Estimation gratuite François Girardon

François Girardon

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Estimation et cote de l'artiste François Girardon

François Girardon (1628-1715) est le sculpteur classique associé au règne de Louis XIV. Premier sculpteur du roi, collaborateur de Charles Le Brun, l’artiste est à l’origine notamment des ensembles sculpturaux monumentaux, haut-reliefs ou ronde-bosses, de marbre, qui parsèment le jardin du Château de Versailles. Découvrez l’histoire de François Girardon et ses sculptures classiques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite François Girardon

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François Girardon, aux origines du sculpteur

Né en 1628 à Troyes, François Girardon grandit dans une famille d’artisans. Contre l’avis de son père fondeur, il décide de s’engager dans la voie de l’art et de la sculpture. Le jeune artiste réalise sa formation artistique à Paris auprès du sculpteur baroque François Anguier. Girardon y apprend les bases de la sculpture, et ce style italien, réinterprété par son maitre de manière délicate, plus adaptée à l’esprit français. C’est la rencontre avec Pierre Séguier qui bouscule la trajectoire artistique de François Girardon. Effectivement, l’artiste fait la connaissance du magistrat qui le prend directement sous son aile. Connu également pour son rôle de mécène aux débuts de Charles Le Brun, Séguier envoie, de la même manière, Girardon à Rome pour parfaire sa formation. 

 

Rentré à Paris en 1652, François Girardon rejoint l’Académie royale de peinture et de sculpture, où il rencontrera l’artiste peintre Catherine Duchemin, première femme acceptée dans l’institution, sa future femme. Reçu académicien en 1657, le sculpteur y deviendra enseignant, puis ne cessera de gravir les échelons de l’institution : il est nommé adjoint au recteur en 1672, et recteur en 1674.

François Girardon, les grands ensembles sculpturaux

François Girardon est l’un des plus proches collaborateurs de Charles Le Brun, et ainsi l’un des protégés du roi Louis XIV. Élevé au statut de Premier Sculpteur du Roi, François Girardon sera employé par Nicolas Fouquet pour oeuvrer dans son château de Vaux-le-Vicompte. Aux côtés des artistes Charles Le Brun, André Le Nôtre et Louis Le Vau, Girardon réalise des cariatides pour orner les parois de l’édifice. Ce premier chantier ouvre des portes à François Girardon. Avec Charles le Brun, il participe aux décors de la galerie d’Apollon du Palais du Louvre. Girardon agrémente les décors picturaux et les dorures de hauts-reliefs en marbre époustouflants, représentant des figures mythologiques (Vierge, Lion), ou des ensembles plus complexes (Melpomène et Thalie). 

 

A la suite, François Girardon collabore également aux décors du Château de Versailles. C’est dans ce cadre qu’il réalise ses premiers ensembles sculpturaux en ronde-bosse. Au sein des jardins, l’artiste imprime sa signature dans des oeuvres aussi monumentales que La Fontaine de la Pyramide, Apollon servi par les nymphes ou L’enlèvement de Proserpine. Ces oeuvres témoignant des prouesses techniques, dans l’équilibre des formes, et d’une grande finesse, dans la représentation des détails, maîtrisées par l’artiste.  

François Girardon, sculpteur du règne du Roi Soleil

Oeuvres monumentales et majeures de François Girardon, les grands ensembles sculpturaux du Château de Versailles font de l’artiste l’une des figures phares du règne de Louis XIV, particulièrement assis sur les pouvoirs de la création artistique. François Girardon est d’ailleurs à l’origine de la statue équestre de Louis XIV, qui ornera la Place Vendôme avant d’être détruite au cours de la Révolution Française. Premier sculpteur du roi, François Girardon recevra également de nombreuses commandes notamment de monuments funéraires. On compte, parmi eux, celui du Cardinal Richelieu à La Sorbonne, d’Olivier et de Louis de Castellan à l’Eglise de Saint-Germain-des-Près ou encore de Marie de Landes au Musée de Troyes. Il érigera également le tombeau de son épouse, Catherine Duchemin, qu’il rejoindra en 1715.

 

Reconnu comme un fin esthète, François Girardon sera, dans sa jeunesse, chargée par le Roi de trouver des objets d’art, en France ou en Italie, capable d’embellir les collections royales. Dans la continuité, l’artiste collectionne toute sa vie durant de nombreuses oeuvres, et en particulier des sculptures, entreposées dans ses appartements au Louvre, devenus « galerie Girardon ». Amoureux de la sculpture dans toutes ses dimensions, François Girardon produira, à la fin de sa vie, de nombreux dessins que ses élèves exécuteront tandis qu’il restaurera également de nombreuses oeuvres telles que la Vénus d’Arles, attribué à Praxitelle. Il décède le premier septembre 1715, le même jour que son protecteur, Louis XIV.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de François Girardon

Sur le marché de l’art, on retrouve quelques sculptures de bronze de François Girardon. Les prix varient selon la taille et la forme de l’oeuvre, selon qu’il s’agisse d’un médaillon, d’un bas-relief, d’un buste ou d’une statue équestre, ainsi que de la représentation. Ils débutent entre 1 500 et 4 000 euros pour des petits bronzes entre 20 et 40 cm, et s’élèvent à partir des 50 cm autour de 8 000 euros voire 11 000 pour des représentations de Louis XIV. Certains bas reliefs du roi dépasseront les 20 000 euros, tandis que pour un buste, il faudra compter près de 40 000 euros. 

 

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(Illus.) Apollon servi par les nymphes

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Estimation gratuite Antoine Coysevox

Antoine Coysevox

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Estimation et cote de l'artiste Antoine Coysevox

Antoine Coysevox (1640-1720) est un grand sculpteur du règne de Louis XIV. Spécialiste des portraits, alors très en vogue, il réalisera également de nombreux ensembles sculpturaux pour les grands chantiers en cours de l’époque. Dans ce moment de transition entre les styles classique et baroque, Antoine Coysevox accompagnera le baroque à la française. Découvrez l’histoire d’Antoine Coysevox et ses sculptures baroques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Antoine Coysevox

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Antoine Coysevox, les débuts élogieux

Né en 1640 à Lyon, Antoine Coysevox grandit dans une famille d’artisans. Son père, maître-menuisier, lui transmet le goût des métiers manuels. À dix-sept ans, il part pour Paris et s’engage dans la voie artistique. Antoine Coysevox réalise sa formation auprès du peintre et sculpteur Louis Lerambert, qui lui apprend les fondements de l’art sculptural, suivant les préceptes classiques alors en vigueur. C’est en tant que portraitiste qu’Antoine Coysevox se fait avant tout connaître. À ses débuts, mais également au cours de sa carrière, il réalise des portraits en buste, très appréciés et demandés par la société de l’époque, puis en pied. 

Contrairement à ses contemporains, Antoine Coysevox a la particularité le travail de la pierre, habituellement laissé à des praticiens spécialisés, conservant son goût pour l’exercice manuel. Les pratiques de l’artiste agaceront, de prime abord, les cercles de l’Académie oeuvrant à la séparation de l’art et de l’artisanat. Antoine Coysevox s’impose toutefois comme un sculpteur de talent. En 1667, l’évêque de Strasbourg lui confie la décoration du château de Saverne. Cette première commande d’envergure l’occupe durant quatre années, et sera une occasion de taille de démontrer l’étendu de son talent. De fait, elle lui ouvrira les portes de futurs chantiers. 

Antoine Coysevox, une brillante carrière

Dès son retour à Paris, en 1671, Antoine Coysevox est engagé pour la décoration du château de Versailles et de ses jardins, collaborant avec les plus grands artistes de son temps. Le jeune artiste propose de nombreuses copies de sculptures antiques, bien qu’il n’ait jamais eu l’occasion de voyager en Italie. Parmi elles, on retrouve le Vénus des Médicis, la Vénus accroupie, la Nymphe à la coquille ou encore Castor et Polux. Elles orneront principalement l’escalier des Ambassadeurs et la galerie des glaces. 

 

Ces années d’exercice au château de Versailles sont un tournant pour la carrière d’Antoine Coysevox, une opportunité de se faire une place parmi les artistes de la cour. Ainsi, en 1676, le sculpteur est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture, après présentation d’un buste de Charles Le Brun et d’un de Colbert. L’année suivante, Coysevox est promu enseignant, puis gravit les échelons de recteur, et de directeur de l’Académie au début des années 1700. Au cours de ses années d’enseignement, Antoine Coysevox aura ses neveux, Nicolas et Guillaume Coustou, en élèves. 


Désormais admis comme un grand sculpteur du règne de Louis XIV, Antoine Coysevox reçoit de plus en plus de commandes d’envergure. Parmi elles, il reçoit celle de la décoration du château de Marly, édifié par Louis XIV comme un lieu de repos lui permettant d’échapper à la cour, en 1705. Cette fois, Coysevox propose des ensembles sculpturaux de sa composition. On compte, par exemple, la série des Quatre fontaines, et un ensemble composé de Flore, Hamadryade et du Berger Flûteur.

Antoine Coysevox, entre classicisme et baroque

Antoine Coysevox travaille à un moment de l’histoire situé à la lisière de deux esthétiques. Le classicisme français, défendu au cours du XVIIe siècle, laisse sa place progressivement à un style baroque rapporté d’Italie et revisité. Si le sculpteur François Girardon est le grand représentant du classicisme sous le règne de Louis XIV, Antoine Coysevox deviendra la figure de la facette baroque du roi Soleil. 

 

Formé au classicisme, Antoine Coysevox exerce dans ce moment de transition stylistique, et accompagne les débuts du style baroque. On le pressent autant dans ses portraits en buste, que dans ses grands ensembles sculpturaux et représentations mythologiques. Dans ses sculptures mythologiques, Antoine Coysevox souligne l’expressivité de ses figures, et les enrobe d’un puissant mouvement, tandis que dans ses portraits, il délaisse également cette idéalisation classique des traits. Au contraire, Antoine Coysevox soigne les singularités de chaque visage, et leur expressivité, y compris dans le portrait en pied qu’il réalise du roi Louis XIV.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Antoine Coysevox

Sur le marché de l’art, on retrouve à la fois des sculptures aux thèmes mythologiques, et des portraits de personnalités, d’Antoine Coysevox. Parmi elles, on compte des faunes et des satires, Pluton et Proserpine, Vénus ou encore Colbert. Majoritairement en bronze, les prix s’élèvent en moyenne entre 500 et 2 000 euros pour une sculpture d’Antoine Coysevox. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Antoine Coyseevox et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une sculpture d’Antoine Coyseevox en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Buste de Charles Le Brun

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Estimation gratuite Niki de Saint-Phalle

Niki de Saint-Phalle

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Estimation et cote de l'artiste Niki de Saint-Phalle

Parmi les œuvres de Niki de Saint-Phalle, ses joyeuses Nanas sont les plus populaires. Pourtant, la sculptrice remue le monde de l’art. Elle exprime autant ses blessures que son engagement en faveur des minorités, ses révoltes contre les conventions sociales, la religion ou les violences. Découvrez l’histoire de Niki de Saint-Phalle et ses œuvres du Nouveau Réalisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Niki de Saint-Phalle

Prix des œuvres de Niki de Saint-Phalle

  • Sculpture, Nanas, grandes pièces monumentales : entre 150 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Sculpture, Nanas et figures de taille: entre 10 000 € et 400 000 €

  • Peintures, reliefs et « Tirs » : entre 80 000 € et 700 000 €

  • Dessins, gouaches, collages et encres sur papier : entre 8 000 € et 120 000 €

  • Estampes, lithographies, sérigraphies, multiples : entre 800 € et 20 000 €

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Niki de Saint-Phalle, artiste autodidacte

Loin de se complaire dans son milieu bourgeois, Niki de Saint-Phalle (1930 – 2002) s’élève sa vie durant contre les injustices, les inégalités sociales et les injonctions. Son père est un noble français, banquier ruiné après le krach de 1929, et sa mère est une riche héritière américaine. Niki de Saint-Phalle grandit à New York, tout en visitant régulièrement sa famille française. Derrière cette façade idyllique, Niki de Saint-Phalle vit une enfance traumatisante. Elle est violée par son père à onze ans, et malmenée par sa mère. L’art, dit-elle, la sauvera. Indisciplinée, Niki de Saint-Phalle arrête ses études pour devenir mannequin. Elle épouse à dix-neuf ans son ami d’enfance Harry Mathews. Le couple a deux enfants. Cependant, Niki de Saint-Phalle craque. Elle est internée pour une sévère dépression en 1953, à Nice. C’est là qu’elle se décide à être artiste. En 1957, Niki de Saint-Phalle rencontre Jean Tinguely. Tous deux mèneront, séparément et ensemble, une vie artistique des plus fécondes.

Des Tirs aux Nanas, les œuvres engagées de Niki de Saint-Phalle

Niki de Saint-Phalle surgit avec fracas dans le milieu artistique. Dès 1961, ses performances Tirs suscitent l’intérêt. Sur des toiles, l’artiste place soigneusement divers objets sur des thématiques précises, qu’elle recouvre de plâtre. À l’envers du tableau sont dissimulés des sachets de peinture et de produits alimentaires. Des intervenants sont invités à tirer sur les œuvres avec une carabine. Les balles provoquent l’explosion de la peinture, ruisselant alors sur la toile blanche. Par ce geste, Niki de Saint-Phalle se défoule avec violence. Elle veut pulvériser les injustices. Ces tentatives d’assassinat s’attaquent à la religion (La Cathédrale rouge), la politique (Kennedy-Khrouchtchev), la famille, les guerres… Ces performances, savamment mises en scène, sont photographiées et filmées, donnant à l’avant-garde artistique une popularité internationale. Niki de Saint-Phalle rejoint les artistes du Nouveau Réalisme. Vers 1963, l’artiste s’attaque au rôle attribué aux femmes. Elle commence par des Mariées, blanches, affublées parfois de grands voiles, bouquets à la main. Des jouets cassés et autres objets leur sont collés au corps. Le statut d’épouse dévouée est ainsi contesté. En 1964, l’artiste présente ses premières Nanas. Inspirée par la grossesse d’une amie, elle crée d’immenses femmes aux formes voluptueuses. Contrairement aux mariées, les Nanas sont gaies, libres, colorées. La plus monumentale est construite en 1966, en collaboration avec Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt, pour le Moderna Museet de Stockholm. Hon en Katedral (Elle, une cathédrale) est une gigantesque Nana couchée sur le dos. Les visiteurs, pour en visiter l’intérieur, pénètrent par son vagin. Déesse, prostituée, mante religieuse, dévoratrice… la géante est tout cela à la fois. Trois mois plus tard, elle est détruite en trois jours. Niki de Saint-Phalle collabore ensuite avec Jean Tinguely sur Le Paradis fantastique, une commande pour l’exposition universelle de Montréal en 1967.

Fontaine, Cyclope et parc merveilleux de l’artiste Niki de Saint-Phalle

C’est en 1969 que Jean Tinguely entreprend son projet de tête monstrueuse. Aidé par Niki de Saint-Phalle et plusieurs de leurs amis, il commence la construction du Cyclope, dans la forêt de Milly-la-Forêt. L’installation est inaugurée en 1994. Quant à Niki de Saint-Phalle, elle rêve surtout de créer un jardin de sculptures, à l’instar du parc Güell de Gaudi, des Watts Towers de Simon Rodia ou du palais idéal du facteur Cheval. En 1978, elle en commence la construction en Toscane, Italie. La Grande Prêtresse, symbolisant la créativité féminine, est érigée. Le chantier dure plus de vingt ans. Les figures du jeu du tarot y sont représentées. En 1982, Jean Tinguely et Niki de Saint-Phalle se retrouvent pour la création d’une fontaine en hommage à Igor Stravinski, à côté du centre Georges Pompidou, à Paris. Les structures ferrailleuses de l’un côtoient les formes douces et colorées de l’autre. Parmi ses engagements, Niki de Saint-Phalle soutient le Temporary Contemporary de Los Angeles, qui aide à la prévention contre le sida. L’artiste s’installe en Californie en 1993. Elle crée sa série Black Heroes, en hommage aux Afro-Américains, et le Cercle magique de la reine Califia à Escondido, aux États-Unis. Elle décède en 2002, à soixante-et-onze ans.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Niki de Saint-phalle

Les œuvres de Niki de Saint-Phalle, connues mondialement, sont recherchées sur le marché de l’art. Elles sont exposées dans de prestigieuses institutions. Les sculptures monumentales des Nanas ne cessent de susciter un grand engouement. Elles sont estimées entre 3 000 euros et 1 200 000 euros. En 2015, Nana danseuse noire a été adjugée à 800 000 euros. En 2020, La Femme et l’Oiseau a été vendue pour 550 000 euros. L’année suivante, Nana, Petite Gwendolyn, une sculpture en papier maché a été achetée pour 309 800 euros. Les estampes et dessins sont également cotés. En 2019, l’album Nana Power s’est vendu pour la somme de 19 000 euros. En 2022, le dessin L’Oiseau amoureux a battu des records en atteignant 210 000 euros. Vases, structures gonflables ou parfums, des objets se vendent régulièrement. En 2016, le vase Angel en résine a été cédé pour 65 500 euros. Des petites Nanas en ballon gonflable peuvent être trouvées à environ 100 euros. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture de Niki de Saint-Phalle et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de Niki de Saint-Phalle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Niki de Saint-Phalle, Nana, Washington, © Carol M. Highsmith

Reconnaître la signature de Niki de Saint-Phalle

Savoir identifier la signature de Niki de Saint-Phalle, artiste majeure du Nouveau Réalisme et créatrice des célèbres Nanas, est essentiel pour authentifier ses sculptures, tirages et œuvres graphiques. Sur ses pièces emblématiques — comme les Nanas en polyester peint, les Tirs, ou encore ses mosaïques monumentales du Jardin des Tarots — la signature apparaît généralement sous la forme « Niki de Saint Phalle » ou « Niki », inscrite directement sur la base, au dos ou sous la sculpture. Les signatures sont le plus souvent peintes ou gravées, avec une écriture cursive, dynamique et très identifiable, parfois accompagnée du numéro d’édition et de la mention de l’éditeur (Haligon, Papon ou d’autres ateliers ayant produit ses œuvres). Sur les œuvres sur papier, lithographies et sérigraphies, on retrouve fréquemment une signature manuscrite au crayon, placée en marge inférieure, parfois accompagnée de la date. Dans un marché où circulent des éditions posthumes ou des pièces faussement attribuées, vérifier la cohérence entre la signature, la technique et l’éditeur est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts en art contemporain vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Niki de Saint-Phalle.

Expertise signature Niki de Saint-Phalle
Signature Niki de Saint-phalle

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Estimation gratuite Chana Orloff

Chana Orloff

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Estimation et cote de l'artiste Chana Orloff

En bronze, en pierre, en terre ou en ciment, les œuvres de Chana Orloff dénotent par leur sensibilité, leur inventivité et leur puissance. L’artiste réalise plusieurs sculptures sur le thème de la maternité, tout en rondeurs et tendresse. Découvrez l’histoire de Chana Orloff et ses sculptures d’art moderne figuratif. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Chana Orloff

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Chana Orloff, un talent inné pour la sculpture

La vie de Chana Orloff (1888 – 1968) est marquée par des atrocités successives. De famille juive, elle est contrainte de fuir l’Ukraine en 1905, son pays natal. Elle se réfugie avec ses parents et ses huit frères et sœurs en Palestine. La jeune fille exécute des travaux de couture. Afin de se perfectionner dans son métier, elle part à Paris. Elle y devient apprentie chez Paquin, une maison de haute couture. Son talent pour le dessin est remarqué. Chana Orloff est reçue seconde au concours de l’École nationale des arts décoratifs. Elle étudie ensuite à l’Académie Vassilief, dans le quartier Montparnasse, pour y apprendre la gravure et la sculpture. Outre un lieu d’étude, cet atelier rassemble des membres de l’avant-garde artistique tels Amedeo Modigliani, Ossip Zadkine ou encore Chaïm Soutine. Chana Orloff se lie d’amitié avec eux, intégrant alors l’École de Paris. Elle s’intéresse au cubisme, et admire la simplification de ses formes.

Dès 1912, Chana Orloff s’affirme en tant que sculptrice. Elle expose dans les salons parisiens l’année suivante. En 1916, elle épouse le poète polonais Ary Justman. Des reproductions de ses œuvres illustrent le recueil de son mari intitulé Les Pensées poétiques. La même année, Chana Orloff sculpte Le Baiser, dit aussi La Famille. Coulée en bronze, la sculpture représente un père serrant sa femme, qui elle-même tient son enfant dans ses bras. Les traits sont simplifiés, ainsi que le style. Les surfaces sont lisses. De cette œuvre émane l’image d’un père protecteur et la douceur d’une mère.

Les portraits, les maternités et les sculptures animalières de Chana Orloff

Élie, fils du couple, nait en 1918. Peu de temps après, Ary Justman, engagée dans la Croix-Rouge américaine, succombe à la fièvre espagnole. Chana Orloff, veuve à trente ans, élève alors seule son fils. Le thème de la famille, en particulier de la maternité, revient fréquemment dans son œuvre. La renommée de Chana Orloff s’accroit dans les années 1920. L’artiste est particulièrement recherchée pour ses portraits. Elle sculpte notamment Henri Matisse, Francis Jourdain, Otto Rank et l’accordéoniste Per Krohg. Elle expose au Salon d’Automne. Ses sculptures animalières, au style concis et aux formes simplifiées, sont fameuses. La sculptrice maitrise la terre comme le plâtre, le bois ou le bronze.

Estimée et reconnue, Chana Orloff reçoit la Légion d’honneur en 1925, puis elle obtient la nationalité française. Elle installe son atelier au sein de la villa Seurat, une cité d’artistes. Sa résidence personnelle est construite par les architectes Auguste et Gustave Perret. Ce lieu de travail et de vie est remarquable par son ossature en béton.

Les œuvres de l’après-guerre de Chana Orloff

En pleine gloire, après des expositions importantes à Paris, mais aussi à New York et Chicago, Chana Orloff est contrainte de s’exiler une nouvelle fois. En 1942, elle est persécutée pour ses origines juives. Elle se réfugie en Suisse. Durant l’occupation, son atelier est pillé. Ses œuvres sont volées ou saccagées. Chana Orloff y revient après la guerre. Elle réalise alors sa sculpture Le Retour. Plus expressionniste, cette statue ne possède pas de surface lisse, si caractéristique de l’œuvre de l’artiste. L’argile est triturée, modelée, meurtrie. L’œuvre représente un homme assis, mains serrées et tête baissée. Elle illustre un déporté et ne sera exposée qu’en 1962.

En 1948, à l’indépendance de l’État d’Israël, Chana Orloff travaille avec le pays. Elle y séjourne régulièrement. Sa statue monumentale La Colombe de Paix est érigée à la Maison de la Nation de Jérusalem. Une rétrospective de son œuvre est organisée en 1968, peu après son décès.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Chana Orloff

Des œuvres de Chana Orloff lui ont été spoliées durant l’occupation allemande en France. Numéroté, chaque bien obtient une vérification de son authenticité, et de sa provenance.
Sur le marché de l’art, les sculptures de Chana Orloff peuvent se vendre plus de 100 000 euros. En 2014, un Torse en bronze a été adjugé à 160 000 euros. La même œuvre a été vendue 135 000 euros en 2017. Récemment, en 2023, la sculpture sur bois intitulée La Danseuse au disque a été achetée au prix de 93 183 euros. Une Danseuse en bronze a atteint la somme de 38 818 euros tandis que le Buste d’Emma Jung, réalisé en bois, a été acquis pour 16 000 euros.

Des dessins et des aquarelles sont régulièrement en vente. Parmi eux, le Portrait d’une dame assise, au crayon sur papier, a été vendu pour 743 euros en 2020. En 2013, l’aquarelle sur papier Personnages et animaux a été achetée pour 621 euros. Quant aux peintures, peu d’entre elles apparaissent sur le marché de l’art. En 2014, l’huile sur toile intitulée Portrait de madame Sarah Lipska a atteint 35 000 euros. À l’opposé, l’huile sur carton Autoportrait a seulement obtenu 800 euros pour sa vente.

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(Illus.) Chana Orloff, Per Krohg, peintre norvégien

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Estimation gratuite Louise Bourgeois

Louise Bourgeois

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Estimation et cote de l'artiste Louise Bourgeois

De sa vie, Louise Bourgeois en tire une œuvre troublante, parfois oppressante. L’artiste se sert de ses souvenirs, de ses émotions et de ses anxiétés pour créer des installations. Araignées monumentales, sculptures phalliques et cellules grillagées s’imposent pour aborder les thèmes de l’enfance, de la maternité et de la sexualité. Découvrez l’histoire de Louise Bourgeois et ses œuvres contemporaines. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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L’enfance perturbée de Louise Bourgeois

Les événements de la vie de Louise Bourgeois imprègnent sa production. En s’exprimant, l’artiste tente de surmonter ses traumatismes. En effet, Louise Bourgeois a été profondément marquée par les infidélités de son père, et par son caractère autoritaire. L’amour fusionnel maternel l’a protégée. De cette enfance perturbée, l’artiste tire les fils de ses obsessions artistiques. Dès ses dix ans, Louise aide sa mère dans son atelier de restauration à Choisy-le-Roi, puis à Antony. Elle redessine les motifs abimés des tapisseries, contribuant à leur réparation. Son père tient une galerie parisienne.

En 1932, quand sa mère décède d’une longue maladie, Louise Bourgeois n’a que vingt ans. La jeune fille suit des cours dans diverses institutions, dont les Beaux-Arts, la Grande Chaumière et l’École du Louvre. Elle rencontre Fernand Léger, qui l’influencera dans la poursuite de la sculpture. Pour l’heure, Louise Bourgeois peint, dessine et grave. En 1938, elle fait la connaissance de l’historien d’art américain Robert Goldwater, qu’elle épouse. Le couple s’installe à New York.

Les œuvres de Louise Bourgeois

Dès ses premières œuvres, le thème de la « femme-maison » apparait dans le travail de Louise Bourgeois. Le corps féminin se transforme en maison, symbole du foyer, de l’enfance, du refuge. L’artiste réalise ensuite des totems sculptés en bois, qu’elle expose en 1949 à la Peridot Gallery. Chacun représente un personnage, lui rappelant les êtres chers restés en France. La sculptrice maîtrise les techniques du bronze, du marbre et du plâtre. Son père meurt en 1951. Ce décès marque le début d’une longue psychanalyse, dont l’artiste se sert dans ses œuvres. Les sculptures prennent des formes rondes, phalliques. La figure paternelle est amputée, martyrisée, comme une tentative d’apaiser son passé. En 1974, un an après la mort de son mari, Louise Bourgeois expose son installation macabre intitulée La Destruction du père. Le titre en révèle le sujet, très présent dans son travail. Dans un espace tamisé sont installées des formes organiques, laissant imaginer un repas de famille horrifique. Le travail de Louise Bourgeois, tranchant par sa violence, est amplement reconnu aux États-Unis. Le Museum of Modern Art de New York lui consacre une rétrospective en 1982. L’artiste représente son pays d’adoption à la Biennale de Venise en 1993.

Louise Bourgeois ne cesse de s’intéresser à ses souvenirs. Elle tente de réparer son passé comme sa mère reprisait les tapisseries. La figure maternelle est d’ailleurs évoquée dans la plupart des œuvres, symbolisée par une araignée. Elle est présente dans des sculptures, mais aussi dans de nombreux dessins et textes. L’araignée évoque la mère par sa fonction de tisser sa toile. Pour Louise Bourgeois, l’animal protège, il construit et file la maison. Ses longues pattes servent d’abri comme dans les sculptures monumentales où le spectateur peut y trouver refuge. Ambivalente, l’araignée suscite pourtant des frayeurs au commun des mortels. Avec Cellules, Louise Bourgeois développe une série d’installations. Des cages bâties avec des portes, des fenêtres ou des grilles enserrent des objets et des œuvres symboliques. L’artiste revient sur des passages de sa vie. L’angoisse, les peurs et les douleurs y sont matérialisées. Autrice d’une œuvre puissante, Louise Bourgeois ne cesse de créer, de se renouveler. Elle traite ses thèmes de prédilection en employant des matériaux, des formes et des aspects toujours inventifs et personnels. Elle décède à quatre-vingt-dix-huit ans, en 2010.

Estimations des sculptures et des dessins de l’artiste Louise Bourgeois

La cote de Louise Bourgeois grimpe régulièrement. Les exemplaires de ses araignées monumentales s’arrachent dans les foires d’art contemporain. En 2023, la statue Spider, réalisée en bronze, a été vendue à plus de 26 millions d’euros. La même année, The Worm a été adjugée à 289 228 euros tandis que Nature Study, en porcelaine, était vendue pour le prix de 521 530 euros. Les sculptures sont généralement estimées entre 200 euros, pour un petit objet, à 38 millions d’euros pour une araignée de grande taille.
Concernant les estampes, elles sont plus fréquentes sur le marché de l’art. L’album He disappeared into complete silence (Il disparut dans un silence complet) est vendu 341 754 euros en 2018. Récemment, en 2023, l’eau-forte Paris Review a été acquise pour 10 446 euros. Les dessins peuvent se vendre jusqu’à 1 million d’euros. En 2023, la gouache sur papier intitulée Les Fleurs a été adjugée pour 969 076 euros. L’encre My Secret Life est vendue 330 194 euros en 2017.
Les peintures de Louise Bourgeois sont rares dans les salles de vente. L’un des prix les plus élevés a été atteint en 2014 avec New Orleans. Cette huile sur papier a été adjugée à 422 298 euros. En 2020, Sans titre, techniques mixtes, a été cédé pour 199 237 euros.

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(Illus.) Louise Bourgeois, Maman, 2008, Musée Guggenheim, Bilbao
© Fernando Pascullo

En lien avec Louise Bourgeois

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Pierre-Jules Mene

Pierre-Jules Mene

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Jules Mêne

Pierre-Jules Mêne (1810-1879) est l’un des grands représentants de la sculpture animalière française du XIXe siècle. Chevaux arabes, chiens de chasse, cerfs, moutons et animaux de basse-cour prennent vie dans ses bronzes grâce à une observation précise des attitudes et des mouvements. Mêne contrôlait lui-même l’édition de ses sculptures dans son atelier, ce qui lui permettait d’accorder une attention particulière à la fonte, à la ciselure et à la patine.

Ses modèles ont toutefois été édités pendant plusieurs décennies, y compris après sa mort. L’époque de la fonte et la qualité de son exécution sont donc essentielles pour déterminer le prix d’un bronze de Pierre-Jules Mêne. Vous possédez une sculpture signée « P.J. Mêne » ? Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre bronze, dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

Estimation gratuite Pierre-Jules Mene

Prix des œuvres de Pierre-Jules Mêne

  • Petit bronze animalier représentant un chien, un mouton, un oiseau ou un animal de basse-cour : entre 200 € et 1 500 €

  • Bronze équestre, groupe de chiens ou scène de chasse de format moyen : entre 800 € et 6 000 €

  • Grande composition, fonte ancienne ou épreuve rare de l’atelier de l’artiste : entre 5 000 € et plus de 80 000 €

Pour obtenir une première estimation d’une sculpture de Pierre-Jules Mêne, adressez à Estimon’Objet des photographies nettes prises sous plusieurs angles. La signature, la terrasse, le dessous du socle, les éventuelles marques de fondeur et les systèmes d’assemblage doivent être parfaitement visibles. Il est également important d’indiquer les dimensions précises et le poids de la sculpture.

 Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection. Nos experts et commissaires-priseurs vous accompagnent ensuite selon la nature et la qualité de votre sculpture.

La cote de Pierre-Jules Mêne sur le marché de l’art

La cote de Pierre-Jules Mêne reste soutenue par les collectionneurs de bronzes animaliers, d’art équestre et de souvenirs liés à la chasse. Le marché présente cependant des écarts considérables entre une fonte ancienne de grande qualité, une édition posthume documentée et une reproduction moderne réalisée d’après un modèle de l’artiste.

La cote des chevaux et sculptures équestres

Le cheval occupe une place majeure dans l’œuvre de Mêne. L’artiste représente aussi bien des étalons arabes que des chevaux de course, des juments accompagnées de leurs poulains et des cavaliers en tenue de chasse. L’Accolade, Djinn, Ibrahim et Vainqueur comptent parmi ses modèles les plus connus.

Quelques résultats permettent de situer ce marché :

  • Cheval à la barrière no 1, dit Djinn (modèle créé vers 1846) : une épreuve en bronze à patine brune a été adjugée 1 900 € à Lyon en janvier 2018.
  • Cheval, modèle non précisé : une épreuve signée sur la terrasse, haute de 17,5 cm, a été vendue 500 € à Monaco en novembre 2018.
  • Djinn, cheval à la barrière, d’après le modèle de Mêne : une fonte posthume a obtenu 1 187,50 $ frais inclus aux États-Unis en décembre 2019.
  • Chevaux, d’après Pierre-Jules Mêne : un groupe en bronze à patine brune a atteint 2 125 $ frais inclus aux États-Unis.

Les modèles les plus grands et les fontes anciennes dotées d’une belle patine peuvent atteindre des montants nettement supérieurs. À l’inverse, les éditions tardives ou peu détaillées se négocient généralement sous les 2 000 €.

La cote des chiens et scènes de chasse

Mêne connaissait parfaitement l’anatomie des chiens de chasse. Braques, lévriers, épagneuls et chiens de meute sont saisis à l’arrêt, en course ou face au gibier. Les compositions complexes, qui réunissent plusieurs animaux et un décor travaillé, sont particulièrement appréciées.

Parmi les adjudications documentées :

  • La Prise du renard (1861) : cette grande épreuve de l’atelier de l’artiste, signée, datée et dotée d’une ancienne dédicace, a atteint 82 500 € à Doullens en septembre 2025. Ses dimensions de 75 × 56 × 38 cm et la qualité de sa provenance expliquent ce résultat exceptionnel.
  • Three Dogs on the Hunt, date non précisée : ce groupe en bronze de 38,1 cm de hauteur a été vendu 1 195 $ frais inclus aux États-Unis en novembre 2009.
  • Setter and Pheasant, date non précisée : cette sculpture en bronze à patine brune a obtenu 625 $ frais inclus aux États-Unis en juin 2015.
  • The Partridge Hunt, fonte posthume d’après Mêne : ce groupe représentant une scène de chasse à la perdrix a été vendu 1 218,75 $ frais inclus aux États-Unis en mars 2025.

Le résultat de La Prise du renard montre l’importance de l’époque de fonte. Une épreuve ancienne provenant de l’atelier de Mêne peut atteindre un prix sans comparaison avec celui d’une reproduction moderne du même sujet.

La cote des animaux de ferme et de basse-cour

L’artiste ne s’est pas limité aux chevaux et aux chiens. Il a également modelé des chèvres, moutons, vaches, canards, cerfs, renards et oiseaux. Ces petits bronzes sont régulièrement proposés sur le marché et constituent souvent le point d’entrée le plus accessible pour les collectionneurs.

Voici plusieurs résultats de référence :

  • Bélier métis se frottant après un arbre, modèle répertorié au catalogue raisonné : un bronze signé, portant la mention « Concours de Breteuil 1884 », a été adjugé 1 100 € à Lyon en janvier 2018.
  • Famille de canards, date non précisée : ce petit bronze signé de 9,5 cm de hauteur a été vendu 900 € à Vendôme en janvier 2018.
  • Chèvre broutant, date non précisée : une épreuve en bronze à patine brune a obtenu 530 € à Lyon en janvier 2018.
  • Brebis allaitant son agneau, date non précisée : ce groupe à patine brune nuancée a été adjugé 500 € à Lyon en janvier 2018.

La finesse de la ciselure est particulièrement importante sur ces petits formats. Lorsque les poils, les sabots ou les plumes paraissent mous et imprécis, il peut s’agir d’une fonte tardive ou d’un surmoulage.

Comment reconnaître une sculpture de Pierre-Jules Mêne ?

Une sculpture de Pierre-Jules Mêne se reconnaît d’abord à la justesse des attitudes. Ses chevaux ne sont jamais figés : ils tournent la tête, grattent le sol ou se rapprochent l’un de l’autre. Les chiens semblent sentir une piste, observer un gibier ou attendre l’ordre du chasseur. Même sur un petit bronze, chaque animal possède une expression et une posture crédibles.

Le traitement des détails constitue un autre indice. Les muscles, les veines, les crinières, les pelages et les accessoires de chasse sont généralement très précis. Mêne accordait aussi beaucoup de soin aux terrasses qui accueillent ses sujets. Elles représentent des sols rocheux, de l’herbe, des branches, des clôtures ou des éléments de végétation.

Les patines anciennes sont souvent brunes, brun rouge, mordorées ou presque noires. Leur couleur peut varier sur les reliefs en raison des manipulations et du vieillissement naturel. Une patine trop uniforme, brillante ou artificiellement vieillie doit inviter à la prudence.

Il faut enfin retourner la sculpture. Les vis, les écrous, les traces d’assemblage, la nature du métal et les marques de fondeur peuvent aider à déterminer son époque. Une sculpture très lourde, peu détaillée et montée sur un socle récent peut être une reproduction décorative exécutée bien après la disparition de l’artiste.

Reconnaître la signature de Pierre-Jules Mêne

La signature de Pierre-Jules Mêne apparaît généralement sur la terrasse sous la forme « P.J. MÊNE », « P.J. Mene » ou, plus rarement, « Pierre-Jules Mêne ». Elle peut être inscrite dans la cire avant la fonte ou gravée directement dans le bronze. Certaines œuvres portent également une date.

La graphie, la profondeur et l’emplacement de la signature varient selon les modèles et les périodes d’édition. Une signature très nette ne garantit donc pas une fonte ancienne. Les reproductions modernes reprennent fréquemment la signature présente sur le modèle utilisé pour le surmoulage.

Après la mort de Mêne, son gendre Auguste Cain poursuit l’activité de l’atelier. Une partie des modèles est ensuite éditée par une fonderie parisienne, avec une marque spécifique généralement visible sur la terrasse. Ces fontes posthumes peuvent être de belle qualité, mais elles doivent être distinguées des épreuves réalisées sous le contrôle direct de l’artiste.

Expertise signature Pierre-jules Mene
Signature Pierre-jules Mene

Sculpture de Pierre-Jules Mêne : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre expert en sculptures et bronzes des XIXe et XXe siècles, commence par comparer les dimensions de l’œuvre à celles du modèle répertorié. Une différence importante peut révéler une réduction, une édition tardive ou un surmoulage. Ce dernier procédé entraîne généralement une perte de taille et de précision.

Il examine ensuite les parties les plus difficiles à reproduire : les yeux, les naseaux, les dents, les griffes, les poils et les accessoires. Sur une belle fonte, ces détails restent nets sans devenir mécaniques. Les contours des animaux sont francs et les éléments les plus fins conservent une véritable profondeur.

Le dessous de la terrasse fournit souvent les indices les plus utiles. L’expert observe l’épaisseur du bronze, le montage, les écrous, les traces de fonte et les éventuelles marques d’atelier. Il vérifie également la patine, car une surface artificiellement reprise ou décapée peut masquer l’âge réel de la sculpture.

Enfin, la signature est rapprochée d’exemples connus, mais elle n’est jamais étudiée séparément. La qualité de la fonte, l’époque d’édition, la provenance et l’état général déterminent ensemble la valeur d’un bronze de Pierre-Jules Mêne.

Pierre-Jules Mêne, maître de la sculpture animalière

Pierre-Jules Mêne naît à Paris le 25 mars 1810. Son père, Dominique Mêne, est tourneur sur métaux et dirige un atelier spécialisé dans la fabrication de lustres et de flambeaux. Le jeune Pierre-Jules y apprend très tôt à travailler le métal. Il reçoit également les conseils du sculpteur sur bois René Compaire et réalise ses premiers modèles pour des manufactures de porcelaine. Passionné par les animaux, il passe de longues heures au Jardin des Plantes pour les dessiner et les modeler.

Mêne présente ses premières sculptures animalières au Salon de Paris en 1838. La même année, il ouvre son propre atelier de fonderie et choisit d’éditer lui-même ses œuvres. Cette indépendance lui permet de suivre chaque étape de fabrication, du modèle en cire jusqu’à la patine finale. Ses chevaux, chiens et scènes de chasse rencontrent rapidement le goût du public sous le Second Empire. Il participe régulièrement aux Salons et aux grandes expositions internationales, reçoit plusieurs récompenses et est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1861.

À la fin de sa vie, Mêne travaille aux côtés de son gendre, le sculpteur Auguste Cain. Il meurt à Paris le 20 mai 1879, après plus de quarante années consacrées à la sculpture animalière. Ses modèles continuent ensuite d’être fondus, ce qui explique le grand nombre d’exemplaires présents sur le marché. Ses œuvres figurent aujourd’hui dans plusieurs collections publiques françaises, notamment au musée du Louvre, au musée d’Orsay et au musée de la Chasse et de la Nature.

Ne vous fiez jamais uniquement à la signature « P.J. Mêne ». Sur le marché, de nombreuses sculptures posthumes et reproductions décoratives portent cette inscription. Photographiez surtout le dessous de la terrasse, les fixations et les marques secondaires : ce sont souvent ces éléments qui permettent de différencier une fonte ancienne de qualité d’un tirage moderne. Évitez également de nettoyer ou de faire briller le bronze. La patine fait partie intégrante de l’œuvre et constitue un indice important pour sa datation. Un nettoyage trop énergique peut retirer les nuances anciennes, abîmer les reliefs et réduire la valeur de la sculpture.

Vous souhaitez connaître la cote d’un bronze de Pierre-Jules Mêne ou déterminer l’époque d’une sculpture signée « P.J. Mêne » ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies de l’œuvre, de la signature et du dessous de la terrasse, accompagnées de ses dimensions et de son histoire. Nos spécialistes étudient le modèle, la qualité de la fonte, la patine, les marques et les résultats obtenus par des exemplaires comparables. Estimon’Objet est le partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, avec un accompagnement adapté à chaque projet de vente, de succession, de partage ou d’assurance.

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Estimation gratuite Antony Gormley

Antony Gormley 

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Estimation et cote de l'artiste Antony Gormley

Antony Gormley (né en 1950 à Londres) est un sculpteur anglais contemporain. Son sujet artistique est l’Homme. Son chef-d’œuvre s’intitule Angel of the North et est installé à Gateshead, en Angleterre. Il s’agit d’une sculpture de plus de 54 mètres de long. L’œuvre est emblématique par ses dimensions et pour sa symbolique, rendant hommage aux mineurs de cette colline. Antony Gormley explore ici un sentiment négatif lié au rude travail de la mine et représentant l’ère industrielle. Il transmet simultanément un sentiment positif d’espoir de jours meilleurs avec un possible envol de l’Homme, alors libéré de sa condition.

Estimation gratuite Antony Gormley

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Antony Gormley, son parcours

Dans un premier temps, Antony Gormley suit des études d’archéologie, d’anthropologie et d’histoire de l’art. Il séjourne ensuite quelques années à la découverte d’autres modèles de sociétés, notamment en Inde. Il étudie ensuite la sculpture dans des écoles d’art londoniennes. En 2007, Antony Gormley travaille en collaboration pour les décors et les objets du spectacle Sutra. Son collaborateur est le chorégraphe de danse contemporaine belge Sidi Larbi Cherkaoui. On note dans la formation d’Antony Gormley un intérêt étendu pour le corps humain, depuis l’archéologie (corps figé et témoin de son histoire) jusqu’à la sculpture (questionnements artistiques) en passant par la danse (corps en mouvement criant de vie).

Dans son œuvre, Antony Gormley nous propose une exploration du corps humain en tant qu’espace de mémoire et de transformation. Il interroge aussi la relation entre soi et autrui notamment avec Allotment, Critical Mass, Another Place, ou encore Domain Field. Il travaille avec divers matériaux : acier, pierre, béton, cuivre, etc. Sa sculpture ne se veut pas réaliste mais suggestive. Il cherche à capturer la substance humaine et à l’immortaliser. Il y a là la peur de la disparition de l’Homme également. Antony Gormley est d’ailleurs engagé écologiquement. Il invite à l’ouverture sur l’Autre et à l’introspection. Il va plus loin encore dans l’abstraction en donnant une représentation des énergies des corps, avec par exemple Clearing, Blind Light, Firmament et Another Singularity. 

Antony Gormley est maintes fois promu. En 1994, il reçoit le prix Turner pour Testing a World View. En 1997, il devient membre de l’Ordre de l’Empire Britannique. En 1999, il reçoit le prix South Bank dans la catégorie art visuel. En 2003, il devient membre de la Royal Academy. En 2007, il est récompensé pour la sculpture par le prix Bernhard Heiliger. En 2014, il se fait anoblir sous le titre de Knight Bachelor. Il est aussi membre honorable de l’Institut royal des Architectes britanniques, du Trinity College de Cambridge, ou encore du Jesus College de Cambridge.

Antony Gormley, la reconnaissance

Antony Gormley jouit d’une forte notoriété étant considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains. Ses œuvres sont exposées à travers le monde entier et bien sûr tout d’abord dans les musées et galeries de Londres : Whitechapel Gallery, Tate Gallery, British Museum, ou encore White Cube. En 2007, une rétrospective à la Hayward Gallery lui est consacrée. Il fait également partie d’expositions de groupes comme celle de la Biennale de Venise et de la Documenta de Cassel.

D’octobre 2023 au mois de mars 2024, l’exposition « Critical Mass » lui est consacrée au Musée Rodin, à Paris. C’est la première exposition qui lui est dédiée dans un musée national français. L’intitulé de l’événement vient du nom de sa sculpture éponyme (de 1995) qui est l’œuvre phare de l’exposition. Il s’agit d’une méditation sur la chute du corps humain. Le public est aussi invité à se questionner sur les œuvres d’Antony Gormley et de Rodin simultanément. C’est une invitation à réfléchir et à ressentir. Comment un art immobile raconte le vivant ? 

Les sculptures sont une base pour que le visiteur puisse y projeter ses émotions. L’artiste scrute la relation entre l’Homme et son environnement architectural. Antony Gormley s’intéresse à la nature de l’environnement direct, de l’habitat chez l’humain. C’est l’Homme dans son corps, dans l’espace public, selon les sociétés, avec ses semblables, en interaction avec l’extérieur, en introspection, etc. Antony Gormley explique : « Toutes mes œuvres sont en réalité des questions matérialisées : le corps est-il un espace ou un lieu ? Quelle sorte de relation a-t-il avec la terre, avec la gravité, avec la planète ? »

L’œuvre Open Space d’Antony Gormley

Si Antony Gormley est connu pour exposer ses œuvres dans l’espace public, une seule de ses installations l’est en France. Il s’agit de la sculpture intitulée Open Space qui se situe à Rennes, sur la petite Place Jean Monnet. Le chantier de cette construction dure de 1991 à 1994. C’est une sculpture en acier, de 48 × 92 × 59 cm, installée au bord de la dalle de béton circulaire qui constitue presque l’intégralité de la place.
L’œuvre représente un homme agenouillé qui tend l’oreille gauche vers le sol. En réalité, c’est un moulage de l’artiste. Antony Gormley utilise le corps et en l’occurrence le sien à la fois comme outil, modèle et message artistique.

Open Space est une sculpture discrète n’occupant qu’un petit espace de la place mais aussi par le choix de son emplacement dans la ville. Bien que l’œuvre soit accessible à tous, elle se situe en effet dans le quartier Francisco-Ferrer-Verne-Poterie qui est éloigné du centre et la placette n’est en fait qu’un lieu de passage essentiellement pour les habitants de proximité. Ce choix induit une forme d’intimité avec les habitants car l’homme représenté reste là à écouter les conversations de quartier, les enfants qui jouent ou encore le bruit des feuilles d’automne balayées par le vent contre les murs de brique qui cernent la dalle de béton.
Cet espace ouvert voit défiler des va-et-vient de vies humaines en contraste avec le monde industriel suggéré dans les matériaux : acier, béton, brique, asphalte, etc. D’ailleurs, aujourd’hui le métro rennais passe tout près de l’œuvre (arrêt Poterie) et l’on peut projeter sur cet homme une écoute, une attente de ce transport sous-terrain (dont la construction débute en 1997) et même une appréhension.

Le corps figé et ainsi sculpté laisse une trace d’une vie passée, témoigne aussi de la présence de l’artiste lui-même en cet endroit. Open Space sert aussi, en ce sens, à célébrer la vie, l’Homme et à alimenter une mémoire existentielle. Antony Gormley tisse aussi un lien entre lui et chaque passant. Par extension, un lien se fait entre tous ces passants. Il suggère l’écoute, de s’écouter, d’écouter ensemble. En maniant un matériau bien physique, très ancré, Antony Gormley évoque somme toute des liens invisibles, spirituels et propres à l’Homme.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Antony Gormley

Sur le marché de l’art, les œuvres d’Antony Gormley sont des estampes, des photos, des dessins, ou encore des peintures. Les plus onéreuses sont les sculptures. Les meilleures ventes sont réalisées au Royaume-Uni. Le 29 novembre 2023, la sculpture en fer Small Splice II (2013), de 101,5 × 21 × 13,9 cm, datée, s’est vendue à 443.490 €, à Hong-Kong. Le 7 mars 2024, la sculpture en fer 6 Times Left Ed. 4/5 + 1 AP (2009), de 191 × 59 × 36 cm, avec initiales datées, s’est vendue à 292.383 €, à Londres. Le 8 mars 2024, la sculpture en fer Meme CXX (2010), de 36,1 × 9,8 × 5,1 cm, avec initiales datées, s’est vendue à 234.881 €, à Londres.

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Antony Gormley, Open Space, 1994, acier, 48 × 92 × 59 cm, Place Jean Monnet, Rennes.
CC BY-SA 4.0, Laureen Daniel

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Estimation gratuite Édouard Marcel Sandoz

Édouard Marcel Sandoz

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Estimation et cote de l'artiste Édouard Marcel Sandoz

Originaire de Bâle, en Suisse, Édouard Marcel Sandoz (1881 – 1971) s’illustre dans la représentation en volume d’animaux en tous genres. Ses sculptures peuvent être fondues dans le bronze, modelées en terre ou taillées dans la pierre. L’artiste réalise également des objets du quotidien aussi usuels que des porte-couteaux ou des salières et poivrières.

Estimation gratuite Édouard Marcel Sandoz

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Le parcours artistique du sculpteur Édouard Marcel Sandoz

Fils d’Édouard Sandoz, fondateur de l’industrie chimique et pharmaceutique du même nom, Édouard Marcel Sandoz opte pour l’apprentissage des arts plutôt que de reprendre l’entreprise familiale. Sa venue à l’Exposition universelle de Paris en 1900 le conforte dans son choix. Sa mère, Olympe David, est la nièce du peintre suisse Émile David. Son frère, Maurice Sandoz, devient un écrivain reconnu pour ses écrits fantastiques. 

Édouard Marcel Sandoz entre donc à l’École des arts décoratifs de Genève en 1900. Il poursuit sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, qu’il intègre à vingt-trois ans, en 1904. Il y suit notamment les cours du sculpteur Antonin Mercié. Quatre ans plus tard, le jeune homme épouse Adèle Passavant. Le couple s’installe dans le quartier Montparnasse. 

À la mort de son père, en 1928, l’artiste déménage dans sa propriété familiale du Denatou, à Lausanne, qu’il transforme en atelier. Membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1947, Édouard Marcel Sandoz est également commandeur de la Légion d’honneur et de l’ordre des Arts et des Lettres.

Les sculptures animalières de l’artiste Édouard Marcel Sandoz

Après avoir sculpté des figures humaines, Édouard Marcel Sandoz est influencé par l’artiste animalier François Pompon. Fin observateur des animaux, il s’applique à les reproduire en volume.

La formation classique d’Édouard Marcel Sandoz permet à l’artiste de manier avec habileté toutes les techniques. Qu’elles soient en bronze, en bois, en os, en plâtre, en céramique ou en pierre, ses sculptures représentent donc pour la plupart le monde animalier. Édouard Marcel Sandoz commence par en simplifier les lignes et les traits. Par la suite, il ajoute des détails avec minutie. Ainsi, les chats, les hiboux, les poissons, les coqs ou même les panthères sont des figures fréquentes dans son œuvre. Édouard Marcel Sandoz fonde d’ailleurs la Société française des animaliers en 1933.

L’artiste expose régulièrement, notamment au Salon de la société nationale des Beaux-Arts. Il réalise des sculptures de petite taille comme des œuvres de plus grande envergure destinées à des expositions en plein. Au parc du Denantou, à Lausanne, se trouvent notamment sa Fontaine aux singes et son bronze intitulé Le Faune. À Vevey, en Suisse également, se dresse son œuvre La Première Chevauchée de Bacchus.

Inspiré par l’Art nouveau, Édouard Marcel Sandoz réalise des objets usuels, toujours en forme d’animaux et non dénués d’humour. Ainsi, des merles d’Afrique servent à créer un vide-poche en céramique. Une salière prend la forme d’un lapin, un pichet celle d’un pingouin et un fennec devient bonbonnière.

Édouard Marcel Sandoz a également exécuté quelques huiles sur toile. Il marque une prédilection pour la représentation de paysages et de fleurs.

À combien sont estimées les œuvres d'Édouard Marcel Sandoz ?

Sur le marché de l’art, si les sculptures d’Édouard Marcel Sandoz se sont vendues approximativement 50 000 euros, elles ont pu atteindre des sommes avoisinant les 180 000 euros ces dernières années. En effet, le bronze Hibou ou chouette hiératique a été adjugé 45 000 euros en 2023, et la pierre intitulée Les Jeunes hiboux / famille de hiboux à 49 114 euros la même année. En 2014, Panthère couchée, sculpture en bronze, a atteint le prix de 180 000 euros à la vente. En 2017, Cacatoès, tête à droite, crête levée s’est vendu au même prix tandis que Cacatoès, tête à gauche, dit Un mot célèbre, en bronze également, a été cédé pour 170 000 euros. Une céramique intitulée Fennec assis a été vendue 5 000 euros en 2020.

Des objets divers sont régulièrement mis en vente avec des prix variables. Une jardinière « singes », en noyer, s’est vendue 44 000 euros en 2019. Un porte-couteau en métal pour Gallia-Christofle s’est quant à lui vendu 60 euros tandis qu’un exemplaire en porcelaine, figurant deux poissons, a été adjugé à 160 euros en 2023. L’année précédente, un moutardier en porcelaine s’était vendu à 140 euros. 

Quelques dessins et peintures d’Édouard Marcel Sandoz sont proposés en salles de ventes aux enchères. Parmi les prix les plus élevés figure, ces dernières années, une huile sur toile intitulée Les Pois de senteur, vendue 2 300 euros en 2014. La peinture Les Glaïeuls a été acquise pour 2 100 euros la même année tandis que l’aquarelle Poissons exotiques a été achetée pour 9 861 euros.

 (illus.) Édouard Marcel Sandoz Hibou dit Chouette ou Effraie
© Fondation Edouard et Maurice Sandoz

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Estimation gratuite François Pompon

François Pompon

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Estimation et cote de l'artiste François Pompon

François Pompon (1855-1933) a profondément renouvelé la sculpture animalière. Ours, panthères, cerfs, oiseaux ou animaux de la ferme : il observe chaque espèce avec attention avant d’en simplifier les formes. Il ne cherche pas à reproduire tous les poils ou toutes les plumes. Il préfère une silhouette claire, une surface lisse et une attitude qui suffit à donner vie à l’animal.

Son célèbre Ours blanc, présenté au Salon d’Automne de 1922, est devenu une icône de la sculpture moderne. Mais il existe aujourd’hui de nombreuses versions, éditions posthumes et reproductions de ce modèle. Une expertise sérieuse doit donc déterminer la matière, la date d’exécution, le fondeur et la nature exacte de l’exemplaire.

Vous possédez un bronze, une sculpture en pierre, un plâtre ou une œuvre attribuée à François Pompon ? Estimon’objet vous propose une estimation gratuite et confidentielle, réalisée par nos experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite François Pompon

Prix des œuvres de François Pompon

  • Bronze exécuté du vivant de l’artiste : 15 000 € à 1 150 000 €

  • Sculpture ancienne en pierre ou en marbre : 12 000 € à 460 000 €

  • Fonte posthume ancienne et documentée : 8 000 € à 90 000 €

  • Plâtre ou terre cuite : 2 000 € à 20 000 €

  • Dessin ou aquarelle : 500 € à 7 000 €

Pour estimer une sculpture de François Pompon, nos experts commencent par identifier le modèle : Ours blanc, Grand Cerf, Panthère marchant, Tigresse jouant, Pintade, Poule d’eau, Coq dormant ou encore Pigeon au nid.

Ils vérifient ensuite la matière, les dimensions, la signature, le numéro d’édition et les marques présentes sous la sculpture. Sur un bronze, le cachet du fondeur et la technique de fabrication sont essentiels. Une fonte ancienne exécutée du vivant de Pompon n’a pas la même valeur qu’un tirage réalisé plusieurs décennies après sa mort. Pour obtenir une première estimation fiable, transmettez :

  • une photographie de face ;
  • les deux profils et le dos de la sculpture ;
  • une vue du dessus et du dessous ;
  • un gros plan de la signature ;
  • les cachets, numéros et inscriptions ;
  • les dimensions exactes, sans le socle puis avec le socle ;
  • les factures, certificats ou documents de provenance disponibles.

Ne nettoyez pas la sculpture avant de la photographier. Une patine ancienne peut fournir des informations précieuses et un nettoyage trop énergique risque de diminuer sa valeur.

La cote de François Pompon sur le marché de l’art

La cote de François Pompon est aujourd’hui très solide. Elle repose sur la popularité de ses animaux, la reconnaissance internationale de son œuvre et la rareté des exemplaires anciens parfaitement documentés.

Le marché distingue très nettement les sculptures réalisées du vivant de l’artiste, les fontes posthumes anciennes et les éditions décoratives récentes. Cette différence explique pourquoi un Ours blanc peut être vendu quelques centaines d’euros ou atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

La cote des bronzes de François Pompon

Les bronzes exécutés du vivant de François Pompon sont les plus recherchés. L’artiste suivait leur réalisation avec beaucoup d’attention. Il pouvait reprendre la ciselure et intervenir lui-même sur la patine afin d’obtenir une surface parfaitement lisse et des nuances très particulières.

Le nom du fondeur, la date de fonte, le numéro de l’exemplaire et la provenance permettent de déterminer la place exacte du bronze dans l’histoire du modèle. Voici quelques ventes records et références :

  • Tigresse jouant, modèle créé en 1922 et exemplaire fondu en 1926 : cette sculpture exceptionnelle a été vendue à Lyon en 2025 pour 1 143 000 € frais compris. Sa rareté, sa fonte ancienne et sa provenance ont permis d’établir un record pour François Pompon.
  • Grand Cerf numéro 1, bronze exécuté en 1930 : cette fonte ancienne de 60 cm a atteint 793 600 € frais compris à Paris en 2021.
  • Ours blanc, modèle créé en 1922 : un bronze ancien à la patine ardoisée a été vendu à Paris en 2024 pour 198 600 €.
  • Pintade, modèle créé vers 1910-1912 et bronze exécuté dans les années 1920 : cet exemplaire ancien a été adjugé à Paris en 2019 pour 27 000 €.

La cote des sculptures en pierre et en marbre

François Pompon aimait particulièrement la pierre claire et le marbre. Ces matériaux correspondent parfaitement à son travail : la lumière glisse sur les volumes et fait apparaître la silhouette de l’animal sans avoir besoin d’un modelé détaillé.

Les exemplaires anciens en pierre ou en marbre sont rares. Leur valeur dépend du modèle, de leurs dimensions, de leur date d’exécution et de leur état de conservation. Les restaurations, les éclats et les anciennes cassures doivent toujours être signalés. Voici quelques résultats de référence :

  • Ours blanc, exemplaire numéro 1 en pierre de Lens réalisé en 1925 : vendu à Étampes en 2019 pour 454 000 €.
  • Ours blanc, pierre de Lens exécutée en 1926 : vendu à Paris en 2026 pour 279 800 € frais compris.
  • Panthère marchant, oreilles couchées, modèle créé en 1925 et exécuté en marbre blanc : adjugée à Paris en 2022 pour 143 000 €.
  • Goret, sculpture en marbre réalisée vers 1920 : cette œuvre très rare a dépassé 115 000 € lors de sa vente à Paris en 2022.

La cote des fontes posthumes et des éditions récentes

Après la mort de François Pompon, plusieurs de ses modèles ont continué à être édités. Certaines fontes posthumes anciennes ont été réalisées à partir de modèles authentiques et peuvent atteindre des prix importants. Leur valeur dépend de leur date, du fondeur, de leur tirage et de leur qualité. Les éditions plus récentes sont généralement plus accessibles :

  • un Ours blanc issu d’une fonte posthume ancienne peut valoir entre 20 000 € et 90 000 € ;
  • une Panthère marchant en bronze posthume a été vendue à Paris pour 7 500 € ;
  • un Ours blanc fondu en 1968 a atteint 12 000 € en 2024 ;
  • les petites éditions posthumes d’oiseaux se négocient généralement entre 2 000 € et 15 000 €.

Attention à ne pas confondre ces bronzes avec les reproductions contemporaines en résine, en pierre reconstituée ou en métal. Ces objets peuvent porter une signature moulée « Pompon », mais ils ne possèdent pas la même valeur qu’un bronze ancien.

Comment reconnaître une sculpture de François Pompon ?

François Pompon ne reproduit pas chaque poil, chaque plume ou chaque muscle. Il simplifie le corps de l’animal jusqu’à obtenir une silhouette claire, mais toujours fidèle à son attitude naturelle. Les surfaces sont lisses et les volumes sont pleins. Sur l’Ours blanc, le dos forme une longue courbe, la tête est légèrement abaissée et les pattes accompagnent une marche lente. Chez les félins, le mouvement passe par la ligne du dos, la position des épaules et la direction de la queue. Pour les oiseaux, les ailes et le plumage sont souvent réduits à quelques formes simples.

Cette simplicité ne doit pas être confondue avec une exécution imprécise. Chez Pompon, les proportions restent justes et chaque détail utile possède une fonction. Une tête maladroite, des pattes trop épaisses, une silhouette figée ou une surface sans aucune nuance peuvent signaler une copie ou une reproduction de qualité médiocre. Sur un bronze ancien, la patine offre aussi de précieux indices. Elle peut être noire, brune, verte ou ardoisée, avec de légères nuances visibles sous la lumière. Une couleur très uniforme, semblable à une peinture noire récente, doit conduire à examiner l’objet avec prudence.

Reconnaître la signature de François Pompon

François Pompon signe généralement ses sculptures « POMPON », en lettres capitales simples et bien lisibles. La signature peut être incisée dans le bronze, intégrée au modèle ou placée sur la terrasse. Son emplacement varie selon les œuvres. Elle peut apparaître près d’une patte arrière sur un ours ou une panthère, sur la base d’un oiseau ou dans une zone discrète située sous le corps de l’animal.

Il faut également rechercher la marque du fondeur. Des inscriptions comme « Cire Perdue C. Valsuani » ou « Cire Perdue A. A. Hébrard » peuvent apporter des informations importantes sur la fabrication du bronze. Leur graphisme, leur emplacement et leur association avec un numéro doivent toutefois être étudiés avec attention. Une signature seule ne permet jamais d’authentifier une sculpture. Les fontes posthumes et les reproductions peuvent elles aussi porter le nom de Pompon. L’expertise doit donc prendre en compte l’ensemble de l’objet : modèle, matière, dimensions, qualité de fonte, patine, cachet et provenance.

