Estimation gratuite Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka 

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Estimation et cote de l'artiste Tamara de Lempicka

Audacieuse, libre et indépendante, Tamara de Lempicka incarne la modernité des Années folles. Son style pictural néo-cubiste, aisément identifiable, illustre avec brio la période de l’Art déco. Découvrez l’histoire de Tamara de Lempicka et ses peintures Art déco. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Tamara de Lempicka

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De Varsovie à Paris, l’apprentissage artistique de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka (1898 – 1980) nait à Varsovie, en Pologne. Née Maria Górska, elle est la fille de l’avocat Boris Górski et de la mondaine Malwina Dekler. Elle grandit dans un milieu aisé. Sa grand-mère l’emmène en Italie admirer les chefs-d’œuvre de la Renaissance. Passionnément amoureuse d’un avocat nommé Taduesz Lempicka, Tamara se marie à Saint-Pétersbourg en 1916, à dix-huit ans. Sa fille Maria-Krystyna, dite Kizette, nait la même année. La vie de Tamara de Lempicka sera ponctuée de relations amoureuses intenses, masculines et féminines, qui influenceront son œuvre.

En 1918, la famille se réfugie à Paris, fuyant les tumultes de la Révolution russe. Tamara de Lempicka loge dans le quartier Montparnasse, où elle suit des cours à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Ranson. Les peintres Maurice Denis et André Lhote y sont ses professeurs. C’est la fin de la Première Guerre mondiale. Commence alors une époque artistiquement dense.

Les Années folles, une période intense pour l’artiste Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka s’affirme peu à peu en tant qu’artiste. Son style si particulier se révèle. En 1923, elle expose pour la première fois au Salon d’Automne. Son tableau Perspective représente deux nus féminins dans des poses alanguies. La peintre ne cache pas sa bisexualité. Les femmes qu’elle représente sont sensuelles, modernes et audacieuses, à l’image de l’artiste. Parallèlement à sa pratique artistique, Tamara de Lempicka mène une vie mondaine. Elle fréquente le couturier Paul Poiret, la chanteuse Suzy Poulidor ou encore l’écrivaine Colette. Son exposition à Milan, en 1925, confirme son talent et lui ouvre une notoriété internationale. Elle remporte deux ans plus tard le premier prix à l’Exposition internationale des beaux-arts de Bordeaux avec sa toile Kizette au balcon. Sur ce tableau, sa fille, vêtue d’une robe courte et de longues chaussettes blanches, est assise et regarde le spectateur. Si le traitement de la fillette reste plutôt classique, le paysage urbain, au second plan, est peint de manière néo-cubiste. Les couleurs vont du noir à l’ocre, dans une harmonie soignée.

En 1928, Tamara de Lempicka divorce. Indépendante, elle reçoit des commandes de célèbres personnalités. Elle se rend aux États-Unis l’année suivante pour y brosser le portrait de la fiancée de Rufus T. Bush, un riche magnat du pétrole. C’est entre les années 1927 et 1930 que la peintre exécute l’une de ses plus célèbres œuvres. La Jeune fille en vert (ou Jeune femme à la robe verte) est un portrait peint à l’huile sur contreplaqué. Avec sa robe verte, son large chapeau et ses gants, le modèle personnifie la femme élégante de l’entre-deux-guerres. Le corps est sublimé par des volumes simples, le drapé est étudié et la couleur verte, vive et pourtant froide, est éclatante. Tamara de Lempicka poursuit ses représentations de femmes sensuelles, voluptueuses et parfois provocantes. Les courbes sont géométriques. Les cadrages sont serrés, avec des effets de lumière rappelant celui du cinéma d’Hollywood.

L’exil américain, puis mexicain de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka épouse en 1933 son amant le baron Raoul Kuffner. Elle en a peint le portrait l’année précédente. Aux prémices de la guerre, en 1939, le couple se réfugie aux États-Unis, à Beverly Hills. Quatre ans plus tard, la peintre s’installe à New York. Ces années sont les moins gratifiantes pour la carrière artistique de Tamara de Lempicka. Son œuvre ne suscite plus le même enthousiasme de la part des acheteurs. De retour à Paris, elle rouvre son atelier rue Méchain. En 1962, le baron décède. L’artiste rejoint sa fille à Houston, puis s’installe au Mexique en 1978. Elle y meurt deux ans plus tard.

Vers la fin des années 1960, l’œuvre de Tamara de Lempicka revient sur le devant de la scène artistique. L’engouement pour le mouvement Art déco y contribue. En 1972, la Galerie du Luxembourg, à Paris, présente une rétrospective importante. D’autres suivront. Les tableaux de Tamara de Lempicka sont aujourd’hui exposés dans les collections de grandes institutions tel le Centre Pompidou à Paris. Tamara de Lempicka figure parmi les artistes les plus emblématiques de l’époque.

Estimations des tableaux de la peintre Tamara de Lempicka

Le caractère artistique unique de Tamara de Lempicka rend ses peintures très recherchées. Certaines toiles atteignent des records dans les salles de vente. Le Portrait de Marjorie Ferry a ainsi dépassé son estimation en 2020. Ce tableau s’est vendu au prix de 16 841 733 euros. Deux ans plus tard, le Portrait de Romana de la Salla a été cédé pour 11 610 900 euros. Ces dernières années, ses huiles sur toile se vendent rarement en dessous de 10 000 euros. Ce sont les tableaux représentatifs de son œuvre qui sont particulièrement désirés. En 2023, le Portrait d’Alfons XIII, roi d’Espagne a été adjugé à 80 084 euros. La Femme à la robe jaune a été achetée au prix de 2 442 678 euros.

Les dessins suscitent également l’engouement de ses admirateurs. En 2022, une étude au crayon pour le Portrait d’Ira Perrot a été vendue à 70 000 euros. Un dessin préparatoire pour Adam et Eve, réalisé à la sanguine, a été acheté à 55 000 euros en 2023. Neuf ans plus tard, une illustration de mode à l’aquarelle a été vendue 38 611 euros. Quant aux estampes, une eau-forte en couleur, comme La Femme à la mandoline, peut atteindre 31 000 euros.

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(Illus.) Tamara de Lempicka, Tamara de Lempicka dans son atelier, Musée Narodowe, Cracovie, © Karel Frydrysek

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Estimation gratuite Henri Rapin

Henri Rapin

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Estimation et cote de l'artiste Henri Rapin

Né en 18763, Henri Rapin est un artiste polyvalent français, connu pour son rôle majeur dans le mouvement Art déco. Il a créé des pièces de mobilier, des luminaires et des objets d’art décoratif emblématiques, marquant ainsi l’esthétique moderne du XXe siècle. Ses créations géométriques, élégantes et innovantes ont contribué à populariser le style Art déco lors de l’Exposition internationale de 1925 à Paris. Son héritage artistique demeure une référence incontournable dans le monde de l’art et du design. Découvrez ici l’histoire d’Henri Rapin et ses œuvres d’art déco. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Henri Rapin

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Qui est d’Henri Rapin, figure majeure du mouvement Art Déco ?

Henri Rapin a manifesté très tôt un intérêt pour les arts visuels et la créativité. L’artiste a suivi une formation artistique à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il a développé ses compétences en tant que peintre et décorateur. Cette formation solide a jeté les bases de sa future carrière artistique florissante. Henri Rapin a travaillé dans divers domaines de l’art et de la décoration, mais il reste surtout connu pour son rôle majeur dans le mouvement Art déco. Dans les années 1920, il est devenu l’un des artisans les plus influents de ce style artistique révolutionnaire, qui alliait l’esthétique à la fonctionnalité. Ses créations sont caractérisées par leur élégance géométrique, leur raffinement et leur utilisation de matériaux innovants.

Sa contribution la plus célèbre est sans doute sa participation à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, à Paris, où le terme « Art déco » a été popularisé. Ses créations exposées à cet événement ont été largement acclamées et ont contribué à définir le style Art déco, future tendance majeure à l’échelle mondiale. Henri Rapin a continué à travailler et à influencer le monde de l’art et de la décoration jusqu’à sa mort en 1939. Sa carrière exceptionnelle et son héritage artistique perdurent encore aujourd’hui, et ses créations sont recherchées par les collectionneurs du monde entier. Henri Rapin demeure un nom incontournable de l’histoire de l’art et du design, dont l’influence perdure bien au-delà de son époque.

Les inspirations artistiques d’Henri Rapin

Henri Rapin, en tant qu’artiste majeur du mouvement Art déco, a été influencé par diverses sources et inspirations tout au long de sa carrière. Le mouvement cubiste, avec ses formes géométriques et sa déconstruction de la réalité, a eu une influence notable sur le style d’Henri Rapin. Celui-ci aimé incorporer des éléments cubistes dans ses créations. Aussi, l’artiste a été imprégné de la tradition française des arts décoratifs, plus particulièrement du mobilier Louis XVI.

Ses inspirations sont tirées de la vie citadine et de l’urbanisme moderne. Celui-ci en pleine transformation au début du XXe siècle, le designer a cherché à créer des objets fonctionnels et élégants adaptés à la vie moderne en ville. Comme de nombreux artistes, Rapin puisait son inspiration dans la nature, en capturant les formes organiques tout en les transformant en motifs géométriques.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Henri Rapin

La côte d’Henri Rapin connaît une augmentation depuis l’année 2017 avec un nombre de ventes croissantes sur le marché de l’art français. La catégorie la plus vendue reste néanmoins son mobilier, très recherché pour son design unique. Celui-ci s’estime entre 1000 et 10 000 €. En 2017, un meuble en bois laqué, décoré de feuille de cuivre et incrusté de marbre beige, est vendu pour 10 000 € à Paris. Même si le mobilier d’Henri Rapin reste omniprésent sur le marché, ses peintures trouvent aussi des acheteurs et s’estiment entre 1000 € et 5000 €. En 2017, deux huiles sur toiles intitulées Vues d’Egypte sont vendues pour la somme de 4 800 €.

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(Illus.) Henri Rapin, Fauteuil, env. 1920.

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Estimation gratuite Armand-Albert Rateau

Armand-Albert Rateau

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Estimation et cote de l'artiste Armand-Albert Rateau

Né à Bordeaux en 1882, Armand-Albert Rateau est un artiste et décorateur français du mouvement Art Déco. Sa carrière exceptionnelle s’est distinguée par son mélange novateur de styles, inspiré par l’Art Nouveau, l’Art Déco, et l’art africain et oriental. Rateau est également connu pour ses créations de mobilier et d’intérieurs luxueux, qui ont laissé une marque indélébile sur le monde du design. Découvrez l’histoire d’Armand-Albert Rateau et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Armand-Albert Rateau

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Qui est d’Armand-Albert Rateau, artiste et décorateur français ?

Armand-Albert Rateau a étudié la sculpture à l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, où il a acquis des compétences artistiques solides. À l’âge de 20 ans, il a déménagé à Paris pour poursuivre sa carrière d’artiste professionnel. Le parcours d’Armand-Albert Rateau l’a conduit à travailler aux côtés de personnalités éminentes de l’époque, notamment Paul Iribe et Paul Poiret, des artistes qui ont grandement influencé le développement du mouvement Art Déco. Cette période de formation a contribué à forger son esthétique distinctive, caractérisée par un mélange de styles et une approche novatrice du design.

La carrière d’Armand-Albert Rateau début au Salon des Artistes Décorateurs, un espace dédié au design d’intérieur et à la décoration, où l’artiste a pu présenter ses créations innovantes au public français. En 1925 a lieu la fameuse Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes qui se définit comme lieu de naissance de l’Art Déco. Rateau et ses créations ont trouvé leur place dans le domaine du mobilier et des arts décoratifs.

Armand-Albert Rateau a bénéficié du soutien de plusieurs mécènes et clients influents tout au long de sa carrière. Parmi son réseau de clients notables, de nombreuses personnalités de l’aristocratie, de la haute société et de la mode, telle que Jeanne Lanvin, la célèbre couturière française, qui lui a confié la conception de sa salle de bains.

Les inspirations artistiques d’Armand-Albert Rateau

Les inspirations artistiques d’Armand-Albert Rateau sont variées et reflètent la diversité de son style artistique. Tout d’abord, le designer s’est inspiré du mouvement Art Déco, qui était en vogue pendant sa carrière. Il a adopté les lignes épurées, les motifs géométriques et les matériaux modernes caractéristiques de l’Art Déco, tout en les combinant avec d’autres influences.

De plus, l’art africain et oriental se distinguait dans le monde de l’art en raison des expéditions coloniales, de l’exploration de nouvelles cultures et de l’intérêt croissant pour l’art mondial. Armand-Albert Rateau s’en est inspiré, spécifiquement pour les formes, les motifs et des textures distinctifs qui étaient différents de tout ce qui prévalait dans la culture artistique occidentale. Il ne faut pas oublier de citer la nature, source d’inspiration constante pour Rateau. Ses créations présentent souvent des formes organiques et des motifs naturels, comme des feuilles et des fleurs.

L’une des réalisations les plus emblématiques d’Armand-Albert Rateau est la décoration du Palais Rose à Paris en 1912. Cet intérieur somptueux a illustré sa capacité à fusionner différents styles artistiques tout en créant une esthétique luxueuse et harmonieuse. Cependant, la conception de la salle de bain pour la couturière Jeanne Lanvin est également une œuvre célèbre de Rateau. Cette pièce est un exemple de son utilisation créative de matériaux luxueux, tels que le marbre et le laque, ainsi que de sa capacité à combiner des éléments artistiques variés pour créer une ambiance unique.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Armand-Albert Rateau

Depuis 2022, les œuvres d’Armand-Albert Rateau connaissent une hausse notoire et leurs expertisassions sont de plus en plus courantes. Le chiffre d’affaire d’Armand-Albert Rateau s’èlève en 2023 à 29 000 €, avec des nombreuses ventes sur le marché américain. La catégorie luminaire reste la plus prisée sur le marché de l’art. Celle-ci s’estime entre 3000 et 200 000 €. Bien plus rares sur le marché, la catégorie mobilier se vend à prix fort. En 2023, le tabouret en bois Stool réalisé en 1925 est estimé entre 5739 et 8034 €.

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Armand-Albert Rateau, Paravent à dix feuilles, 1921/1922, bois laqué et doré, Ancienne salle à manger de l’appartement privé de l’hôtel particulier de Jeanne Lanvin, Musée des Arts Décoratifs, Paris.

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Estimation gratuite Emile Gallé

Emile Gallé

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Estimation et cote de l'artiste Emile Gallé

Émile Gallé (1846-1904) est un industriel et artiste français né le 4 mai 1846 à Nancy. Il est à la fois maître verrier, céramiste et ébéniste, mais également passionné de botanique, domaine dont il tire toute l’inspiration pour réaliser ses œuvres. Sur les portes de son atelier nancéien, on peut y lire : « Ma racine est au fond des bois ».

Estimation gratuite Emile Gallé

Prix des œuvres d'Emile Gallé

  • Verrerie (vases, lampes, verre gravé, marqueterie sur verre) – entre 200 € et plus de 450 000 €.

  • Mobilier, marqueterie et objets de métal ou ébénisterie (meubles, plateaux, objets décoratifs) – entre 1 000 € et plus de 250 000 €

  • Dessin, aquarelle, travaux sur papier (études, croquis, aquarelles) – entre 300 € et 20 000 €.

  • Estampe, carte postale, plaquette, petit lot documentaire – entre 50 € et 5 000 €.

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Émile Gallé, verrerie et céramique

Émile Gallé, fils du peintre, artisan verrier et céramiste français Charles Gallé (1818-1902) et de Fanny Reinemer, issue de négociants en cristal et faïences, est le fruit d’une union entre l’art et le commerce. C’est donc naturellement qu’il se dirige à Weimar après son baccalauréat en 1865 pour y apprendre la minéralogie et l’allemand. Il poursuit ensuite ses études à Meisenthal pour y découvrir les métiers du verre, puis à la Faïencerie de Saint-Clément pour y apprendre la céramique. Deux ans après, Émile Gallé représente son père à l’Exposition universelle. Après un voyage à Londres pour étudier l’anglais, il s’initie au soufflage du verre puis à l’ébénisterie. Émile Gallé revient à Saint-Clément en 1870 et réalise un service de vaisselles rustiques aux côtés de Victor Prouvé (1858-1943), artiste avec lequel il collaborera toute sa vie. Après une année où il va volontairement au front du conflit franco-allemand, Émile Gallé retourne à Londres pour s’occuper des jardins botaniques royaux de Kew. Il s’installe ensuite à Paris pour étudier les émaux, les cristaux anciens et l’art japonisant et arabe, jusqu’à ce qu’il revienne définitivement dans sa ville natale à Nancy.

Émile Gallé, pionnier de l'Art nouveau

Émile Gallé connaît à Paris un succès flamboyant. Il emploie toutes ses connaissances en botanique dans la maîtrise et la technique du verre pour jouer avec les reliefs, les reflets, les ombres, les marbrures, les nœuds, les courbes… La nature est son meilleur modèle, vivant et symbolique. En 1875, il épouse Henriette Grimm (1848-1914) et reprend, deux ans plus tard, la manufacture de son père qu’il développe prodigieusement. Sa participation à l’Exposition universelle de 1878 le récompense de quatre médailles d’or et d’une reconnaissance mondiale. Il expose régulièrement à Paris, obtient une nouvelle médaille d’or en 1884 et reçoit le grand prix de l’Exposition universelle de 1889 en plus d’y être promo officier de la Légion d’honneur. À ce moment-là, plus de 300 artistes et artisans travaillent pour lui, si bien qu’il ouvre en 1894 une cristallerie à Nancy. Émile Gallé reçoit une nouvelle médaille d’or à l’exposition de Munich en 1897, puis une autre suivie de deux grands prix en 1900. Son dur labeur est récompensé par le grade de commandeur de la Légion d’honneur, lui ouvrant les portes de la Société royale des sciences et belles-lettres de Nancy où il y est admis en qualité d’artiste savant. En 1901, Émile Gallé créé l’École de Nancy, fer de lance de l’Art nouveau qui utilise essentiellement les formes végétales dans les industries d’art. Il devient alors membre de la Société nationale des beaux-arts de Paris l’année suivante suite à sa participation à l’Exposition des arts décoratifs de Turin.

Émile Gallé, un artiste proche de la nature

Émile Gallé a connu l’éveil par la botanique et ne s’est plus jamais écarté de la nature. Il apprend à lire avec Fleurs animées, porte le pseudonyme de Rousseau (1712-1778) à une période où il préconisait les sciences naturelles, entreprend de longues balades avec son père et réalise des herbiers dès ses 14 ans sous l’enseignement de Charles-François Guibal (1781-1861). Émile Gallé fonde en 1877 la société centrale d’horticulture de Nancy, participe au comité de surveillance du jardin botanique de la ville et collectionne près de 3000 espèces. L’artiste entretient aussi des correspondances avec des botanistes du monde et fait évoluer la science à sa manière grâce à ses recherches en mutations et évolutions botaniques. L’artiste fait même la découverte de nouvelles espèces et réalise une exposition de géographie botanique en 1890 dont il est le membre d’honneur. Sur le plan artistique, la passion de Émile Gallé pour la botanique et la minéralogie se retrouve dans toute son œuvre. Du verre à la faïence en passant par le bois, les feuillages et embellissements fleuris ornent ses travaux. Gallé, pourtant inspiré de la Renaissance, exploite les formes végétales de manière réaliste et fait évoluer son style vers quelque chose de plus naturaliste. Que ce soit avant ou après la reprise de la manufacture de son père, les thèmes botaniques propres au Second Empire ont toujours été présents dans les réalisations de Émile Gallé, bien qu’ils côtoient parfois des inspirations maritimes, notamment dans ses premières années. Ses vastes connaissances en botanique ont largement participé au renouvellement de motifs et du répertoire décoratif dans ses domaines.

La cote des œuvres d"Émile Gallé

Toute la vie de Émile Gallé, devenu une figure marquante des arts appliqués de son époque, aura été couronnée de succès. Ses œuvres sont particulièrement prisées des collectionneurs du monde entier. Celles signées de sa main voient leur prix s’envoler, tandis que les travaux issus de la manufacture Gallé entre 1904 et 1936 rencontrent un succès moins vif. Les moyennes les plus basses sont déjà bien élevées et concernent ses sculptures, estimées entre 200 et 300 000€ ainsi que ses luminaires, entre 50 et 322 000€. Les objets de Émile Gallé, principalement en verre ou en céramique, valent entre 10 et 480 000€. Son vase Iris ou Flambe d’eau de 1899 est adjugé 182 170€ en 2008. Son mobilier, quant à lui, plus imposant et plus rare, est estimé entre 200 et 700 000€. Sa vitrine Aux libellules, de 1900-1903, a été adjugée 133 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Émile Gallé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Émile Gallé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature d'Emile Gallé

Reconnaitre la signature d’Émile Gallé est indispensable pour authentifier les œuvres de ce maître verrier et ébéniste nancéien, figure majeure de l’Art nouveau. Sur les pièces en verre, la signature « Gallé » apparaît sous différentes formes selon la période de production : gravée à l’acide, en relief dans la masse ou inscrite à la roue. Les créations antérieures à 1904, date de la mort de l’artiste, présentent souvent une signature manuscrite fine et légèrement inclinée, parfois suivie d’une étoile, symbole des œuvres produites après son décès sous la direction de la maison Gallé. Sur certaines pièces d’exception, la signature est intégrée au décor floral, peinte à l’émail ou dissimulée dans les motifs. Les meubles d’Émile Gallé, quant à eux, portent généralement une marqueterie signée ou un cartouche incrusté « Gallé » au fer chaud. En raison des nombreuses reproductions et contrefaçons apparues au XXᵉ siècle, faire authentifier la signature par un expert est essentiel. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’Art nouveau et du verre de Nancy vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Émile Gallé.

Signature Emile Gallé
Expertise signature Emile Gallé

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Estimation gratuite André Charles Boulle

André-Charles Boulle

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André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste français

André-Charles Boulle (1642-1732) est un ébéniste, fondeur, doreur, ciseleur et dessinateur français né le 10 novembre 1642 à Paris. Au service officiel du roi, André-Charles Boulle a marqué les XVIIe et XVIIIe siècles avec ses innovations en ébénisterie et son talent si particulier pour réaliser des meubles nobles.
Estimation gratuite André Charles Boulle
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André-Charles Boulle, prédestiné à l'ébénisterie

André-Charles Boulle est le fils de Légère Thorin et de Johann Bolt, francisé Jean Boulle, compagnon menuisier en ébène. Ce dernier lui enseigne, dès ses jeunes années, les techniques de son art et des domaines qui en découlent, à savoir le dessin, la peinture, la sculpture, la ciselure, la dorure et la reparure. Toutefois, en dépit en d’une affinité avec la peinture, son père décide d’abandonner cet apprentissage pour se concentrer sur la menuiserie, domaine pour lequel André-Charles Boulle présente déjà des facilités voire un talent certain. À tel point qu’à peine âgé de 23 ans, le garçon reçoit des conseils de Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) en personne sur le dessin architectural. L’année suivante, la réputation de André-Charles Boulle est déjà élevée, permettant à l’atelier familial de s’agrandir. Il rejoint alors la manufacture des Gobelins en tant que décorateur et sculpteur sur bois, assistant le peintre Charles Le Brun (1619-1690) dans ses travaux pour fournir Versailles en matériel. Le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), qui est à l’origine de la manufacture, sera le pont entre André-Charles Boulle et la noblesse.

André-Charles Boulle, le privilège royal

André-Charles Boulle se fait très rapidement remarquer par la bourgeoisie et la noblesse, si bien que la famille royale lui passe commande en 1672 par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Colbert. Avec le décès de l’ébéniste précédent, André-Charles Boulle est choisi pour le remplacer et occuper le logement des « Galleries du Louvre », à la place de Pierre Gole (1620-1684) qui était pourtant l’ébéniste royal depuis 25 ans. Jean-Baptiste Colbert dira d’ailleurs au roi que André-Charles Boulle était le plus habile des deux.
Loger au Louvre et œuvrer pour le roi est un privilège unique. Les commandes auprès de Boulle augmentent tant qu’il cumule deux ateliers, dans lesquels toute sa famille travaille. Bientôt, celui du Louvre devient le plus grand de Paris et se voit équiper d’une fonderie, laquelle lui sert à utiliser le bronze doré ; il est d’ailleurs l’un des premiers à l’employer dans l’ébénisterie. À la fin du siècle, André-Charles Boulle possède quinze collaborateurs compagnons qui occupent plusieurs métiers, ainsi que de nombreux apprentis pour l’assister.

André-Charles Boulle, des meubles de prestige

La technique de André-Charles Boulle n’est pas de son fait mais elle est améliorée par son talent et porte d’ailleurs son nom aujourd’hui : la marqueterie Boulle. Elle consiste à superposer une plaque de cuivre et une plaque d’écaille blonde de tortue découpées dans le même schéma pour les assembler comme un puzzle et réaliser des contrastes importants, soulignés par un placage d’ébène noir. En résulte des meubles raffinés et créatifs, conçus et fabriqués avec plusieurs essences de bois pour obtenir des compositions uniques. André-Charles Boulle est aussi un créateur puisqu’il est l’inventeur de la commode, premier meuble à pouvoir se doter d’un miroir, de rangements et d’une surface pour y poser de la décoration. Mais André-Charles Boulle ne s’est pas contenté de cela : il a également produit des œuvres décoratives et utilitaires comme des candélabres, des pendules, des chenets et des cartels, avec toujours cette finesse du bronze doré qui contribuera à l’art décoratif français.

