Estimation gratuite Keith Haring

Keith Haring

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Estimation et cote de l’artiste Keith Haring

Keith Haring (1958-1990) est un artiste plasticien, dessinateur, peintre et sculpteur américain né à Reading, en Pennsylvanie, le 4 mai 1958. Issu d’une famille conservatrice et disciplinaire, l’artiste développe un langage propre et libre, proche de la figuration sans toutefois s’y trouver. Keith Haring s’inscrit dans l’art contemporain, à la croisée du graffiti et du Pop Art.
Estimation gratuite Keith Haring

Prix des œuvres de Keith Haring

  • Dessin ou encre sur papier - entre 15 000 € et 200 000 €

  • Peinture ou acrylique sur toile - entre 100 000 € et 5 000 000 €

  • Sérigraphie ou lithographie - entre 2 000 € et 80 000 €

  • Œuvres monumentales ou iconiques - jusqu’à 10 000 000 €

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Keith Haring, le dessin à l'origine de tout

Keith Haring est depuis toujours passionné par le dessin, qu’il apprend auprès de son père. Issu de la culture populaire des années 1970 entre psychédélique et bandes dessinées, l’inspiration est tout autour de lui. Haring décide alors d’intégrer la Ivy School of Professional Art de Pittsburgh pour y suivre des cours de dessin publicitaire, où il découvre le travail de Pierre Alechinsky (1927-) et le mouvement CoBrA. Mais ce type d’enseignement ne lui convenant finalement pas, alors Keith Haring quitte l’établissement avant la fin de la première année et, se sentant à l’étroit dans sa ville, s’envole pour intégrer l’école des arts visuels de New York. Dans son nouvel établissement scolaire, Keith Haring s’essaye à la peinture, aux collages, aux installations, à la vidéo, mais en revient toujours au dessin, qui est son mode d’expression préféré. Il dessine alors sur papier, puis sur des objets trouvés, du métal, du carton, des corps… Sans esquisses, Keith Haring dessine son univers à main levée. C’est en explorant la ville de New York et l’art urbain que l’artiste va faire évoluer son style, avec toujours le dessin comme base de toutes ses créations.

Keith Haring, à la découverte de New York

Keith Haring découvre la culture des années 1980 de l’East Village de New York, où l’art est exprimé dans les rues, sur les supports urbains et de la vie quotidienne comme le métro ou les entrepôts. À force de fréquenter la vie underground new-yorkaise et les lieux de l’élite avant-gardiste, Keith Haring en rencontre les artistes phares comme Madonna (1958-), Kenny Scharf (1958-), mais surtout Jean-Michel Basquiat (1960-1988), dont il devient un ami proche. Le jeune artiste réalise ou participe aux expositions du Club 57, où l’un des dessins les plus connus de Keith Haring se fera connaître : le Radiant Baby. À cette même période, le jeune homme découvre le travail des contemporains Jean Dubuffet (1901-1985) et Brion Gysin (1916-1986), dont il admire l’originalité et la liberté qu’il n’avait pas au sein de son enfance conservatrice. Progressivement, Keith Haring va développer sa propre liberté de dessiner.

Keith Haring, la "griffe Haring"

Entre le graffiti et le Bad Painting, le style de Keith Haring s’illustre d’abord à la craie blanche sur les panneaux publicitaires noirs du métro new-yorkais, puis est gravé au niveau des trottoirs. Keith Haring réalise plusieurs milliers de dessins dans les rues, certains éphémères et d’autres conservés. Lors de ses escapades, le photographe américain Tseng Kwong Chi (1950-1990) le suit partout pour l’immortaliser.
De lignes pleines d’énergie et de rythme à ses personnages, l’artiste donne naissance à la « griffe Haring ». Il s’agit de la répétition de formes synthétiques dynamiques, aux couleurs vives mais entourées d’une ligne noire pure, sans détails superflus, qui représentent alors des enfants, des danseurs, des animaux, des éléments oniriques, surnaturels, ou bien des symboles de vie, d’amour, de sexe et de mort. Inspiré des dessins du désert de Nazca, Keith Haring en propose une version singulière, immersive, car il ne souhaite pas changer le monde mais lui appartenir, « être au monde » comme il le disait lui-même.

La cote des œuvres de Keith Haring

Bien que la reconnaissance publique fut massive dans le monde, Keith Haring a tout de même dû lutter contre ceux qui voyaient en lui un pestiféré : homosexuel jouissant de la liberté sexuelle et infecté par le virus sida, dont il est mort, Keith Haring a été victime de bien des manières. Mais plus qu’un artiste, il était aussi très engagé dans les causes humanitaires et utilisait son art pour dénoncer les préjugés, la discrimination, le racisme, le sexisme, l’apartheid… Il s’est également impliqué à de nombreuses reprises pour les hôpitaux, les orphelinats et les projets collectifs avec des enfants, dans lesquels il voyait une innocence pure. Si l’œuvre de Keith Haring s’est bâtie dans la rue, il a aussi peint sur des toiles, réalisé des sérigraphies et décoré des céramiques ainsi que du mobilier. Quelques sculptures sur bois, aluminium, résine ou bronze existent et sont estimées entre 1300 et 60 000 €. Les graffitis sur céramique ou mobilier valent entre 200 et 20 000 € en moyenne. Les sérigraphies et lithographies de l’artiste sont évaluées entre 50 et 200 000 €. Ses dessins, à l’encre ou au feutre sur papier pour la plupart, vont de 150 à 700 000 €, bien que le dessin August 15 de 1983 ait été adjugé 1 800 000 € en 2018. Quant aux peintures de Keith Haring, pour la plupart des acryliques ou huiles sur toile, panneau, carton ou métal, voire des graffitis à l’aérosol sur divers supports, il faut compter entre 1300 et 3 000 000 €. Toutefois, le record de vente est attribué à Sans Titre de 1986, adjugé 5 946 000 € en 2021.
(Illus.) Keith Haring – Titre inconnu

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Estimation gratuite Etel Adnan

Etel Adnan

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Estimation et cote de l'artiste Etel Adnan

Etel Adnan (1925-2021), née à Beyrouth au Liban le 24 février 1925, est une artiste visuelle, poète, romancière et essayiste franco-américano-libanaise. Elle est polyglotte, capable d’écrire français, anglais et arabe, mais également de parler grec et turc. L’artiste s’exprime en poésie grâce aux couleurs et lignes de l’abstraction pour casser la barrière linguistique entre les mondes.

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Etel Adnan, bercée entre les cultures

Etel Adnan est issue d’une mère grecque chrétienne et d’un père syrien musulman, mais grandit dans une société arabophone. Seulement, la jeune fille est élevée à l’école française de Beyrouth, dans un couvent où le français est la langue majeure et principale ; y parler arabe n’est pas apprécié. Les premiers écrits d’Etel Adnan dans sa démarche artistique seront donc en français. Toutefois, elle se passionne rapidement pour l’anglais, qu’elle étudie assidûment, et qui deviendra la langue utilisée dans la majorité de ses travaux et récits.
Âgée de 24 ans, Etel Adnan s’envole pour Paris afin de poursuivre ses études de philosophie à la Sorbonne. Elle choisit cependant de terminer ses études supérieures et d’obtenir son diplôme aux États-Unis, à l’université de Californie de Berkeley, puis à l’université de Harvard. De 1958 à 1972, la jeune femme devient alors professeur de philosophie de l’art à l’Université dominicaine de Californie à San Rafael, tandis qu’elle écrit des romans, des essais et des poésies en parallèle. Mais prise entre plusieurs langues dans sa vie, Etel Adnan trouve finalement sa voix dans l’expression abstraite.

Etel Adnan, de l'écriture à la peinture

C’est au détour d’une allée, en faisant la rencontre d’Ann Rice O’Hanlon, directrice d’un département de peinture, qu’Etel Adnan devient peintre. Elle qui pensait ne pas en être capable car sa mère lui disait qu’elle était trop maladroite, elle est mise au défi par cette artiste visuelle d’essayer. Plutôt que d’utiliser des mots, Etel Adnan découvre dans la peinture et l’art abstrait un nouveau moyen de communiquer, qui traverse la barrière linguistique et culturelle. La peinture est pour elle une nouvelle forme d’expression qui n’a pas besoin d’appartenir à une culture en particulier pour être véhiculée.
Il faudra attendre les années 2010 pour qu’Etel Adnan trouve son public. Quand l’artiste commence à exposer dans le monde entier, Adnan a déjà plus de 80 ans. Elle se dit pourtant peintre avant d’être poète.

