Estimation gratuite Baccarat

Baccarat

Home » Artiste » Verrerie » Page 2

Estimation, cote et valeur Cristal Baccarat

Les cristaux Baccarat trouvent leur origine dans la fondation d’une verrerie par l’évêque de Metz Louis-Joseph de Montmorency-Laval dans le village de Baccarat en Lorraine, en 1764. La verrerie prend un essor nouveau et se tourne vers le cristal en 1816, lorsqu’elle est achetée par Aimé-Gabriel d’Artigues, propriétaire de cristalleries en Belgique. Vous possédez un objet en cristal Baccarat dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation, gratuite, rapide en ligne avec les experts et spécialistes d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Baccarat

Prix des objets en cristal Baccarat

  • Objets décoratifs et petites pièces : entre 50 € et 1 500 €

  • Vases, services de verres et pièces anciennes : entre 500 € et 20 000 €

  • Pièces exceptionnelles et cristal Baccarat de collection : entre 5 000 € et 80 000 €+

Vous souhaitez faire expertiser un objet en cristal Baccarat ? Remplissez votre demande via notre formulaire en nous communiquant vos photos et informations sur votre objet. Faites estimer votre cristal Baccarat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Baccarat, une manufacture innovante 

La manufacture de Baccarat remporte un grand succès en raison de ses innovations renouvelées, rendues notoires par sa participation à l’Exposition des produits de l’industrie française à partir de 1823. Louis XVIII remarque la qualité des productions de Baccarat, et commande un premier service complet de verres en cristal à l’issue de cette première présentation.  En 1827, Baccarat se distingue à l’Exposition des produits de l’industrie française en tant que première cristallerie française à s’illustrer dans la lustrerie. Dès 1827, les lustres Baccarat sont reconnus pour la qualité des pièces et la brillance des couleurs. 

Fort de ce succès, Baccarat installe sa première maison de vente parisienne en 1832, rue de Paradis. La manufacture ne cesse d’innover, et les cristalliers de Baccarat mettent au point la technique du moulage en 1834, puis proposent pour la première fois des cristaux colorés à l’Exposition des produits de l’industrie française en 1839. La maitrise du rouge d’or assure la réputation de savoir-faire luxueux de la manufacture de Baccarat. Cette dernière demeure fournisseur du roi, et produit pour Louis-Philippe un calice d’apparat taillé à bouton rouge rubis en 1840. L’iconique service Harcourt est crée l’année suivante.

Les somptueuses créations de Baccarat pour les Expositions universelles 

Lorsque la France s’engage dans les Expositions universelles, Baccarat participe aux éditions parisiennes avec des créations somptueuses. En 1855, Baccarat reçoit la médaille d’or de la première Exposition universelle parisienne pour ses deux candélabres de 90 bougies chacun, et son grand lustre en cristal clair à 140 lumières. La richesse des coloris rouge rubis, vert émeraude et bleu turquoise des cristaux séduit le public. La présentation de ces luminaires donne une aura internationale aux créations de Baccarat, et sa réputation se diffuse jusque dans l’Empire Ottoman, à tel point que c’est à la Corne d’or que se trouve aujourd’hui la plus vaste collection de lustres et candélabres Baccarat.  

À l’Exposition universelle de 1867, la manufacture de Baccarat se distingue une nouvelle fois par un procédé de décor extrêmement sophistiqué et innovant. En effet, elle montre sa maitrise de la gravure à l’acide et à la roue en exposant une fontaine de 7 mètres de haut en cristal ainsi qu’une paire de vases de couleur rouge surnommée les « Vases Simon ». Ces vases sont ornés de deux compositions allégoriques gravées à la roue d’après des tableaux de Natoire, chacun ayant nécessité plus d’un an de travail. La qualité du décor est telle que le maître graveur, Jean-Baptiste Simon, avait reçu le privilège de la signer. 

Ainsi, Baccarat s’illustre par des créations somptueuses à chaque Exposition parisienne, à tel point que le savoir-faire de la manufacture devient un honneur national. En 1878, elle reçoit une nouvelle fois la médaille d’or de l’Exposition universelle pour le Temple de Mercure en cristal, composé de 1960 pièces de cristal soufflé, moulé et retaillé assemblées. La participation de Baccarat aux Expositions universelles lui ouvre le marché international. Ainsi, le Temple de Mercure de cristal est finalement acquis par le roi Charles Ier de Portugal en 1892. Par ailleurs, la manufacture adopte une politique commerciale ambitieuse, et ouvre des comptoirs à l’étranger. Ainsi, la création du comptoir de Baccarat à Bombay lui donne accès au marché indien dans les années 1880. 