La cote des œuvres de André-Charles Boulle

Le succès de André-Charles Boulle est principalement dû aux commandes de fournitures passées par le château de Versailles. Mais l’artiste ne se limite pas à la noblesse parisienne et fournit plusieurs grands noms de France. Grâce à son usage du bronze dans l’ameublement, André-Charles Boulle devient un artisan d’exception, au-delà des ébénistes sacrés maîtres avant lui. Ses œuvres atteignent des prix extraordinaires sur le marché de l’art. S’il n’existe pas de signature dans l’ébénisterie avant 1743, l’authentification d’un meuble Boulle n’est pas impossible avec des experts, et les prix de vente sont élevés. Une bibliothèque basse, par exemple, a été vendue 220 000€ en 2015, tandis que deux coffrets tombeaux ont été adjugés à plus de 2 300 000€ en 2009. Plus récemment, un cabinet en bois teinté attribué à André-Charles Boulle a été vendu 404 480€. Bien que le style baroque et rocaille ne soient plus à la mode, les travaux de Boulle demeurent des chefs d’œuvre intemporels. Un meuble de sa main est estimé entre 5000 et 2 500 000€.

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Estimation gratuite Daum

Daum frères

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Estimation et cote des frères Daum

La verrerie et cristallerie Daum frères se distingue avant tout par sa créativité artistique et technique. Son histoire est à la fois celle d’une famille et d’un artisanat. La manufacture est fondée à Nancy, dans un territoire traditionnellement attaché à la fabrication verrière depuis le XVIIème siècle.

Estimation gratuite Daum

Prix des œuvres Daum Nancy

  • Verrerie (vases, lampes, coupes, cristal gravé ou émaillé) – entre 150 € et plus de 350 000 €

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Les débuts de Daum frères et Cie, entreprise de céramique familiale

Jean Daum, notaire de Bitche, prend la direction de l’usine de verre Sainte-Catherine fondée en 1874. Il rachète progressivement les parts des propriétaires, qu’il lègue à ses fils Auguste et Antonin Daum. La manufacture prend alors le nom de Daum frères et Cie. Les frères Daum proposent du verre à vitre, puis du verre taillé. C’est surtout la verrerie « fantaisiste », qu’ils proposent à partir de 1891, qui fait leur fortune. Les pièces de Daum frères se rattachent par leur style à l’Art nouveau alors en plein essor à Nancy. Les motifs inspirés par la nature, en particulier les semis de fleurs, ont la part belle dans les verres Daum frères. La conception des pièces « fantaisie » est confiée à des collaborateurs extérieurs prometteurs, tels que Jacques Grueber, qui rénove l’art du vitrail, Louis Majorelle, qui dessine les lampes pour Daum frères, ou encore Edmond Lachenal, qui conçoit les verres et gobelets. Le dessinateur Henri Bergé assure la formation des artisans verriers dans les années 1900, et imagine les motifs floraux et paysagers de la manufacture.

Frères Daum : de la verrerie d'art moderne et accessible

Les frères Daum s’inscrivent dans la modernité par leurs recherches techniques en matière de verrerie d’art. Réalisant l’importance de l’éclairage électrique, ils fabriquent des luminaires adaptés dès 1898. Souhaitant baisser leur coût de revient, ils exploitent toutes les possibilités offertes par la gravure à l’acide fluorhydrique, réduisant ainsi le temps consacré au décor des verres. Le succès commercial de Daum frères s’explique également par la présence de l’entreprise aux Expositions universelles de Chicago de 1893 et de Bruxelles en 1897, qui assure à la manufacture une publicité internationale. La réussite de Daum frères est couronnée à l’Exposition universelle de 1900, où ils reçoivent le premier prix. En parallèle des pièces d’expositions, Daum frères propose des pièces d’usage plus simples, accessibles à tous. Pour ces pièces, le catalogue reste le même jusqu’aux années 1925. Pour les pièces d’exception, à partir des années 1910, les verres se font plus clairs, et intègrent des paillons d’or qui mettent en évidence les effets de transparence. La Première Guerre mondiale donne un coup d’arrêt à la production. Elle reprend rapidement après la guerre, sous la direction artistique de Paul Daum. La manufacture se rapproche désormais du style Art Déco, qui séduit désormais la clientèle. La manufacture Daum continue à se distinguer par des prouesses techniques et le raffinement du décor, comme le montre le vase à Camille Cavallier, réalisé en 1924. Bien que des crises économiques et sociales marquent l’entre-deux-guerres, la commande de la verrerie de table du paquebot Normandie en 1935 donne de nouvelles perspectives à la manufacture. C’est l’occasion pour Daum frères se livrer aux premiers essais de production de cristal, qui fait la fortune de l’entreprise après la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, Paul Daum qui est démobilisé assure la direction de l’entreprise jusqu’à sa déportation en 1943.

Estimation et cote des frères Daum sur le marché de l'art

A la Libération, l’entreprise désormais dirigée par Henri et Michel Daum choisit de se dédier à la fabrication de pièces en cristal. Michel Froissart, petit-fils d’Antonin Daum, met au point un cristal « blanc », suffisamment épais et pur pour être présenté sans artifice de taille ni de décor. La technique du « mandrin » permet aux artisans de se dispenser du soufflage du verre, et de donner des formes sculpturales au cristal. Les pièces Daum frères se caractérisent désormais par des formes fluides et simples, aux lignes harmonieuses, qui cherchent avant tout à réfracter la lumière. La créativité et l’originalité du nouveau style de Daum frères sont consacrées lors de l’exposition L’Art du verre présentée à Paris en 1951. Cependant Daum frères connait un déclin à partir des années 1960, et dépose le bilan en 1983, après l’échec de sa fusion en 1975 avec la Compagnie française du Cristal. La production de Daum frères couvre un arc temporel long. Ce sont pourtant surtout les pièces de Style Art nouveau qui font leur succès aujourd’hui sur le marché de l’art. Les pièces sont prisées en particulier en Allemagne, qui compte 70% des ventes, et au Japon, qui enregistre les valeur les plus hautes valeurs lors des ventes. C’est à Tokyo que s’est vendu en 2015 le Reseda And Bruyere Flower Vase (vers 1900), qui constitue le record des ventes de vases Daum frères (66 690 €). Depuis ce pic en 2015, la valeur des objets Daum frères a décru en 2015, mais connait une légère remontée depuis 2021. A titre indicatif, les vases ont actuellement une estimation entre 8 000 et 30 000 €, les lampes sont estimées de 3 000 à 5 000 €, et les bols et gobelets de 400 à 3 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre des frères Daum et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet des frères Daum en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature Daum Nancy

