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Daniel Buren

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Estimation et cote de l'artiste Daniel Buren

Daniel Buren, peintre, sculpteur et plasticien français, naît en 1938 à Boulogne-Billancourt. Figure majeure de l’art contemporain, il fait partie des artistes les plus reconnus à l’échelle internationale, dont les œuvres in situ côtoient les plus grandes institutions du monde.

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Daniel Buren, sa quête du degré zéro de la peinture

Daniel Buren rejoint l’École des métiers d’arts en 1958 pour y apprendre la peinture et la décoration générale. Dès les premières années, son style se développe et se précise puisque début 1960, sa peinture se veut déjà radicale. Dans ces années-là, Buren expérimente les tailles, les formes et les matériaux, et joue sur l’économie des moyens en utilisant notamment des objets trouvés sur place.

En 1965, alors qu’il visite le marché Saint-Pierre à Paris, Daniel Buren rencontre ce qui deviendra son motif pour les nombreuses années à venir : les rayures. Il reproduit ces raies de 8,7 cm de largeur sur une toile, puis sur du tissu, sur de la toile de jute, et même sur des murs. Ce motif récurrent deviendra alors sa marque de fabrique, notamment au cœur du groupe iconoclaste BMPT dès 1966. Dans ces œuvres, Daniel Buren questionne autant le fond que la forme, et par extension la peinture en elle-même. Déchargé de toute influence, Buren croit en ce qu’il appelle désormais le « degré zéro de la peinture ». C’est avec ce principe qu’il va progressivement se détacher du format imposé par la peinture, pour exposer ses œuvres in situ.

Daniel Buren, ses axes d'interrogation artistique

Daniel Buren est conduit toute sa vie par une réflexion profonde sur la peinture et l’art de manière globale. Il se questionne sur l’espace, l’exposition, le mur, le cadre, et en vient à étudier le sujet du lieu qui accueille les œuvres. À savoir le travail in situ, mais aussi le travail situé, l’outil visuel, la photographie, l’emprunt du paysage, la révélation, le point de vue, le mouvement, la couleur et la lumière.

Chacune de ces pistes de réflexion est déterminante pour créer et comprendre les travaux de Daniel Buren. En explorant ces éléments, l’artiste souhaite faire en sorte que le visiteur ne se contente pas d’un face à face avec l’œuvre, mais qu’il puisse l’expérimenter au gré de ses déplacements. Ainsi, les œuvres de Buren ne s’inscrivent pas seulement dans le cadre de la peinture mais également dans l’articulation de l’espace.

Daniel Buren, artiste polyvalent et ses travaux in situ

Les motifs verticaux et la vision contemporaine de Daniel Buren se poursuivent directement dans les lieux, où il intègre le paysage à ses œuvres. Cette pratique inspirée des jardins traditionnels japonais, ou shakkei, invite à découvrir les lieux autrement, par le biais d’œuvres in situ réalisées avec des matériaux simples. C’est une manière pour lui de transformer le lieu d’accueil, d’emprunter le paysage car, même agrémenté, celui-ci ne saurait lui appartenir. Daniel Buren sort du cadre de l’appropriation pour une démarche visuelle, plus proche de l’expérience et du voyage en offrant une autre vision.

Bien qu’il soit controversé par certains de ses pairs, Daniel Buren n’est en rien freiné par les critiques et va jusqu’à réaliser en 1985 ce qui deviendra son œuvre la plus célèbre : Les Deux Plateaux, ou les « colonnes Buren », une installation in situ commandée pour la cour d’honneur du Palais-Royal. Il obtient alors en 1986 le Lion d’Or pour le meilleur pavillon.

La cote des œuvres de Daniel Buren

Artiste polyvalent, Daniel Buren a exploré les différents médiums et s’est essayé à de nombreuses matières. Dessins, objets, estampes, sculptures ou encore peintures : ce sont là tous les travaux qu’il laisse derrière lui, car plus l’artiste a progressé dans sa démarche artistique, et plus ses œuvres sont devenues éphémères au fil du temps. Ces pièces rares peuvent être accessibles comme être particulièrement prisées des collectionneurs, notamment en ce qui concerne ses peintures et ses sculptures.

L’estimation d’une peinture de Daniel Buren varie entre 469 € et 1 338 825 €. À titre d’exemple, une Peinture aux formes variables de 1966 est estimée entre 400 000 € et 600 000 €. Quant aux sculptures, le modèle sur bois Barre haute de 2001 s’est vendu à 8900 €, mais son Cadre décadré – 04 a4, lui, est estimé entre 35 000 € et 45 000 €.

(Illus.)Daniel Buren – Les Deux Plateaux, Cour d’Honneur du Palais-Royal, Paris.