Baccarat et la modernité  

Au XXème siècle, la cristallerie Baccarat parvient à s’adapter aux bouleversements techniques de la modernité. Dès 1896, Baccarat électrifie ses luminaires en réalisant des candélabres aux branches creuses, qui laissent passer les câbles électriques. Le premier exemplaire est celui dit du Tsar, car conçu à la demande de Nicolas II pour ses palais de Saint-Pétersbourg. Les lustres électriques de Baccarat se diffusent progressivement dans nombre de palais et ambassades, notamment en Inde où la cristallerie propose des lustres monumentaux.  

Baccarat tire également parti du passage du service à la française au service à la russe. Prenant appui sur sa renommée, la cristallerie se retrouve sur les tables princières du monde entier. Ainsi, la famille impériale japonaise commande en 1909 le service du vin Beauvais, créé par Baccarat en 1878 pour l’Exposition universelle parisienne. La manufacture Baccarat s’adapte à la modernité technique et aux usages modernes, mais transforme également son esthétique pour moderniser ses formes. Dans les années 1920, dans un souci d’innovation, les formes des pièces Baccarat sont simplifiées, et on retourne à la transparence des parois. Le vase Engrenage (1930) en cristal taillé est emblématique de cette recherche de fonctionnalité.

Georges Chevalier est une figure majeure de la création Baccarat au milieu du XXème siècle. Le créateur renouvelle les formes, et permet à la manufacture d’élargir son répertoire. Outre les arts de la table et les luminaires, la cristallerie propose désormais des parfums, des bijoux, des bagues en cristal, et des sculptures animalières. Aujourd’hui, la cristallerie Baccarat demeure une entreprise symbole de luxe et de modernité. Son aura est telle que Maison Francis Kurkdjian lui a rendu hommage en 2015 avec son parfum Baccarat Rouge 540. 

Faire estimer gratuitement un cristal Baccarat

Les cristaux de Baccarat sont associés au luxe et à l’innovation depuis leur création. Les estimations varient en fonction de l’ancienneté et du nombre de pièces. Un service de table complet s’échange généralement pour plus de 20 000 €. Les pièces exceptionnelles par leur histoire ou leur complexité dépassent régulièrement les 50 000 €. Ainsi, l’exceptionnel exemplaire du flacon de parfum Osiris créé pour Vinolia (1914) a été adjugé pour 102 000 $ à New York en 2021. 

Les collaborations de Baccarat avec des artistes et maisons de renom suscitent aujourd’hui un grand intérêt auprès des collectionneurs. Ainsi, les lustres de Philippe Stark imaginés dans les années 2000 et les éditions du Pouce (1989) de César comptent parmi les pièces de cristal de Baccarat qui s’échangent le plus, pour des prix compris entre 10 000 et 40 000 €. Vous souhaitez faire expertiser un cristal Baccarat et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un cristal Baccarat en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Romain Coulet est spécialiste de la verrerie d’art et du cristal Baccarat. Expert reconnu dans l’identification, l’expertise et l’estimation de pièces en cristal, il accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de leurs vases Baccarat, services de verres, objets décoratifs et pièces d’exception.

Sa connaissance approfondie des productions de la manufacture Baccarat, des modèles emblématiques et des différentes périodes de création lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un objet : signature, modèle, qualité de taille, rareté, état de conservation et provenance.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché du cristal et des ventes aux enchères, Romain Coulet intervient régulièrement pour l’expertise de cristal Baccarat, l’estimation de pièces anciennes ou contemporaines, ainsi que pour accompagner les vendeurs dans la mise en vente d’objets recherchés par les collectionneurs.

FAQ expertise de verreries

Le marché actuel est très porteur pour deux univers : le cristal de prestige intemporel et le verre design des années 50 à 70. Les collectionneurs s’arrachent les pièces de Murano aux couleurs vibrantes et les verreries scandinaves épurées. Plus l’objet possède une forme audacieuse ou une technique innovante pour son époque, plus sa valeur aux enchères est susceptible de grimper !

Dans le domaine du verre d’art, les noms d’Émile Gallé, René Lalique et des frères Daum restent des piliers. Pour le design du XXe siècle, les créations de Charles Schneider, de François-Émile Décorchemont ou les pièces de chez Sabino sont très demandées. N’hésitez pas à contacter Estimon’objet, un trésor se cache peut-être chez vous !

Le cristal se distingue par sa forte teneur en plomb, ce qui le rend plus lourd, plus brillant et plus sonore. Un test simple consiste à effleurer le bord de l’objet : le cristal produit un son clair et chantant qui dure longtemps. Cependant, nous examinons aussi la réfraction de la lumière et la finesse de la taille, signatures des grandes maisons. Il est donc préférable d’envoyer des photos de votre cristal en plein jour, si possible sous la lumière du soleil.

Bien sûr ! De nombreuses pièces d’exception (notamment dans le luminaire ou les services de table anciens) ne portent aucune marque. Romain Coulet se base alors sur le poids, le style et les catalogues de manufactures pour identifier la provenance. Un objet en verre d’art non signé peut s’avérer être une pièce rare d’un atelier prestigieux.

Le nom « Murano » n’est pas une marque, mais une provenance. On y trouve aussi bien des souvenirs touristiques que des chefs-d’œuvre de maîtres comme Flavio Poli ou Archimede Seguso. Ce qui fait s’envoler les prix, c’est la signature de l’artiste et la technique employée, comme le Pezzato (où les morceaux de verre sont assemblés comme une mosaïque) ou le Sommerso (où les couches de verre se superposent).

Il vous suffit de nous transmettre des photos nettes de votre objet : une vue globale, un zoom sur la base et un cliché de la signature si elle existe. Essayez de prendre vos photos à la lumière du jour pour bien montrer la transparence. Nos spécialistes analysent ensuite ces éléments et vous envoient rapidement une estimation gratuite et précise !

Comment estimer votre pièce en verre ?

Pour déterminer le prix d’une pièce, notre expert Romain Coulet commence par une étape essentielle : identifier la main qui a façonné l’objet. Si les signatures de grandes maisons comme Baccarat, Saint-Louis ou Lalique offrent généralement une cote solide, les créations plus confidentielles des maîtres verriers de Murano ou de l’École de Nancy demandent une plongée plus profonde dans les archives.

Mais au-delà du nom, c’est le geste technique qui fait la différence ! La valeur d’un objet change du tout au tout selon qu’il a été soufflé à la bouche, travaillé à la pince ou réalisé en pâte de verre (une technique d’une extrême exigence notamment chère à la maison Daum). Nous observons également de près la qualité du « pontil » sous la base, la régularité de la taille et la pureté de la matière. Ce sont ces détails, parfois invisibles pour un œil non averti, qui prouvent le niveau d’excellence de l’atelier.

Enfin, nous portons une attention particulière à la conservation du verre. Même si le cristal est robuste, il reste sensible aux chocs thermiques et aux accidents du quotidien…. Un micro-éclat sur un buvant, un léger voile de calcaire ou une trace de meulage pour masquer un choc peut influencer l’expertise. Notre rôle est de détecter ces nuances pour vous garantir une estimation de prix fiable et totalement transparente.

Estimation gratuite des grands-maitres verriers

Estimation de verrerie en ligne : comment faire ?

Pour faire expertiser votre verrerie, c’est simple : effectuez une demande d’estimation gratuite via notre formulaire en ligne. Nos commissaires priseurs et spécialistes vont étudier votre verrerie sous toutes ses coutures grâce aux photos envoyées et vous feront une estimation de sa valeur en deux jours. Tout se fait en trois étapes seulement :

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Verrerie

Image

Gallé Vase de forme pansue trapézoïdale à col retourné en verre gravé à l’acide et soufflé dans un moule en creux à décor d’arums rouges sur fond j

💰 Adjudication :
42 000 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 35 000 €

Image

Gabriel ARGY-ROUSSEAU (1885-1953) Vase au huit moineaux. Pâte de verre de couleur miel. Signé et marqué France. H. : 18,5 cm. Modèle très rare no

