Estimation gratuite Francis Bacon

Francis Bacon

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Estimation et cote de l'artiste Francis Bacon

Francis Bacon (1909-1992) est l’un des peintres les plus importants du XXᵉ siècle. Né à Dublin et installé à Londres, cet artiste autodidacte a profondément renouvelé la peinture figurative. Ses portraits montrent des visages déformés, des corps isolés et des personnages enfermés dans des espaces presque vides. Derrière ces images parfois violentes se trouvent souvent ses amis, ses amants et les artistes qu’il admirait, comme Diego Velázquez, Vincent van Gogh ou Pablo Picasso.

Aujourd’hui, les tableaux de Francis Bacon comptent parmi les œuvres d’après-guerre les plus recherchées au monde. Ses grands triptyques peuvent dépasser 80 millions de dollars et son record atteint 142,4 millions de dollars ! Les portraits de Lucian Freud, George Dyer, Henrietta Moraes et Isabel Rawsthorne occupent également une place centrale sur le marché.

Vous possédez une peinture, une gravure ou une lithographie de Francis Bacon ? Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une première estimation gratuite, rapide et confidentielle.

Estimation gratuite Francis Bacon

Prix des œuvres de Francis Bacon

  • Peinture originale sur toile : de plusieurs centaines de milliers d’euros à plus de 130 millions d’euros

  • Petit portrait ou triptyque de têtes : entre plusieurs millions et plus de 30 millions d’euros

  • Gravure, lithographie ou estampe signée : entre 1 000 € et plus de 100 000 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre de Francis Bacon ? Commencez par photographier la face, le revers, les bords de la toile, le châssis et l’encadrement. Prenez également des images rapprochées de la matière picturale, des inscriptions, des étiquettes et des éventuels numéros d’inventaire. Dans le cas d’une estampe, photographiez la signature au crayon, la justification du tirage, le filigrane et les marges du papier.

Nos experts étudient ensuite la technique, les dimensions, la provenance, l’état de conservation et la cohérence de l’œuvre avec la production connue de Francis Bacon. Ils vérifient également si la peinture figure dans le catalogue raisonné officiel, publié en 2016 sous la direction de Martin Harrison. Cette vérification est indispensable car de nombreuses œuvres faussement attribuées à Bacon circulent sur le marché.

Grâce à cette analyse, Estimon’objet vous apporte un premier avis fiable et confidentiel. Pour une œuvre potentiellement importante, notre équipe peut ensuite vous orienter vers les recherches documentaires et les examens complémentaires nécessaires.

La cote de Francis Bacon sur le marché de l’art

La cote de Francis Bacon dépend fortement du format et du sujet. Les grands triptyques dominent son marché, suivis par les portraits de ses proches et les représentations du pape inspirées de Velázquez. La période de création, l’historique des expositions et la provenance peuvent faire varier la valeur de plusieurs millions d’euros.

La cote des grands triptyques de Francis Bacon

Les grands triptyques représentent le sommet du marché de Francis Bacon. Chaque ensemble se compose de trois panneaux autonomes, généralement de même dimension. Les collectionneurs recherchent tout particulièrement les œuvres consacrées à Lucian Freud, George Dyer, aux grandes tragédies grecques ou au thème de la crucifixion.

Voici quelques résultats de référence :

  • Three Studies of Lucian Freud (1969) : ce triptyque représentant le peintre Lucian Freud a été vendu 142,4 millions de dollars en novembre 2013 à New York. Il s’agit du record mondial de Francis Bacon.
  • Triptych, 1976 (1976) : cette œuvre monumentale composée de trois panneaux a été adjugée 86,3 millions de dollars en mai 2008 à New York.
  • Triptych Inspired by the Oresteia of Aeschylus (1981) : ce triptyque inspiré de la tragédie grecque d’Eschyle a été vendu 84,55 millions de dollars en juin 2020 à New York.

Ces résultats montrent l’importance du triptyque dans l’œuvre de Bacon. Un ensemble resté complet, bien documenté et présent dans de grandes expositions internationales peut atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros.

La cote des grands portraits et des peintures sur un seul panneau

Francis Bacon peint régulièrement ses proches sur de grandes toiles verticales. George Dyer, Lucian Freud, Peter Lacy, Isabel Rawsthorne et John Edwards deviennent les principaux visages de son œuvre. Les portraits liés à une relation personnelle forte avec l’artiste sont particulièrement recherchés.

Plusieurs ventes témoignent de leur valeur :

  • Portrait of George Dyer Talking (1966) : cette grande huile sur toile représentant George Dyer assis a été vendue 42,19 millions de livres sterling en février 2014 à Londres.
  • Landscape near Malabata, Tangier (1963) : cette peinture liée au séjour marocain de Francis Bacon et à sa relation avec Peter Lacy a été adjugée 19,63 millions de livres sterling en mars 2024 à Londres.
  • Study for Portrait of José Capelo (1989) : ce portrait tardif, retrouvé après avoir été volé en Espagne, a été évalué autour de 5 millions d’euros en 2024.

Pour ces peintures, l’identité du modèle joue un rôle essentiel. Un portrait de George Dyer ou de Lucian Freud possède une place différente sur le marché d’une figure anonyme. La date, la qualité de la composition et la présence de l’œuvre dans les expositions historiques de Bacon doivent aussi être prises en compte.

La cote des petits portraits et des triptyques de têtes

À partir des années 1960, Francis Bacon réalise de nombreux portraits sur de petites toiles d’environ 35,5 × 30,5 cm. Il réunit souvent trois panneaux pour montrer plusieurs points de vue d’un même visage. Malgré leurs dimensions réduites, ces œuvres peuvent atteindre des prix impressionnants.

Parmi les résultats connus :

  • Three Studies for George Dyer (1964) : ce petit triptyque de portraits a été vendu 26,68 millions de livres sterling en juin 2014 à Londres.
  • Three Studies for a Portrait of Henrietta Moraes (1963) : cet ensemble de trois petites toiles a été adjugé 24,3 millions de dollars en novembre 2022 à New York.
  • Three Studies of George Dyer (1966) : ce triptyque consacré au compagnon de Bacon a atteint 38,6 millions de dollars en novembre 2017 à New York.

Ces résultats prouvent que la taille ne détermine pas seule la valeur d’une œuvre de Francis Bacon. Un petit triptyque consacré à un modèle important peut dépasser le prix d’une grande toile isolée.

Comment reconnaître un tableau de Francis Bacon ?

Francis Bacon représente presque toujours la figure humaine, mais il ne cherche pas à reproduire fidèlement un visage. Les traits semblent glisser, se superposer ou disparaître sous de larges traces de peinture. Une bouche peut paraître ouverte, une joue se déplacer et plusieurs profils se mêler dans une seule tête. Ces transformations ne sont pas improvisées au hasard : Bacon connaissait parfaitement le visage de ses modèles et travaillait souvent à partir de photographies.

Ses personnages apparaissent fréquemment seuls dans une pièce presque vide. Une ligne courbe, une cage transparente, un cercle ou un simple rectangle permet de délimiter l’espace. On retrouve aussi des fauteuils, des lits, des ampoules suspendues, des lavabos et des rideaux. Les arrière-plans peuvent employer des couleurs très franches : orange, rose, violet, rouge sombre, vert ou noir.

La matière apporte des indices importants. Bacon applique parfois la peinture avec un pinceau, un chiffon, une éponge ou directement avec les mains. Certaines parties du visage sont travaillées avec précision, tandis que d’autres restent presque effacées. Des projections et des traces rapides peuvent apparaître autour de la bouche, des yeux ou du corps.

Francis Bacon utilise principalement de la peinture à l’huile, parfois associée au pastel. Il travaille souvent sur le côté non préparé de la toile. La trame du tissu reste alors visible et absorbe directement la couleur. Cette particularité constitue un indice technique important, mais elle ne suffit jamais à prouver l’authenticité d’un tableau.

Il peint rarement ses modèles en direct. Il préfère travailler seul, à partir de ses souvenirs et de photographies pliées, déchirées ou tachées. Les photographies de John Deakin, les études du mouvement d’Eadweard Muybridge, des images médicales et des reproductions de tableaux anciens font partie de ses principales sources.

Reconnaître la signature de Francis Bacon

Francis Bacon signe très rarement ses peintures sur la face. L’absence de signature visible ne constitue donc pas un signe négatif. La plupart de ses tableaux authentiques sont identifiés grâce à leur provenance, à leurs anciennes étiquettes, à leur historique d’exposition et à leur présence dans le catalogue raisonné de Francis Bacon.

Le revers peut porter un titre, une date, un numéro d’inventaire ou une étiquette provenant de la galerie qui représentait l’artiste. Ces informations doivent être photographiées avec beaucoup de soin. Elles peuvent permettre de relier directement la toile à une ancienne exposition ou à une collection connue.

Sur les gravures et les lithographies, la situation est différente. La signature « Francis Bacon » apparaît généralement au crayon dans la marge inférieure. Le numéro du tirage est souvent inscrit de l’autre côté sous une forme comme « 12/150 » ou « 34/200 ». Certaines estampes portent aussi un cachet sec, la marque de l’imprimeur ou le nom de l’éditeur.

Il faut rester très prudent : une signature manuscrite ne prouve jamais à elle seule l’authenticité d’une œuvre. Le marché compte de nombreuses reproductions, affiches et estampes apocryphes qui portent une fausse signature. Pour une toile prétendument peinte par Bacon, le contrôle du catalogue raisonné et de la provenance reste indispensable.

Signature Francis Bacon

Tableau de Francis Bacon : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en peintures modernes, commence par vérifier la nature exacte de l’objet. Il doit déterminer s’il s’agit d’une peinture originale, d’une estampe signée, d’une reproduction ou d’une œuvre réalisée d’après Francis Bacon. Cette première distinction peut représenter un écart de valeur de plusieurs millions d’euros.

