Estimation gratuite dessin à l'encre​

Le dessin à l’encre se distingue de la peinture par le fait qu’il est réalisé au trait de contour, sans que la surface ne soit remplie. La distinction tient donc au geste et à l’intention de l’artiste, qui peut cependant obtenir des effets picturaux raffinés grâce à l’emploi du lavis. 

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Caractéristiques du dessin à l'encre

Le dessin à l’encre est une technique de dessin humide. Il existe différents types d’encres, qui varient en fonction des pigments, liants et additifs employés, mais toutes peuvent être appliquées à la plume ou au pinceau. Les dessins à l’encre sont le plus souvent sensibles à la lumière, et ne peuvent être effacés à moins d’être grattés. 

Les dessins à l’encre sont réalisés sur tous types de supports, qui peuvent être des textiles, des peaux, ou bien des papiers préparés ou non. Le papier, inventé en Chine, devient le support favori des artistes européens dès le XIVème siècle. 

Les différentes encres employées dans le dessin

L’aspect et les conditions de conservation du dessin varient en fonction de la composition de l’encre employée. L’encre au carbone est une encre noire et mat, au fort pouvoir couvrant. Elle est composée de noir et carbone et d’un liant qui peut être de la colle de peau, de la caséine, ou encore du blanc d’œuf. Il existe différentes recettes de l’encre au carbone, mais l’une des plus prisées est l’encre dite de Chine. Elle est composée de noir de fumée, de colle de peau de poisson ou de gomme, et d’un adjuvant qui peut être de l’écorce de frêne ou du clou de girofle. On se procure l’encre de Chine sous forme d’une barrette solide. C’est le dessinateur qui la frotte sur une plaquette couverte d’eau pour effectuer sa composition. 

L’encre de Chine a peut-être été inventée en Inde, raison pour laquelle les anglophones la désigne sous le terme d’Indian ink. Quoi qu’il en soit, elle est particulièrement appréciée en Chine dès le cinquième millénaire avant notre ère. Elle se fixe sous forme de bâton d’encre sous la dynastie Tang, au VIIème-Xème siècle de notre ère. 

En Europe, l’encre au carbone est également très appréciée, mais est employée de manière non calligraphique. Les peintres tels que Félix Vallotton l’apprécient pour la profondeur du noir qu’elle offre.

Les dessins à l’encre au carbone ou encre de Chine

L’aspect et les conditions de conservation du dessin varient en fonction de la composition de l’encre employée. L’encre au carbone est une encre noire et mat, au fort pouvoir couvrant. Elle est composée de noir et carbone et d’un liant qui peut être de la colle de peau, de la caséine, ou encore du blanc d’œuf. Il existe différentes recettes de l’encre au carbone, mais l’une des plus prisées est l’encre dite de Chine. Elle est composée de noir de fumée, de colle de peau de poisson ou de gomme, et d’un adjuvant qui peut être de l’écorce de frêne ou du clou de girofle. On se procure l’encre de Chine sous forme d’une barrette solide. C’est le dessinateur qui la frotte sur une plaquette couverte d’eau pour effectuer sa composition. 

L’encre de Chine a peut-être été inventée en Inde, raison pour laquelle les anglophones la désigne sous le terme d’Indian ink. Quoi qu’il en soit, elle est particulièrement appréciée en Chine dès le cinquième millénaire avant notre ère. Elle se fixe sous forme de bâton d’encre sous la dynastie Tang, au VIIème-Xème siècle de notre ère. 

En Europe, l’encre au carbone est également très appréciée, mais est employée de manière non calligraphique. Les peintres tels que Félix Vallotton l’apprécient pour la profondeur du noir qu’elle offre.

L’encre métallo-gallique dans les dessins

L’encre métallo-gallique permet de réaliser des dessins noirs, cependant l’encre brunit et pâlit avec le temps. Cette encre est réalisée à partir d’un extrait végétal tannant, généralement la noix de galle, de sels métalliques, et d’un liant. La composition dégrade le papier par son acidité. Les dessins à l’encre métallo-gallique demandent souvent des restaurations en raison de la corrosion chimique du papier. Malgré cette caractéristique, l’encre métallo-gallique est très employée dans le dessin dès le XIIème siècle, et ce jusqu’au XXème siècle. Ainsi, il s’agit de l’une des techniques favorites de Delacroix. 

