Estimation gratuite Olivier Debré

Olivier Debré

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Estimation et cote de l'artiste Olivier Debré

Olivier Debré est un peintre abstrait né à Paris en 1920. Issu d’une famille de médecins et d’artistes, il étudie à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts dans la section architecture, et fréquente l’atelier du Corbusier. Après l’obtention de son diplôme en 1938, il décide de s’orienter finalement vers la peinture.

Estimation gratuite Olivier Debré

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Qui est Olivier Debre, peintre de talent ?

Debré est impressionné par Guernica (1937) de Pablo Picasso, qui est exposé à Paris l’année de sa réalisation ; néanmoins, ses premières toiles sont très influencées par l’art impressionniste de son grand-père, Édouard Debat-Ponsan. Debré représente principalement les paysages de Touraine, où sa famille possède une résidence secondaire.

À la fin des années 1940, Debré trouve son expression artistique propre en conceptualisant les “Signes”. Il s’agit de motifs abstraits qui incarnent la perception de l’artiste d’un objet ou d’un personnage, souvent nommé dans le titre.

Il utilise ces “signes-personnages” dans des toiles marquées par l’horreur de la Seconde Guerre, durant laquelle il s’est engagé dans le maquis. Dans Le Sourire sadique du nazi (1946), la sensation que donne le nazi à l’artiste s’exprime dans ce signe tordu dans une gamme de noirs.

Le Sourire sadique du nazi est cependant une exception car les “signes-personnages” des années 1940 et 1950 sont majoritairement très colorés, presque lyriques, et rencontrent un grand succès lors de la première exposition personnelle de l’artiste à la galerie Bing en 1949. Il commence dès lors à fréquenter les plus grands artistes du temps, tels Hans Hartung ou Pierre Soulages.

Estimation et cote d'Olivier Debré

Le style personnel de Debré s’établit véritablement au tournant des années 1960. Il revient au paysage avec les “signes-paysages” avec des toiles de format carré. Il peint exclusivement en plein air, sur le motif. Cette pratique surprend chez un peintre non-figuratif, mais est révélatrice de sa démarche artistique : il transcrit, grâce à ses signes abstraits, les émotions que lui procure le paysage qu’il contemple, dans des harmonies colorées d’un grand raffinement. Il qualifie alors son travail “d’abstraction fervente” car il peint ce qu’il ressent face au paysage, et non le paysage en tant que tel. Par ailleurs, les “signes” deviennent beaucoup plus épais et matiérés : il cherche à conférer un caractère presque tridimensionnel à ses œuvres. Enfin, les titres des œuvres de cette période sont souvent composés du nom de de la couleur dominante accolé au nom du lieu représenté. On retrouve toutes ces caractéristiques dans Bleu le soir à Royan (1965), dans laquelle trois signes épais surgissent sur un fond bleu serein.

Dans les années 1970 et 1980, Debré approfondit ses principes stylistiques et accède à une reconnaissance internationale. Il expose en Norvège dès 1966, au Japon en 1970 et à la Biennale de Venise en 1984.

À la fin de sa carrière, Debré s’essaie aux arts décoratifs et dessine par exemple les rideaux de scène de plusieurs salles de spectacle (Comédie-Française, Théâtre des Abesses, Opéra de Shanghai). Il collabore également avec la Manufacture de Sèvres pour une série de vases en 1995, et exécute les décors et les costumes du spectacle Signes, présenté à l’Opéra Bastille en 1997.

Ayant ainsi créé jusqu’aux derniers mois de sa vie, Olivier Debré s’éteint le 17 mars 1999.

Sur le marché de l’art, les huiles sur toile d’Olivier Debré sont généralement adjugées à des prix allant de 3 000 euros pour les plus petits formats à 40 000 euros pour les moyens et grands formats. Par exemple, Paysage ocre orange Touraine, Nov 93 (1963), toile carrée d’un mètre de côté, a été adjugée 37 200 euros en 2021. Certaines toiles dépassent les 100 000 euros ; le record de vente de l’artiste est aujourd’hui détenu par la Femme grise (1956), adjugée 175 000 euros en 2014.

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En lien avec Olivier Debré

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Albert Marquet

Albert Marquet

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Estimation et cote de l'artiste Albert Marquet

Albert Marquet (1875-1947) est un peintre français célèbre pour ses vues de Paris, ses ports et ses paysages traversés par l’eau. Proche d’Henri Matisse, il participe à la naissance du fauvisme avant de développer une peinture plus personnelle, reconnaissable à ses lignes simples, ses vues plongeantes et ses subtiles nuances de bleu, de gris et de vert.

Ses tableaux représentent souvent la Seine, le Pont-Neuf, Notre-Dame, les ports de Marseille, du Havre ou d’Alger. Ces sujets restent très recherchés sur le marché de l’art, tout particulièrement lorsqu’ils appartiennent à sa période fauve.

Vous possédez une peinture, une aquarelle ou un dessin d’Albert Marquet ? Les experts en art moderne et les commissaires-priseurs d’Estimon’Objet vous proposent une estimation gratuite, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats récents du marché.

Estimation gratuite Albert Marquet

Prix des œuvres d'Albert Marquet

  • Peintures et huiles sur toile : de 5 000 € à plus de 1,5 million d’euros

  • Aquarelles et gouaches : de 1 000 € à plus de 300 000 €

  • Dessins à l’encre, au crayon ou au fusain : de 300 € à 30 000 €

  • Lithographies et estampes signées : de 100 € à près de 10 000 €

Pour faire estimer gratuitement une œuvre d’Albert Marquet, remplissez le formulaire d’estimation en ligne d’Estimon’Objet. La démarche est gratuite, confidentielle et sans engagement.