Pour une peinture, il examine le support et la matière. Bacon travaille souvent sur une toile de lin non préparée, dont la couleur beige reste visible autour des figures. Romain vérifie si la peinture pénètre naturellement dans les fibres ou si elle semble posée sur une toile déjà enduite. Il recherche aussi les passages réalisés au chiffon, les projections, les zones frottées et les empâtements plus épais.

Il compare ensuite les dimensions aux formats utilisés par Francis Bacon. Les grands tableaux mesurent fréquemment environ 198 × 147,5 cm, tandis que les petits portraits adoptent souvent un format proche de 35,5 × 30,5 cm. Ces mesures ne constituent pas une preuve, mais une dimension inhabituelle doit être expliquée par l’historique de l’œuvre.

Romain regarde également l’encadrement. Bacon accordait beaucoup d’importance à la présentation de ses peintures. Il choisissait souvent une baguette dorée et plaçait la toile derrière une vitre. Le cadre, le verre et le montage ancien peuvent donc apporter des informations utiles. Ils ne doivent jamais être démontés sans précaution.

Enfin, il contrôle la provenance, les anciennes photographies, les factures, les certificats et les étiquettes. Il vérifie surtout si l’œuvre figure parmi les peintures répertoriées dans le catalogue raisonné publié par l’Estate of Francis Bacon. Face à une valeur potentiellement très élevée, une simple ressemblance avec le style de l’artiste ne suffit jamais.

Francis Bacon, le peintre des visages et de la condition humaine

Francis Bacon naît à Dublin en 1909 dans une famille britannique. Son père élève et entraîne des chevaux de course. L’enfance du jeune Francis est marquée par un asthme sévère et par une relation difficile avec son père, qui accepte mal son homosexualité. À l’âge de 16 ans, Bacon quitte le domicile familial et mène une vie indépendante entre Londres, Berlin et Paris.

À Paris, il découvre les œuvres de Pablo Picasso, une rencontre artistique qui le pousse à devenir peintre. Il n’entre pourtant dans aucune école d’art et se forme seul. À son retour à Londres, il travaille d’abord comme décorateur et créateur de mobilier. Sa carrière de peintre reste hésitante jusqu’en 1944, année où il réalise Three Studies for Figures at the Base of a Crucifixion. Présentée à Londres après la guerre, cette œuvre choque le public et impose immédiatement son nom.

Au cours des années suivantes, Bacon rencontre les personnes qui vont marquer sa vie et sa peinture : le pianiste Peter Lacy, le peintre Lucian Freud, la modèle Isabel Rawsthorne, Henrietta Moraes et surtout George Dyer. Ses relations sont souvent passionnelles et douloureuses. En 1971, George Dyer meurt à Paris, deux jours avant l’ouverture de la grande rétrospective de Bacon au Grand Palais. L’artiste transforme ce drame personnel en plusieurs tableaux connus sous le nom de triptyques noirs.

Bacon travaille pendant plus de trente ans dans son petit atelier du 7 Reece Mews à Londres. La pièce, remplie de photographies déchirées, de livres, de pinceaux, de tubes de peinture et de chiffons, semble totalement désordonnée. L’artiste sait pourtant où se trouve chaque image. Après sa mort, le contenu complet de cet atelier est transféré et reconstitué à Dublin.

Francis Bacon meurt à Madrid en 1992. Il laisse derrière lui une œuvre rare : le catalogue raisonné recense 584 peintures conservées. Ses tableaux figurent aujourd’hui dans les plus grands musées du monde et continuent d’occuper une place majeure sur le marché de l’art international.

Si vous pensez posséder une œuvre de Francis Bacon, ne cherchez pas seulement une signature. Commencez par réunir tous les documents qui accompagnent le tableau : facture ancienne, certificat, photographie de l’œuvre dans un intérieur, courrier, catalogue d’exposition ou étiquette de transport. Pour un artiste de cette importance, une provenance continue et vérifiable est souvent plus convaincante qu’un nom inscrit sur la toile.

Photographiez ensuite le revers sans démonter l’œuvre. Chez Bacon, la toile, les étiquettes, les numéros d’inventaire et le système d’encadrement peuvent fournir des renseignements essentiels. Prenez aussi une photographie très rapprochée des zones où la toile brute reste visible. Il faut pouvoir distinguer la fibre du lin, les passages absorbés et les couches de peinture déposées en surface.

Dans le cas d’une estampe, ne vous limitez pas à la signature. Photographiez le numéro du tirage, les marges, le filigrane, le cachet de l’éditeur et le dos de la feuille. Une lithographie authentique, une reproduction photographique et une affiche d’exposition peuvent reprendre exactement la même image, mais leur valeur n’a rien de comparable.

Ne nettoyez pas la toile, ne retirez aucune étiquette et ne remplacez pas l’encadrement avant l’expertise. Envoyez vos photographies à Estimon’objet : nos experts pourront identifier la nature de votre œuvre et vous fournir une estimation gratuite, confidentielle et argumentée.

Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos tableaux, gravures, objets d’art et objets de collection.

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire (né en 1946) est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français. Après une première carrière de kinésithérapeute, il se consacre entièrement à l’art à partir des années 1980. Ses personnages aux corps étirés, ses couples troublants et ses figures féminines forment un univers immédiatement reconnaissable, à la fois sensuel, drôle et parfois dérangeant. Les peintures sur toile et sur bois constituent aujourd’hui la partie la plus recherchée de son œuvre.

Vous possédez un tableau, un dessin, une lithographie ou une sculpture de Jean-Pierre Ceytaire ? Estimon’Objet vous accompagne pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Jean-Pierre Ceytaire

Prix des œuvres de Jean-Pierre Ceytaire

  • Peintures à l’huile et techniques mixtes : de 100 à près de 8 000 euros

  • Dessins et œuvres sur papier : de 40 à plus de 1 000 euros

  • Lithographies, gravures et estampes : de 20 à 200 euros

  • Sculptures et bronzes : de 300 à plus de 1 500 euros

Pour réaliser une première estimation d’une œuvre de Jean-Pierre Ceytaire, nos experts examinent des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Ils étudient la technique, le support, les dimensions, le sujet, la date, l’état de conservation et la provenance. Une peinture à l’huile de grand format, une composition des années 1980 ou une œuvre sur bois découpé ne possède pas la même valeur qu’un petit dessin ou qu’une estampe éditée à plusieurs exemplaires.

Les anciennes étiquettes, factures, certificats, photographies d’exposition et mentions inscrites au dos doivent également être communiqués. Ces documents peuvent aider à replacer l’œuvre dans la carrière de l’artiste et à confirmer son historique. À partir de ces éléments, Estimon’Objet établit une première valeur de marché et vous conseille sur la meilleure solution dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance. Cette première étude ne constitue toutefois pas une authentification définitive.

La cote de Jean-Pierre Ceytaire sur le marché de l’art

La cote de Jean-Pierre Ceytaire repose principalement sur ses peintures figuratives. Son marché reste accessible, mais les écarts de prix sont importants. Une étude sur papier peut être adjugée pour quelques dizaines d’euros, tandis qu’une grande huile sur toile ou sur bois, bien documentée et caractéristique de son univers, peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Les bases spécialisées recensent plusieurs centaines de passages en vente, dont une très large majorité concerne ses peintures.

La cote des peintures à l’huile et techniques mixtes

Les peintures de Jean-Pierre Ceytaire représentent le cœur de son marché. Les collectionneurs recherchent surtout les couples, les figures féminines, les scènes de désir et les compositions aux titres pleins d’ironie. Les huiles sur toile ou sur bois de grandes dimensions, ainsi que les œuvres des années 1980 et 1990, peuvent obtenir les meilleurs résultats.

Voici quelques ventes de référence :

  • Tire l’oreille, doigt au chaud : cette huile sur toile a été vendue à Paris en mai 2025 pour 1 560 euros, frais compris.
  • Double portrait : cette technique mixte sur toile de 27 × 41 cm a été adjugée à Paris en novembre 2014 pour 1 400 euros.
  • Pique saucisses : cette peinture a obtenu 1 000 euros lors d’une vente parisienne en octobre 2020.
  • Le Baiser : cette huile sur toile de 27 × 41 cm a été vendue à Paris en février 2023 pour 845 euros, frais compris.
  • Madame fond rouge : cette peinture a atteint 850 euros lors d’une vente organisée en France en janvier 2023.

Ces résultats concernent le marché des enchères. Les prix proposés en galerie ou directement par l’artiste peuvent être plus élevés, notamment pour les grands formats récents et les œuvres accompagnées d’un certificat.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Jean-Pierre Ceytaire possède une solide maîtrise du dessin, en partie nourrie par ses études d’anatomie. Ses crayons, pastels et techniques mixtes représentent souvent des nus, des couples ou des personnages aux membres volontairement allongés. La valeur dépend de la qualité du trait, du sujet, du format, de la date et de la présence d’une signature.

Quelques résultats illustrent cette catégorie :

  • Scène érotique (1993) : ce dessin a été vendu à Nogent-sur-Marne en juin 2026 pour 160 euros.
  • Nu agenouillé : ce dessin a obtenu 60 euros lors de la même vente.
  • Deux femmes : cette œuvre sur papier a été adjugée en décembre 2024 pour 40 euros.
  • Personnage accoudé à une table : cette composition sur papier a également été vendue en décembre 2024 pour 40 euros.

Les dessins proposés directement sur le premier marché peuvent afficher des prix supérieurs. Les feuilles abouties, signées, titrées et bien conservées sont naturellement plus recherchées que les croquis rapides ou les œuvres présentant des traces d’humidité.

La cote des sculptures, bronzes et estampes

Jean-Pierre Ceytaire ne se limite pas à la peinture. Il réalise également des sculptures en bronze ou en plâtre, des bas-reliefs, des gravures et des lithographies. Les bronzes numérotés bénéficient généralement d’une cote supérieure aux plâtres ou aux œuvres non éditées dans un matériau durable.

