Estimation gratuite Tiffany & Co

Tiffany & Co

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Estimation, cote et valeur Tiffany & Co

Tiffany & Co. est sans conteste l’une des maisons de joaillerie les plus emblématiques au monde. Fondée en 1837 à New York, elle incarne l’élégance américaine, le raffinement intemporel et un savoir-faire d’exception. De ses célèbres bagues de fiançailles à ses créations iconiques signées Elsa Peretti ou Jean Schlumberger, la marque Tiffany & Co. séduit collectionneurs, passionnés de bijoux anciens et amateurs de luxe.

Estimation gratuite Tiffany & Co

Prix des bijoux Tiffany & Co

Ces prix varient fortement selon la période (Art déco, années 1950, contemporain), les matériaux, les signatures (Peretti, Schlumberger…), ou la rareté du modèle.

  • Bague - entre 800 € et 100 000 €

  • Bracelet - entre 1 500 € et 150 000 €

  • Collier ou pendentif - entre 1 000 € et 200 000 €

  • Broche - entre 1 200 € et 60 000 €

Vous possédez une bague, un collier ou une broche signée Tiffany & Co. et souhaitez en connaître la valeur ? Faites appel à Estimon’objet pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts joailliers vous garantit une évaluation fiable, fondée sur l’analyse du modèle, des matériaux (platine, or, argent, diamants, pierres précieuses), de l’époque de fabrication et des tendances du marché de l’art.

Tiffany & Co., une maison de joaillerie née de l’Amérique conquérante

Fondée en 1837 par Charles Lewis Tiffany et John B. Young, la boutique initiale à Manhattan propose des articles de papeterie de luxe avant de se spécialiser dans les bijoux. Dès les années 1850, Tiffany impose un style élégant et épuré, adoptant l’argent sterling comme norme nationale aux États-Unis. 

La maison connaît un essor rapide grâce à ses participations aux Expositions universelles et ses commandes prestigieuses : épées pour l’armée de l’Union, la Coupe d’Amérique pour le yachting, ou encore des bijoux pour les familles impériales européennes. Le « Blue Book », catalogue annuel publié depuis 1845, devient un symbole du bon goût international.

Créations iconiques et signatures majeures de Tifffany & Co.

Les bijoux Tiffany & Co. se distinguent par leur esthétique intemporelle et leur excellence artisanale. Parmi les pièces les plus recherchées, on retrouve :

  • La bague Tiffany® Setting (1886) : cette monture révolutionnaire rehausse le diamant central au-dessus de l’anneau pour capter la lumière sous tous les angles.

  • Les créations de Jean Schlumberger : ce designer français, actif chez Tiffany dès les années 1950, conçoit des bijoux inspirés de la nature, comme la broche « Bird on a Rock », alliant exubérance et raffinement.

  • Les lignes modernes d’Elsa Peretti : arrivée en 1974, cette designer iconique introduit une esthétique minimaliste, sensuelle, accessible, avec ses pendentifs « Bean », ses bracelets « Bone » ou encore ses flacons « Bottle ».

  • La collection Atlas : inspirée des chiffres romains ornant l’horloge de la boutique new-yorkaise, elle incarne l’élégance contemporaine.

Tiffany & Co., c’est aussi l’usage d’un écrin devenu mythique : la Tiffany Blue Box, reconnaissable au premier coup d’œil, synonyme de luxe et de promesse.

Une maison présente dans les collections et les arts

Tiffany & Co. n’est pas seulement un acteur majeur du luxe, c’est aussi une maison liée à l’histoire de l’art et du design américain. Louis Comfort Tiffany, fils du fondateur, devient en 1902 directeur artistique de la marque, introduisant le style Art nouveau avec ses célèbres lampes en vitrail et objets en verre Favrile. 

Aujourd’hui, les bijoux Tiffany & Co. figurent dans de nombreuses collections muséales : le Musée des Arts Décoratifs à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York ou encore le Victoria and Albert Museum à Londres conservent des pièces historiques.

En 2021, Tiffany & Co. rejoint le groupe LVMH, qui impulse une nouvelle dynamique à la marque. Les campagnes publicitaires avec Beyoncé & Jay-Z, les collaborations avec des artistes contemporains, et la réédition de pièces iconiques ancrent Tiffany dans le XXIe siècle tout en valorisant son héritage. Le positionnement haut de gamme de la maison et sa forte notoriété assurent une demande soutenue sur le marché de l’art et des enchères.

Cote des bijoux Tiffany & Co. sur le marché de l’art

Les bijoux signés Tiffany & Co. connaissent une forte attractivité dans les ventes aux enchères, notamment ceux des grandes périodes historiques et des designers de renom. Voici quelques exemples récents :

  • Bracelet « Paillonné » de Jean Schlumberger, or et émail, vendu 118 750 $ 

  • Bague solitaire en platine avec diamant de 3,5 cts, Tiffany Setting, adjugée 76 200 € 

  • Broche « Bird on a Rock » avec saphir rose, design Schlumberger, vendue 225 000 $ 

  • Collier Elsa Peretti « Diamonds by the Yard », or blanc et diamants, adjugé 32 000 € 

Les pièces vintage, en particulier les créations des années 1950 à 1980, connaissent une forte demande, tant pour leur qualité que leur signature. Une expertise rigoureuse permet de valoriser au mieux ces bijoux sur le marché secondaire.

Que vous possédiez une bague ancienne, un pendentif signé Elsa Peretti ou un collier en platine serti de diamants, notre équipe d’experts est à votre disposition pour vous accompagner. Avec Estimon’objet, vous bénéficiez d’une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement, fondée sur une analyse professionnelle et adaptée aux réalités du marché.

(Illus.)  Tiffany & Co, Bague en platine

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Suzanne Belperron

Herz – Belperron

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Estimation et cote Suzanne Belperron et Bernard Herz

Découvrez l’histoire du duo Suzanne Belperron et Bernard Herz. Faites estimer vos bijoux Suzanne Belperron et Bernard Herz auprès de nos experts qualifiés directement en ligne !

Estimation gratuite Suzanne Belperron

Prix et cote des bijoux de la maison Herz Belperron

  • Bagues et petits bijoux : entre 8 000 € et 30 000 €

  • Broches, bracelets et boucles d’oreilles : entre 20 000 € et 120 000 €

  • Colliers, parures et bijoux d’exception : entre 80 000 € et 800 000 €

Vous souhaitez  expertiser un bijou Suzanne Belperron et Bernard Herz et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un bijou Suzanne Belperron et Bernard Herz en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Un partenariat inégal

Bernard Herz est né en 1877 à Paris dans une famille bourgeoise. Son père est alors négociant en diamants et perles. C’est en 1903 qu’il en reprend la société. On sait peu de choses sur lui avant sa rencontre avec Suzanne Belperron qu’il prend rapidement comme collaboratrice. Suzanne Belperron est née Vuillerme en 1900 à Saint-Claude dans le Jura, centre mondial dans la taille de diamants. Elle est la fille d’un négociant et d’une caissière. Elle obtient en 1917-1918 le premier prix du concours des arts décoratifs de l’Ecole des Beaux-Arts de Besançon.

En 1919, à Paris, elle entre en tant que dessinatrice chez Boivin, une joaillerie fondée en 1890 par Jeanne Boivin, sœur de Paul Poiret et veuve de René Boivin. Elle contribue à l’évolution de la maison en l’ouvrant à la modernité de son temps. En 1924, elle épouse Jean Belperron avec qui elle fréquente le milieu artistique parisien. Elle est même reconnue comme une artiste, bien qu’anonyme, dans le monde de la bijouterie, où les dessinateurs disparaissent sous le nom des maisons pour lesquelles ils travaillent.

Belperron, une artiste des pierres

Suzanne Belperron quitte la maison Boivin en 1931 pour rejoindre Bernard Herz pour qui elle devient directrice artistique et technique. Rapidement devenue co-directrice, elle vend alors son travail sous son propre nom pour la maison Herz. Durant les années 1930, les créations de Suzanne Belperron font la renommée et la richesse de la maison. Particulièrement réputées, ses créations sont reprises dans les grandes revues comme Vogue. Dans l’édition américaine de 1934, Mme Belperron est citée comme celle qui « a révolutionné le monde du bijou par ses sculptures à la main de pierres précieuses ». Ces bijoux s’assortissent aux vêtements des grands couturiers comme Schiaparelli ou Chanel. Suzanne Belperron est alors un grand nom de la joaillerie française que même Van Cleef & Arpels ou Tiffany & co tentent de débaucher.

Les bijoux exubérants dont elle fait sa signature sont résolument modernes. Ils demeurent élégants et de bon goût. Ornés de pierres de toutes couleurs, ils sont l’expression de la grande inventivité de Suzanne Belperron. Ces pièces sont de formes abstraites ou bien des représentations de la nature. L’artiste crée des œuvres fantaisistes sur tout support : bagues, bracelets, colliers, clips… Toujours finement travaillées, ce sont des pièces éclatantes qui ne laissent pas indifférent. 