Afin de permettre à nos experts d’étudier votre œuvre, transmettez : une photographie nette de l’œuvre entière ; plusieurs photographies de la peinture ou du dessin ; une photographie de la signature ; une vue du revers, du châssis ou du dos de la feuille ; les dimensions avec et sans le cadre ; la technique et le support, s’ils sont connus ; les étiquettes, cachets, numéros et inscriptions ; les factures, certificats et documents de provenance disponibles.

Notre spécialiste examine ces éléments, recherche les caractéristiques propres à Albert Marquet et compare l’œuvre aux résultats obtenus aux enchères. Vous recevez généralement une première fourchette de valeur sous quelques jours. Cette estimation constitue un premier avis. Pour une peinture importante ou une œuvre dont l’attribution reste incertaine, un examen physique et une consultation des archives spécialisées peuvent être nécessaires.

La cote d’Albert Marquet sur le marché de l’art

La cote d’Albert Marquet est stable et internationale. La France reste son principal marché, mais ses œuvres importantes sont également proposées à Londres, New York et dans les grandes ventes européennes.

Toutes les périodes n’ont pas la même valeur. Les tableaux fauves, peints au début du XXe siècle, sont rares et particulièrement recherchés. Les vues de Paris, les ports, les paysages d’Algérie et les compositions liées à ses nombreux voyages occupent aussi une place importante sur le marché.

La cote des peintures d’Albert Marquet

Les peintures représentent la partie la plus recherchée de l’œuvre d’Albert Marquet. Une petite huile sur carton peut être estimée quelques milliers d’euros, tandis qu’un paysage important atteint régulièrement entre 50 000 et 300 000 euros. Les œuvres fauves les plus rares peuvent dépasser le million d’euros. Voici quelques résultats de référence :

  • La Plage de Sainte-Adresse (1906) : cette importante huile sur toile de la période fauve a été adjugée 1 217 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Terrasse aux drapeaux, Hôtel de la Réserve (1919) : cette huile sur panneau peinte à Marseille a été vendue 708 500 dollars à New York en mai 2018.
  • Paris, quai du Louvre, soleil d’hiver (vers 1906) : cette grande vue de Paris a atteint 500 000 livres sterling à Londres en mars 2021.
  • Paris, le quai des Grands-Augustins, crépuscule (1938) : cette vue de la Seine a été adjugée 409 600 dollars à New York en mai 2026.
  • Port du Havre (vers 1907) : cette toile de la période fauve a été vendue 337 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Notre-Dame de Paris (1908) : cette vue parisienne a atteint 121 600 livres sterling à Londres en juin 2026.

Le sujet joue un rôle essentiel. Les vues de Paris et les ports sont très recherchés, mais les tableaux de la période fauve bénéficient d’une prime importante en raison de leur rareté. Les grands formats, les œuvres exposées et les tableaux conservés longtemps dans une même collection attirent également davantage les collectionneurs.

La cote des aquarelles, gouaches et dessins d’Albert Marquet

Albert Marquet maîtrise parfaitement l’aquarelle et le dessin. Lors de ses voyages, il utilise fréquemment le papier pour noter rapidement un paysage, une silhouette ou un port. Ses aquarelles conservent souvent une grande fraîcheur, avec peu de couleurs et un dessin très précis.

Les études à l’encre et les petits croquis peuvent se vendre quelques centaines ou quelques milliers d’euros. Les aquarelles abouties se négocient généralement entre 3 000 et 20 000 euros. Les compositions importantes, proches de ses peintures, peuvent atteindre des montants beaucoup plus élevés. Voici quelques exemples :

  • Le Port d’Alger : cette importante gouache sur papier a été adjugée environ 305 000 euros lors d’une vente organisée à Londres.
  • Mytilène, Lesbos (1933) : cette aquarelle et mine de plomb sur papier a été vendue 9 450 euros à Paris en avril 2025.
  • Boulogne-sur-Mer, bateaux dans le port (1930) : cette œuvre sur papier a été adjugée 7 000 euros à Paris.
  • Le Quai de Conti : cette aquarelle a atteint un prix au marteau de 5 800 euros lors d’une vente publique à Paris.
  • Scène de port (1939) : cette aquarelle sur traits de crayon a été présentée à New York avec une estimation comprise entre 4 000 et 6 000 dollars.

Pour une œuvre sur papier, l’expert vérifie la qualité du trait, la transparence des couleurs, le type de papier, les dimensions et la présence d’une signature ou d’un cachet. Il recherche aussi un éventuel rapport avec une peinture connue.

La cote des lithographies et estampes d'Albert Marquet

Les lithographies d’Albert Marquet sont plus accessibles que ses peintures et ses aquarelles. Elles représentent principalement des ports, des ponts, des paysages urbains et des scènes de la vie quotidienne.

Une estampe courante peut valoir entre 100 et 500 euros. Les épreuves signées, les tirages anciens, les petits tirages et les suites complètes peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Quelques résultats illustrent ce marché :

  • Le Port de Boulogne : cette eau-forte a été vendue environ 3 800 euros à Paris en 1995.
  • Le Port de Naples (1926) : une épreuve d’essai signée au crayon, réalisée avant un tirage de seulement 35 exemplaires, a été présentée à New York en mars 2003 avec une estimation comprise entre 800 et 1 200 dollars.
  • L’Académie des Dames, vingt attitudes : un exemplaire de cette suite a été adjugé 325 euros lors d’une vente publique.
  • Le Pont-Neuf, Paris : selon le tirage, l’état et la présence d’une signature, cette pointe-sèche peut se vendre de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

Le prix dépend du procédé d’impression, du nombre d’exemplaires, du papier, de la présence d’une signature au crayon et de l’état de la feuille. Une reproduction ou une impression éditée après la mort de l’artiste n’a pas la même valeur qu’une estampe originale tirée de son vivant.

Comment reconnaître une peinture d’Albert Marquet ?

Les paysages d’Albert Marquet sont souvent représentés depuis une fenêtre, un balcon ou un point situé en hauteur. Cette vue plongeante permet à l’artiste de montrer à la fois un quai, une étendue d’eau, des bateaux et une partie du ciel. Les personnages, les voitures et les embarcations sont réduits à de petites silhouettes très simples.

Le dessin constitue un premier indice important. Marquet utilise fréquemment une ligne sombre pour délimiter un pont, un bateau, un toit ou un personnage. Ce contour reste souple et va directement à l’essentiel. Les détails sont peu nombreux, mais chaque élément demeure facile à identifier.

La palette varie selon les périodes. Ses premières œuvres fauves comportent des rouges, des verts, des jaunes et des bleus très francs. Par la suite, Marquet adopte des couleurs plus douces. Les gris, les bleus pâles, les verts et les tons violets lui permettent de traduire un temps brumeux, une pluie légère ou les reflets d’un port.

L’eau occupe très souvent une grande partie de la composition. Elle n’est pas peinte par une accumulation de petites touches comme chez certains impressionnistes. Marquet utilise plutôt de larges zones de couleur, traversées par quelques reflets et lignes horizontales. Les bateaux et les quais donnent ensuite de la profondeur à la scène. Il travaille principalement à l’huile sur toile, mais aussi sur panneau, carton ou toile marouflée. La nature du support doit toujours être comparée à la période supposée de l’œuvre.

Reconnaître la signature d’Albert Marquet

Albert Marquet signe le plus souvent de son nom, « Marquet ». La signature se trouve généralement dans un angle inférieur, à droite ou à gauche du tableau. Elle peut commencer par une majuscule ou être entièrement écrite en minuscules.

L’écriture reste simple, compacte et légèrement inclinée. Sur certaines peintures, le nom est tracé avec une couleur sombre. Sur d’autres, Marquet choisit une teinte proche de celles de la composition afin que la signature reste discrète.

Certaines œuvres portent aussi une date, un titre ou une indication de lieu au revers. Ces mentions sont particulièrement intéressantes chez Marquet, car il a beaucoup voyagé. Une inscription comme « Alger », « Marseille », « Venise » ou « La Frette » peut aider à replacer une œuvre dans son parcours.

Après sa mort, un cachet de signature a été apposé sur certaines œuvres restées dans son atelier. Ce cachet ne doit pas être confondu avec une signature manuscrite. Sa présence ne suffit pas à prouver l’authenticité de l’œuvre.

Il existe également de nombreuses copies et reproductions de ses ports et de ses vues parisiennes. Une signature ressemblante doit donc toujours être étudiée avec la matière, le support, le revers et la provenance.

Signature Albert Marquet
Expertise signature Albert Marquet

Tableau d’Albert Marquet : ce que regardent nos experts

Pour estimer une peinture d’Albert Marquet à partir de photographies, Romain Rudondy, commissaire-priseur et spécialiste de l’art moderne, commence par étudier le point de vue choisi. Il vérifie si la scène a été observée depuis une position surélevée et si l’organisation des quais, de l’eau et du ciel correspond aux habitudes de l’artiste. Il regarde ensuite le dessin. Chez Marquet, une ligne sombre suffit souvent à construire un bateau, un pont ou une silhouette. Ce trait doit rester souple et précis. Une ligne trop appliquée, des contours identiques partout ou une accumulation de petits détails peuvent susciter des réserves.

La manière dont l’eau est peinte constitue aussi un indice précieux. Romain examine les reflets, les changements de couleur et la place des bateaux dans la composition. Marquet savait suggérer la profondeur d’un port avec peu d’éléments. Une copie reprend souvent le sujet, mais perd cette simplicité.

L’examen du revers permet de vérifier la toile, le panneau ou le carton, mais aussi le châssis, les étiquettes de galerie et les inscriptions anciennes. La Galerie Druet a notamment représenté Albert Marquet pendant une grande partie de sa carrière. Une étiquette ou un numéro lié à cette galerie peut donc apporter une information importante, sous réserve d’en vérifier la cohérence. Pour les œuvres majeures, nos experts recherchent également leur présence dans le catalogue raisonné et dans les archives consacrées à Albert Marquet. Ces recherches permettent de vérifier l’historique de l’œuvre et de la rapprocher des peintures connues de l’artiste.

Albert Marquet, du fauvisme aux ports de la Méditerranée

Albert Marquet naît à Bordeaux en 1875. Enfant réservé, il éprouve des difficultés à marcher et supporte mal la vie scolaire. Sa mère l’accompagne à Paris lorsqu’il décide d’étudier l’art. Il entre à l’École des arts décoratifs en 1890 et y rencontre Henri Matisse. Une profonde amitié naît entre les deux jeunes hommes. Ils poursuivent ensuite leur formation à l’École des beaux-arts dans l’atelier de Gustave Moreau.

En 1905, Marquet expose au Salon d’Automne avec Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et Kees van Dongen. Les couleurs de leurs tableaux provoquent un scandale et leur valent le surnom de « Fauves ». Marquet partage leurs recherches, mais conserve un tempérament plus discret. Il rencontre rapidement le succès grâce à ses vues de Paris et à ses ports. Il voyage en Normandie, sur la côte méditerranéenne, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie et en Afrique du Nord.

Au cours d’un séjour à Alger, il rencontre Marcelle Martinet, qu’il épouse en 1923. Elle devient sa compagne de voyage et joue un rôle essentiel dans la conservation de son œuvre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le couple reste en Algérie avant de revenir en France en 1945. Albert Marquet partage alors son temps entre Paris et La Frette-sur-Seine. Il meurt à Paris le 14 juin 1947. Marcelle Marquet consacrera ensuite une grande partie de sa vie à défendre et documenter son travail.

Regardez attentivement le revers de votre tableau avant de faire remplacer son châssis ou son encadrement. Albert Marquet a beaucoup voyagé et certaines œuvres portent au dos un nom de ville, une date, un ancien numéro de stock ou une étiquette de galerie. Ces informations peuvent permettre de rattacher le tableau à un séjour précis de l’artiste !

Une inscription « Alger », « Le Havre », « Marseille » ou « La Frette » doit être photographiée, même si elle semble difficile à lire. La cohérence entre le lieu indiqué, le sujet et la date supposée constitue un élément important de l’expertise.

Ne nettoyez pas non plus la peinture avant son examen. Les ciels et les étendues d’eau de Marquet reposent souvent sur de fines nuances de gris, de bleu et de vert. Un nettoyage trop agressif peut altérer ces passages délicats et réduire la valeur de l’œuvre.

Vous possédez un tableau, un dessin, une aquarelle ou une lithographie attribuée à Albert Marquet ? Confiez son étude aux experts et commissaires-priseurs d’Estimon’Objet. Vous recevrez une estimation argumentée, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats du marché. Si une vente est envisageable, notre équipe pourra également vous orienter vers la solution la plus adaptée.

En lien avec Albert Marquet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Pierre Bonnard

Pierre Bonnard

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Bonnard

Membre du groupe des Nabis aux côtés d’Édouard Vuillard, Maurice Denis et Paul Sérusier, il est célèbre pour ses scènes d’intérieur, ses paysages lumineux, ses natures mortes et ses portraits de Marthe, son épouse et principal modèle. Ses tableaux sont aujourd’hui conservés dans les plus grands musées et recherchés par les collectionneurs du monde entier.

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie de Pierre Bonnard ? Les experts en art moderne et les commissaires-priseurs d’Estimon’Objet vous proposent une estimation gratuite, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats récents du marché.

Estimation gratuite Pierre Bonnard

Prix des œuvres de Pierre Bonnard

  • Peintures et huiles sur toile : de 20 000 € à plus de 15 millions d’euros

  • Aquarelles et gouaches : de 5 000 € à plus d’un million d’euros

  • Dessins au crayon, à l’encre ou au fusain : de 1 000 € à plus de 100 000 €

  • Lithographies signées et numérotées : de 500 € à 10 000 €

  • Affiches originales et estampes rares : de 1 000 € à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Pour faire estimer gratuitement une œuvre de Pierre Bonnard, il vous suffit de remplir le formulaire d’estimation en ligne d’Estimon’Objet. La démarche est gratuite, confidentielle et sans engagement. Afin de permettre à nos experts d’étudier votre œuvre, pensez à transmettre : une photographie nette de l’œuvre entière ; plusieurs photographies de détail ; une photographie de la signature ; une vue du revers, du châssis ou du dos de la feuille ; les dimensions avec et sans le cadre ; la technique et le support, s’ils sont connus ; les étiquettes, numéros, cachets et inscriptions visibles ; les factures, certificats ou documents de provenance disponibles.

Notre spécialiste confronte ces informations aux œuvres répertoriées de Pierre Bonnard et aux résultats obtenus récemment aux enchères. Vous recevez généralement une première fourchette d’estimation sous quelques jours seulement. Cette estimation constitue un premier avis de valeur. Pour une peinture importante ou une œuvre dont l’attribution demande des recherches supplémentaires, un examen physique et une consultation des archives peuvent être nécessaires.

La cote de Pierre Bonnard sur le marché de l’art

La cote de Pierre Bonnard demeure particulièrement solide. Ses œuvres attirent des collectionneurs français, européens, américains et asiatiques. Ses grandes peintures comptent parmi les œuvres les plus recherchées du mouvement nabi.

Les paysages du Cannet et de Vernonnet, les scènes de terrasse, les intérieurs colorés et les nus de Marthe obtiennent généralement les meilleurs résultats. La date de création joue également un rôle majeur : les œuvres des périodes nabi et méditerranéenne sont très appréciées.

La cote des peintures de Pierre Bonnard

Les huiles sur toile représentent la partie la plus prestigieuse du marché de Pierre Bonnard. Les petits formats et les œuvres moins caractéristiques peuvent se vendre quelques dizaines de milliers d’euros. Les tableaux bien documentés atteignent régulièrement plusieurs centaines de milliers d’euros, tandis que les chefs-d’œuvre dépassent plusieurs millions. Voici quelques ventes de référence :

  • La Terrasse ou Une terrasse à Grasse (1912) : cette importante huile sur toile a été adjugée 19 570 000 dollars lors d’une vente organisée à New York en mai 2019. Il s’agit du record mondial de Pierre Bonnard aux enchères.
  • Terrasse à Vernon (1923) : cette grande toile signée et datée « Bonnard 23 » a été vendue 7 014 200 livres sterling à Londres en février 2011, soit environ 8,5 millions d’euros au moment de la vente.
  • Deux corbeilles de fruits (vers 1935) : cette nature morte a atteint 6 660 000 dollars lors d’une vente à New York en novembre 2022.
  • Vue du Cannet (1927) : ce paysage monumental de plus de deux mètres de côté a été adjugé 3 401 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Midi au jardin (1946) : cette huile sur toile provenant de la famille de Claude Terrasse a été vendue 762 000 euros à Paris en avril 2026.

Ces résultats montrent l’importance du sujet et de la provenance. Une scène de terrasse très aboutie, un intérieur du Cannet ou un tableau qui représente Marthe peut atteindre un prix bien supérieur à celui d’une petite étude ou d’un paysage moins caractéristique.

La cote des dessins, aquarelles et gouaches

Pierre Bonnard dessinait quotidiennement. Il gardait souvent un petit carnet dans sa poche afin de noter une silhouette, un animal ou un détail aperçu pendant une promenade. Ses œuvres sur papier vont du croquis rapide à la grande composition en couleurs.

Un dessin au crayon peut valoir quelques milliers d’euros. Les aquarelles, gouaches et pastels très travaillés peuvent dépasser 100 000 euros. Les œuvres exceptionnelles, bien documentées et liées à une peinture importante atteignent parfois des sommes beaucoup plus élevées. Voici quelques résultats de ventes :

  • Autoportrait (1930) : cette aquarelle, gouache et mine de plomb sur papier a été vendue 2 238 000 dollars à New York en novembre 2023.
  • Étude pour le “Nu à la baignoire” (vers 1931) : cette gouache, aquarelle et mine de plomb a été adjugée 228 600 euros à Paris en avril 2026.
  • Trois bouquets de fleurs (1920) : cette aquarelle et mine de plomb sur papier a atteint 109 650 dollars lors d’une vente à New York en mai 2026.
  • Projet de programme pour la Villa Bach, Deux cavaliers (vers 1891) : cette œuvre à l’aquarelle, à l’encre et au crayon a été vendue 13 970 euros à Paris en avril 2026.
  • Jardin au bord de la Seine (1936) : ce petit dessin à la mine de plomb, pourvu du cachet « PB », a été adjugé 1 097 dollars à New York en octobre 2025.

La qualité du dessin, la présence de couleurs, les dimensions, la provenance et le lien avec une peinture connue peuvent faire varier considérablement l’estimation.

La cote des lithographies et estampes

Pierre Bonnard occupe une place importante dans l’histoire de la lithographie. Dès les années 1890, il réalise des affiches, des programmes, des illustrations et des estampes. Il collabore notamment avec La Revue blanche et l’éditeur Ambroise Vollard.

Les estampes courantes se vendent parfois quelques centaines d’euros. Un tirage signé, numéroté, bien conservé et imprimé sur un papier recherché peut valoir plusieurs milliers d’euros. Les affiches originales et les épreuves rares en couleurs peuvent atteindre des montants plus élevés. Quelques exemples de résultats :

  • Les Chiens (1893) : une lithographie signée sur papier Japon, tirée à seulement vingt exemplaires sur ce papier, a été vendue 5 670 dollars à New York en avril 2021.
  • Coin de rue vu d’en haut, issu de l’album Quelques aspects de la vie de Paris (1899) : cette lithographie en couleurs, signée des initiales et numérotée, a été adjugée 2 286 dollars à New York en avril 2023.
  • Daphnis et Chloé (1902) : un ensemble de cinq lithographies en noir a été vendu 2 286 euros à Paris en avril 2026.
  • La Rue Molitor (vers 1925) : cette lithographie signée et numérotée 36/50 a atteint 1 677 dollars à New York en octobre 2025.
  • Jeune femme aux bas noirs (1893) : un exemplaire signé et numéroté, issu d’une édition de cent épreuves, a été vendu 1 016 dollars à New York en avril 2023.

Pour estimer une lithographie de Pierre Bonnard, il faut vérifier la technique, le papier, les dimensions de la feuille, la présence d’une signature, le numéro du tirage et les références du catalogue de l’œuvre gravé.

Comment reconnaître une peinture de Pierre Bonnard ?

Une peinture de Pierre Bonnard représente souvent une scène familière : une table après le repas, une femme dans une salle de bain, une fenêtre ouverte sur un jardin ou un chien installé dans une pièce. Pourtant, la scène n’est jamais organisée comme une photographie classique. Un personnage peut être placé au bord du tableau, un visage peut presque disparaître dans le décor et une porte ou un miroir peut ouvrir un second espace.

La couleur constitue un autre indice important. Bonnard ne cherche pas toujours à reproduire les teintes exactes de la réalité. Il associe des jaunes lumineux, des roses, des oranges, des verts et des violets afin de traduire le souvenir d’un lieu. Certaines parties restent légères, alors que d’autres montrent plusieurs couches de peinture et de nombreuses retouches.

Il faut aussi examiner la perspective. Les tables semblent parfois inclinées, les murs ne suivent pas des lignes parfaitement droites et les objets peuvent paraître décalés. Ces particularités correspondent à sa manière de reconstruire une scène à partir de ses souvenirs et de ses dessins préparatoires.

Le support fournit enfin de précieux renseignements. Bonnard travaillait souvent sur des morceaux de toile non montés, fixés directement au mur de son atelier. Il choisissait parfois les dimensions définitives seulement lorsque la peinture lui paraissait terminée. Les bords, les anciens trous de fixation et le montage de la toile doivent donc être examinés avec attention.

Reconnaître la signature de Pierre Bonnard

Pierre Bonnard signe généralement ses peintures du nom « Bonnard ». La signature se trouve souvent dans un angle inférieur, à droite ou à gauche. Elle peut être tracée au pinceau dans une couleur proche de celles du tableau afin de rester discrète.

Certaines œuvres portent une date placée à côté du nom, comme l’inscription « Bonnard 23 » visible sur Terrasse à Vernon. L’écriture reste généralement simple, légèrement inclinée et assez souple.

Tous les tableaux de Pierre Bonnard ne sont toutefois pas signés. Une absence de signature ne permet donc pas d’écarter immédiatement une œuvre. À l’inverse, une signature ressemblante ne suffit jamais à confirmer son authenticité.

Sur certains dessins et certaines œuvres restées dans l’atelier, on rencontre un cachet composé des lettres « PB ». Ce cachet, répertorié sous le numéro Lugt 3887, ne correspond pas à une signature manuscrite de l’artiste. Il doit être étudié avec le papier, la technique, la provenance et les éventuels certificats.

Signature Pierre Bonnard
Expertise signature Pierre Bonnard

Tableau de Pierre Bonnard : ce que regardent nos experts

Pour estimer un tableau de Pierre Bonnard à partir de photographies, Romain Rudondy, commissaire-priseur et spécialiste de l’art moderne, commence par examiner la composition générale. Il recherche les sujets familiers de l’artiste, mais aussi sa façon particulière de placer les personnages, les objets, les fenêtres et les miroirs.

Il étudie ensuite la matière picturale. Une photographie prise de côté permet de distinguer les différences d’épaisseur, les reprises et les zones où la toile reste visible. Bonnard pouvait modifier ses peintures pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Une surface trop uniforme ou une œuvre qui reproduit mécaniquement les couleurs d’un tableau connu demande donc une grande prudence.

Le revers est tout aussi important. Romain vérifie la trame de la toile, le châssis, les clous, les étiquettes de galerie, les numéros d’exposition et les anciennes marques de transport. Chez Bonnard, la manière dont la toile a été découpée puis montée peut apporter des informations précieuses.

La provenance et la bibliographie complètent cette analyse. Pour les peintures importantes, la présence de l’œuvre dans le catalogue raisonné établi par Jean et Henry Dauberville constitue un élément essentiel. L’estimation sur photographies permet de donner une première fourchette de valeur, mais elle ne remplace pas une authentification matérielle lorsque celle-ci est nécessaire avant une vente.

Pierre Bonnard, peintre des Nabis et de la vie quotidienne

Pierre Bonnard naît en 1867 à Fontenay-aux-Roses, dans une famille de la bourgeoisie française. Son père souhaite le voir embrasser une carrière dans l’administration. Le jeune homme suit donc des études de droit et obtient sa licence, mais il fréquente parallèlement l’Académie Julian et l’École des beaux-arts de Paris. Il y rencontre Édouard Vuillard, Maurice Denis et Paul Sérusier. Ensemble, ils fondent le groupe des Nabis à la fin des années 1880.

Sa carrière prend un premier tournant en 1891 grâce à une affiche créée pour France-Champagne. Cette commande attire l’attention de Toulouse-Lautrec et lui ouvre les portes du monde de l’édition et de la presse. Bonnard dessine alors des affiches, des programmes de théâtre, des décors et des illustrations pour La Revue blanche. Son goût pour les estampes japonaises lui vaut le surnom de « Nabi japonard ». En 1893, il rencontre Maria Boursin, qui se présente sous le nom de Marthe de Méligny. Elle devient sa compagne, son modèle puis son épouse en 1925.

Bonnard quitte peu à peu l’agitation parisienne. En 1912, il achète une maison à Vernonnet, près de Giverny, où il rend régulièrement visite à Claude Monet. En 1926, il s’installe au Bosquet, une maison située au Cannet, sur les hauteurs de Cannes. Marthe meurt en 1942. Très affecté, Bonnard continue néanmoins à travailler. Le Museum of Modern Art de New York lui consacre une rétrospective en 1946. Il meurt au Cannet le 23 janvier 1947, quelques jours après avoir apporté ses dernières retouches à L’Amandier en fleurs.

(Illus.)Pierre Bonnard, La nappe à carreaux rouges (1910, coll. privée)

Ne vous inquiétez pas immédiatement si votre tableau possède un châssis qui semble plus récent que la peinture. Pierre Bonnard travaillait souvent sur de grandes pièces de toile fixées directement au mur, sans châssis définitif. La toile pouvait être découpée et montée seulement après son achèvement. Un changement de châssis n’est donc pas nécessairement un mauvais signe !

Avant de faire nettoyer, restaurer ou retendre une toile attribuée à Pierre Bonnard, photographiez soigneusement ses bords, son revers et tous les anciens trous de fixation. Ces détails peuvent disparaître au cours d’une intervention, alors qu’ils fournissent parfois des renseignements importants sur la réalisation de l’œuvre.

Évitez également de retirer les anciennes étiquettes. Une simple mention de galerie, d’exposition ou de transport peut aider à reconstituer la provenance du tableau et avoir une influence directe sur son estimation.

