Estimation, cote et valeur Caricature ​

La caricature est un art visuel qui s’appuie sur les déformations de la physionomie d’un sujet. Certains détails du sujet sont déformés et accentués à des fins burlesques et parfois contestataires. La caricature puise dans l’héritage antique de la satire, mais le terme caricatura n’apparait qu’en 1646, dans la préface d’un album d’Annibal Carrache. 

Estimation gratuite Caricature

Prix et cote des caricatures

  • Caricatures imprimées, lithographies et œuvres d’artistes secondaires : entre 50 € et 1 500 €

  • Dessins originaux et caricatures d’artistes reconnus : entre 1 500 € et 25 000 €

  • Caricatures majeures et œuvres muséales : entre 25 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser une caricature ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre caricature en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les procédés classiques de la caricature

La caricature se caractérise par l’emploi de différents procédés qui la rendent immédiatement compréhensible au spectateur. Pour charger le sujet de façon efficace et toucher rapidement le spectateur, les caricaturistes emploient un trait simple et percutant. Pour cela, les caricatures font souvent usage de symboles et allégories codifiés, immédiatement lisibles pour le public. Les parodies d’images célèbres sont un procédé classique de cette démarche. La simplification graphique et la déformation accentuent également la lisibilité des images. Cette démarche s’appuie souvent sur des stéréotypes et préjugés pour que la compréhension du lecteur soit immédiate. La lecture demande donc une certaine éducation à l’image. L’emploi de légendes, particulièrement fréquent aux XVIIème et XVIIIème siècles, renforce encore la lisibilité de la caricature. Elle est généralement disposée en bandeau-titre, en dessus ou en dessous du dessin. La simplicité et la vivacité des coloris permettent également de simplifier la compréhension de la caricature. 

Origine de la caricature

La caricature trouve son origine dès l’Antiquité, avant même la naissance du terme. Ce procédé est particulièrement prisé au Moyen Âge, et on compte de nombreuses peintures, sculptures et miniatures médiévales satyriques. L’art de la caricature est cependant surtout associé à la gravure. Les premières caricatures estampées sont extrêmement schématiques en raison de la difficulté de la technique. L’imprimerie permet une large diffusion des images à partir de 1470. La simplicité de diffusion des images en fait un outil idéal pour les contestataires en contexte de crises. Les caricatures sont vendues à la pièce, sur des feuilles volantes, et sont le support privilégié de diffusion des idées sous la Réforme. La gravure politique connaît un grand essor en Angleterre après la Révolution de 1690. Certains dessinateurs se spécialisent dans la caricature, et on voit apparaître une école de caricatures colorées, simples et lisibles, dont les meilleurs représentants au XVIIIème siècle sont William Hogarth, Henry William Bunbury, James Sayers, James Gillray, Thomas Rowlandson, et Isaac et George Cruikshank.

La caricature : le tournant de la Révolution 

La caricature connaît un véritable renouveau sous la Révolution française, en raison des bouleversements de l’actualité. Plus de 1500 gravures satyriques sont produites entre 1789 et 1792, ce qui suscite une nouvelle organisation de la production. Aux dessins satiriques publiés dans les journaux révolutionnaires répondent les caricatures de la presse royaliste. La caricature est reconnue comme instrument politique, et fait l’objet de commandes du pouvoir. Ainsi, le Comité de Salut Public en commande au député Jacques-Louis David.

La caricature et la presse au XIXème siècle

Au XIXème siècle, la caricature voit son destin se lier à celui de la presse. La caricature bénéficie de l’invention de la lithographie en 1796, qui permet de réaliser rapidement des dessins de grande qualité, et de réagir plus rapidement aux événements. Sous la Monarchie de Juillet, on voit apparaître des périodiques illustrés spécialisés dans la caricature, notamment La Caricature et Le Charivari, fondés par Charles Philipon. Honoré Daumier, Grandville ou Gustave Doré sont les grands caricaturistes de la monarchie de Juillet. Liées à la presse, les caricatures peuvent désormais être soumises au contrôle d’État. Les caricatures politiques agacent Louis Philippe, qui rétablit en 1835 la censure pour les dessins, gravures et lithographies.