Parmi les résultats connus :

  • Femme au boa : cette sculpture en bronze à patines brune et dorée, haute de 45 cm, a été adjugée à Paris en septembre 2022 pour 518 euros.
  • L’Enfant Roi : un exemplaire numéroté de cette sculpture en bronze a atteint 1 400 francs suisses à Genève.
  • Mme S.P.A. Phile 87 : cette technique mixte a été vendue en France en mars 2022 pour 80 euros.
  • Ensemble de cinq lithographies sans titre : un ensemble de feuilles signées et numérotées sur 20 a été estimé entre 100 et 150 euros en 2026.

Pour une estampe, la signature au crayon, la justification du tirage, l’état du papier et la présence de marges intactes sont essentiels. Une lithographie non signée ou très largement éditée peut conserver une valeur limitée.

Comment reconnaître une œuvre de Jean-Pierre Ceytaire ?

Les œuvres de Jean-Pierre Ceytaire se reconnaissent d’abord à leurs personnages déformés avec une grande liberté. Les femmes présentent souvent un visage allongé, une peau très claire, des yeux étirés et un cou démesuré. Les hommes adoptent des attitudes plus maladroites ou comiques. Les mains, les jambes et les torses suivent des courbes exagérées, mais cette déformation reste maîtrisée : l’artiste connaît précisément l’anatomie et choisit volontairement de s’en éloigner.

Les couples, les servantes, les valets, les reines, les figures religieuses et les scènes de séduction reviennent régulièrement. Ceytaire joue avec les codes de la peinture sacrée et transforme parfois ses personnages en madones, en saints ou en figures mythologiques. Les titres renforcent souvent le sens de la scène grâce à des jeux de mots, des sous-entendus ou un humour provocateur.

La technique apporte d’autres indices. L’artiste travaille sur des toiles au grain fin, qui lui permettent d’appliquer des glacis légers. Il utilise également des panneaux de bois préparés, poncés ou découpés. Certaines compositions associent peinture, collage, feuille d’or ou poudre de bronze. Les teintes de terre, les rouges sourds, les ocres et les couleurs volontairement délavées donnent à ses tableaux une atmosphère ancienne, presque silencieuse.

Reconnaître la signature de Jean-Pierre Ceytaire

Jean-Pierre Ceytaire signe généralement ses œuvres « Ceytaire », avec une écriture manuscrite assez souple. La signature peut se trouver dans un angle inférieur, mais elle apparaît aussi parfois dans la partie haute de la composition. Sa couleur reste discrète et s’accorde souvent avec celle du fond. Certaines œuvres portent également une date à proximité de la signature.

Le revers doit être examiné avec autant d’attention que la face. L’artiste peut y inscrire son nom, le titre de l’œuvre, une date ou une dédicace. Plusieurs peintures sont à la fois signées sur la face, contresignées et titrées au dos. Sur une estampe, la signature se trouve habituellement au crayon dans la marge, accompagnée du numéro du tirage.

La présence du nom « Ceytaire » ne suffit jamais à confirmer l’attribution. Il faut comparer la forme des lettres, la matière, le support et le style de l’œuvre. Estimon’Objet peut étudier ces éléments sur photographies, puis recommander un examen complémentaire lorsqu’il est nécessaire.

Expertise signature Jean Pierre Ceytaire
Signature Jean Pierre Ceytaire

Tableau de Jean-Pierre Ceytaire : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par identifier la technique et le support. Ceytaire a travaillé sur toile, sur papier, mais aussi sur bois découpé ou soigneusement poncé. Une photographie prise de côté permet de voir les glacis, les reliefs, les collages, les reprises et les éventuelles restaurations.

L’expert étudie ensuite les personnages. Il observe la façon dont les cous, les mains, les jambes et les visages ont été dessinés. Chez Ceytaire, les déformations restent cohérentes avec le mouvement général du corps. Un personnage simplement maladroit ou une anatomie mal comprise ne produisent pas le même effet qu’une déformation volontaire construite par un artiste qui connaît précisément le corps humain.

Enfin, Romain examine la signature, les inscriptions du revers, le titre et la provenance. Les titres ironiques ou à double sens sont fréquents chez l’artiste et peuvent aider à rapprocher une œuvre d’une série connue. Une facture ancienne, une étiquette d’exposition, une photographie d’atelier ou un certificat apporte également des informations précieuses pour établir une estimation fiable du tableau.

Jean-Pierre Ceytaire, du métier de kinésithérapeute à la peinture

Jean-Pierre Ceytaire naît le 26 mai 1946 à Paris et passe son enfance sur la butte Montmartre. Après un parcours scolaire difficile, il suit des études à l’École Danhier et obtient un diplôme de kinésithérapeute. Il découvre véritablement la peinture pendant son service militaire. Il commence à dessiner et à peindre sans avoir suivi le parcours classique des écoles des beaux-arts.

Il exerce la kinésithérapie pendant une quinzaine d’années, tout en développant son travail artistique. Sa connaissance du corps et de l’anatomie nourrit directement son dessin. Sa première exposition personnelle a lieu en 1973. Après son installation à Carrières-sur-Seine et une courte période abstraite, il revient à la figuration au début des années 1980 avec les séries La Veste habitée et La Veste déshabitée.

En 1986, Jean-Pierre Ceytaire abandonne définitivement son métier de kinésithérapeute pour se consacrer à son art. Ses œuvres sont ensuite exposées en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Russie et aux États-Unis. Une rétrospective consacrée à cinquante années de peinture est organisée à Mers-les-Bains en 2024. Des œuvres de l’artiste figurent également dans des collections publiques, notamment au Fonds national d’art contemporain et au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France.

Regardez attentivement le support avant de vous concentrer sur la signature. Jean-Pierre Ceytaire utilise volontiers un bois enduit puis poncé, parfois découpé selon la silhouette du personnage. De petits défauts de lissage peuvent avoir été volontairement conservés par l’artiste pour animer la surface. Ils ne doivent donc pas être confondus trop rapidement avec une mauvaise restauration.

Photographiez également l’œuvre en lumière rasante. Cette prise de vue permet de distinguer les glacis, les collages, les rehauts métalliques et les éventuelles interventions postérieures. Ne nettoyez jamais la peinture et ne retirez aucune étiquette du revers avant l’expertise. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des œuvres de Jean-Pierre Ceytaire, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin, d’une estampe ou d’une sculpture.

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Gustav Bolin

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Estimation et cote de l'artiste Gustav Bolin

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Estimation gratuite Gustav Bolin

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Gustav Bolin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Gustav Bolin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les années de formation de Gustav Bolin

Gustav Bolin naît en 1920 à Stockholm, d’une mère suédoise et d’un père russe, avant de déménager à Paris l’année suivante. Issu d’une famille cosmopolite et artistique, il est encouragé à suivre la voie artistique. En 1938, il intègre l’atelier d’Émile Othon Friesz à l’Académie de la Grande Chaumière.  

L’arrivée de la Seconde Guerre Mondiale interrompt le parcours d’études parisien de Gustav Bolin. L’artiste passe l’année 1940 à Stockholm, puis trouve refuge dans le sud de la France. Il séjourne à Miramande, à Valence ou encore à Marseille, et voyage dans le pays d’Aix sur les traces de Cézanne. Au cours de son séjour, il rencontre les artistes Charles Rollier, Alexandre Garbel et Pierre Tal Coat et peint, à leurs côtés, de nombreux paysages. Leurs peintures seront exposés au Musée de Valence, et Gustav Bolin réalisera sa première vente. 

À partir de 1943, Gustav Bolin rentre à Paris. Installé dans l’atelier de Pierre Tal Coat, il se lie d’amitié avec les artistes Giaccommetti, Picasso ou encore Nicolas de Stael. Il fréquente également la scène littéraire, et notamment Antonin Artaud, Georges Bataille ou Jean Paulhan, où il rencontrera sa femme Simone. Gusatv Bolin trouve sa place au sein de cet environnement artistique et littéraire bouillonnant, qui façonnera son style de peintre. 

Les peintures contemporaines de Gustav Bolin

Gustav Bolin puise ses inspirations dans les paysages du sud et en la figure de Cézanne, mais aussi dans des artistes aussi divers qu’Henri Matisse, Pierre Bonnard, Edvard Munch ou encore Simon Hantaï. Affranchies de ces influences plurielles, les peintures de Gustav Bolin représente des paysages dans un langage formel brute et direct, à partir du travail de la matière et de la couleur. L’artiste réalise également des oeuvres sur papier aux traits fins, capturés dans l’immédiateté, à l’aide de pigments de couleur ou d’encre. 

Dans les années 1970 et 1980, Gustav Bolin approfondit son travail de la couleur, de la matière et des techniques en abandonnant la représentation figurative. L’artiste se livre alors à des expérimentations formelles, des paysages abstraits rendus par des formes géométriques aux contours indéfinis. Les formes s’entremêlent, les couleurs se font vives et les cernes épais, au point de perdre le sens du motif représenté et d’ouvrir au monde symbolique et poétique. 

Dans les années 1980, Gustav Bolin revient à la figuration. Dans ses peintures, l’artiste se saisit du sujet du nu et le réinvente dans le prolongement de ses expérimentations formelles et plastiques. Il représente les corps nus à l’aide de formes géométriques indéfinies et de traits fins, qu’il fond dans le décor à l’aide d’un dialogue coloré. C’est à ces dernières oeuvres qu’il se dédie avant de s’éteindre à Antibes en 1999. 

La reconnaissance artistique de Gustav Bolin

Gustav Bolin est rapidement repéré sur la scène artistique de l’époque. Dès la fin des années 1940, l’artiste rencontre l’historien de l’art et critique Pierre Courthion qui le soutiendra et le défendra au fil de sa carrière. En 1948, Gustav Bolin bénéficie de sa première exposition personnelle à la galerie Pierre Loeb à Paris. Exposition tremplin, l’artiste contracte l’année suivante des contrats avec des galeries en France et à l’international. Ses peintures contemporaines sont exposées à Stockholm, New York ou Tokyo. 

