Estimation art asiatique : expert Jean Gauchet

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Identifier un objet d’art asiatique de valeur : authenticité, porcelaine, jade, bronze et provenance. Les conseils de Jean Gauchet

L’estimation d’un objet d’art asiatique repose sur l’analyse de critères essentiels tels que l’authenticité, les matériaux, la qualité d’exécution, la provenance et l’époque. Qu’il s’agisse de porcelaines chinoises, de jades, de bronzes, d’objets japonais ou vietnamiens, seule l’expertise d’un spécialiste permet d’identifier un objet et d’en déterminer la valeur sur le marché de l’art. Estimon’Objet est la référence de l’expertise et de l’estimation gratuite d’objets d’art asiatique en ligne. Nos experts accompagnent collectionneurs et particuliers pour authentifier et estimer leurs objets d’Asie, en toute confidentialité et sans engagement. Dans ce questionnaire exclusif, Jean Gauchet, expert en art asiatique ancien, partage ses conseils pour reconnaître un objet de valeur et comprendre les critères déterminants dans son estimation.

Jean Gauchet expert en art asiatique

Jean Gauchet, expert en art asiatique

Comment reconnaître un objet de valeur ?

La valeur d’un objet se reconnait grâce à des typologies d’objets. Pour chaque sous-spécialité de pays comme le Japon, le Vietnam, la Chine, nous les redivisons dans des groupes de techniques et de matériaux : jade, bronzes, porcelaine… Cela nous aide à y voir plus clair. Nous arrivons à savoir ce qui est recherché sur le marché actuel. Une fois l’objet classé nous déterminons s’il est authentique ou non. Pour valoir quelque chose sur le marché il se doit d’être authentique, simplement en retrouvé un similaire dans un musée ne garantit pas son authenticité même si quelques clients pensent le contraire.

Quels sont les premiers signes d’authenticité à observer sur un objet ?

La liste est longue : forme, proportions, patine, gabarie du meuble, coup de pinceau, couleur des émaux, le poids, les matériaux… Nous allons avant toucher l’objet ainsi que regarder la forme déjà. Ensuite tout dépend de l’objet, si nous parlons d’un vase, il faut regarder la forme, un bronze les proportions et la patine. Un meuble nous regardons les proportions et les lignes, pour une peinture i l faut regarder le coup de pinceau ou de crayon. Enfin pour tout ce qui est des objets, on les prend en main et c’est donc à ce moment-là que nous prenons en compte aussi le poids, surtout pour les porcelaines dont on regarde aussi les émaux et la couleur des émaux. Pour les bronzes on rajoutera les couleurs et la patine en plus de son poids.

Comment distinguer un objet authentique d’une copie ou d’un faux ?

Nous avons une liste de cirières que nous cochons. Le but est dans coché un maximum, nous ne sommes pas obligés d’atteindre 100% même si cela reste préférable, si nous sommes à 80%, 90% nous pouvons d’ores et déjà penser qu’il est authentique. La provenance est primordiale elle joue de plus en plus un rôle important pour déterminer l’authenticité d’un objet. Cependant ça reste qu’un plus car nous avons beaucoup d’objets donc nous ne connaissons pas la présence mais qu’ils sont authentiques.

Expertise gratuite objet dynastie Qing
Expertise de porcelaine chinoise

Quels détails passent souvent inaperçus mais sont décisifs pour un expert ?

Généralement, le jour des enchères les clients acheteurs arrivent à voir ce genre de détails cependant c’est souvent une petite différence soit de qualité, une dimension un peu différente de d’habitudes, ce genre de détail qui change drastiquement le prix. La plupart des gens dès qu’ils voient un objet, le classifie automatiquement et font leur différence à partir de cette comparaison. Et quelque chose qu’on pense être similaire possède une différence subtile qui fait que le prix est différent et peut parfois atteindre une grosse différence de prix.

Un objet ancien est-il forcément plus précieux ?

Non pas forcément, ça dépend de la typologie d’objets, des artistes pour les objets plus récents. C’est avant tout la qualité que l’époque. Il n’y a pas de règles.

Comment évolue la cote des objets sur le marché actuel ?

Le Vietnam évolue positivement avec une augmentation stable et constante depuis une dizaine, quinzaine d’années. Le Japon est stable il n’est ni en augmentation, ni en diminution. Il y a des bons clients pour les objets de qualité. La chine suit plus difficilement. L’évolution est un peu constante mais vraiment rapide, les modes changent donc ça peut passer de six mois à six autres, d’un semestre à un autre, tout dépend de la mode. De nouveaux faux arrivent sur le marché et affecte un peu les résultats. La porcelaine chinoise est en hausse pour la porcelaine impériale de qualité, celle de moyenne gamme est plutôt en baisse.

Qu’est-ce qui peut faire chuter ou au contraire faire exploser la valeur d’un objet ?

Quand de nouveaux collectionneurs décident de jeter leur dévolu sur différentes spécialités et permettre de faire augmenter une spécialité particulière. La mise en place de faux sur le marché affecte le marché de manière négative. Ensuite ce qui influe beaucoup ce sont les changements socio-économique qui intéresse les acheteurs et qui s’intéresse à leur patrimoine et leur achète.

Un objet restauré perd-il forcément de la valeur ?

Tout dépend des matériaux, une porcelaine perdrait de sa valeur en effet. Une sculpture en bois pas forcément car si c’est une partie qui est cassée ou endommagée et qu’on la recolle correctement, que le travail est bien fait cela ne change pas grand-chose. Un bronze pas forcément s’il est restauré correctement par des professionnels qui savent travailler. Quelque fois ça peut atteindre sa valeur maximale tout dépend vraiment des matériaux, il y a des matériaux qui sont plus enclins à être travaillés et d’autres non notamment la porcelaine, c’est vraiment le pire.

Quels types d’objets séduisent le plus les collectionneurs aujourd’hui ?

Nous devons de nouveau tout rediviser en plusieurs sous spécialités. Pour les adeptes de la Chine ce serait la porcelaine impériale, le marché est assez stable et fonctionne bien ainsi que de grands artistes. Pour le Vietnam, ce seront les artistes de la première partie du XXe siècle, notamment ceux qui ont participé ou qui sont allés à l’école des beaux-arts d’Indochine. Globalement ce qui fonctionne le mieux, dans toute spécialité confondue, ce sont les objets de grande qualité, ils sont déterminants pour fixer la valeur.

Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui découvre un objet chez lui ?

D’appeler l’expert pour le faire estimer ainsi que de se renseigner correctement et éviter les surenchères d’estimation avant les enchères. Il est conseillé de se rapprocher de personne sérieuse sur le marché que ce soit sur internet ou pour faire estimer son objet. Essayer d’avoir plusieurs estimations et travailler avec les personnes dont le feeling passe le mieux.

Comment conserver correctement un objet pour préserver sa valeur ?

Tout d’abord, il ne faut pas vouloir faire restaurer son objet, le transformer ou le modifier, il est conseillé de les garder tels qu’ils sont. Évidement si le problème est majeur comme de la pourriture sur une peinture ou un vrai gros problème, il est mieux de s’adresser à de vrais bons professionnels. En revanche si la condition est plutôt bonne, stable et que ça ne bouge pas il ne faut pas les restauré, ni les toucher, il faut laisser l’objet comme il est. Éviter de les nettoyer car les accidents arrivent vite et que cela peut nuire à l’état de l’objet comme certains bronzes trop frotté dont la patine a été enlevée. Mais il ne faut pas oublier de profiter de son objet et l’apprécier au quotidien.

Avez-vous un exemple d’une œuvre que vous avez vendu dans votre carrière qui vous a marqué ?

Dans la collection d’un monsieur, un industriel français et grand collectionneur d’art asiatique, nous avions récupéré l’ensemble de sa collection et l’avions mis en vente. Dans cet ensemble nous avions une porcelaine bleue et blanche avec une petite coupe sur le pied. Cette porcelaine d’époque était décorée d’un dragon, c’était très rare. J’étais honoré de travailler dessus ainsi que de le toucher.

Avez-vous un exemple d’une œuvre que vous avez vendu avec Maison R&C dans votre carrière et qui vous a marqué ?

Nous avons vendu ensemble un bronze du Tibet estimé entre 1000 et 1500 euros et vendu aux enchères à 150 000 euros. Cette histoire à commencer avec une demande d’estimation sur le site que nous recevons automatiquement quand il s’agit de l’Asie. 45 demandes sont passées, certaines incohérente, nous avons rencontré le collectionneur et dans tous les objets proposés il y avait ce bronze. C’était un héritage, le monsieur n’avait pas forcément conscience de sa valeur.

Expertise de bronze asiatique

Le conseil de Jean Gauchet, expert en art asiatique

Essayer pour les clients de bien se renseigner et de travailler avec des personnes avec qui ils se sentent à l’aise. Pour les collectionneurs je dirais de choisir avant tout des objets qui leur plaisent, il ne faut pas toujours essayer d’analyser le marché pour acheter les objets qui sont les plus recherchés et il ne faut pas toujours penser investissement pour gagner de l’argent, je conseillerais plutôt de penser en termes d’achat d’objets d’art pour se faire plaisir à soi-même avec un objet qu’on aime regarder tous les jours et avec ça normalement on ne pourra pas vraiment perdre d’argent. Il ne faut pas toujours écouter les conseils des uns et des autres, du marché de ci et de ça, mais plutôt s’écouter soi-même ainsi qu’essayer de comprendre et de se documenter.

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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