Sous le Second Empire, la censure perdure, et les artistes se tournent vers les caricatures sociales et anticléricales dans les années 1850-1860. La caricature connaît un renouveau avec la fin de la censure en 1868. Cette période correspond à l’âge d’or du portrait charge, qui se caractérise par une exagération de la tête du sujet, posée sur un corps rétréci. L’Eclipse et La Rue comptent parmi les journaux satyriques de cette période qui diffusent les caricatures. Le dynamisme des journaux dreyfusards (Le Grelot, Le Sifflet) et antidreyfusards (L’intransigeant, La libre parole, Psst) encourage ce renouveau de la caricature. A la fin du XIXème siècle, avec le développement de la presse populaire, la presse satyrique demeure très importante. L’Assiette au Beurre est l’un des journaux les plus importants, qui présente en pleine page des caricatures sociales conçues par des grands peintres comme Kees Van Dongen, Félix Vallotton, ou encore Juan Gris. 

Les nouvelles caricatures du XXème siècle

Au XXème siècle, la caricature s’étend au-delà des journaux spécialisés, exploitant de nouveaux supports de diffusion. Elle bénéficie de l’essor de la carte postale, et apparaît également dans les quotidiens d’information. Outil efficace de communication, la caricature est utilisée pour exacerber le nationalisme et stigmatiser l’ennemi pendant les deux conflits mondiaux. Après la libération, le regard sur la caricature change. Les caricatures indépendantes disparaissent, et la fusion avec la presse d’actualité s’achève. La caricature devient l’apanage des journalistes dessinateurs qui commentent l’actualité d’un trait plus léger. Sous la Quatrième République, les caricaturistes les plus renommés sont Jean Sennep, Jean Effel, Roland Moisan et Jacques Faizant. Sous la Cinquième République, ce sont Siné, Jean Effel, Tim, Calvi, Plantu, Jacques-Armand Cardon, Sacha Strelkoff, et Philippe Delestre qui se distinguent.  La caricature est également exploitée par la presse alternative qui voit le jour en 1968, notamment Hara-kiri (dessinateurs Cabu, Topor, Gébé et Wolinski) qui devient Charlie-hebdo en 1972. Après une interruption entre 1972 et 1982, Charlie-Hebdo renaît autour des caricaturistes Charb, Tignous, Honoré, et Gébé.

Faire estimer gratuitement une caricature en ligne

L’estimation des caricatures varie fortement en fonction de l’ancienneté du dessin, du sujet, et de la cote de l’auteur. Ainsi, le record des ventes est une caricature dessinée par Léonard de Vinci vers 1507, un dessin de profil d’homme adjugé à Londres pour 235 534 € (200 000 £ ) en 1995. Les caricatures d’artistes de renom s’échangent généralement pour quelques dizaines de milliers d’euros. Ainsi, une caricature par Claude Monet (1858/59) a été vendue pour 63 495 € (450 000 ¥ ) en Chine en 2015. Les œuvres de caricaturistes du XIXème siècle sont plus accessibles. À titre d’exemple, un dessin d’Honoré Daumier peut être acquis pour 1 000 à 50 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une caricature et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une caricature en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) James Gillray, The Plumb-pudding in danger, or, State epicures taking un petit souper, 26 February 1805.

Pierre-Antoine Martenet est expert en caricatures, en dessins anciens et modernes et spécialiste des œuvres sur papier. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en caricatures et de l’estimation de dessins de caricature, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’œuvres graphiques satiriques : caricatures de presse, dessins humoristiques, lithographies, planches originales, portraits chargés et œuvres satiriques anciennes ou modernes.

Sa connaissance approfondie des grands caricaturistes et dessinateurs de renom (Daumier, Gill, Sem, Forain, Dubout…), des techniques du dessin de caricature (encre, plume, lavis, crayon, lithographie) et de l’histoire du dessin satirique, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’une caricature ancienne ou moderne : signature de l’artiste, période de création, technique utilisée, rareté du sujet, qualité graphique, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des caricatures anciennes et modernes et des ventes aux enchères de dessins et œuvres sur papier, Pierre-Antoine Martenet intervient régulièrement pour l’expertise de caricatures, l’estimation de dessins satiriques et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de caricatures de collection, qu’il s’agisse de lithographies, de dessins originaux, de feuilles rares ou d’œuvres majeures de caricaturistes historiques.

Toutes nos spécialités de dessins anciens et modernes

Comment estimer votre dessin ancien ou moderne ?