Peintre de renommée internationale, Gustav Bolin se voit consacrer par l’institution muséale à partir des années 1970. En 1973, le Musée Galliera offre à ses peintures contemporaines une exposition aux côtés de l’artiste suédois Bengt Lindström, et en 1979 c’est au tour du Musée d’Ixelles de Bruxelles de les encenser. 

En 2006, une grande rétrospective est organisée par l’hôtel de ville de Paris, l’Ambassade de Suède et le Centre culturel suédois, au Salon des Tapisseries et au Louvre Antiquaire en hommage à l’artiste défunt Gustav Bolin. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Gustav Bolin

Sur le marché de l’art, les oeuvres de Gustav Bolin se font rares. Ceci dit, on y retrouve certaines de ses célèbres peintures, figuratives et abstraites, ainsi que des dessins et des lithographies. Les tableaux sont estimés en moyenne entre 800 et 2 000 euros, avec quelques exceptions autour des 5 000 euros pour des abstractions aux couleurs vives ou des paysages du sud. 

Les dessins de Gustav Bolin remportent une très jolie cote. Les estimations débutent autour de 50 euros pour des dessins figuratifs à la mine de plomb, et s’élèvent jusqu’à 1 500 euros pour des dessins aux couleurs et matières variés. Les lithographies, quant à elles, se trouveront sur le marché de l’art pour des prix variant de 50 à 150 euros. 

(Illus.) Scène estivale à Antibes, 1956, Huile sur toile, 74×92 cm

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Estimation gratuite Bernard Rancillac

Bernard Rancillac

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Rancillac

Bernard Rancillac (1931-2021) est un artiste peintre contemporain. Aux origines de la Figuration narrative, l’artiste façonne une oeuvre politique, populaire et historique, en phase avec les évènements de son époque. 

Estimation gratuite Bernard Rancillac

Prix des œuvres de Bernard Rancillac

  • Peinture : entre 15 000 € et plus de 350 000 €

  • Dessins, gouaches et œuvres sur papier : entre 2 000 € et 35 000 €

  • Estampe, lithographie, sérigraphie : entre 300 € et 6 000 €

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Bernard Rancillac, pionnier de la Figuration Narrative

En 1949, Bernard Rancillac obtient son diplôme de professeur de dessin à l’atelier de Met de Penninghen. Peu convaincu par la profession, il réalise une première exposition dans une galerie en 1956 et, deux ans plus tard, décroche un contrat avec un collectionneur, qui lui permet de se consacrer entièrement à la peinture. Très rapidement, Bernard Rancillac est acclamé : il reçoit le prix de peinture à la Biennale de Paris en 1961. Dans les années 1960, Bernard Rancillac se détache de l’abstraction lyrique dominante sur la scène artistique. En 1964, l’artiste inaugure la Figuration Narrative en organisant l’exposition collective « Mythologies Quotidiennes » avec les artistes Hervé Télémaque et Foldes. La Figuration Narrative se définit par deux caractéristiques principales : le retour de la narration en peinture et l’inscription d’un propos politique. En 1965, les artistes Eduardo Arroyo, Antonio Recalcati et Gilles Aillaud livrent l’oeuvre-manifeste du mouvement. Dans Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp, ils racontent la mort de Duchamp, et de son art conceptuel jugé bourgeois, et condamne ses héritiers du Pop Art et du Nouveau Réalisme, aux oeuvres dénuées de sens politique. Les artistes de la Figuration narrative se présentent ainsi comme une alternative aux tendances de leur époque.

Bernard Rancillac, une oeuvre politique

À ses débuts, Bernard Rancillac réalise des peintures à partir d’éléments de la pop culture tels que des pin-up, des personnages de Walt Disney ou encore des logos publicitaires. L’artiste les transpose sur la toile avec une palette de couleurs vives, une touche proche de la bande-dessinée, et des systèmes de juxtaposition d’images complexes. Bernard Rancillac réinscrit la société dans l’espace de l’oeuvre d’art avec une démarche qui renvoie formellement à celle des pop-artistes. Néanmoins, au cours des années 1960, la Figuration Narrative est à la pointe d’une pratique politique de l’art nouvelle. Dans ses tableaux, Bernard Rancillac évoque la Guerre du Vietnam et la Guerre d’Algérie, les luttes des peuples pour leur indépendance et celles contre tous les impérialismes, les discriminations et les inégalités en tous genres. Rancillac intègre alors des documents d’actualité et réalise des hommages à des personnalités politiques telles qu’Hannah Arendt. À l’aube de Mai 1968, certains artistes de la Figuration Narrative, réunis au Salon de la Jeune Peinture, se rapprochent des groupes militants d’extrême gauche. Au cours des évènements de mai, Bernard Rancillac, mais aussi Eduardo Arroyo, Aillaud, Fromanger et Cueco, participent activement à l’Atelier Populaire des Beaux-Arts. Rancillac réalise alors de nombreuses sérigraphies et des slogans cultes. Parmi ces oeuvres, on retrouve par exemple Nous sommes tous des Juifs et des Allemands représentant Daniel Cohn-Bendit, alors anarchiste et porte-parole étudiant des revendications de Mai. 

Bernard Rancillac, une oeuvre populaire

À partir des années 1970, Bernard Rancillac transforme son iconographie. Dans ses peintures, il intègre des personnalités issues de l’univers de la musique et du cinéma. Les musiciens et compositeurs de jazz Miles Davis et Yusef Lateef, ou encore la comédienne hollywoodienne Marilyn Monroe, parsèment ses toiles. Dans les années 1980, l’artiste entame ses « images éclatées » et réalise de nombreux décors pour le théâtre. En 1983, Bernard Rancillac créera également l’affiche pour le Tour de France. Ce changement d’iconographie laisserait croire à un abandon des questions politiques dans l’oeuvre de Bernard Rancillac. Or, dans des propos récoltés en 1991, l’artiste se définit comme un animal politique. Il considère que l’émotion inhérente à l’oeuvre est de nature entièrement politique, y compris dans ses représentations de Mickey, de musiciens de jazz ou de voitures. Contrairement au journaliste ou au photographe, Bernard Rancillac affirme que « le peintre a le temps pour lui, le temps de s’enfoncer dans la chair du temps. Cela s’appelle l’histoire. ». C’est bien cette inscription dans l’histoire qui définit la nature politique de la peinture de Bernard Rancillac. La démarche politique de Rancillac fait également de lui un grand artiste populaire, qui raconte les multiples dimensions de son époque et qui élargit la définition de l’art.

Cote des oeuvres de Bernard Rancillac sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, la Figuration Narrative est redécouverte à partir de 2006 et compte plusieurs ventes de ses artistes supérieures à 200 000 euros. En 2022, les ventes de Bernard Rancillac repartent à la hausse, en raison de son décès en 2021. Pour une peinture de Bernard Rancillac, les prix se trouvent en moyenne entre 6 000 et 9 000 euros, bien qu’ils débutent dès 1 500 euros et dépassent les 20 000 euros pour des oeuvres-signatures de l’artiste. Egalement recherchés des collectionneurs, les dessins de Bernard Rancillac sont estimés entre 500 et 2 000 euros. Pour les sérigraphies, les prix sont très variables. En général, on compte des prix entre 80 et 180 euros, bien qu’ils dépassent les 500 euros pour des épreuves uniques. En revanche, les affiches de Mai 1968 s’envolent à des prix nettement plus élevés, autour de 3 500 voire 4 000 euros. Récemment, La parole 4 l’Evangile selon Mao a même été adjugée à 125 312 euros. On retrouve également l’unique meuble réalisé par Bernard Rancillac en 1966. Son Fauteuil éléphant est estimé entre 1 500 et 8 000 euros selon le matériau (plastique, fibre de verre) et le coloris. 

Reconnaître la signature de Bernard Rancillac

Savoir reconnaître la signature de Bernard Rancillac est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de la Figuration narrative, dont les peintures engagées et iconiques ont marqué la scène artistique française depuis les années 1960. Sur ses toiles emblématiques — telles que Marilyn et les missiles, Le Rapt, Fidel, Le Bal de la Rose ou ses séries consacrées aux figures politiques et médiatiques — Rancillac signe généralement « Bernard Rancillac » ou plus simplement « Rancillac », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent peinte directement dans la composition, en bas de toile ou intégrée au décor, avec une écriture manuscrite nette et affirmée, souvent en lettres capitales ou semi-cursives, utilisant une teinte contrastée qui se détache du fond coloré. Sur ses œuvres sur papier, sérigraphies et lithographies, on retrouve également une signature manuscrite au crayon, associée au numéro de tirage. Dans un marché très actif où circulent œuvres d’atelier, éditions et contrefaçons, faire vérifier la signature de Bernard Rancillac par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bernard Rancillac, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Bernard Rancillac
Signature Bernard Rancillac

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Estimation gratuite Balthus

Balthus

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Estimation et cote de l'artiste Balthus

Balthus (1908-2001) est considéré comme un peintre majeur de l’histoire de l’art du XXème siècle. Inclassable, il réalise des tableaux figuratifs dans un style influencé par les maîtres de la Renaissance. Connue pour ses représentations ambiguës d’adolescentes, l’oeuvre de Balthus ouvre à de nouvelles questions dans nos sociétés contemporaines. 

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Balthus, né dans une famille d’artistes

Né Balthasar Klossowski, Balthus appartient à une famille d’artistes. Fils de la peintre Else Spiro et de l’historien d’art Erich Klossowski, il naît à Paris en 1908 à la suite de son frère, le futur écrivain Pierre Klossovski. À la séparation leurs parents, les frères se partagent entre Berne, puis Genève, avec leur mère et son nouvel amant, le poète Reiner Maria Rilke, et Munich auprès de leur père. 

 

Dès l’adolescence, Balthus est plongé dans un univers artistique. À partir de 1919, il suit des cours auprès des artistes Magrite Bay et Dora Timm. À l’âge de treize ans, il publie un premier recueil de dessins, préfacé par Rilke. En parallèle, il voit défiler les nouveaux amis de sa mère, André Gide, Maurice Denis, Pierre Bonnard, Albert Marque… 

Balthus est également initié à la scène artistique de l’ex-Empire Prusse grâce à ses oncles maternels, également artistes. Il apprend ainsi de la Sécession de Munich, berlinoise et viennoise, et rend visite régulièrement à ses oncles à Berlin. En 1922, Balthus tente le concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts de Berlin, mais échoue malgré son bagage artistique. 

Balthus, la création de l’artiste

Dans les années 1920, la famille emménage à nouveau à Paris et Balthus opte pour la formation en autodidacte. Il passe de longues heures au Louvre, puis voyage en Italie sur les traces des maîtres de la Renaissance. Poussin, Géricault et Courbet influencent la palette sombre de ses premières peintures, tandis que Piero della Francesca et Masaccio marquent l’évolution du style de Balthus à l’après-guerre. La composition spatiale ordonnée, la géométrisation des formes, la palette claire et l’empâtement de la peinture deviennent les caractéristiques majeures de l’oeuvre de Balthus. 

Hérité des maîtres de la Renaissance, le style singulier de Balthus est remarqué par ses pairs. Lié aux surréalistes, Balthus expose pour la première fois en France dans la galerie Pierre Loeb en 1934. L’artiste y présente des toiles représentant des jeunes filles dans des postures ambiguës. La leçon de guitare, représentant une enfant dénudée entre les mains et sur les genoux d’une femme également dévêtue, choque en particulier le public. Aucun tableau n’est vendu à cette première exposition. 

Rapidement, Balthus devient un artiste reconnu et visible sur la scène artistique. En dehors du thème des adolescentes dans ses scènes de genre, l’artiste réalise de nombreuses natures mortes, des paysages et des portraits de ses proches, tels que Derain, Miro ou Lady Abdy, à partir d’études détaillées au dessin. En parallèle, il conçoit également des illustrations, par exemple pour les Hauts du Hurlevent d’Émily Brontë, ainsi que des costumes et des décors pour le théâtre, notamment pour son ami Antonin Artaud ou pour Albert Camus.

Balthus, la postérité de l’artiste

À l’après-guerre, Balthus se retire de la vie parisienne. En 1953, il s’installe dans le château de Chassy en Bourgogne et poursuit son travail de peintre. À partir de 1961, il est nommé directeur de l’Académie France à Rome par André Malraux, où il demeure seize années. Dès les années 1980, des rétrospectives ont lieu à Paris, à New York et à Kyoto consacrant l’oeuvre de cet artiste inclassable, à la personnalité épicée, qui se réclamait descendant direct des maîtres de la Renaissance. 

Aujourd’hui, l’oeuvre de Balthus, décédé en 2001, secoue la société à chacune de ses expositions, en raison de ce thème-signature ambiguë, la représentation des jeunes filles. Exposée à l’automne 2017 au Met de New York, l’oeuvre Thérèse rêvant de 1938 soulève des polémiques dans un contexte étasunien post-#metoo. À travers ce tableau représentant une jeune fille assise et endormie aux jambes écartées, le peintre est accusé de poser un regard pédocriminel sur l’enfant et d’en sexualiser le corps. À ce titre, une pétition demande le décrochage de la toile, et récolte plus de 10 000 signatures. 

Si de nombreuses anciennes modèles de l’artiste se sont exprimées, à l’issue, sur leurs expériences auprès du peintre et ne relatent aucun épisode inconfortable ou violent à leurs égards, les polémiques soulevées par ces oeuvres posent de nombreuses questions à la société : celles de la sexualisation des corps des femmes et des jeunes filles, celles des représentations et de leur influence, et celles du statut accordé à l’art.   

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Balthus

Considéré comme un peintre majeur du XXeme siècle, Balthus est une valeur sûre du marché de l’art. Les tableaux, les nombreux dessins et les rares lithographies de l’artiste remportent de très belles sommes. 

Pour un tableau de Balthus, les prix débutent entre 20 000 et 80 000 euros pour une nature morte, s’élèvent entre 100 000 et 300 000 euros pour un paysage, un portrait ou un nu, et s’envolent entre 300 000 et 800 000 euros pour une scène de genre. Dans chacune de ces catégories, les prix augmentent considérablement pour les tableaux de grand format (autour de 2m sur 2m) : il faudra compter en moyenne entre 1 000 000 et 3 000 000 d’euros. Là encore, des oeuvres singulières et signatures de l’artiste seront adjugées bien au-delà, autour de 15 000 000 (Thérèse sur une banquette, 1939) et 25 000 000 d’euros (Cat in the Mirror, 1989). 

Majoritairement présents sur le marché, les dessins de Balthus sont également recherchés des collectionneurs. À l’aquarelle, au crayon et parfois à l’encre de chine, on estime un dessin de l’artiste entre 1 000 et 10 000 euros. Quant aux rares lithographies et illustrations de Balthus, on les trouvera autour de 300 euros. 

(Illus.) Girl with cat, 1937, huile sur panneaux, Art institute of Chicago, 87,6 x 77,5 cm

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Estimation gratuite Vera Székely

Vera Székely

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Estimation et cote de l'artiste Vera Székely

Vera Székely (1919-1994) est une artiste peintre, céramiste et sculptrice d’origine hongroise et active en France.

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Les débuts artistiques de Vera Székely

Vera Székely est née Vera Harsányi. En 1932, à 13 ans, elle s’intéresse au métier de graphiste. Elle entre alors dans l’atelier d’Hanna Dallos. Là, elle fait la rencontre d’une entraîneuse de natation. Vera Székely commence finalement sa carrière comme nageuse professionnelle. En 1936, elle fait même partie de l’équipe hongroise de natation qui participe aux jeux olympiques de Berlin. Mais rapidement, elle choisit de revenir à une activité artistique. Elle intègre alors l’école L’Atelier de Budapest. Elle y rencontre Pierre Székely. Ils se marient en 1945 et ils veulent fuir la dictature communiste hongroise. En sa compagnie, elle effectue un séjour de plusieurs mois à Vienne. Ils y rencontrent le peintre André Borderie. Ils débutent ensemble une collaboration artistique qui dure plusieurs années. Ils signent en commun « SZB ». Ils rejoignent ensuite Paris. Vera Székely obtient le statut de réfugiée. Le trio s’intéresse à l’art abstrait et leurs œuvres se caractérisent par leur épuration formelle. Vera Székely puise son inspiration dans les objets de culte et dans les arts primitifs. En juin 1947, elle est exposée à la galerie de Bussy à Paris. C’est l’Association France-Hongrie qui organise l’événement. De grands artistes sont présents au comité d’honneur : Georges Braque, Henri Matisse ou encore Jacques Villon. Les œuvres de Vera Székely commencent à acquérir une bonne visibilité dans le monde de l’art. 

Les œuvres collaboratives de Vera Székely

En 1950, les œuvres de Vera Székely sont exposées à la galerie Maxime Old. À partir de 1953, elles sont diffusées à la galerie MAI. Vera Székely explore différentes formes d’art. Elle s’exprime au travers de la céramique, de la sculpture, de la peinture, mais aussi de la mosaïque, de la tapisserie ou encore dans la réalisation de vitraux. Le public découvre ses plats, coupes, ou encore tables basses. Elle dévoile un travail de terre émaillée décorée de figures anthropomorphes ou incisée de motifs abstraits. Vera Székely présente ses œuvres à Paris, à Orléans, à Amiens, à Nice, à La Haye, à Lund, à Amsterdam et à Budapest. Sa renommée s’accroit, notamment auprès de personnalités comme Henri Salvador ou Agnès Varda. En 1954, elle reçoit une médaille d’or lors de la Triennale de Milan. Cette année-là, elle se lance dans les travaux de restauration intérieure de l’église Saint-Nicolas, à Fossé. C’est un projet dans lequel elle collabore toujours avec Pierre Székely, André Borderie mais aussi Agnès Varda. Ils bénéficient de peu de moyens financiers pour cette réalisation. L’esthétisme s’en ressent. Leur réalisation est très sobre mais pure et de haute qualité. Le couple Gelas fait appel au trio pour concevoir leur demeure à Saint-Marcellin, en Isère. Ils dessinent cette maison intégralement. Elle est baptisée « Le Bateau ivre » et elle est classée Monument historique en 2007. Vera Székely y réalise notamment une grande fresque en céramique qui est la pièce maîtresse de la maison. À partir de 1957, André Borderie quitte le couple Székely. Ils continuent en duo. Par exemple, ils laissent leur marque à la piscine du Palm Beach de Cannes. Pierre conçoit le bassin et Vera réalise la mosaïque de l’entrée. Leur œuvre apparaît dans le film Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil. En 1965 et 1966, ce sont les sculptures de Vera Székely qui sont exposées au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Elle sculpte l’argile, le métal, comme le bois. En 1966, elle s’occupe d’une autre commande liturgique. Avec Pierre Székely, elle aménage l’intérieur de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Clichy. Et vers 1970, elle se sépare de Pierre Székely. En 1979, elle prend part à l’exposition « Présence Paris-Budapest » qui a lieu à l’orangerie du jardin du Luxembourg de Paris. À partir des années 1980, Vera Székely se spécialise dans les installations éphémères.

Les réalisations solitaires de Vera Székely

La démarche artistique en solo de Vera Székely évolue dans les années 1980. Elle souhaite faire participer le public à ses œuvres. Elle ne crée plus pour faire durer mais pour faire vivre l’instant. Elle conçoit des scénographies dans lesquelles elle invite le spectateur à prendre place activement. Le musicien peut venir jouer de son instrument. L’acteur peut y improviser un spectacle. Vera Székely imprègne l’espace d’installations textiles qui s’animent au vent, comme la grand-voile d’un bateau. Son approche tourne autour de l’idée d’apesanteur. Dans cette recherche, elle s’intéresse aussi au feutre. Vera Székely a toujours eu une démarche essentialiste en rejetant le superflu. Elle tient cet enseignement d’Hanna Dallos. En 1998, Vera Székely publie son ouvrage Contretemps. La postface est écrite par Aleksandra Kroh. Celle-ci met en évidence trois autres sources d’enseignement qui ont guidé Vera Székely dans son œuvre. Le graphiste Paul Colin incite Vera Székely à explorer les possibilités de l’espace dans son activité artistique. C’est ce qu’elle réalise à travers ses scénographies. L’artiste Henri Michaux entraîne Vera Székely à transformer chacun des événements de sa vie en matière première pour ses créations artistiques. Il l’encourage ainsi à surmonter son parcours accidenté par le contexte de la guerre et de l’exil. Enfin, elle tire profit d’une certaine solitude qui a favorisé une réflexion personnelle. Cela a permis à Vera Székely de cultiver sa propre personnalité et de trouver sa voie artistique. En 1985, elle expose son installation « Fibres Art 85 » au Musée des arts décoratifs de Paris. C’est une commande de l’artiste Michel Thomas. Le musée d’art moderne de la ville de Paris consacre une exposition à Vera Székely de septembre 85 à janvier 86. À côté de sa carrière artistique, Vera Székely mène aussi une vie de famille. Elle est la mère de deux enfants : Anne-Maria Székely-Conchard et Martin Székely. Vera Székely disparaît en 1994 à l’âge de 75 ans. Son fils devient aussi un designer reconnu.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Vera Székely

On trouve quelques centaines de peintures de Vera Székely sur le marché. Ses sculptures et sa production de céramique sont rares. Ses œuvres sont des pièces uniques. Sa signature attestant d’une création en solo fait monter les prix. Le 12 décembre 2018, une Table basse, pièce unique, c. 1958, en céramique émaillée et métal laqué, 35,2 x 40 x 40 cm, signée « V. Székely », s’est vendue à 22.874€, aux États-Unis. Le 23 mai 2022, un Relief sur panneau de bois brûlé, c. 1966, 153 x 98 cm, s’est vendu à 21.000€, à Paris. Le 11 juin 2015, une Tapisserie, 1966, en laine, 106 x 205 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris.

Le 2 juillet 2020, une Coupe à décor abstrait, en faïence et peinte, diamètre 25 cm, signé et dédicacé « à Mimi », s’est vendue à 4200€, à Paris. Le 29 mai 2019, une Tapisserie, 1964, en laine tissée, pièce unique, 177 x 180 cm, signée et datée, s’est vendue à 5500€, à Paris. Le 9 février 2019, une Sculpture sur bois, 1978, en lattes, 120 x 98 cm, signée et datée, s’est vendue à 1500€, à Lyon.

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(Illus.) Vera Székely, Pierre Székely et André Borderie, Vitrail de l’église Saint-Nicolas de Fossé.

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Estimation gratuite Pierre Szekely

Pierre Székely

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Székely

Pierre Székely (1923-2001) est un sculpteur et peintre d’origine hongroise et actif en France.

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Pierre Székely et la synthèse artistique

Pierre Székely, de son vrai nom Péter Székely, naît d’un père orfèvre et d’une mère dessinatrice. Il débute sa carrière artistique en 1941, à 18 ans. Il est apprenti auprès d’Hanna Dallos dans son atelier d’arts graphiques de Budapest. Fin 1944, il part en camp de travail où il apprend la taille de la pierre, qui devient son matériau de prédilection. En 1945, il épouse Vera Székely avec qui il collabore artistiquement pendant plusieurs années. Ils s’installent en France après la Seconde Guerre mondiale. Il forme un trio d’artistes avec André Borderie. Ensemble, ils réalisent notamment la maison « Le Bateau Ivre », inscrite aux monuments historiques depuis 2007. Cette construction est basée sur l’idée d’une synthèse artistique qui décloisonne la sculpture de l’architecture, de la peinture, etc. Pierre Székely cherche ici à intégrer l’habitat en symbiose avec la nature. Il fait le parallèle entre le plan de la demeure et la formation d’un embryon en plusieurs stades. Les formes sont arrondies et fusionnent en un tout. L’ensemble est continu et s’articule autour du noyau central représenté par la cheminée. Le plan est conceptuel et organique. Pierre Székely fait preuve d’une sensibilité accrue quant à l’environnement. Les espaces extérieur et intérieur sont ici reliés et communiquent entre eux. Ces questions sont au cœur du groupe Espace fondé par André Bloc et Felix Del Marle en 1951. Pierre Székely en devient membre.

Pierre Székely et la sculpture-architecture

Pierre Székely adhère également au Groupe international d’architecture prospective (GIAP) fondé par Michel Ragon en 1965. C’est ce critique, Michel Ragon, qui évoque une tendance à « l’architecture-sculpture » où l’œuvre prend une place singulière dans l’espace. Il s’agit de proposer une architecture alternative dans une société en évolution. Déjà en 1957, Pierre Székely construit des sculptures avant-gardistes qui font office de jeux de plein air pour les enfants, à Clamart. Il travaille notamment avec du béton projeté sur armature métallique. Ce succès l’entraîne à renouveler cette production à L’Haÿ-les-Roses, Palaiseau, Amiens, Cambrai, Brest, Grenoble, etc. À partir de 1959, il conçoit des aménagements et réalise des sculptures monumentales. Ainsi, il travaille en équipe avec des architectes et il donne vie à un village de loisirs à Beg-Meil. Il fait aussi émerger l’église du Carmel de Saint-Saulve, ou encore une sculpture escalade appelée « La Dame du Lac » à Évry. En 1966, il fait évoluer sa technique de taille du granit à la flamme. Il recherche à reproduire un aspect brut, vierge de toute activité de l’homme, une forme qu’il dénomme sacrée. Ce sont ses souvenirs de la pierre transformée suite aux incendies des bombardements en Hongrie qui le poussent dans cette quête. En 1968 il réalise, pour les jeux olympiques de Mexico, son œuvre Soleil bipède sur la Route de l’amitié internationale. Il se sépare de Vera Székely dans les années 1970. Chacun poursuit sa carrière artistique individuellement.

Pierre Székely, la consécration personnelle

Pierre Székely est davantage renommé personnellement en tant que sculpteur. Il conçoit des objets en pierre, en céramique, en bois, en métal, etc. Fin 1975, la municipalité de Caen commande à Pierre Székely une fontaine qu’il réalise en granit rose provenant de Perros-Guirec. Pierre Székely a multiplié les créations en Bretagne pour sa présence emblématique de granit. En 1977, il fonde l’Institut Européen de la Technologie du Granit. Il y partage son savoir autour de cette pierre et il y promeut son utilisation dans les arts, dans la science comme dans l’industrie. En 1981, l’hôtel de la Monnaie de Paris lui organise une rétrospective. Car Pierre Székely manie aussi l’art de la médaille de bronze et d’argent. En 1984, Pierre Székely se voit passer des commandes prestigieuses. Le président François Mitterrand lui commande en effet plusieurs sculptures, notamment pour en offrir dans les hautes sphères. En parallèle de son activité de sculpteur, à échelle réduite ou monumentale, Pierre Székely réalise des dessins ou encore de la peinture à la cire. Ses œuvres sont considérées abstraites mais il les juge plutôt « expressives ». En tout cas, l’harmonie avec l’univers est un point d’honneur dans sa recherche artistique. Pierre Székely est un artiste reconnu de son vivant. Il devient notamment Chevalier de l’ordre national du Mérite en 1990 et Chevalier de la Légion d’honneur en 1998. Et deux musées lui sont consacrés : un en Hongrie, ouvert en 1991, et l’autre en 1993 au Japon. Il décède en 2001, à 77 ans.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Pierre Székely

À ses débuts, les œuvres de Pierre Székely sont parfois communes et regroupées sous la signature « SZB ». Certaines ont pu atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Voici la cote actuelle de l’artiste en solo :

  • Le 16 octobre 2015, la sculpture « Portrait psycho-spirituel du photographe Edouard Boubat », 1966, en pierre (taille directe) et éléments divers, 134 x 24 x 26 cm, s’est vendue à 34.000€, à Paris.

  • Le 13 décembre 2016, la sculpture « L’Un », 1953, en calcaire et tige de laiton, 38,7 x 30,5 x 14 cm, s’est vendue à 16.914€, aux États-Unis.

  • Le 20 mars 2015, le bas-relief « Le Chasseur », 1960, taille directe sur pierre calcaire d’Euville, 88 x 110 x 19 cm, signé « PS », s’est vendu à 11.000€, à Neuilly-sur-Seine.

  • Le 2 juillet 2020, la sculpture « Le Zèbre circoncis », 1983, en marbre, onyx, plaque de métal, 28,5 x 15 x 38 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris.

  • Le 2 juillet 2020, la sculpture « Être uni », 1959, en marbre, 34 x 18 x 25 cm, s’est vendue à 8000€, à Paris.

  • Le 25 novembre 2015, la sculpture « Le Couple platonique », 1989, en marbre blanc de Carrare et en marbre rose de Transdanubie, 32 x 32 x 21 cm, signée, s’est vendue à 5.500€, à Paris.

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Estimation gratuite Nathalie du Pasquier

Nathalie Du Pasquier

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Estimation et cote de l'artiste Nathalie du Pasquier

Nathalie du Pasquier est née en 1957 à Bordeaux. Elle vit en Italie. C’est une artiste peintre, sculptrice et designer française. Elle a fait partie du Groupe Memphis avant de se concentrer sur sa peinture conceptuelle.

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Nathalie du Pasquier, les débuts avec le Groupe Memphis

Nathalie du Pasquier s’intéresse à l’art très tôt, sa mère étant historienne de l’art. Elle a la chance d’effectuer plusieurs voyages durant lesquels elle se plaît à observer les autres cultures. Elle part en Australie ou encore en Inde. Elle en puise son inspiration pour créer ses œuvres d’art. Entre 1975 et 1977 elle voyage au Gabon et en Afrique de l’Ouest. On retrouve le type de motifs et les couleurs très vives du style wax africain dans certaines de ses créations. Elle dit aussi puiser son influence dans la musique africaine. À 22 ans, en 1979, elle déménage à Milan et ne quitte plus l’Italie. 

Elle y rencontre le designer George Sowden. Tous deux sont invités à rejoindre le Groupe Memphis. Leur devise est : « la forme suit le plaisir ». Au sein de ce groupe, Nathalie du Pasquier conçoit des textiles, des meubles, des bijoux, des vêtements, des motifs pour la décoration du mobilier des autres membres du groupe, etc. Auprès d’eux, Nathalie du Pasquier se plonge dans la culture européenne et urbaine du XXe siècle et l’associe à ses autres influences. Le groupe se dissout après quelques années de production commune. À partir de 1985, Nathalie du Pasquier se concentre alors sur la peinture et sur la sculpture. En 1989, elle travaille pour la Manufacture de Sèvres. Elle réalise des décors en aplats sur des plaques de porcelaine. Ces décors viennent notamment orner un Cabinet et une Boîte à ranger les lettres. Nathalie du Pasquier s’intéresse ensuite de plus en plus à l’aspect dimensionnel. Elle propose une vision singulière des volumes.

Nathalie du Pasquier et l’art conceptuel

Dès 1987, la peinture devient le médium principal de Nathalie du Pasquier. Elle s’appuie sur toute la théorie mise en pratique avec le Groupe Memphis. Ils bouleversent les codes du design avec des couleurs vives, des formes abstraites et de nouveaux matériaux comme le plastique laminé. À partir de leurs réflexions sur la déconstruction, elle trouve progressivement son propre style. Elle intègre sa fascination pour les objets à 2 et à 3 dimensions dans ses créations. Nathalie du Pasquier produit des natures mortes en remplaçant les objets du quotidien à peindre. Elle construit des objets en bois qui viennent remplacer une tasse ou bien un vase. Ces objets, ces formes géométriques abstraites, figurent une scène du quotidien. Sa palette de couleurs reste audacieuse. Le spectateur est libre dans son interprétation. En renforçant le côté abstrait de ses œuvres, Nathalie du Pasquier cherche à moins parler d’elle. 

Car peindre des objets concrets présents dans son atelier est trop narratif, cela raconte trop de choses sur elle. Le public observe ainsi toute l’abstraction construite par Nathalie du Pasquier et peut mieux s’approprier ses œuvres. Nathalie du Pasquier est appliquée dans le choix de ces structures en bois. Il y a toujours une recherche de plaisir avant tout mais celui-ci n’est pas laissé au hasard. Il faut que ce soit intéressant à peindre et à découvrir. Nathalie du Pasquier mélange cette peinture abstraite à son travail de construction dans l’espace. Toujours dans le courant de pensée de la mouvance postmoderne, elle déhiérarchise les matériaux et mélange les techniques. C’est ce qui fait toute sa particularité. Si bien que l’on ne distingue plus l’œuvre de son support.

Nathalie du Pasquier exposée en tant qu’artiste aux multiples talents

En parallèle de sa peinture conceptuelle, Nathalie du Pasquier conçoit encore des textiles. On fait aussi appel à elle dans le design de luxe. Elle crée notamment des foulards en soie pour Hermès et des robes pour Valentino. En 2015, elle présente 35 ans de son œuvre en montant l’exposition « Big Game » à Berlin. En 2016, c’est l’institut d’art contemporain de l’université de Pennsylvanie qui l’expose. Le public découvre des dessins abstraits, des sculptures et des peintures figuratives présentées sous le nom de « Big Objects Not Always Silent ». En octobre 2019, la marque de céramique Mutina, dévoile les briques colorées et texturées de Nathalie du Pasquier. La présentation est intitulée « BRIC » et met en avant la dualité de Nathalie du Pasquier entre architecture et design. 

L’objet permet de susciter diverses émotions par des jeux d’ombre et de lumière. Cette collection est plébiscitée par le public à tel point que MUT (l’espace d’exposition Mutina For Art) produit alors des briques similaires à la vente. Il en émerge l’objet « Brac », disponible en 5 textures. À propos de ses expositions, Nathalie du Pasquier dit qu’elles présentent « une chaîne de pensées qui se succèdent. Il serait impossible de ne pas relier les deux, même si à un moment donné j’ai décidé de devenir peintre ». Le Mrac (Musée régional d’art contemporain) d’Occitanie a présenté des œuvres de Nathalie du Pasquier du 16 avril au 25 septembre 2022. Cette exposition, conçue en co-production avec le MACRO (Museo di Arte contemporanea di Roma) de Rome, est nommée « Campo di Marte ».

Et cette exposition est un peu un « Champ de Mars » pour Nathalie du Pasquier au sens où elle réunit des œuvres d’époques et de styles différents au même endroit. La réflexion autour des choix de présentation de ses œuvres l’intéresse spécialement. Comment présenter au public, quelle scénographie mettre en place. Ces questions font apparaître les liens et les influences plus ou moins inconscients entre différentes créations. Il s’agit aussi, en quelque sorte, de donner un sens à l’ensemble de l’œuvre.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Nathalie du Pasquier

Aujourd’hui, la production décalée de tout le Groupe Memphis est en vogue. Les œuvres de Nathalie du Pasquier créées durant les années 1980 ont donc une cote plus avantageuse actuellement, sauf exceptions. Le 11 novembre 2016, une boîte à couvercle « Gracieux Accueil », datant de 1983, en bois laqué, plastique laminé et métal chromé, éd. Arc 74 (Milan), 14,5 x 18,5 cm, s’est vendue à 12.551€, au Royaume-Uni.Le 18 novembre 2021, une Horloge de la série « Objects for the electronic age » (1983), en mélaminé et métal, éd. Arc 74, 21 x 18 x 18 cm, s’est vendue à 1000€, à Paris. 

Le 3 octobre 2019, un vase Carrot (1985), en grès et vitré, éd. Alessio Sarri, Ceramiche for Memphis, 30 x 13 cm, s’est vendu à 3186€, aux États-Unis. Le 11 novembre 2016, une lampe de table « Désir », 1984, en bois, plastique laminé, métal laqué et acrylique, éd. Arc 74, 35,7 x 25,8 cm, s’est vendue à 19.397€, au Royaume-Uni. Le 2 décembre 2021, une huile sur toile « Untitled » de 1999, 130 x 130 cm, signée et datée « Du Pasquier 99 », s’est vendue à 25.060€ avec frais, à Milan. Le 18 juin 2020, un Totem (pièce unique), 1989, en céramique polychromé, éd. Alssio Sarri, 133 x 32 cm, s’est vendu à 6400€, en Italie.

(Illus.) Nathalie du Pasquier, tapis suspendu « Arazona », Groupe Memphis, 1985.

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Georges Rohner

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Estimation et cote de l'artiste Georges Rohner

Georges Rohner est un peintre français, à la fois classique et réaliste, qui valorise le dessin et la couleur dans son travail. Il est aussi l’un des membres fondateurs du groupe « Forces Nouvelles » créé en 1935.

Estimation gratuite Georges Rohner

Prix des œuvres de Georges Rohner

  • Peinture (huile sur toile / panneau, natures mortes, paysages, intérieurs) : entre 30 € et plus de 8 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin et œuvres sur papier : entre 80 € et 1 500 €

  • Estampe, lithographie, sérigraphie et affiches : entre 20 € et 400 €

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La biographie de Georges Rohner

Georges Rohner est un peintre contemporain français, né le 20 juillet 1913 à Paris et mort le 3 novembre 2000 à Lannion. Il fait partie des artistes contemporains associés au mouvement réaliste ; sa vision spécifique le conduisant parfois aux frontières du surréalisme. Georges Rohner est initié jeune à l’art du dessin, par son oncle Georges Stugoscki, avant d’entrer à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts en 1929. En parallèle, il décide de suivre les cours de Lucien Simon comme auditeur libre. En 1934, il expose au Salon des Indépendants et au Salon des Tuileries. En juillet 1934, Georges Rohner doit partir pendant deux ans en Guadeloupe pour accomplir son service militaire. Les obligations militaires étant peu nombreuses, l’artiste se consacre à la peinture. Dans la perspective des fêtes du Tricentenaire du rattachement des Antilles et de la Guyane à la France, il propose au conseil municipal de Basse-Terre une série de toiles afin de décorer l’Hôtel de Ville. Dès son retour à la capitale, Georges Rohner participe à de nombreuses expositions dans de célèbres galeries parisiennes. Quelques années plus tard, en 1940, il est mobilisé sur le front de la Seconde Guerre mondiale. Prisonnier et interné au stalag de Trèves, il décore la chapelle avec son célèbre Christ aux Prisonniers. De retour à Paris, il continue de pratiquer la peinture tout en enseignant à l’École des Beaux-Arts et à l’École des Arts Décoratifs. En parallèle, Georges Rohner nourrit sa créativité à travers de fréquents voyages à l’étranger. Artiste accompli et reconnu, Georges Rohner reçoit plusieurs distinctions durant sa carrière comme la Légion d’Honneur en 1959. Il est également nommé officier des Arts et Lettres en 1963 et titulaire du fauteuil d’Ingres à l’Académie des Beaux-Arts en 1968.

La peinture de Georges Rohner

Georges Rohner se décrit lui-même comme un peintre à la fois classique et réaliste qui se détache des expressionnistes modernes, représentés par Philippe de Champaigne ou Rubens par exemple. Il s’intéresse également aux avant-gardes de son époque, qu’elles soient abstraites, minimales ou hyper-réalistes. Néanmoins, la peinture de Georges Rohner présente une caractéristique propre : la pureté du dessin qui s’attache à l’essentiel. Georges Rohner prête une attention particulière au dessin dans ses œuvres, qu’il s’agisse de natures mortes, de nus ou de paysages. Les peintures de l’artiste présentent également un traitement particulier de la couleur qui apparaît comme un véritable outil d’exploration des volumes représentés. 