Les dessins à l’encre bistre

Le bistre est une encre transparente, qui permet de réaliser des dessins aux coloris chauds. Cette encre est obtenue à partir de suie de cheminée mêlée à l’eau. La couleur, qui dépend avant tout de la qualité du bois calciné, peut aller du jaune clair au brun foncé. L’encre bistre pénètre rapidement le papier, et transparaît généralement au verso de la feuille. Cette encre est très employée dans les dessins au XVIème et XVIIème siècle. 

Les dessins à l’encre sépia

L’encre sépia est également très prisée pour obtenir des dessins aux coloris allant du brun clair au violet. Cette encre, de nature organique, provient de l’encre de seiche. On la distingue de la bistre par ses tons plus froids, et le fait qu’elle ne transperce pas le papier. Les dessins à l’encre sépia sont surtout associés aux XVIIIème et XIXème siècles. 

Les dessins à l’aquarelle et à la gouache

L’aquarelle et à la gouache sont des encres auxquelles l’on a ajouté des pigments colorés, ainsi qu’une charge opacifiante dans le cas de la gouache. Cette technique est privilégiée pour réaliser des peintures, mais on peut réaliser également effectuer des dessins à l’aquarelle et à la gouache. Dans ce cas, le monochrome est le plus souvent choisi.  

L'histoire du dessin à l'encre

Le dessin à l’encre est une technique millénaire, qui est employé dès le Paléolithique, pour orner les grottes. En effet, les dessins et peintures des grottes telles que celle de Lascaux (v. 21 000 av. n.-è.) sont réalisées à partir d’encre mêlant les oxydes et d’eau.  

C’est également à l’encre que sont tracés les dessins sur papyrus en Égypte pharaonique. Le dessin à l’encre a donc une histoire très longue. 

A la Renaissance, les artistes font preuve de plus de liberté dans le traitement du dessin. C’est à cette période que le dessin est reconnu comme un art à part entière, et non seulement comme un travail préparatoire. À ce titre, les dessins sont commercialisés, et on voit apparaître de nouveaux papiers, le plus souvent préparés et colorés. 

L’emploi de la plume d’oie et de fer à la Renaissance permet de réaliser des traits plus fins. Il est parfois combiné à celui du pinceau pour effectuer des lavis à partir du XVIème siècle. Les dessinateurs s’essaient aux techniques mixtes. Si l’encre métallo-gallique est l’encre la plus utilisée en Europe du XIIème au XIXème siècle, elle est souvent mêlée à l’encre bistre et sépia pour diversifier les effets. 

Les peintres les plus reconnus sont bien souvent également de grands dessinateurs. Parmi eux, on peut citer Albrecht Dürer, Léonard de Vinci, ou encore Fragonard. 

La plume est la technique de prédilection pour dessiner à l’encre jusqu’au XIXème siècle. L’invention du stylo bille à réservoir en 1928 bouleverse la pratique du dessin. Cet outil bon marché permet de réaliser un dessin linéaire au tracé fin et sûr. Alberto Giacometti en fait grand usage. Le dessin à l’encre tient une place particulière dans la pratique surréaliste, car il permet un dessin automatique aisé. 

Dans les années 1940, le stylo feutre qui contient de l’encre dans sa pointe de feutre fait son apparition. Ces deux dernières techniques, le stylo bille et le stylo feutre, sont aujourd’hui les deux techniques les plus employées. Elles sont appréciées car ne requièrent aucune formation technique particulière, et sont aisées à se procurer.  

Faire estimer gratuitement un dessin à l'encre

Le marché du dessin ancien témoigne d’un dynamisme nouveau depuis une dizaine d’années. Le récent record des ventes remporté par le dessin d’un homme nu de Michel-Ange, adjugé pour 23 millions d’euros à Paris en 2022 en est une illustration. Il supplante de loin le dernier record des ventes des dessins de cet artiste, à savoir Le Christ de la Minerve, vendu à Londres en 2000 pour 9,5 millions d’euros. Les dessins modernes et contemporains à l’encre bénéficient eux aussi de ce regain d’intérêt pour les arts graphiques. Ainsi, Double Marlon (1966) a été acquis en 2008 à New York pour 18 757 200 € (29 000 000 $ ). 

L’estimation d’un dessin à l’encre varient en fonction de l’ancienneté du dessin, de la qualité du trait, de la cote de son auteur, de son état de conservation, et de sa provenance. La présence de marques de collection est significative de ce point de vue. 

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(Illus.) Edouard Manet, L’homme aux béquille, lavis à l’encre de Chine, 1878, New York, Metropolitan Museum of Art

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