Estimation, cote et valeur Dessin au crayon ​

« Un dessin ne se définit ni par le support ni par la technique mais par la volonté de l’artiste » (Ségolène Bergeron). En effet, le dessin se distingue par la réalisation d’un motif au trait de contour, quel que soit le support. Il peut être réalisé à l’aide de multiples médiums, notamment le crayon, constitué d’une mine prise dans une gaine de bois ou de métal. L’usage du crayon est attesté depuis l’Antiquité, et on observe une diversification des types de crayons jusqu’à l’époque moderne. 

Estimation gratuite dessin crayon

Prix et cote des dessins au crayon

  • Dessins au crayon décoratifs, études et artistes secondaires : entre 50 € et 2 000 €

  • Dessins au crayon signés d’artistes reconnus : entre 2 000 € et 30 000 €

  • Dessins au crayon majeurs et feuilles de collection : entre 30 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un dessin au crayon ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre dessin au crayon en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les dessins aux crayons anciens

Les crayons les plus anciens sont les pointes de métal, dont on faisait grand usage dans l’Antiquité. Cette technique perdure, et à la Renaissance, les pointes métalliques ou minérales sont prises dans un portemine ou une gaine de bois. On distingue plusieurs types de mines, plus ou moins appréciées au fil du temps. La pointe d’argent est une technique associée principalement à la fin du XIVème siècle et au XVème siècle en Italie et aux Pays-Bas. L’application d’un dessin à la pointe d’argent requiert une préparation du support, qui est le plus souvent coloré et poncé. Cette technique complexe et onéreuse est délaissée à la fin du XVème siècle, mais renaît avec les Préraphaélites à la fin du XIXème siècle en Angleterre. Au XVIème siècle, de nouvelles techniques se développent. La « mine de plomb » est très prisée au XVIème – XVIIIème siècle. L’appellation « mine de plomb » est impropre car le minerai est dépourvu de plomb mais contient en réalité du graphite. La première mine de graphite européenne est découverte en Angleterre vers 1560. Le minerai est scié en bâtonnets, eux-mêmes utilisé purs, pris dans un portemine, pour effectuer les dessins. Le dessin est appliqué directement sur le papier non préparé, généralement pour réaliser les esquisses. Les graphites anglais, d’une grande qualité, sont très prisés en France jusqu’en 1806, lorsque le blocus continental empêche toute importation. Cet événement suscite l’invention du crayon graphite moderne. 

Les dessins à la pierre noire, aussi dite « pierre d’Italie », se développent également au XVIème siècle. La pierre noire est un schiste argileux riche en carbone, qui permet d’obtenir des traits gris -noir. L’emploi de la pierre noire est particulièrement recommandé pour obtenir des effets picturaux, et transcrire des masses et des modelés.  La sanguine prend également son essor du XVIème au XVIIIème siècle. Il s’agit d’une argile ferrugineuse colorée par l’hématite, ce qui permet un tracé rouge au crayon. Les dessins à la sanguine sont chimiquement stables, mais très sensibles à l’eau. Matériau pulvérulent, la sanguine rend possible la création d’épreuves et de contre-épreuves.  Enfin, la craie blanche est le dernier matériau fréquemment utilisé dans les crayons anciens. Cette appellation générique recouvre différents matériaux crayeux issus de carrières, comme le gypse, le carbonate de calcium, l’argile blanche, et la stéatite, qui permettent de réaliser des traits blancs. La craie blanche est particulièrement appréciée pour assouplir les modelés et créer des rehauts de lumière raffinés. Elle peut également être employée seule sur papier coloré. Ces différents crayons sont souvent utilisés de façon isolée, mais des techniques mixtes sont également élaborées à la Renaissance. Ainsi, la technique des deux crayons voit le jour au XVème siècle. On mêle généralement la pierre noire et la craie blanche, ou bien la pierre noire et la sanguine, pour faire des effets d’ombres et de lumières en économie de moyens. Cette technique est particulièrement appréciée par Pierre-Paul Prud’hon au XIXème siècle.   Au XVIème siècle, la technique des trois crayons apparaît. La pierre noire est mise à profit pour réaliser les lignes principales, la sanguine pour donner des tons chauds, et la craie blanche est réservée aux rehauts. Cette technique est particulièrement appréciée par François Clouet et Parmigianino, François Boucher et Antoine Watteau. 