Etel Adnan, une œuvre figurative et naïve

Au milieu des années 1960, Etel Adnan achète des livres japonais en accordéon, dans lesquels elle retranscrit des poèmes arabes, qu’elle accompagne de dessins à l’encre et à l’aquarelle, comme les montagnes, qui représentent son passé, ses racines, le chemin qui va de la montagne à l’océan, les montagnes de son enfance, et cette forme rocheuse qui se dresse de toute sa hauteur qui est sacrée à ses yeux. C’est un thème récurrent dans ses œuvres. Pour Etel Adnan, il s’agit de traduire le poème à la fois par l’écriture qui introduit l’artiste dans l’œuvre par sa main, et visuellement, par les dessins à l’encre.
Son travail est dit figuratif et naïf, car coloré et géométrique, avec des formes simples, mais en réalité il prend source dans l’abstraction et se termine dans la figuration. Pionnière de l’art moderne arabe, Etel Adnan prend sa revanche sur une langue qu’elle n’avait pas le droit d’utiliser quand elle était enfant, et qu’elle peut à présent exercer dans la peinture, à travers des lignes et des formes, le lyrisme, les grands espaces entre l’Orient et l’Occident, le caractère cosmique du paysage… mais toujours avec des touches figuratives vibrantes.

La cote des œuvres d'Etel Adnan

Peintre, poète, romancière, militante, philosophe… Etel Adnan est une artiste complète qui a passé sa vie à voir le monde avec un regard doux, curieux, admiratif et insatiable. Il y a dans ses œuvres des questionnements sur le mysticisme de l’élévation, des révélations plus que des symboles, et des éléments de diverses cultures brassées tout au long de sa vie. En tant que plasticienne, elle laisse derrière elle principalement des peintures, mais également des dessins et des livres accordéons.
Les leporellos sont estimés entre 23 200 et 34 800 €, et ses dessins, au crayon ou au pastel, entre 6000 et 29 000 €. Quant aux peintures d’Etel Adnan, il faut compter entre 3800 et 180 000 €. L’un de ses tableaux Sans titre de 1925, estimé entre 62 000 et 85 000 €, a été adjugé 409 059 €.

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Estimation gratuite Wifredo Lam

Wifredo Lam

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Estimation et cote de l'artiste Wifredo Lam

Wifredo Lam (1902-1982), né Wifredo Óscar de la Concepción Lam y Castilla, est un peintre cubain né le 8 décembre 1902 à Sagua La Grande, à Cuba. Sa peinture métissée s‘inscrit dans le mouvement surréaliste, entre symboles d’Afrique, des Caraïbes, et modernisme occidental. Son langage unique est l’expression de sa lutte pour les Noirs et la libération des opprimés.

Estimation gratuite Wifredo Lam

Prix des œuvres de Wifredo Lam

  • Peinture : entre 50 000 € et plus de 8 000 000 €

  • Dessin, gouache, encre sur papier : entre 5 000 € et 400 000 €

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 200 € et 15 000 €

  • Sculpture et céramique : entre 2 000 € et 40 000 €

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Wifredo Lam, formation et exil d'un artiste

Wifredo Lam est le huitième et benjamin d’un père chinois ayant émigré en Amérique, Enrique Lam Yam (vers 1818-1926), et d’une mère descendante d’Espagnols et de Noirs du Congo, Ana Serafina Castilla (1862-1944). Pendant son enfance, Wifredo Lam baigne dans le catholicisme cubain par sa mère et les traditions africaines par son père, mais également dans le mysticisme, les rites et les cultes de la santería par sa marraine Antonica Wilson. Le jeune Lam fréquente l’école publique du quartier populaire et se découvre, dès 7 ans, une passion pour le dessin et la peinture. Alors qu’il devait suivre des études de droit, Wifredo Lam abandonne ce chemin pour suivre une formation artistique dans le but de réaliser des portraits. Il intègre alors l’Academia Nacional de Bellas Artes San Alejandro de 1918 à 1923, puis l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando de 1924 à 1926. L’enseignement traditionnel et strict de son professeur Fernando Álvarez de Sotomayor (1875-1960) dérange Lam qui, à partir de 1925, rejoint l’Escuela Libre de Paisaje auprès de peintres anticonformistes. Jusqu’en 1938, Wifredo Lam apprend assidûment et s’intéresse aux artistes révoltés desquels il se sent proche. Mais la montée du fascisme et l’arrivée de la guerre civile en Espagne s’ajoute à la perte de son épouse et de son fils survenue quelques années plus tôt, en 1931. L’artiste s’engage auprès des Républicains pour défendre Madrid à partir de 1936 puis quitte l’Espagne pour rejoindre Paris en 1938. Accueilli par Pablo Picasso (1881-1973) qui voit déjà en lui en artiste, il reste deux ans dans la capitale française, où il rencontre le cercle des surréalistes avant de s’exiler suite à la défaite de la France en 1940.

Wifredo Lam, surréaliste, contestataire et peintre libre

Wifredo Lam rejoint d’autres artistes et intellectuels réfugiés à Marseille, notamment des surréalistes venus avec André Breton (1896-1966). Il se rend en Martinique en 1941 avec ce dernier, où ils rencontrent le couple Suzanne Césaire (1915-1966) et Aimé Césaire (1913-2008). Wifredo Lam se liera vite d’amitié avec le poète, dont le combat mené contre l’injustice et la tyrannie coloniale résonne en lui. Quelques mois plus tard, il retourne à Cuba mais ne se sent plus chez lui. La misère de son pays natal le décide à utiliser la peinture comme une arme pour dénoncer et contester le régime actuel, mais également le drame ambiant. Son tableau La Jungla, synthèse surréaliste et post-cubique influencée par la culture africaine et océanienne témoigne de son engagement pour Cuba. Les figures ésotériques, le rapport aux cultes et aux mystères sont tapis dans l’ombre de son univers. Bien qu’il fasse d’abord scandale, son tableau plein de musicalité est exposé à New York en 1944. Wifredo Lam rassemble toutes ses expériences et ses leçons pour s’exprimer en peintre libre.

Wifredo Lam et la culture cubaine dans sa peinture

Une fois la guerre terminée, Wifredo Lam voyage dans le monde et se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Il part à Haïti, puis en France, à New York, en Suède, au Venezuela, au Mato Grosso, au Mexique, à Cuba, à Chicago, en Italie… notamment à Albissola Marina, où il y séjourne plusieurs mois par an auprès de nombreux artistes. Il se rapproche du groupe CoBrA et de l’avant-garde italienne, mais également des mouvements Phases et des Situationnistes. Wifredo Lam est un artiste curieux qui s’inspire de toutes les cultures dont il tire un enseignement ; sa peinture en reflète un langage métissé, à son image. Dans les dernières années de sa vie, Wifredo Lam s’essaye à la céramique et à la gravure. Lorsqu’il se retrouve hémiplégique et en fauteuil, l’artiste ne s’arrête pas pour autant de créer et tente alors la sculpture. Il ne peint presque plus mais intègre dans son œuvre, et ce jusqu’à son dernier jour, toute la transculturation vécue à Cuba.

La cote des œuvres de Wifredo Lam sur le marché de l'art

L’œuvre de Wifredo Lam est singulière, multiculturelle, et incapable de se cantonner à un seul genre. L’artiste utilise des symboles empruntés à la religion ou à diverses cultures pour leur offrir un nouveau milieu expressif. Cette nouvelle grammaire, principalement employée pour dénoncer et militer, a fait de Wifredo Lam un artiste apprécié et respecté en tant que peintre, mais également en tant qu’humain. Les gravures au crépuscule de la vie de Lam sont estimées entre 50 et 2500 €, et ses céramiques entre 100 et 8500 €. Ses sculptures, qui représentent le plus souvent des oiseaux, se vendent entre 400 et 40 000 €. Les recherches graphiques de Wifredo Lam, qu’il s’agisse de dessins à l’encre, à la craie, au stylo, à la gouache, au pastel ou au fusain, s’évaluent entre 100 et 452 300 €. Enfin, les peintures surréalistes et afro-cubaines de Wifredo Lam sont les plus cotées, entre 800 et 7 000 000 €. Son tableau OMI OBINI de 1943, estimé entre 8 200 000 et 12 300 000 € a été adjugé 9 827 520 € en 2020.