💰 Adjudication :
40 000 €

🔎 Estimation :
27 000 € - 30 000 €

Image

Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953) Vase modèle « Ronde de danseurs grecs » en pâte de verre à décor dans les rouges sur fond jaune beige et bandes hori

💰 Adjudication :
39 680 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €

Image

Emile Gallé (1846-1904) Vase monté de forme cylindrique à col chantourné en verre de couleur beige, décor de chrysanthèmes émaillés et plusieurs pasti

💰 Adjudication :
35 000 €

🔎 Estimation :
25 000 € - 30 000 €

Estimation gratuite Emile Gallé

Emile Gallé

Home » Artiste » Verrerie » Page 2

Estimation et cote de l'artiste Emile Gallé

Émile Gallé (1846-1904) est un industriel et artiste français né le 4 mai 1846 à Nancy. Il est à la fois maître verrier, céramiste et ébéniste, mais également passionné de botanique, domaine dont il tire toute l’inspiration pour réaliser ses œuvres. Sur les portes de son atelier nancéien, on peut y lire : « Ma racine est au fond des bois ».

Estimation gratuite Emile Gallé

Prix des œuvres d'Emile Gallé

  • Verrerie (vases, lampes, verre gravé, marqueterie sur verre) – entre 200 € et plus de 450 000 €.

  • Mobilier, marqueterie et objets de métal ou ébénisterie (meubles, plateaux, objets décoratifs) – entre 1 000 € et plus de 250 000 €

  • Dessin, aquarelle, travaux sur papier (études, croquis, aquarelles) – entre 300 € et 20 000 €.

  • Estampe, carte postale, plaquette, petit lot documentaire – entre 50 € et 5 000 €.

Vous souhaitez  expertiser un objet d’Émile Gallé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet d’Émile Gallé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Émile Gallé, verrerie et céramique

Émile Gallé, fils du peintre, artisan verrier et céramiste français Charles Gallé (1818-1902) et de Fanny Reinemer, issue de négociants en cristal et faïences, est le fruit d’une union entre l’art et le commerce. C’est donc naturellement qu’il se dirige à Weimar après son baccalauréat en 1865 pour y apprendre la minéralogie et l’allemand. Il poursuit ensuite ses études à Meisenthal pour y découvrir les métiers du verre, puis à la Faïencerie de Saint-Clément pour y apprendre la céramique. Deux ans après, Émile Gallé représente son père à l’Exposition universelle. Après un voyage à Londres pour étudier l’anglais, il s’initie au soufflage du verre puis à l’ébénisterie. Émile Gallé revient à Saint-Clément en 1870 et réalise un service de vaisselles rustiques aux côtés de Victor Prouvé (1858-1943), artiste avec lequel il collaborera toute sa vie. Après une année où il va volontairement au front du conflit franco-allemand, Émile Gallé retourne à Londres pour s’occuper des jardins botaniques royaux de Kew. Il s’installe ensuite à Paris pour étudier les émaux, les cristaux anciens et l’art japonisant et arabe, jusqu’à ce qu’il revienne définitivement dans sa ville natale à Nancy.

Émile Gallé, pionnier de l'Art nouveau

Émile Gallé connaît à Paris un succès flamboyant. Il emploie toutes ses connaissances en botanique dans la maîtrise et la technique du verre pour jouer avec les reliefs, les reflets, les ombres, les marbrures, les nœuds, les courbes… La nature est son meilleur modèle, vivant et symbolique. En 1875, il épouse Henriette Grimm (1848-1914) et reprend, deux ans plus tard, la manufacture de son père qu’il développe prodigieusement. Sa participation à l’Exposition universelle de 1878 le récompense de quatre médailles d’or et d’une reconnaissance mondiale. Il expose régulièrement à Paris, obtient une nouvelle médaille d’or en 1884 et reçoit le grand prix de l’Exposition universelle de 1889 en plus d’y être promo officier de la Légion d’honneur. À ce moment-là, plus de 300 artistes et artisans travaillent pour lui, si bien qu’il ouvre en 1894 une cristallerie à Nancy. Émile Gallé reçoit une nouvelle médaille d’or à l’exposition de Munich en 1897, puis une autre suivie de deux grands prix en 1900. Son dur labeur est récompensé par le grade de commandeur de la Légion d’honneur, lui ouvrant les portes de la Société royale des sciences et belles-lettres de Nancy où il y est admis en qualité d’artiste savant. En 1901, Émile Gallé créé l’École de Nancy, fer de lance de l’Art nouveau qui utilise essentiellement les formes végétales dans les industries d’art. Il devient alors membre de la Société nationale des beaux-arts de Paris l’année suivante suite à sa participation à l’Exposition des arts décoratifs de Turin.

Émile Gallé, un artiste proche de la nature

Émile Gallé a connu l’éveil par la botanique et ne s’est plus jamais écarté de la nature. Il apprend à lire avec Fleurs animées, porte le pseudonyme de Rousseau (1712-1778) à une période où il préconisait les sciences naturelles, entreprend de longues balades avec son père et réalise des herbiers dès ses 14 ans sous l’enseignement de Charles-François Guibal (1781-1861). Émile Gallé fonde en 1877 la société centrale d’horticulture de Nancy, participe au comité de surveillance du jardin botanique de la ville et collectionne près de 3000 espèces. L’artiste entretient aussi des correspondances avec des botanistes du monde et fait évoluer la science à sa manière grâce à ses recherches en mutations et évolutions botaniques. L’artiste fait même la découverte de nouvelles espèces et réalise une exposition de géographie botanique en 1890 dont il est le membre d’honneur. Sur le plan artistique, la passion de Émile Gallé pour la botanique et la minéralogie se retrouve dans toute son œuvre. Du verre à la faïence en passant par le bois, les feuillages et embellissements fleuris ornent ses travaux. Gallé, pourtant inspiré de la Renaissance, exploite les formes végétales de manière réaliste et fait évoluer son style vers quelque chose de plus naturaliste. Que ce soit avant ou après la reprise de la manufacture de son père, les thèmes botaniques propres au Second Empire ont toujours été présents dans les réalisations de Émile Gallé, bien qu’ils côtoient parfois des inspirations maritimes, notamment dans ses premières années. Ses vastes connaissances en botanique ont largement participé au renouvellement de motifs et du répertoire décoratif dans ses domaines.

La cote des œuvres d"Émile Gallé

Toute la vie de Émile Gallé, devenu une figure marquante des arts appliqués de son époque, aura été couronnée de succès. Ses œuvres sont particulièrement prisées des collectionneurs du monde entier. Celles signées de sa main voient leur prix s’envoler, tandis que les travaux issus de la manufacture Gallé entre 1904 et 1936 rencontrent un succès moins vif. Les moyennes les plus basses sont déjà bien élevées et concernent ses sculptures, estimées entre 200 et 300 000€ ainsi que ses luminaires, entre 50 et 322 000€. Les objets de Émile Gallé, principalement en verre ou en céramique, valent entre 10 et 480 000€. Son vase Iris ou Flambe d’eau de 1899 est adjugé 182 170€ en 2008. Son mobilier, quant à lui, plus imposant et plus rare, est estimé entre 200 et 700 000€. Sa vitrine Aux libellules, de 1900-1903, a été adjugée 133 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Émile Gallé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Émile Gallé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature d'Emile Gallé

Reconnaitre la signature d’Émile Gallé est indispensable pour authentifier les œuvres de ce maître verrier et ébéniste nancéien, figure majeure de l’Art nouveau. Sur les pièces en verre, la signature « Gallé » apparaît sous différentes formes selon la période de production : gravée à l’acide, en relief dans la masse ou inscrite à la roue. Les créations antérieures à 1904, date de la mort de l’artiste, présentent souvent une signature manuscrite fine et légèrement inclinée, parfois suivie d’une étoile, symbole des œuvres produites après son décès sous la direction de la maison Gallé. Sur certaines pièces d’exception, la signature est intégrée au décor floral, peinte à l’émail ou dissimulée dans les motifs. Les meubles d’Émile Gallé, quant à eux, portent généralement une marqueterie signée ou un cartouche incrusté « Gallé » au fer chaud. En raison des nombreuses reproductions et contrefaçons apparues au XXᵉ siècle, faire authentifier la signature par un expert est essentiel. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’Art nouveau et du verre de Nancy vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Émile Gallé.

