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Décorations annamites

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Estimation gratuite de vos Décorations annamites

Les décorations annamites sont des médailles et distinctions honorifiques créées sous la dynastie Nguyên, qui régna en Annam, aujourd’hui la région du Vietnam, entre 1802 et 1945. L’Annam, avec le Tonkin et la Cochinchine, était l’une des trois parties qui constituaient l’Indochine française. Les décorations annamites incarnent un pan fascinant de l’histoire vietnamienne, à la croisée des traditions impériales et des influences coloniales. Leur symbolisme, leur esthétique et leur rôle politique en font des objets d’un grand intérêt historique et artistique. Ces distinctions ne sont pas de simples médailles mais des témoins d’une époque où le Vietnam oscillait entre son héritage ancestral et la modernité imposée par les puissances étrangères. Inspirées par le modèle impérial chinois tout en intégrant des influences européennes, elles reflètent l’histoire complexe du pays, marqué par des traditions locales et des interactions avec des puissances étrangères. Découvrez ici l’histoire des décorations annamites. Besoin d’une expertise de décorations annamites ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Les origines et le symbolisme des décorations annamites

Sous la colonisation française, à partir de la fin du XIXème siècle, les empereurs vietnamiens conservèrent une certaine autonomie nominale dans le royaume d’Annam. Durant le règne des Nguyên, les décorations annamites servaient à récompenser les mérites civils ou militaires et à affirmer la légitimité impériale. Ces souverains étaient même encouragés à maintenir les institutions traditionnelles, y compris l’attribution d’ordres honorifiques. Les décorations annamites s’inscrivaient dans la continuité des pratiques confucéennes, où la loyauté et le service à l’État étaient valorisés. L’élément central des décorations annamites, le dragon, symbole impérial par excellence, mettait en exergue la puissance, la prospérité et la protection divine. D’autres motifs traditionnels, tels que les nuages ou les caractères chinois, enrichissaient leur esthétique. Avec l’établissement du protectorat français en 1884, le système des récompenses évolua. Les décorations impériales adoptèrent une organisation inspirée des ordres honorifiques européens. Par exemple, l’ordre du Dragon d’Annam, fondé en 1886 par l’empereur Dong-Khanh, comprenait cinq classes, calquées sur les modèles occidentaux : la Grand-Croix, le Grand Officier, le Commandeur, l’Officier et le Chevalier. 

Il récompensait aussi bien les Vietnamiens que les étrangers, notamment des fonctionnaires français, devenant un outil de diplomatie et de collaboration dans le cadre du système colonial. Les ordres traditionnels de la cour impériale existaient toujours. En effet, avant la colonisation, la cour vietnamienne avait déjà des traditions d’attribution de distinctions, notamment pour les mandarins, les fonctionnaires érudits et administrateurs. Certains de ces ordres furent maintenus pendant la période coloniale, mais souvent modifiés sous influence française. Parmi les décorations annamites, on compte aussi les médailles et récompenses locales : les autorités françaises mirent en place des distinctions spécifiques pour récompenser des actes de loyauté ou de bravoure des populations indigènes. Ces médailles portaient souvent des motifs inspirés des traditions annamites, mais les insignes et les protocoles étaient fortement influencés par le modèle français.

Un artisanat fort et marqué par les influences culturelles

Les décorations annamites étaient fabriquées dans les ateliers impériaux de Huê, renommés pour leur travail du métal et de l’émail. Ces objets témoignent d’un mélange subtil d’influences. Pour les formes, elles sont davantage occidentales, comme la structure des médailles et des rubans, tandis que les motifs sont issus de la culture asiatique, à l’instar des dragons, des couleurs impériales (jaune et rouge) et des inscriptions en chinois ou vietnamien chu nôm — système d’écriture vietnamien encore en vigueur au XXème siècle. 

Ces distinctions, bien que nées d’une tradition locale, devinrent également des outils d’affirmation du pouvoir colonial. Les autorités françaises les utilisaient pour consolider leur influence en récompensant leurs alliés locaux, ce qui leur conféra une dimension politique ambivalente. Ces décorations avaient une fonction politique importante car elles symbolisaient la légitimation du pouvoir colonial tout en maintenant une façade de continuité avec les traditions impériales vietnamiennes. Cependant, elles furent parfois critiquées comme des outils de propagande servant les intérêts français, réduisant le prestige des anciennes distinctions vietnamiennes. Après l’indépendance du Vietnam en 1945, ces ordres tombèrent progressivement en désuétude, bien que certains exemplaires soient aujourd’hui très prisés des collectionneurs et des historiens.

 

Quelle est la cote des décorations annamites sur le marché de l’art ?

Sur le marché de l’art, la rareté des décorations annamites, combinée à l’intérêt croissant pour l’histoire asiatique, leur confère une cote significative, particulièrement pour les exemplaires authentiques et bien conservés. Les décorations annamites, et principalement celles attribuées aux plus hauts grades comme l’ordre du Dragon d’Annam, suscitent l’intérêt des collectionneurs pour leur rareté et leur valeur historique. Si les pièces les moins prestigieuses ou partiellement endommagées se vendent généralement entre 2 000 et 5 000 €, une Grand-Croix de l’ordre du Dragon d’Annam a été adjugée à 12 500 € lors d’une vente en 2019, notamment grâce à son état impeccable, son émail intact et la présence de son boîtier d’origine. L’intérêt croissant pour l’histoire coloniale et asiatique, en particulier parmi les collectionneurs vietnamiens, contribue à augmenter la demande pour ces distinctions. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos décorations annamites, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une décoration annamite et recevoir son estimation ? Faites estimer une décoration annamite en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Décoration annamite provenance Viet Nam

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Baïonnettes allemandes

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Découvrez ici l’histoire des baïonnettes allemandes de la fin du XIXème siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale. Besoin d’une expertise de baïonnettes allemandes ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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L'histoire des baïonnettes allemandes

Les baïonnettes allemandes, de la fin du XIXème siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont connu une évolution technique et stylistique reflétant les besoins changeants des conflits militaires. De plus, avec l’unification de l’Allemagne, c’est tout un uniforme militaire qu’il faut également uniformiser, et des modèles s’imposent. Les baïonnettes allemandes, à partir de 1884, suivent aussi une nouvelle logique de combat qui se reflète notamment dans l’adoption de la baïonnette-poignard. C’est dans cette idée qu’est créée en 1884 la baïonnette modèle 1871/84. Il s’agit du premier couteau-baïonnette court de l’armée allemande, fait pour les fusils Mauser 1871, fusil réglementaire adopté par l’armée allemande dès 1872 et aussi appelé le Gewehr 71. Cette baïonnette connaît plusieurs modifications et variantes comme la baïonnette modèle 1871/84 à bague supprimée, sorte de douille permettant de fixer la baïonnette au canon. 

Elle reste toutefois le modèle qui domine jusqu’à l’apparition du modèle sabre-baïonnette de 1898. Toutes deux furent finalement utilisées comme armes de côté au moment du désarmement de l’Allemagne. Elles furent suivies du modèle 1898/05, surnommé « Butcher Blade » (« lame de boucher »), et conçu pour le Gewehr 98, une arme emblématique de la Première Guerre mondiale. Cette baïonnette se distingue par sa lame longue, conçue pour le combat rapproché. Fine et élégante, sa forme inspira son surnom. Cependant, outre son aspect esthétique, le sabre-baïonnette était trop long et peu pratique lors des combats, ce qui lui valut diverses modifications.

L’entre-deux-guerres et le désarmement de l’Allemagne

L’Allemagne étant sous des contraintes économiques et industrielles strictes, dues au traité de Versailles du 28 juin 1919, la production de baïonnettes fut grandement limitée, à l’instar du reste de l’armement et équipement militaire allemand. Durant les années 1920, les baïonnettes de l’armée impériale furent largement réutilisées. Les modèles S98/05 et autres baïonnettes de la Première Guerre mondiale furent modifiés ou raccourcis pour s’adapter aux fusils encore en service. Les unités paramilitaires comme les Freikorps ou la Reichswehr, l’armée réduite autorisée par le traité, firent usage de ces armes recyclées. Certaines baïonnettes furent modifiées avec des poignées simplifiées ou des finitions moins élaborées. 

Dans les années 1930, avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et la remilitarisation clandestine, la production de nouvelles armes reprit progressivement. La baïonnette modèle 84/98 (S84/98), initialement utilisée pendant la Première Guerre mondiale, devint le modèle standard pour la Wehrmacht. Ce modèle compact, avec sa lame d’environ 25 cm, était parfaitement adapté aux besoins d’une armée moderne, tout en restant compatible avec le fusil Mauser K98k (Karabiner 98 kurz), qui devint l’arme principale des troupes allemandes dès 1935.

Les baïonnettes allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale

Avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, les baïonnettes allemandes furent produites en masse pour équiper les millions de soldats de la Wehrmacht. Le modèle 84/98 domina cette période, bien que d’autres modèles et variations furent également utilisés. Ainsi, le modèle 84/98 III devint prédominant. Plus court et plus polyvalent, il reflétait l’évolution vers des armes plus pratiques et adaptées à des combats plus variés. Ces baïonnettes étaient produites notamment par des fabricants tels que Carl Eickhorn à Solingen, et étaient souvent marquées par des codes de production ou des poinçons. En plus de ce fabricant, la production de la S84/98 fut confiée à de nombreuses entreprises en Allemagne et dans les territoires occupés, ce qui explique les variations dans les marquages, les finitions et les matériaux utilisés. Certaines versions avaient des revêtements simplifiés pour accélérer la production et réduire les coûts. Cependant, la production de baïonnettes diminua peu à peu avec la fin de la Seconde Guerre mondiale car elle n’avait plus sa place dans les combats modernes.

La baïonnette de parade, un militaria d’exception

En parallèle, l’Allemagne produisit des baïonnettes de parade pour les officiers, souvent ornées et décoratives. Elles pouvaient être équipées de poignées argentées ou de garnitures dorées. La baïonnette avait une forte valeur symbolique qui avait pour but de mettre en exergue la force et la discipline de l’armée allemande lors de cérémonies officielles.

Quelle est la cote des baïonnettes allemandes de 1884 à 1945 sur le marché de l’art ?

Tout comme les modèles de baïonnettes allemandes entre 1884 et 1945, la valeur de ces objets sur le marché de l’art varient énormément selon l’exemplaire. Les modèles standards bien conservés type 84/98 sont relativement accessibles, avec une estimation qui oscille généralement entre cent et trois-cents euros. Les modèles plus rares ont tendance à avoir une valeur plus grande comme par exemple la Sawback, une baïonnette modèle 84/98 avec la lame dentelée, qui est souvent estimée à plus de cinq-cents euros. Enfin, les baïonnettes de parade sont les plus recherchées sur le marché de l’art, avec une estimation qui varie entre sept-cents et mille-cinq-cents euros, selon l’état et le fabricant du modèle. Un exemple d’une vente notable est celle d’une baïonnette allemande du génie modèle 1871, datée de 1890 en 2020 : initialement estimée entre quatre-vingts et cent euros, le prix d’adjudication est finalement monté jusqu’à sept-cents euros. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos baïonnettes allemandes, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une baïonnette allemande et recevoir son estimation ? Faites estimer une baïonnette allemande en quelques clics et recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

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Casques à pointe

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L’histoire des casques à pointes

Dès le milieu du XIXème siècle, en 1842, le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse prend la décision de doter son armée d’un nouveau casque. Si le casque à pointe est connu comme étant typique de l’armée prussienne au XIXème siècle puis allemande au début du XXème siècle, la légende veut qu’Otto von Bismarck en ait vu un similaire sur la table du tsar Nicolas Ier, lors de son voyage en Russie en 1835. Au-delà de l’esthétique reconnaissable du casque, sa pointe avait un réel intérêt pratique. En effet, cette dernière était censée protéger les fantassins des coups de sabre de la cavalerie, portés plus haut. Le premier prototype qui est proposé en 1841 par Wilhelm Jaeger, un métallurgiste prussien de la ville d’Elberfeld, est entièrement en métal. Afin de rendre le casque à pointe plus léger, le tanneur Christian Harkort propose de remplacer le fer par du cuir. À l’unanimité , le casque à pointe est choisi sous cette forme et l’État passe commande aux deux artisans pour le Pickelhaube. Le casque à pointe vient remplacer le traditionnel shako, une coiffe venue de Hongrie, en feutre, qui manquait de praticité au combat et ne protégeait que très sommairement les soldats. 

Avec son revêtement en cuir bouilli et sa garniture en laiton, le casque à pointe était également doté d’une visière ainsi que d’un couvre-nuque, équipant ainsi son propriétaire contre le soleil mais aussi la pluie. Il est également pensé et exécuté avec des aérations, afin de limiter la sudation de son détenteur, ainsi qu’avec un intérieur en cuir qui lui confère une plus grande stabilité, et une toile de camouflage utilisée lors des campagnes militaires. Pour tous, le casque à pointe est recouvert d’un vernis noir. En revanche, des éléments viennent s’ajouter afin de distinguer les soldats selon leur origine, leur grade et leur arme. La pointe elle-même, amovible et parfois cannelée, est l’un de ces éléments constitutifs. Mais elle fut même remplacée par une sphère pour distinguer l’artillerie, ou par un aigle moulé pour la garde royale prussienne plus tard devenue la garde impériale. La plaque frontale servait, quant à elle, à connaître l’origine de chaque soldat. 

En effet, chaque Land, au total de vingt-deux à l’issue de la guerre austro-prussienne de 1866, appose son emblème sur cette plaque. On retiendra à titre d’exemple les lions pour la Bavière ou encore l’aigle pour la Prusse. Enfin, le casque à pointe était paré de cocardes de chaque côté de la jugulaire, une attache en cuir ou en écailles de métal passant sous le menton. La cocarde droite était aux couleurs du Reich à partir de 1871, soit noir, blanc et rouge à cette époque, tandis que la cocarde gauche portait les couleurs du Land et était de forme variée selon le grade militaire. Une fois entièrement conçu, le casque à pointe est progressivement adopté par l’ensemble des armées du Reich, la Bavière étant le dernier État à l’intégrer à son équipement en 1886. Sur le terrain, le casque à pointe montre peu à peu ses limites qui amenèrent certaines modifications. 

La toile de camouflage feldgrau, couleur gris-vert significative de l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale, apparaît et devient obligatoire à partir de 1910, lorsqu’on prend conscience que les ornements brillants rendent le camouflage impossible. C’est réellement la Première Guerre mondiale qui révèle les inconvénients du casque à pointe : il protège mal des éclats d’obus et sa pointe, trop voyante, est susceptible de se coincer dans les fils de fer barbelés. En outre, sa fabrication devient de plus en plus précaire à cause de pénuries de cuir, qui est alors remplacé par du carton compressé et de la feutrine. Dès 1915, le docteur Friedrich Schwerd met au point un nouveau modèle de casque, le Stahlhelm, qui fut porté par les troupes allemandes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Le casque à pointe ne disparaît pourtant pas complètement des uniformes puisqu’il est encore utilisé lors des parades militaires.

Le casque à pointe, allemand, mais pas uniquement

Si les caricatures françaises et britanniques ont contribué à diffuser l’image du casque à pointe, notamment pour critiquer le militarisme allemand, les armées prussiennes puis impériales ne furent pas les seules à s’équiper de ce casque. En effet, d’autres armées l’adoptèrent également, ponctuellement. Par exemple, le Corps des Marines des États-Unis l’utilisa entre 1882 et 1906, mais ce fut aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suède et de plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont certains tels que le Chili et la Colombie l’ont conservé pour la tenue d’apparat de certaines unités.

La cote des casques à pointe sur le marché

Aujourd’hui, les casques à pointe sont des objets relativement prisés du marché de l’art, notamment européen, et on les retrouve régulièrement lors de ventes d’armes et militaria. En effet, les casques à pointe dans l’uniforme militaire germanique étaient un symbole de prestige, visible même dans les ornements du casque. Ces ornements vont, en partie, permettre d’estimer le prix d’adjudication de ces objets. Estimée entre cent euros et quelques milliers d’euros, la valeur du casque est généralement déterminée en particulier par sa plaque frontale. En 2021, l’adjudication d’un casque à pointe de sous-officier aux armes de la Bavière a atteint la somme de 2 200€. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos casques à pointe, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser un casque à pointe et recevoir son estimation ? Faites estimer un casque à pointe en quelques clics et recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Casque à pointe bavarois

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Casques réglementaires

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Le XIXème siècle est une période charnière pour l’histoire militaire française, puisqu’elle est marquée par des réformes profondes de l’organisation des armées, des innovations dans l’armement et des changements dans les doctrines stratégiques. Les casques réglementaires, utilisés par différentes branches de l’armée, reflètent non seulement ces évolutions mais aussi le statut et le rôle symbolique des forces militaires françaises. Découvrez ici l’histoire des casques réglementaires français au XIXème siècle. Besoin d’une expertise de casques réglementaires français du XIXème siècle ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Casque sapeur pompier

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Les casques réglementaires français sous Napoléon Ier et les premières grandes réformes

Napoléon Ier, dès son avènement en 1804, lança des campagnes militaires qui nécessitèrent un équipement robuste et fonctionnel, mais également impressionnant, à la mesure de la puissance impériale. Le casque de cuirassier modèle 1812 illustre parfaitement cet équilibre entre utilité et esthétique. Porté par les cuirassiers, des cavaliers d’élite lourdement armés, il était conçu pour protéger la tête contre les coups de sabre. Fabriqué en acier poli, il comportait une crête en laiton souvent décorée d’un cimier orné d’une chenille en crin de cheval noir. Le casque, combiné à une cuirasse, offrait une protection partielle mais efficace, adaptée aux affrontements violents des champs de bataille européens. De plus, ces casques n’étaient pas uniquement utilitaires : ils symbolisaient également la gloire militaire et la discipline impériale. Les cuirassiers étaient souvent placés en première ligne des charges, non seulement pour leur efficacité, mais aussi pour leur impact psychologique sur l’ennemi. Leurs casques brillants et imposants contribuaient à cette aura de puissance et d’invincibilité, caractéristique des armées napoléoniennes.

La Restauration et la monarchie de Juillet, quels changements pour les casques réglementaires français ?

Avec la chute de Napoléon Ier en 1815, l’armée française connut une réorganisation sous la Restauration (1814-1830), et les casques des cuirassiers, bien que conservés, furent légèrement modifiés pour refléter les symboles royaux. Sous Louis-Philippe, pendant la monarchie de Juillet (1830-1848), l’équipement militaire évolua encore, notamment pour les troupes de la Garde nationale. Le casque réglementaire des cuirassiers resta en usage, mais les gravures, les ornements et les écussons furent adaptés aux nouvelles dynasties. Ces modifications visaient à redonner une identité visuelle cohérente à une armée encore marquée par l’héritage impérial.

Nouveaux régimes et nouveaux conflits : le Second Empire et la guerre de Crimée

En 1852, Napoléon III instaura le Second Empire (1852-1870) : les traditions impériales furent alors largement réactivées, et les casques des cuirassiers devinrent un symbole clé de cette continuité. L’armée française participa à des conflits majeurs comme la guerre de Crimée (1853-1856), où elle déploya de nouvelles tactiques et adapta son équipement. Bien que les cuirassiers fussent moins sollicités dans ces guerres qui impliquaient de plus en plus d’artillerie lourde, leurs casques continuèrent d’être portés lors des parades et des cérémonies, renforçant leur rôle de marqueur symbolique de l’armée impériale. En parallèle, l’équipement des autres corps de l’armée, comme les chasseurs ou les sapeurs, évolua également. Les casques des sapeurs-pompiers, bien qu’à usage civil, furent largement influencés par les designs militaires, incorporant des matériaux similaires tels que le laiton et le cuivre. Ils devinrent eux aussi des objets distinctifs et emblématiques de la discipline et de l’ordre.

Les casques réglementaires français à la fin du XIXème siècle : la guerre franco-prussienne et l’évolution vers la modernité

La guerre franco-prussienne de 1870 à 1871 marqua un tournant dans l’histoire militaire française. Les lourdes pertes infligées à l’armée française par des troupes allemandes mieux équipées et organisées mirent en lumière la nécessité de moderniser l’équipement. Les casques à pointe prussiens, emblématiques de l’armée ennemie, eurent un impact indirect sur les réformes françaises. Bien que la France ne les adoptât jamais directement, leur conception inspira des réflexions sur l’équilibre entre esthétique, fonctionnalité et protection. À la fin du XIXème siècle, les casques des cuirassiers, pourtant encore portés lors des parades, devinrent des objets moins adaptés aux nouvelles réalités des champs de bataille modernes. Par exemple, le casque des cuirassiers à crinière modèle 1872 était largement inspiré des casques du Second Empire mais il fut simplifié et adapté aux besoins modernes de l’époque. Néanmoins, il reste encore assez inefficace contre les balles ou les éclats d’obus. Avec l’introduction du casque Adrian au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918), les anciens modèles furent progressivement abandonnés pour un usage opérationnel.

La cote des casques réglementaires français sur le marché de l’art

Les casques réglementaires français du XIXème siècle demeurent des pièces recherchées par les collectionneurs de militaria, en particulier ceux des guerres napoléoniennes ou du Second Empire. Les casques de cavalerie lourde, cuirassiers et dragons, sont les plus prisés, suivis des casques de sapeurs-pompiers richement décorés et des casques d’unités spécialisées. Les modèles en bon état, avec leurs composants d’origine, se vendent souvent entre 3 000 et 10 000 €, selon leur rareté et leur provenance. Les casques plus courants, comme ceux de sapeurs-pompiers, atteignent des prix plus modestes, souvent entre 500 et 2 000 €. Pour citer un exemple de vente récente, un casque de cuirassier modèle 1812 a été adjugé au prix de 8 500 euros lors d’une vente aux enchères en novembre 2021. 

Ce prix reflète l’attrait durable de ces objets historiques. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos casques réglementaires français du XIXème siècle, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser un casque réglementaire français du XIXème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer un casque réglementaire français du XIXème siècle en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Casque de sapeur pompier français

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Armes à système

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Les armes à système sont nombreuses à la fin du XIXème siècle, notamment celles associées à des mécanismes innovants et parfois extravagants, telles que les armes Frankenau, Colette, Jarre, les couteaux-pistolets et autres armes combinées. Les armes à système de la fin du XIXème siècle incarnent l’alliance entre innovation technique et raffinement esthétique. De plus, elles offrent un aperçu unique des préoccupations et des avancées de leur époque, tout en constituant des objets d’art convoités. Découvrez ici l’histoire des armes à système de la fin du XIXème siècle (Frankenau, Colette, Jarre, couteau-pistolet, armes combinées). Besoin d’une expertise d’armes à système de la fin du XIXème siècle ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Les armes Frankenau, un modèle incontournable

Les armes Frankenau, du nom de leur inventeur, Oscar Frankenau, sont emblématiques des innovations du XIXème siècle. Ces dispositifs combinés intègrent souvent un mécanisme de percussion dissimulé dans des objets du quotidien tels que des cannes, des nécessaires de voyage, ou encore dans de plus petits objets comme le porte-monnaie revolver à broche. Très recherchées, elles offrent une vision de l’évolution technologique et des préoccupations sécuritaires de l’époque. Une arme à feu intégrée dans une canne ou une ombrelle peut servir à la fois d’outil pratique et de défense personnelle. Ces armes se distinguent par leur mécanisme ingénieux et leur finition soignée, souvent agrémentée de détails décoratifs.

Les armes Colette, une production de haute qualité

Produites principalement en Belgique, les armes à système de la maison Colette sont des pièces particulièrement rares et précieuses. Victor Colette, armurier belge, conçut des armes, souvent de chasse et de tir, réputées pour leur innovation et leur qualité de fabrication. À titre d’exemple, il met au point des pistolets à percussion ou à broche incorporant parfois des caractéristiques surprenantes, comme des chargeurs rotatifs ou des dispositifs de sécurité avancés pour l’époque. Les armes de Victor Colette se distinguent par leur simplicité mécanique combinée à une grande élégance, ce qui en fait des objets prisés dans toute l’Europe. Elles témoignent également de l’effervescence industrielle belge dans le domaine de l’armement au XIXème siècle.

Les pistolets Jarre

Les pistolets Jarre, également appelés « pistolets harmoniques », sont reconnaissables à leurs canons multiples disposés en faisceau. Ils ont été conçus par l’armurier français Pierre-Joseph Jarre pour offrir une capacité de tir accrue à une époque où les armes à répétition étaient encore en développement. Après plusieurs variantes, la version finale du pistolet Jarre est achevée autour de 1861-1862 et produite par l’entreprise Jarre et Compagnie. Contrairement aux revolvers classiques à barillet, le pistolet Jarre utilisait un chargeur rectangulaire qui coulissait latéralement et qui contenait plusieurs chambres pour les cartouches. Leur mécanique est simple mais efficace et est combinée à une esthétique originale. Fabriquées en France, ces armes reflètent l’ingéniosité des armuriers de l’époque dans leur quête d’efficacité et de fiabilité.

Les couteaux-pistolets

Les couteaux-pistolets, qui combinent une lame et un canon, sont l’expression même des armes à système. Ils sont conçus pour être polyvalents et ils rencontrent une grande popularité auprès des aventuriers et des voyageurs du XIXème siècle, qui recherchent une arme discrète mais efficace. Ces pièces présentent souvent une grande finesse dans leur réalisation avec des gravures ou des incrustations décoratives qui les élèvent au rang d’objets d’art. Ces objets sont souvent produits en France, en Belgique, notamment à Liège, ou en Italie, par des armuriers renommés, à l’instar de Monsieur Dumonthier. Les modèles richement ornés sont destinés à des collectionneurs ou à des gentlemen, tandis que d’autres, plus rudimentaires, sont voués à un usage plus pratique.

D’autres armes combinées de la fin du XIXème siècle

Les armes combinées incluent une grande variété d’objets : cannes-fusils, pistolets de poche intégrés à des briquets ou des montres, et autres curiosités mécaniques. Ces armes avaient souvent une double fonction pratique ou défensive. Leur conception reflète non seulement les besoins de l’époque, mais également une véritable fascination pour la miniaturisation et les mécanismes complexes. Ces pièces sont aujourd’hui des témoins fascinants d’une période où le progrès technologique allait de pair avec l’inventivité artistique.

Quelle est la cote des armes à système de la fin du XIXème siècle ?

Sur le marché de l’art, les armes à système sont particulièrement prisées pour leur rareté, leur état de conservation et la qualité de leur fabrication. Les collectionneurs recherchent des pièces avec des mécanismes fonctionnels, des signatures d’armuriers célèbres, et des provenances historiques vérifiables. Les enchères montrent un intérêt croissant pour ces objets, notamment en Europe et aux États-Unis. De manière générale, les armes à système de la fin du XIXème siècle les plus courantes sont estimées entre 300 et 1000 €, tandis que des armes à système de qualité supérieure, soit issues de fabricants tels que Colette ou Jarre et Cie, se situent entre 1000 et 5000 €. Pour citer quelques exemples de ventes remarquables, un couteau-pistolet du XIXème siècle, décoré avec une lame gravée et un mécanisme fonctionnel, a été adjugé pour 8 500 € lors d’une vente aux enchères organisée en 2021. Une canne-fusil Frankenau, en excellent état et avec son mécanisme d’origine, a atteint un prix d’adjudication de 12 000 € en 2018. Les revolvers Jarre, en raison de leur rareté, peuvent également dépasser les 15 000 €, selon leur état et leur provenance. Pour une estimation gratuite de la valeur de vos armes à système de la fin du XIXème siècle (Frankenau, Colette, Jarre, couteau-pistolet, armes combinées), faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Vous souhaitez faire expertiser une arme à système de la fin du XIXème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme à système de la fin du XIXème siècle en quelques clics et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Arme à système Frankenau

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Armes à silex

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Estimation gratuite de vos Armes à silex

Initialement créées dans un but défensif au Moyen Âge, les armes à feu sont utilisées en France dès le début du XIVème siècle. Il s’agit principalement de canons. Avec le temps, les armes à feu deviennent portatives, à l’instar des arquebuses. D’abord assez lourdes, elles évoluent grâce à l’apparition des platines à rouet, mécanisme permettant le développement des pistolets. La platine à silex apparaît dans l’atelier de Marin Bourgeois (1560-1634) vers 1605–1610. Son fonctionnement, plus simple et moins onéreux, lui permet d’être adopté dans toute l’Europe au début du XVIIIème siècle, notamment pour les armes de luxe. Sous le Premier Empire (1804-1815), période faste et tumultueuse dominée par Napoléon Bonaparte, les armes à silex sont à la fois des instruments militaires, des symboles de prestige et des œuvres d’art. En effet, depuis leur apparition au XVIIème siècle, elles transcendent un usage purement utilitaire et sont conçues avec une recherche constante d’innovation et un souci du détail extrême, ce qui permet le développement de caractéristiques décoratives poussées. Les usages de ces armes à silex de luxe sont multiples : elles peuvent servir de cadeaux diplomatiques ou honorifiques, d’éléments d’apparat, d’armes de chasse ou encore d’armes destinées aux duels d’honneur. Parmi les armuriers les plus renommés, Nicolas-Noël Boutet et Jean Lepage se distinguent par leur talent exceptionnel et leurs contributions majeures en termes d’innovation et d’ornement dans le domaine des armes à silex de luxe. Découvrez ici l’histoire des armes à silex de luxe du Premier Empire ! Besoin d’une expertise sur une arme à silex de luxe du Premier Empire ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Armes a silex

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Armes à silex de Nicolas-Noël Boutet

Nicolas-Noël Boutet (1761-1833) représente l’apogée de ce goût pour l’armurerie de prestige sous le Premier Empire. Issu d’une famille d’armuriers de Versailles, Nicolas-Noël Boutet est nommé directeur-artiste de la Manufacture d’armes de Versailles par décret le 23 août 1792. Il est secondé par un officier d’artillerie qui supervise la fabrication. Cette manufacture est à la fois un centre de production militaire et un atelier de créations d’exception destinées à la cour et aux dignitaires. Cependant, c’est Nicolas-Noël Boutet qui y encourage le développement des armes de luxe. Le 19 novembre 1798, il est nommé directeur général des Manufactures d’armes et Ateliers de réparation de France mais, dès le mois de décembre, il prend la décision de se consacrer exclusivement à l’administration de la manufacture de Versailles. Sous le Consulat (1799-1804), Nicolas-Noël Boutet est chargé de la fabrication des armes d’honneur qui deviennent sa spécialité. 

Les créations de Nicolas-Noël Boutet se distinguent alors par leur esthétique développée et leur perfection technique. Ses pistolets à silex de luxe arborent souvent des incrustations d’or ou d’argent, des gravures détaillées représentant des scènes mythologiques ou allégoriques, ainsi que des crosses en bois précieux comme l’ébène. Ces crosses sont fréquemment rehaussées de nacre ou d’ivoire sculpté, témoignant du savoir-faire minutieux de son atelier et de la reconnaissance de cette production comme un travail d’art. Sous le Premier Empire, Nicolas-Noël Boutet fabrique des armes offertes comme cadeaux diplomatiques ou à des personnalités de premier plan. Napoléon lui-même apprécie particulièrement ces pièces et les utilise pour honorer ses maréchaux ou sceller des alliances avec des monarques étrangers. L’une des pièces les plus célèbres de Nicolas-Noël Boutet est une paire de pistolets ornés, offerte au tsar Alexandre Ier (1777-1825) et conservée au musée de la Légion d’honneur, qui illustre parfaitement l’alliance entre art et technique de la manufacture de Versailles.

Armes à silex de Jean Lepage

Jean Lepage (1779-1822), également issu d’une prestigieuse famille d’arquebusiers, se différencie de Nicolas-Noël Boutet par son approche centrée sur l’innovation technique. Initialement installé à Paris pour suivre une formation d’apothicaire, il décide cependant d’entrer comme apprenti dans l’atelier de son oncle, l’arquebusier Pierre Lepage. Lui succédant à la tête de son atelier, et dans une volonté d’innovation et de progrès de l’armurerie, il développe des mécanismes et dépose un certain nombre de brevets. Contrairement à Nicolas-Noël Boutet, dont les efforts sont dirigés vers la beauté ornementale des armes de luxe, Jean Lepage se concentre sur l’ingénierie et le développement technique sans toutefois négliger l’aspect esthétique des armes. Les deux hommes sont d’ailleurs en opposition : la création de la Manufacture d’armes de Versailles entraîne une baisse de commande chez de nombreux arquebusiers, dont Jean Lepage, qui co-signe deux pétitions protestant contre la manufacture. 

En août 1804, ce dernier est nommé arquebusier des chasses de l’Empereur et fournit donc la maison de l’Empereur en armes de luxe utilisées lors des chasses impériales. Sa fonction d’arquebusier des chasses de l’Empereur influence ses travaux : la pratique de la chasse exige en effet des armes au tir rapide et précis. Parmi ses inventions marquantes figure le fusil à répétition à silex, permettant de tirer plusieurs coups sans rechargement immédiat. Cette innovation, bien que complexe et peu adaptée à une large adoption, témoigne de sa vision novatrice des armes à feu. Ses pistolets, eux aussi richement ornés, contiennent des dispositifs mécaniques perfectionnés afin d’en augmenter la précision et la sûreté. Les œuvres de Lepage sont appréciées par ses contemporains, officiers et nobles, qui reconnaissent en elles une alliance entre raffinement et performance. Ses crosses en bois luxueux, rehaussées de gravures et d’incrustations, ainsi que ses innovations pratiques, répondent à la fois aux exigences de la beauté et de la fonctionnalité.

Les armes à silex de luxe du Premier Empire sur le marché de l’art

Les armes à silex de luxe du Premier Empire, qu’elles soient signées Boutet ou Lepage, sont aujourd’hui des trésors historiques conservés dans des musées et des collections privées. Leur rareté et leur qualité exceptionnelle en font des pièces très recherchées par les collectionneurs. Ces armes ont marqué l’âge d’or du Premier Empire en tant que symboles du génie artisanal et militaire français ainsi que du raffinement napoléonien. En juin 2023, un fusil à silex avec canon et platine réalisé par Nicolas-Noël Boutet a été estimé entre 15 000 et 20 000€, tandis qu’en 2014 un fusil de chasse double à silex, à deux canons superposés tournants, deux batteries et un seul chien a été vendu pour la somme de 110 000€. En juillet 2024, un coffret contenant deux pistolets offerts par Napoléon au général Armand de Caulaincourt dans la nuit du 12 au 13 avril 1814, œuvre de l’arquebusier Louis-Marin Gosset, a été vendu pour la somme de 1,69 million d’euros. Le coffret et son contenu ont été classés « trésor national ». Vous souhaitez faire expertiser une arme à silex de luxe du Premier Empire, et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme à silex de luxe du Premier Empire en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Coffret comprenant un fusil à silex, une paire de pistolets et des accessoires, Nicolas-Noël Bouet. Collections du Metropolitan Museum of Art.

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Estimation gratuite Arme d'honneur

Armes d’honneur

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Estimation gratuite de vos Armes d'honneur

Sous le Consulat (1799-1804), les soldats s’étant démarqués par leur conduite exemplaire au combat pouvaient être récompensés par l’octroi d’armes d’honneur. Cette pratique, qui s’inspire de l’Antiquité romaine, vise à stimuler l’ardeur guerrière des troupes et leur ferveur républicaine. Ainsi, ces récompenses nationales d’une grande qualité ne furent produites qu’en peu d’exemplaires. Il existe de nombreuses typologies d’armes d’honneur. Chacune d’entre elles présente traditionnellement le nom du récipiendaire et les circonstances dans lesquelles ce dernier s’est illustré. Aujourd’hui, les armes d’honneur sont particulièrement recherchées par les collectionneurs et les musées français. Découvrez ici l’histoire des armes d’honneur sous le Consulat ! Besoin d’une expertise sur une arme d’honneur ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Arme d'honneur

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La Révolution et la création de nouvelles récompenses

Sous l’Ancien Régime, les ordres de chevalerie récompensaient traditionnellement les militaires ayant fait preuve d’une grande bravoure au feu. Essentiellement réservés aux officiers nobles, ces ordres sont pour la plupart supprimés en 1791 lors de la Révolution française, en vertu des principes républicains. Cette décision, prise par la Convention nationale (1792-1795), perdure durant le régime lui succédant, et se retrouve ainsi dans la Constitution du 5 Fructidor An III (22 août 1795) du Directoire (1795-1799). En effet, l’article 368 précise que « Nul ne peut porter des marques distinctives qui rappellent des fonctions antérieurement exercées, ni des services rendus ». Cependant, face à une situation militaire compliquée, le Directoire comprit la nécessité de récompenser les actions d’éclat afin de stimuler ses troupes malmenées. Dès 1796, on observe ainsi la remise d’armes ou de drapeaux, au nom de la nation. Les armées françaises se battent alors sur de nombreux fronts, notamment en Italie, où un jeune général s’illustre : Napoléon Bonaparte 1769-1821). 

Ses nombreuses victoires, telles que Montenotte, Lodi, Arcole ou encore Rivoli, lui permettent de gagner en influence. Durant la première campagne d’Italie (1796-1797) puis celle d’Égypte (1798-1801), le général Bonaparte reprend le principe d’arme d’honneur et le rationalise. Au titre de la nation, il remet un certain nombre de sabres, qui portent également son nom. Tirant parti de sa notoriété, Bonaparte exécute un coup d’État le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), marquant la fin du Directoire et le début du Consulat. On trouve à la tête du nouveau régime trois consuls : Bonaparte, Cambacérès et Lebrun. Le premier consul détient en réalité l’essentiel du pouvoir. Nommé en 1799 pour dix ans, Bonaparte est proclamé consul à vie en 1802. Le Consulat marque l’affermissement du pouvoir militaire, avant l’avènement de l’Empire en 1804.

Les armes d’honneur sous le Consulat

Dans l’article 87 de la Constitution de l’an VIII, le premier consul Bonaparte annonce qu’il sera décerné « des récompenses nationales aux guerriers qui auront rendu des services éclatants en combattant pour la République ». Le jour de son entrée en fonction, le 4 nivôse an VIII (25 décembre 1799), Bonaparte fait publier un arrêté relatif aux récompenses militaires. Ce dernier précise les différents types d’armes d’honneur : fusil, carabine, mousqueton ou sabre. Il existe également des baguettes et des trompettes d’honneur, à destination des musiciens. Enfin, on précise que les canonniers-pointeurs pourront recevoir des grenades d’or, insignes qu’ils pourront porter sur le parement de leur habit. Par ailleurs, il est aussi prévu que chaque militaire ayant obtenu l’une de ces récompenses puisse bénéficier d’une augmentation de son salaire. L’arrêté précise que ces distinctions pourront être accordées aux officiers et aux soldats qui se distinguent par des actions d’une valeur extraordinaire, ou qui rendraient des services extrêmement importants. 

Quelques exemples sont cités : capture d’un drapeau à l’ennemi, capture d’un officier supérieur ou encore capture d’une pièce d’artillerie. Les armes d’honneur sont garnies d’argent et sont, pour la plupart, réalisées par la manufacture d’armes de Versailles, sous l’autorité du célèbre arquebusier Nicolas-Noël Boutet (1761-1833). Chaque arme d’honneur attribuée est accompagnée d’un brevet signé. On estime à 2 300 le nombre d’armes d’honneur décernées sous le Consulat. En 1804, avec la proclamation de l’Empire, les armes d’honneur sont supprimées au profit de la Légion d’honneur, qui récompense les militaires mais également les civils.

Quelle est la cote d’une arme d’honneur sur le marché ?

De nombreuses armes d’honneur se trouvent aujourd’hui dans les collections des musées français, notamment dans celles du musée de l’Armée. Ainsi, les armes d’honneur sur le marché sont particulièrement rares. En moyenne, la cote d’une arme d’honneur se situe entre 10 000 et 30 000 euros. L’estimation varie en fonction de sa provenance, de son état de conservation, de la typologie de l’arme, des inscriptions, de l’identité du récipiendaire et, le cas échéant, de la présence du brevet signé. Ainsi, en 2009 fut mis en vente le sabre d’honneur du citoyen Thierry, adjudant major à la trente-troisième ½ brigade de ligne. Celui-ci fut récompensé par le premier consul Bonaparte pour sa conduite au combat après s’être élancé seul sur une pièce d’artillerie. Estimé entre 40 000 et 50 000 euros, le sabre et son brevet, signé de la main de Bonaparte, furent adjugés pour 58 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une arme d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une arme d’honneur en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Arme d’honneur du citoyen Jean Pansonnet, brigadier au 12e régiment de hussard.

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Estimation gratuite Coiffure militaire Premier Empire

Coiffure militaire du Premier Empire

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Estimation gratuite de vos coiffures militaires du Premier Empire

Avec la Révolution française (1789-1799), puis le Premier Empire (1804-1815), les armées françaises vont connaître de profondes mutations. Napoléon, chef de guerre et stratège, façonne et réorganise les armées révolutionnaires dont il hérite et qui lui permettent d’obtenir d’éclatantes victoires. Ses nombreuses réformes portent également sur l’équipement des troupes et leurs uniformes. À ce titre, les coiffures militaires sous le Premier Empire évoluent, et certaines connaîtront une importante longévité, à l’image du shako et du casque de cavalerie. Découvrez ici l’histoire des coiffures militaires sous le Premier Empire. Besoin d’une expertise sur une coiffure militaire du Premier Empire ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Coiffure militaire Premier Empire

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Le shako, la coiffure du fantassin impérial

Les uniformes et les coiffures militaires suivent la mode masculine de leur temps. En France, les soldats sont principalement coiffés du tricorne au XVIIème siècle, qui laisse progressivement sa place au bicorne le siècle suivant. Ce dernier équipe largement les armées françaises jusqu’au début du XIXème siècle. Le traditionnel chapeau de feutre, jugé trop fragile et peu protecteur des blessures à l’arme blanche, est remplacé en 1806 par le shako, qui équipe la majeure partie des troupes sous le Premier Empire. Originaire d’Europe de l’Est, le csákó est à l’origine une coiffure traditionnelle cylindrique, importée par les hussards hongrois au XVIIIème siècle, et qui faisait partie de leur uniforme. 

Progressivement, ce couvre-chef va équiper les armées européennes, dans une grande variété de formes. Réalisé en cuir et en feutre, le shako français est reconnaissable à sa forme cylindrique en forme de cône tronqué. Son adoption répond à des critères pratiques et esthétiques. Relativement haut, le shako réhausse la silhouette du fantassin. Il est ainsi censé protéger la tête des coups de sabres. Il est également doté d’une visière contre le soleil et la pluie, et de jugulaires en cuir recouvertes d’écailles de cuivre, qui permettent de le maintenir sur la tête et qui servent de protection aux joues du soldat. Il est surmonté d’un pompon ou d’un plumet, dont la couleur permet d’identifier la compagnie du soldat. 

Enfin, une plaque de laiton, en forme de losange et placée au-dessus de la visière, indique le numéro du régiment. À partir de 1812, le nouveau règlement du colonel Bardin (1774-1840) prescrit le port d’une plaque en forme de demie-lune. Cette forme est inspirée de la pelta, un petit bouclier oriental utilisé comme motif ornemental durant l’Antiquité romaine. Le shako équipe, à quelques exceptions, la majeure partie des troupes militaires sous le Premier Empire. En fonction de l’unité, mais également de l’atelier et de l’année de fabrication, il existe une grande variété de shakos. Après la chute du Premier Empire en 1815, les armées françaises sont toujours équipées de cette coiffe caractéristique. Elle connaît tout au long du XIXème siècle un certain nombre de modifications, avant d’être remplacée par le képi. Aujourd’hui, le shako, dans des dimensions plus modestes, est encore porté en cérémonie par les élèves de l’école militaire de Saint-Cyr et la Garde républicaine à pied.