Reconnaitre la signature de Daum Nancy est une étape essentielle pour authentifier les créations de cette prestigieuse cristallerie fondée en 1878 par Jean Daum et ses fils, maîtres verriers emblématiques de l’Art nouveau. Les signatures varient selon les époques et les techniques : les pièces des années 1890 à 1914 portent généralement la mention « Daum Nancy » accompagnée de la croix de Lorraine, symbole régional et marque distinctive de la maison. Cette signature peut être gravée à la roue, émaillée, ou encore acide-gravée sur le flanc ou à la base du vase. Les œuvres les plus anciennes présentent parfois une inscription manuscrite légèrement irrégulière, tandis que les productions postérieures à 1920 arborent une signature plus standardisée, souvent moulée ou en relief. Sur les créations contemporaines, la mention « Daum France » est gravée ou apposée au burin sur le cristal. Face aux nombreuses reproductions ou pièces attribuées par erreur à la manufacture, faire authentifier la signature par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes du verre et de l’Art nouveau vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Daum Nancy.

Signature Daum Nancy
Expertise signature Daum Nancy

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Denise Gatard

Denise Gatard

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Estimation et cote de l'artiste Denise Gatard

Denise Gatard (1908-1991) est une céramiste française emblématique de l’après-guerre, dont le travail se distingue par une élégance sobre et une approche novatrice de la céramique d’art. Formée dans un contexte artistique en pleine mutation, elle s’inscrit dans la grande lignée des créateurs de l’École de Paris tout en affirmant une sensibilité résolument personnelle. Ses œuvres, raffinées et empreintes d’un équilibre subtil entre forme et matière, rencontrent aujourd’hui un fort engouement sur le marché de l’art.

Estimation gratuite Denise Gatard

Prix des œuvres de Denise Gatard

  • Céramiques décoratives : entre 800 € et 6 000 €

  • Vases ou plats émaillés : entre 1 500 € et 10 000 €

  • Pièces rares ou signées du couple Gatard : jusqu’à 15 000 €

Vous possédez un vase, un plat ou un objet décoratif signé Denise Gatard et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre œuvre en toute simplicité sur www.estimonobjet.fr. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts en céramique du XXᵉ siècle vous garantit une estimation fiable, confidentielle et rapide. Grâce à une parfaite connaissance du marché et des ventes récentes, nous vous accompagnons pour déterminer la juste valeur de vos céramiques et vous conseiller sur une éventuelle mise en venteEstimation gratuite, confidentielle et sans engagement : il vous suffit d’envoyer quelques photos et informations via notre formulaire en ligne.

Denise Gatard, une céramiste au cœur du renouveau des arts décoratifs

Née en 1908, Denise Gatard s’impose progressivement comme l’une des figures féminines marquantes de la céramique d’art française. Formée aux techniques traditionnelles, elle développe dès les années 1930 un langage personnel, à la fois moderne et poétique. Son travail s’inscrit dans le prolongement de l’esprit de l’Art déco tout en annonçant la liberté formelle de la période d’après-guerre. Épouse du sculpteur et céramiste Pierre Gatard, elle collabore souvent avec lui dans leur atelier de Fontenay-aux-Roses. Ensemble, ils partagent une vision commune : réconcilier l’objet d’art et l’objet utilitaire. Leurs créations, tout en finesse et sobriété, illustrent parfaitement cette quête d’équilibre entre l’esthétique et la fonction.

L’élégance sobre et la maîtrise technique de Denise Gatard

Le travail de Denise Gatard se distingue par :

  • Des formes épurées et géométriques, souvent inspirées des architectures modernes et des objets de la vie quotidienne.

  • Des émaux raffinés et subtils, jouant sur des tonalités douces — gris, beige, brun, bleu profond — et sur des textures délicatement craquelées.

  • Une recherche constante de l’harmonie, entre la brillance de l’émail et la matité de la terre cuite.

Ses œuvres traduisent une parfaite maîtrise de la matière, où chaque pièce semble à la fois simple et parfaitement équilibrée. L’artiste privilégie les formes rondes, élancées ou fuselées, sans excès décoratif, laissant parler la pureté de la ligne et la qualité des émaux. Denise Gatard a également créé des ensembles de vaisselle, des coupes, des lampes et des vases aux décors minimalistes mais d’une grande présence plastique. Ses réalisations témoignent d’une sensibilité rare à la lumière et à la matière, conférant à chaque pièce un caractère à la fois intemporel et apaisant.

Une artiste au sein du mouvement de la céramique moderne

Durant les années 1950 et 1960, Denise Gatard s’impose sur la scène des arts décoratifs français, aux côtés d’artistes tels que Jacques et Dani Ruelland, Vallauris, ou encore Georges Jouve. Elle participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger, où ses créations séduisent par leur modernité et leur élégance. Ses pièces rejoignent des collections privées, mais aussi des institutions publiques sensibles au renouveau de la céramique française. L’œuvre de Denise Gatard illustre cette période de redécouverte de la terre comme matériau artistique, au moment où la céramique sort de son statut d’artisanat pour devenir un véritable médium d’expression artistique.

Héritage et reconnaissance

Discrète mais influente, Denise Gatard a profondément marqué l’histoire de la céramique française. Ses créations, empreintes d’équilibre et de sensibilité, témoignent d’un art exigeant et intemporel. Aujourd’hui, ses pièces sont recherchées par les collectionneurs d’arts décoratifs, notamment celles issues de la période d’après-guerre, où la pureté formelle et la recherche d’émail atteignent une maturité remarquable.

Cote des œuvres de Denise Gatard sur le marché de l’art

La cote de Denise Gatard connaît depuis plusieurs années une progression constante. Ses pièces, longtemps confidentielles, sont aujourd’hui redécouvertes par un public de collectionneurs avertis et par les amateurs d’arts décoratifs modernes. Voici quelques ventes marquantes observées ces dernières années :

  • Vase à col étroit, décor géométrique brun et beige, adjugé 8 500 € en 2022.

  • Grande coupe émaillée blanche craquelée, signée D. Gatard, vendue 6 200 € à Drouot en 2021.

  • Lampe boule en céramique émaillée, réalisée avec Pierre Gatard, adjugée 11 000 €  en 2023.

  • Paire de vases ovoïdes à décor spiralé, vendue 9 000 € en 2020.

Ces résultats illustrent l’intérêt croissant pour la céramique d’art du XXᵉ siècle et confirment la place de Denise Gatard parmi les grandes signatures féminines du design et des arts décoratifs. Vous détenez une céramique signée Denise Gatard ou un objet décoratif issu de son atelier ? Confiez son estimation à Estimon’objet, la référence en ligne pour l’expertise et la valorisation d’œuvres d’art et d’objets de collection. Nos experts vous accompagnent pour :

  • Obtenir une estimation gratuite et rapide

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Reconnaître la signature de Denise Gatard

Les œuvres de Denise Gatard sont le plus souvent marquées de la mention « DG », incisée ou gravée avant cuisson, parfois accompagnée d’un chiffre ou d’un symbole d’atelier. Cette signature stylisée, sobre et discrète, se trouve généralement à la base ou sous la pièce. Certaines productions en collaboration (notamment avec Pierre Gatard ou dans le cadre de séries décoratives) peuvent présenter une signature partagée ou un cachet d’atelier. L’observation du graphisme du monogramme DG, de la texture de la terre et de la qualité des émaux permet de confirmer l’authenticité d’une œuvre de Denise Gatard.

Expertise gratuite Signature Denise Gatard
Signature Denise Gatard

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Henry Cros

Henry Cros

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Estimation et cote de l'artiste Henry Cros

Henry Cros (1840-1907), artiste ambitieux passionné par l’Antiquité, est l’un des artisans de la redécouverte des techniques antiques. Il est le pionnier de la renaissance de la pâte de verre.

Estimation gratuite Henry Cros

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La formation d’Henry Cros : peintre et sculpteur

Henry Cros entre à 13 ans dans l’atelier du peintre Jules Valadon, puis dans celui de Jules-Emmanuel Valadon. Manifestant des talents pour le modelage, Henry Cros étudie également auprès du sculpteur François Jouffroy, puis dans l’atelier de Louis-Jules Etex à l’École des Beaux-Arts de Paris.

C’est en tant que sculpteur qu’il est admis au Salon de 1861. Pour lier sculpture et peinture, Henry Cros délaisse rapidement les techniques traditionnelles, pour se tourner vers les savoir-faire antiques.

Henry Cros et la redécouverte des techniques antiques

Grand admirateur de Pline l’Ancien, Henry Cros s’inspire de l’Histoire naturelle pour s’efforcer de retrouver les techniques antiques.

La céroplastie

A partir de 1867, Henry Cros pratique le modelage de cire teintée dans la masse, technique utilisée jusqu’à la Renaissance, qui lui permet de sculpter la couleur. Il est alors loué par Alexandre Dumas, et son succès est couronné par l’achat du Prix du tournoi par l’État après le Salon de 1873. Malgré ce succès, Henry Cros abandonne rapidement cette technique en raison de sa fragilité.

La peinture à l’encaustique

Henry Cros continue d’exploiter la cire, en se tournant vers la peinture à l’encaustique en 1870. Avec Charles Henry, il publie ses recherches sur cette technique associée à l’Égypte romaine dans L’Encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens (1884).

La pâte de verre

Ce sont finalement ses expérimentations sur le verre qui permettent à Henry Cros d’allier durablement sculpture et couleur. Inspiré par une visite du Louvre, où il admire des médaillons de pâte de verre et des camées antiques, il réalise dans son propre four un médaillon représentant sa nièce. Il perfectionne rapidement sa technique, construisant un four dans son atelier, et employant de l’acide d’oxyde métallique. La maitrise des températures de cuisson et de la réaction des pigments lui demande de nombreuses recherches, qu’il garde secrètes. Cependant il soutient que son procédé est identique à celui des grecs de l’Antiquité.

Les premières œuvres d’Henry Cros sont des médaillons, et des sculptures de petite taille réalisées dans des moules à pièces. Les coutures d’assemblage accentuent la dimension antiquisante de ses créations. D’autres œuvres, telles que le vase Les métaux (1892), sont réalisées d’une pièce, ce qui constitue une véritable prouesse technique.

Bien qu’Henry Cros soit très indépendant, et qu’on ne lui connaisse pas de lien avec les courants artistiques contemporains, sa démarche s’intègre à l’esprit de son temps.

Son ambition, « clarifier le regard et l’âme des laideurs de la vie contemporaine », se rapproche des préoccupations de Pierre de Puvis de Chavannes et des Symbolistes. Cherchant à renouveler les modèles et à rendre l’art accessibles à tous, il se rapproche également de l’Art Nouveau. Ses liens avec le monde littéraire ont souvent été soulignés. En effet, ses sujets classiques évoquent les recherches des poètes parnassiens et des Symbolistes. Henry Cros représente surtout la mythologie classique, avec des figures idéalisées, dans des tonalités douces. La simplicité du dessin et des modelés rappelle le style de Pierre Puvis de Chavannes, et l’absence de contour précis, l’aspect légèrement voilé, évoque les pastels d’Odilon Redon.

Un sculpteur soutenu par l’État : les grandes projets

Henry Cros connaît un grand succès à partir de 1889, lorsqu’il envoie trois pièces en pâte de verre à l’Exposition Universelle. Le ministre de l’Instruction publique et l’Administration des Beaux-Arts encouragent ses recherches, en lui octroyant un atelier à la Manufacture de Sèvres en 1891. Cet atelier lui fournit une indépendance financière, et lui donne l’espace et l’équipement nécessaire pour effectuer des reliefs de plus grande taille.

L’État soutient également sa création par ses commandes et achats au Salon. Ainsi, La Source gelée et le soleil (1895) et La verrerie antique (1888) sont acquis pour le compte du musée de Limoges, l’Incantation (1892) et L’Histoire de l’eau (1894) sont envoyés au musée du Luxembourg, et L’Histoire du Feu au musée des Arts Décoratifs. Il reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1900 pour L’Histoire du feu.

La cote des œuvres d’Henry Cros

Henry Cros est un artiste presque exclusivement représenté sur le marché français. S’il est passé à la postérité pour ses sculptures, ses dessins représentent cependant 22% des ventes qui lui sont associées. Pour une sculpture ou une peinture, il faudra compter 1 000 à 5 000 €. Ce sont ses bas-reliefs de cire qui atteignent les prix les plus haut. Le record est détenu par un haut-relief réalisé en 1874, vendu pour 60 000 € en 2012 à Paris. Ses sculptures de verre et tableaux remportent tout autant l’adhésion des collectionneurs, et sont compris dans la même gamme de prix. Ses dessins préparatoires aquarellés peuvent s’acquérir pour 100 à 500 €.