Expertise gratuite signature Francois Pompon
Signature François Pompon

Sculpture de François Pompon : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur et spécialiste de la sculpture, commence par comparer les dimensions de l’objet avec celles des versions connues. Quelques centimètres de différence peuvent révéler une autre édition, une réduction tardive ou une reproduction récente. Sur un bronze, il examine les contours des pattes, des oreilles, du museau et de la queue. Une fonte ancienne conserve des formes précises, même lorsque la surface paraît très simple. Sur une copie, ces parties peuvent perdre leur netteté et présenter un aspect plus mou.

Romain étudie ensuite les endroits les moins visibles : le dessous du ventre, l’intérieur des pattes, le revers de la terrasse et la base. C’est souvent là que se cachent le numéro d’édition, le cachet du fondeur ou une ancienne étiquette.

Il accorde enfin une attention particulière à la patine. Pompon recherchait des surfaces douces, mais jamais sans profondeur. Une belle patine ancienne change légèrement de nuance selon la lumière et les reliefs. Un vernis récent ou un produit de nettoyage trop brillant peut au contraire masquer ces subtilités. Pour les sculptures en pierre ou en marbre, l’expert recherche les traces d’outils, les éclats, les anciennes cassures et les restaurations. Il vérifie aussi que la forme du socle correspond aux exemplaires connus.

François Pompon, le sculpteur qui a attendu toute une vie avant de connaître le succès

François Pompon naît à Saulieu en 1855 dans une famille d’artisans. Son père est menuisier-ébéniste et lui transmet très tôt le goût du travail manuel. À quinze ans, François devient apprenti dans un atelier de sculpture funéraire à Dijon. Il suit en parallèle les cours de l’École des beaux-arts de la ville, où il étudie l’architecture, la gravure et la sculpture. En 1875, il part pour Paris afin de tenter sa chance.

Pendant de longues années, Pompon travaille dans l’ombre d’artistes déjà reconnus. Il devient notamment praticien auprès d’Auguste Rodin. Il taille le marbre, prépare les modèles et participe à la réalisation de plusieurs œuvres importantes. Ce métier lui permet de vivre, mais son propre travail reste encore peu connu. Dès qu’il le peut, il se rend au Jardin des Plantes pour observer les animaux et étudier leurs mouvements.

Sa vie change en 1922, lorsqu’il présente son monumental Ours blanc au Salon d’Automne. François Pompon a alors soixante-sept ans ! Le public découvre une sculpture d’une grande simplicité, très différente de la sculpture animalière traditionnelle. Les commandes et les acquisitions publiques se multiplient enfin. À sa mort en 1933, Pompon lègue une grande partie de son fonds d’atelier à l’État. Ses animaux sont aujourd’hui conservés dans de nombreux musées et son Ours blanc reste l’un des symboles les plus populaires de la sculpture moderne.

Avant de nous envoyer les photographies de votre sculpture, regardez soigneusement sous les pattes et sous la terrasse. Chez François Pompon, la signature et le cachet du fondeur sont parfois placés dans une zone très étroite. Une inscription qui semble secondaire peut permettre de dater la fonte et de faire évoluer fortement l’estimation.

Photographiez ensuite la sculpture avec une lumière naturelle placée sur le côté. Évitez le flash, car il écrase les nuances de la patine. Prenez également une photographie du dessous, même si vous devez poser délicatement l’œuvre sur une serviette épaisse.

Ne nettoyez surtout pas le bronze avec un produit ménager ou un rénovateur pour métaux. Vous risqueriez de modifier sa patine et de faire disparaître des indices anciens. Dans le doute, laissez la sculpture dans son état actuel : nos experts préfèrent examiner une patine poussiéreuse plutôt qu’une surface récemment décapée !

Vous possédez un Ours blanc, une panthère, un oiseau ou une autre sculpture attribuée à François Pompon ? Envoyez-nous vos photographies, ses dimensions et les informations dont vous disposez. Vous recevrez une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement.

En lien avec François Pompon

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Louis Dejean

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Estimation et cote de l'artiste Louis Dejean

L’œuvre du sculpteur Louis Dejean (1872 – 1953) se caractérise par ses figures féminines. Ses Parisiennes, comme la Femme à la canne ou Mélancolie, sont de petites dimensions tandis que d’autres sculptures sont de taille imposante, telle sa Nymphe réalisée pour l’Exposition universelle au Palais de Tokyo.

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Louis Dejean, artiste autodidacte formé auprès d’Auguste Rodin

Certains artistes, par des circonstances obligées ou par des choix déterminés, ne poursuivent pas leur formation dite classique pour maîtriser le métier. Ils jugent les institutions trop dogmatiques et préfèrent se former dans les ateliers que de fréquenter les écoles. C’est le cas de Louis Dejean.
En effet, né en 1872 à Paris, le jeune homme quitte l’École nationale supérieure des Arts décoratifs après seulement un an. Son apprentissage s’effectue auprès du sculpteur Antonin Carlès. Louis Dejean travaille dans son atelier en tant que praticien. Il y apprend les techniques de sculpture avec minutie. Le jeune artiste intègre ensuite l’atelier d’Auguste Rodin. 

Dès 1899, Louis Dejean expose à la Société nationale des Beaux-Arts. Il y présente des statues en terre cuite et en bronze. Celles-ci sont inspirées par les Tanagras, ces élégantes statuettes en terre cuite grecques antiques. En 1904, la Dame au grand manteau, dite La Parisienne, réalisée en terre cuite puis coulée en bronze sur un socle en marbre, est acquise par l’État après commande. Elle représente une figure féminine, sujet de prédilection de Louis Dejean. Une relative notoriété lui est acquise, ce qui lui permet de recevoir des commandes. Au Salon de 1906, un bas-relief en marbre intitulé Baigneuses est également acheté par l’État. Louis Dejean expose régulièrement au Salon des Tuileries et au Salon d’Automne.

Si le sculpteur tire des enseignements de l’art exalté d’Auguste Rodin, il cherche à enrichir son style personnel. Louis Dejean participe à « la bande à Schnegg », un groupe de sculpteurs réuni de manière informelle par les frères Lucien et Gaston Schnegg. La troupe, constituée entre autres des artistes Charles Despiau, Albert Marque, François Pompon et Jane Poupelet, expose collectivement leurs œuvres tout en préservant leur individualité. Elle prône une nouvelle esthétique, de tendance classique. Les thèmes littéraires et allégoriques sont abandonnés. La recherche d’une harmonie, de plénitude et d’équilibre dans les compositions est privilégiée. Elle se concrétise par une épure des formes et des volumes.
En 1909, Louis Dejean quitte l’atelier d’Auguste Rodin pour se consacrer à ses œuvres.

Les œuvres monumentales et publiques du sculpteur Louis Dejean

En 1909, Louis Dejean s’attelle à la réalisation d’une sculpture monumentale sur le thème de La Maternité. Le critique d’art Camille Mauclair, dans la Revue bleue politique et littéraire de 1919, la présente comme « une composition plus importante, d’une dimension inusitée par l’artiste jusqu’ici ». Il ajoute « qu’on ne peut rien imaginer de meilleur, de plus simplement expressif, de plus tendre par le sentiment et de plus ferme par l’exécution, que cette maternité pleine de jeunesse et de grâce. » 

Après la Première Guerre mondiale, Louis Dejean réalise des statues pour des lieux publics tels des monuments aux morts pour les villes de Saint-Quentin ou Villers-Cotterêts. Le Monument aux victimes de la guerre de la ville de Saint-Ouen, statue en calcaire demandée par la ville sur concours, est inauguré en 1922. Dans une lettre datée de 1922, le sculpteur Antoine Bourdelle décrit la femme représentée comme « emplie d’un sentiment d’horreur devant le soldat martyr [qui] nous fait détester la guerre. » Cette femme serre son enfant contre elle. Un poilu est étendu à ses pieds.

Parmi ses commandes, le sculpteur réalise en 1933 une sculpture en bronze, La Paix, destinée au paquebot Normandie. Louis Dejean exécute également des bustes de personnalités, mais aussi des sculptures décoratives pour des bâtiments publics dont une nymphe pour le Palais de Tokyo en 1937, conçue à l’occasion de l’Exposition universelle.
Louis Dejean décède en 1953 dans sa ville natale.

À combien sont estimées les œuvres de Louis Dejean ?

Les œuvres de Louis Dejean ne sont pas nombreuses sur le marché de l’art. Ces dernières années, elles se vendent entre 60 euros et 25 000 euros. Sa sculpture en grès, intitulée Tête de poupon, a été vendue 60 euros en 2021. Au contraire, Les passions s’élevant vers les muses, en bronze, a été adjugée à 25 000 euros en 2014. En 2017, Femme au bain, une sculpture en marbre, a été vendue pour 18 070 euros dans une salle de vente aux enchères. 

Cependant, les prix diffèrent en fonction des sujets, des dimensions et des matériaux employés. Récemment, un Torse de femme, en plâtre, a été vendu à 400 euros. L’année précédente, en 2022, une Baigneuse à genoux se coiffant a été adjugée pour 3 800 euros. Le Portrait du peintre Paul Albert Laurens, un buste en bronze, a été acheté à 3 000 euros. Les adjudications peuvent également dépasser les attentes. C’est le cas de la Parisienne au manteau, une sculpture en bronze estimée à 1 500 euros. L’œuvre a atteint la somme de 6 500 euros pour sa vente.

 (illus.) Louis Dejean

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