En lien avec Pierre Bonnard

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

F-X et Claude Lalanne

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Estimation et cote de l'artiste Fx et Claude Lalanne

François-Xavier et Claude Lalanne se rencontrent en 1952. Amis des surréalistes et des nouveaux réalistes, ils mènent des recherches communes à partir de 1956. Leur œuvre témoigne d’un grand sens de l’humour et d’un goût commun pour le merveilleux.

Estimation gratuite Fx et Claude Lalanne

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Les origines des œuvres des Lalanne

François-Xavier Lalanne pratique beaucoup le dessin et la peinture au cours de ses études chez les Jésuites. Un fois majeur, il s’installe à Paris et fréquente l’Académie Julian, où il suit les leçons de Jules Cavaillès en peinture, de Jacques Zwobada en dessin, et de Marcel Gimond en sculpture. En 1949, il loue un atelier à Montparnasse à côté de celui de Constantin Brancusi, dont il admire les sculptures aux formes épurées. En parallèle, il est gardien au musée du Louvre, dans les salles d’archéologie orientale, d’où il tira par la suite une inspiration pour son approche hiératique et stylisée de la sculpture. A l’atelier, il peint des paysages et des portraits fortement cernés, aux couleurs soutenues. C’est dans le cabinet de l’architecte André Sive qu’il apprend à utiliser le polyester, avec lequel il se tourne vers la sculpture. Il rencontre Claude à son premier vernissage de peinture en 1952, et ils commencent rapidement un travail commun.

Claude Lalanne, née Claude Dupeux, est fascinée dès l’enfance par les expériences d’alchimie de son père, qui cherche à trouver la pierre philosophale dans le sous-sol de leur maison familiale à Colombes. Elle suit divers enseignements artistiques, préparant l’Ecole des Arts Décoratifs auprès du peintre François Desnoyers, puis suivant les cours d’architecture de Pierre Vivien à l’Ecole des Beaux-Arts, et fréquentant l’Académie libre de la Grande-Chaumière à Montparnasse. Elle apprend également le modelage chez le sculpteur Robert Coutin. Au cours de ces diverses formations, Claude manifeste un grand sens de l’observation et déploie une liberté d’imagination.

Claude et François-Xavier Lalanne travaillent de concert à partir de 1956 dans l’impasse Ronsin, aux côtés de Jean Tinguely, David Spoerri, Niki de Saint-Phalle. Ils nouent des amitiés solides, mais doivent quitter les lieux à la mort de Constantin Brancusi. Les Lalanne s’installent alors impasse Robiquet, et se marient en 1962. Claude Lalanne s’intéresse à la galvanoplastie, une technique du XVIIIème siècle qu’elle perfectionne pour l’utiliser sur des pièces délicates, telles que les animaux et les fleurs. Elle apprécie la magie de ce procédé qui lui permet de transformer tout ce qu’elle touche en cuivre. Claude Lalanne fait également des empreintes sur corps humain, qui la rapprochent des expériences du Pop Art américain et du Nouveau réalisme français. François-Xavier Lalanne privilégie le métal martelé. Claude s’intéresse à la flore, et François-Xavier se consacre davantage à la faune. Tous deux associent une hardiesse imaginative à la sophistication de leur savoir-faire technique.

Un art de la sculpture diversifié et humoristique

Leur première exposition commune a lieu chez Jeannine Goldschmidt à Saint-Germain-des-Prés en 1964. François-Xavier y présente son rhinocéros en laiton et Claude ses choux sur pattes qui démontrent leur goût pour les jeux de mots. La série des moutons de laine commencée par François-Xavier en 1965 témoigne de son sens du détournement et de l’humour. C’est le début d’un cycle de sculpture animalière qui dura cinquante ans dans la carrière de François-Xavier Lalanne, passant par les Stabiles dans les années 1960, les Animobiles dans les années 1970. Il cherche à donner une dimension utilitaire à la sculpture, qu’il considère comme trop sacralisée en Occident. Inspiré par l’art de Brancusi et l’archéologie orientale, il privilégie les formes linéaires et hiératiques.

Souhaitant être au plus près de la nature, Claude et François-Xavier Lalanne s’installent en 1967 à Ury, en bordure de la forêt de Fontainebleau. Claude Lalanne utilise directement les fleurs et branchages du jardin qu’elle y cultive pour ses compositions. Elle réalise un premier service de couverts inspiré de la nature pour Salvador Dali en 1965, puis en compose un second en 1974. Claude Lalanne moule également des corps, qu’elle intègre à des œuvres. C’est avec un moulage du corps de François-Xavier qu’elle participe au happening gastronome organisé par Daniel Spoerri en décembre 1970, le Diner cannibale. Les moules servent de plats à cuire, puis sont vendus aux enchères.

Tous deux investissent l’art topiaire en 1979, et reçoivent plusieurs commandes d’œuvres monumentales. François-Xavier Lalanne réalise des sculptures pour Grigny-la-Grande-Borne puis la Promenade des Halles à Paris en 1979. Claude dans la suite de ce projet fait le Jardin des enfants, à proximité du Forum des Halles. Elle cherche à créer un espace féérique permettant aux enfants de voyager dans le temps.

