Estimation gratuite Etienne Adolphe Moreau-Nélaton

Etienne Adolphe Moreau-Nélaton

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Estimation et cote de l'artiste Etienne Adolphe Moreau-Nélaton

Né 1922 à Paris, Etienne Adolphe Moreau-Nélaton est un artiste et collectionneur français du XIXe siècle. Sa reconnaissance se vaut autant par son intérêt pour la collection que pour son style singulier.

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Qui est Etienne Adolphe Moreau-Nélaton, peintre d’art contemporain

Etienne Adolphe Moreau-Nélaton est né dans une famille aisée appartenant à la bourgeoisie parisienne, son père était un célèbre médecin et chirurgien et sa mère, provenant d’une famille d’artistes et de collectionneur. Sans doute est-ce sa famille qui lui a très probablement transmet un intérêt pour l’art. 

Dès son plus jeune âge, Etienne Adolphe Moreau-Nélaton s’initie à la collection par sa mère et son grand-père, le reconnu Léon de Laborde. Il obtient une éducation distinguée en fréquentant les meilleures écoles de Paris, en passant par l’université de droit. Pour autant, son intérêt pour l’art prend le dessus pour le reste de sa carrière. L’artiste n’a pas suivi de formation artistique académique, mais étudie l’art par lui-même et se prend d’admiration pour les impressionnistes français. 

Les années 1880 sont pour Etienne Adolphe Moreau-Nélaton le début de la création de sa collection. Il fréquente les cercles artistiques et Paris tout en réunissant de nombreuses pièces d’art. Sa passion pour l’art l’amène à découvrir le monde asiatique et accorde une importance à la céramique japonaise. C’est d’ailleurs en 1892 qu’il publie son livre intitulée «Le céramique Japonais ». Afin d’enrichir encore plus ses connaissance, l’artiste décide de voyager. En 1894, il décolle pour l’Italie, se rend en Grèce et en Turquie, toujours accompagné de ses notes ainsi que de son appareil photo. Ses voyages lui ont inspiré l’écriture de son livre en 1902, nommé « Le Trésor de la peinture italienne ».

En 1910, Etienne Adolphe Moreau-Nélaton est nommé conservateur du département des céramiques du musée du Louvre à Paris, un statut qui témoigne de sa renommée en tant que spécialiste des arts décoratifs. Quinze ans plus tard, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts de France, une distinction importante qui le récompense de son implication dans les arts visuels. Bien que Moreau-Nélaton n’ait pas remporté de prix pour son travail artistique spécifique, sa contribution globale à l’étude et à la promotion de l’art et de la culture a été reconnue et admirée. Aujourd’hui, son travail continue d’être étudié et apprécié dans le monde entier.

Les inspirations artistiques d’Etienne Adolphe Moreau-Nélaton

Le tableau le plus connu d’Etienne Adolphe Moreau-Nélaton est probablement Le Pêcheur à la ligne, réalisé en 1899, une œuvre impressionniste représentant un pêcheur solitaire à l’ombre d’un arbre. Le peintre a voué un intérêt particulier pour les effets de lumières et couleur ainsi que pour sa composition soigneusement équilibrée.

Etienne Adolphe Moreau-Nélaton est fortement influencé par les artistes impressionnistes français de son époque, notamment Claude Monet, dont il a acquis la maison et le jardin à Giverny après la mort de celui-ci en 1926. Le peintre est également inspiré par l’art japonais, particulièrement la céramique, ce qui se reflète dans ses propres travaux artistiques représentant régulièrement des motifs japonais. 

Au-delà de ses influences artistiques, Etienne Adolphe Moreau-Nélaton s’intéresse aussi à l’archéologie et à l’histoire de l’art, notamment à la Grèce antique. Son travail de photographe témoigne également de son intérêt pour l’histoire et la documentation visuelle.

Son style artistique était très personnel et original, marqué par une forte influence des techniques impressionnistes. Moreau-Nélaton était intéressé par la représentation de la lumière et de l’atmosphère dans ses peintures. Le peintre utilisait souvent des couleurs vives et des touches larges pour créer des effets de lumière et de mouvement. Ses peintures étaient souvent inspirées par la nature. Par conséquent, l’artiste a réalisé de nombreuses vues de paysages français, notamment de la forêt de Fontainebleau, qu’il connaissait bien. 

(Illus.) Etienne Adolphe Moreau-Nélaton, Barque sur la plage, 1901 huile sur toile.

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Horace Vernet

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Horace Vernet, peintre de batailles

Horace Vernet (1789-1863), peintre français et colon, est célèbre pour ses scènes de bataille. L’artiste s’approprie et revisite de grands classiques, en s’éloignant justement des canons esthétiques grecs, mais aussi des codes de la peinture d’histoire. Ses œuvres sont emblématiques et font partie des plus grandes collections du Louvre.
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La formation d’Horace Vernet

Né Paris le 30 juin 1789, Horace Vernet est issu d’une longue lignée de peintres, son père Carle Vernet spécialiste de la peinture militaire, lui-même fils de Joseph Vernet qui occupait le poste de peintre de la Marine. Jean-Michel Moreau, son grand-père, avait peint autrefois pour Louis XIV les ports de France. Cet héritage artistique à engendrer pour l’artiste une carrière prédéfini où son talent ne cesse de convaincre son entourage. De 1746 à 1816, il intègre tout naturellement l’atelier du peintre François André Vincent à l’école des Beaux-Arts de Paris. Dix ans plus tard, il est nommé membre de l’Institut et obtient le statut de directeur de l’Académie de France à Rome de 1829 à 1834. En 1833, après l’avènement de Louis Philippe, Horace Vernet pars pour l’Algérie. Cette étape de son parcours reste encore peut traiter par l’histoire de l’art, pourtant la majorité de ces gravures et lithographies dépeignent des scènes de ses souvenirs algériens. L’artiste s’installe non loin de Boufarik où il acquiert une propriété, l’Haouch ben Koula, et s’y rend presque tous les hivers durant une vingtaine d’années. À son retour à Paris, l’Exposition universelle de 1855 le met en lumière. Il occupe, au même titre qu’Ingres, une salle entière de ses œuvres exaltant la gloire de l’Empire. L’historiographie le présente comme un royaliste mais celui-ci était un ardent bonapartiste et nombreuses de ces lithographies en font les louanges. Horace Vernet reçoit après cette apparition, la médaille d’honneur, ce qui le place en tête des peintres de son époque.

Horace Vernet, peintre aux commandes officiels

Horace Vernet est, dès le départ de sa carrière, très proche des membres de la famille Bonaparte. Au salon de 1812, il répond à une commande du roi Jérôme de Westphalie, frère de Napoléon, avec un tableau représentant la prise d’un campement fortifié près de Glatz. Son talent a aussitôt impressionné Jérôme Bonaparte qui lui commande par la suite un portrait équestre. L’artiste entretien des liens avec Théodore Géricault qui lui rend souvent visite à l’atelier de son père. Le grand peintre lui fait rencontrer son entourage provenant d’Afrique du Nord, et Horace Vernet y trouve une grande inspiration. En 1823, Horace Vernet peint le portrait de Théodore Géricault dans un moment où sa santé est fragile. Le peintre réalise de nombreux portraits pour des figures importantes : Gabriel Delessert, futur préfet de police de Paris, dont il fait le portrait en 1821, plusieurs portraits de Napoléon ainsi que des commandes officielles de l’État sur les grandes batailles menées auparavant.

Horace Vernet et l’Algérie

Horace Vernet pars en Algérie en 1833 à la demande de Louis Philippe. L’artiste est marqué par la découverte du pays, il rassemble un nombre considérable de documentations et de dessins sur les conquêtes françaises à Alger et aussi au Maroc, qu’il réalise plus tard en grandes toiles pour le château de Versailles. Le tableau L’artiste et ses compagnons voyageant dans le désert est exposé au Salon de Paris en 1844 et met en avant la mémoire impressionnante du peintre, et sa capacité à se passer de croquis préparatoires. Son voyage en Algérie rend son parcours et ses représentations uniques au regard de l’État, qui considère ses œuvres comme une affirmation de l’hégémonie française.

Horace Vernet, œuvres et reconnaissance

Horace Vernet est reconnu pour la réalisation de sujets académiques traditionnels, en particulier pour ses scènes militaires réalistes. L’artiste s’inspire tout d’abord de son héritage, de son père Carle Vernet mais aussi de son grand-père Claude Joseph Vernet. Horace Vernet est particulièrement critiqué par Charles Baudelaire qui durant sa critique des salons de 1845 et 1846, expose un avis plutôt sévère concernant la production de peinture militaire. Pour autant, la carrière du peintre n’est pas entachée et celui-ci continue de produire des peintures de grands formats aux thématiques souvent inspirées du réel. Lorsque le peintre perd sa fille, Louise Vernet, qui meurt d’une maladie à l’âge de 31 ans, le peintre en tire son œuvre l’ange de la mort. C’est d’ailleurs par ces thématiques, qu’Horace Vernet est reconnu comme peintre populaire. Ses représentations sont à l’image d’un véritable documentaire sur l’histoire et les conquêtes de la France. Il est honoré par Napoléon III, lui-même en décembre 1862, de la Légion d’Honneur et est qualifié par le souverain lui-même, de plus grand peintre de l’époque. L’artiste meurt en 1863 et laisse derrière lui trente adhésions aux académies ainsi qu’une grande documentation sur les conquêtes de France. Sa reconnaissance lui vaut une place au cimetière de Montmartre où il y sera inhumé.

Que vaut un Horace Vernet ?

La valeur des œuvres d’Horace Vernet connaît une hausse notoire depuis les années 2000. L’artiste s’est diversifié durant sa carrière, pour autant, ce sont ses aquarelles qui constituent la quasi-totalité des ventes (56%). Ces dernières se vendent, la plupart du temps, entre 200€ et 100 000€ pour les œuvres les plus emblématiques. Les peintures d’Horace Vernet sont bien plus rares sur le marché et représentent 34% des ventes. Le record est détenu par une peinture à l’huile intitulée Mort du Prince Poniatowski, 19 octobre 1813, vendu à 420 000€ à Paris.

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Estimation gratuite Joseph Vernet

Claude Joseph Vernet

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Joseph Vernet, peintre des ports de France

Claude Joseph Vernet (1714-1789), peintre, dessinateur et graveur, est né à Avignon. L’artiste reste célèbre pour ses paysages et ses marines. Plusieurs membres de la famille Vernet sont reconnus et marquent le XVIIIe et le début de XIXe par leur iconographie militaire.
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La formation de Joseph Vernet

Fils du peintre Carle Vernet, Joseph Vernet s’impose rapidement dans le domaine de la peinture. L’artiste commence sa formation aux côtés des maîtres Louis René Vialy et Philippe Sauvan, où il peaufine ses premières esquisses de paysages influencés par l’héritage de son père. Joseph Vernet part en 1734 en Italie et s’installe à Rome pour y étudier le travail des précédents paysagistes et peintres de la marine. L’artiste observe les tableaux de Claude Lorrain qu’il prend comme exemple, autant dans le style que dans les sujets, pour la réalisation de ses tableaux. Les œuvres de Salvator Rosa dans leur aspect dramatique et pittoresque ont elles aussi inspiré l’artiste. Joseph Vernet, durant son voyage en Italie, de Rome à Naples, constitue un réseau international qui lui permet d’obtenir une certaine reconnaissance. C’est à partir de 1753 qu’il quitte définitivement l’Italie pour retourner à Paris. C’est cette même année qu’une commande de grande envergure et de grande importance lui sera demandée.

Joseph Vernet peintre de marine

Joseph Vernet commence donc en 1753 une commande de la part d’un mécène royal, Louis XIV, désirant d’informer le peuple de la vie dans les ports. L’artiste doit réaliser vingt-quatre tableaux de plusieurs ports de France. Cette commande monumentale n’est pas aboutie entièrement puisque seulement 15 tableaux seront réalisés de 1753 à 1765 ; le port de Marseille, de Bandol, de Toulon, d’Antibes, de Sète, de Bordeaux, de Bayonne, de La Rochelle, de Rochefort et de Dieppe. Ces 15 tableaux de Joseph Vernet sont de véritables témoignages de la vie dans les ports, spécifique à chaque région et font de lui l’un des plus grands peintres de la marine. L’ambiance qui règne au cœur des toiles de Joseph Vernet, de ces scènes de naufrage à ses couchers de soleil, révèle une observation précise de la lumière et de l’atmosphère.

Les influences de Joseph Vernet

Dès son retour à Paris en 1753, Joseph Vernet devient membre de l’Académie de peinture, ce qui lui vaut d’être intégré dans un cercle privé, celui du roi, et d’entamer des commandes dites royales. Cette série de ports lui vaut une reconnaissance après des nobles les plus attachés à la marine, par exemple le marquis de LaBorde, grand banquier de l’époque. Joseph Vernet est un grand admirateur de Poussin et du Lorrain dont il reprend le clair-obscur dans ses soleils couchants. L’artiste représente en général la nature. Le soleil étant la source de lumière principale, Joseph Vernet use d’une grande technique pour mettre en lumière les figures dans la scène. Le peintre prend plaisir à animer chaque lieu avec des personnages en action, représentant ainsi des scènes de la vie quotidienne de la marine.

Les œuvres de Joseph Vernet

Treize toiles de la série des ports de France de Joseph Vernet sont exposées au musée national de la Marine grâce à un don du musée du Louvre. Les deux dernières, L’entrée du port de Marseille et La ville et La rade de Toulon sont présentent dans les collections du musée du Louvre. Le musée Magnin à Dijon possède une série de dix dessins préparatoires, Officier de marine à la couper, Portrait de Louis David en chapeau en forme, Les quatre Heures du jour : le matin, le midi, le soir et la nuit, et d’autres… Joseph Vernet est aussi exposé à l’étranger, le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg expose L’entrée du port de Palerme au clair de lune réalisé en 1769. Son travail se trouve également à Varsovie, au cœur du Musée National, mais aussi à Dallas, au Dallas Museum of Art.

L’estimation des œuvres de Joseph Vernet

Les œuvres de Joseph Vernet ont connu une hausse notoire durant les années 2000. Bien que l’artiste se soit diversifié, ce sont ses peintures qui composent la moitié des ventes (53%). Ces dernières se vendent entre 1 500€ et 5 000 000€. Le record est d’ailleurs obtenu par A view of Avignon, from the nigth bank of the Rhône near Villeneuve, acquise à 5 477 850€ à Londres en 2013. Les aquarelles de Joseph Vernet est moins présente sur le marché, mais reste très appréciée par les collectionneurs. En 2012 à New York, l’une d’entre elles, Fisherman in a boat approching the bay, se vend à 38 435€.

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Estimation gratuite André Charles Boulle

André-Charles Boulle

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André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste français

André-Charles Boulle (1642-1732) est un ébéniste, fondeur, doreur, ciseleur et dessinateur français né le 10 novembre 1642 à Paris. Au service officiel du roi, André-Charles Boulle a marqué les XVIIe et XVIIIe siècles avec ses innovations en ébénisterie et son talent si particulier pour réaliser des meubles nobles.
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André-Charles Boulle, prédestiné à l'ébénisterie

André-Charles Boulle est le fils de Légère Thorin et de Johann Bolt, francisé Jean Boulle, compagnon menuisier en ébène. Ce dernier lui enseigne, dès ses jeunes années, les techniques de son art et des domaines qui en découlent, à savoir le dessin, la peinture, la sculpture, la ciselure, la dorure et la reparure. Toutefois, en dépit en d’une affinité avec la peinture, son père décide d’abandonner cet apprentissage pour se concentrer sur la menuiserie, domaine pour lequel André-Charles Boulle présente déjà des facilités voire un talent certain. À tel point qu’à peine âgé de 23 ans, le garçon reçoit des conseils de Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) en personne sur le dessin architectural. L’année suivante, la réputation de André-Charles Boulle est déjà élevée, permettant à l’atelier familial de s’agrandir. Il rejoint alors la manufacture des Gobelins en tant que décorateur et sculpteur sur bois, assistant le peintre Charles Le Brun (1619-1690) dans ses travaux pour fournir Versailles en matériel. Le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), qui est à l’origine de la manufacture, sera le pont entre André-Charles Boulle et la noblesse.

André-Charles Boulle, le privilège royal

André-Charles Boulle se fait très rapidement remarquer par la bourgeoisie et la noblesse, si bien que la famille royale lui passe commande en 1672 par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Colbert. Avec le décès de l’ébéniste précédent, André-Charles Boulle est choisi pour le remplacer et occuper le logement des « Galleries du Louvre », à la place de Pierre Gole (1620-1684) qui était pourtant l’ébéniste royal depuis 25 ans. Jean-Baptiste Colbert dira d’ailleurs au roi que André-Charles Boulle était le plus habile des deux.
Loger au Louvre et œuvrer pour le roi est un privilège unique. Les commandes auprès de Boulle augmentent tant qu’il cumule deux ateliers, dans lesquels toute sa famille travaille. Bientôt, celui du Louvre devient le plus grand de Paris et se voit équiper d’une fonderie, laquelle lui sert à utiliser le bronze doré ; il est d’ailleurs l’un des premiers à l’employer dans l’ébénisterie. À la fin du siècle, André-Charles Boulle possède quinze collaborateurs compagnons qui occupent plusieurs métiers, ainsi que de nombreux apprentis pour l’assister.

André-Charles Boulle, des meubles de prestige

La technique de André-Charles Boulle n’est pas de son fait mais elle est améliorée par son talent et porte d’ailleurs son nom aujourd’hui : la marqueterie Boulle. Elle consiste à superposer une plaque de cuivre et une plaque d’écaille blonde de tortue découpées dans le même schéma pour les assembler comme un puzzle et réaliser des contrastes importants, soulignés par un placage d’ébène noir. En résulte des meubles raffinés et créatifs, conçus et fabriqués avec plusieurs essences de bois pour obtenir des compositions uniques. André-Charles Boulle est aussi un créateur puisqu’il est l’inventeur de la commode, premier meuble à pouvoir se doter d’un miroir, de rangements et d’une surface pour y poser de la décoration. Mais André-Charles Boulle ne s’est pas contenté de cela : il a également produit des œuvres décoratives et utilitaires comme des candélabres, des pendules, des chenets et des cartels, avec toujours cette finesse du bronze doré qui contribuera à l’art décoratif français.

La cote des œuvres de André-Charles Boulle

Le succès de André-Charles Boulle est principalement dû aux commandes de fournitures passées par le château de Versailles. Mais l’artiste ne se limite pas à la noblesse parisienne et fournit plusieurs grands noms de France. Grâce à son usage du bronze dans l’ameublement, André-Charles Boulle devient un artisan d’exception, au-delà des ébénistes sacrés maîtres avant lui. Ses œuvres atteignent des prix extraordinaires sur le marché de l’art. S’il n’existe pas de signature dans l’ébénisterie avant 1743, l’authentification d’un meuble Boulle n’est pas impossible avec des experts, et les prix de vente sont élevés. Une bibliothèque basse, par exemple, a été vendue 220 000€ en 2015, tandis que deux coffrets tombeaux ont été adjugés à plus de 2 300 000€ en 2009. Plus récemment, un cabinet en bois teinté attribué à André-Charles Boulle a été vendu 404 480€. Bien que le style baroque et rocaille ne soient plus à la mode, les travaux de Boulle demeurent des chefs d’œuvre intemporels. Un meuble de sa main est estimé entre 5000 et 2 500 000€.

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Estimation gratuite Maurice Quentin De Latour

Maurice Quentin De Latour

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Quentin de Latour

Maurice Quentin de Latour (1704-1788) est un portraitiste pastelliste français né le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. En dépit de son absence de manières en société, Maurice Quentin de Latour se créé rapidement un nom au sein du mouvement rocaille grâce à ses portraits au pastel.

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Maurice Quentin de Latour, premier voyage à Paris

Fils de François de La Tour, maître écrivain et ingénieur géographe, Maurice Quentin de Latour grandit en passant son temps à croquer ses camarades et son établissement scolaire pendant les cours. Dès la fin du collège, le jeune homme sait qu’il veut devenir peintre.
En 1719, alors âgé de dix-huit ans, Maurice Quentin de Latour part pour Paris et devient l’apprenti de Claude Dupouch (1686-1747), membre de l’Académie de Saint-Luc, Communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris. Il revient à Saint-Quentin trois ans plus tard, où il a une liaison avec sa cousine aboutissant à un enfant mort-né. Il est probable que cet événement l’air poussé à quitter sa ville natale pour Reims, puis Cambrai.
À force d’entraînement, Maurice Quentin de Latour commence à se faire remarquer pour ses portraits, si bien qu’il est invité par l’ambassadeur du roi d’Angleterre, Horace Walpole (1717-1797) à le suivre jusqu’à Londres. Une partie du palais est mise à sa disposition pour qu’il puisse s’adonner aux portraits de la haute aristocratie, dont il peine à apprendre les codes de bonne conduite. Il quitte finalement l’Angleterre en 1727 au sommet de la prospérité pour retourner en France.

Maurice Quentin de Latour, le succès parisien au pastel

Définitivement parisien, bien qu’il se fasse passer pour un peintre anglais, Maurice Quentin de Latour rencontre pendant cette période Jean Restout (1692-1768), qui aura une grande influence sur lui, notamment en lui présentant son cercle d’artistes. À force de rencontres, Quentin de Latour fait également la connaissance du peintre belge Jean-Jacques Spoëde (1680-1757). C’est dans l’atelier de ce dernier que l’artiste se fait remarquer par Louis de Boullogne (1654-1733), premier peintre du roi.
Maurice Quentin de Latour abandonne à ce moment la peinture à l’huile pour le pastel, dont il tient la technique de la vénitienne Rosalba Carriera (1673-1757), à l’origine de la première mode du pastel en 1720 en France. De 1727 à 1729, sur les conseils de Louis de Boullogne, de Latour ne se préoccupe que du dessin et de l’apprentissage, se spécialisant dans les portraits au pastel.
En 1735, Maurice Quentin de Latour réalise un portrait de Voltaire qui le couronne de succès, amenant l’artiste à être agréé par l’Académie royale de peinture en 1737, puis exposé dans les lieux les plus prestigieux. Lorsque Maurice Quentin de Latour réalise des portraits de Louis XV et de la famille royale, il est à son apogée et est surnommé « le prince des pastellistes ».



Maurice Quentin de Latour, humaniste, philosophe et philanthrope

Au-delà de son style et de ses compositions uniques, Maurice Quentin de Latour était aussi un homme généreux. Lié au mouvement philanthropique des Lumières, il lutta à son époque pour plusieurs causes.
D’abord en 1776 pour la fondation de plusieurs prix à l’Académie de peinture et de sculpture, pour lesquels il consent à faire don d’une somme d’argent. Puis en 1777, lorsqu’il créé une fondation pour les femmes en couches et offre 6000 livres pour les artisans en situation de précarité et infirmes. Enfin en 1779, lorsqu’il souhaite créer une école de dessin gratuite dans sa ville natale, laquelle ouvre d’ailleurs ses portes en 1782.
À la fin de sa vie, atteint de démence sénile, il laisse à Saint-Quentin l’œuvre de sa vie et son fonds d’atelier.

La cote des œuvres de Maurice Quentin de Latour

Les portraits de Maurice Quentin de Latour sont uniques et reconnaissables. L’artiste a le don de saisir le fond de l’âme en idéalisant chaque représentation. Les modèles sont mis en valeur, les défauts estompés, et un léger sourire s’esquisse sur les lèvres de chacun. Le regard brillant, profondément vivant, est également le témoin d’une technique maîtrisée avec brio.
Bien que le prix des œuvres de Maurice Quentin de Latour chuta après la Révolution, elles connurent un regain par la suite, plaçant l’artiste parmi les meilleurs de son temps en Europe. Ses tableaux sont désormais estimés entre 20 000 et 100 000€, comme le Portrait de Pierre-Claude Nivelle de la Chaussée, estimé à 70 000€ et vendu 85 500€ aux enchères en 2016, ou le Portrait de Louis-Antoine Mirleau De Neuville adjugé 90 000€ en 2017. En plus de ses œuvres au pastel, des dessins comme des portraits au fusain sont mis en vente, estimés entre 1000 et 5000€.

 

 

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(Illus.) Autoportrait au jabot de dentelle, Maurice-Quentin de La Tour (1764)

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