Chez Estimon’objet, l’expertise d’un dessin est confiée à notre spécialiste Pierre-Antoine Martenet. Il s’attache tout d’abord à identifier l’auteur de l’œuvre : si la signature est souvent la première piste, elle peut être absente ou apocryphe (c’est-à-dire dont l’authenticité est niée ou douteuse). Il faut donc traquer le style graphique, la “main” du dessinateur ou d’éventuelles marques de provenance ou cachets de collection. C’est un travail minutieux que seul un commissaire-priseur expert saura réaliser avec précision !

Ce n’est pas tout, car la technique et le support jouent également un rôle fondamental. Un dessin à l’encre et à la plume n’aura pas la même valeur qu’un croquis au crayon… Mais c’est du cas par cas, tout dépend de l’œuvre. Nous analysons également la maîtrise du lavis, la vivacité des couleurs ou le type de papier (papier vergé avec son filigrane ? Papier Japon ? Papier bleu ? Papier vélin ? Il en existe tellement !). Tous ces éléments sont de précieux indicateurs pour dater et attribuer le dessin avec certitude.

Par ailleurs, le papier étant un support fragile, l’état de conservation est scruté avec attention pour déceler la présence de rousseurs, d’insolation ou de traces de collages anciens… En sachant qu’une œuvre épargnée par une restauration invasive sera toujours plus prisée. Enfin, la force de la composition et le sujet, comme une étude préparatoire pour un tableau célèbre ou un portrait expressif, révèlent tout le potentiel et l’importance de la pièce dans la carrière du créateur. Contactez Estimon’objet pour que votre dessin soit analysé gratuitement par notre spécialiste !

FAQ valeur d’un dessin ancien ou moderne

Absolument ! De nombreux dessins anciens ou croquis de maîtres ne sont pas signés. l’expertise repose alors sur une analyse détaillée de l’œuvre, notamment le style et la comparaison avec des catalogues raisonnés. Une attribution solide à un artiste reconnu ou à son entourage proche peut donner une valeur importante à une œuvre anonyme au premier abord. Si vous avez un doute sur l’authenticité de votre dessin, contactez l’équipe d’Estimon’objet ! Nous nous ferons un plaisir de vous éclairer gratuitement.

Un dessin est une œuvre unique (fusain, mine de plomb, aquarelle…), tandis qu’une estampe (lithographie, gravure…) est une œuvre produite à plusieurs exemplaires. C’est pour cela qu’un dessin original possède une cote généralement beaucoup plus élevée, en raison de son caractère unique et de la trace directe de la main de l’artiste sur le papier.

Le papier craint la lumière directe et l’humidité. Pour protéger l’estimation de prix de votre œuvre, nous conseillons un encadrement avec un verre anti-UV et un montage sur un carton sans acide (pH neutre). Évitez absolument les adhésifs directs sur le papier qui provoquent des taches irrémédiables. Dans le doute, demandez directement à notre équipe et nous vous conseillerons au cas par cas !

Le marché de l’art apprécie particulièrement les dessins des écoles françaises et italiennes du XVIIIe siècle. Détenir une oeuvre de Fragonard, Boucher ou Tiepolo, par exemple, reste un véritable gage de valeur patrimoniale. Pour la période moderne, l’intérêt des collectionneurs se concentre toujours sur des grands noms comme Picasso, Matisse ou Cocteau. Mais les dessins préparatoires de sculpteurs (Rodin, Degas, Canova…) sont aussi recherchés. 

Le marché du dessin est complexe et les risques de copies ou de mauvaises attributions sont réels. Passer par un expert d’Estimon’objet vous garantit une description technique irréprochable qui rassurera les acheteurs. Nous vous orientons vers les ventes spécialisées en arts graphiques pour toucher les collectionneurs du monde entier et maximiser le prix d’adjudication.

Il vous suffit de prendre des photos nettes de face, mais aussi du verso (le dos du papier révèle souvent des annotations ou des marques de collection cruciales). N’oubliez pas de photographier les détails de la signature et de nous indiquer les dimensions ainsi que le type de cadre. Envoyez-les sur notre formulaire et nos experts reviendront vers vous avec une estimation de valeur précise.

Estimation gratuite des grands noms de dessins anciens et modernes

Estimation de dessins anciens et modernes en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre dessin ancien ou moderne, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre dessin sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :