Estimation, cote et valeur Dessin à l'encre

Le dessin à l’encre se distingue de la peinture par le fait qu’il est réalisé au trait de contour, sans que la surface ne soit remplie. La distinction tient donc au geste et à l’intention de l’artiste, qui peut cependant obtenir des effets picturaux raffinés grâce à l’emploi du lavis. 

Estimation gratuite dessin encre

Prix et cote des dessins à l'encre

  • Dessins à l’encre décoratifs, études et artistes secondaires : entre 100 € et 3 000 €

  • Dessins à l’encre signés d’artistes reconnus : entre 3 000 € et 50 000 €

  • Dessins à l’encre majeurs et feuilles muséales : entre 50 000 € et plusieurs centaines de milliers d’euros

Vous souhaitez faire expertiser un dessin à l’encre ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant informations et photos. Faites estimer votre dessin à l’encre en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours seulement. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Caractéristiques du dessin à l'encre

Le dessin à l’encre est une technique de dessin humide. Il existe différents types d’encres, qui varient en fonction des pigments, liants et additifs employés, mais toutes peuvent être appliquées à la plume ou au pinceau. Les dessins à l’encre sont le plus souvent sensibles à la lumière, et ne peuvent être effacés à moins d’être grattés. Les dessins à l’encre sont réalisés sur tous types de supports, qui peuvent être des textiles, des peaux, ou bien des papiers préparés ou non. Le papier, inventé en Chine, devient le support favori des artistes européens dès le XIVème siècle. 

Les différentes encres employées dans le dessin

L’aspect et les conditions de conservation du dessin varient en fonction de la composition de l’encre employée. L’encre au carbone est une encre noire et mat, au fort pouvoir couvrant. Elle est composée de noir et carbone et d’un liant qui peut être de la colle de peau, de la caséine, ou encore du blanc d’œuf. Il existe différentes recettes de l’encre au carbone, mais l’une des plus prisées est l’encre dite de Chine. Elle est composée de noir de fumée, de colle de peau de poisson ou de gomme, et d’un adjuvant qui peut être de l’écorce de frêne ou du clou de girofle. On se procure l’encre de Chine sous forme d’une barrette solide. C’est le dessinateur qui la frotte sur une plaquette couverte d’eau pour effectuer sa composition. 

L’encre de Chine a peut-être été inventée en Inde, raison pour laquelle les anglophones la désigne sous le terme d’Indian ink. Quoi qu’il en soit, elle est particulièrement appréciée en Chine dès le cinquième millénaire avant notre ère. Elle se fixe sous forme de bâton d’encre sous la dynastie Tang, au VIIème-Xème siècle de notre ère. En Europe, l’encre au carbone est également très appréciée, mais est employée de manière non calligraphique. Les peintres tels que Félix Vallotton l’apprécient pour la profondeur du noir qu’elle offre.

Les dessins à l’encre au carbone ou encre de Chine

L’aspect et les conditions de conservation du dessin varient en fonction de la composition de l’encre employée. L’encre au carbone est une encre noire et mat, au fort pouvoir couvrant. Elle est composée de noir et carbone et d’un liant qui peut être de la colle de peau, de la caséine, ou encore du blanc d’œuf. Il existe différentes recettes de l’encre au carbone, mais l’une des plus prisées est l’encre dite de Chine. Elle est composée de noir de fumée, de colle de peau de poisson ou de gomme, et d’un adjuvant qui peut être de l’écorce de frêne ou du clou de girofle. On se procure l’encre de Chine sous forme d’une barrette solide. C’est le dessinateur qui la frotte sur une plaquette couverte d’eau pour effectuer sa composition. 

L’encre de Chine a peut-être été inventée en Inde, raison pour laquelle les anglophones la désigne sous le terme d’Indian ink. Quoi qu’il en soit, elle est particulièrement appréciée en Chine dès le cinquième millénaire avant notre ère. Elle se fixe sous forme de bâton d’encre sous la dynastie Tang, au VIIème-Xème siècle de notre ère. En Europe, l’encre au carbone est également très appréciée, mais est employée de manière non calligraphique. Les peintres tels que Félix Vallotton l’apprécient pour la profondeur du noir qu’elle offre.

L’encre métallo-gallique dans les dessins

L’encre métallo-gallique permet de réaliser des dessins noirs, cependant l’encre brunit et pâlit avec le temps. Cette encre est réalisée à partir d’un extrait végétal tannant, généralement la noix de galle, de sels métalliques, et d’un liant. La composition dégrade le papier par son acidité. Les dessins à l’encre métallo-gallique demandent souvent des restaurations en raison de la corrosion chimique du papier. Malgré cette caractéristique, l’encre métallo-gallique est très employée dans le dessin dès le XIIème siècle, et ce jusqu’au XXème siècle. Ainsi, il s’agit de l’une des techniques favorites de Delacroix. 

Les dessins à l’encre bistre

Le bistre est une encre transparente, qui permet de réaliser des dessins aux coloris chauds. Cette encre est obtenue à partir de suie de cheminée mêlée à l’eau. La couleur, qui dépend avant tout de la qualité du bois calciné, peut aller du jaune clair au brun foncé. L’encre bistre pénètre rapidement le papier, et transparaît généralement au verso de la feuille. Cette encre est très employée dans les dessins au XVIème et XVIIème siècle. 

Les dessins à l’encre sépia

L’encre sépia est également très prisée pour obtenir des dessins aux coloris allant du brun clair au violet. Cette encre, de nature organique, provient de l’encre de seiche. On la distingue de la bistre par ses tons plus froids, et le fait qu’elle ne transperce pas le papier. Les dessins à l’encre sépia sont surtout associés aux XVIIIème et XIXème siècles. 

Les dessins à l’aquarelle et à la gouache

L’aquarelle et à la gouache sont des encres auxquelles l’on a ajouté des pigments colorés, ainsi qu’une charge opacifiante dans le cas de la gouache. Cette technique est privilégiée pour réaliser des peintures, mais on peut réaliser également effectuer des dessins à l’aquarelle et à la gouache. Dans ce cas, le monochrome est le plus souvent choisi.  

L'histoire du dessin à l'encre

Le dessin à l’encre est une technique millénaire, qui est employé dès le Paléolithique, pour orner les grottes. En effet, les dessins et peintures des grottes telles que celle de Lascaux (v. 21 000 av. n.-è.) sont réalisées à partir d’encre mêlant les oxydes et d’eau. C’est également à l’encre que sont tracés les dessins sur papyrus en Égypte pharaonique. Le dessin à l’encre a donc une histoire très longue. A la Renaissance, les artistes font preuve de plus de liberté dans le traitement du dessin. C’est à cette période que le dessin est reconnu comme un art à part entière, et non seulement comme un travail préparatoire. À ce titre, les dessins sont commercialisés, et on voit apparaître de nouveaux papiers, le plus souvent préparés et colorés.  L’emploi de la plume d’oie et de fer à la Renaissance permet de réaliser des traits plus fins. Il est parfois combiné à celui du pinceau pour effectuer des lavis à partir du XVIème siècle. Les dessinateurs s’essaient aux techniques mixtes.

Si l’encre métallo-gallique est l’encre la plus utilisée en Europe du XIIème au XIXème siècle, elle est souvent mêlée à l’encre bistre et sépia pour diversifier les effets. Les peintres les plus reconnus sont bien souvent également de grands dessinateurs. Parmi eux, on peut citer Albrecht Dürer, Léonard de Vinci, ou encore Fragonard. La plume est la technique de prédilection pour dessiner à l’encre jusqu’au XIXème siècle. L’invention du stylo bille à réservoir en 1928 bouleverse la pratique du dessin. Cet outil bon marché permet de réaliser un dessin linéaire au tracé fin et sûr. Alberto Giacometti en fait grand usage. Le dessin à l’encre tient une place particulière dans la pratique surréaliste, car il permet un dessin automatique aisé. Dans les années 1940, le stylo feutre qui contient de l’encre dans sa pointe de feutre fait son apparition. Ces deux dernières techniques, le stylo bille et le stylo feutre, sont aujourd’hui les deux techniques les plus employées. Elles sont appréciées car ne requièrent aucune formation technique particulière, et sont aisées à se procurer.  

Faire estimer gratuitement un dessin à l'encre

Le marché du dessin ancien témoigne d’un dynamisme nouveau depuis une dizaine d’années. Le récent record des ventes remporté par le dessin d’un homme nu de Michel-Ange, adjugé pour 23 millions d’euros à Paris en 2022 en est une illustration. Il supplante de loin le dernier record des ventes des dessins de cet artiste, à savoir Le Christ de la Minerve, vendu à Londres en 2000 pour 9,5 millions d’euros. Les dessins modernes et contemporains à l’encre bénéficient eux aussi de ce regain d’intérêt pour les arts graphiques. Ainsi, Double Marlon (1966) a été acquis en 2008 à New York pour 18 757 200 € (29 000 000 $ ). L’estimation d’un dessin à l’encre varient en fonction de l’ancienneté du dessin, de la qualité du trait, de la cote de son auteur, de son état de conservation, et de sa provenance. La présence de marques de collection est significative de ce point de vue. Vous souhaitez faire expertiser un dessin à l’encre et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un dessin à l’encre en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Edouard Manet, L’homme aux béquille, lavis à l’encre de Chine, 1878, New York, Metropolitan Museum of Art

Pierre-Antoine Martenet est expert en dessins à l’encre, en dessins anciens et modernes et spécialiste des œuvres sur papier. Spécialiste de l’identification, de l’expertise en dessin à l’encre et de l’estimation de dessins à l’encre, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’œuvres graphiques : dessins à la plume, lavis, encre de Chine, compositions à l’encre brune ou noire, études préparatoires et feuilles anciennes ou modernes.