Signature Emile Gallé
Expertise signature Emile Gallé

En lien avec Emile Gallé

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Maurice Marinot

Maurice Marinot

Home » Artiste » Verrerie » Page 2

Estimation et cote de l'artiste Maurice Marinot

Maurice Marinot (1882-1960) est un peintre et verrier Art déco à la trajectoire très originale. Louis Vauxcelles le considérait comme « l’anti-Gallé et l’anti-Lalique ».

Estimation gratuite Maurice Marinot

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Maurice Marinot et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Maurice Marinot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique de Maurice Marinot

Maurice Marinot a avant tout une formation de peintre. Après ses études au lycée de Troyes, il étudie auprès du peintre Fernand Cormon à l’École des Beaux-Arts à Paris à partir de 1901. Il est cependant rapidement exclu de l’atelier pour « non-conformisme dangereux ». Maurice Marinot ne renonce pas pour autant à la peinture, et se rapproche des Nabis puis des Fauves entre 1905 et 1913. Il fréquente alors Henri Manguin, Othon Friesz, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, ou encore Henri Matisse. A leurs côtés, Maurice Marinot expose au Salon des Artistes Indépendants et aux Salon d’Automne des toiles à la palettes éclatante, appliquée en aplats.

En 1911, la visite de Maurice Marinot dans la gobeleterie de ses amis Viard à Bar-sur-Seine constitue un tournant décisif dans sa carrière. Fasciné par la transparence et l’éclat du verre, il débute une activité de décoration émaillée sur verrerie. Se considérant comme un opposant au style Art nouveau, il cherche à renouveler les décors. Il orne alors les bols et les cols des bouteilles de fleurs et de grâcieux danseurs, associés à des motifs géométriques. Dès 1911, il multiplie également les recherches techniques sur les procédés décoratifs, jouant du nombre d’immersions dans des bains d’acides pour créer des effets de profondeur lorsqu’il fait des gravures à l’acide. Ses premières expositions au public remportent un succès immédiat. En 1912, à l’instigation d’André Mare, il participe à la décoration de la Maison cubiste organisée par le groupe de Puteaux, présentée au Salon d’automne de 1912. La critique, élogieuse, confirme la réussite de Maurice Marinot l’année suivante, lors de sa première exposition particulière dans la galerie du fondeur d’art Adrien-Aurélien Hébrard. C’est son travail de décor sur verre qui remporte l’adhésion de collectionneurs tels que Jacques Zoubaloff et Louis Barthou.

Maurice Marinot et l'art du soufflage de verre

Pendant la Première guerre mondiale, Maurice Marinot est affecté au Service de Santé. Envoyé au Maroc en 1917, il découvre un nouveau vocabulaire formel qui l’inspire. Après la guerre, de retour à Bar-sur-Seine, il assure désormais lui-même la production du verre. Ayant commencé comme décorateur, il maitrise le soufflage du verre en 1920, et dès 1923, peut assurer l’intégralité de la production des pièces. Il abandonne alors l’émaillage des verres, pour se concentrer sur le modelage du verre à chaud, et travailler à la fois les formes et textures. Maurice Marinot s’attache à diversifier les méthodes, et à mener de véritables expérimentations techniques. Si ses premières pièces sont transparentes, il emploie rapidement la technique des verres intercalaires. Certains verres sont décorés à chaud, emprisonnant une multitude de bulles d’air ou encore des volutes de couleur, ou présentent une transparence fumée. D’autres, ornés à froid, sont gravés à la roue et à l’acide. Ses créations sont utilitaires mais uniques. Les œuvres de Maurice Marinot remportent un vif succès à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Il est alors considéré par la critique comme le nouveau Palissy de sa génération, car il semble associer le travail du verre à l’alchimie, en représentant les différents états du verre. Grâce à ces différentes techniques, il réconcilie visuellement des états contradictoires, les parois semblant à la fois liquides et solides, lourdes et légères.

