Estimation gratuite Louis Anquetin

Louis Anquetin

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Estimation et cote de l'artiste Louis Anquetin

Louis Anquetin (Etrepagny 1861- Paris 1932) est un peintre, aquarelliste et dessinateur français. Il est à l’origine, avec le peintre Émile Bernard, de la théorie esthétique du «cloisonnisme».

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La formation du peintre Louis Anquetin

Né en 1861 à Etrepagny, Louis Anquetin est le fils unique et choyé d’une famille normande aisée. Très jeune, ses parents l’encouragent à se lancer dans la pratique du dessin. Dés 1882 il rejoint l’atelier du peintre Léon Bonnat (1833-1922) à Paris et se lie d’amitié avec Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) qui lui fait découvrir les cabarets Montmartrois. Quand Bonnat ferme son cours, ils rejoignent en 1883 un autre artiste académique, Fernand Cormon, peintre d’histoire (1845-1924), dont l’atelier va devenir un véritable creuset où se forment de jeunes talents aussi doués qu’Émile Bernard ou Vincent Van Gogh.

Les œuvres de jeunesse du peintre Louis Anquetin (1883-1886)

Les premières œuvres «réalistes» de Louis Anquetin entre 1883 et 1884 se caractérisent par des sujets simples et poétiques à la facture sobre La Tonnelle (1886). Sous l’influence de Cormon, les sujets deviennent plus grandiloquents, plus affirmés. Au printemps 1885, Anquetil séjourne auprès de Claude Monet (1840-1926) qui lui transmet sa technicité impressionniste. Les œuvres s’illuminent, s’affinent et sont empreintes d’une grande fraicheur comme dans ses peintures Paysage aux Trois Arbres ou Femmes dans un Paysage. Auprès de son ami peintre Émile Bernard, Anquetil commence à s’écarter de l’impressionnisme pour ouvrir la voie à des recherches rationalistes. Anquetil se met à peindre des huiles sur toile de facture purement pointilliste comme en témoigne le Kiosque Boulevard de Clichy (1886-1887). Émile Bernard et Louis Anquetil, avec leurs nouvelles recherches esthétiques vont pourtant contrarier l’essor du pointillisme. 

Louis Anquetin l’artiste inventeur du cloisonnisme (1887-1894)

En 1887, le Tout-Paris est en effervescence et le quartier Montmartre est l’épicentre de la modernité artistique. 

Van Gogh organise, en mars 1887, une exposition d’estampes japonaises au Cabaret « Le Tambourin» Boulevard de Clichy, qui a une influence majeure et durable sur les œuvres de Louis Anquetil. Le peintre trouve dans la pureté et la couleur du «japonisme» la réponse à l’impasse que lui pose le pointillisme. 

L’art du vitrail, par sa technique et son aspect décoratif inspire aussi Anquetil. 

C’est l’observation de deux tableaux de Louis Anquetil Le Bateau au Soleil Couchant et Les Chiffonnières du Pont de Clichy qui inspire au critique Édouard Dujardin la notion du « cloisonnisme». Dans la Revue Indépendante en mars 1888, il y consacre un article « Au premier aspect, ces œuvres donnent l’idée d’une peinture décorative, un tracé en dehors, une coloration violente et arrêtée, rappelant inévitablement l’imagerie et le japonisme. Le travail du peintre sera quelque chose comme une peinture par compartiments analogues au cloisonné, et sa technique consistera en une sorte de cloisonnisme. » 

La célèbre toile de Louis Anquetil L’Avenue de Clichy, Cinq Heures du Soir 1(887, Coll.°. Wadsworth Atheneum, Hartford, Connecticut) est une œuvre manifeste de son cloisonnisme. Les personnages se schématisent et la verticalité s’accentue, les formes sont cernées, et confèrent une vivacité et un dynamisme à la composition. L’utilisation de la monochromie devient un principe sensoriel qui renforce l’effet de l’aplat. Le cadrage original de l’œuvre est aussi un leitmotiv du cloisonnisme. 

En cette fin du XXe siècle, l’émulation artistique est à son comble et les influences sont réciproques. Il est vraisemblable que Van Gogh se soit inspiré de l’utilisation de la couleur d’Anquetil lors de ses différentes recherches dans son tableau Le Café à Arles (1888, Musée Kröller-Müller, Otterlo ). De même La Dame à la Robe Rouge de Paul Gauguin de 1891 s’inspire de La Dame en Rouge d’Anquetin de 1890.

Les œuvres cloisonnistes de Louis Anquetil sont très appréciées par la critique, en particulier ses femmes mystérieuses, comme Femme sur les Champs-Élysées de Nuit.

La période classique du peintre Louis Anquetin ( 1894-1932)

En 1894, Louis Anquetin voyage en Hollande et en Belgique avec Toulouse-Lautrec et Joseph Albert. Il admire les œuvres des grands maitres anciens, Rubens, Rembrandt, Hals et salue la fluidité et la brillance de l’huile sur la toile. Cette découverte majeure, quasi mystique, bouleverse Anquetin. Son art prend une tournure baroque comme dans le Duel de Darius et Alexandre peint à la toute fin du XIXe siècle. Il étudie aussi l’anatomie qu’il considère comme un gage de liberté. 

Le Combat, exposé au Salon en 1899, témoigne de cette radicalité qui rompt définitivement avec l’avant-garde. En 1901, Fernand Cormon invite Louis Anquetin à réaliser quatre portraits de grandes figures de la littérature: Balzac, Descartes, Rabelais et Alfred de Vigny pour l’hôtel de ville de Tours. 

A partir de 1906 Anquetin enseigne les techniques de la peinture à des étudiants, transmets ses connaissances dans des conférences et travaille sur des recherches sur les vernis avec le chimiste Marc Havel. En 1924 il publie l’ouvrage Rubens, dans lequel il étudie sa technique et analyse des tableaux de la Galerie de Médicis au Louvre. 

Quelques mois avant sa mort en 1932, Émile Bernard lui dédicace le portrait qu’il réalise de lui «Louis Anquetin, gage de ma plus profonde admiration».

Des œuvres de Louis Anquetin sont conservées au Musée du Louvre, Musée D’Orsay, de la National Gallery de Londres ou encore du Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. 

La valeur des œuvres de Louis Anquetin

Les toiles de Louis Anquetin sont rares sur le marché de l’art et suscitent un intérêt croissant des collectionneurs depuis quelques années.
Les estampes s’acquièrent entre soixante-sept euros et six mille euros. C’est le prix atteint pour une affiche Marguerite Dufay dans son Répertoire (1894) vendue à New York.
Le prix des aquarelles se situe entre soixante euros et trois cent mille quatre cent euros pour une des versions aquarellées de L’Avenue de Clichy (1887)
Le prix des pastels oscille entre cent euros et un million soixante-dix-sept mille euros. Record de vente toujours pour une version de la célèbre Avenue de Clichy.

Les huiles sur toile s’acquièrent entre cent euros et un million trois cent mille euros.
Ce sont les œuvres de la période du cloisonnisme , et notamment les portraits de femmes qui ont la plus grande valeur marchande.
3 œuvres ont dépassé les un million d’euros. Le record a été en 2020 avec la vente de l’huile sur toile Femme à sa Toilette de 1889 acquise à un million trois cent mille et soixante-trois euros à Londres.

En 2022, la toile L’Élysée Montmartre (1886) à l’histoire rocambolesque, a été acquise pour huit cent quatre-vingt-quatre mille euros à Clermont-Ferrand.

(Illus.) Femme dans la rue, entre 1890 et 1932, huile sur toile, H. 145,0 ; L. 100,0 cm.

 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay)

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Jilali Gharbaoui

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Estimation et cote de l'artiste Jilali Gharbaoui : la cote du peintre marocain, et de ses tableaux expressifs

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Jilali Gharbaoui, de l’orphelinat à l’Académie Julian

Jilali Gharbaoui est né au Maroc, à Jorf El Mehla, en 1930. Ayant perdu successivement son père puis sa mère durant son enfance, Jilali Gharbaoui entre dans un orphelinat. Gharbaoui est dès son plus jeune âge attiré par l’expression artistique, et notamment par le dessin. À la suite d’une jeunesse difficile, il devient marchand de journaux dans la ville de Fès, et il profite de son étal pour exposer quelques dessins. Remarqué par Marcel Vicaire, peintre responsable de l’artisanat marocain de Fès, Gharbaoui est présenté à Ahmed Sefrioui, écrivain de renom qui fut fondateur et conservateur du musée Al Batha avant de travailler pour le ministère de la culture et du tourisme à Rabat, participant de manière considérable à la vie culturelle et artistique du Maroc. Cette rencontre marque le début de l’apprentissage de l’art pour Gharbaoui l’autodidacte, qui commence par se rendre sur le conseil de ses mentors aux cours du soir de l’Académie des arts de Fès. En 1952, âgé de 23 ans, il obtient une bourse pour partir étudier à l’école des Beaux-Arts de Paris. Gharbaoui reste à Paris, et fréquente l’Académie Julian.

Jilali Gharbaoui, le style personnel d’un peintre virtuose et tourmenté

À Paris, Jilali Gharbaoui se prend de passion pour divers mouvements picturaux, à commencer par le post-impressionnisme et l’expressionnisme allemand, fondateurs de sa propre démarche artistique, qui, tout en conservant la force expressive et la vigueur du trait propres à ces mouvements, va se tourner rapidement vers l’abstraction. L’expressionnisme abstrait français et américain, à cette même période, produisent les chefs-d’oeuvres de l’art mondial que l’on connaît encore, et Gharbaoui entre lui aussi dans cette nouvelle façon de refléter son état intérieur sur la toile. Oscillant entre abstraction lyrique et géométrique, sa voix est unique parmi celles des artistes de la même génération.

La carrière de Jilali Gharbaoui entre Paris, le Maroc et la Sicile

Victime d’épisodes psychiatriques qui le poussent plusieurs fois à attenter à sa vie, Jilalai Gharbaoui se réinstalle à Rabat en 1955 après son passage à Paris, et dans cette ville ainsi qu’à Salé, il fréquente les hôpitaux. Sa carrière est rythmée par ses crises, auxquelles succèdent de grands élans créateurs. Après une deuxième tentative de suicide, l’année suivante, Jilali Gharbaoui part à Rome, à l’Accademia delle Belle Arti, grâce à son ami, le peintre Farid Belkahya qui lui offre son propre poste pour un an. Gharbaoui en profite pour visiter la Sicile, terre du baroque et de la violence picturale des élans mystiques, puis rentre au Maroc. L’artiste intensifie son travail, qui est présenté dans de multiples pays, et même au Musée de San Fracisco, où il est primé. Mais Gharbaoui va mal, et s’isole dans le monastère de Toumlilline en 1957. En 1959, on retrouve le peintre expressionniste à Paris, auprès de deux grands noms de la période de la seconde école de Paris : le critique Pierre Restany, et l’artiste et écrivain Henri Michaux, deux amis chers qui l’ont introduit au groupe des informels (Salon Comparaisons), et avec lequel il expose.

La fin de carrière de Jilali Gharbaoui

Proche des nouveaux peintres et des critiques, Jilal Gharbaoui traverse de nouveau des périodes dures. Il rentre au Maroc en 1960, et en 1962 retourne au monastère de Toumlilline, puis à l’hôpital de Rabat où il séjourne l’année suivante. Pour autant, Gharbaoui continue de créer. Le peintre voyageur fuit ses démons à Paris et Amsterdam entre 1966 et 67. Puis, comme toujours, il revient dans sa ville de Rabat, avant de revenir à Paris, autre pole qui aura marqué sa vie, chez le critique Pierre Gaudibert (1971). Avant d’envisager le retour au Maroc, Jilal Gharbaui s’effondre sur un banc du champs de Mars, épuisé par les addictions et les souffrances. 

 

L’estimation des oeuvres de Jilali Gharbaoui

Les peintures des années 50 et 60 de Jilali Gharbaoui sont les plus cotées. De nombreuses toiles (de format 70 x 100 cm environ, son format privilégié) se sont vendues ces dix dernières années entre 235 000 euros hors frais – un record – et 70 000 euros (hors frais).

Certaines de ses gouaches sur papier atteignent les 75 000 euros (hors frais), mais la plupart sont estimées entre 5 000 et 30 000 euros. La cote de Jilali Gharbaoui semble prendre ces dernières années son essor, et laisse présager d’une hausse de la cote de l’artiste marocain, tenant d’une abstraction entre lyrisme et géométrie, à la patte expressive caractéristique.

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Pierre Tal Coat

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Tal Coat

Né en 1905 à Clohars-Carnoët dans le sud du Finistère, Pierre Tal Coat est un artiste peintre du XXe siècle inspiré par les mouvements fauviste et cubiste.

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Qui est Pierre Tal Coat, peintre d’art contemporain

Fils d’un marin-pêcheur, Pierre Tal Coat commence son cursus scolaire à l’école primaire de 1912 à 1914. Puis en 1918 il devient apprenti forgeron tout en commençant à dessiner et à sculpter. En 1915 son père meurt sur le front d’Argonne, rendant ainsi pierre Tal Coat, pupille de la Nation. Il rentre ensuite à l’école primaire supérieure de Quimperlé. En 1923, il occupe le métier de clerc de notaire à Azerno et l’année suivante de mouleur et peintre céramiste à la faïencerie de Quimper.

En 1924, Tal Coat s’installe à Paris et devient modèle à l’Académie de la Grande Chaumière. Il est en même temps mouleur à la Manufacture de Sèvres où il rencontre le peintre Émile Compard. L’artiste vient à partager un atelier avec le peintre Jean Sautter, dont un ami le présente au directeur de la galerie Fabre. Par la suite, Tal Coat s’engage dans son service militaire au courant de l’année 1925. En 1926, il expose dans la galerie Fabre et prend le nom de Tal Coat, la traduction en breton de “front de bois”.

La Grande Dépression de 1929, contraint Tal Coat à de longs séjours en Bretagne durant lesquels il arpente les sites mégalithiques. En 1926 l’artiste s’octroie un voyage en Provence où il rencontre Picasso. Pendant cette période, il peint de nombreux portraits comme celui d’Alberto Giacometti et la série des massacres, inspiré par les horreurs de la guerre d’Espagne. Son succès l’amène à exposé en 1938 à la galerie Julien Levy à New York.

Après une longue mobilisation à Saint-Germain-en-Laye, l’artiste expose en 1941 à l’exposition Vingt jeunes peintres de tradition française organisée à la galerie Braun à Paris. Une fois la fin de la guerre déclarée, Pierre Tal Coat retourne à Paris et loue un atelier rue Brézin, à Montparnasse. L’artiste se rend à l’aquarium du Trocadéro et au Jardin des Plantes, où il dessine de façon assidue la faune : Aquarium, Poissons, Coqs, Taureaux. Tal Coat se lance dans une série de gravures d’une trentaine de planches qui seront montrées dans les expositions La jeune gravure française à Paris et Montevideo.

En 1947, Tal Coat participe à l’exposition Painting in France 1939-1946 au Whitney Museum à New York. Le théoricien d’art Clément Greenberg remarque ses peintures avec celles de Jean Dubuffet. L’exposition personnelle qui se déroule en 1950 déconcerte la critique par une prétendue disparition du motif. Quatre ans plus tard, il rejoint à la galerie Maeght où chacune de ses expositions seront accompagnées d’une parution de la revue catalogue Derrière le miroir ainsi que de l’édition de nombreuses estampes.

Les inspirations artistiques de Pierre Tal Coat

Pierre Tal Coat s’inspire tout d’abord du cubisme dans la représentation de l’espace, et par le fauvisme dans l’usage subjectif de la couleur. Le peintre représente majoritairement des paysages, des natures mortes ou encore des portraits. Influencé par les travaux de Cézanne, l’artiste réalise en 1940 des tableaux où la figure est progressivement mêlée au fond.

Après 1945, Tal Coat s’éloigne de la figuration et s’intéresse au travail de la matière et du matériau, au mouvement et à la couleur. L’artiste temps vers l’abstraction où les lignes s’emparent et cisèlent la toile. L’utilisation de matériaux comme le coton ou le fer en guise de support craquelle la matérialité de la peinture. Les œuvres de Pierre Tal Coat sont à l’origine d’une prospérité influente, inspirées d’influences multiples dont l’écho se traduit dans la deuxième moitié du XXe siècle.

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(Illus.) Pierre Tal Coat, Sans titre, 1978-1979, Circa.

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Jean Dubuffet

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Estimation et cote de l'artiste Jean Dubuffet

Né le 31 janvier 1901 au Havre, Jean Dubuffet est un peintre français et est le préconiseur de l’art brut. L’artiste obtient une place parmi les peintres et théoriciens du XXe siècle.

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Qui est Jean Dubuffet, peintre d’art contemporain

Né de parents négociants en vin,  Jean Dubuffet se rapproche du domaine artistique dès son entrée au lycée François 1er du Havre en 1908. Durant ses études secondaires, il côtoie Georges Limbour (1900-1970), écrivain, Armand Salacrou (1899-1989), dramaturge et Raymond Queneau (1903-1976), romancier et poète. Entouré d’intellectuels, Dubuffet entreprend alors de s’inscrire au cours du soir de l’École des Beaux-Arts à partir de 1917. L’année suivante, il obtient son baccalauréat et s’installe à Paris avec Limbourg pour se consacrer à son domaine de prédilection, la peinture. Après avoir suivi pendant six mois les cours de l’Académie Julian, il se détache du groupe pour travailler seul. Dès lors, il rencontre et fréquente Suzanne Valadon (1865-1938), Élie Lascaux (1888-1968), le poète Max Jacob (1876-1944), et l’écrivain Charles Albert Cingria (1883-1954).

En 1920, ses parents partent pour les affaires s’installer à Alger pendant une durée d’une année. Ces douze mois sont pour Dubuffet une période d’isolement où il s’intéresse de plus près au domaine de la littérature, à l’étude de la langue et à la musique. À partir de 1922, l’artiste se rend régulièrement dans l’atelier d’André Masson (1896-1987). En 1923 il séjour à Lausanne chez son ami l’écrivain Paul Budry. Il visite l’Italie pendant quelques jours et se doit de rentrer pour réaliser son service militaire.

À partir de 1924, Dubuffet traverse une grande période de doute, remettant en question les valeurs de la culture, l’artiste cesse de peindre pendant environ huit ans. Afin de s’éloigner de cet état d’esprit, l’artiste décide de partir pour Buenos Aires où il y séjourne pendant quatre mois. À son retour au Havre en 1927, Dubuffet reprend l’affaire paternelle après la mort de son père. L’année 1930 est pour lui une période décisive dans son héritage, puisqu’il fonde à Bercy un négoce de vin en gros, mais Dubuffet n’en oublie pas pour autant la peinture. En 1933 l’artiste revient s’installer à Paris où il loue un atelier rue du Val-De-Grâce, il consacre quelques heures chaque après-midi à travailler ses productions.

À partir de 1937, Jean Dubuffet se doit de retourner sur le chemin de Bercy pour sauver la firme familiale de la faillite et abandonne une nouvelle fois la peinture. Une fois l’entreprise stabilisée, le peintre reprend la direction de Paris et se jure de se consacrer exclusivement à sa passion. Il développe en même temps un intérêt pour le jazz. En 1944, Dubuffet participe à sa première exposition à la galerie René Drouin où il exposera régulièrement jusqu’en 1947. Cette première exposition expose le peintre à de nombreuses controverses. 

Dubuffet commence ses premières lithographies chez Fernand Morlot (1895-1988). Il rencontre Pierre Matisse (1900-1989), le fils du peintre et marchand à New York,et lui présente ses productions. Le peintre s’envole ensuite pour la Suisse où il commence ses premières recherches sur les productions d’art brut. En 1946, il assiste à sa deuxième exposition chez Drouin.Il part à New York en 1947 où il expose à la galerie Pierre Matisse, où il exposera régulièrement jusqu’en 1959. Son voyage continu ensuite dans le désert saharien, à El Goéla, où il découvre des paysages et des couleurs inédits. Les années 1948 sont une période charnière pour Dubuffet, puisqu’elle résume la fondation du foyer de l’art brut, au sous-sol de la galerie Drouin dans lequel se sont déroulées plusieurs expositions avant l’installation du foyer aux USA en 1951.

De 1949 à 1971, Dubuffet a une activité conséquente et construit un cercle de connaissance important qui le mène toujours vers des projets différents et variés. En plus d’être un peintre reconnu, l’artiste se met à écrire et à théoriser sa représentation de la culture. Engagé, Dubuffet unis autour de sa cause un cercle intellectuel solide.

Les inspirations artistiques de Jean Dubuffet

Jean Dubuffet est littéralement le créateur de l’art brut, grâce à sa collection d’art qu’il constituait de toutes sortes de cercles : prisonniers, reclus, anarchistes, révoltés et mystiques. En 1922, le peintre s’intéresse déjà aux travaux du docteur Hans Prinzhorn (1886-1933), qui rassemblaient les œuvres de ses malades mentaux pour en faire un musée d’art pathologique à Heidelberg. Le peintre est donc inspiré par l’art psychique, psychologique où les formes et les couleurs sont la représentation, ou la déconstruction de la pensée de l’auteur.

Par « art brut », Dubuffet désigne l’art produit par des non professionnels, des autodidactes travaillant en dehors des normes esthétiques convenues, ayant des rapports éloignés avec les milieux artistiques classiques du XXe siècle. De ce fait, l’artiste s’intéresse autant à la peinture,  qu’à la culture et à l’architecture, différents domaines qu’il prend plaisir à mêler dans ses œuvres. Par exemple, l’une de ses plus grande réalisation intitulée l’Hourloupe, produite entre 1962 et 1964.  Dubuffet présente un assemblage de supports, d’étoiles, des encres de couleurs, des sculptures et d’assemblages de matières. Cette déconstruction de matière, projette l’artiste dans un mouvement dont il sera lui-même le maître.

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(Illus.) Jean Dubuffet, l’Hourloupe, 1966, vinyle sur toile, Fondation Dubuffet, Paris.

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Gaston Chaissac

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Estimation et cote de l'artiste Gaston Chaissac

Né le 13 août 1910 à Avallon, Gaston Chaissac est un peintre du XXe siècle reconnu pour ses peintures colorées aux formes brutes. L’artiste est aussi connu pour ses écrits poétiques et ses échanges avec Jean Dubuffet.

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Qui est Gaston Chaissac, peintre d’art contemporain

Gaston Chaissac né dans une famille d’artisans, son père cordonnier lui apprend son premier métier manuel. Chaissac est né dans les débuts de la guerre et connaît donc une enfance mouvementée. De ce fait, sa contribution au système scolaire est courte et chétive. L’artiste se plaît pourtant à observer les cours de dessin que sa sœur prend auprès de Hélène Guinepied (1883-1927), peintre de Corrèze dont la méthode fascine et inspirera Chaissac jusqu’à la fin de sa carrière. En 1923, Chaissac est alors âgé de treize ans et quitte l’école pour entrer dans un apprentissage. Il y exerce divers métiers avec un intérêt pour chacun : marmiton, commis de quincaillerie, apprenti bourrelier et palefrenier. En 1926 l’artiste s’installe chez sa sœur où il exerce, avec plus de profondeur, le métier de son père, cordonnier puis celui de fabricant de brosse.

Gaston Chaissac entame ses premiers travaux artistiques environ dix ans plus tard car la mort de sa mère et le mariage de sa sœur, qui quitte dès lors la cellule familiale, représentent de gros bouleversements pour lui. Après ces étapes difficiles, Chaissac tente de s’établir à Paris où son frère Roger l’accueil chez lui rue Henri Barbusse. Celui-ci lui ouvre une échoppe de cordonnier rue Mouffetard où Chaissac constitue ses premières sources de revenus. Par coïncidence, l’immeuble où habite l’artiste abrite deux peintres abstraits, Otto Freundlich (1878-1948) et Jeanne Kosnick-Kloss (1892-1966), qui ne cesseront de le conseiller jusqu’à leur mort. 

 En 1937, Gaston Chaissac tombe gravement malade. Diagnostiqué d’une tuberculose, l’artiste ne cesse pour autant de peindre. Il est envoyé au sanatorium d’Arières-sur-Iton dans l’Eure où il suit un traitement. Pour autant, Chaissac entreprend sa première exposition en 1938 à Paris et des artistes comme Albert Gleizes (1881-1953) et Robert Delaunay (1885-1945) étudient vivement les travaux qu’il présente. De 1939 à 1942, l’artiste termine son traitement au sanatorium de la cité sanitaire de Clairvivre en Dordogne où il occupe le statut de chef d’atelier de la cordonnerie. Il rencontre d’ailleurs en 1940 sa future épouse, Camille Guibert. 

Après une longue période de maladie, Gaston Chaissac est invité par Albert Gleizes à partir à Saint-Rémy-de-Provence en 1942. L’artiste peint à l’atelier de Gleizes et travaille en même temps comme bourrelier. C’est à cette période qu’il fait la connaissance d’André Lhote (1885-1962). Un an plus tard, en 1943 Chaissac présente à la maison des intellectuels, sa deuxième exposition à Paris. L’artiste obtient de très bonnes critiques, notamment au cœur du cercle artistique.

Toujours en 1943, Camille Guibert son épouse est nommée institutrice à Boulogne en Vendée. Le couple s’y installe et la situation de Chaissac, alors débarrassé du souci de sa subsistance financière, peut enfin se focaliser sur sa production artistique. Dès lors, en 1944 il participe au Salon des indépendants. La capitale lui a permis de rencontrer une figure de renommée, Jean Dubuffet (1901-1985) avec qui il entretient de nombreuses correspondances. À partir 1947, il participe à sa première exposition personnelle à la galerie arc-en-ciel de Paris.

Entre l’année 1956 et 1958, Gaston Chaissac vie à Sainte-Florence ou son intégration est difficile. Les habitants le prennent pour un fou car celui-ci, dans ses productions, reste fidèle à sa vision artistique et refuse d’opter pour les tendances de l’époque. Durant cette période, il ne peint pratiquement pas. Pour autant la visite d’Anatole Jakovsky, lui redonne espoir et l’artiste participe peu de temps après à l’exposition d’art brut de la galerie René Drouin à Paris. Chaissac est alors perçu par le monde de la critique et par un public plus large comme un artiste autodidacte dont les émotions sont à l’origine de ses créations. Finalement, l’artiste a toujours vécu et pensé en dehors des tendances et des goûts de l’époque, ce qui lui vaut sa singularité.

À partir des années soixante, Gaston Chaissac commence à se faire remarquer à l’international, l’Allemagne, l’Italie et les États-Unis s’intéressent à ses productions. Or, l’artiste miné par l’anxiété, les difficultés matérielles et ses ennuis de santé se détache du monde artistique et meurt en 1964 d’une embolie pulmonaire à l’hôpital de La Roche-sur-Yon.

Les inspirations artistiques de Gaston Chaissac

Gaston Chaissac est considéré pendant pratiquement toute sa carrière comme un artiste indépendant. Son orientation artistique et dirigée vers l’art brut par les formes frêles de ses personnages et les couleurs brutes qu’il utilise. Son art a longtemps été admiré par les par le peintre Jean Dubuffet qui, plus tard, possédera quelques-unes de ses œuvres.

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(Illus.) Gaston Chaissac, Autoportrait, huile sur panneau, 1938.

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Estimation gratuite Fabienne Verdier

Fabienne Verdier

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Estimation et cote de l'artiste Fabienne Verdier

Née à Paris en 1962, Fabienne Verdier est une artiste plasticienne contemporaine au parcours riche en influences. L’artiste emprunte le chemin de l’abstraction puis s’ouvre aux mouvements modernes ainsi que ceux de la Renaissance. Verdier inspira de nombreux artistes du XXIe siècle.

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Qui est Fabienne Verdier, peintre d’art contemporain

En 1979, Fabienne Verdier entre à l’école des beaux-arts de Toulouse et obtient le diplôme en 1983. Durant cette même année, à l’âge de 22 ans, Verdier part étudier en Chine à l’université Sichuan Fine Arts Institute. L’artiste s’oriente vers les derniers grands peintres chinois dont elle obtient le témoignage à propos de la Révolution culturelle. Elle travaille à leur côté et étudie leur théorie esthétique. Elle obtient en 1989 le diplôme supérieur en art de l’université et s’inscrit comme première étrangère à recevoir cet honneur. Jusqu’en 1991, Fabienne Verdier est attachée culturelle auprès de l’ambassade de France en Chine.

À partir de 1992, Fabienne Verdier rentre en France après de longues années d’immersion en Chine. En 2003 elle publie un livre intitulé Passagère du silence dans lequel elle décrit son apprentissage au sein d’un système de pensée radicalement différent. Plusieurs expositions personnelles ont alors lieu en France ainsi que dans d’autres pays européens et à l’international, notamment en Asie. 

Fabienne Verdier se spécialise dans différents domaines, l’architecture, la peinture, l’association de la musique et la peinture et la lumière. Cette polyvalence intéresse de nombreuses galeries et à partir de 2015, elle obtient de plus en plus de contrats. En 2017, elle collabore avec Alain Rey (1928-2020) sur un projet intitulé Polyphonies : forme sensible du langage et de la peinture. La peintre inaugure en même temps de nouvelles techniques comme par exemple ces pinceaux monumentaux ou encore un dispositif consistant à filmer du dessous l’acte de la peinture.

Les inspirations artistiques de Fabienne Verdier

Les premières inspirations de Fabienne Verdier proviennent de l’étude des expressionnistes abstraits et des minimalistes américains, auxquels elle consacre trois années d’investigation. Elle collabore en 2005 avec Hubert Looser qui lui commande une série de peintures pouvant entrer en résonance avec les œuvres de sa collection, composée d’œuvres d’artistes américains.

À partir de 2009, Fabienne Verdier se lance dans une nouvelle période de recherche et de peinture. L’artiste est admirative des primitifs flamands du XVe siècle ainsi que de l’atmosphère qui habite leur tableau. Elle crée un ensemble d’esquisses et de peintures inspirées par six œuvres majeures, La Vierge au chanoine (1436)  de Van der Paele et Portrait de Margaret(1439)  de Jan Van Eyck ; La Mort de la Vierge (1481) de Hugo van der Goes ; le Triptyque Moreel (1484)  de Hans Memling ; et le diptyque de Simon Marmion, Vierge de douleur et Christ de Pitié (1460).

Fabienne Verdier s’intéresse aussi à la spontanéité intuitive du geste que suppose la peinture à fresco, grande caractéristique des fresques italiennes des maîtres du Quattrocento. L’artiste intervient également dans des projets d’architectures, notamment à Rome où elle réalise sur deux murs des peintures de plus de sept mètres de largeur. Elle travaille aussi sur la tour Majunga à Paris où elle façonne une œuvre monumentale, nécessitant un an de réalisation afin d’imaginer une nouvelle machine capable de l’aider dans le projet.

En 2013, l’artiste crée une nouvelle technique qu’elle nomme « Walking Painting ». Verdier tente de prolonger son geste en remplaçant ses pinceaux par une réserve de matière lui permettant de moduler le débit de l’encre. Elle participe cette même année, sous la demande de Jean Nouvel, à la conception du nouveau National Art Museum of China de Pékin.

C’est en 2018 que Fabienne Verdier s’oriente vers une autre dimension avec un travail impressionnant de la lumière. Elle réalise, avec le verrier Flavie Vincent-Petit, trois vitraux du cœur de l’église Saint-Laurent à Nogent-sur-Seine. Verdier compose alors avec l’impossible en rendant apparent le jaune d’argent, jusqu’alors absorbé par le verre après être passé au four.

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(Illus.) Fabienne Verdier, L’un, 2007n acrylique et technique mixte, 300cm x 116m, Fondation Hubert Looser, Zurich.

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Valerio Adami

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Estimation et cote de l'artiste Valerio Adami

Valerio Adami (1935) est un peintre italien reconnu à l’international. Figure majeure de la Nouvelle figuration, l’artiste traverse les décennies avec une oeuvre aux résonances toujours très contemporaines. 

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Valerio Adami, d’une rencontre à une autre

Né en 1935 à Bologne, Valerio Adami passe ses étés sous le soleil vénitien. Il y rencontre le poète et critique W. H. Auden et les artistes Felice Carena et Oskar Kokoschka. La jeune homme débute la peinture dans l’atelier de Carena avant d’être admis à l’Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan. Entre 1951 et 1954, Valerio Adami étudie scrupuleusement les oeuvres antiques et néo-classiques, et présente des premiers tableaux de facture expressionniste. 

Au cours de ses années de formation, Valerio Adami réalise plusieurs séjours à Paris. En 1952, il rencontre le poète Édouard Glissant, qui l’introduit à son tour aux artistes Roberto Matta et Wilfredo Lam. En 1957, Adami expose pour la première fois dans une galerie de Milan où il présente des toiles marquées par l’influence surréaliste de ses nouveaux amis. Le surréalisme demeurera une source d’inspiration majeure pour Adami. 

En 1958, Valerio Adami séjourne à Londres où il côtoie la nouvelle peinture d’avant-garde. Quelques années plus tard, il y fait la connaissance des artistes Francis Bacon et Graham Sutherland, ainsi que des pop-artistes Jim Dine et Richard Hamilton. Partageant sa vie avec la peintre Camilia Adami entre Paris, Londres et New York, Valerio Adami se retrouve au coeur d’une peinture émergeante, redéfinie sous le terme de Nouvelle figuration, où il lui faut construire sa place. 

Valerio Adami, au coeur de la Nouvelle Figuration

Au cours des années 1950, la scène artistique est orchestrée par la Guerre Froide. À l’Ouest, l’abstraction domine largement les arts, tandis qu’à l’Est, le Réalisme-Socialiste s’impose comme l’unique voie possible. Aux quatre coins de l’Europe, la Nouvelle Figuration se dessine comme une alternative à cette opposition, et se réapproprie la figuration en peinture. En France, ce vaste mouvement aboutit à la Figuration Narrative, dans les années 1960, qui dotera la peinture d’un sens politique.  

Au sein de la Nouvelle Figuration, Valerio Adami développe son style pictural singulier. Dans ses tableaux, l’artiste construit les motifs à travers un dessin structuré, recouvert de vastes aplats de couleurs vives cernés de noir. Dénuées de perspective, les figures représentées se croisent, à la manière du cubisme, et ouvrent à différentes associations et univers, à la manière du surréalisme.  Avec cette esthétique, les tableaux de Valerio Adami s’approchent tantôt de la bande-dessinée, tantôt de l’art des vitraux. 

Dans ses thèmes, la peinture d’Adami est chargée de littérature, de poésie et de musique ; d’actualité sociale et politique et de voyages ; de questionnements philosophiques, voire métaphysiques. Des figures humaines, fantastiques ou religieuses, sillonnent des architectures et des paysages, issus des nombreux voyages de l’artiste, et posent son lot de questions existentielles. Ce mélange de références, et leur rapprochement par l’artiste, ont suscité l’attention particulière de philosophes de renom tels que Jacques Derrida, Gilles Deleuze et Jean-François Lyotard.  

Valerio Adami, un peintre contemporain acclamé

Valerio Adami trouve rapidement sa place sur les scènes artistiques italiennes et françaises, et à l’international en général. Au début des années 1960, le peintre est présent à une exposition collective sur des artistes italiens au Musée d’art moderne de Kamakura au Japon, et une autre à Boston aux États-Unis. À la Documenta III de Kassel de 1964, une salle est entièrement dédiée à la peinture de Valerio Adami, et quatre ans plus tard, une autre lui sera consacrée à la Biennale de Venise. 

Inde, Cuba, Mexique, Belgique, Etats-Unis, Espagne, Maroc… sont autant de pays ayant accueillis l’artiste en voyage ou accueilli son oeuvre dans des expositions. Dès la décennie des années 1970, des rétrospectives de l’oeuvre de Valerio Adami sont organisées. C’est le cas du Musée d’art moderne de la ville de Paris, puis du Kunstverein Ulm en Allemagne. 

Représenté par la Galerie Templon à Pairs et à Bruxelles, Valerio Adami est encore régulièrement exposé. En parallèle, les peintures d’Adami, ses dessins ou son oeuvre graphique, sont conservées dans de nombreuses institutions dans le monde. On peut les retrouver par exemple au Musée d’art moderne-Centre Georges Pompidou, au Musée d’art moderne de Caracas au Venezuela, ou encore à la Galleria degli Uffizi de Florence en Italie. 

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Depuis 2020, les ventes de Valerio Adami accroissent et se multiplient sur le marché de l’art. Les collectionneurs reconnaissent les qualités de l’artiste et recherchent ses peintures, ses dessins et ses sérigraphies contemporaines. 

Pour une toile d’Adami, les prix oscillent en moyenne entre 15 000 et 40 000 euros. Les oeuvres de la décennie des années 1960 sont particulièrement appréciées et certaines, caractéristiques du style de l’artiste, pourront s’envoler entre 50 000 et 70 000 euros. La toile Il Vecchio timido e l’adulterio in Piscino (1966) a même été adjugée à 80 600 euros. 

Les dessins et les sérigraphies ont également la cote auprès des collectionneurs. Pour un dessin, il faudra compter entre 500 et 2 400 euros. Les sérigraphies, et les rares lithographies ou gravures à l’eau-forte présentes sur le marché, sont également estimées à de jolis sommes : en moyenne entre 50 et 300 euros. 

(Illus.) Valerio Adami, Finlandia, 1987, acrylique sur toile 

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Ion Pacea

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Estimation et cote de l'artiste Ion Pacea

Méconnu en France, Ion Pacea (1924-1999) est un artiste roumain, considéré comme l’un des plus grands représentants de la peinture moderne roumaine. Il est particulièrement encensé pour sa maîtrise de la couleur. 

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Ion Pacea, artiste roumain et international

Né en 1924 en Grèce, Ion Pacea réalise ses études d’art en Roumanie. Ses années de formation sont riches. Il se partage entre l’Académie des Beaux-Arts de Bucarest et l’Académie Libre Guguianu. Il reçoit les enseignements des artistes Camil Ressu, Jean Alexandru Steriadi et Alexandru Ciucurencu, tous trois formés en partie à l’Académie Julian à Paris. Ion Pacea est donc au fait des multiples tendances artistiques présentes au sein de l’École de Paris.

Ion Pacea fait ses débuts sur la scène artistique dans un contexte particulier. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la Roumanie est occupée par l’Union Soviétique et participe du bloc de l’Est. Le pays met en place un régime communiste et utilise l’art à des fins de propagande et d’éducation populaire. Sous l’égide du réalisme-socialiste, l’art devient de plus en plus homogène. En 1947, Ion Pacea présente ses deux premiers tableaux au Salon officiel de Bucarest.

Le positionnement d’Ion Pacea à l’égard du régime apparaît ambivalent. En 1971, il reçoit l’Ordre du mérite culturel, à l’occasion du 50e anniversaire de la création du Parti communiste roumain, saluant sa participation à la construction du socialisme. En parallèle, l’artiste apparaît au cinéma à plusieurs reprises, notamment dans Bietul Ioanide de Dan Pita, où il incarne un architecte idéaliste espérant voir les intellectuels prendre le pouvoir politique de la Roumanie de demain. À la fois en accord avec les idées socialistes et critique du régime, Ion Pacea mettra de côté la politique dans son oeuvre.

Ion Pacea est consacré par-delà les frontières de son pays et du réalisme-socialiste. Sa peinture fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et intègrent les manifestations collectives en Roumanie, mais aussi en France, en Allemagne, en Russie ou encore aux États-Unis. Ion Pacea a également reçu plusieurs prix dans son pays comme à l’étranger. L’artiste connaît donc une reconnaissance artistique nationale et internationale, le consacrant comme un grand représentant de la peinture moderne roumaine. À ce titre, il deviendra membre honoraire de l’Académie roumaine.

Ion Pacea, une peinture moderne en marge du réalisme-socialiste

Ion Pacea s’illustre dans des genres picturaux classiques tels que le paysage, des scènes d’intérieur ou encore des natures mortes. Si l’influence de la peinture française est palpable dans son oeuvre, il semble que le réalisme-socialiste roumain développé dans la Seconde moitié du XXe siècle n’ait guère laissé de traces dans le travail de l’artiste. 

La peinture moderne d’Ion Pacea est imprégnée des maîtres français. Dans ses natures mortes, Ion Pacea représente tantôt des corbeilles de pommes, tantôt des mandolines, des violons et des pipes, qui renvoient aux motifs présents dans les natures mortes de Cézanne, puis des cubistes Braque et Picasso. D’un point de vue du style, Ion Pacea s’approche des cubistes, eux-mêmes inspirés de Cézanne, dans des compositions aux figures schématiques cernées de noir, de plus en plus abstraites, et aux surfaces planes dénuées de profondeur. 

En comparaison aux cubistes, Ion Pacea conserve une forme de sensualité de la peinture à travers un travail de la couleur. L’artiste construit ses tableaux à partir d’aplats de couleurs vives, tranchantes, contrastées, à la manière des artistes fauves et de Matisse en particulier. De manière ambivalente, Ion Pacea s’affranchit également de cet héritage fauve dans des compositions très rigoureuses, structurées, voire géométriques et abstraites, dignes des cubistes.  

Dans ses tableaux de nature morte, de paysages ou d’intérieur, Ion Pacea déploie ainsi un style très personnel, influencé et affranchi de l’héritage de Cézanne, des fauves et des cubistes. Précisément, la tension entre sensualité colorée et rigueur de la composition, qui habite la peinture d’Ion Pacea, témoigne de la propre singularité de l’artiste roumain et de sa modernité. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d’Ion Pacea

Sur le marché de l’art, on retrouve majoritairement les peintures d’Ion Pacea, mais aussi des dessins et des lithographies. Pour une peinture, représentant des natures mortes ou des paysages marins, les prix varient entre 800 et 2 000 euros. Les peintures les plus abstraites et géométriques de l’artiste sont très rares et très recherchées des collectionneurs. Pour l’une d’entre elles, il faut compter entre 2 500 et 7 000 euros. 

 

Les oeuvres sur papier et dessins d’Ion Pacea, représentant majoritairement des paysages et des marines, obtiennent également de jolis prix. Ils débutent autour de 500 euros pour les aquarelles, s’élèvent entre 600 et 700 euros pour les fusains, et augmentent jusqu’à 1 800 euros pour les gouaches.  Les rares collages de Pacea présents sont estimés à 2 000 euros. Quant aux lithographies, majoritairement colorées, les estimations oscilleront également à des sommes honorables allant de 150 à 800 euros.  



(Illus.) Still Life with Anemone and Apples, huile sur papier carton, 53x69cm

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Ladislas Kijno

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Estimation et cote de l'artiste Ladislas Kijno

Ladislas Kijno (1921-2012) est un artiste peintre français, représentatif de l’art informel d’après-guerre. Connu pour sa technique du froissage, Ladislas Kijno est considéré comme un grand peintre contemporain, à l’origine d’une oeuvre imprégnée de spiritualité et de politique. 

Estimation gratuite Ladislas Kijno

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La trajectoire artistique de Ladislas Kijno

Né en 1921 à Varsovie, Ladislas Kijno émigre, avec ses parents, dans le nord de la France dès 1925. Très jeune, l’enfant dévoile un intérêt et un talent pour le dessin et la peinture. En 1938, il entame des études de philosophie à Lille. D’abord autodidacte, Ladislas Kijno participe à une première exposition en 1943. 

Dans les années 1940, plusieurs rencontres décisives marquent sa trajectoire d’artiste. En 1943, Louis Aragon et Francis Ponge lui ouvrent les portes de nombreuses collaborations avec des poètes, tandis qu’en 1948, la sculptrice Germaine Richier l’encourage à se dédier entièrement à la peinture. Sur ses conseils, Kijno s’installe à Paris et se forme dans son atelier.  

En 1956, Ladislas Kijno déménage à Antibes, après avoir brûlé l’ensemble des toiles réalisées au cours des deux dernières années, avant de revenir à Paris. Il s’installera durablement en région parisienne avec sa femme, Malou Kijno. Dès les années 1970, leurs nombreux voyages au Japon, aux États-Unis, en Russie, en Chine ou encore au Mexique, nourriront les dimensions spirituelles et politiques de sa peinture. 

 

Dès les années 1950, Ladislas Kijno jouit d’une reconnaissance artistique. En 1954, l’artiste bénéficie de sa première exposition personnelle à la Galerie Placide de Paris, tandis qu’en 1956, le Musée d’art moderne de la ville de Paris acquiert l’une de ses toiles. Dès lors, les expositions personnelles et collectives s’enchaineront pour Kijno, dans les galeries et les institutions, en France comme à l’international. En 1980, Kijno représentera la France à la Biennale de Venise. 

La peinture informelle, mystique et politique, de Ladislas Kijno

Ingénieur de la peinture, Ladislas Kijno est reconnu pour l’invention de nombreuses techniques. Dès 1946, l’artiste met au point la technique du froissage sur papier, ce qui lui vaut une reconnaissance internationale. À partir de 1956, l’artiste utilise la peinture à l’huile avec aérographe et un peigne. En 1975, Kijno met au point la technique du froissage sur toile, entamée vingt ans auparavant.

Esthétiquement, les peintures contemporaines de Ladislas Kijno s’inscrivent dans l’art informel de l’après-guerre. De grand format, les compositions se font structurées et la palette sobre, refusant toute forme d’esthétisme. 

Métaphysique, la peinture de Ladislas Kijno porte une réflexion sur les rites magiques, le langage humain, le sacré, comme dans la série Les Galets ou Les écritures blanches. Au sein de l’art informel, l’artiste se situe davantage du côté d’Antoni Tapiés, que de l’abstraction lyrique de Jackson Pollock. 

Dans ses tableaux, Ladislas Kijno accueille également les combats politiques des décennies qu’il traverse. Engagé contre la Guerre du Vietnam et pour la libération de l’Algérie, soutien des mouvements pour les droits civiques, admiratif des combats d’Angela Davis ou de Nelson Mandela, à l’origine du premier syndicat d’artistes à l’aube de mai 1968… Les engagements politiques de Kijno se reflètent dans son travail à travers des hommages ou des graffitis, initiés durant les évènements de mai. 

Aux côtés de ses tableaux, Ladislas Kijno participe à plusieurs décoration d’édifices religieux. Dès 1949, sous l’aile de Germaine Richier, l’artiste crée La Cène pour la crypte de l’Église d’Assy, aux côtés d’artistes tels que Matisse, Braque ou encore Léger. 

En 1990, Ladislas Kijno renouvelle l’expérience avec la grande Rosace de la cathédrale de Notre Dame de la Treille à Lille. À la fin des années 1990, Kijno, qui se considérait comme un moine de l’art, suggère l’idée d’un Centre d’art sacré contemporain, inauguré dans la crypte de la cathédrale lilloise en 2003. 

