Estimation gratuite orfevrerie russe

Orfèvrerie russe

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Estimation gratuite d'orfèvrerie russe

La Russie bénéficie d’une grande renommée en termes d’orfèvrerie, grâce à des orfèvres tels que Ador, Bolin, Fabergé, ou encore Gratchev. Les principaux centres de production d’œuvres d’orfèvrerie sont Moscou, Saint-Pétersbourg, Tobolsk, et Veliky Ustyug. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’orfèvrerie russe ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre œuvre d’orfèvrerie russe sur le site Estimon’objet !

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L’orfèvrerie en Russie : un savoir-faire ancien

Dès les premiers temps de la Russie, les orfèvres ont livré de véritables chefs d’œuvres. Lorsque la Rouss de Kiev (988-1240) est formée, les tribus slaves s’unifient et forment le premier État des Slaves d’Orient. Les ateliers princiers sont alors situés à Kiev. Ils produisent avant tout des ornements d’or et argent moulés (kolt – pendentifs, boucles d’oreilles et bracelets). A partir du XIIème siècle, de nouveaux centres de création émergent, notamment Tchernigov, et Vladimir. L’orfèvrerie religieuse est également un pan majeur de la création d’orfèvrerie russe, alors que le christianisme devient religion d’État. De nombreuses icônes d’orfèvrerie et arcs destinés aux églises sont parés de décors fins de nielle, d’arabesques en filigranes, et de granulés. Sous l’influence de l’Empire Byzantine, le décor émaillé apparait à Kiev au XIème siècle.

L’orfèvrerie russe sous influence Mongole (1240-1460)

Lorsque la Rouss passe sous domination Mongole en 1240, le développement artistique ralentit. La quantité et la qualité de la production d’orfèvrerie diminue alors, en particulier en ce qui concerne les créations civiles. Certaines techniques de décor de l’or et de l’argent disparaissent, comme le décor au cloisonné. Malgré un déclin relatif de l’orfèvrerie russe, les monastères continuent à commander des œuvres d’orfèvrerie religieuse. Les plaques de portes d’églises et les iconostases d’orfèvrerie continuent à être produites. Les orfèvres adoptent alors de nouvelles techniques telles que la dorure au feu et le vernissage à l’or. Par ailleurs, certaines principautés féodales, relativement isolées, connaissent un renforcement des centres artistiques locaux. Ainsi, les orfèvres de Moscou, Novgorod, Tver, Pskov, et Vladimir développent des spécificités locales. 

Le renouveau de l’orfèvrerie russe au XVème - XVIème siècle

En 1462, la Russie se libère de la tutelle asiatique et connaît une renaissance qui se traduit également dans les créations d’orfèvrerie. Alors que se forme l’État russe, les orfèvres renouent avec les traditions des périodes précédentes et produisent des pièces à destination du tsar et de la grande aristocratie. La vaisselle d’or et d’argent renaît à cette période. L’emblème en est le kovch, puisoir à boire russe. Novgorod s’impose comme principal centre de création, avec des œuvres ornées par estampage, martelage, ou encore cloisonné. Les décors de filigranes et d’émail bleu vert et turquoise sont particulièrement prisés des commanditaires. Moscou et Pskov sont également deux centres de création dynamiques, réputés pour la finesse et la délicatesse des décors estampés, gravés, et niellés. 

L’orfèvrerie russe sous les Romanov (XVIIème-XXème siècle)

Sous les Romanov, les orfèvres russes ont renoué avec toutes les techniques de travail de l’or et de l’argent. Le métal peut être coulé, battu, niellé, ciselé, filigrané, ou encore décoré à l’émail translucide. La technique de l’émail sur or est spécifique aux ateliers de Moscou. En termes d’objets, l’orfèvrerie liturgique demeure très importante, mais les bratina (coupe de la fraternité), stopa (hauts verres à boire), kovch (puisoir), et tcharka (coupe) donnent également lieu à des chefs d’œuvres d’orfèvrerie. Sous les premiers Romanov, au XVIIème siècle, le rinceau est le motif décoratif le plus fréquent. À partir du règne de Pierre le Grand (1682-1725), l’orfèvrerie russe s’occidentalise et s’inspire des modèles européens. Ainsi, sous son règne, on voit se développer la peinture sur émail inspirée par les miniatures anglaises et françaises, ainsi que la gravure sur cuivre et la ciselure sur argent. 

À partir du XVIIIème siècle, les artistes suivent les principaux styles européens. L’essor de l’orfèvrerie Rococo est stimulé par la nouvelle exploitation des mines d’argent et d’or de l’Oural. De nouvelles formes apparaissent en réaction au raffinement de l’art de vivre et à la consommation de nouvelles boissons telles que le thé et le café. Ainsi, les samovars russes apparaissent dans les années 1730-1740. Sous le règne de Catherine II, Toula s’impose comme principal centre d’orfèvrerie, et le style néoclassique s’affirme dans le dernier tiers du XVIIIème siècle. Sur les pièces d’orfèvrerie, ce goût se traduit par l’emploi de décors harmonieux et simples. 

L’orfèvrerie russe du XIXème siècle

Le style classique perdure dans les arts russes dans la première moitié du XIXème siècle, et l’influence de l’architecture devient prégnante sur les pièces d’orfèvrerie. Le plus souvent, les œuvres d’orfèvreries adoptent des formes géométriques régulières, et sont simplement réhaussées de décors en bas-reliefs sur des surfaces lisses. Cependant, au milieu du XIXème siècle, on observe une division entre les slavophiles « adorateurs de la Patrie » et les occidentalistes, « vénérateurs de l’Occident ». En ce qui concerne l’orfèvrerie, ce bouleversement culturel se traduit par la recherche d’un style russe. Les ornements de l’ancienne Russie sont alors copiés, et on représente des monuments historiques russes et des événements de l’histoire nationale. La seconde moitié du XIXème siècle voit un épanouissement de l’orfèvrerie russe. Parmi les fournisseurs de la très haute cour impériale, on compte C. Fabergé, K. Boline, P. Ovtchinnikov, ou encore I. Khlebnikov.

Toutes les techniques décoratives sont combinées et les orfèvres s’associent à des peintres et architectes pour parvenir à une synthèse des arts et former un style véritablement moderne. Cette recherche s’illustre dans les œuvres de Carl Fabergé, principal représentant de l’école de Saint-Pétersbourg, qui a produit tous types de petits objets précieux faits d’ors colorés, et garnis de pierres précieuses et émaux. Si l’artisan demeure célèbre pour ses exceptionnels œufs de Pâques émaillés et rehaussés de pierreries, son entreprise a également produit des boîtes, horloges, pommeaux de cannes ou encore de petits animaux d’orfèvrerie. La Révolution russe met un coup d’arrêt à cette production russe exceptionnellement florissante. 

Faire estimer gratuitement de l'orfèvrerie russe

L’estimation d’une œuvre d’orfèvrerie russe dépend de la qualité du travail de l’orfèvre, de l’ancienneté de l’objet, de la nature et du poids des matériaux employés, de la cote de l’orfèvre, et de l’histoire de l’œuvre. La présence de marques de collections et poinçons peut infléchir l’estimation de la pièce d’orfèvrerie. Les œuvres du tournant du XIXème-XXème siècle sont aujourd’hui les plus prisées parmi les créations d’orfèvrerie russe. Les œuvres des orfèvres fournisseurs de la cour impériale, symboles du luxe de la cour, sont les plus recherchées : les œuvres des maisons Khlebnikov, Ovtchinnikov ou encore Fabergé suscitent toujours de belles enchères. 

Les pièces d’orfèvrerie de cette période s’échangent le plus souvent pour quelques dizaines de milliers d’euros. Ainsi, une boîte à thé émaillée de l’orfèvre russe Pavel Ovtchinnikov a été adjugée en 2021 à Paris pour 25 760 €, tandis d’un petit coffret art nouveau réalisé par la maison I.P. Khlebnikov a été vendu pour 57 900 € à Paris en 2023. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’orfèvrerie russe et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre d’orfèvrerie russe en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Pierre-Carl Fabergé, Œuf de Pierre le Grand, 1903, or, diamant, platine, cristal de roche, émail, rubis, aquarelle, ivoire, bronze et saphir, créé pour le tsar Nicolas II, musée des Beaux-Arts de Virginie. Museum

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Livre russe

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Estimation gratuite de livre russe

L’art du livre en Russie est avant liée à la liturgie jusqu’au début du XVIIIème siècle, qui constitue également une période de renaissance de la littérature russe. Vous souhaitez faire expertiser un livre russe ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre livre russe sur le site Estimon’objet !

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La tradition du manuscrit liturgique

La littérature Russe est avant tout liturgique jusqu’au début du XVIIIème siècle. L’apparition de la littérature correspond à la formation de l’écriture slave dans la deuxième moitié du IXème siècle et à la conversion de la Russie au Christianisme. En effet, une fois l’alphabet slave conçu par Constantin-Cyrille et Méthode au IXème siècle, les textes chrétiens sont traduits du grec pour les Slaves. La conversion du prince de Kiev Vladimir en 988 et l’organisation de l’Église Russe permet la diffusion des manuscrits. Au XIème siècle, une première école de traduction est créée en Rus’ kiévienne. Les ouvrages médiévaux demeurent des textes chrétiens traduits. La miniature se développe en Russie à la même période, avec comme plus ancien ouvrage conservé le Livre de Sabas (1ère moitié du XIème siècle). Les codices de l’Évangile (Tétraévangile ou Évangéliaire) sont les principaux manuscrits slaves conservés. Les autres livres russes médiévaux sont des Apostolaires, des Psautiers, des Parémies, des Missels, et des Livre d’heures. La conservation de ces derniers est cependant plus rare. 

La fin du XIVème siècle voit se développer la « seconde influence balkanique ». L’apogée culturelle du Second empire bulgare se traduit dans les manuscrits par un retour au style et à l’orthographe des ouvrages vieux slaves. L’école de Tărnovo est le foyer de cette renaissance. A la même période, on observe une diversification des ouvrages produits dans les scriptoria monastiques russes. En effet, les copistes proposent également des chroniques historiques, des livres médicaux, des herbiers, ou encore des traités militaires illustrés. L’apparition des chroniques historiques constitue la naissance de la littérature narrative. Le plus souvent, les ouvrages sont ornés miniatures qui représentent l’auteur du texte, le saint patron du commanditaire, ainsi que les membres de la famille régnante.

L’apparition de l’impression de livres en Russie

L’impression de livres apparait en Russie au milieu du XVIème siècle. Les premières impressions ont lieu dans le Tsarat de Russie de façon anonyme à partir de 1553.  Le premier imprimeur à signer ses ouvrages est Ivan Federov. Les Actes des Apôtres, imprimé en 1564, est ainsi le premier incunable russe signé. L’ouvrage est richement illustré grâce à un frontispice gravé sur bois, et a été tiré à 2000 exemplaires dont une centaine sont conservés. Ivan Federov est contraint de quitter la Russie car, en imprimant un ouvrage spirituel hors du cadre de l’Église, il conteste le pouvoir de celle-ci. L’imprimeur se rend alors en Ukraine, où il publie en 1574 le premier livre scolaire russe. Par son action, Ivan Federov pose les fondements du développement de la littérature russe et de l’essor des bibliothèques et universités. 

L’âge d’or de la littérature russe : les livres du XVIIIème et XIXème siècles

Aux XVIIIème et XIXème siècles, à partir du règne de Pierre le Grand, la littérature russe se développe dans l’esprit des Lumières. On considère que la littérature russe connaît alors son âge d’or. Les sujets se diversifient, et les auteurs écrivent les légendes, les mythes, et le folklore russe. L’essor de la littérature russe s’affirme sous le règne de Catherine II qui encourage la création contemporaine, mais constitue également une collection chefs-d’œuvre des manuscrits anciens. Au XIXème siècle, d’importantes personnalités littéraires s’affirment sur la scène internationale. Dans les années 1830, alors que le Romantisme s’affirme en Europe, la poésie, la prose et le drame russe connaissent leur apogée. Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, ou encore Fiodor Dostoïevski appartiennent à ce mouvement. L’émergence du réalisme russe fait suite à celle du romantisme dans la seconde moitié du XIXème siècle. 

Ivan Goncharov, Mikhail Saltykov-Shchedrin et Nikolai Leskov font partie des principaux auteurs de ce courant. Après l’âge d’or de la littérature russe au XIXème siècle, l’aube du XXème siècle est considérée comme l’âge d’argent du livre russe. Konstantin Balmont, Valery Bryusov, Alexander Blok, Anna Akhmatova, Nikolay Gumilyov, Sergei Yesenin, Vladimir Mayakovsky, et Marina Tsvetaeva sont les principaux représentants de cet âge d’argent. L’essor de la littérature russe et sa réputation internationale permettent un développement de l’impression, avec des éditions parfois richement ornées de gravures. Après la Révolution russe de 1917, l’Union Soviétique donne de nouvelles orientations à l’art du livre au XXème siècle. L’impression est désormais industrielle et fortement contrôlée par le pouvoir soviétique. 

Faire estimer gratuitement un livre russe

L’estimation d’un livre russe varie en fonction de son ancienneté, de sa rareté, de son état de conservation, de la nature et de la qualité de ses décors, et enfin de sa provenance. Nombreux sont les ouvrages religieux ornés de plaques d’orfèvrerie. Ces dernières exercent également une influence sur le prix de vente du livre. Ainsi, un Évangéliaire du XVIIIème siècle paré de plaques de reliures d’argent doré peut s’échanger pour 3 000 à 5 000 €. Les éditions originales des auteurs des chefs d’œuvres de l’âge d’argent sont également vivement recherchées sur le marché de l’art. Elles s’acquièrent le plus souvent pour quelques milliers d’euros. 

Enfin, les publications d’ouvrages censurés en URSS suscitent tout l’intérêt des collectionneurs. Ainsi, une édition originale de Révolution d’octobre (1918) de Léon Trotsky a été acquise en ligne pour 2 730 € (300 000 roubles), car les ouvrages de L. Trotsky ont été détruits à partir des années 1930. Vous souhaitez faire expertiser un livre russe et recevoir son estimation. Faites estimer un livre russe en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Andrei Roublev ( ?), Évangéliaire de Khitrovo, saint Jean l’Évangéliste et Prochorus, XVème siècle, Russie, Bibliothèque d’État Museum

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Estimation gratuite Peinture russe contemporaine

Peinture russe contemporaine

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Estimation gratuite de peinture russe contemporaine

La peinture moderne et contemporaine russe est aujourd’hui très estimée sur le marché de l’art, des paysages du XIXème siècle aux créations de l’avant-garde du XXème siècle. Vous souhaitez faire expertiser une peinture russe moderne ou contemporaine ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre peinture russe moderne ou contemporaine sur le site Estimon’objet !

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La peinture moderne russe au XIXème siècle

Le XIXème siècle constitue une période d’apogée culturelle en Russie. Les artistes peintres modernes russes affirment leur identité avec les prémices du Romantisme, dans les années 1830. Les artistes s’attachent à représenter les scènes de l’histoire nationale, notamment la bravoure des soldats russes face aux armées napoléoniennes. Les scènes historiques dramatiques sont valorisées par les artistes romantiques modernes tels que Karl Briullov, Maxim Vorobiev, Silvester Shchedrin, Vasily Tropinin, Orest Kiprensky ou encore Alexey Venetsianov. Le nationalisme s’affirme progressivement dans la création artistique moderne. Les peintres de la modernité se détachent alors de la tradition académique du paysage italianisant et du portrait d’apparat pour se tourner vers la représentation du peuple et des paysages russes. Le groupe des Peredvizhniki (Ambulants), constitué en 1863, se compose ainsi afin de créer un art nationaliste, qui dénonce les injustices sociales. Les membres du groupe sont des peintres académiques qui se détournent de l’art officiel, à l’initiative d’Ivan Kramskoï.  Mikhaïl Vrubel, Ivan Kramskoi et Nikolaï Ge font partie des membres du groupe les plus renommés. 

L’influence des Peredvizhniki (Ambulants) est telle que l’Académie est contrainte à s’ouvrir à ce nouveau courant. Le réalisme russe s’affirme alors dans la peinture officielle, et les Peredvizhniki deviennent les nouveaux professeurs de l’Académie. Ils assurent la formation des peintres de paysage russe et du peuple les plus renommés, tels que Ilya Repin, Arkhip Kuindzhi, Mikhail Clodt, Isaac Levitan, Nikolai Yaroshenko, Ivan Shishkin, Rafail Levitsky, Abram Arkhipov, Viktor Vasnetsov, Nikolay Kasatkin, Vassily Maximov, Grigoriy Myasoyedov, Vasily Perov, Nikolai Bogdanov-Belsky, Illarion Pryanishnikov, Vasily Surikov, Konstantin Savitsky et Valentin Serov.

Au tournant du XXème siècle, les peintres russes assimilent les courants de la peinture moderne des autres pays, notamment l’historicisme, l’impressionnisme, ou encore le symbolisme. Les peintres tels que Mikhail Vrubel, Alexandre Benois, Leon Bakst, Valentin Serov, ou encore Konstantin Korovin s’adaptent à la modernité picturale. La volonté de renouveler la tradition et de créer un art accessible à tous émerge au tournant du XXème siècle. Le groupe Mir iskusstva « Le Monde de l’Art » est fondé dans cette ambition en 1898. Ses membres, notamment Alexandre Benois et Nicolas Roerich, s’inspirent de l’Art nouveau et du symbolisme pour proposer des œuvres à l’esthétique raffinée. Les membres du groupe Mir iskusstva emploient volontairement des matériaux moins onéreux, tels que la gouache et l’aquarelle, pour créer des œuvres accessibles au plus grand nombre.

La peinture russe contemporaine au XXème siècle

Le début du XXème siècle constitue une période d’échanges très favorable entre les peintres de Russie contemporaine et les artistes européens. De 1905, étape dans la libéralisation du régime, jusqu’en 1917, les échanges avec l’Avant-garde européenne sont fructueux. Ainsi, Henri Matisse se rend en Russie en 1911, tandis que les artistes russes se font connaître sur le marché européen. Ces échanges se traduisent par l’éclosion de mouvements d’avant-garde russe. Les primitivistes russes tels que Natalia Gontcharova ou Michel Larionov cherchent ainsi à se tourner vers les traditions populaires russes, et à renouer avec l’art traditionnel de l’icône et du loubok (gravure sur bois populaire russe). Rapidement, les néo-primitivistes russes se réunissent au sein du groupe du Valet de Carreau, crée en 1910 par Michel Larionov et les frères Bourliouk. Marc Chagall, Kasimir Malevitch, et Vladimir Tatline représentent d’autres visages de ce mouvement d’avant-garde. 

A partir de 1912, le Cubo-futurisme se développe en Russie, avec comme principaux représentants Natalia Gontcharova, Michel Larionov, Lioubov Popova et Olga Rozanova. Les artistes d’avant-garde russe multiplient les recherches pour représenter le réel de manière non figurative. Les organicistes tels que Michel Larionov, Mikhaïl Matiouchine et Pavel Filonov s’y emploient. Ces recherches constituent le ferment de l’essor de l’Abstraction. Le suprématisme de Kasimir Malevitch est l’une des facettes de l’Abstraction géométriques. D’autres artistes tels que leksandra Ekster, Olga Rozanova, Nadezhda Udaltsova, ou encore Anna Kagan s’essaient également à l’Abstraction à partir de 1915. L’Avant-garde abstraite est d’abord soutenue par le régime révolutionnaire après la Révolution de 1917, car il s’agit d’une rupture avec l’art bourgeois. Cependant, de nouvelles règles sont imposées à l’art russe contemporain à partir des années 1930. 

La peinture soviétique russe

En URSS, de nouvelles règles sont édictées pour les peintres soviétiques. L’art devant être au service du régime, les peintres russes doivent glorifier la lutte du prolétariat et les accomplissements du gouvernement. Le style officiel, le Réalisme socialiste, est entièrement figuratif, optimiste, et insiste sur la bravoure des modèles. L’institut en charge de la culture artiste INKHUK (Institut Khudozhestvennoi Kulturi) s’assure que les peintres adoptent ce style réaliste figuratif. De nombreux artistes sont alors contraints de s’exiler. D’autres infléchissent leur style pour correspondre à l’esthétique officielle, comme Kasimir Malevitch. Les principaux peintres représentants de l’art du Réalisme socialiste russe sont Izaak Brodsky, Kuzma Petrov-Vodkin, Georgy Riazski, Boris Yoganson, Aleksander Gerasimov, Aleksander Moravov, Ivan Vladimirov, et Boris Vladimirsky. La production artistique demeure très idéologique jusqu’à la fin de l’URSS, cependant on observe un assouplissement progressif des normes à partir des années 1970. 

Le renouveau de la peinture russe contemporaine

L’assouplissement du contrôle de la production artistique en URSS permet le renouveau de la peinture russe contemporaine dès les années 1970. Cette renaissance se traduit par l’émergence du conceptualisme russe dans les années 1970. Parmi les artistes engagés dans ce nouveau courant de l’art contemporain russe, on compte Ilya Kabakov, Andrei Monastyrsky, Komar et Melamid, Erik Bulatov et Viktor Pivovarov. Depuis l’effondrement de l’URSS, les peintres russes se sont ouverts aux différents courants internationaux, et certains bénéficient d’une renommée mondiale. C’est le cas de R. Bichuns, P. Tordia, D. Zhilinsky, E. Shteinberg, M. Romadin, M. Leis et V. Kalinin, et N. Duritskaya.

Faire estimer gratuitement une peinture russe contemporaine

Le marché de la peinture russe moderne et contemporaine russe a connu un engouement inédit des collectionneurs dans les années 2000-2010. Ce sont avant tout les peintures du XIXème et du début du XXème siècle qui ont bénéficié de cet élan nouveau. Ainsi, les prix ont connu une hausse de 473% entre 1998 et 2008. Le marché de la peinture russe est aujourd’hui arrivé à maturité, avec une offre vaste et des acheteurs avisés. Une toile de paysage russe du XIXème peut s’échanger pour quelques dizaines des milliers d’euros. Les grands noms de l’avant-garde continuent à remporter des records. Le dernier record des ventes en date est détenu par la vente de Murnau Mit Kirche II de Wassily Kandinsky en 2023 à Londres pour 41,9 millions d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une peinture russe moderne ou contemporaine et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture russe moderne ou contemporaine en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) El Lissitzky, Proun 19D, v. 1920-1922, peinture sur bois, New York, MoMA (vers 1922).

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Sculpture russe

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Estimation gratuite de sculpture russe

La sculpture est un art officiel, qui entretien un lien étroit avec la politique. Après les prémices de la sculpture dès la Préhistoire, cet art se déploie en Russie avant tout dans le cadre religieux et politique. L’entrée dans la modernité au XIXème siècle permet un renouveau de la sculpture en Russie. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture russe ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre sculpture russe sur le site Estimon’objet !

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Les premières sculptures russes

Les plus anciens témoignages connus de sculptures en Russie remontent à l’âge de pierre. La Vénus de Kostenky (v.23 000-22 000 av. n.-è.) constitue la première sculpture russe connue. Cette vénus gravettienne a été taillée dans un os de mammouth. Elle confirme le développement de la culture gravettienne en Russie. De petites statuettes magdaléniennes ont également été découvertes en Russie, montrant l’évolution de la sculpture sous la Préhistoire. La sculpture métallique se développe à l’âge du Bronze et à l’âge du Fer. Le taureau de Maikop (v. 2 500 av. n.-è.) est le plus célèbre témoignage de l’essor de cet art avant tout animalier. 

La sculpture religieuse russe

Dès la christianisation de la Russie au Xème siècle de notre ère, la sculpture renaît et se déploie dans le cadre religieux. L’Église orthodoxe russe désapprouvant la sculpture anthropomorphe, les statues de culte ne sont pas prisées en Russie. En revanche, les iconostases, les croix sculptées et les icônes de métal ont été produites de façon abondante. Novgorod est l’un des principaux centres de production. La sculpture religieuse russe prend un essor nouveau au XVIIIème siècle, quand la Russie s’ouvre à l’art occidental. Parmi les maîtres de cette période, on compte Ivan Zarudny, le sculpteur de l’iconostase de la cathédrale Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg.

Les sculptures de l’Empire russe au XVIIIème siècle

A la suite des réformes de Pierre le Grand (1686-1725), l’art de la sculpture se développe en Russie. L’essor de la statuaire est stimulé par la venue d’artistes européens et l’importation de modèles étrangers. Ainsi, les nombreuses statues du palais de Peterhof constituent une réinterprétation du palais royal de Marly. De la même manière, l’immigration d’artistes tels que Bartolomeo Carlo Rastrelli permet le développement de nouveaux genres de sculptures, notamment le portrait sculpté. L’effort d’occidentalisation de la Russie est poursuivi sous Elisabeth I (1741-1762) puis Catherine II (1762-1796). 

Ainsi, Elisabeth I est à l’initiative de la fondation de l’Académie impériale des Arts en 1757, qui favorise les développements de la sculpture russe. Bartolomeo Carlo Rastrelli et le français Nicolas-François Gillet forment les artistes russes aux dernières innovations européennes. Ces derniers complètent leur formation en faisant un voyage en Europe. Parmi les élèves de l’Académie, Fedot Shubin, Fedor Gordeev, et Mikhail Kozlovsky se distinguent. Les sculpteurs formés sous le règne de Catherine II sont parfaitement au fait des innovations occidentales, et capables de les adapter au goût russe. Fedot Shubin constitue l’un des grands noms du portrait psychologique russe. L’art de la sculpture d’inspiration européenne perdure en Russie sous Paul I (1796-1801) puis Alexandre I (1801-1825). Feodosy Shedrin, Ivan Prokofiev, Fyodor Gordeev, Stepan Pimenov et Ivan Marto sont les représentants du style classique académique russe de la fin du XVIIIème siècle.

Les sculptures de l’empire Russe au XIXème et au début du XXème siècle

Au XIXème siècle, le style académique néoclassique perd de l’ampleur, et les sculpteurs russes cherchent à fonder un style national. Les sculpteurs de la seconde moitié du XIXème siècle tels que Fyodor Kamensky se tournent progressivement vers l’historicisme, pour représenter des scènes de l’histoire nationale. La recherche d’une sculpture moderne et indépendante est favorisée par l’essor de la bourgeoisie. Désormais, la sculpture ne se limite plus à la commande impériale, mais s’adresse également aux collectionneurs russes. Cela favorise l’essor du réalisme russe en sculpture. Artemy Auber, Eugène Lanceray, et Nikolay Liberikh sont les principaux représentants de ce mouvement. La Russie étant parfaitement intégrée dans les échanges internationaux au début du XXème siècle, les sculpteurs se familiarisent avec l’art d’avant-garde européenne. Les sculpteurs tels qu’Alexandre Arkhipenko et Jacques Lipchitz s’essaient ainsi à l’expérience Cubiste. Rapidement, les sculpteurs russes expérimentent également le Constructivisme (Naum Gabo, Lazar Pevzner), le Surréalisme, ou encore L’Abstraction (El Lissitzky). Cependant, la Révolution Russe bouleverse l’essor de ces mouvements d’Avant-garde. 

Les sculptures de l’URSS

Après la Révolution de 1917, la sculpture est considérée comme un instrument au service du pouvoir de l’URSS. La production artistique devant exprimer les idéaux du pouvoir, les artistes doivent exprimer leur foi dans le régime à travers leurs œuvres. L’Institut de la culture artistique INKHUK (Institut Khudozhestvennoi Kulturi) contrôle la statuaire. De nombreux artistes d’avant-garde sont alors contraints d’émigrer. C’est le cas des cubistes Alexandre Archipenko et Jacques Lipchitz, de l’expressionniste Ossip Zadkine, et du constructiviste cinétique Naum Gabo. Après une décennie de débats politiques, le Réalisme socialiste s’impose à partir de 1932. Les artistes doivent adopter un style naturaliste exaltant les travailleurs et les achèvements du gouvernement. Il s’agit de glorifier la puissance des révolutionnaires et des ouvriers. Les sculptures les plus fréquentes sont alors les plaques mémorielles et les portraits de héros et des chefs du gouvernement. Ivan Shadr, Vera Mukhina, ou encore Yevgeny Vuchetich sont les maîtres de cette sculpture glorifiant la Révolution russe.

La sculpture contemporaine en Russie

La sculpture contemporaine s’épanouit en Russie après la chute du régime en 1989. Dès les années 1970, on observe une libéralisation de la création artistique. Depuis la fin de l’URSS, les sculpteurs adhèrent aux tendances internationales, et certains connaissent une renommée mondiale. C’est le cas de Zurab Tsereteli, Igor Burganov, Vyacheslav Klykov, Salavat Shcherbakov, Mikhail Shemyakin, Alexander Rukavishnikov, et Ernst Neizvestny, qui sont les étoiles montantes du marché de la sculpture contemporaine russe.

Faire estimer gratuitement une sculpture russe

L’estimation d’une sculpture russe dépend de la qualité et des dimensions de l’œuvre, de son état de conservation, des matériaux constitutifs, de la cote de son auteur, et de la provenance de l’œuvre. 

Ainsi, une statuette de bronze du XIXème siècle peut se vendre pour un prix de quelques milliers à une centaine de milliers d’euros, tandis que les sculptures de bois russes populaires s’échangent pour quelques centaines d’euros. Les sculptures de l’Avant-garde russe du début du XXème siècle peuvent être acquises pour une valeur de quelques centaines de milliers d’euros. Ainsi, le record des ventes d’Ossip Zadkine a été atteint en 2017 à Londres avec une adjudication de 768 900 € (660 000 £ ) pour une Tête d’homme (1919) de bronze et cuivre doré. Le marché de l’art Russe a connu une croissance exceptionnelle dans les années 2000-2010, cependant cet élan s’est aujourd’hui apaisé. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture russe et recevoir son estimation. Faites estimer une sculpture russe en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Naum Gabo, Square relief, 1937, plexiglas sur aluminium, avec une base en aluminium anodisé, Institut Valencià d’Art Modern. Museum

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Estimation gratuite de peinture russe ancienne

La peinture russe ancienne est avant tout liée au rite russe orthodoxe, et ce jusqu’au début du XVIIIème siècle. Sous Pierre le Grand, l’occidentalisation du pays suscite un renouveau de la peinture russe ancienne. Vous souhaitez faire expertiser une peinture russe ancienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre peinture russe ancienne sur le site Estimon’objet !

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Les premières peintures russes : les icônes anciennes

La peinture russe émerge à la fin du Xème siècle, avec la christianisation de la Rouss de Kiev. Les premières peintures sont avant tout des icônes sur bois ou sur cuivre réalisées dans la tradition byzantine. Les icônes russes peuvent prendre place sur l’iconostase dans l’église orthodoxe, ou bien dans le cadre domestique, dans le « coin rouge » de la maison. Cette disposition emblématique de la culture russe a exercé une grande influence sur les peintres de l’avant-gardes russe du début du XXème siècle, notamment Natalia Gontcharova, Vladimir Tatline ou encore Kasimir Malevitch. Les icônes anciennes russes correspondent aux canons ecclésiastiques, et l’application des couleurs est hautement symbolique. Les peintres d’icônes peuvent cependant varier la gamme colorée. 

Les principales écoles de peinture ancienne russe sont à Novgorod, Pskov, Moscou et Iaroslavl. Egon Sendler remarque qu’une distinction s’opère dans les fonds picturaux en fonction des écoles. Ainsi, les peintres d’icônes de Pskov privilégient les fonds verts, tandis que ceux de Novgorod adoptent le plus souvent un fond rouge, et ceux de Moscou emploient des tonalités plus foncées, par exemple le marron. La peinture d’icône ancienne connaît son apogée aux XIVème et XVème siècles. Les trois plus grands représentants de cet art sont les iconographes Théophane le Grec (fin du XIVème siècle), Andreï Roublev (début du XVème siècle) et maître Denis (actif à la fin du XVème-début du XVIème siècle).

La sécularisation de la peinture russe ancienne

À partir du XVIIème siècle, on observe une sécularisation progressive de la peinture russe ancienne. Sous l’influence de l’Occident, les canons iconographiques et les thématiques se renouvellent. On représente notamment la vie quotidienne et les sujets historiques. Au début du XVIIème siècle, deux écoles de peinture se démarquent : le style Godonov représente la tendance archaïsante, tandis que l’école Stroganov est l’emblème de la modernité. Les peintres de l’école Stroganov créent des peintures plus naturalistes, avec davantage de recherche perspective. Le chef de file de ce courant est Simon Ushakov. Après les réformes de Pierre le Grand, l’influence occidentale s’affirme au XVIIIème siècle. L’achat d’œuvres européennes, l’invitation de peintres étrangers en Russie et la formation de peintres russes à l’étranger permet une européanisation forte de la peinture russe.

De nouvelles techniques sont alors assimilées par les peintres russes : la peinture à l’huile se substitue progressivement à la peinture à la détrempe, et la peinture sur toile se développe. Les peintres accordent davantage d’attention à la réalité anatomique et au rendu des différentes textures et volumes. De nouveaux types de peinture émergent, notamment la peinture monumentale, la miniature, et le portrait. Parmi les fondateurs de la nouvelle peinture russe ancienne dans les années 1730, on compte Andrei Matveev et Ivan Nikitine. Ces derniers s’essaient au portrait et à la peinture mythologique.

Du baroque au néoclassicisme dans la peinture russe ancienne

Une fois l’influence européenne assimilée dans les années 1740, la peinture russe ancienne s’adapte aux styles en vogue en Europe. Ainsi, dans les années 1740-1750, les peintres russes adoptent le style Baroque. Rapidement, le Rococo s’impose dans les années 1750-1760. Les carrières d’Ivan Vishnyakov et Alexei Antropov témoignent de l’essor du portrait d’apparat au milieu du XVIIIème siècle. La fondation de l’Académie impériale des Beaux-Arts le 4 novembre 1757 permet le contrôle de la formation des artistes russes, et donne une aura internationale à certains artistes tels que Ivan Argounov, Fedor Rokotov, Dmitri Levitski ou encore Vladimir Borovikovski.

Le foyer de modernité de la peinture russe se situe alors à Saint-Pétersbourg, d’où les artistes peuvent aisément se tourner vers l’Occident. Quant à Moscou, la ville permet la diffusion des innovations de Saint-Pétersbourg dans les provinces. La réorganisation de la peinture russe ancienne facilite l’adoption d’un style unitaire, proche des tendances internationales. Sous Catherine II, le Néoclassicisme s’impose, et demeure le style prépondérant jusqu’en 1830. Au début du siècle, l’Académie impériale atteint son apogée sous la direction d’Alexandre Stroganov. A partir du XIXème siècle, la peinture russe adopte les tendances internationales de la modernité, notamment le Romantisme, le Naturalisme, le Réalisme et le Symbolisme.  

Faire estimer gratuitement une peinture russe ancienne

Le marché de la peinture russe ancienne, en pleine émergence au début des années 2000, a aujourd’hui atteint un seuil de maturité. Les icônes et les miniatures sont les peintures qui attirent le plus de convoitises en matière de peinture ancienne. Les icônes s’échangent le plus souvent pour quelques milliers d’euros, mais les prix peuvent s’envoler lorsque l’état de conservation est exceptionnel. Ainsi, à Moulins dans l’Allier, une icône russe du XIXème siècle a été adjugée pour 22 500 euros en 2015. L’estimation d’une icône dépend de son ancienneté, de sa qualité et des matériaux employés, de son état de conservation, et de la provenance de l’objet. Vous souhaitez faire expertiser une peinture russe ancienne et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture russe ancienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Aleksey Antropov, Portrait de l’ataman F.I. Krasnoschekov, huile sur toile, 1761, Russie, Saint-Pétersbourg, State Russian Museum

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