Les voyages de Georges Rohner

Durant sa carrière, Georges Rohner expose à Lannion, en Bretagne. À cette occasion, il présente au public de nombreux paysages bretons qu’il peint lors de son séjour à Locquirec. Il représente alors des étendues d’eau sous un arc-en-ciel lumineux, des vagues s’échouant sur le sable. À travers ces scènes appelant au calme et à la sérénité, Georges Rohner aspire à concilier la science et l’art. Le séjour à Locquirec n’est pas le seul voyage que Georges Rohner entreprend. En effet, durant sa carrière, le peintre présente ses œuvres à travers le monde entier. Il participe à une centaine d’expositions organisées par des galeries, des musées et des Salons. On le retrouve notamment à la Biennale de Venise, au Salon des Indépendants, à la galerie Wildenstein & Co ou au Musée du Louvre.

Georges Rohner et le groupe Forces Nouvelles

Indépendant d’esprit, Georges Rohner est l’un des membres fondateurs du groupe Forces Nouvelles, un mouvement artistique créé par le critique d’art et peintre Henri Héraut (1894-1981) en 1935. Ce mouvement, en opposition à l’Impressionnisme, au Cubisme et à l’Abstraction, prône le retour au sujet, à la nature et au dessin. Ainsi, il valorise et prend pour modèles des peintres comme Uccello, Ingres ou David. Dès 1935, Georges Rohner expose avec le groupe Forces Nouvelles aux galeries Billier Worms, Berri et Friedland, ainsi qu’aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne ou à Moscou. Le mouvement disparaît avec le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Néanmoins, malgré la disparition du mouvement, Georges Rohner reste fidèle aux principes établis par le groupe : qualité du dessin, rigueur de la composition et précision de la forme.

Cote des œuvres de Georges Rohner sur le marché de l'art

Les œuvres de Georges Rohner sont assez récurrentes dans les salles de ventes aux enchères et présentent une belle cote. Le plus souvent, les maisons de ventes aux enchères proposent des peintures, des dessins, des aquarelles et des estampes de l’artiste. Les peintures de Georges Rohner sont proposées à la vente avec une estimation basse aux alentours de 500 euros et une estimation haute de 3 000 euros en moyenne. En 2020, l’huile sur toile nommée Le poirier à Anet, estimée entre 400 et 600 euros, trouve acquéreur pour 700 euros. En juin 2021, Voiliers dans l’océan est adjugée à 2 600 euros. Georges Rohner a également réalisé des dessins et des aquarelles, dont les estimations sont aujourd’hui comprises entre 50 euros et 400 euros. En février 2022, Paysage panoramique est adjugée à 100 euros. Quelques mois plus tard, en avril, l’aquarelle La Mandoline atteint le prix de 400 euros. Enfin, les maisons de ventes aux enchères peuvent aussi proposer des estampes de l’artiste. En moyenne, il faut compter entre 20 et 100 euros pour en acquérir une, comme le démontrer une vente de janvier 2022 où une lithographie intitulée Nu féminin est vendue pour 20 euros. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Georges Rohner et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Georges Rohner en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Georges Rohner

Savoir reconnaître la signature de Georges Rohner est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre majeur de la Nouvelle Réalité française, connu pour ses compositions rigoureuses, ses natures mortes et ses portraits exécutés entre les années 1930 et 1990. Georges Rohner signe généralement ses œuvres sous la forme « G. Rohner » ou « Rohner », dans une écriture manuscrite lisible et régulière, souvent placée en bas à droite de la composition. Cette signature est visible sur des œuvres représentatives telles que ses natures mortes structurées des années 1940-1950 ou ses compositions intimistes conservées dans des collections publiques et passées en ventes aux enchères, comme ses huiles sur toile représentant des intérieurs ou des objets du quotidien. Sur les peintures, la signature est généralement réalisée au pinceau, dans une teinte sombre ou contrastée avec le fond, tandis que sur les dessins et œuvres sur papier, elle apparaît au crayon ou à l’encre, parfois accompagnée d’une date. La constance graphique de la signature, associée à la rigueur stylistique propre à Georges Rohner, constitue un élément déterminant pour l’authentification. Dans un marché en progression pour cet artiste important du XXe siècle français, faire expertiser la signature d’une œuvre attribuée à Georges Rohner est une étape indispensable. Les spécialistes d’Estimon’Objet vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Georges Rohner, qu’il s’agisse de peintures, de dessins ou de compositions sur papier.

Signature Georges Rohner
Expertise signature Georges Rohner

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Roy Lichtenstein

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Estimation et cote de l'artiste Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein (1923-1997) est un artiste américain célèbre pour sa contribution au Pop Art des années 1950. Son style, qu’il définit comme étant « aussi artificiel que possible », est issu des comics, du secteur publicitaire et de la culture populaire de son temps.

Il était à la fois peintre, dessinateur, lithographe, céramiste et sculpteur, bien que ce soit surtout pour son activité de peintre et d’affichiste qu’il soit connu. Les points Benday sont sa marque de fabrique.

Estimation gratuite Roy Lichtenstein

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Roy Lichtenstein, un artiste à la vocation solide

Fils de la pianiste Beatrice Werner et de l’agent immobilier Milton Lichtenstein, Roy Lichtenstein est issu de parents juifs de classe moyenne supérieure. Après un enseignement en école publique, il réalise ses études secondaires à la Franklin School for Boys de Manhattan. C’est pendant son temps libre qu’il commence à être attiré par l’art et le design. Lorsqu’il se rend à des concerts de jazz, il s’entraîne à croquer le portrait des musiciens. Ses aptitudes ainsi que sa passion grandissantes pour le dessin le poussent à s’inscrire à la Art Students League of New York en 1939.

L’année suivante, Roy Lichtenstein sait désormais ce qu’il veut faire et intègre l’université d’État de l’Ohio pour accéder au diplôme des beaux-arts ainsi qu’aux ateliers. Toutefois, il est mobilisé de 1943 à 1946 lors de la Seconde Guerre mondiale et se voit contraint de mettre ses études en pause. Mais cela ne l’empêche pas de dessiner et de peindre, notamment lorsqu’il traverse l’Europe et y découvre des expositions. Il étudie le français à Paris jusqu’à ce que son père décède en 1946, libérant le jeune homme de son bagage militaire. Il profite alors du financement par le Gouvernement, grâce à une bourse accordée à ceux ayant servi le pays, pour reprendre ses études d’art.

Roy Lichtenstein, de professeur à artiste

Pendant ses études, Roy Lichtenstein enseigne à l’université de l’Ohio tout en étant élève de Hoyt L. Sherman (1903-1981), un professeur et artiste américain qui influence énormément le jeune homme, à tel point qu’il donnera son nom à l’un de ses ateliers en 1995.

En 1949, Roy Lichtenstein obtient son diplôme, lequel lui permet de devenir professeur. Bien que l’expressionnisme abstrait ne l’intéresse pas au premier abord, il finit par en apprécier le style. Au début des années 1960, alors qu’il est toujours enseignant, Roy Lichtenstein se penche une nouvelle fois sur l’imagerie populaire. Il faudra alors attendre l’année suivante pour qu’il réalise ses premières toiles Pop Art.

Roy Lichtenstein, le style Benday

En 1961, les premiers tableaux de Roy Lichtenstein sont fortement inspirés par la publicité, les dessins animés et les bandes dessinées. Plus tard la même année, suite à un défi prononcé par son fils, l’artiste réalise Look Mickey, sa première grande toile et surtout la première à exploiter les points de trame Benday inspirés par l’imprimerie. Il n’utilisera les bandes parallèles à la place des points Benday qu’à partir de 1972.

Au cours des années 1960, Roy Lichtenstein gagne tant en notoriété qu’il est mondialement connu et s’éloigne doucement de l’enseignement pour se consacrer intégralement à la pratique de son activité. Il devient membre de l’American Academy of Arts and Sciences en 1979, à la même période où il s’essaye aux sculptures et structures. Bientôt, ses œuvres se retrouvent aussi bien dans les espaces publics que chez des particuliers.

La cote de Roy Lichtenstein sur le marché de l'art

L’œuvre particulièrement fournie de Roy Lichtenstein est facilement reconnaissable, notamment en raison du Benday, les points de trame propres à l’imprimerie qu’il s’approprie comme marque de fabrique. Issu du secteur publicitaire dans lequel il a travaillé, Roy Lichtenstein en exploite tous les codes et se les approprie pour offrir un style unique qui le démarque de ses pairs.

Comme les autres artistes affiliés au Pop Art, Lichtenstein dénonce la société de consommation en mélangeant la critique à l’humour. Mais il va également plus loin en s’affichant comme artiste engagé quand il représente la guerre en bande dessinée.

Les experts estiment que plus de 4500 œuvres de Roy Lichtenstein sont dans la nature. Parmi elles, on retrouve par exemple des dessins et des aquarelles estimés entre 7 000 et 2 000 000 €. Sa production comprend aussi une immense quantité de multiples et d’estampes, d’affiches et de lithographies, dont les prix vont de 100 à 600 000 €.

Par exemple, son œuvre Waterlilies with Willows (1992), estimée entre 400 000 et 600 000 €, est vendue 722 500 € en 2012. Du côté des sculptures de Roy Lichtenstein, souvent en bronze et en bois, les estimations oscillent entre 3 000 et 5 500 000 €. Quant à ses peintures, il faut plutôt compter entre 10 000 et 50 000 000 €, même si certains tableaux dépassent l’estimation, comme Nurse (1964), une huile et acrylique sur toile vendue 95 365 000 € en 2015. Beaucoup d’œuvres de Roy Lichtenstein sont également difficiles à répertorier car il s’agit de techniques mixtes.

(Illus.) Roy Lichtenstein – Jeune Fille qui se noie (1963), huile et polymère sur toile, 171,6 x 169,5 cm

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