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Estimation, cote et valeur Peintures Chinoises
On entend par peinture chinoise ancienne les œuvres réalisées de la période des Jin orientaux (317-420) à la fin de la dynastie Ming (1368-1644). Pour une estimation gratuite de la valeur de vos peintures chinoises anciennes, faites confiance à l’équipe d’experts Estimon’objet !
Prix des peintures chinoises
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Peintures décoratives, œuvres contemporaines, copies, rouleaux et calligraphies courantes : entre 200 € et 5 000 €
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Peintures traditionnelles sur papier ou soie, calligraphies d’artistes reconnus, rouleaux anciens et œuvres de collection : entre 1 500 € et 80 000 €
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Peintures anciennes, œuvres d’artistes majeurs, rouleaux impériaux et calligraphies d’exception : entre 10 000 € et plusieurs millions d’euros
Comment faire estimer une peinture chinoise en ligne
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La pratique de la peinture chinoise ancienne
La peinture chinoise ancienne est pratiquée sur différents supports, de la soie à la peinture murale. Les peintures sont surtout réalisées à partir d’encre noire de seiche plus ou moins diluée, et parfois rehaussée de pigments colorés. L’écriture fait partie intégrante de la peinture chinoise, des poèmes et textes étant souvent ajoutés en marge du dessin. On remarque aussi régulièrement l’apposition de sceaux rouges par les propriétaires successifs des œuvres. L’apprentissage et la pratique de la peinture en Chine s’appuient avant tout sur la copie des maitres anciens. Art complexe et ritualisé, la peinture fut longtemps l’apanage des lettrés. La peinture chinoise classique se divise en sept catégories, en fonction de la technique employée. Les catégories sont les suivantes : les travaux minutieux au crayon ou au pinceau (gongbi hua), le dessin libre et expressif (xieyi hua), la peinture aux couleurs fortes (zhongcai hua), les lavis (shuimo hua), les peintures au trait (baimiao hua), la fresque (dunhuang bi hua), et la peinture dite « sans os » (mogu).
Des Jin orientaux aux Tang
Les peintures chinoises anciennes de la période des Jin orientaux à celle des Tang sont connues avant tout par les reproductions historiques qui en ont été faites. Sous la dynastie des Jin orientaux (317-420), la peinture sur rouleau devient la technique prépondérante, et supplante la technique de la fresque qui dominait jusqu’alors. Gu Kaizhi (345-406) est le premier à théoriser la pratique de la peinture de paysage. Son texte est d’ailleurs associé à la naissance de ce genre. Le travail du peintre n’est cependant connu que par des reproductions postérieures, comme le Récit de la nymphe de la rivière Luo, copie réalisée sous la dynastie Song. La peinture chinoise officielle prend un véritable essor sous les dynasties du Nord et du Sud (420-581) et plus particulièrement sous les Qi (550-577).
La plupart des œuvres réalisées à cette période sont cependant perdues, notamment celles du peintre le plus réputé, Zang Zihua. La peinture de paysage dit sanshui, liée au contexte funéraire, apparaît sous la dynastie Sui (581-618). C’est une peinture polychrome connue avant tout grâce à des reproductions sur rouleau, comme Maison de Wang Wei, de Wang Chuan. Dans ces œuvres, l’homme contrôle de paysage dans une composition hiérarchisée. Sous la dynastie Tang (618-907), avec l’influence de peintres comme Wu Daozi (680-740), la peinture chinoise en monochrome se développe. Les dégradés de noir obtenus au moyen de lavis visent à rendre les représentations plus expressives et spontanées qu’avec la technique plus traditionnelle de la peinture au trait.
À la même période, le genre du portrait se développe. Yan Liben (600-673) est le plus grand représentant de ce genre. L’accent est mis sur les accessoires permettant d’identifier le rôle, le rang ou l’origine du personnage. Sous les Tang, les scènes d’intérieur traitées en panorama sont également prisées. L’art Tang a pour motif récurant le cheval. Les innovations artistiques mises au point sous la dynastie Tang sont approfondies à la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes (907-960). Cette période est considérée comme l’âge d’or de la peinture de paysage sur soie.
La peinture chinoise sous les Song
La pratique de la peinture chinoise se structure sous les Song. C’est sous la dynastie des Song du nord (960-1127) que l’Académie voit le jour. Les types de peintures réalisées sous les Song du nord sont multiples. Certaines relèvent du paysage philosophique, comme Sans fin, les ravins, les pins, le vent (1124), peinte par Li Tang. Les portraits en couleur représentant des dignitaires se développent également, comme le montre le Portrait assis de l’empereur Huizong des Song. Les peintures de scènes d’intérieur se complexifient, et davantage d’attention est portée aux architectures et aux mises en abime. La peinture animalière est aussi bien représentée, avec des œuvres telles que Double bonheur (1061), de Cui Bo (?-1685). Les artistes de la dynastie Song du nord pratiquent tant la peinture monochrome que polychrome. Sous la dynastie Song du Sud (1127-1279), on atteint l’apogée de la peinture sur soie et papier.
Le paysage philosophique demeure un genre très important. Parmi les chefs d’œuvres de cette période, figurent Courants et montages, pureté des lointains de Xia Gui (1180-1230) et Aller, à l’aube, dans la montagne enneigée, de Ma Yuan (?-1225). C’est désormais le vide qui hiérarchise la composition. L’échelle est donnée par l’adjonction de petits personnages dans la nature. C’est également de cette période que datent nombre des copies des peintres antérieurs. La dynastie Liao (916-1125) succède aux Song. Les seules peintures connues de cette dynastie sont des fresques qui révèlent la persistance de l’influence de l’art Song. La peinture de la dynastie Jin (1115-1234) s’inspire elle aussi fortement de l’art Song, avec des peintres tels que Wang Tingyun (1151-1202).
Un art de lettrés
Sous la dynastie Yuan (1271-1368) les lettrés se trouvent excluent de l’administration et se retirent en province, où ils se consacrent à l’art. L’Académie disparait alors. Cette situation permet un renouveau de la peinture chinoise. Les quatre peintres les plus célèbres de cette période sont Huang Gongwang (1269-1354), Wu Zhen (1280-1354), Ni Zan (1301-1374) et Wang Meng (1308-1385). Les sujets traditionnels de la peinture animalière, de personnages et du paysage philosophique sont toujours représentés, mais on voit aussi apparaître la peinture de bambou ou encore de fleurs isolées.
L’archaïsme, hommage à la simplicité des formes des maitres du passé, devient une ligne de conduite pour les peintres. Avec la dynastie Ming (1368-1644), se développe l’école de Wu qui met à l’honneur l’étude et la copie des maitres anciens comme Wang Meng. C’est l’époque d’un très important développement de la peinture dite de « fleurs et oiseaux », avec des œuvres comme Fleurs de prunier et oiseau sauvage de Chen Hongshou (1599-1652). Les grands noms de la dynastie Ming sont Shen Zhou (1427-1509), Du Jin (1465-1505), Gao Gu (?-1645), et Dong Qichang (1555-1636). Les Immortels de Gao Gu, manifestent d’émergence de la peinture religieuse.
La vente des peintures chinoises anciennes
En ce qui concerne les ventes de peintures chinoises anciennes, on remarque que ce sont les calligraphies qui occupent la majeure partie du marché. Elles s’échangent généralement pour des prix dépassant les 100 000 €, comme Running and Cursive Script Calligraphy de Dunru Zhu (1081-1159), vendue 16 546 741 € en 2020 à Pékin. Les peintures représentent une part moins importante que les calligraphies sur le marché de l’art, mais circulent néanmoins aisément, en particulier sur le marché chinois. Les prix de vente sont relativement élevés, et les enchères dépassent souvent les 500 000 €. Ainsi, Waterfall valley under the cloud de Zhang Daqian a été adjugé à 444 019 € à Hong Kong en 2021. Vous souhaitez faire expertiser une peinture chinoise ancienne et recevoir son estimation. Estimer une peinture chinoise ancienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.
(Illus.) Xia Gui (1195-1224), Courants et montages, pureté des lointains (détail), encre sur papier, Taipei, Musée national du Palais.
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