Le casque et la cavalerie

Si le casque n’équipe progressivement plus les soldats à partir du règne de Louis XIV (1643-1715), il refait son apparition au XVIIIème siècle pour équiper certains régiments de cavalerie. En effet, en 1743, le futur maréchal Maurice de Saxe (1696-1750) lève un corps de cavalerie dont les volontaires sont originaires d’Europe de l’Est. Il dote ses cavaliers d’un casque à l’antique, caractérisé par un bandeau en peau de phoque et un cimier bas. En 1763, le casque est attribué à l’ensemble des régiments français de dragons par une ordonnance royale, les distinguant des autres unités de cavalerie. Durant la Révolution française, une instruction provisoire de 1791 prescrit le port du casque aux fantassins. S’inspirant du modèle en vigueur chez les dragons, ce couvre-chef est réalisé en cuir bouilli ou en feutre de laine teinte en noir, avec une visière cousue. Un bandeau de toile peinte reproduit l’aspect d’une peau de panthère, tandis qu’une crinière courte, la chenille, surmonte le casque. Trop coûteux, et peu apprécié des soldats, le casque à chenille modèle 1791 est rapidement abandonné. Le casque métallique ne sera porté sous l’Empire que par les régiments de dragons et par les cuirassiers. 

Caractéristique de la silhouette de ces troupes montées, il est reconnaissable à sa grande crinière en cuir, protégeant la nuque de son porteur des coups de sabre. On distingue les deux modèles par le bandeau présent sur le casque, noir pour les cuirassiers et léopard pour les dragons. En 1809, après les nombreuses pertes subies par les carabiniers, Napoléon fait adopter le casque et la cuirasse pour ces régiments. Afin de les distinguer des cuirassiers, les carabiniers sont dotés d’une cuirasse et d’un casque dorés. Par ailleurs, ce dernier est également reconnaissable à sa chenille rouge écarlate. Ainsi, sous le Premier Empire, si le casque équipe principalement les unités de cavalerie, il existe une exception. Constatant la mortalité élevée des officiers chargés de porter et de défendre les insignes impériaux, le règlement de 1812 prescrit aux soldats le port du casque. 

Ce dernier, caractérisé par une chenille rouge vif, n’est cependant pas adopté à grande échelle. Ainsi, tout au long du XIXème siècle, le modèle de casque adopté sous l’Empire par les dragons et cuirassiers connaît peu d’évolution. Il équipe encore ces unités au début de la Première Guerre mondiale (1914-1918). S’il existe des projets de casque pour l’infanterie au début du XXème siècle, il faut attendre 1915 pour voir l’adoption d’un casque unique pour tous les soldats. Aujourd’hui, le régiment de cavalerie de la Garde républicaine porte encore lors des défilés l’iconique casque à crinière.

Les coiffures militaires du Premier Empire sur le marché de l’art

Les coiffures militaires du Premier Empire sont assez rares sur le marché de l’art. Leur cote varie en fonction de l’unité associée et de leur état de conservation. En effet, ces pièces anciennes, bien que produites en grandes quantités, sont rarement parvenues jusqu’à nous. On observe ainsi régulièrement la mise en vente d’éléments isolés de ces coiffures, tels que les plaques de shako. Les coiffures complètes peuvent ainsi voir leur prix s’envoler. Ainsi, en mai 2024, un shako d’officier du 121ème régiment d’infanterie de ligne, au règlement de 1812, fut estimé lors de sa mise aux enchères entre 6 000 et 8 000 euros, pour être finalement adjugé à 12 000 euros. Pour une estimation gratuite de vos coiffures militaires du Premier Empire, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet ! Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne et vous recevez une réponse en 48h. C’est gratuit et totalement confidentiel !

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Estimation gratuite Fusil de chasse du XVIIIème siècle

Fusil de chasse du XVIIIè siècle

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Estimation gratuite de vos fusils de chasse du XVIIIème siècle

Au XVIIIème siècle, les armes de chasse connaissent un développement technologique et esthétique significatif, notamment en France, en Belgique, et en Angleterre. Cette période voit les armes de chasse devenir de véritables objets de luxe, mêlant artisanat, technologie et prestige. Découvrez ici l’histoire des fusils de chasse du XVIIIème siècle. Besoin d’une expertise sur un fusil de chasse du XVIIIème siècle ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Fusil de chasse du XVIIIème siècle

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La chasse sous l’Ancien Régime

En France, la chasse fut longtemps une activité réservée à la noblesse. Ainsi, en 1396, une ordonnance édictée par Charles VI (1368-1422) interdit formellement la chasse aux roturiers. Cette interdiction perdure tout au long de l’Ancien Régime (1589-1789), et les sanctions encourues sont particulièrement sévères. La peine de mort pour le délit de chasse n’est supprimée qu’en 1669 par Louis XIV (1638-1715). Ce dernier, véritable passionné, organise de grandes parties de chasse dans les forêts royales de Fontainebleau ou de Versailles. Au XVIIIème siècle, la chasse reste un privilège seigneurial. Il est aboli avec la Révolution française le 4 août 1789, au même titre que les autres privilèges de la noblesse. Si la chasse n’est plus l’apanage de la noblesse, elle reste cependant réservée aux seuls propriétaires terriens. La bourgeoisie prend ainsi la place de la noblesse.

L’évolution technologique des armes à feu

Si les premières armes à feu apparaissent en Chine dès le VIIIème siècle, il faut attendre le XIVème siècle pour qu’elles se répandent sur les champs de bataille européens, avec le développement de l’artillerie. Le canon est alors allumé à la main par une mèche. Au XVème siècle, l’apparition de platine à mèche permet de faciliter la mise à feu. Le mécanisme s’organise autour d’un levier situé sous le bois du fusil. Ce dernier, une fois actionné, permet de faire basculer une pièce métallique, sur laquelle est fixée la mèche, mettant le feu à la charge de poudre. Au XVIème siècle apparaissent les premières platines à silex. La mèche est remplacée par une pierre qui, par une action de frottement ou de percussion, produit une étincelle mettant le feu à la poudre. 

Ce système est perfectionné au début du XVIIème siècle par le Français Marin Bourgeois (1560-1634), et se répand rapidement dans toute l’Europe. La platine à silex équipe toutes les armes à feu pendant près de deux siècles, avant d’être remplacée à partir de 1820 par le système à percussion, qui utilise des capsules de fulminate de mercure. Ces progrès technologiques permettent le développement d’armes à feu individuelles peu coûteuses, qui révolutionnent l’art de la guerre. Parallèlement, les armes à feu influencent le domaine de la chasse, en se substituant aux armes de jet traditionnelles telles que l’arc ou encore l’arbalète. C’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les fusils de chasse juxtaposés, à double canon, qui existent encore aujourd’hui.

Les fusils de chasse et la représentation d’un statut social

La chasse, réservée à la noblesse, était une activité sociale de choix. L’aristocratie européenne adoptait en conséquence des armes luxueuses et richement décorées, reflétant leur statut. Le XVIIIème siècle est marqué par l’essor de certaines régions comme Birmingham en Angleterre ou Liège en Belgique, qui se spécialisent dans la production d’armes à feu et qui sont encore aujourd’hui célèbres pour leur savoir-faire. Ce développement est favorisé par l’industrialisation progressive de la production d’armes, tandis que l’artisanat reste encore présent pour les éléments décoratifs. Les armuriers rivalisent ainsi de technique pour produire des armes esthétiques, tout en utilisant des matériaux de qualité.