Sa connaissance approfondie des grands dessinateurs anciens et modernes (Rembrandt, Victor Hugo, Cocteau, Buffet, Picasso…), des techniques du dessin à l’encre (travail du trait, lavis, contrastes, hachures et composition linéaire) et de l’histoire du dessin sur papier, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un dessin à l’encre ancien ou moderne : signature de l’artiste, période de création, technique utilisée, qualité graphique, rareté, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des dessins à l’encre et des ventes aux enchères de dessins anciens et modernes, Pierre-Antoine Martenet intervient régulièrement pour l’expertise de dessins à l’encre, l’estimation d’œuvres sur papier et l’accompagnement des vendeurs dans la mise en vente de dessins de collection, qu’il s’agisse de lavis anciens, de croquis à la plume, de compositions modernes ou de feuilles majeures signées par de grands artistes internationaux.

Toutes nos spécialités de dessins anciens et modernes

Comment estimer votre dessin ancien ou moderne ?

Chez Estimon’objet, l’expertise d’un dessin est confiée à notre spécialiste Pierre-Antoine Martenet. Il s’attache tout d’abord à identifier l’auteur de l’œuvre : si la signature est souvent la première piste, elle peut être absente ou apocryphe (c’est-à-dire dont l’authenticité est niée ou douteuse). Il faut donc traquer le style graphique, la “main” du dessinateur ou d’éventuelles marques de provenance ou cachets de collection. C’est un travail minutieux que seul un commissaire-priseur expert saura réaliser avec précision !

Ce n’est pas tout, car la technique et le support jouent également un rôle fondamental. Un dessin à l’encre et à la plume n’aura pas la même valeur qu’un croquis au crayon… Mais c’est du cas par cas, tout dépend de l’œuvre. Nous analysons également la maîtrise du lavis, la vivacité des couleurs ou le type de papier (papier vergé avec son filigrane ? Papier Japon ? Papier bleu ? Papier vélin ? Il en existe tellement !). Tous ces éléments sont de précieux indicateurs pour dater et attribuer le dessin avec certitude.

Par ailleurs, le papier étant un support fragile, l’état de conservation est scruté avec attention pour déceler la présence de rousseurs, d’insolation ou de traces de collages anciens… En sachant qu’une œuvre épargnée par une restauration invasive sera toujours plus prisée. Enfin, la force de la composition et le sujet, comme une étude préparatoire pour un tableau célèbre ou un portrait expressif, révèlent tout le potentiel et l’importance de la pièce dans la carrière du créateur. Contactez Estimon’objet pour que votre dessin soit analysé gratuitement par notre spécialiste !

FAQ valeur d’un dessin ancien ou moderne

Absolument ! De nombreux dessins anciens ou croquis de maîtres ne sont pas signés. l’expertise repose alors sur une analyse détaillée de l’œuvre, notamment le style et la comparaison avec des catalogues raisonnés. Une attribution solide à un artiste reconnu ou à son entourage proche peut donner une valeur importante à une œuvre anonyme au premier abord. Si vous avez un doute sur l’authenticité de votre dessin, contactez l’équipe d’Estimon’objet ! Nous nous ferons un plaisir de vous éclairer gratuitement.

Un dessin est une œuvre unique (fusain, mine de plomb, aquarelle…), tandis qu’une estampe (lithographie, gravure…) est une œuvre produite à plusieurs exemplaires. C’est pour cela qu’un dessin original possède une cote généralement beaucoup plus élevée, en raison de son caractère unique et de la trace directe de la main de l’artiste sur le papier.

Le papier craint la lumière directe et l’humidité. Pour protéger l’estimation de prix de votre œuvre, nous conseillons un encadrement avec un verre anti-UV et un montage sur un carton sans acide (pH neutre). Évitez absolument les adhésifs directs sur le papier qui provoquent des taches irrémédiables. Dans le doute, demandez directement à notre équipe et nous vous conseillerons au cas par cas !

Le marché de l’art apprécie particulièrement les dessins des écoles françaises et italiennes du XVIIIe siècle. Détenir une oeuvre de Fragonard, Boucher ou Tiepolo, par exemple, reste un véritable gage de valeur patrimoniale. Pour la période moderne, l’intérêt des collectionneurs se concentre toujours sur des grands noms comme Picasso, Matisse ou Cocteau. Mais les dessins préparatoires de sculpteurs (Rodin, Degas, Canova…) sont aussi recherchés. 

Le marché du dessin est complexe et les risques de copies ou de mauvaises attributions sont réels. Passer par un expert d’Estimon’objet vous garantit une description technique irréprochable qui rassurera les acheteurs. Nous vous orientons vers les ventes spécialisées en arts graphiques pour toucher les collectionneurs du monde entier et maximiser le prix d’adjudication.

Il vous suffit de prendre des photos nettes de face, mais aussi du verso (le dos du papier révèle souvent des annotations ou des marques de collection cruciales). N’oubliez pas de photographier les détails de la signature et de nous indiquer les dimensions ainsi que le type de cadre. Envoyez-les sur notre formulaire et nos experts reviendront vers vous avec une estimation de valeur précise.

Estimation gratuite des grands noms de dessins anciens et modernes

Estimation de dessins anciens et modernes en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre dessin ancien ou moderne, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre dessin sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :