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Estimation gratuite d'orfèvrerie russe
La Russie bénéficie d’une grande renommée en termes d’orfèvrerie, grâce à des orfèvres tels que Ador, Bolin, Fabergé, ou encore Gratchev. Les principaux centres de production d’œuvres d’orfèvrerie sont Moscou, Saint-Pétersbourg, Tobolsk, et Veliky Ustyug. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’orfèvrerie russe ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre œuvre d’orfèvrerie russe sur le site Estimon’objet !
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L’orfèvrerie en Russie : un savoir-faire ancien
Dès les premiers temps de la Russie, les orfèvres ont livré de véritables chefs d’œuvres. Lorsque la Rouss de Kiev (988-1240) est formée, les tribus slaves s’unifient et forment le premier État des Slaves d’Orient. Les ateliers princiers sont alors situés à Kiev. Ils produisent avant tout des ornements d’or et argent moulés (kolt – pendentifs, boucles d’oreilles et bracelets). A partir du XIIème siècle, de nouveaux centres de création émergent, notamment Tchernigov, et Vladimir. L’orfèvrerie religieuse est également un pan majeur de la création d’orfèvrerie russe, alors que le christianisme devient religion d’État. De nombreuses icônes d’orfèvrerie et arcs destinés aux églises sont parés de décors fins de nielle, d’arabesques en filigranes, et de granulés. Sous l’influence de l’Empire Byzantine, le décor émaillé apparait à Kiev au XIème siècle.
L’orfèvrerie russe sous influence Mongole (1240-1460)
Lorsque la Rouss passe sous domination Mongole en 1240, le développement artistique ralentit. La quantité et la qualité de la production d’orfèvrerie diminue alors, en particulier en ce qui concerne les créations civiles. Certaines techniques de décor de l’or et de l’argent disparaissent, comme le décor au cloisonné. Malgré un déclin relatif de l’orfèvrerie russe, les monastères continuent à commander des œuvres d’orfèvrerie religieuse. Les plaques de portes d’églises et les iconostases d’orfèvrerie continuent à être produites. Les orfèvres adoptent alors de nouvelles techniques telles que la dorure au feu et le vernissage à l’or. Par ailleurs, certaines principautés féodales, relativement isolées, connaissent un renforcement des centres artistiques locaux. Ainsi, les orfèvres de Moscou, Novgorod, Tver, Pskov, et Vladimir développent des spécificités locales.
Le renouveau de l’orfèvrerie russe au XVème - XVIème siècle
En 1462, la Russie se libère de la tutelle asiatique et connaît une renaissance qui se traduit également dans les créations d’orfèvrerie. Alors que se forme l’État russe, les orfèvres renouent avec les traditions des périodes précédentes et produisent des pièces à destination du tsar et de la grande aristocratie. La vaisselle d’or et d’argent renaît à cette période. L’emblème en est le kovch, puisoir à boire russe. Novgorod s’impose comme principal centre de création, avec des œuvres ornées par estampage, martelage, ou encore cloisonné. Les décors de filigranes et d’émail bleu vert et turquoise sont particulièrement prisés des commanditaires. Moscou et Pskov sont également deux centres de création dynamiques, réputés pour la finesse et la délicatesse des décors estampés, gravés, et niellés.
L’orfèvrerie russe sous les Romanov (XVIIème-XXème siècle)
Sous les Romanov, les orfèvres russes ont renoué avec toutes les techniques de travail de l’or et de l’argent. Le métal peut être coulé, battu, niellé, ciselé, filigrané, ou encore décoré à l’émail translucide. La technique de l’émail sur or est spécifique aux ateliers de Moscou. En termes d’objets, l’orfèvrerie liturgique demeure très importante, mais les bratina (coupe de la fraternité), stopa (hauts verres à boire), kovch (puisoir), et tcharka (coupe) donnent également lieu à des chefs d’œuvres d’orfèvrerie. Sous les premiers Romanov, au XVIIème siècle, le rinceau est le motif décoratif le plus fréquent. À partir du règne de Pierre le Grand (1682-1725), l’orfèvrerie russe s’occidentalise et s’inspire des modèles européens. Ainsi, sous son règne, on voit se développer la peinture sur émail inspirée par les miniatures anglaises et françaises, ainsi que la gravure sur cuivre et la ciselure sur argent.