Bijoutiers en période de guerre

L’entreprise de Herz et Belperron qui s’est développée durant les années 1930 est très vite inquiétée par la guerre. Bernard Herz est d’origine juive et l’aryanisation des grandes sociétés le concerne particulièrement. L’État impose alors aux entreprises dont le propriétaire est Juif de l’indiquer. Ces entreprises font l’objet d’une campagne de propagande antisémite dans la presse. Les entreprises juives sont rapidement saisies et mises sous tutelle avant d’être vendues, le plus souvent au rabais.

Bernard Herz est interrogé plusieurs fois dès les débuts de l’Occupation. Afin de préserver son entreprise et éviter l’aryanisation, Herz la vend à Suzanne Belperron en qui il a pleinement confiance. En 1941, il est arrêté lors de la troisième grande rafle de Paris et envoyé en camp de concentration à Compiègne avant d’être relâché. Un administrateur général est nommé pour gérer ses biens. En 1942, Bernard Herz est de nouveau arrêté suite à une dénonciation. Il est conduit à Drancy et meurt l’année suivante à Auschwitz. Tous ces biens personnels sont vendus et sa société n’est préservée que parce qu’il l’a vendue à Suzanne Belperron.

Suzanne Belperron après Bernard Herz

De son côté, Mme Belperron devient la propriétaire de l’entreprise après avoir dû s’engager sur l’honneur que ni elle ni sa famille n’était juive. Elle doit payer un pot de vin pour pouvoir continuer d’exercer. Durant la guerre, elle continue de produire afin de garder l’entreprise à flot. Il devient de plus en plus compliqué de poursuivre avec notamment l’interdiction du commerce d’or par la Banque de France. Il est même conseillé aux propriétaires de s’enregistrer dans un recensement officiel. Le cours de l’or flambe alors sur les marchés clandestins. Tout client désirant un bijou doit fournir le métal pour celui-ci ainsi qu’un pourcentage de perte et un pourcentage pour l’État. Concernant les gemmes, il faut alors compter sur les réserves réalisées par Bernard Herz.

Après la guerre, elle s’associe à Jean Herz, le fils de Bernard. En 1963, Suzanne Belperron, créatrice joaillière, est nommée chevalier de la légion d’honneur. La société est dissoute en 1974. Suzanne Belperron continue tout de même de travailler pour des amis et d’anciens clients, notamment pour des successions ou des dons. Bien que sollicitée par de grandes maisons, elle refuse des propositions de créations de nouvelles œuvres. En 1983, elle décède dans un accident, sans héritier. Tous ces biens reviennent à un ami proche, Michel Choisy.

Postérité de la maison

L’ensemble du fond d’archives de Belperron et Herz appartient à Jean-Pierre Brun, seul propriétaire des droits d’exploitation Belperron. Également bijoutier, il a travaillé avec Suzanne Belperron dès 1958. Il produit à partir d’archives des rééditions de bijoux dessinés par Suzanne Belperron jusqu’en 1998 avant de céder les archives à Ward Landrigan, société new-yorkaise qui continue de produire les créations Belperron.

Un ensemble d’archives personnelles de la créatrice a également été redécouvert en 2007 suite à l’ouverture de son appartement qui contenait des bijoux, ébauches, maquettes et carnet de commandes et de rendez-vous. En 2011, à partir de ces archives, Sylvie Raulet et Olivier Baroin ont publié le premier ouvrage consacré à Suzanne Belperron, Une pionnière du bijou moderne.

Côte de la Maison Herz - Belperron sur le marché

Les bijoux innovants de la créatrice sont toujours aussi recherchés. Ses bijoux se vendent à des prix importants sur le marché de l’art. Les pièces se vendent dès 5 000 euros jusqu’à des sommes atteignant plusieurs centaines de milliers d’euros. Une paire de clips de corsage a atteint 112 500 euros à une vente en 2019, deux fois son estimation haute initiale. Un bracelet orné de diamant a quant à lui dépassé en 2018 les 870 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la maison Herz-Belperron, signature emblématique de la joaillerie du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, bracelets, broches, clips et colliers, souvent réalisés en or, en platine, sertis de diamants, de pierres précieuses et fines ou de cristal de roche, caractéristiques d’un style audacieux, libre et résolument sculptural.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie du XXe siècle ainsi que des grandes signatures — dont Suzanne Belperron, créatrice visionnaire à l’origine de la maison Herz-Belperron, reconnue pour ses créations au design organique et à la forte personnalité — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail du volume, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et modernes et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Herz-Belperron et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces d’exception recherchées pour leur originalité, leur qualité d’exécution et leur importance dans l’histoire de la joaillerie moderne.