Cote des oeuvres de Fx et Claude Lalanne

L’humour de leurs pièces séduit les collectionneurs, et les Rothschild, les Noailles, ou encore Yves Saint Laurent et Pierre Bergé leur en commandent. L’estimation de leurs œuvres ne cesse de croitre encore aujourd’hui. L’indice des ventes de François-Xavier Lalanne a augmenté de 287% entre 2000 et 2022, et celui de Claude enregistre une croissance encore plus fulgurante, avec une hausse de 545% sur cette même période. Leurs œuvres s’échangent principalement en France. Pour François-Xavier, ce sont les sculptures qui attirent le plus les collectionneurs, avec des prix de vente entre 10 000 et 50 000 €. Le record des ventes est détenu par le Léopard I (2005), vendu à Paris en 2021 pour 7 100 000 €. En ce qui concerne Claude, ce sont les sculptures qui se vendent le plus, à des prix allant de 1 000 à 50 000€. C’est cependant le mobilier et les luminaires qui assurent le chiffre d’affaires de ses ventes, avec une fourchette moyenne des prix oscillant entre 100 000 et 500 000 €. C’est d’ailleurs un luminaire qui détient le record des ventes, le lustre « Structure végétale » aux papillons, 16 bougies (2003), vendu pour 3 100 000 € à Paris en 2021.

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Estimation gratuite Daniel Buren

Daniel Buren

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Estimation et cote de l'artiste Daniel Buren

Daniel Buren, peintre, sculpteur et plasticien français, naît en 1938 à Boulogne-Billancourt. Figure majeure de l’art contemporain, il fait partie des artistes les plus reconnus à l’échelle internationale, dont les œuvres in situ côtoient les plus grandes institutions du monde.

Estimation gratuite Daniel Buren

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Daniel Buren, sa quête du degré zéro de la peinture

Daniel Buren rejoint l’École des métiers d’arts en 1958 pour y apprendre la peinture et la décoration générale. Dès les premières années, son style se développe et se précise puisque début 1960, sa peinture se veut déjà radicale. Dans ces années-là, Buren expérimente les tailles, les formes et les matériaux, et joue sur l’économie des moyens en utilisant notamment des objets trouvés sur place.

En 1965, alors qu’il visite le marché Saint-Pierre à Paris, Daniel Buren rencontre ce qui deviendra son motif pour les nombreuses années à venir : les rayures. Il reproduit ces raies de 8,7 cm de largeur sur une toile, puis sur du tissu, sur de la toile de jute, et même sur des murs. Ce motif récurrent deviendra alors sa marque de fabrique, notamment au cœur du groupe iconoclaste BMPT dès 1966. Dans ces œuvres, Daniel Buren questionne autant le fond que la forme, et par extension la peinture en elle-même. Déchargé de toute influence, Buren croit en ce qu’il appelle désormais le « degré zéro de la peinture ». C’est avec ce principe qu’il va progressivement se détacher du format imposé par la peinture, pour exposer ses œuvres in situ.

Daniel Buren, ses axes d'interrogation artistique

Daniel Buren est conduit toute sa vie par une réflexion profonde sur la peinture et l’art de manière globale. Il se questionne sur l’espace, l’exposition, le mur, le cadre, et en vient à étudier le sujet du lieu qui accueille les œuvres. À savoir le travail in situ, mais aussi le travail situé, l’outil visuel, la photographie, l’emprunt du paysage, la révélation, le point de vue, le mouvement, la couleur et la lumière.

Chacune de ces pistes de réflexion est déterminante pour créer et comprendre les travaux de Daniel Buren. En explorant ces éléments, l’artiste souhaite faire en sorte que le visiteur ne se contente pas d’un face à face avec l’œuvre, mais qu’il puisse l’expérimenter au gré de ses déplacements. Ainsi, les œuvres de Buren ne s’inscrivent pas seulement dans le cadre de la peinture mais également dans l’articulation de l’espace.

Daniel Buren, artiste polyvalent et ses travaux in situ

Les motifs verticaux et la vision contemporaine de Daniel Buren se poursuivent directement dans les lieux, où il intègre le paysage à ses œuvres. Cette pratique inspirée des jardins traditionnels japonais, ou shakkei, invite à découvrir les lieux autrement, par le biais d’œuvres in situ réalisées avec des matériaux simples. C’est une manière pour lui de transformer le lieu d’accueil, d’emprunter le paysage car, même agrémenté, celui-ci ne saurait lui appartenir. Daniel Buren sort du cadre de l’appropriation pour une démarche visuelle, plus proche de l’expérience et du voyage en offrant une autre vision.

Bien qu’il soit controversé par certains de ses pairs, Daniel Buren n’est en rien freiné par les critiques et va jusqu’à réaliser en 1985 ce qui deviendra son œuvre la plus célèbre : Les Deux Plateaux, ou les « colonnes Buren », une installation in situ commandée pour la cour d’honneur du Palais-Royal. Il obtient alors en 1986 le Lion d’Or pour le meilleur pavillon.

La cote des œuvres de Daniel Buren

Artiste polyvalent, Daniel Buren a exploré les différents médiums et s’est essayé à de nombreuses matières. Dessins, objets, estampes, sculptures ou encore peintures : ce sont là tous les travaux qu’il laisse derrière lui, car plus l’artiste a progressé dans sa démarche artistique, et plus ses œuvres sont devenues éphémères au fil du temps. Ces pièces rares peuvent être accessibles comme être particulièrement prisées des collectionneurs, notamment en ce qui concerne ses peintures et ses sculptures.

L’estimation d’une peinture de Daniel Buren varie entre 469 € et 1 338 825 €. À titre d’exemple, une Peinture aux formes variables de 1966 est estimée entre 400 000 € et 600 000 €. Quant aux sculptures, le modèle sur bois Barre haute de 2001 s’est vendu à 8900 €, mais son Cadre décadré – 04 a4, lui, est estimé entre 35 000 € et 45 000 €.

(Illus.)Daniel Buren – Les Deux Plateaux, Cour d’Honneur du Palais-Royal, Paris.

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