(Illus.)Henry Cros, Pasiphaé et le taureau, 1891-1907, Metropolitain Museum

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Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

F-X et Claude Lalanne

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Estimation et cote de l'artiste Fx et Claude Lalanne

François-Xavier et Claude Lalanne se rencontrent en 1952. Amis des surréalistes et des nouveaux réalistes, ils mènent des recherches communes à partir de 1956. Leur œuvre témoigne d’un grand sens de l’humour et d’un goût commun pour le merveilleux.

Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

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Les origines des œuvres des Lalanne

François-Xavier Lalanne pratique beaucoup le dessin et la peinture au cours de ses études chez les Jésuites. Un fois majeur, il s’installe à Paris et fréquente l’Académie Julian, où il suit les leçons de Jules Cavaillès en peinture, de Jacques Zwobada en dessin, et de Marcel Gimond en sculpture. En 1949, il loue un atelier à Montparnasse à côté de celui de Constantin Brancusi, dont il admire les sculptures aux formes épurées. En parallèle, il est gardien au musée du Louvre, dans les salles d’archéologie orientale, d’où il tira par la suite une inspiration pour son approche hiératique et stylisée de la sculpture. A l’atelier, il peint des paysages et des portraits fortement cernés, aux couleurs soutenues. C’est dans le cabinet de l’architecte André Sive qu’il apprend à utiliser le polyester, avec lequel il se tourne vers la sculpture. Il rencontre Claude à son premier vernissage de peinture en 1952, et ils commencent rapidement un travail commun.

Claude Lalanne, née Claude Dupeux, est fascinée dès l’enfance par les expériences d’alchimie de son père, qui cherche à trouver la pierre philosophale dans le sous-sol de leur maison familiale à Colombes. Elle suit divers enseignements artistiques, préparant l’Ecole des Arts Décoratifs auprès du peintre François Desnoyers, puis suivant les cours d’architecture de Pierre Vivien à l’Ecole des Beaux-Arts, et fréquentant l’Académie libre de la Grande-Chaumière à Montparnasse. Elle apprend également le modelage chez le sculpteur Robert Coutin. Au cours de ces diverses formations, Claude manifeste un grand sens de l’observation et déploie une liberté d’imagination.

Claude et François-Xavier Lalanne travaillent de concert à partir de 1956 dans l’impasse Ronsin, aux côtés de Jean Tinguely, David Spoerri, Niki de Saint-Phalle. Ils nouent des amitiés solides, mais doivent quitter les lieux à la mort de Constantin Brancusi. Les Lalanne s’installent alors impasse Robiquet, et se marient en 1962. Claude Lalanne s’intéresse à la galvanoplastie, une technique du XVIIIème siècle qu’elle perfectionne pour l’utiliser sur des pièces délicates, telles que les animaux et les fleurs. Elle apprécie la magie de ce procédé qui lui permet de transformer tout ce qu’elle touche en cuivre. Claude Lalanne fait également des empreintes sur corps humain, qui la rapprochent des expériences du Pop Art américain et du Nouveau réalisme français. François-Xavier Lalanne privilégie le métal martelé. Claude s’intéresse à la flore, et François-Xavier se consacre davantage à la faune. Tous deux associent une hardiesse imaginative à la sophistication de leur savoir-faire technique.

Un art de la sculpture diversifié et humoristique

Leur première exposition commune a lieu chez Jeannine Goldschmidt à Saint-Germain-des-Prés en 1964. François-Xavier y présente son rhinocéros en laiton et Claude ses choux sur pattes qui démontrent leur goût pour les jeux de mots. La série des moutons de laine commencée par François-Xavier en 1965 témoigne de son sens du détournement et de l’humour. C’est le début d’un cycle de sculpture animalière qui dura cinquante ans dans la carrière de François-Xavier Lalanne, passant par les Stabiles dans les années 1960, les Animobiles dans les années 1970. Il cherche à donner une dimension utilitaire à la sculpture, qu’il considère comme trop sacralisée en Occident. Inspiré par l’art de Brancusi et l’archéologie orientale, il privilégie les formes linéaires et hiératiques.

Souhaitant être au plus près de la nature, Claude et François-Xavier Lalanne s’installent en 1967 à Ury, en bordure de la forêt de Fontainebleau. Claude Lalanne utilise directement les fleurs et branchages du jardin qu’elle y cultive pour ses compositions. Elle réalise un premier service de couverts inspiré de la nature pour Salvador Dali en 1965, puis en compose un second en 1974. Claude Lalanne moule également des corps, qu’elle intègre à des œuvres. C’est avec un moulage du corps de François-Xavier qu’elle participe au happening gastronome organisé par Daniel Spoerri en décembre 1970, le Diner cannibale. Les moules servent de plats à cuire, puis sont vendus aux enchères.

Tous deux investissent l’art topiaire en 1979, et reçoivent plusieurs commandes d’œuvres monumentales. François-Xavier Lalanne réalise des sculptures pour Grigny-la-Grande-Borne puis la Promenade des Halles à Paris en 1979. Claude dans la suite de ce projet fait le Jardin des enfants, à proximité du Forum des Halles. Elle cherche à créer un espace féérique permettant aux enfants de voyager dans le temps.

Cote des oeuvres de Fx et Claude Lalanne

L’humour de leurs pièces séduit les collectionneurs, et les Rothschild, les Noailles, ou encore Yves Saint Laurent et Pierre Bergé leur en commandent. L’estimation de leurs œuvres ne cesse de croitre encore aujourd’hui. L’indice des ventes de François-Xavier Lalanne a augmenté de 287% entre 2000 et 2022, et celui de Claude enregistre une croissance encore plus fulgurante, avec une hausse de 545% sur cette même période. Leurs œuvres s’échangent principalement en France. Pour François-Xavier, ce sont les sculptures qui attirent le plus les collectionneurs, avec des prix de vente entre 10 000 et 50 000 €. Le record des ventes est détenu par le Léopard I (2005), vendu à Paris en 2021 pour 7 100 000 €. En ce qui concerne Claude, ce sont les sculptures qui se vendent le plus, à des prix allant de 1 000 à 50 000€. C’est cependant le mobilier et les luminaires qui assurent le chiffre d’affaires de ses ventes, avec une fourchette moyenne des prix oscillant entre 100 000 et 500 000 €. C’est d’ailleurs un luminaire qui détient le record des ventes, le lustre « Structure végétale » aux papillons, 16 bougies (2003), vendu pour 3 100 000 € à Paris en 2021.

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre des Lalanne et recevoir son estimation ? C’est facile : remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet de FX et Claude Lalanne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.