(Illus.) Wifredo Lam – Étude pour « La Jungla » (1942), tempera et pastel sur toile, 177,4 x 121,9 cm

Reconnaître la signature de Wifredo Lam

Savoir reconnaître la signature de Wifredo Lam est crucial pour authentifier une œuvre de ce grand peintre cubain, figure du surréalisme et ami proche de Picasso et Breton. Lam signe la majorité de ses toiles, gouaches et dessins de son nom complet « Wifredo Lam » ou de son abrégé « W. Lam », en lettres capitales régulières ou en écriture manuscrite légèrement anguleuse, généralement placée dans l’angle inférieur droit. Sur plusieurs œuvres emblématiques, notamment les compositions peuplées de figures hybrides des années 1940-1960, la signature est accompagnée de la date ou d’un lieu d’exécution comme Paris, La Havane ou Albisola. Les estampes, lithographies et eaux-fortes sont quant à elles signées au crayon en marge, sous l’image, avec la numérotation de l’édition, comme on l’observe sur les suites publiées par les éditions Berggruen ou Maeght. Certaines œuvres portent également des notations au verso, provenant de collections anciennes ou d’expositions muséales. Dans un marché dynamique où circulent faux, copies tardives et multiples non authentifiés, faire vérifier la signature de Wifredo Lam par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Wifredo Lam, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une estampe.

Signature Wifredo Lam
Expertise signature Wifredo Lam

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Estimation gratuite Jean-Michel Alberola

Jean-Michel Alberola

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Alberola

Jean-Michel Alberola (1953-) est à la fois un peintre, sculpteur, graveur, cinéaste et photographe français né en 1953 à Saïda, en Algérie. Artiste contemporain associé au mouvement de la figuration libre pendant les années 1980, son œuvre protéiforme invite à la réflexion sur le pouvoir de l’image, la puissance du regard et la relation entre le spectateur et ce qu’il voit.
Estimation gratuite Jean-Michel Alberola

Prix des œuvres de Jean Michel Alberola

  • Peintures - entre 3 200 € et 16 000 €

  • Dessins et Gouaches - entre 100 € et 10 000 €

  • Sculptures - entre 400 € et 40 000 €

 

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Jean-Michel Alberola, une œuvre protéiforme

Jean-Michel Alberola réalise ses études universitaires à Aix-Marseille avant de rejoindre Paris. Il est à la fois représenté par la galerie Daniel Templon à Bruxelles et à Paris. Son œuvre minimaliste est définie comme protéiforme, navigant entre la figuration, l’abstraction et le conceptuel. Il emploie de nombreux supports et outils différents pour réaliser ses œuvres : néons, livres, films, sculptures, gouaches… Jean-Michel Alberola se considère avant tout comme un peintre mais ne se cantonne pas au pinceau. Les travaux de l’artiste sont des puzzles, ce qu’il appelle une réalité fragmentée, car chaque pièce est indépendante et autonome, elle représente un état produit à un moment donné. Jean-Michel Alberola cultive ces lambeaux de manière mesurée, car rien n’est jamais laissé au hasard, et chaque détail a son importance. Ce sont tous ces fragments réunis qui peuvent raconter une histoire, véhiculer un message, et s’inscrire dans une continuité. L’artiste refuse le cloisonnement artistique en prônant l’éclectisme. C’est au début des années 1980 qu’il se fait connaître avec sa série signée « Actéon fecit », qui interroge sur l’action de peindre et son potentiel renouvellement.

Jean-Michel Alberola, des inspirations mythologiques et biblique

Dans le travail en début de carrière de Jean-Michel Alberola, il y a un récit, une épopée, qui explore notamment l’iconographie d’origine biblique et mythologique. Sa signature « Actéon fecit » en est la preuve, par exemple avec Suzanne et les vieillards, Le bain de Diane, ou La Mort d’Actéon. Jean-Michel Alberola incarne Actéon et vice versa, et on en revient à la réflexion sur le regard, car toute sa série est basée sur le rôle de celui-ci, qu’il s’agisse de celui porté par l’artiste ou celui porté sur ses œuvres. Jean-Michel Alberola est un observateur silencieux, qui collecte les informations tout autour de lui mais également en lui, quand quelque chose se produit par exemple dix ans après avoir lu plusieurs livres ou vu tel événement. C’est cette étincelle qu’il va consigner dans son carnet de notes, bien qu’il en ait déjà de nombreux remplis, et qui finira par être la toile qui connecte toutes ses œuvres entre elles.

Jean-Michel Alberola, des œuvres en plusieurs étapes

Bien que les œuvres de Jean-Michel Alberola soient souvent considérées comme des rébus, l’artiste affirme ne pas en faire. Il préfère dire qu’il réalise des énigmes qui poussent le spectateur à chercher plus loin que la surface sur laquelle il pose son regard. En résulte alors une compréhension qui se déroule en plusieurs étapes, d’abord à travers le regard, puis la réalité. C’est pourquoi Jean-Michel Alberola aime tant les histoires, les œuvres qui évoquent quelque chose, et ce rapport au regard. La littéralité le fascine, si bien que l’artiste joue avec ce que l’on peut voir en surface et l’histoire qui se situe derrière. Plus que la peinture, c’est l’image peinte qui est au cœur de sa démarche artistique. Elle ne prône aucune vérité unique. Lorsque Jean-Michel Alberola dessine Auschwitz, il réalise un paysage qui n’a l’air de rien, puis qui prend forme quand on découvre qu’il s’agit d’Auchwitz, car la connaissance change le regard porté à l’œuvre. C’est ainsi que fonctionne Jean-Michel Alberola et qu’il dispose ses œuvres dans une exposition : pas d’après un raisonnement logique, mais sentimental.

La cote des œuvres de Jean-Michel Alberola

L’œuvre de Jean-Michel Alberola est souvent insaisissable mais elle attire le regard, donne à réfléchir, se constitue d’énigmes ou joue de la littéralité pour berner le spectateur. C’est parce que l’artiste et son travail sont nimbés de mystère que la curiosité est autant attisée. Artiste polyvalent, Jean-Michel Alberola s’essaye à de nombreux médiums. Ses sérigraphies sont estimées entre 100 et 1200 €. Ses lithographies, quant à elles, oscillent entre 80 et 300 € en moyenne. Ses dessins au fusain et au pastel ainsi que ses aquarelles se vendent entre 2500 et 5000 €, bien que l’œuvre Ichnobatês #2 de 1982, aux pastels gras, ait été estimée entre 10 000 et 15 000 €. Les sculptures de Jean-Michel Alberola sont évaluées entre 2000 et 3000 €. Enfin, ses peintures sont estimées entre 5000 et 8000 €.
(Illus.) Jean-Michel Alberola – L’Attaque des truffes (2000), gouache et crayon gras sur papier, 150 x 155,5 cm

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Estimation gratuite Gérard Garouste

Gérard Garouste

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Estimation et cote de l'artiste Gérard Garouste

Gérard Garouste (né en 1946) est l’un des peintres français contemporains les plus reconnus. Depuis les années 1980, il construit un univers peuplé de personnages étranges, de corps déformés et de créatures tirées de la Bible, de la mythologie ou de grands textes comme Don Quichotte et La Divine Comédie. Son parcours a été consacré par une grande rétrospective au Centre Pompidou en 2022. Cette reconnaissance se retrouve sur le marché de l’art : ses peintures les plus importantes dépassent régulièrement 50 000 € et son record atteint 124 640 € !

Vous possédez une peinture, un dessin, une estampe ou une sculpture de Gérard Garouste ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Gérard Garouste

Prix des œuvres de Gérard Garouste

  • Peinture à l’huile ou acrylique sur toile : entre 2 000 € et plus de 120 000 €

  • Dessin, gouache ou pastel : entre 300 € et 25 000 €

  • Estampe, gravure ou lithographie : entre 50 € et 2 500 €

  • Sculpture ou œuvre en volume : entre 1 000 € et plus de 20 000 €

Vous possédez une œuvre de Gérard Garouste et souhaitez connaître sa valeur ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, pensez à photographier également les côtés de la toile, le châssis et les étiquettes anciennes. Pour une estampe, les marges, la justification du tirage et la technique d’impression doivent rester visibles.

Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, la date de création, le sujet, l’état de conservation et la provenance. Ils examineront aussi les lettres et les chiffres parfois inscrits près de la signature. Ces indications apparaissent sur de nombreuses œuvres de Gérard Garouste et peuvent aider à les identifier. L’estimation tient enfin compte de la cote actuelle de l’artiste et des résultats obtenus par des œuvres comparables. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.