À partir du XVIIIème siècle, les artistes suivent les principaux styles européens. L’essor de l’orfèvrerie Rococo est stimulé par la nouvelle exploitation des mines d’argent et d’or de l’Oural. De nouvelles formes apparaissent en réaction au raffinement de l’art de vivre et à la consommation de nouvelles boissons telles que le thé et le café. Ainsi, les samovars russes apparaissent dans les années 1730-1740. Sous le règne de Catherine II, Toula s’impose comme principal centre d’orfèvrerie, et le style néoclassique s’affirme dans le dernier tiers du XVIIIème siècle. Sur les pièces d’orfèvrerie, ce goût se traduit par l’emploi de décors harmonieux et simples.
L’orfèvrerie russe du XIXème siècle
Le style classique perdure dans les arts russes dans la première moitié du XIXème siècle, et l’influence de l’architecture devient prégnante sur les pièces d’orfèvrerie. Le plus souvent, les œuvres d’orfèvreries adoptent des formes géométriques régulières, et sont simplement réhaussées de décors en bas-reliefs sur des surfaces lisses. Cependant, au milieu du XIXème siècle, on observe une division entre les slavophiles « adorateurs de la Patrie » et les occidentalistes, « vénérateurs de l’Occident ». En ce qui concerne l’orfèvrerie, ce bouleversement culturel se traduit par la recherche d’un style russe. Les ornements de l’ancienne Russie sont alors copiés, et on représente des monuments historiques russes et des événements de l’histoire nationale. La seconde moitié du XIXème siècle voit un épanouissement de l’orfèvrerie russe. Parmi les fournisseurs de la très haute cour impériale, on compte C. Fabergé, K. Boline, P. Ovtchinnikov, ou encore I. Khlebnikov.
Toutes les techniques décoratives sont combinées et les orfèvres s’associent à des peintres et architectes pour parvenir à une synthèse des arts et former un style véritablement moderne. Cette recherche s’illustre dans les œuvres de Carl Fabergé, principal représentant de l’école de Saint-Pétersbourg, qui a produit tous types de petits objets précieux faits d’ors colorés, et garnis de pierres précieuses et émaux. Si l’artisan demeure célèbre pour ses exceptionnels œufs de Pâques émaillés et rehaussés de pierreries, son entreprise a également produit des boîtes, horloges, pommeaux de cannes ou encore de petits animaux d’orfèvrerie. La Révolution russe met un coup d’arrêt à cette production russe exceptionnellement florissante.
Faire estimer gratuitement de l'orfèvrerie russe
L’estimation d’une œuvre d’orfèvrerie russe dépend de la qualité du travail de l’orfèvre, de l’ancienneté de l’objet, de la nature et du poids des matériaux employés, de la cote de l’orfèvre, et de l’histoire de l’œuvre. La présence de marques de collections et poinçons peut infléchir l’estimation de la pièce d’orfèvrerie. Les œuvres du tournant du XIXème-XXème siècle sont aujourd’hui les plus prisées parmi les créations d’orfèvrerie russe. Les œuvres des orfèvres fournisseurs de la cour impériale, symboles du luxe de la cour, sont les plus recherchées : les œuvres des maisons Khlebnikov, Ovtchinnikov ou encore Fabergé suscitent toujours de belles enchères.
Les pièces d’orfèvrerie de cette période s’échangent le plus souvent pour quelques dizaines de milliers d’euros. Ainsi, une boîte à thé émaillée de l’orfèvre russe Pavel Ovtchinnikov a été adjugée en 2021 à Paris pour 25 760 €, tandis d’un petit coffret art nouveau réalisé par la maison I.P. Khlebnikov a été vendu pour 57 900 € à Paris en 2023. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’orfèvrerie russe et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre d’orfèvrerie russe en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Pierre-Carl Fabergé, Œuf de Pierre le Grand, 1903, or, diamant, platine, cristal de roche, émail, rubis, aquarelle, ivoire, bronze et saphir, créé pour le tsar Nicolas II, musée des Beaux-Arts de Virginie. Museum
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