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite bijoux Mauboussin

Mauboussin

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Estimation, cote et valeur des bijoux Mauboussin

Fondée en 1827, la Maison Mauboussin est l’une des plus anciennes maisons de haute joaillerie française, réputée pour son audace créative et son élégance intemporelle. Installée place Vendôme à Paris, Mauboussin s’est illustrée dès le début du XXe siècle par ses créations innovantes, notamment durant la période Art déco, où elle s’impose comme une référence incontournable aux côtés des plus grandes maisons de joaillerie.

Au fil des décennies, la maison a su séduire une clientèle internationale grâce à ses bagues, colliers, bracelets et montres Mauboussin, souvent ornés de pierres précieuses et fines telles que le diamant, le saphir ou le rubis. Son style distinctif, mêlant modernité et héritage, en fait aujourd’hui encore une signature recherchée sur le marché de l’expertise et de la revente de bijoux anciens et contemporains. Vous possédez un bijou Mauboussin et souhaitez en connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite, rapide et confidentielle en ligne sur Estimon’objet, réalisée par nos spécialistes en expertise de bijoux de marque.

Estimation gratuite bijoux Mauboussin

Prix et cote des bijoux de la maison Mauboussin

  • Bagues Mauboussin et petits bijoux (pendentifs, charms) : entre 800 € et 20 000 €

  • Bracelets Mauboussin, boucles d’oreilles et broches : entre 1 500 € et 60 000 €

  • Colliers Mauboussin, pièces de haute joaillerie et créations d’exception : entre 5 000 € et 250 000 €

Vous souhaitez  expertiser un bijou Mauboussin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un bijou Mauboussin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Mauboussin, naissance d’une maison

La Maison Mauboussin naît en 1827 lorsque Monsieur Rocher ouvre son propre atelier de joaillerie rue Greneta dans le IIIème arrondissement de Paris. Son successeur, Jean-Baptiste Noury reprend et renomme l’atelier à son nom. La maison, très vite prestigieuse, remporte la médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1878. Monsieur Noury embauche son neveu, Georges Mauboussin, comme apprenti avant de lui céder la direction des ateliers en 1883. Après avoir quelques temps conservé sa filiation à Noury dans son nom pour garder sa réputation, Mauboussin donneen 1922 à la maison le nom sous lequel elle est encore célèbre aujourd’hui.

Georges Mauboussin, un nouveau modèle de production

Après la Première Guerre mondiale, Paris devient un haut lieu du savoir-faire et de technicité en matière de bijouterie et de joaillerie. La maison Mauboussin se rapproche dès 1923 de l’Opéra, rue de Choiseul. Georges Mauboussin réunit alors en un seul et même lieu les ateliers de création et de confection, les bureaux et les salons de vente. La réorganisation de l’entreprise et des espaces de travail permet le contrôle de toutes les étapes de fabrications, du dessin à la vente en passant par les ateliers de lapidaires et diamantaires, les sertisseurs et polisseurs, les présentations aux clients et ainsi de suite. Les salons de Mauboussin, où sont exposées les pierres précieuses et les parures, deviennent rapidement un lieu incontournable de Paris. Pour autant, aucune vitrine ne donne directement sur la rue. On ne présente pas les créations joaillières aux yeux du grand public, la clientèle étant encore très attachée à la confidentialité des commandes.  Dès 1936, Mauboussin s’ouvre à l’Amérique : grâce à ses relations commerciales avec la maison new-yorkaise Trabert & Hoeffer, Mauboussin s’installe au 407 Park Avenue et ouvre des succursales sur tout le territoire américain. En 1946, la maison Mauboussin rejoint les grands joailliers en s’installant au 20 place Vendôme aux côtés de Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, ou encore Chaumet.

Dans les années 1980, Mauboussin s’agrandit pour pouvoir travailler pour la cour du Sultan de Brunei, ce qui implique l’ouverture de nouveaux magasins et le recrutement de nouveaux dessinateurs ainsi que l’agrandissement des ateliers. En 1994, Mauboussin se lance dans l’horlogerie en alliant une haute technicité suisse à leur créativité artistique. Dans les années 1990, la maison fait face à des difficultés financières et son organisation est à nouveau remodelée. La production est partiellement délocalisée en Asie pour baisser les coûts. La maison crée de nouvelles lignes de bijoux à des prix réduits afin d’élargir sa clientèle, une gamme de prix qui est encore en vigueur aujourd’hui. Mauboussin est la première maison de joaillerie de luxe à indiquer le prix de ses bijoux dans des publicités. Finalement, en 2006, la marque a vu son chiffre d’affaires doubler pour atteindre les vingt-cinq millions d’euros, lui permettant de rester à flot. En 2014, l’entreprise déménage rue de la Paix et rapatrie une partie de sa production en France et en Europe tout en maintenant une gamme aux prix plus accessibles. Cette maison familiale est encore indépendante, ce qui est assez rare pour être souligné quand, de nos jours, la plupart des grands noms de la joaillerie appartiennent à de grands groupes comme Richemont ou LVMH.

