à ceux de la période précédente, mais le décor est désormais plus fluide, et la composition devient asymétrique. 

Le néo-classicisme (1770-1830) remporte un grand succès dès les débuts du règne de Louis XVI. Ce style se traduit sur les objets d’art juif par l’emploi de décors de perles, de guirlandes de lauriers, et de festons. Au tournant du XIXème siècle, avec l’Empire, on observe une inspiration romaine dans les motifs. Les décors les plus caractéristiques sont les têtes et pattes de lions, les godrons, les palmettes et les cols de cygnes. On remarque un intérêt nouveau pour la dorure des métaux. 

Les objets d’art juif suivent également le goût pour l’éclectisme (1830-1890). Le néo-rococo est l’un des styles les plus prisés, aux cotés du néo-Renaissance (1860-1890) et du néo-grec (1860-1880). 

A partir des années 1880, la mode est à l’Orientalisme. Les motifs floraux d’inspiration mauresque, indienne et persane se diffusent. Ils correspondent aux décors principaux des synagogues à la même époque. 

L’Art Nouveau est en revanche peu représenté en ce qui concerne les objets d’art juif. Quelques créations ont cependant été réalisées dans les pays germanophones, en Russie et en Pologne, entre 1895 et 1920. Les objets d’inspiration Art Nouveau présentent des fleurs et feuilles en guirlandes, et des jeunes filles à la chevelure souple. 

L’Art Déco (1920-1940) en revanche est très apprécié dans les objets d’art juif pour ses lignes pures, ses formes géométriques, et l’économie de moyen de la réalisation. 

Faire estimer gratuitement un objet d’art juif

Pour estimer l’authenticité des objets d’art juif, il convient d’observer l’adéquation entre le style de l’objet et la datation d’une éventuelle inscription. 

Les objets d’art juif du XVIIème-XVIIIème siècle ont aujourd’hui presque disparu du marché de l’art. Cependant, l’originalité des judaica du XIXème et du XXème siècle séduit les collectionneurs. Grâce à une meilleure connaissance de ces objets, on voit aujourd’hui croître ce champ du marché de l’art. 

Le record des ventes est détenu par un Talmud de Babylone imprimé au XVIème siècle par Daniel Bomberg, la première version imprimée de cet ouvrage. Il a été acquis pour 9,3 millions de dollars à New York.  

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(Illus.) Andrea Zambelli, paire de Rimonin et couronne de Torah, argent, Venise, XVIIIème siècle, New York, Metropolitan Museum

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