Le dessin au crayon moderne

La pratique du dessin au crayon se transforme avec l’invention du crayon moderne à la fin du XVIIIème siècle, et son développement lors du blocus anglais de 1806, qui empêche l’approvisionnement en graphite. Le crayon moderne naît avec les recherches de Nicolas Jacques Conté (1794), qui invente le crayon graphite reconstitué. Il réalise un mélange de poudre graphite et d’argile, moulé en batônnet et cuit au four avant d’être mis dans une gaine de bois. Selon la température et la durée de la cuisson, et en fonction des proportions d’argile et de graphite, le crayon est plus ou moins dur. Le crayon Conté permet de réaliser un trait précis, plus ou moins foncé selon la pression exercée par la main. Le tracé est brillant, mais s’efface aisément. Pour cette raison, il est très apprécié pour les dessins préparatoires d’artistes tels qu’Eugène Delacroix. Progressivement, d’autres crayons de mines reconstituées sont proposés. Ainsi, la craie Conté est mise au point par Nicolas Jacques Conté en 1795. Il s’agit d’un mélange d’argile et de noir de carbone moulé en bâtonnet et gainé de bois. La craie Conté est appréciée notamment de Georges Seurat, qui l’applique en frottis. Les crayons de couleurs sont un autre développement des crayons modernes. Johann Sebastian Staedtler élabore en 1835 une recette mêlant des pigments broyés, de l’argile, et un liant gras (gomme arabique ou cire). Ces crayons permettent de diversifier les coloris des dessins, et de travailler en plein air. Ils sont donc très appréciés des Impressionnistes. Leur fabrication étant peu onéreuse, ils se diffusent abondamment pendant la guerre.

Faire estimer gratuitement un dessin au crayon

Le marché du dessin ancien connaît une envolée depuis une dizaine d’années. L’estimation d’un dessin au crayon varient en fonction de l’ancienneté du dessin, de la qualité du trait, de la cote de son auteur, de son état de conservation, et de sa provenance. La présence de marques de collection peut ajouter une plus-value à l’œuvre. Parmi les dessins au crayon les plus chers vendus en France, on compte L’Étude de Tête d’Homme à la sanguine et pierre noire d’Andrea Del Sarto en 2016 à Pau pour 3,936 millions d’euros.  Les dessins des maitres modernes ne sont pas en reste. La vente d’une Étude pour une baignade, Asnières (1883/84) de Georges Seurat réalisée au crayon Conté pour 9 042 640 € (6 800 000 £) à Londres en 2015 en témoigne. Vous souhaitez faire expertiser un dessin au crayon et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un dessin au crayon en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Parmigianino, Tête d’homme, trois crayons, première moitié du XVIème siècle, New York, Metropolitan Museum of Art 

Pierre-Antoine Martenet est expert en dessins au crayon, en dessins anciens et modernes et spécialiste des œuvres sur papier. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en dessin au crayon et de l’estimation de dessins au crayon, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’œuvres graphiques : croquis préparatoires, études académiques, portraits, paysages, compositions figuratives et dessins d’artiste réalisés au graphite, à la mine de plomb ou au crayon noir.

Sa connaissance approfondie des grands dessinateurs anciens et modernes (Ingres, Degas, Rodin, Picasso, Cocteau…), des techniques du dessin au crayon (travail du trait, modelé, hachures, ombrages, composition) et de l’histoire du dessin sur papier, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un dessin au crayon ancien ou moderne : signature de l’artiste, période de création, technique utilisée, qualité du trait, sujet représenté, rareté, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des dessins au crayon et des ventes aux enchères de dessins anciens et modernes, Pierre-Antoine Martenet intervient régulièrement pour l’expertise de dessins au crayon, l’estimation d’œuvres sur papier et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de dessins de collection, qu’il s’agisse de croquis d’atelier, d’études préparatoires, de portraits dessinés ou de feuilles majeures signées par de grands artistes internationaux.

Toutes nos spécialités de dessins anciens et modernes

Comment estimer votre dessin ancien ou moderne ?

