Home » Estimation bijoux anciens et signés : expert Charlotte Péchoux
Identifier un bijou de valeur : signature, pierres précieuses, poinçons, matériaux et état. Les conseils de Charlotte Péchoux
L’estimation d’un bijou de valeur repose sur l’analyse de nombreux critères tels que les matériaux, les pierres précieuses, la signature du joaillier, les poinçons et l’état de conservation. Qu’il s’agisse d’une bague ancienne, d’un collier serti de diamants, d’un bijou Art déco ou d’une création signée par une grande maison de joaillerie, seule l’expertise d’un spécialiste permet d’en déterminer la valeur sur le marché. Estimon’Objet est la référence de l’expertise et de l’estimation gratuite de bijoux en ligne. Nos experts accompagnent collectionneurs et particuliers pour authentifier et estimer leurs bijoux anciens, bijoux signés ou bijoux de collection, en toute confidentialité et sans engagement. Dans ce questionnaire exclusif, Charlotte Péchoux, expert en bijoux, partage ses conseils pour reconnaître un bijou de valeur et comprendre les critères essentiels qui influencent son estimation.
Charlotte Pechoux, Expert en bijoux
Comment reconnaître un bijou de valeur ?
J’appréhende l’objet, je cherche une signature potentielle, ainsi qu’une époque que je vais pouvoir identifier. Cela commence par le matériau, une fois en main, nous pouvons savoir si le matériau est en métal ou non. Si c’est en métal nous savons que ça n’a pas de valeur particulière. Nous arrivons assez rapidement a déterminé si les diamants sont authentiques, des stras ou des pierres d’imitation. Une fois cette observation faite, il faut procéder par élimination. La logique est de commencer par les matériaux et ensuite chercher les signatures, la signature peut sauter aux yeux et permet de savoir d’emblée si ça a de la valeur ou non, certaine signature n’a pas forcément de valeur.
Sur quels critères vous basez-vous pour établir l’authenticité d’un bijou ?
Il faut se baser sur tous les critères techniques comme la matière, le poids, l’aspect de la signature, une numérotation qui correspond à un éventuel poinçon. Ensuite sur l’aspect général du bijou, les contrefaçons ont toujours un détail qui nous permette de voir que le bijou n’est pas authentique. Ensuite l’aspect permet de retrouver des bijoux dans la même veine, le relié à des bijoux connus de l’artiste ou de la maison. Enfin la provenance joue un rôle important. Un client qui stipule avoir du cartier mais que l’objet vient du fin fond d’une destination et qu’il n’est pas signé, il sera difficile de garantir son authenticité. Il faut toujours partir du principe que nous doutons et ensuite que nous détaillons étape par étape. Il ne faut pas hésiter à effectuer des recherches en plus. Chaque doute est bon à prendre qu’ils soient bons ou mauvais.
L’ancienneté d’un bijou est-elle gage de valeur sur le marché ?
Pas nécessairement. Un bijou ancien peut être en métal simple et ne pas avoir une grande valeur marchande. Ce n’est pas parce qu’un bijou est ancien qu’il vaut automatiquement plus qu’un modèle plus récent. L’ancienneté seule ne suffit pas : la valeur dépend d’autres critères comme la matière, la qualité d’exécution, la signature ou encore l’état de conservation.
Quels éléments peuvent modifier la cote d’un bijou plac(rareté ou, au contraire, afflux d’œuvres sur le marché ? mauvais état, ou restaurations éventuelles ? etc.) ?
Tout d’abord il y a la composition à poids égal, une bague en or sertie d’un saphir n’aura pas la même valeur qu’une bague en or sertie d’une aigue-marine. Le saphir peut présenter des critères gemmologiques qui augmentent fortement la cote du bijou. Ce n’est donc pas uniquement le poids d’or qui compte, mais l’ensemble de la composition. Ensuite il y a les poinçons de maître ou d’orfèvre, qui correspondent à la signature du joaillier, jouent un rôle majeur. À poids égal, un bracelet en or signé par une grande maison aura une valeur supérieure à un simple bracelet en or vendu au poids. Ce détail, parfois discret, peut considérablement influencer l’estimation. L’état de conservation modifie la cote, un mauvais état, des restaurations maladroites ou des altérations peuvent faire baisser la valeur. Puis l’offre et la demande permet un modèle rare ou très recherché peut voir sa cote augmenter, tandis qu’un aflux important d’objets similaires peut la faire diminuer.
L’achat d’un bijou peut-il être considéré comme un investissement judicieux ?
Tendance à dire que non. Ni en montre, ni en bijou, sauf cas très spécifique. Le marché du bijou est soumis aux modes et aux tendances, ce qui le rend difficilement prévisible. Bien sûr, l’or reste une valeur refuge, mais il peut être détenu sous d’autres formes que le bijou. Le bijou relève davantage d’un investissement plaisir que d’un investissement financier au sens strict, sauf pour des profils très avertis capables d’anticiper des niches très spécifiques du marché.
Comment conserver correctement un bijou pour préserver sa valeur ?
Un bijou signé d’une grande maison est préférable de le conserver dans sa boîte d’origine et de limiter les manipulations afin d’éviter les rayures d’usage. La signature doit rester assez lisible Les colliers de perle être portée régulièrement afin de conserver son hydratation naturelle. Si elle reste enfermée trop longtemps sans être portée, elle peut se dessécher et se détériorer. Les bijoux en argent ne doivent pas être exposé de manière prolongée a la lumière ainsi qu’à l’abri de l’humidité. Enfin les bijoux en or peuvent être conservés dans un écrin pour limiter les rayures, même si, par nature, un bijou est fait pour être porté et vu.
Quelles démarches engager si je souhaite mettre en vente un bijou ?
Il est conseillé de contacter un expert spécialiste ou un commissaire-priseur.
Avez-vous un exemple d’une œuvre que vous avez vendu dans votre carrière qui vous a marqué ?
Il y en a plusieurs. Par exemple, une dame est venue un jour avec une broche du XIXe siècle représentant une tête de Méduse sculptée et gravée. La broche était en or et argent, ornée de petits diamants et saphirs, avec un décor typique du XIXe siècle. Par prudence, l’estimation avait été fixée très bas, autour de 600–800 euros. Finalement, le bijou a été adjugé 6 000 euros. Un autre exemple marquant est celui d’un collier serti d’émeraudes. Estimé à 3 500 euros, un prix attractif, malgré l’absence de certains poinçons qui a finalement atteint 21 000 euros en vente.
Avez-vous un exemple d’une œuvre que vous avez vendu avec Maison R&C dans votre carrière et qui vous a marqué ?
Beaucoup d’œuvres m’ont marqué avec la maison RC il y a eu cette broche en forme de lion d’une grande maison qui a atteint environ 20 000 euros. Ainsi que des bijoux des années 1930 signés de grandes maisons. Un collier d’une maison prestigieuse, dont la découverte d’un orfèvre particulièrement recherché a apporté une plus-value significative. Une pièce historique d’une maison ayant travaillé pour la cour, nécessitant un important travail de recherche, ce qui rend l’expérience particulièrement passionnante.
Estimation bijoux de collection : les grands noms
Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?
Remplir le formulaire
Joindre vos photos
Réponse en 48 heures