La cote de Gérard Garouste sur le marché de l’art

La cote de Gérard Garouste a beaucoup progressé au cours des dernières années. Sa reconnaissance institutionnelle, ses expositions internationales et la rétrospective organisée par le Centre Pompidou ont renforcé l’intérêt des collectionneurs. Ses grandes peintures figuratives des années 1980, 1990 et 2000 sont les plus recherchées.

La valeur dépend cependant fortement du format, de la période et de l’histoire de l’œuvre. Une grande composition publiée ou présentée dans une exposition peut dépasser 50 000 €, tandis qu’une petite toile ou une étude moins documentée peut se vendre pour quelques milliers d’euros. Les dessins et les pastels occupent une place importante dans son travail. Les estampes offrent un accès plus abordable à son univers.

La cote des peintures de Gérard Garouste

Les huiles et les acryliques sur toile dominent le marché de Gérard Garouste. Les grandes compositions, les œuvres anciennes et les tableaux liés aux textes bibliques, à la mythologie ou à la littérature obtiennent les meilleurs résultats. La présence de l’œuvre dans une exposition ou une publication peut également soutenir sa valeur. Voici quelques ventes de référence :

  • Nature morte au vase bleu (1984) : cette huile sur toile de 130 × 162 cm a été vendue 124 640 € à Paris en décembre 2022. Il s’agit du record public de l’artiste.
  • Secret de famille (2006-2007) : cette grande huile sur toile de 199,5 × 260 cm a atteint 113 400 € à Londres en juin 2023.
  • Le Labyrinthe-indienne (1997) : cette acrylique réalisée sur plusieurs toiles cousues a été adjugée 100 000 € à Paris en mars 2023.
  • Le Passage (date non précisée) : cette peinture a obtenu 78 120 € à Paris en septembre 2022.
  • Le Sarcophage (2012) : cette huile sur toile de 130 × 195 cm a été vendue 75 000 € à Paris en décembre 2021.
  • Orion et Opis (date non précisée) : cette composition a atteint 69 300 € à Paris en décembre 2023.

Ces résultats concernent des œuvres importantes par leur format, leur provenance ou leur place dans le parcours de l’artiste. Toutes les peintures de Gérard Garouste n’atteignent donc pas plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une petite toile, une œuvre peu documentée ou une peinture en mauvais état peut obtenir un résultat beaucoup plus modeste.

La cote des dessins, gouaches et pastels

Le dessin n’est pas une activité secondaire chez Gérard Garouste. Il lui permet de développer ses personnages, de préparer certaines peintures et d’explorer les récits qui nourrissent son travail. Les grandes feuilles des années 1980 sont particulièrement recherchées, surtout lorsqu’elles sont signées, datées et liées à une œuvre connue. Voici plusieurs résultats significatifs :

  • Goupil le renard (1982) : ce grand dessin au fusain et au crayon a été adjugé 20 000 € à Paris en mai 2011.
  • Scène de famille (1982) : cette composition au fusain a atteint 19 000 € à Paris.
  • La Barque de Dante – Inferno (1986) : ce pastel sur papier de 80,5 × 121,5 cm a été vendu 13 120 € à Paris en juin 2024.
  • Homme en terre, esprit en ciel (date non précisée) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a obtenu 9 000 € à Paris.
  • Sans titre (1993) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a été présentée sur le marché parisien avec une estimation comprise entre 3 000 € et 4 000 €.

Pour une œuvre sur papier, la technique et le format comptent beaucoup. Un grand fusain très abouti peut valoir davantage qu’une petite gouache. L’état de conservation reste également déterminant : les taches, les déchirures, les plis et une exposition prolongée à la lumière peuvent réduire la valeur.

La cote des estampes et lithographies

Gérard Garouste a produit de nombreuses lithographies, gravures, eaux-fortes et éditions illustrées. Il reprend les personnages et les récits présents dans ses peintures, notamment ceux de la Bible, de Don Quichotte et de La Divine Comédie. Ces œuvres sont généralement numérotées et signées au crayon. Quelques résultats permettent de situer leur cote :

  • Sans titre (date non précisée) : cette estampe signée a été adjugée 350 € à Paris en décembre 2021.
  • Le Bal des sorcières (date non précisée) : cette lithographie numérotée 20/50 a été vendue 250 € à Lyon en février 2026.
  • La Source (date non précisée) : cette lithographie en couleurs numérotée 67/100 a obtenu 150 € à Lyon en février 2026.
  • Les lithographies consacrées à Don Quichotte se négocient généralement entre 300 € et 800 € selon le format, le tirage et l’état.
  • Les livres illustrés réunis dans un coffret peuvent dépasser 1 000 €, voire 2 500 € lorsqu’ils sont complets, signés et tirés à peu d’exemplaires.

Pour une estampe, le numéro du tirage ne suffit pas à déterminer la valeur. La technique, les dimensions, le nombre total d’exemplaires, la présence de la signature et l’état du papier doivent être étudiés ensemble.

Comment reconnaître une œuvre de Gérard Garouste ?

Les tableaux de Gérard Garouste sont presque toujours figuratifs. On y reconnaît des hommes, des femmes, des animaux ou des objets, mais leurs apparences sont souvent transformées. Les bras et les jambes s’allongent, les corps se courbent et les visages prennent des expressions troublantes. Un personnage peut se confondre avec une chaise, un arbre, une lettre ou un animal.

Les récits occupent une place centrale. Garouste puise dans la Bible, la mythologie grecque, le Talmud, Don Quichotte, Faust, Gargantua ou La Divine Comédie. Il ne se contente pas d’illustrer une histoire. Il déplace les personnages, mélange les références et ajoute des détails inattendus. Le spectateur reconnaît parfois une scène sans pouvoir immédiatement l’expliquer.

La couleur fournit aussi de bons indices. Gérard Garouste utilise volontiers des bleus profonds, des rouges, des jaunes, des ocres et des verts très francs. Les personnages se détachent souvent sur un décor sombre ou un paysage volontairement irréel. La peinture conserve les traces du pinceau, avec des parties très couvertes et d’autres plus légères.

Ses œuvres des années 1980 peuvent être plus sombres et théâtrales. À partir des années 1990, les références aux textes bibliques et à la tradition juive deviennent plus présentes. Ces éléments doivent toutefois être examinés avec prudence : ni un corps déformé ni un sujet mythologique ne suffisent à confirmer une attribution.

Reconnaître la signature de Gérard Garouste

Gérard Garouste signe généralement « G Garouste » ou « G. Garouste ». La signature se trouve souvent dans la partie inférieure de l’œuvre, à gauche, à droite ou parfois au centre. Elle peut être accompagnée d’une date, d’un titre ou d’une suite de lettres et de chiffres.

Ainsi, certaines peintures portent des inscriptions comme « E12 T37 G Garouste » ou « G Garouste G23R21 ». Sur les dessins, la signature peut être suivie du mois et de l’année de création. Ces indications sont importantes, car elles permettent parfois de rapprocher l’œuvre d’une série précise ou d’un projet connu.

Les estampes portent le plus souvent une signature au crayon dans la marge inférieure, accompagnée du numéro de l’exemplaire. Une mention comme « 20/50 » signifie que l’estampe appartient à un tirage de 50 exemplaires.

Gérard Garouste n’a pas signé toutes ses œuvres de la même manière. Une signature isolée ne garantit donc jamais l’authenticité. Son graphisme, sa position et la nature du trait doivent rester cohérents avec la technique et l’époque de l’œuvre.

Signature Gerad Garouste

Œuvre de Gérard Garouste : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par identifier la technique et la période probable de l’œuvre. Une peinture des années 1980 ne présente pas toujours les mêmes couleurs ni les mêmes personnages qu’une toile inspirée par les textes bibliques au début des années 2000. Il compare donc le sujet, le format et la manière de peindre avec des œuvres documentées de la même époque.

Sur une peinture, Romain observe les contours des personnages, les déformations du corps et la façon dont les couleurs se superposent. Il examine aussi les parties laissées plus légères, car Garouste ne recouvre pas nécessairement toute la toile avec la même épaisseur. Une photographie prise de côté permet de voir les coups de pinceau, les reprises et les éventuelles restaurations.

Il accorde enfin une attention particulière aux inscriptions. Les lettres et les chiffres placés près de la signature peuvent faire partie du système de repérage utilisé par l’artiste. Romain étudie également les anciennes étiquettes, les factures d’achat, les certificats, les catalogues d’exposition et les publications dans lesquelles l’œuvre apparaît. Pour un artiste contemporain aussi documenté, une provenance précise peut avoir une influence importante sur l’estimation.

Gérard Garouste, un peintre au parcours profondément personnel

Gérard Garouste naît à Paris en 1946. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris entre 1965 et 1972, dans l’atelier du peintre Gustave Singier. À cette époque, l’art conceptuel occupe une place croissante, mais Garouste reste attiré par le dessin et les grands maîtres qu’il observe au musée du Louvre. Il commence sa carrière dans le monde du théâtre et réalise des décors pour son ami, le metteur en scène Jean-Michel Ribes. En 1977, il présente au Palace Le Classique et l’Indien, un spectacle dont il écrit le texte, conçoit la mise en scène et réalise les décors.

Sa première grande exposition de peintures a lieu à Paris en 1980. Deux ans plus tard, il expose à New York et commence à se faire connaître hors de France. Sa carrière prend rapidement une dimension internationale. Il reçoit aussi plusieurs commandes publiques : il réalise notamment des œuvres pour le palais de l’Élysée, le rideau de scène du Théâtre du Châtelet et une installation monumentale pour la Bibliothèque nationale de France. En 2022, le Centre Pompidou lui consacre une importante rétrospective réunissant peintures, dessins, sculptures et installations.

Le parcours de Gérard Garouste est aussi marqué par son histoire familiale et par les troubles psychiques qu’il raconte avec beaucoup de franchise dans son livre L’Intranquille, publié en 2009. En 1991, avec son épouse Élizabeth Garouste, il fonde l’association La Source. Son objectif est d’aider des enfants et des jeunes en difficulté grâce à des ateliers menés par des artistes. Gérard Garouste est élu à l’Académie des beaux-arts en 2017. Il vit et travaille aujourd’hui entre Paris et la Normandie.

Ne recadrez jamais vos photographies autour du personnage principal ou de la signature. Chez Gérard Garouste, une petite inscription placée dans un angle, une lettre intégrée au décor ou une suite de chiffres peut apporter une information importante. Photographiez l’œuvre dans son ensemble, puis chaque détail séparément.

Pour une toile, réalisez aussi une vue du revers et des quatre côtés. Les dimensions exactes doivent être prises sans le cadre. Si vous possédez une facture, un certificat, un catalogue ou un courrier lié à l’achat, photographiez chaque document, même s’il vous paraît secondaire. Une provenance complète peut permettre de retrouver une ancienne exposition et de replacer l’œuvre dans une série connue.

Pour une lithographie ou une gravure, ne coupez jamais les marges et ne retirez pas la feuille de son encadrement sans l’aide d’un professionnel. La signature, la numérotation et les marques de l’atelier se trouvent souvent dans cette partie du papier. Un simple passe-partout peut les masquer entièrement !

En lien avec Gérard Garouste

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Estimation gratuite Annette Messager

Annette Messager

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Estimation et cote de l'artiste Annette Messager

Annette Messager (1943-) est une artiste française protéiforme née à Berck le 30 novembre 1943. Elle est à la fois peintre, artiste visuelle, textile et d’installation, sculptrice, photographe et surtout plasticienne. Ses œuvres abordent des thèmes comme la féminité et l’enfance et s’articulent autour de la psychanalyse dans un registre sombre et puissant.

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Annette Messager, les premières influences

Annette Messager grandit à proximité d’un sanatorium, où elle voit défiler des malades. Bien que ses parents soient athées, la jeune fille y décèle une forme de dévotion populaire qui influencera plus tard son travail. Attirée par l’art depuis son plus jeune âge en raison d’un parent architecte, Annette Messager s’intéresse à la peinture et la photographie. Elle intègre en 1962 l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris mais interrompt ses études la veille de mai 1968 pour se concentrer sur des accumulations de photographies, d’articles et de coupures de presse, ingrédients essentiels à ses premières Collections.
En 1969, Annette Messager expose à la galerie Durand et au musée d’Art moderne de Paris ses premières gravures et installations. L’année suivante, elle épouse l’artiste contemporain Christian Boltanski (1944-2021). En 1971, la galerie Germain lui commande Les Pensionnaires, une œuvre en laine et tissu de moineaux empaillés vêtus de tricots. Cette réalisation est un événement important pour Annette Messager, puisqu’elle décide grâce à lui de se consacrer intégralement à l’art. S’ensuivent alors deux expositions, en 1973 à la galerie de Munich puis en 1974 à l’ARC, où l’artiste propose au public sa première série.

Annette Messager, des collections aux matériaux pauvres

Les collections sont une constante dans les travaux et la vie de l’artiste Annette Messager. Influencée par le surréalisme, elle accumule des objets du quotidien et des matériaux pauvres comme des crayons, du tissu, des peluches, des poupées, des filets ou du plastique, qu’elle collecte et transforme. Ses travaux font référence à l’art populaire, aux fantaisies, à l’enfance, à l’intimité. À la manière de Louise Bourgeois (1911-2010), la psychanalyse prend une place importante dans l’œuvre d’Annette Messager, permettant à l’artiste d’aborder des sujets sans tabous, et surtout de manière crue, loin des conventions de l’académisme.
C’est son père qui lui fait découvrir l’art religieux ainsi que l’art brut de Jean Dubuffet (1901-1985) lors d’une exposition de 1967. Depuis, Annette Messager met en scène l’art du quotidien et de la vie, principalement par séries et collections. D’abord dans des alignements d’objets de petite taille, puis progressivement avec des œuvres de plus en plus massives et des installations qui prennent parfois toute une salle. Dans les années 1980, Annette Messager continue d’employer les matériaux pauvres et leur offre une nouvelle place dans l’art contemporain. Ils servent à parler de l’enfance et des peurs, mais également à aborder le corps, l’intimité et la féminité.

Annette Messager, le rapport au corps

Que ce soit en engageant le corps des autres, celui du spectateur ou le sien, Annette Messager « truque le réel » comme elle aime le dire et joue avec le corps pour s’exprimer. Créatures mythiques et hybrides, corps fragmentés, poupées, photographies de nus, photomontages, gros plans de diverses parties du corps… Ce dernier est omniprésent dans ses œuvres, parfois même de manière symbolique. Le traversin est le corps endormi tandis que la marionnette de bois est l’humain disloqué comme métaphore des défauts de l’humanité.
La féminité aussi est un thème particulièrement abordé dans l’œuvre d’Annette Messager, qu’il s’agisse de la place des femmes dans la société, des standards de beauté qu’elles s’imposent, des idées reçues, de la sexualité, du féminisme ou encore de la maternité, comme en témoigne son œuvre Les Enfants aux yeux rayés (1971-1972) qui a créé la controverse. Si Annette Messager ne s’affirme pas comme féministe en dépit de la féminité et des sujets comme la lutte des femmes dans ses travaux, c’est parce qu’elle mélange dans ses collections des contradictions : son amour et son mépris pour les hommes, ses jalousies et sa solidarité envers les femmes. Le but pour Annette Messager est de tricher avec soi-même et de se sentir à l’aise dans cette ambiguïté.

La cote des œuvres d'Annette Messager

Artiste plasticienne reconnue dans le monde entier, Annette Messager expose partout ses séries et collections, pour lesquelles elle a été décorée et récompensée. Son art interroge, stimule, inquiète ou gêne, mais il rend toujours curieux par ce qu’il a à raconter. Les œuvres d’Annette Messager, qu’il s’agisse de photographies, de dessins, de peintures, de sculptures ou de bricolages, sont toujours très bien cotées.
Ses dessins sont estimés entre 800 et 10 000 €, bien qu’ils dépassent le prix évalué puisque les deux dessins de 1976 au crayon de couleur, Le Bonheur illustré, sont adjugés 1116 € pour l’un et 1364 € pour l’autre malgré une estimation entre 800 et 100 € pour les deux. Ses peintures et mixed media oscillent entre 1000 et 100 000 €, tandis que ses photographies peuvent se vendre entre 500 et 25 000 €. Mais ce sont surtout les installations d’Annette Messager qui ont du succès, estimées entre 3000 et 150 000 €. Son œuvre Mes vœux (1988-1990), estimée entre 100 000 et 150 000 €, est vendue 235 000 € en 2010.

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(Illus.) Annette Messager Wikipedia

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Estimation gratuite Eduardo Arroyo

Eduardo Arroyo

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Estimation et cote de l'artiste Eduardo Arroyo

Eduardo Arroyo (1937-2018) est un artiste peintre, sculpteur, graveur, lithographe et décorateur de théâtre espagnol, né à Madrid le 26 février 1937. Il est le fer de lance de la Nouvelle figuration espagnole et de la Figuration narrative qui ont commencé à se développer en Europe à l’aube des années 1960. Avec des tableaux politiquement engagés, il raconte ses idées et ses histoires à travers son œuvre, à la fois visuelle et littéraire.

Estimation gratuite Eduardo Arroyo

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Eduardo Arroyo, la peinture comme arme militante

Élevé dans le Madrid des années 1950, fils d’un pharmacien de droite appartenant à la Phalange espagnole, Eduardo Arroyo est entouré par la politique. Il est animé par le désir de faire de l’art et celui d’écrire, sa première vocation, bien que ses résultats à l’école pour transfuges soient insuffisants. Eduardo Arroyo intègre alors une école de journalisme et débute la caricature de presse en 1957 tout en apprenant la peinture en autodidacte lors de son temps libre. Seulement, avec la montée du franquisme en Espagne, Arroyo laisse tomber son activité et fuit à Paris. Il enchaîne les petits emplois, réalise des portraits à la terrasse des cafés parisiens et, alors qu’il prend conscience des opprimés et des inégalités sociales, décide de s’engager politiquement.
Eduardo Arroyo rencontre alors Antonio Recalcati (1938-) et Gilles Aillaud (1928-2005), avec lesquels il réalise des œuvres collectives qui interrogent sur le rôle de l’artiste dans la société. Il crée l’agitation à la IIIe Biennale de Paris de 1963, en exposant son polyptyque Les quatre dictateurs, sur lequel sont affichés implicitement Mussolini, Hitler, Salazar et Franco, ce dernier étant l’homme d’État à la tête du gouvernement espagnol en place à ce moment-là.

Eduardo Arroyo, fondateur de la figuration narrative


En 1964, Eduardo Arroyo fonde le mouvement de la figuration narrative lors de l’exposition Mythologies quotidiennes au Musée d’art moderne de la ville de Paris, puis lors de La Figuration narrative dans l’Art contemporain, l’année suivante. Ces deux expositions, organisées par Gérald Gassiot-Talabot (1929-2002), lui permettent de devenir le chef de fil de l’avant-garde figurative au contenu politique.
En brisant la profondeur spatiale et en mettant à plat la perspective, Eduardo Arroyo se veut plus littéral dans l’expression de ses sujets, afin que ses tableaux puissent être lus, mais toujours avec ironie et un mélange de tragique et comique qui lui viennent probablement de son attrait pour la dramaturgie. En utilisant les codes du Pop Art pour parler de son exil, Eduardo Arroyo donne à son œuvre une dimension contestataire et accusatrice dans la première partie de sa vie.

Eduardo Arroyo, l'exil comme thème récurrent

Quand Eduardo Arroyo ne tourne pas les peintres contemporains en dérision, il casse les clichés de la figure féminine imposés par l’art, et transforme volontiers la beauté douce, gracieuse et ronde de la femme par des figures fortes comme la lutte, la manifestation sociale ou encore l’orgueil. Mais son thème principal, si ce n’est omniprésent, est celui de l’exil : celui qu’il a vécu en fuyant le franquisme. Heureux qui comme Ulysse de 1976 est l’un des nombreux tableaux qui illustrent ce sujet. Il appartient à une série du nom de « Réflexions sur l’exil », issue du retour de l’exilé dans son pays qui, comme Ulysse, s’y sent finalement étranger.
Deux ans après le décès de Franco, Eduardo Arroyo récupère enfin le passeport qui lui avait été confisqué par les autorités espagnoles, et peut retourner dans son pays natal, dans son foyer. Mais le sentiment de ne pas être chez soi lui inspire cette dernière série avant qu’il ne commence à changer de thème, notamment en peignant la boxe, qui est l’une de ses passions, et dans laquelle il trouve une morale inspirante. Eduardo Arroyo reçoit par le Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sports en 2000, la Médaille d’or du mérite des beaux-arts.

La cote des œuvres d'Eduardo Arroyo

Davantage connu pour ses peintures contestataires du franquisme et ses caricatures, Eduardo Arroyo a pourtant réalisé une activité de scénographe, produit des livres illustrés ainsi que des sculptures. L’artiste a continué de peindre et d’écrire jusqu’à la fin de ses jours.
Il laisse derrière lui quelques gravures et lithographies estimées entre 80 et 2000 €, ainsi que des sculptures qui se vendent entre 770 et 18 000 €. La cote de ses aquarelles et dessins, comme ceux réalisés en terrasse, se situe entre 200 et 50 000 €, tandis que les peintures signées Eduardo Arroyo valent entre 500 et 80 000 € aux enchères. Son tableau Peintres Aveugles de 1975, estimé entre 28 500 et 40 000 €, a été adjugé 81 200 € en 2020.

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(Illus.) Eduardo Arroyo – Espoir et désespoir d’Angel Ganivet I (1977), acrylique

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Estimation gratuite Andy Warhol

Andy Warhol

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Estimation, cote et valeur de l'artiste Andy Warhol

Andy Warhol (1928-1987), né Andrew Warhola, Jr, est un artiste américain éclectique né le 6 août 1928 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, de parents ruthènes originaires de l’actuelle Slovaquie. Connu dans le monde entier pour être le symbole et représentant du Pop Art, Andy Warhol a déconstruit les codes de l’art unique pour le rendre accessible à tous.

Estimation gratuite Andy Warhol

Prix des œuvres d'Andy Warhol

  • Peinture (huile, silkscreen / toile / grands diptyques) – entre 50 000 € et plus de 160 743 500 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (études, œuvres uniques sur papier) – entre 200 € et 500 000 €

  • Dessin (crayon, fusain, pastels, études préparatoires) – entre 100 € et 1 000 000 €

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Andy Warhol, dessinateur publicitaire

Enfant, Andy Warhol grandit dans un environnement modeste, à la limite de la pauvreté. À l’école primaire, il se sent mal aimé et reste à l’écart des autres. En 1937, alors âgé de 9 ans, Andy Warhol est atteint de chorée de Sydenham, une maladie infectieuse du système nerveux central qui le force à rester régulièrement alité. Pour s’occuper, le jeune Warhol dessine et commence à collectionner des photos de stars de cinéma qu’il garde précieusement dans un album dédié. Cette période est cruciale pour l’enfant car elle aura une influence directe sur son développement et ses choix artistiques. En 1949, Andy Warhol reçoit le Bachelor of Fine Arts, diplôme de la Carnegie Institute of Technology de sa ville natale, et université dans laquelle il apprend la technique du dessin tamponné. Dès 1949, Andy Warhol entame sa carrière de dessinateur publicitaire pour le magazine Glamour, avant de collaborer avec Vogue puis Harper’s Bazaar. Sa première exposition personnelle se déroule en 1952 et d’autres s’enchaînent rapidement à travers les États-Unis d’Amérique. Andy Warhol se fait un nom en tant que publicitaire, mais il veut devenir artiste et se lance, dès le début des années 60, dans la création.

Andy Warhol, naissance du Pape du Pop Art

Après quelques essais peu concluants, Andy Warhol décide de faire se rejoindre la culture populaire et l’art dit élitiste, en poursuivant l’œuvre et le mouvement pop art lancé à Londres dans les années 50. Andy Warhol n’est pas le premier mais il en sera le représentant. À l’aide de la photographie sérigraphiée sur toile, l’artiste développe en 1963 une technique qui use de la multiplication pour faire perdre aux œuvres tout leur sens et leur appartenance. Selon lui, ce qui est reproductible devient une image de consommation et la répétition l’épuise jusqu’à la mort. C’est une manière de stigmatiser la société de consommation américaine et de rompre avec l’idée d’art unique réservé aux classes supérieures. Grâce à la sérigraphie, Andy Warhol rend l’art accessible et mérite son titre de Pape du Pop Art. Il s’inspire de la production en usine et des machines pour produire lui-même ses sérigraphiques de manière mécanisée. Il intervient seulement sur la fin, lors de la colorisation, ou s’il effectue de nouveaux tirages par-dessus. Par ailleurs, les tirages ne sont pas numérotés et s’inscrivent dans son travail découlant de la prolifération des médias. L’artiste utilise des produits de consommation de masse et des symboles de la culture populaire pour exercer sa technique, comme avec les célèbres Campbell’s Soup Cans avec lesquelles il s’est fait connaître en 1962. L’année qui suit, Joan Miró termine son œuvre synthèse La Ferme, sur laquelle il travaille depuis son séjour à Mont-roig. Le souci du détail porté indépendamment à chaque élément est appelé « calligraphie mirónienne » et représente l’origine du surréalisme chez Joan Miró. En 1924, l’artiste rencontre et côtoie de plus en plus le cercle surréaliste, au point de signer avec eux le Manifeste du surréalisme. Lassé par la réalité et ce qui l’entoure, à la recherche d’un nouveau langage, Joan Miró développe un style plus géométrique, mais toujours dans une expression d’absolue spontanéité. André Breton dira d’ailleurs de Miró qu’il était « le plus surréaliste » d’entre eux, artiste dont l’œuvre « atteste d’une liberté qui n’a pas été dépassée », bien que son discours complet soit teinté de condescendance. Pour Joan Miró, l’inconscient est sa première inspiration et se ressent dans ses prochaines productions.

Andy Warhol, l'art des affaires

Andy Warhol disait lui-même qu’il avait « commencé comme artiste commercial » et qu’il voulait « finir comme artiste d’affaires« . Selon lui, il n’y avait rien de plus fascinant que les affaires et il considérait celles bien conduites comme « le plus grand des arts« . Il créé dans les années 60 la Factory, un atelier décoré d’aluminium dans lequel il réalise et produit des films et de la musique, et qui deviendra rapidement le point de rencontre entre les artistes. Personnage à succès dans la production et l’art des affaires, Andy Warhol continue de multiplier les célébrités et publie, en 1969, les premiers exemplaires de son magazine Interview. Dans les années 70, Warhol retourne brièvement à la peinture et touche à l’art abstrait avec une technique à base de peinture à l’oxydation. Les années suivantes sont prospères pour Warhol qui croule sous les commandes et ne s’arrête jamais de collaborer, jusqu’à réaliser une étiquette pour Mouton Rothschild, dont la bouteille est écoulée à plus de 250 000 exemplaires. Dès lors, Joan Miró s’initie au collage puis à la mosaïque, la gravure, la céramique, le modelage et enfin, la sculpture. D’abord des objets dans les années 1940 puis, progressivement, des œuvres monumentales pour des jardins dans divers pays du monde. Il cherche l’éclat des couleurs, l’aspect naïf, l’harmonie et les ambiances qui lui ouvrent les portes vers une liberté qu’il n’a jamais cessé de rechercher. Quelles que soient ses influences, Joan Miró est couronné de succès jusqu’à la fin, vu comme un prodige de son temps.

La cote des œuvres d'Andy Warhol

Publiciste mondain, chef de file du Pop Art et opposant de l’art pour l’art, Andy Warhol a marqué son époque mais également l’histoire de l’art contemporain avec son œuvre, en remettant en question les notions d’originalité et d’unicité. Si ses productions se vendaient déjà très bien de son vivant, le prix s’envole après sa mort. À titre d’exemple, un portrait de Mao de 1972 a été adjugé à 17,4 millions d’euros en 2006, tandis que son œuvre Green Car Cash de 1963 est partie à 71,8 millions d’euros l’année suivante. Ses peintures sont estimées entre 62 000 et 1 000 000€, tandis que ses photos et sculptures vont en moyenne de 800 à 60 000€. Les dessins, quant à eux, sont estimés entre 900 et 1 300 000€. Mais ce sont surtout ses sérigraphies et estampes qui trouvent le succès. Estimées entre 120 et 1 300 000€, elles sont en réalité adjugées bien au-delà et ne baissent pas en cote. La grande fréquence de production d’Andy Warhol couplée à son caractère prolifique ont permis de réaliser jusqu’ici plus de 30 000 ventes aux enchères. Ses tapisseries sont estimées entre 500 et 20 000€, ses céramiques entre 200 et 150 000€ et ses lithographies entre 20 et 200 000€. Des chiffres déjà importants mais qui sont bien en deçà de ses autres productions. Le prix d’une sculpture de Joan Miró, estimée entre 200 et 7 000 000€, dépend de la taille et du matériau. Ses dessins, évalués entre 800 et 8 800 000€, dépassent parfois tous les records, comme Femme et oiseaux de 1940, adjugé 24 751 020€ en 2017. Quant aux peintures de Joan Miró, estimées entre 32 000 et 20 000 000€, le prix-record appartient à Peinture (Étoile Bleue) de 1927, adjugée à 26 042 100€ en 2012. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Andy Warhol et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Andy Warhol en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Andy WARHOL (1928-1987) Beethoven. 1987 Sérigraphie en couleur Signée au crayon au dos 

Reconnaître la signature d'Andy Warhol

Savoir reconnaître la signature d’Andy Warhol est indispensable pour authentifier une œuvre de ce pionnier du Pop Art, dont le marché reste l’un des plus dynamiques au monde. Warhol a signé la majorité de ses sérigraphies, dessins et photographies, mais ses signatures varient selon les périodes et les supports. Sur ses œuvres emblématiques comme les séries Marilyn Monroe, Campbell’s Soup Cans ou Mao, on retrouve le plus souvent une signature manuscrite « Andy Warhol » tracée au crayon graphite ou au feutre noir, placée en bas à droite de la feuille. Sa graphie est reconnaissable : fine, légèrement penchée, avec un « A » majuscule arrondi et un « W » fluide, parfois suivi d’une date. Sur certaines sérigraphies tardives éditées par la Factory Additions ou Sunday B. Morning, la signature peut être imprimée mécaniquement ou remplacée par un tampon « Andy Warhol » authentifiant une édition officielle. Les dessins et polaroids originaux signés de sa main présentent une signature plus spontanée, souvent accompagnée d’une dédicace. Face au nombre important de rééditions, copies et signatures apocryphes présentes sur le marché, faire authentifier la signature d’un Andy Warhol par un expert est une étape cruciale. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain et du Pop Art vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Andy Warhol, qu’il s’agisse d’une sérigraphie, d’un dessin ou d’une photographie originale.

Expertise signature Andy Warhol
Signature Andy Warhol

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Estimation gratuite André Masson

André Masson

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Estimation et cote de l'artiste André Masson

André Masson (1896-1987) est un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre français né le 4 janvier 1896 à Balagny-sur-Thérain, dans l’Oise. Fils d’un représentant en papiers peints, il est connu pour sa participation au mouvement surréaliste pendant les années 1920 ainsi que ses dessins automatiques, ses tableaux de sable et son caractère dit rebelle.

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André Masson, sa jeunesse jusqu'à la guerre

André Masson s’installe avec sa famille à Bruxelles en 1905. Il commence rapidement à se former aux arts en devenant élève de l’Académie royale des beaux-arts de 1907 à 1912, où il est davantage formé à la décoration murale, domaine pour lequel il reçoit un premier prix. Toutefois, sa sensibilité artistique prend racine dans la peinture de James Ensor (1860-1949), un peintre et anarchiste belge dont André Masson valorise d’autant plus le travail en apprenant qu’il était considéré comment « dément ». Par la suite, André Masson est poussé par l’un de ses enseignants à poursuivre ses études d’art à Paris. En 1912, alors âgé de seize ans, André Masson s’envole pour la capitale français pour s’inscrire à l’atelier du peintre Paul Baudoüin (1844-1931) et à l’École nationale des Beaux-arts jusqu’en 1914. Il obtient ensuite une bourse d’études qui le conduit en Toscane, puis en Suisse, où il s’engage dans l’infanterie l’année suivante. Mais lors de l’offensive du Chemin des Dames en 1917, il est laissé pour mort avant d’être retrouvé grièvement blessé à la poitrine, gisant dans un cratère de bombe.

André Masson, traumatisme de guerre et Paris

La guerre marque profondément André Masson, qui retranscrit dans plusieurs de ses tableaux son dégoût pour le bellicisme. Le sang, les massacres, les corps et la mort sont des thèmes récurrents dans ses œuvres. Masson entreprend alors un voyage en solitaire qui l’emmène sur les pas de plusieurs artistes comme Matisse (1869-1954), Cézanne (1839-1906) et van Gogh (1853-1890), dont il s’imprègne en visitant les lieux d’inspiration de ces peintres. Il s’installe cette fois à Céret en 1919 et épouse Odette Cabalé (1899-1984) rencontrée là-bas un an plus tard, avant de repartir en famille pour élire domicile à Paris.
Lorsqu’il habite au 45 rue Blomet, qui deviendra plus tard un repère pour les surréalistes, l’un de ses voisins est Joan Miró (1893-1983), avec lequel il partage un atelier. C’est de cette manière qu’il rencontre des artistes de tous les horizons comme Georges Limbour (1900-1970) et Louis Aragon (1897-1982), lesquels manifestent à cette période un intérêt certain pour le dadaïsme, amenant André Masson à rejoindre le groupe des surréalistes en 1924 après avoir rencontré André Breton (1896-1966).