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Sur le marché de l’art, on retrouve les peintures contemporaines de Ladislas Kijno, mais aussi ses oeuvres sur papier ou encore quelques lithographies, estampes ou sérigraphies. Pour une de ses toiles, les prix varient en moyenne entre 2 000 et 15 000 euros. Certaines oeuvres, issues de séries très connues de l’artiste telles que Les écritures blanches, dépasseront ces estimations pour s’envoler autour de 60 000 euros. 

Les oeuvres sur papier de Kijno sont très recherchées des collectionneurs, notamment les dessins sur papier froissé. Il faudra compter en moyenne entre 150 et 2 000 euros, avec quelques exceptions susceptibles de frôler les 8 000 euros. Quant aux lithographies, estampes ou sérigraphies, on s’attendra également à de jolies sommes allant de 90 à 600 euros.  

(Illus.) Série Les écritures blanches, 1961, 141×199 cm, Huile sur toile marouflée sur toile

 

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Raymond Guerrier

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Estimation et cote de l'artiste Raymond Guerrier

Raymond Guerrier  (1920-2002) est un artiste autodidacte associé à l’École de Paris, et précisément à la Jeune Peinture. L’artiste est connu pour ses peintures figuratives, à la palette austère et aux thèmes sombres, en écho au sentiment ambiant d’après-guerre. 

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Raymond Guerrier, artiste autodidacte

Raymond Guerrier nait en 1920 à Paris dans une famille modeste. Doué pour le dessin, il entre en apprenti dans un atelier de photogravure et y apprend la construction de l’image. En parallèle, il se forme à la peinture en étudiant les maîtres au sein des musées parisiennes. De sa période d’apprentissage, Raymond Guerrier retient les enseignements des artistes italiens et flamands de la Renaissance et du réalisme français, ainsi que la tradition picturale de la nature morte et de la vanité.

Autodidacte, Raymond Guerrier commence à vendre ses peintures, des vues de Paris, « à la sauvette » sur le boulevard Saint-Germain. À la fin des années 1940, il intègre les réseaux artistiques de son époque et participe notamment au Salon des Indépendants, au Salon de la rue de la Seine et au Salon des Jeunes peintres. Reconnu par ses pairs, il remporte plusieurs prix et devient membre du Salon des Jeunes peintres aux côtés d’artistes renommés tels que Bernard Buffet, Paul Rebeyrolle et André Minaux.

À la fin des années 1950, Raymond Guerrier acquiert une reconnaissance artistique et gagne son autonomie financière. Il quitte son emploi de photograveur ainsi que la capitale, et poursuit son chemin de solitaire dans les Alpilles. Installé à Eygalières, l’artiste représente, dans ses peintures, ces paysages nouveaux du Sud de la France. À partir des années 1970, Raymond Guerrier enrichira également ses thèmes en rapportant des vues de ses nombreux voyages en Espagne, en Italie ou encore au Maroc. 

Raymond Guerrier, peindre le réel

Dans les années 1950, Raymond Guerrier est profondément marqué par une exposition sur l’histoire de la nature morte et par une rétrospective de Georges Braques. Dans ses toiles, Raymond Guerrier représentera des vanités, composées de cierges, des crânes ou de bouquets de chardon, à travers des effets de textures et une palette sombre proche de l’artiste cubiste.   

Autodidacte et solitaire, Raymond Guerrier est pourtant un artiste emblématique de l’École Paris, et en particulier de la Jeune Peinture. Né du Salon homonyme en 1949, ce terme désigne le retour à la figuration privilégiée par certains artistes de l’époque, dans un contexte marqué par la tendance de l’abstraction. Aux côtés de ses natures mortes, Raymond Guerrier représente des paysages urbains parisiens dépeuplées, austères et mélancoliques, dénués de toute idéalisation. Ces oeuvres sombres, en écho au pessimisme d’après-guerre, le rapprochent d’artistes tels que Bernard Buffet, Paul Rebeyrolle et André Minaux. 

 

À partir des années 1960, le déménagement de Raymond Guerrier, et ses nombreux voyages, influence sa peinture. Au contact du Sud, l’artiste ajoute à sa palette, faite de noirs, de gris et de blancs, des teintes ocres, orangées, dorées. En parallèle, Raymond Guerrier tend de plus en plus à l’abstraction, réduisant progressivement le réel à son essence. Dans ses tableaux, il représente les paysages, ainsi que des natures mortes, par des volumes et des formes cernés de noir, jusqu’à perdre le sens de la figuration et du motif représenté. Austères, rigoureux et philosophiques, ces derniers tableaux ne cessent de le rapprocher de ses premières inspirations, la vanité et le cubisme de Georges Braques. 

Raymond Guerrier, un succès international

À partir des années 1950, Raymond Guerrier multiplie les expositions personnelles, notamment à la Galerie Stiebel, et les manifestations collectives. On le retrouve à plusieurs reprises au Salon de la Jeune Peinture ou au Salon des peintres témoins de leur temps, deux lieux fondamentaux de la peinture figurative d’après-guerre. Rapidement, Raymond Guerrier est également exposé à l’étranger dans des galeries de Londres, de New York ou encore de Genève ou Bruxelles. Emblématique de l’École de Paris et de la Jeune Peinture, l’oeuvre de Raymond Guerrier rencontre un succès international.

La peinture figurative de Raymond Guerrier trouve également sa place au sein des institutions. Avec ses vanités, Raymond Guerrier participe au Salon d’art sacré du Musée d’art moderne de la ville de Paris, aux côtés d’artistes tels que Le Corbusier ou Georges Braques. L’artiste s’investira plus directement dans le sujet religieux en représentant le thème de la Crucifixion et un épisode de la vie de Saint-François. Plus récemment, deux rétrospectives ont été consacrées à l’ensemblee de l’oeuvre de Raymond Guerrier, l’une à Genève en 1969, et l’autre à Saint-Rémy de Provence en 2020. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Raymond Guerrier

Sur le marché de l’art, on retrouve des tableaux de Raymond Guerrier issus de ses différentes périodes stylistiques. Pour ses premières toiles figuratives, représentant des paysages notamment de Paris, les prix sont estimés en moyenne entre 300 et 800 euros. Pour ses tableaux figuratifs, composés de formes et de volumes, des années 1950-1960, les estimations s’élèveront en moyenne entre 800 et 2000 euros. Pour certaines d’entre elles, représentant des natures mortes et des intérieurs, ainsi que pour les oeuvres plus abstraites, à la palette colorée, les prix seront les plus élevés : il faudra compter entre 2000 et 8000 euros. On retrouve également quelques lithographies de Raymond Guerrier, estimées entre 20 et 150 euros. 

(Illus.) Andalousie, Huile sur toile, 130 x 97 cm, 1977

 

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