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L‘art de la médaille remonte à l’Antiquité. La médaille est un objet d’art fabriqué à partir de métal sur lequel est représenté une personne ou un évènement. Elle est fabriquée avec du plomb, de l’or, de l’argent, du bronze, de l’étain et même de bois et de pierre en Allemagne. Cette œuvre monétiforme n’est pas une pièce de monnaie puisqu’elle n’est pas destinée à servir de devise. II existe deux techniques : la fonte et la frappe. La frappe peut être effectuée au marteau, au balancier (technique du XVIème siècle) ou par enfonçage (inventée au XIXème siècle).

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L'histoire des médailles

Lorsqu’elle est le support d’un portrait, la médaille représente, le plus souvent, le visage, le buste ou le profil d’une personne à travers ses traits physiques et moraux, comme cela se faisait pour les bustes des empereurs romains. L’image doit mêler ressemblance avec la personne représentée et usage de traits caractéristiques de valeurs morales : un large front et un nez aquilin pouvaient ainsi représenter la noblesse de l’individu. La médaille peut aussi représenter des événements historiques avec des animaux, des allégories ou des scènes narratives. Depuis la Renaissance, les médailles sont également gravées de maximes ou de messages. La médaille a des destinations variées. Par exemple, l’école nationale des Beaux-Arts a fait frapper au XVIIIème siècle une médaille de bronze représentant l’Architecture accompagnée de la Sculpture et de la Peinture devant Minerve, par Jacques Edouard Gatteaux (1788 – 1881) ; elle a sans doute été remise comme prix à un élève.

Durant l’Antiquité, les Romains distinguent peu la médaille de la monnaie. Ces pièces sont créées en souvenir d’événements et parfois transformées en bijoux. Les premières médailles, au sens actuel, sont italiennes avec la création en 1390 d’une médaille à l’effigie de Francesco II Novello de Carrare (1359 – 1406) en commémoration de la reprise de Padoue la même année. Cet art se développe avec le prolifique travail d’Antoine Pisano dit Pisanello (1395 – 1455) qui réalise des portraits réalistes. Ses suiveurs et élèves sont peintres et parfois aussi sculpteurs. L’art italien de la médaille au XVème siècle se rapproche de l’art antique par sa technique et de la peinture par son style. En Allemagne, l’art de la médaille est en lien avec la sculpture de deux écoles : la première est représentée par Heinrich Reitz (1665 – 1720) et Friedrich Hagenauer (1490 – 1546) qui fondent des médailles. La seconde école se caractérise par l’usage de la frappe, c’est d’ailleurs à Nuremberg qu’est inventée la frappe au balancier.

Expertiser une médaille : les artistes célèbres

En France, on frappe des médailles à l’image des différents souverains, comme François Ier (1494 – 1547) : c’est le triomphe du style italien. C’est au XVIème siècle que la médaille française prend son essor avec l’instauration de la frappe à balancier. Les deux médailleurs reconnus sont alors Étienne Delaune (1518 – 1583), pour son talent de portraitiste, et Jean Warin (1604 – 1674), connu pour son œuvre considérable. Au XVIIème siècle, Louis XIV (1638 – 1715) instaure un monopole en imposant l’autorité de la Petite Académie en 1663 sur les médailleurs, les dépossédant ainsi de toute initiative. L’influence des artistes français s’étend à l’étranger, aux Pays-Bas, en Angleterre comme en Russie, jusqu’à la Révolution. Durant la période qui suit la Révolution, la médaille devient un instrument important de la propagande, faite d’étain ou de métal de cloche, utilisée comme décoration ou souvenir. Durant le XIXème siècle, elle reprend sa fonction de document historique « dirigé », comme lorsque Napoléon fait frapper des médailles rappelant la bataille d’Iéna. Aujourd’hui la Monnaie de Paris, une des plus anciennes entreprises françaises, continue de frapper des médailles commémoratives sur diverses thématiques : Napoléon Ier, les Jeux olympiques de 2024 ou encore les Schtroumpfs.

En France, les médailles sont conservées dans les musées mais surtout à la Bibliothèque nationale de France (BnF), au département des monnaies, médailles et antiques. Dans le commerce, ces objets se vendent chez les antiquaires ou aux enchères et relèvent du domaine de la numismatique relatif à la médaille et à la monnaie. Aux enchères, les médailles du XIXème et XXème siècle sont nombreuses, dans des ventes généralistes, des ventes d’objets anciens et d’archéologie, ou des ventes de montres et de bijoux. Plus rarement, certaines ventes sont parfois intégralement constituées de monnaies et de médailles. Elles sont souvent vendues en lot et peuvent être adjugées dès une dizaine d’euros et parfois jusqu’à plusieurs centaines ou milliers d’euros. Leur prix dépend de leur matière, de leur état de conservation, de leur ancienneté et de leur rareté, entre autres. Un lot de trois médailles commémoratives en or de la mission Apollo 11 a ainsi été vendu 1 240€ en avril 2021 et une médaille du Comtat Venaissin Innocent X, frappée en 1645 à Avignon a été adjugée à 22 000€ en 2012.

(Illus.)Première médaille de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Jacques-Edouard Gatteaux(1788 – 1881), 1970-1881, médaille de cuivre. Paris, Musée Carnavalet

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