Mauboussin, une maison à la célébrité séculaire

La Maison Mauboussin participe et conçoit depuis longtemps des expositions dans ses salons. Dès 1878, Monsieur Noury avait été médaillé lors d’une Exposition universelle. Georges Mauboussin poursuit cette idée et sa présence dans les expositions internationales lui valent d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur. Mauboussin participe à l’Expositions des Arts décoratifs au Grand Palais de Paris de 1928 à 1933. La maison est citée dans de nombreux magazines de mode aux tirages internationaux comme Vogue, Vanity Fair ou Harper’s Bazaar ainsi que dans des revues françaises prestigieuses comme Plaisir de France, l’Art et la Mode ou encore l’Officiel.

Mauboussin, un style en évolution

Grande maison de joaillerie, Mauboussin travaille de nombreux matériaux de luxe : argent, or, pierres précieuses. Des années 1923 à 1930, elle intègre des matériaux plus exotiques à ses créations comme le jade et le laque venus des arts d’Asie. On y découvre également des gemmes organiques : corail, perles, nacre ou encore des pierres de couleurs gravées venues d’Inde ou du lapis-lazuli importé du Moyen Orient. À partir de 1930, l’influence cubiste se fait sentir avec un goût pour la géométrie dans le dessin des parures, un souci de sobriété et d’élégance. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, au contraire, les pièces se veulent fantaisistes avec des bijoux de plus en plus volumineux où les volutes trouvent une place prépondérante. L’or en toutes nuances s’étale sur une diversité de pièces : colliers, bagues, bracelets, boucles d’oreilles et autres ornements. La bague devient de plus en plus courante de même que le bracelet-montre inspiré des bracelets de joaillerie. La profusion ornementale s’accompagne d’un usage abondant de pierres précieuses. 

Dans les années 1960, le répertoire iconographique continue d’évoluer avec l’arrivée de nombreux motifs figuratifs : fleurs, oiseaux et silhouettes sinueuses. Les bijoux se parent de couleurs éclatantes apportées par des pierres précieuses. Les pierres dures comme le lapis-lazuli, la turquoise et le corail apportent des nuances de même que l’émail, technique antique, qui fait son retour dans l’art de Mauboussin. Dans les années 1980, une nouvelle gamme est créée avec l’arrivée des deux fils de Georges Mauboussin. La ligne qu’ils mettent en avant simplifie le bijou, avec le retrait de la lourde charge décorative appréciée auparavant. Ce tournant esthétique se poursuit dans les années 1990 avec des montres unisexes, proches de modèles sportifs, élégantes et légères. L’un des motifs les plus célèbres est l’étoile à quatre branches, emblème de la marque, aujourd’hui décliné en bagues, pendentifs ou puces d’oreilles qui permet d’identifier immédiatement la maison.

Cote des bijoux Mauboussin sur le marché de l’art

On trouve de nombreux bijoux de la maison Mauboussin sur le marché de l’art. Certaines pièces restent accessibles mais le plus souvent les pièces de cette maison sont vendues à des prix élevés. Les bracelets sobres et les montres sont acquises à partir d’une centaine d’euros. Les bagues sont un peu plus coûteuses, ainsi une bague Mauboussin en or avec son poinçon a été adjugée 500 euros. De même, lorsque les bagues sont ornées de pierres, leur prix peut tripler. Certaines montres et parures valent plusieurs milliers d’euros, on trouve des estimations entre 30 000 et 40 000 euros pour certaines montres-bijoux ornées de pierres des années 1990. Des paires de boucles d’oreilles ornées de diamants coûtent de 10 000 à 50 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et contemporains, notamment des créations emblématiques de la Maison Mauboussin. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Mauboussin : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, platine et ornés de diamants, saphirs, rubis ou pierres fines, caractéristiques du style élégant et audacieux de la maison.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de haute joaillerie et de l’histoire des grandes maisons françaises — dont Mauboussin, reconnue pour ses créations allant de l’Art déco aux lignes contemporaines — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de l’expertise de bijoux Mauboussin et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’estimation de bijoux Mauboussin et l’expertise de pièces de joaillerie de marque. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en particulier des créations recherchées pour leur raffinement, leur qualité d’exécution et leur valeur patrimoniale.

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

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60 000 € - 70 000 €