A partir de 1927, Maurice Marinot se tourne vers le modelage du verre à haute température, d’un seul bloc, ce qui donne à ses pièces un aspect sculptural. Ses réflexions sur la forme plastique sont connues par ses dessins, rehaussés d’ombres ou de craies, qui trahissent sa formation de peintre. Pour manipuler le verre, il crée ses propres outils. Il inclut des éléments chromatiques dans la pâte de verre en insérant des poudres colorées, et estampe parfois les verres d’une seule forme géométrique répétée, et insérée dans la surface organique. Bien que ses créations en verre soient très appréciées du public, l’état de santé de Maurice Marinot ralentit sa production verrière, qui s’interrompt en 1938 quand ferme la gobeleterie Viard dans laquelle il avait son atelier. En 26 ans, il aura réalisé 2 500 pièces.

Contraint de mettre fin à son activité de verrier, Maurice Marinot renoue alors avec la peinture. Ses tableaux, figuratifs, représentent des scènes intimes et de maternité, à l’aide de couleurs vives, en particulier le rouge et le turquoise, deux tons autrefois fréquents dans ses verres.

Estimation et cote de Marinot sur le marché de l'art

Après la rétrospective de l’œuvre de Maurice Marinot organisée en 1990 au musée de l’Orangerie, les prix de vente ont connu une croissance importante jusqu’en 2009, avant de chuter brutalement. Malgré une reprise actée au milieu de la décennie suivante, les ventes n’atteignent plus de tels niveaux. Le record reste détenu par la vente d’une bouteille avec son bouchon (1930) à Londres en 2012, adjugée à 67 540 € (55 000 £). Aujourd’hui, 98% des ventes ont lieu en France, avec une gamme de prix comprise entre 100 et 500 € pour les dessins et estampes, 1 000 et 5 000 € pour les peintures, et 5 000 à 50 000 € en ce qui concerne les objets. Les peintures et objets se partagent chacun un tiers des ventes, dans un rapport relativement équilibré. Ce sont cependant les objets qui représentent la part la plus importante du chiffre d’affaires (73%).

Vous souhaitez faire expertiser une pièce de Maurice Marinot et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Maurice Marinot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Maurice Marinot

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Daum

Daum frères

Home » Artiste » Verrerie » Page 2

Estimation et cote des frères Daum

La verrerie et cristallerie Daum frères se distingue avant tout par sa créativité artistique et technique. Son histoire est à la fois celle d’une famille et d’un artisanat. La manufacture est fondée à Nancy, dans un territoire traditionnellement attaché à la fabrication verrière depuis le XVIIème siècle.

Estimation gratuite Daum

Prix des œuvres Daum Nancy

  • Verrerie (vases, lampes, coupes, cristal gravé ou émaillé) – entre 150 € et plus de 350 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre des frères Daum et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre des frères Daumen quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de Daum frères et Cie, entreprise de céramique familiale

Jean Daum, notaire de Bitche, prend la direction de l’usine de verre Sainte-Catherine fondée en 1874. Il rachète progressivement les parts des propriétaires, qu’il lègue à ses fils Auguste et Antonin Daum. La manufacture prend alors le nom de Daum frères et Cie. Les frères Daum proposent du verre à vitre, puis du verre taillé. C’est surtout la verrerie « fantaisiste », qu’ils proposent à partir de 1891, qui fait leur fortune. Les pièces de Daum frères se rattachent par leur style à l’Art nouveau alors en plein essor à Nancy. Les motifs inspirés par la nature, en particulier les semis de fleurs, ont la part belle dans les verres Daum frères. La conception des pièces « fantaisie » est confiée à des collaborateurs extérieurs prometteurs, tels que Jacques Grueber, qui rénove l’art du vitrail, Louis Majorelle, qui dessine les lampes pour Daum frères, ou encore Edmond Lachenal, qui conçoit les verres et gobelets. Le dessinateur Henri Bergé assure la formation des artisans verriers dans les années 1900, et imagine les motifs floraux et paysagers de la manufacture.

Frères Daum : de la verrerie d'art moderne et accessible

Les frères Daum s’inscrivent dans la modernité par leurs recherches techniques en matière de verrerie d’art. Réalisant l’importance de l’éclairage électrique, ils fabriquent des luminaires adaptés dès 1898. Souhaitant baisser leur coût de revient, ils exploitent toutes les possibilités offertes par la gravure à l’acide fluorhydrique, réduisant ainsi le temps consacré au décor des verres. Le succès commercial de Daum frères s’explique également par la présence de l’entreprise aux Expositions universelles de Chicago de 1893 et de Bruxelles en 1897, qui assure à la manufacture une publicité internationale. La réussite de Daum frères est couronnée à l’Exposition universelle de 1900, où ils reçoivent le premier prix. En parallèle des pièces d’expositions, Daum frères propose des pièces d’usage plus simples, accessibles à tous. Pour ces pièces, le catalogue reste le même jusqu’aux années 1925. Pour les pièces d’exception, à partir des années 1910, les verres se font plus clairs, et intègrent des paillons d’or qui mettent en évidence les effets de transparence. La Première Guerre mondiale donne un coup d’arrêt à la production. Elle reprend rapidement après la guerre, sous la direction artistique de Paul Daum. La manufacture se rapproche désormais du style Art Déco, qui séduit désormais la clientèle. La manufacture Daum continue à se distinguer par des prouesses techniques et le raffinement du décor, comme le montre le vase à Camille Cavallier, réalisé en 1924. Bien que des crises économiques et sociales marquent l’entre-deux-guerres, la commande de la verrerie de table du paquebot Normandie en 1935 donne de nouvelles perspectives à la manufacture. C’est l’occasion pour Daum frères se livrer aux premiers essais de production de cristal, qui fait la fortune de l’entreprise après la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, Paul Daum qui est démobilisé assure la direction de l’entreprise jusqu’à sa déportation en 1943.

Estimation et cote des frères Daum sur le marché de l'art

A la Libération, l’entreprise désormais dirigée par Henri et Michel Daum choisit de se dédier à la fabrication de pièces en cristal. Michel Froissart, petit-fils d’Antonin Daum, met au point un cristal « blanc », suffisamment épais et pur pour être présenté sans artifice de taille ni de décor. La technique du « mandrin » permet aux artisans de se dispenser du soufflage du verre, et de donner des formes sculpturales au cristal. Les pièces Daum frères se caractérisent désormais par des formes fluides et simples, aux lignes harmonieuses, qui cherchent avant tout à réfracter la lumière. La créativité et l’originalité du nouveau style de Daum frères sont consacrées lors de l’exposition L’Art du verre présentée à Paris en 1951. Cependant Daum frères connait un déclin à partir des années 1960, et dépose le bilan en 1983, après l’échec de sa fusion en 1975 avec la Compagnie française du Cristal. La production de Daum frères couvre un arc temporel long. Ce sont pourtant surtout les pièces de Style Art nouveau qui font leur succès aujourd’hui sur le marché de l’art. Les pièces sont prisées en particulier en Allemagne, qui compte 70% des ventes, et au Japon, qui enregistre les valeur les plus hautes valeurs lors des ventes. C’est à Tokyo que s’est vendu en 2015 le Reseda And Bruyere Flower Vase (vers 1900), qui constitue le record des ventes de vases Daum frères (66 690 €). Depuis ce pic en 2015, la valeur des objets Daum frères a décru en 2015, mais connait une légère remontée depuis 2021. A titre indicatif, les vases ont actuellement une estimation entre 8 000 et 30 000 €, les lampes sont estimées de 3 000 à 5 000 €, et les bols et gobelets de 400 à 3 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre des frères Daum et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet des frères Daum en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature Daum Nancy

Reconnaitre la signature de Daum Nancy est une étape essentielle pour authentifier les créations de cette prestigieuse cristallerie fondée en 1878 par Jean Daum et ses fils, maîtres verriers emblématiques de l’Art nouveau. Les signatures varient selon les époques et les techniques : les pièces des années 1890 à 1914 portent généralement la mention « Daum Nancy » accompagnée de la croix de Lorraine, symbole régional et marque distinctive de la maison. Cette signature peut être gravée à la roue, émaillée, ou encore acide-gravée sur le flanc ou à la base du vase. Les œuvres les plus anciennes présentent parfois une inscription manuscrite légèrement irrégulière, tandis que les productions postérieures à 1920 arborent une signature plus standardisée, souvent moulée ou en relief. Sur les créations contemporaines, la mention « Daum France » est gravée ou apposée au burin sur le cristal. Face aux nombreuses reproductions ou pièces attribuées par erreur à la manufacture, faire authentifier la signature par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes du verre et de l’Art nouveau vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Daum Nancy.

Signature Daum Nancy
Expertise signature Daum Nancy

En lien avec les frères Daum Nancy

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.