André Masson, le rebelle du surréalisme

André Masson agrandit son cercle en rencontrant notamment Georges Bataille (1897-1962) et Paul Éluard (1895-1952) et devient actif au sein du groupe des surréalistes. En 1927, il découvre l’automatisme en déposant aléatoirement de la colle sur une toile avant d’y projeter du sable. Inventeur de ce procédé, il en devient également un défenseur quand sa vision de l’automatisme ne concorde pas avec celle d’André Breton. En 1929, alors considéré comme rebelle voire dissident, pour avoir considéré le groupe comme orthodoxe, il le quitte mais continue d’imprégner ses œuvres de la même pensée.
André Masson découvre ensuite la peinture américaine, dont il va s’inspirer en y ajoutant une touche surréaliste, lorsqu’il s’exile aux États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son travail inspiré de l’action painting influencera d’ailleurs Jackson Pollock. En fin de vie, toutefois, André Masson découvre une vie paisible et se tourne davantage vers l’impressionnisme, mû par le simple plaisir de peindre, qui sera d’ailleurs le titre de son ouvrage publié en 1950.

La cote des œuvres de André Masson

Du cubisme à l’impressionnisme en passant par le surréalisme, le fauvisme, l’abstrait et l’action painting américain, André Masson a laissé une empreinte importante dans la peinture du XXe siècle. Il a également exploré de nombreux mediums en abordant la peinture, les dessins automatiques, la gravure, la lithographie, la sculpture dans une moindre mesure, et les costumes ainsi que les décors de théâtre.
Son œuvre lyrique, souvent inspirée de la mythologie, fut un point de départ pour de nombreux artistes. André Masson laisse derrière lui des toiles surréalistes des années 1930 à 1940 qui ont une certaine cote, estimées entre 20 000 et 300 000€. L’enfant au masque I à la tempera et huile sur toile atteint le prix de 80 000€ en 2019, tandis qu’un de ses collages sur panneau est vendu 60 000€.
L’immense huile sur toile Gradiva, figure symbolique du surréalisme, atteint le prix de vente de 2 050 000€ en 2010. Les tableaux réalisés après 1950, quant à eux, varient entre 10 000 et 40 000€. Ses dessins aussi ont une grande valeur puisque Ombres d’oiseaux, un dessin automatique de 1962, est adjugé 21 442€ en 2018. Ses sculptures, plus rares, sont pourtant estimées entre 5000 et 30 000€.

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Estimation et cote de l'artiste Claude Venard

Claude Venard (1913-1999) est un artiste-peintre né à Paris le 21 mars 1913 qui appartient au mouvement post-cubisme. Le style angulaire dont il fait preuve est représentatif de son œuvre, laquelle évolue tout au long de sa vie par accentuations pour proposer des toiles toujours plus vivantes, à l’image de l’artiste.

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Prix des œuvres de Claude Venard

  • Peinture (huile sur toile) : entre 300 € et plus de 41 161 €.

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier - entre 560 € et 5 000 €.

  • Pastel, fusain, dessin préparatoire : entre 150 € et 5 000 €.

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 50 € et 20 136 €.

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Claude Venard, premiers pas à Paris

Claude Venard a 17 ans lorsqu’il décide de devenir peintre. Pour cela, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts mais s’enfuit au bout de quarante-huit heures, peu enclin à suivre ce type d’enseignement. Toutefois, il rejoint une formation en École des arts appliqués, qu’il suit cette fois assidûment pendant six ans. En 1936, alors âgé de 23 ans, Claude Venard découvre les dessous du métier de peintre en obtenant un emploi de restaurateur au musée du Louvre auprès d’un maître en la matière. Il rejoint ensuite le mouvement avant-gardiste « Forces Nouvelles » en 1936 après avoir participé à une exposition de groupe, dans lequel il fait la connaissance de Pierre Tal-Coat (1905-1985) et André Marchand (1907-1997). L’idée d’un tel mouvement, bien qu’éphémère, est de s’opposer aux formes abstraites imposées au début du siècle pour que le peintre se rapproche davantage de la nature et de l’aspect artisanal de la peinture. Mais la discipline jugée trop sévère par Claude Venard le pousse à quitter très rapidement le mouvement et à poursuivre son chemin en solitaire.

Claude Venard, un style post-cubiste qui évolue

Indocile de caractère et mû par un fort désir d’indépendance, Claude Venard en vient à créer sa propre identité dans le post-cubisme. Il s’agit d’utiliser des couleurs vives, crues, appliquées au couteau dans d’épaisses couches qui se superposent. L’influence du cubisme est bien présente dans chacun de ses travaux, notamment à travers des représentations typiques comme les jeux, les arlequins ou les instruments du musique, mais également par le biais des motifs géométriques. Toutefois, le style de Claude Venard est unique et progressif : il ne cesse d’évoluer au fil du temps, et même tout au long de sa vie. Claude Venard accentue séparément et petit à petit chaque aspect de ses peintures pour former, à terme, une œuvre plus forte mais également plus abstraite. Les tons de sa palette sont de plus en plus vifs, presque bariolés, ses textures plus épaisses, riches et complexes, mais toujours appliquées au couteau. En découle une matière brute, vivante, dite viscérale.

Claude Venard, l'esthétique géométrique

La seule constante qui demeure dans l’œuvre de Claude Venard est l’omniprésence des angles et la composition post-cubiste de ses toiles. Bien que l’artiste soit curieux et aime changer de modèle, il conserve ce style angulaire qui lui est propre dans chaque toile. Car Venard n’a pas seulement peint des classiques du cubisme, mais également des natures mortes, comme Tournesols, oranges et poissons de 1970, ainsi que des paysages portuaires ou industriels. On retrouve régulièrement dans ses compositions un élément rebelle, à son image, comme Dirigeable sur la plage de la même année. Claude Venard traite les deux dimensions sur sa toile en volume. Les empâtements et divers reliefs servent à donner vie à ses peintures, à créer du mouvement, par exemple en ajoutant du sable à sa peinture à l’huile pour apporter de la texture à des briques. Il utilise aussi des objets comme un morceau de grillage pour former des quadrillages, joue sur les effets appliqués aux formes pour donner une autre dimension à la géométrie.

La cote des œuvres de Claude Venard

Claude Venard a étudié des artistes qui, comme lui, s’opposaient aux critères de l’académisme. Gustave Courbet (1819-1877) bien sûr mais également Paul Cézanne (1839-1906), précurseur du cubisme et fervent utilisateur de la géométrie dans ses œuvres, notamment dans ses paysages et natures mortes. En résulte un style unique qui lui est propre. Les œuvres de Claude Venard sont exposées dans de multiples collections permanentes aux quatre coins du globe, mais il existe encore des tableaux dans la nature, dont la cote varie selon le médium. Ses estampes sont estimées entre 20 et 3000€. Ce sont principalement des lithographies de natures mortes et de paysages bucoliques, mais également des compositions avec des motifs abstraits. Les gouaches de Claude Venard sont estimées entre 150 et 6000€. Le phare breton de 1963 est adjugé à près de 2600€. Enfin, ses peintures oscillent entre 80 et 37 400€, le prix évoluant avec le style de l’artiste. Plus la représentation est cubiste et abstraite, et plus le prix grimpe, en témoignent les toiles figuratives comme La partie de cartes de 1965 adjugée en 2014 à 46 102€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Claude Venard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Claude Venard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature de Claude Venard

Reconnaitre la signature de Claude Venard est indispensable pour authentifier une œuvre de ce peintre français emblématique de la nouvelle École de Paris. L’artiste signait la quasi-totalité de ses toiles, natures mortes et paysages d’un « C. Venard » ou simplement « Venard », généralement apposé dans un coin inférieur, à droite. Sa signature se caractérise par des lettres majuscules anguleuses, fermes et régulières, souvent peintes au couteau ou au pinceau épais, dans une couleur contrastant avec la matière dense et texturée de la composition. Sur certaines œuvres, notamment des huiles sur toile des années 1950 et 1960, la signature est intégrée au décor, comme gravée dans la pâte picturale. Les dessins et gouaches de l’artiste, quant à eux, portent parfois une signature manuscrite plus souple, tracée à l’encre ou au crayon. La reconnaissance de la signature de Claude Venard doit toujours être associée à l’étude du style et de la technique si particuliers de l’artiste, afin d’écarter toute copie ou attribution erronée. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’analyse, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Claude Venard, qu’il s’agisse d’une toile, d’une gouache ou d’une œuvre sur papier.

Signature Claude Venard
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