Les armes de chasse sur le marché

La cote d’un fusil de chasse du XVIIIème siècle varie de quelques centaines d’euros pour les modèles les plus courants à plusieurs milliers d’euros pour des pièces de grande qualité. Le prix varie en fonction de l’état de l’arme et du nom de l’armurier, mais peut être également influencé par l’identité de son propriétaire. Ainsi, les armes de chasse ayant appartenu à des personnages importants rencontrent plus de succès lors de leur mise en vente. Il est à noter que de nombreux fusils de chasse à silex furent adaptés au système à percussion au début du XIXème siècle. Ainsi, les fusils non modifiés possédant leurs systèmes d’origine sont les plus recherchés. 

En janvier 2024, un fusil de chasse à double platine, signé « Livranton à St Chamond », fut estimé à 2 500 €. L’arme, dont le système d’armement était parfaitement fonctionnel, était caractérisée par deux canons poinçonnés et dorés, avec une crosse richement sculptée de fleurs et d’une tête d’animal, tandis que sa baguette était réalisée à partir d’un fanon de baleine. Le fusil de chasse a vu les enchères s’envoler pour être finalement attribué pour 4 200 €. Vous souhaitez faire expertiser un fusil de chasse du XVIIIème siècle et recevoir son estimation ? Faites estimer un fusil de chasse du XVIIIème siècle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

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Estimation gratuite Légion d'honneur

Légion d’honneur

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Estimation gratuite de vos Légions d'honneur

Plus haute distinction honorifique française, la Légion d’honneur récompense depuis près de deux cents ans les civils et les militaires méritants. On distingue trois grades qui sont ceux de Chevalier, d’Officier et de Commandeur, ainsi que deux dignités, qui sont celles de Grand Officier et de Grand-Croix. La Légion d’honneur est facilement reconnaissable à son étoile à cinq branches doubles, entourée d’une couronne de chêne et de laurier, symbolisant tous deux la victoire, et son ruban rouge vif. Mais, sous les différents régimes qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, la Légion d’honneur a connu de nombreuses modifications. Découvrez ici l’histoire de la Légion d’honneur. Besoin d’une expertise sur une Légion d’honneur ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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La Légion d’honneur, une création de Napoléon Bonaparte

Durant la Révolution française (189-1799), les ordres de chevalerie, symboles de l’Ancien Régime, furent presque tous abolis en 1791. Les nombreuses campagnes militaires sous le Directoire (1795-1799) puis le Consulat (1799-1804) motivèrent la création d’armes de récompense nationale, données aux militaires s’étant illustrés par leur conduite au feu. Le 29 floréal an X (19 mai 1802), Napoléon Bonaparte (1769-1821), alors premier Consul, fit adopter la création de la Légion d’honneur afin de récompenser les militaires et les civils. Cette nouvelle institution, qui vise à réunir l’élite de la Nation, n’est pas encore dotée d’insignes. Il faut attendre l’avènement de l’Empire en 1804 pour que les premières décorations soient décernées au sein de l’église Saint-Louis des Invalides. Une seconde cérémonie se déroule au camp de Boulogne devant 100 000 soldats réunis. 

L’insigne de la Légion d’honneur, inspiré de l’ordre de Saint-Louis créé par Louis XIV en 1693, en reprend la forme tout en s’inspirant également de l’Antiquité romaine. En effet, à l’avers se trouve l’effigie de Bonaparte avec l’inscription « Napoléon emp. des Français », et au revers l’aigle romaine avec la devise « Honneur et Patrie ». La forme de l’insigne sera modifiée à plusieurs reprises, et l’on distingue principalement quatre types. Il existe également de nombreuses subtilités en fonction des orfèvres ayant réalisé les insignes. Parmi les récipiendaires, on retrouve principalement des militaires comme le maréchal Lannes (1769-1809), mais également des civils comme l’artiste Jacques-Louis David (1748-1825) ou encore le mineur Hubert Goffin (1771-1821), qui s’est illustré en 1812 lors d’une catastrophe minière près de Liège en sauvant soixante-neuf de ses camarades.

De la Restauration à nos jours

La défaite de Waterloo et la seconde abdication de Napoléon en juin 1815 entraînent la chute de l’Empire et le rétablissement de la monarchie. En 1815, on compte environ 32 000 légionnaires vivants. Si Louis XVIII (1755-1824) restaure les anciens ordres royaux, il n’abolit pourtant pas la Légion d’honneur. Devenant ainsi l’ordre royal de la Légion d’honneur, l’effigie de l’empereur est remplacée au profit de celle du roi Henri IV. L’ordre est restructuré, et les grades et dignités que nous connaissons aujourd’hui sont institués. En 1830, le roi Louis-Philippe (1773-1850) fait de la Légion d’honneur le premier ordre français et délaisse les anciens ordres monarchiques. Si le profil du roi Henri IV est conservé à l’avers de la décoration, on observe l’ajout du drapeau tricolore au revers de celle-ci. Après la révolution de 1848, et l’avènement de la Seconde République (1848-1851), l’insigne est modifié pour s’inscrire dans l’héritage du Consulat. 

Le profil du roi Henri IV est remplacé par celui de Bonaparte, avec l’inscription « Bonaparte 1er Consul 19 mai 1802 », tandis que la devise « République française » est ajoutée au revers, entourant les drapeaux tricolores. Sous le Second Empire (1852-1870), Napoléon III (1808-1873) renoue avec les origines de l’ordre en adoptant un insigne similaire à celui créé en 1804. Pour la première fois, les drapeaux des régiments s’illustrant au combat sont décorés. La Troisième République (1870-1940) modifie l’insigne de la Légion d’honneur pour lui donner les traits que nous lui connaissons aujourd’hui. La mention « République française » entoure un profil féminin à l’antique, et l’on observe la date « 1870 ». En 1951, cette date est définitivement supprimée. En 1962, la date de la création de l’ordre (29 floréal an X) est ajoutée, ce qui permet de renouer avec le modèle originel.

Quelle est la cote d’une Légion d’honneur ?

Les insignes de la Légion d’honneur passent régulièrement en salle des ventes et sont appréciés des collectionneurs. En dehors de son état, la cote d’une Légion d’honneur varie en fonction du grade (Chevalier, Officier, Commandeur) ou de la dignité associée (Grand Officier et Grand-Croix), ainsi qu’en fonction du régime sous lequel elle a été réalisée. En dehors de l’ancienneté de la décoration, l’identité de son récipiendaire est un facteur important. La base de données Léonore, accessible en ligne, répertorie près de 390 000 dossiers de récipiendaires depuis sa création. 

La cote des Légions d’honneur est donc particulièrement variable. Si les modèles les plus simples oscillent entre 50 et 200 euros, d’autres plus rares sont particulièrement recherchés. Ainsi, estimés entre 1 000 et 1 500 euros à leur mise aux enchères, l’étoile de commandeur et le dossier de nomination ayant appartenu à Prosper de Chasseloup-Laubat (1805-1873), ministre de la Marine et des Colonies sous le Second Empire, furent attribués à 2 375 euros en 2019. Vous souhaitez faire expertiser une Légion d’honneur, et recevoir son estimation ? Faites estimer une Légion d’honneur en quelques clics via notre formulaire et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Insigne de Grand-Croix de la Légion d’honneur, Troisième République. Collections du musée de la Légion d’honneur © Wikicommons

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