Chez Estimon’objet, l’expertise d’un dessin est confiée à notre spécialiste Pierre-Antoine Martenet. Il s’attache tout d’abord à identifier l’auteur de l’œuvre : si la signature est souvent la première piste, elle peut être absente ou apocryphe (c’est-à-dire dont l’authenticité est niée ou douteuse). Il faut donc traquer le style graphique, la “main” du dessinateur ou d’éventuelles marques de provenance ou cachets de collection. C’est un travail minutieux que seul un commissaire-priseur expert saura réaliser avec précision !

Ce n’est pas tout, car la technique et le support jouent également un rôle fondamental. Un dessin à l’encre et à la plume n’aura pas la même valeur qu’un croquis au crayon… Mais c’est du cas par cas, tout dépend de l’œuvre. Nous analysons également la maîtrise du lavis, la vivacité des couleurs ou le type de papier (papier vergé avec son filigrane ? Papier Japon ? Papier bleu ? Papier vélin ? Il en existe tellement !). Tous ces éléments sont de précieux indicateurs pour dater et attribuer le dessin avec certitude.

Par ailleurs, le papier étant un support fragile, l’état de conservation est scruté avec attention pour déceler la présence de rousseurs, d’insolation ou de traces de collages anciens… En sachant qu’une œuvre épargnée par une restauration invasive sera toujours plus prisée. Enfin, la force de la composition et le sujet, comme une étude préparatoire pour un tableau célèbre ou un portrait expressif, révèlent tout le potentiel et l’importance de la pièce dans la carrière du créateur. Contactez Estimon’objet pour que votre dessin soit analysé gratuitement par notre spécialiste !

FAQ valeur d’un dessin ancien ou moderne

Absolument ! De nombreux dessins anciens ou croquis de maîtres ne sont pas signés. l’expertise repose alors sur une analyse détaillée de l’œuvre, notamment le style et la comparaison avec des catalogues raisonnés. Une attribution solide à un artiste reconnu ou à son entourage proche peut donner une valeur importante à une œuvre anonyme au premier abord. Si vous avez un doute sur l’authenticité de votre dessin, contactez l’équipe d’Estimon’objet ! Nous nous ferons un plaisir de vous éclairer gratuitement.

Un dessin est une œuvre unique (fusain, mine de plomb, aquarelle…), tandis qu’une estampe (lithographie, gravure…) est une œuvre produite à plusieurs exemplaires. C’est pour cela qu’un dessin original possède une cote généralement beaucoup plus élevée, en raison de son caractère unique et de la trace directe de la main de l’artiste sur le papier.

Le papier craint la lumière directe et l’humidité. Pour protéger l’estimation de prix de votre œuvre, nous conseillons un encadrement avec un verre anti-UV et un montage sur un carton sans acide (pH neutre). Évitez absolument les adhésifs directs sur le papier qui provoquent des taches irrémédiables. Dans le doute, demandez directement à notre équipe et nous vous conseillerons au cas par cas !

Le marché de l’art apprécie particulièrement les dessins des écoles françaises et italiennes du XVIIIe siècle. Détenir une oeuvre de Fragonard, Boucher ou Tiepolo, par exemple, reste un véritable gage de valeur patrimoniale. Pour la période moderne, l’intérêt des collectionneurs se concentre toujours sur des grands noms comme Picasso, Matisse ou Cocteau. Mais les dessins préparatoires de sculpteurs (Rodin, Degas, Canova…) sont aussi recherchés. 

Le marché du dessin est complexe et les risques de copies ou de mauvaises attributions sont réels. Passer par un expert d’Estimon’objet vous garantit une description technique irréprochable qui rassurera les acheteurs. Nous vous orientons vers les ventes spécialisées en arts graphiques pour toucher les collectionneurs du monde entier et maximiser le prix d’adjudication.

Il vous suffit de prendre des photos nettes de face, mais aussi du verso (le dos du papier révèle souvent des annotations ou des marques de collection cruciales). N’oubliez pas de photographier les détails de la signature et de nous indiquer les dimensions ainsi que le type de cadre. Envoyez-les sur notre formulaire et nos experts reviendront vers vous avec une estimation de valeur précise.

Estimation gratuite des grands noms de dessins anciens et modernes

Estimation de dessins anciens et modernes en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre dessin ancien ou moderne, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre dessin sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :