Albert Uderzo, Astérix Légionnaire, 1967

Albert Uderzo

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Estimation et cote de l'artiste Albert Uderzo

Albert Uderzo (1927-2020) est l’un des artistes les plus emblématiques du XXᵉ siècle, célèbre pour être le co-créateur d’Astérix le Gaulois, personnage incontournable de la bande dessinée mondiale. Dessinateur de génie, il a marqué des générations grâce à son style unique et son humour universel.

Albert Uderzo, Astérix Légionnaire, 1967

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Albert Uderzo, un dessinateur de génie

Albert Uderzo naît le 25 avril 1927 à Fismes, dans la Marne, dans une famille d’immigrés italiens. Dès son plus jeune âge, il développe une passion pour le dessin. Malgré un daltonisme partiel, il montre un talent exceptionnel pour retranscrire la vie et l’imaginaire sur papier. Après la Seconde Guerre mondiale, Uderzo travaille comme illustrateur pour des journaux et des éditeurs, notamment chez Éditions du Chêne. C’est dans ce cadre qu’il rencontre René Goscinny en 1951, un scénariste qui deviendra son complice artistique. Leur collaboration marque le début d’une aventure exceptionnelle dans le monde de la bande dessinée.

La naissance d’Astérix et le succès mondial pour Uderzo et Goscinny

En 1959, Uderzo et Goscinny lancent Astérix le Gaulois dans le premier numéro du journal Pilote. Le succès est immédiat. Les aventures du petit guerrier moustachu et de son ami Obélix, opposant résistance à l’envahisseur romain, séduisent un public large grâce à leur humour, leur profondeur historique et leur satire sociale. Le dessin d’Uderzo joue un rôle crucial dans ce succès. Avec des traits expressifs et une attention minutieuse aux détails, il insuffle vie et dynamisme aux personnages. Chaque case est un chef-d’œuvre de composition, mêlant action, émotion et comédie. Après le décès de René Goscinny en 1977, Uderzo poursuit seul les aventures d’Astérix. Il s’illustre comme un auteur complet, créant des scénarios tout en continuant à dessiner. Le tandem Astérix-Obélix devient une icône culturelle, traduite en plus de 100 langues et vendue à plus de 380 millions d’exemplaires à travers le monde.

L’impact d’Albert Uderzo et de son dessin dans la culture populaire

Le style d’Uderzo se distingue par une maîtrise exceptionnelle du dessin humoristique et caricatural. Ses personnages, aux proportions exagérées et expressions faciales outrées, sont immédiatement reconnaissables. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une technique rigoureuse, notamment dans les décors et les scènes d’action. Les paysages gaulois, les forêts profondes et les villages pittoresques sont rendus avec une précision presque architecturale. Parallèlement, Uderzo excelle dans les scènes de bataille, mêlant chaos et humour avec une fluidité narrative incomparable

Mais Albert Uderzo est bien plus qu’un dessinateur : il est un pilier de la culture populaire européenne. À travers Astérix, il a offert une lecture accessible de l’histoire antique, tout en portant un regard satirique sur les sociétés contemporaines. Son influence dépasse d’ailleurs le cadre de la bande dessinée. Les adaptations cinématographiques, les produits dérivés et le parc à thème Parc Astérix témoignent de la place centrale qu’occupe son œuvre dans l’imaginaire collectif.

Cote des oeuvres de Albert Uderzo sur le marché de l’art

Depuis le début des années 2000, les planches originales et dessins d’Uderzo atteignent des sommets sur le marché de l’art. En raison de leur rareté et de leur importance culturelle, ces œuvres sont recherchées par des collectionneurs du monde entier.

  • Planche originale d’Astérix : entre 100 000 et 300 000 euros pour les scènes emblématiques.
  • Dessins préparatoires ou illustrations uniques : entre 20 000 et 80 000 euros, selon la complexité et le contexte.
  • Lithographies signées et tirages limités : entre 1 000 et 5 000 euros, offrant une alternative abordable aux amateurs d’Uderzo.

(Illus.) Albert Uderzo. Astérix Légionnaire. 1967

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André Juillard, la machination Voronov

André Juillard

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Estimation et cote de l'artiste André Juillard

André Juillard (1948-) est un illustrateur et dessinateur français de bande dessinée reconnu comme l’un des artistes les plus influents de son domaine. Alliant précision du trait, richesse narrative et profondeur historique, André Juillard s’est imposé par un style qui transcende les frontières de la BD traditionnelle.

André Juillard, la machination Voronov

Vous possédez une peinture, un dessin ou une gravure d’André Juillard et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de véritables commissaires priseurs vous garantit une estimation précise, gratuite et confidentielle sous quelques jours.

André Juillard, une jeunesse au service du dessin

André Juillard naît à Paris en 1948. Passionné par le dessin dès son plus jeune âge, il se dirige naturellement vers les études artistiques et intègre l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Diplômé en 1971, il débute sa carrière dans l’illustration avant de se tourner pleinement vers la bande dessinée. Son premier succès, « Les 7 vies de l’Épervier », est publié à partir de 1983. Cette série historique, en collaboration avec le scénariste Patrick Cothias, pose les bases de son style unique : une recherche minutieuse des détails historiques, une mise en scène réfléchie et une narration captivante. Juillard s’y affirme comme un conteur visuel hors pair, conjuguant réalisme graphique et émotion.

André Juillard, un maître de la bande dessinée historique

La bande dessinée historique est le domaine de prédilection d’André Juillard. Son souci du détail et sa rigueur documentaire transportent le lecteur au cœur des époques qu’il explore. Après « Les 7 vies de l’Épervier », il crée « Plume aux vents », une série qui prolonge l’univers et les personnages de son précédent succès. Dans les années 1990, il reprend les aventures de « Blake et Mortimer », série culte créée par Edgar P. Jacobs. Avec « La Machination Voronov » (1999) et d’autres volumes, Juillard relève le défi de s’inscrire dans une tradition tout en insufflant sa propre sensibilité artistique. Ses albums se distinguent par une composition élaborée et une richesse narrative qui captivent les amateurs de BD du monde entier.

L’influence d’André Julliard dans le monde de l’art

Outre la bande dessinée, André Juillard est également un illustrateur prolifique. Ses dessins originaux, souvent réalisés à l’encre et à l’aquarelle, témoignent de sa maîtrise technique et de son talent à capturer les expressions humaines et les ambiances. Son influence sur la bande dessinée contemporaine est immense. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 1996. Sa capacité à réinventer des genres et à transcender les attentes du public a fait de lui une figure incontournable de l’art narratif.

Cote des oeuvres de André Juillard sur le marché de l’art

Les œuvres originales d’André Juillard sont très recherchées par les collectionneurs. Les planches issues de « Les 7 vies de l’Épervier » et de « Blake et Mortimer » atteignent régulièrement des prix élevés lors de ventes aux enchères. La popularité d’André Juillard continue de croître, soutenue par la qualité intemporelle de son travail et l’engouement croissant pour les planches originales et les illustrations issues de la bande dessinée.

(Illus.) André Juillard, sérigraphie de la machination Voronov, Blake et Mortimer

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Estimation gratuite Philippe Adamov

Philippe Adamov

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Estimation et cote de l'artiste Philippe Adamov

Né en juin 1956 à Londres, Philippe Adamov est un dessinateur reconnu pour son travail dans la bande-dessinée. Ses œuvres sont devenues des classiques de la bande-dessinée française, plus particulièrement dans le domaine de la science-fiction. Durant sa carrière, le dessinateur produira une vingtaine d’ouvrages. Découvrez ici l’histoire de Philippe Adamov et ses peintures contemporaines emblématiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Philippe Adamov

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Qui est Philippe Adamov, dessinateur contemporain

Philippe Adamov est né à Londres, mais sa mère étant française, il s’installera à Paris en 1961. C’est d’ailleurs en France que le jeune dessinateur découvre les grands noms de la bande-dessinée française, tels que Jijé, de Paul Cuvelier ou encore Moebius.

La formation de Philippe Adamov débute à l’Ecole Estienne où l’artiste y étudie quelques mois. Il apprendra de nombreuses techniques de dessins et consolidera ses compétences. Par la suite, le dessinateur intègre le studio René Laloux, situé à Angers, en tant qu’apprenti décorateur. Après avoir passé trois ans dans cet atelier, Philippe Adamov s’enrichit d’une expérience unique et ne craint plus le monde de l’illustration dans lequel il commence une carrière en 1978.

C’est dans l’illustration de romans de science-fiction que Philippe Adamov se lance en premier. En 1979, le bédéiste est contacté par F. Allot pour travailler sur Ulysse 31, une série mêlant mythologie et science-fiction. C’est à ce moment-là qu’il découvre ce monde pour qui il a très vite, un véritable coup de cœur. Après une longue période en tant qu’illustrateur, Philippe Adamov s’introduit en 1983 au domaine de la bande-dessinée grâce à Xavier Seguin. Ayant déjà travaillé ensemble pour le journal Okapi, les deux hommes se lance dans le projet de la bd Seul au Monde. 

Malheureusement, cet album ne sera jamais publié. Par la suite, le magazine historique Vécu contact l’artiste afin de travailler avec lui. Philippe Adamov n’hésite pas et saisit l’opportunité. Dès lors, en collaboration avec Patrick Cothias, il réalise la bande dessinée Le vent des Dieux qui retrace l’histoire d’un samouraï au service d’un seigneur qui, suivit de ses compagnons, élimine les rebelles. Pour ce travail, le dessinateur a du faire de nombreuses recherches pour représenter de manière fidèle le Japon du XIIIe siècle.

Les inspirations artistiques de Philippe Adamov

L’inspiration première de Philippe Adamov reste les travaux de Moebius, particulièrement son œuvre intitulée Incal. Son style de dessin est dynamique et détaillé. L’une de ses séries les plus célèbres est La Survivante, créé en collaboration avec le scénariste Yann. La série sera publiée en 1982 et présente un univers post-apocalyptique où une héroïne solitaire tente de survivre.

Le style d’Adamov était connu pour sa grande attention aux détails. Ses dessins étaient soigneusement réalisés avec une précision remarquable, que ce soit dans les expressions faciales de ses personnages, les textures des décors ou les éléments de fond. Cette approche réaliste a contribué à immerger les lecteurs dans les mondes qu’il créait. Adamov était habile à exprimer les émotions et les sentiments de ses personnages à travers ses dessins. Les expressions faciales et le langage corporel de ses personnages étaient particulièrement bien travaillés

La cote des œuvres de Philippe Adamov

Le marché de l’art français possède le plus de ventes d’œuvres réalisées par Philipe Adamov. La valeur des œuvres du bédéiste s’estime entre 200€ et 5000€. Par exemple en 2009, la planche intitulée Les eaux de Mortelune, couverture de la bd La guerre des Dieux en couleur, est adjugée en 2009 à 5000€ à Paris. Les dessins numérotés de planches ont aussi leur place sur le marché. Par exemple en 2020, le dessin en mine de plomb nommée Ulysse 31. La rue du Temple est acquis pour 2000€.

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Estimation gratuite Philippe Delaby

Philippe Delaby

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Estimation et cote de l'artiste Philippe Delaby

Philippe Delaby (1961-2014) est un dessinateur de bande dessinée belge. Il est notamment connu pour la série historique Murena en collaboration avec Jean Dufaux, mais aussi La Complainte des landes perdues dans une veine plus fantasy. Découvrez ici l’histoire de Philippe Delaby et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Philippe Delaby ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Philippe Delaby

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Ses premiers travaux dessinés

Né à Tournai (Belgique) en 1961, Philippe Delaby découvre la bande dessinée à huit ans, quand son père lui offre un exemplaire de Tintin au Congo. Dès lors, il se passionne pour le dessin et la bande dessinée. Dès l’âge de quatorze ans, Philippe Delaby intègre l’académie des Beaux-Arts de Tournai, où il se perfectionne en suivant des cours de peinture à l’huile, mais aussi d’imprimerie et de typographie. Cependant, son envie de faire de la bande dessinée est toujours présente et se concrétise lorsqu’à dix-huit ans, il remporte un concours organisé par le journal belge Le Courrier de l’Escaut. Ainsi, cette première incursion dans le monde de la bande dessinée lui ouvre les portes du Journal de Tintin (qui devient Hello Bédé en 1989) où il publie ses premières illustrations en 1987.

Ses débuts au Journal de Tintin et ses premières bandes dessinées historiques

À l’époque, les jeunes auteurs du Journal de Tintin avaient l’habitude de faire leurs preuves en illustrant les récits historiques scénarisés par Yves Duval. Philippe Delaby ne déroge pas à la règle, puisqu’il illustre plusieurs histoires de Duval, réunies en deux albums sortis en 1991 aux éditions du Lombard : Arthur au royaume de l’impossible et Richard Cœur de Lion – L’Épée et la croix. Le style réaliste de Delaby est déjà remarqué pour sa précision historique, ainsi le deuxième album remporte le prix Clio du Salon de l’Histoire de Paris en 1993. Cette même année, Philippe Delaby mêle heroic fantasy et récit historique se passant au Néolithique dans l’album Bran – Légende née des tourbillons des vents du Nord, scénarisé par Jean-Luc Vernal.

En 1994, Philippe Delaby dessine sa première série, L’Étoile polaire, sur un scénario de Luc Delisse, toujours pour les éditions du Lombard. Ce thriller médiéval aux accents mystiques et fantastiques se déroulant au XIIème siècle dans la France de Louis VII est l’occasion pour Delaby de développer son univers graphique au trait précis et détaillé sur une histoire plus longue. Cependant, faute de succès public et d’entente avec le scénariste, il décide d’arrêter la série après le second tome.

Le succès avec Murena et La Complainte des landes perdues

La carrière de Philippe Delaby prend un nouveau tournant lorsqu’il fait la rencontre, pendant un vernissage, du scénariste Jean Dufaux. Ce dernier lui propose d’être le dessinateur de sa nouvelle série, un péplum se déroulant dans la Rome antique. C’est ainsi que paraît en 1997 le premier tome de Murena, qui sera suivi de dix albums répartis en trois cycles. C’est le dessinateur Theo qui assure le dessin des deux derniers albums, parus en 2017 et 2023, après le décès de Delaby en 2014. Le succès public et critique de la série est immédiat, et elle reçoit plusieurs récompenses comme le prix du journal Historia en 2013.

Cette série, qui plante son décor au Ier siècle après Jésus-Christ, entre les règnes des empereurs Claude et Néron, demande à Philippe Delaby des recherches historiques précises. Ainsi, il se documente en lisant des romans, comme Quo Vadis d’Alexandre Dumas ou Moi, Claude de Robert Graves, mais il trouve aussi des inspirations dans le cinéma, comme Ben Hur de William Wyler et Spartacus de Stanley Kubrick. Par ailleurs, la narration très cinématographique et le goût de la précision historique sont également inspirés de la série de bande dessinée Alix de Jacques Martin. Ainsi, Philippe Delaby et Jean Dufaux multiplient les références pour retranscrire une Rome antique mêlant des éléments réels et inventés. 

Ils construisent un univers vraisemblable historiquement, mais aussi palpitant et sulfureux. En effet, Delaby, qui réalise également des illustrations érotiques en parallèle de son activité dans la bande dessinée, a l’habitude d’allier la précision de son dessin à une certaine sensualité. Ainsi, Les Épines, le neuvième tome de Murena, jugé trop érotique par les éditions Dargaud, est modifié par les auteurs avant sa sortie mais la version originale est publiée en tirage limité. En parallèle de Murena, Philippe Delaby succède à Grzegorz Rosiński pour dessiner le deuxième cycle de la série fantasy La Complainte des landes perdues, aussi scénarisée par Jean Dufaux. Il réalise ainsi quatre tomes, qui paraissent aux éditions Dargaud entre 2004 et 2014. Delaby s’éloigne de son registre habituellement historique et met le réalisme de son dessin au service d’une histoire plus fantastique mettant en scène démons et sorcières.

Quelle est la cote de Philippe Delaby sur le marché de l’art ?

Les œuvres de Philippe Delaby présentes sur le marché de l’art sont principalement des planches et des illustrations originales. Ses dessins ont généralement des prix d’adjudication inférieurs à 1 000 €, à l’instar d’une illustration de gladiatrice issue de l’univers de Murena, qui s’est vendue à 520 € en 2019. En outre, ses planches originales de L’Étoile polaire atteignent des prix similaires. Ainsi, une planche du deuxième album de la série, La Nuit comme un cheval arabe, a été adjugée à 715 € en 2015. Cependant, les planches originales de Murena et de La Complainte des landes perdues atteignent des prix plus élevés, situés entre 2 000 et 8 000 €. Une planche originale du neuvième tome de Murena tiré en édition limitée, Les Épines, a ainsi été adjugée à 7 584 € en 2015.

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(Illus.) Philippe Delaby

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Estimation gratuite Raymond Macherot

Raymond Macherot

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Estimation et cote de l'artiste Raymond Macherot

Raymond Macherot (1924-2008) est un dessinateur et scénariste de bande dessinée belge, connu pour ses séries jeunesse mettant en scène des animaux, telles que Sibylline ou Chlorophylle. Découvrez ici l’histoire de Macherot et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Raymond Macherot ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Raymond Macherot

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Ses débuts loin de la bande dessinée

Né en 1924 à Verviers, dans la région de Liège, Raymond Macherot commence à dessiner dès l’enfance. Il est influencé par la lecture des aventures du canard Gédéon par Benjamin Rabier et de Tintin, qui paraît alors dans Le Petit Vingtième, mais il est également marqué par les dessins animés comme Blanche-Neige de Disney ou ceux de Tex Avery. Cependant, sa mère n’encourage pas sa fibre artistique et l’incite à commencer des études d’avocat. Ainsi, après avoir fui dans le sud de la France pour échapper à l’armée allemande, Macherot rentre à Liège en 1942 pour entamer des études de droit. Il interrompt cependant rapidement ses études pour s’engager dans la Royal Navy en Angleterre. En 1945, une fois la guerre finie, il enchaîne plusieurs emplois, puis devient journaliste au Courrier du Soir, un journal local de Verviers. En parallèle, Raymond Macherot publie des dessins satiriques dans l’hebdomadaire Pan sous le pseudonyme Zara, mais peine à se faire publier dans d’autres magazines.

Ses premières bandes dessinées chez Le Lombard et Tintin 

La carrière de Raymond Macherot, qui avait débuté assez loin de la bande dessinée, prend un nouveau tournant lorsqu’il rencontre à Verviers Jacques Martin, qui dessine la série Alix dans Le Journal de Tintin. Il conseille à Macherot de se lancer dans la bande dessinée humoristique, ce qui l’encourage à présenter sa première histoire, Le Chevalier blanc, à Tintin. Peu convaincue par son style graphique mais appréciant son histoire, la rédaction décide d’en confier le dessin à Liliane et Fred Funcken. Macherot est néanmoins embauché au studio de dessin des éditions du Lombard, où il apprend réellement la bande dessinée. Il réalise de petites illustrations et des bandeaux-titres pour Le Journal de Tintin, quand Raymond Leblanc, le directeur des publications, remarque sa façon de dessiner les animaux. Il lui propose alors de dessiner une première histoire animalière, Mission Chèvrefeuille, qui est publiée en 1953 dans Le Journal de Tintin.

Raymond Macherot crée sa première grande histoire dans Tintin, Chlorophylle contre les rats noirs, qui donne naissance à la série Chlorophylle, reprise par la suite par plusieurs auteurs et éditée en neuf albums entre 1956 et 1981. Les aventures de ce lérot (petit rongeur ressemblant au loir) courageux signent ainsi le début du style caractéristique de Macherot, mettant en scène des animaux anthropomorphisés pour former une satire du monde contemporain. Ainsi, Macherot fait évoluer Chlorophylle vers un ton de plus en plus subversif, au point que son histoire Les Croquillards est qualifiée d’anarchiste par certains de ses collègues du Journal de Tintin. En 1961, Raymond Macherot se détache temporairement de la bande dessinée animalière pour créer les histoires policières de Clifton, sa dernière série créée pour Le Journal de Tintin.

Macherot dans Le Journal de Spirou

Raymond Macherot rejoint Le Journal de Spirou, concurrent de Tintin, en 1964 avec la première histoire du chat détective Chaminou, Chaminou et le Khrompire. Cette première histoire est considérée par certains comme un chef-d’œuvre de Macherot : se déroulant dans un univers moderne et urbain, l’auteur dénonce ici les dérives de la publicité et de la télévision, toujours avec l’humour qui le caractérise. Cependant, l’humour noir de Chaminou ne plaît pas à la rédaction qui ne souhaite pas poursuivre la série. Après cette première histoire par Macherot, la série est finalement reprise par différents auteurs (d’abord Yann et Bodard puis Bruno et Olivier Saive) dans les années 1990, avec un certain succès.

En 1965, Raymond Macherot crée pour Le Journal de Spirou les aventures davantage fantastiques de la souris Sibylline, avec un univers plus rural rappelant Chlorophylle. Cette nouvelle série, qui connaît rapidement un succès auprès du public, est publiée en onze albums aux éditions Dupuis entre 1967 et 1985, puis reprise dans les années 2000 aux éditions Flouzemaker cette fois avec l’aide d’André Taymans au dessin. Par ailleurs, Macherot collabore avec le scénariste René Goscinny pour animer les aventures du chat Pantoufle, apparu pour la première fois dans Sibylline, pour Le Journal de Spirou. Il seconde également Yvan Delporte sur le scénario de la série fantastique Isabelle. En outre, Macherot dessine à partir de 1970 les aventures du chat Mirliton dans Le Journal de Spirou, sur un scénario de Raoul Cauvin.

Le trait très rond de Macherot, allié à la poésie mais aussi au ton parfois cru de ses histoires, ont marqué toute une génération de lecteurs du Journal de Spirou. En effet, il n’hésitait pas à mettre en scène des personnages méchants et inquiétants pour représenter les travers de la société humaine, même sous des traits animaliers.

Quelle est la cote de Raymond Macherot sur le marché de l’art ?

Raymond Macherot est présent sur le marché de l’art principalement par des planches originales avec des prix d’adjudications variant généralement entre 1 000 et 5 000 €. Ainsi, une planche originale encrée du huitième tome de Chlorophylle, Chloro à la rescousse, fut adjugée à 2 365 € en 2023. Cependant, certaines planches peuvent atteindre des prix d’adjudication plus élevés, à l’instar d’une planche originale du deuxième album de Chlorophylle adjugée à 16 900 € en 2018. Par ailleurs, des illustrations originales de Macherot sont également présentes sur le marché de l’art avec des prix d’adjudication inférieurs, comme par exemple une illustration originale à l’encre du chat Pantoufle, qui fut adjugée à 1 040 € en 2021.

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(Illus.) Raymond Macherot

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Estimation gratuite Willy Maltaite

Willy Maltaite

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Estimation et cote de l'artiste Will

Willy Maltaite (1927-2000), plus connu sous son pseudonyme Will, est un auteur et dessinateur de bande dessinée belge. Il est notamment célèbre pour être le dessinateur de la série Tif et Tondu. Découvrez ici l’histoire de Will et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Will ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Willy Maltaite

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Sa découverte du dessin chez Jijé et ses débuts dans la bande dessinée

Né en 1927 à Anthée, en Belgique francophone, Will commence à dessiner dès l’enfance. Le voyant peu assidu à l’école, ses parents l’encouragent à suivre une voie artistique. En 1941, il fait la rencontre d’un professeur de dessin qui l’oriente vers l’atelier de Joseph Gillain, alias Jijé, qui est déjà reconnu comme une figure majeure de la bande dessinée franco-belge grâce à sa reprise de la série Spirou et Fantasio mais aussi ses séries Jean Valhardi et Don Bosco. Ainsi, dès l’âge de quatorze ans, Willy Maltaite apprend le dessin auprès de Jijé qui lui enseigne le traitement des ombres, la reproduction de modèles vivants, ou encore le modelage pour appréhender les volumes. Un lien très fort s’installe entre le maître et l’élève, qui ne peut pas être à meilleure école. Mais Will n’aborde pas la bande dessinée tout de suite. Ce n’est qu’en 1946 qu’il se dirige vers le 9ème art en faisant la rencontre des jeunes André Franquin, futur repreneur de Spirou, et Morris, futur créateur de Lucky Luke. Collègues de Jijé dans Le Journal de Spirou, ces derniers se lient d’amitié avec Will et l’encouragent à créer ses premières planches.

Willy Maltaite, désormais bien entouré, publie rapidement ses premières illustrations pour les magazines belges Le Moustique et Bonnes soirées, mais nourrit le rêve de faire de la bande dessinée. Alors que Jijé, Franquin et Morris sont ensemble en voyage aux États-Unis, Will réalise sa première histoire, Le Mystère de Bambochal. Il essuie un refus des éditions Dupuis, mais ne désespérant pas, il décide de créer sa propre maison d’édition, les éditions du Ménestrel, pour l’auto-éditer. Il tire alors artisanalement son premier album à 15 000 exemplaires grâce à l’aide d’un cousin imprimeur.

Tif et Tondu

Bien qu’il lui ait refusé plusieurs projets, Charles Dupuis fait entrer Will dans l’équipe du Journal de Spirou en 1947, pour lequel il réalise plusieurs illustrations. En 1948, Dupuis lui confie le dessin de Tif et Tondu, duo de détectives aventuriers créé dix ans plus tôt par Fernand Dineur. Will en dessine plusieurs épisodes pour Spirou, sous la supervision de Dineur, comme La Cité des rubis, La Revanche d’Arsène Rupin ou encore Le Fantôme des lagunes. C’est en 1954 que Will rencontre le scénariste Maurice Rosy, avec qui il crée le personnage de Monsieur Choc, ennemi mystérieux de Tif et Tondu au visage toujours caché d’un heaume. Il apparaît dès le quatrième album de la série, Tif et Tondu contre la main blanche, et en devient rapidement un personnage emblématique. Ainsi, il est par la suite repris par le fils de Will, Éric Maltaite, dans une série spin-off de Tif et Tondu, intitulée Choc. Racontant la jeunesse de Monsieur Choc, cette série est publiée à partir de 2013 dans Le Journal de Spirou puis éditée en album en 2014.

L’interruption de Tif et Tondu et ses autres travaux en bande dessinée

En 1958, Will décide de faire une pause dans la série Tif et Tondu après sept albums publiés. Il devient alors directeur artistique du Journal de Tintin, ce qui en fait un des rares auteurs ayant travaillé à la fois pour « l’école de Marcinelle » (Spirou) et « l’école de Bruxelles » (Tintin), alors en forte concurrence. Mais il revient chez Spirou dès 1960 en dessinant la série Éric et Artimon, sur un scénario de Vicq. Par ailleurs, en parallèle de ses propres séries, Willy Maltaite seconde régulièrement d’autres auteurs. Il assiste ainsi Franquin pour les décors de l’histoire de Spirou et Fantasio « Les Pirates du silence », mais il travaille aussi avec Peyo sur les décors de Jacky et Célestin et Benoît Brisefer. Will reprend Tif et Tondu en 1964. Même si les scénaristes se sont succédé (Maurice Tillieux prend la relève de Rosy en 1970, succédé par Stephen Desberg à partir de 1980), Will dessine Tif et Tondu jusqu’en 1991, après la parution du trente-neuvième album de la série. La série est ensuite confiée à Denis Lapière au scénario et Alain Sikorski au dessin, qui réalisent les six derniers albums.

En parallèle de Tif et Tondu, Will est également directeur éditorial de la collection du Carrousel chez Dupuis. De plus, il lance une nouvelle série, Isabelle, qui compte douze albums scénarisés par Yvan Delporte, Raymond Macherot et Franquin entre 1970 et 1996. Dans les années 1980, Will se tourne vers un style radicalement différent de celui de Tif et Tondu, donnant une plus grande légèreté au dessin et plus d’importance dans la couleur, comme dans les albums Le Jardin des désirs et La 27ème Lettre, parus dans la collection Aire Libre de Dupuis en 1989 et 1990. Ce style est également visible dans ses peintures, inspirées du fauvisme, qu’il réalise durant son temps libre.

Quelle est la cote de Will sur le marché de l’art ?

Le travail de Will est présent sur le marché de l’art, notamment à travers des illustrations et des planches originales. Ses illustrations ont généralement des prix d’adjudication inférieurs à 10 000 €, comme une illustration représentant son héroïne Isabelle face à un monstre des neiges, adjugée à 7 800 € en 2018. Ses planches originales ont des prix d’adjudication plus variables, alors qu’une planche originale en couleurs d’Isabelle ne dépasse généralement pas les 500 €, les planches de La 27ème lettre ou de Tif et Tondu (qui sont plus rares sur le marché de l’art) sont plus souvent adjugées autour de 10 000 €. Ainsi, une planche originale en couleurs de La 27ème lettre s’est vendue 12 631 € en 2013. Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que ce sont les couvertures originales qui ont les prix d’adjudication les plus hauts, à l’instar de la couverture du deuxième tome de Tif et Tondu, Tif et Tondu en Amérique centrale, qui a été adjugée à 22 105 € en 2012.

Vous souhaitez faire expertiser une planche ou une illustration de Will et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une œuvre de Will en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

 (Illus.) Willy Maltaite

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Estimation gratuite Frank Miller

Frank Miller

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Estimation et cote de l'artiste Frank Miller

Frank Miller est un scénariste, dessinateur et réalisateur américain renommé. Il a marqué l’industrie des comics avec des œuvres emblématiques comme The Dark Knight Returns et Sin City. Son influence s’étend également au cinéma avec des réalisations telles que Sin City (2005) et 300 (2006). Frank Miller est salué pour sa contribution majeure dans l’évolution des bandes dessinées de super-héros. Découvrez ici l’histoire de Frank Miller et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Frank Miller ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Frank Miller

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Une formation qui empreint son dessin d’une ambiance sombre et contrastée

Frank Miller, né à Olney le 27 janvier 1957 dans le Maryland, a amorcé son parcours artistique en tant que dessinateur de comics dans les années 1970. Sa formation a été marquée par son apprentissage à la School of Visual Arts de New York, où il a affiné ses compétences artistiques et a développé un usage distinctif de la technique de l’encre sur papier. Influencé par des maîtres de la bande dessinée tels que Will Eisner et Neal Adams, Frank Miller a rapidement émergé en tant que créateur novateur dans l’industrie du comics. Ses premiers travaux, notamment sur des séries de bande dessinée comme Daredevil par Panini Comics, ont attiré l’attention en raison de leur approches narrative et graphique audacieuses : son dessin se distingue notamment par l’absence d’ombrage, renforçant la vivacité des contrastes.

Quant à la narration, celle-ci est fortement influencée par le cinéma avec des séquences d’action fluides et pertinentes. La carrière exceptionnelle de Frank Miller, comme sa contribution au sein du monde des comics, prennent racines dès ces années formatrices, marquées par la rencontre de multiples influences et d’un attrait pour l’expérimentation.

La fructueuse collaboration de Frank Miller avec DC Comics

Frank Miller a notamment travaillé avec DC Comics, une collaboration qui a redéfini le paysage des super-héros. L’œuvre emblématique qui en découle, Batman : Dark Knight, publiée en 1986, a bouleversé les conventions du genre en présentant un Batman vieillissant dans un futur sombre. Le traitement viscéral et provocateur du personnage par Frank Miller a eu un impact durable sur la perception du personnage. Cette collaboration fructueuse s’est également étendue à Batman : The Dark Knight Strikes Again (DK2), la suite audacieuse de Miller qui a continué à explorer des thèmes complexes et à repousser les limites du storytelling graphique avec notamment de forts contrastes et des lignes vives. Ces contrastes et ce dessin franc plongent le spectateur dans une ambiance proche de celle d’un film en noir et blanc des années 1950. L’association de Frank Miller avec DC Comics a ainsi contribué à élever le niveau d’ambition artistique et narratif dans l’univers des bandes dessinées de super-héros.

En plus de travailler sur les personnages des grandes maisons d’édition de comics, Frank Miller a créé ses propres séries : on peut notamment citer Ronin et Sin City. Ronin, publiée en 1983, est une œuvre pionnière de Frank Miller qui fusionne les influences du Japon de l’époque féodale et de la science-fiction dystopique. L’intrigue suit un ronin, samouraï sans maître, projeté dans un futur post-apocalyptique. Sin City, quant à elle, est une série de romans graphiques débutée en 1991. 

Cette série se distingue par son immersion dans une métropole urbaine corrompue. L’œuvre, exclusivement en noir et en blanc, offre une esthétique visuelle originale, évoquant les films noirs classiques. Les jeux subtils entre ombre et lumière, associés à une narration dense, créent un univers captivant où des anti-héros évoluent au milieu de l’obscurité. Cette série emblématique de romans graphiques a révolutionné la bande dessinée en montrant comment l’art graphique peut être utilisé de manière innovante pour raconter des histoires complexes et provocantes.

Quelle est la cote de Frank Miller sur le marché de l’art ?

L’estimation du prix des dessins de Frank Miller varie considérablement en fonction de plusieurs facteurs, tels que la notoriété de l’œuvre, la période de création, la rareté de l’exemplaire et la demande sur le marché. Les pièces les plus recherchées et emblématiques de l’artiste, telles que des pages originales de The Dark Knight Returns ou des planches de la série Sin City, peuvent atteindre des dizaines de milliers d’euros lors de ventes aux enchères.

En général, les dessins originaux de Frank Miller peuvent se négocier à des prix allant de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de dollars. Cependant, les œuvres exceptionnelles et celles associées à des moments clés de sa carrière peuvent dépasser ces estimations. En effet, lors d’une récente vente aux enchères d’art contemporain, un dessin emblématique de Frank Miller a suscité une attention considérable et a généré un enthousiasme parmi les collectionneurs et les amateurs de bande dessinée. La pièce mise en vente était une planche originale extraite de The Dark Knight Returns (1986), l’œuvre révolutionnaire qui a redéfini le personnage de Batman. Cette page a été vendue pour plus de 2 millions de dollars, ce qui triple de loin le précédent record de 600 000 dollars pour un dessin de Batman (numéro 619). La page présentait une composition frappante, mêlant habilement l’intensité dramatique du récit avec le style distinctif de Frank Miller.

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(Illus.) Cartel : Case issue de l’album The Dark Knight Returns (2013)

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Estimation gratuite Juanjo Guarnido

Juanjo Guarnido

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Estimation et cote de l'artiste Juanjo Guarnido

Juan José Guarnido (né en 1967), plus connu sous son diminutif Juanjo Guarnido, est un dessinateur de bande dessinée espagnol. Il est notamment connu pour la série policière Blacksad, scénarisée par Juan Díaz Canales. Découvrez ici l’histoire de Guarnido et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Juanjo Guarnido ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Juanjo Guarnido

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Ses débuts dans le dessin animé

Né en 1967 à Grenade, Juanjo Guarnido passe son enfance à Salobreña, au bord de la Méditerranée. Il se passionne très tôt pour le dessin et se dirige vers une formation artistique. Adolescent, sa famille déménage à Grenade, où il entre à la Faculté des Beaux-Arts. Une fois ses études terminées, il commence sa carrière en participant à plusieurs fanzines (publications amateures), mais il publie également des illustrations pour les éditions Cómics Forum, qui publient les versions espagnoles des comics Marvel. Cette première expérience lui permet de développer un dessin grand public, dynamique et efficace. Comme d’autres dessinateurs espagnols de Cómics Forum, il postule dans les branches anglaises et américaines de la maison d’édition, mais son dossier est refusé. Le marché de la bande dessinée étant encore peu développé en Espagne, Juanjo Guarnido est ainsi contraint de changer de domaine.

Juan José Guarnido décide alors de se diriger vers le dessin animé, et en 1990, il quitte Grenade pour s’installer à Madrid. Ainsi, il travaille pendant trois ans au studio Lápiz Azul, où il fait la rencontre de Juan Díaz Canales, futur scénariste de Blacksad. En 1993, Guarnido est embauché dans la branche française des studios Walt Disney, à Montreuil, en tant qu’animateur et dessinateur de décors. Il quitte alors l’Espagne pour la région parisienne où il participe à plusieurs films, comme Le Bossu de Notre-Dame, Hercule, Tarzan, ou encore Atlantide, l’empire perdu.

Ses débuts en bande dessinée avec Blacksad

Alors qu’il a quitté l’Espagne depuis quelques années, Juanjo Guarnido est toujours en contact avec Juan Díaz Canales. Ce dernier lui propose de travailler avec lui sur son premier projet de bande dessinée, Quelque part entre les ombres, qui deviendra le premier album de Blacksad. Ce projet de polar aux personnages zoomorphes mettant en scène un chat noir détective est élaboré par Canales dès 1990, mais c’est seulement à partir de 1996 que le projet se concrétise réellement. Travaillant toujours dans l’animation, ils ne peuvent s’y consacrer que pendant leur temps libre. L’élaboration de cette première histoire prend ainsi plusieurs années, mais une fois terminé, le projet convainc rapidement plusieurs éditeurs français : Casterman, Delcourt et Dargaud.

Le premier album de Blacksad sort finalement chez Dargaud en 2000 et rencontre un succès immédiat, autant commercial que critique, à tel point qu’un album making-of qui dévoile les coulisses de sa création, Les Dessous de l’enquête, est publié dans la foulée. La série emprunte ses codes au roman noir américain en mettant en scène des intrigues policières dans un univers sombre qui s’inscrit dans une réalité sociale de l’Amérique des années 1950. Elle compte aujourd’hui sept tomes, parus entre 2000 et 2023. Plusieurs artbooks (livres regroupant des illustrations et visuels de la série) et hors-séries montrant le processus créatif de Juanjo Guarnido sont également publiés pour assouvir la curiosité des fans. Traduite en anglais, espagnol, catalan et russe, la série a reçu de nombreuses distinctions dans plusieurs pays, comme le prix du public du festival d’Angoulême en 2004 ou le prix Eisner pour le meilleur album étranger aux États-Unis en 2015. 

Ses autres projets de bande dessinée

En parallèle de Blacksad, Juanjo Guarnido change complètement de registre en dessinant les trois albums de Sorcelleries, scénarisés par Teresa Valero et publiés entre 2008 et 2012 aux éditions Dargaud. Cette série, beaucoup plus familiale et humoristique, raconte les aventures d’une famille de sorcières chez qui arrive par erreur une petite fée. Le dernier tome, Les Jeux sont fée, est également prépublié dans Le Journal de Spirou. Loin de s’enfermer dans un seul style, Guarnido met à profit son expérience du dessin humoristique en dessin animé pour mettre en images cet univers fantastique peuplé de monstres, mais il change également de technique, en passant de l’aquarelle au dessin numérique.

Par ailleurs, Juanjo Guarnido collabore avec le scénariste Alain Ayroles pour Les Indes fourbes, paru aux éditions Delcourt en 2019. Sortant une nouvelle fois de sa zone de confort en alliant humour et Histoire, Guarnido rend hommage à l’art espagnol pour illustrer cet album, imaginé comme une suite du roman du XVIIe siècle El Buscón de Francisco de Quevedo y Villegas. Ainsi, il s’inspire pour certaines planches des Ménines de Velasquez, ou encore du Jeune mendiant de Murillo. Les Indes fourbes, qui met en scène le bandit Don Pablos de Ségovie pendant le Siècle d’or espagnol en Amérique du Sud, connaît un grand succès dès sa sortie.

Quelle est la cote de Juanjo Guarnido sur le marché de l’art ?

Le travail de Juanjo Guarnido est relativement rare sur le marché de l’art, mais il est néanmoins présent à travers des planches originales ainsi que des illustrations, pour la plupart issues de l’univers de Blacksad. Ses illustrations ont des prix d’adjudication variables, généralement inférieurs à 10 000 €. Ainsi, un dessin au pastel et encre de Chine représentant les personnages de Blacksad et Weekly fut adjugé à 6 125 € en 2016. Ce sont ses planches originales qui atteignent les prix d’adjudication les plus hauts, à l’instar d’une planche d’Âme rouge, le troisième album de Blacksad, adjugée à 13 272 € en 2015.

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(Illus.) Cartel : Juanjo Guarnido, planche extraite de Blacksad tome 3, Âme Rouge, Dargaud, 2005

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Estimation gratuite Philippe Francq

Philippe Francq

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Estimation et cote de l'artiste Philippe Francq

Philippe Francq (né en 1961) est un dessinateur de bande dessinée de style réaliste, notamment connu pour la série Largo Winch, publiée depuis 1990 aux éditions Dupuis. Découvrez ici l’histoire de Francq et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Philippe Francq ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Philippe Francq

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Ses débuts en tant que dessinateur

Né en 1961 à Etterbeek, dans la région de Bruxelles, Philippe Francq décide rapidement de s’orienter vers une carrière artistique. En 1978, à l’âge de dix-sept ans, il entre à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles où il apprend les bases du dessin. Puis, entre 1981 et 1984, il se dirige finalement vers la section bande dessinée, où il suit notamment des cours auprès de l’auteur de fantasy François Schuiten. Peu inspiré pour écrire des scénarios, Philippe Francq commence ainsi sa carrière à vingt-trois ans, en nourrissant l’espoir de devenir dessinateur professionnel. Il commence tout d’abord à travailler auprès de la scénariste Gabrielle Borile, pour qui il dessine les dix premières planches d’une série qui n’aboutit finalement pas. Même si ce premier projet reste à l’état d’ébauche, il est introduit dans le milieu de la bande dessinée, ce qui lui permet ensuite de travailler dans les studios Hergé auprès de Bob de Moor.

En 1987, le scénariste Bob de Groot lui propose de dessiner sa nouvelle série, Des Villes et des femmes, dont les deux tomes parus aux éditions Dargaud entre 1987 et 1988 sont par la suite publiés en intégrale en 2021. Loin de l’univers de Largo Winch qui fera son succès, les histoires dramatiques de Des Villes et des femmes s’inscrivent dans un quotidien qui peut être celui de tout le monde. Philippe Francq continue ensuite chez Dargaud en dessinant entre 1988 et 1989 les deux albums de Léo Tomasini sur un scénario de Francis Delvaux.

Sa rencontre avec Jean Van Hamme

En 1988, la carrière de Philippe Francq prend un nouveau tournant lorsqu’ il rencontre Jean Van Hamme, déjà connu pour être le scénariste de la série d’heroic fantasy Thorgal et du thriller XIII. Ce dernier lui propose de collaborer avec lui pour adapter en bande dessinée les romans Largo Winch qu’il a publiés à partir de 1977 aux éditions du Mercure de France, et qui mettent en scène un jeune milliardaire dans le monde de la finance.

Jean Van Hamme destinait d’abord cette série à un dessinateur américain, John Prentice, mais ce dernier abandonne, lassé par la complexité des décors et de l’intrigue. Ce n’est donc seulement des années plus tard que le scénariste pense à Philippe Francq pour mener à bien son projet. La série, inspirée par l’expérience de Jean Van Hamme en tant qu’ingénieur commercial aux États-Unis, mais aussi par ses études en économie politique, narre les aventures de Largo Winch, jeune orphelin adopté par un milliardaire assassiné mystérieusement. Il devient ainsi l’héritier d’un empire financier et doit faire sa place dans un milieu où rivalité et concurrence font rage, en évitant d’être rattrapé par son passé. Encore dessinateur débutant, Philippe Francq ne s’attend pas à ce que Jean Van Hamme lui propose de travailler sur une série d’une telle ampleur et accepte sans soupçonner le succès qui l’attend.

Le succès de Largo Winch

La série Largo Winch compte aujourd’hui vingt-quatre albums publiés aux éditions Dupuis depuis 1990, et scénarisés par Jean Van Hamme jusqu’au vingt-et-unième album sorti en 2017. Bien que les derniers tomes soient scénarisés par Eric Giacometti, Philippe Francq en est toujours le dessinateur. Elle connaît un succès commercial presque immédiat : le premier album est tiré à 50 000 exemplaires. Ce chiffre ne fait qu’augmenter au fil des parutions et le dixième album se vend à 500 000 exemplaires, ce qui en fait un véritable best-seller. Largo Winch a par ailleurs été adapté en long-métrage en 2008. Par ailleurs, une série dérivée, La Fortune des Winczlav, scénarisée par Van Hamme et dessinée par Philippe Berthet, compte aujourd’hui trois tomes parus entre 2021 et 2023.

Au fil des albums, Philippe Francq affirme son style graphique au réalisme efficace. La complexité des intrigues de Largo Winch permettent à Philippe Francq de perfectionner son dessin et sa narration, en se confrontant à des éléments sortant de sa zone de confort. S’appuyant sur des photographies urbaines, il réussit à en faire une synthèse pour imaginer le décor de la série. En outre, il utilise la couleur pour arriver à une efficacité narrative rendant plus facilement identifiable chaque lieu ou personnage. Ainsi, Francq développe un style réaliste ancré dans le monde contemporain, assez détaillé pour être crédible, tout en gardant une lisibilité au service de la narration de Jean Van Hamme.

Quelle est la cote de Philippe Francq sur le marché de l’art ?

Philippe Francq est présent sur le marché de l’art notamment par des planches et des illustrations originales. Ce sont les planches de Largo Winch qui représentent la majorité de son travail et atteignent les prix d’adjudication les plus hauts, mais qui restent assez variables. Ainsi, une planche du deuxième tome de la série, Le Groupe W, s’est vendue à 8 528 € en 2023. Cependant, ils sont souvent plus élevés, à l’instar d’une planche originale du troisième tome de la série qui a été adjugée à 19 680 € en 2022. En outre, les couvertures originales atteignent des prix d’adjudication encore plus élevés, comme la couverture originale encrée du dix-huitième album de la série, adjugée à 31 200 € en 2017. Par ailleurs, les illustrations originales de Francq sont également présentes sur le marché de l’art ; une illustration tirée de l’univers de Largo Winch, pour une sérigraphie destinée à la librairie Le Sphinx d’or, est adjugée à 7 800 € en 2019.

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(Illus.) Cartel : Philippe Francq, Couverture de L’Héritier, 1er tome de Largo Winch, 1990

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Estimation gratuite William Vance

William Vance

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Estimation et cote de l'artiste William Vance

William Vance (1935-2018), de son vrai nom William Van Cutsen, est un dessinateur et auteur de bande dessinée belge au style réaliste, décrivant avec détail ses personnages et leur environnement. Il est notamment connu pour être le dessinateur de la série XIII, scénarisée par Jean Van Hamme. Découvrez ici l’histoire de Vance et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Vance ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite William Vance

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Les débuts de William Vance

Né en 1935 à Anderlecht, dans la région de Bruxelles, William Vance naît dans une famille flamande modeste. Son enfance, marquée par la guerre et l’absence de son père réquisitionné en Allemagne, est assez dure. Mais c’est à cette période qu’il découvre le travail du dessinateur néerlandais Hans Kresse ainsi que celui de Disney et des illustrateurs américains, qui font naître sa vocation artistique. Entre 1950 et 1953, dès l’âge de quinze ans, William Vance suit les cours de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Ses études terminées, il travaille pendant six ans dans la publicité, avant d’être embauché dans l’atelier du dessinateur italien Dino Attanasio. Ainsi, Vance débute sa carrière en bande dessinée en assistant Attanasio sur la série Bob Morane, qu’il reprendra quelques années plus tard pour l’édition belge et française.

Son entrée dans Le Journal de Tintin

Au début des années 1960, l’illustration de récits d’aventures historiques scénarisés par Yves Duval est un passage obligatoire pour les dessinateurs intégrant Le Journal de Tintin. C’est ainsi que William Vance y fait ses débuts en illustrant cinquante-six histoires entre 1962 et 1967. L’éclectisme et la précision de ces histoires sont formateurs pour le jeune auteur, qui développe un style graphique et narratif qui lui est propre. En 1964, à l’âge de vingt-huit ans, Vance dessine sa première longue série pour Tintin, toujours sur un scénario d’Yves Duval, Howard Flynn. Racontant les aventures d’un officier de la marine britannique, cette première série est bien reçue par les lecteurs du journal grâce à la précision documentaire de Vance, passionné de marine à voile. Entre 1965 et 1968, il s’essaie également à l’écriture en assurant le scénario et le dessin de la série de western Ringo, publié dans Tintin Sélection.

Une carrière dédiée à la bande dessinée d’aventure

William Vance reste attaché aux bandes dessinées d’aventure, puisqu’il reprend le dessin de Bob Morane, la série qui l’avait lancé en 1962. Succédant ainsi à Dino Attanasio et Gérald Forton, il dessine dix-huit albums sur un scénario d’Henri Vernès. En parallèle, il est le dessinateur de Bruno Brazil, série d’espionnage scénarisée par Greg, alors rédacteur en chef du Journal de Tintin. Illustrer une histoire se passant dans le monde contemporain est alors une première pour Vance, qui élargit son univers graphique. En 1973, il illustre la série Rodric, dont les deux tomes scénarisés par Lucien Meys, racontent les aventures d’un chevalier en croisade. L’année suivante, Vance dessine la série Ramiro, sur un scénario de Jacques Stocquart. Cette fois, William Vance retranscrit avec précision les paysages ibériques qu’il a eu la possibilité d’admirer grâce à son épouse Petra, d’origine espagnole, qui met en couleurs la plupart de ses albums. Par ailleurs, Vance renoue en 1976 avec l’univers de la marine qu’il avait développé dans sa première série Edward Flynn avec les aventures de Bruce J. Hawker. Cette série, mettant en scène un jeune corsaire de la Royal Navy, est publiée dans le magazine belge Femmes d’aujourd’hui puis dans Tintin Hebdo, avant d’être éditée en sept tomes aux éditions Le Lombard.

William Vance, le succès de XIII

La rencontre entre William Vance et le scénariste Jean Van Hamme marque un tournant dans la carrière du dessinateur. Ensemble, ils créent le thriller XIII, qui devient rapidement un véritable blockbuster de la bande dessinée. La série suit un ancien soldat américain qui se réveille un jour en ayant perdu la mémoire, le seul indice quant à son identité étant le mystérieux chiffre XIII tatoué sur sa clavicule. Entre espionnage et conflits internationaux, il doit explorer son passé pour déjouer un complot qui le dépasse largement. L’intrigue complexe de XIII, ainsi que le style graphique nerveux et froid que Vance y développe, participent au succès du thriller. À partir de 1984, Vance et Van Hamme sortent un album par an, attendu de plus en plus par le public. 

En 1990, la parution des septième et huitième tomes de la série s’accompagne d’une campagne publicitaire qui lui ouvre les portes de la grande distribution, vers un public de plus en plus large. Au total, dix-neuf albums paraissent entre 1984 et 2007, mais Vance annonce en 2010 se retirer de la série, trop atteint par la maladie de Parkinson. Cependant, il fait son retour en 2018, peu avant son décès, en dessinant l’album 13bis, L’Enquête : deuxième partie, imaginé comme la suite du treizième album paru presque dix ans plus tôt. XIII, dont le succès ne se dément pas au fil des années, ne s’arrête pas à la mort de William Vance. Elle est prolongée par la série dérivée XIII Mystery, qui met en lumière le passé des différents personnages. Encore en cours aujourd’hui, XIII Mystery compte aujourd’hui quatorze albums, chacun avec des scénaristes et des dessinateurs différents, qui s’en réapproprient l’univers. 

Quelle est la cote de William Vance sur le marché de l’art ?

Les œuvres de Vance sont très présentes sur le marché de l’art. Ses œuvres vendues en 2023 ont ainsi atteint un prix total de 123 000 €. Ses planches originales ont des prix d’adjudication se situant généralement entre 1 000 et 5 000 €, à l’instar d’une planche encrée du premier album d’Howard Flynn qui a été adjugée à 1 181 € en 2023. Mais ses planches originales de XIII peuvent atteindre des prix d’adjudication beaucoup plus élevés. Ainsi, une planche encrée tirée du dix-neuvième tome de XIII, Le dernier round, a été adjugée à 16 400 € en 2022. En outre, certaines illustrations originales en couleurs peuvent atteindre des prix similaires, comme l’illustration de couverture du troisième album de Bruno Brazil, adjugée à 18 850 € en 2017.

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(Illus.) Cartel : Détail de la fresque XIII à Bruxelles, d’après une illustration de William Vance, 2010

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