Estimation gratuite Tiepolo

Giovanni Battista Tiepolo

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Estimation et cote de l'artiste Giovanni Battista Tiepolo

Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), dit Giambattista Tiepolo ou encore Jean-Baptiste Tiépolo, est un célèbre peintre italien du XVIIIe siècle. Découvrez ici l’histoire de Giovanni Battista Tiepolo et ses peintures emblématiques du XVIIIe siècle. Besoin d’une expertise Giovanni Battista Tiepolo ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Tiepolo

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Les débuts de Giovanni Battista Tiepolo

Tiepolo naît d’un père capitaine de navire marchand. Mais celui-ci meurt l’année suivante et la famille de Tiepolo connaît alors des difficultés financières. À 14 ans, Tiepolo entre dans l’atelier du peintre Gregorio Lazzarini. C’est un artiste de tradition vénitienne et d’esprit baroque. Des peintres tels que Le Tintoret, Paul Véronèse ou encore Jacopo Bassano l’influencent. Il enseigne à Tiepolo le goût du grandiose et une certaine théâtralité dans ses compositions. Tiepolo montre rapidement un intérêt pour la peinture ténébreuse de Federico Bencovich ou encore de G. B. Piazetta et ses clairs obscurs intenses. Et en 1717, il quitte cet atelier.
En 1719, il se marie à Maria Cecilia Guardi. Elle est issue d’une famille de peintres rococo vénitiens du même nom. Ils fondent une famille. Jusqu’ici, on reconnaît les peintures de Tiepolo à son fameux clair-obscur violent et à la netteté du tracé graphique.

Entre 1724 et 1725, Tiepolo se charge de la décoration du Palazzo Sandi. Il peint notamment une grande fresque au plafond d’une des salles intitulée Triomphe de l’éloquence. On remarque un choix de composition, caractérisé par peu de personnages au centre et bien plus représentés sur les côtés, que Tiepolo conserve à l’avenir. Surtout, à partir de cette époque, le style de Tiepolo évolue du sombre vers des couleurs vives, des tonalités claires et une forte luminosité. En cela, on perçoit l’influence de Véronèse.

Giovanni Battista Tiepolo, la maturité

Dans les années 1726 à 1740, on parle de la période de maturité pour Tiepolo. On lui passe de nombreuses commandes. Il s’exécute notamment au Palazzo Clerici, au Palais Labia, à la résidence de Würzburg (où il travaille avec deux de ses fils), à l’église de la Pietà à Venise ou encore à la Villa Valmarana. Il accumule également une fortune personnelle et il achète une villa à Zignago en Italie. Il devient président de l’académie des Ricovrati de Padone. Cette académie a pour but la promotion des sciences humaines. Tiepolo y fréquente d’autres membres distingués dont Galilée. En 1753, il est élu président de l’Académie de Peinture et de Sculpture.

Tiepolo devient l’un des plus grands représentants de la fresque en Europe. Dans ses fresques de palais, on peut y voir une célébration de l’aristocratie de son temps. Il peint des ciels splendides. Tiepolo est reconnu de son vivant. Sa réputation atteint aussi l’Angleterre ou encore la Russie. En effet, durant le siècle des Lumières, il n’est pas rare que les artistes européens circulent d’une cour à l’autre. Tiepolo s’inscrit dans cette dynamique. Il marque l’histoire de la peinture de son talent à travers ses nombreuses œuvres. On trouve notamment des peintures, dessins, fresques et gravures de Tiepolo en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Suède et en Russie.

Giovanni Battista Tiepolo et les années espagnoles

À partir de 1762 et jusqu’à sa mort, Tiepolo poursuit et termine sa carrière en Espagne. En 1761, il reçoit une commande de la part de Charles III, roi d’Espagne. Tiepolo a pour mission de réaliser une fresque au plafond du palais royal de Madrid. Il s’agit de L’Apothéose de l’Espagne. Tiepolo est alors accompagné de ses fils. Ils s’installent sur la Plaza San Martin.Ceci aurait suscité la jalousie du peintre allemand néoclassique Raphaël Mengs. Il est en effet également sur place pour décorer les demeures royales.

Une fois cette fresque réalisée, le roi en commande deux nouvelles : L’Apothéose d’Énée et L’Apothéose de la monarchie espagnole. Le travail « a fresco » se fait durant la saison chaude. Pendant la saison froide, Tiepolo peint sur toile. Tiepolo décède le 27 mars 1770, à 72 ans. Le style néoclassique vient s’imposer par la suite et Tiepolo est un peu oublié durant cette période. Mais l’influence de Tiepolo sur la peinture est immense. Francisco Goya puise notamment son inspiration dans l’œuvre de Tiepolo afin de réaliser cette technique particulière d’éclairage partiel et précis grâce aux tonalités claires. Cette technique permet par exemple de mettre en lumière l’idée de pureté ou de divin. C’est également excellent pour suggérer les thèmes du mysticisme et de la mort prépondérants de l’âge baroque.

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Giovanni Battista Tiepolo a produit de très nombreuses œuvres de techniques différentes. Ses réalisations sont très prisées et une toile peut atteindre plusieurs millions d’euros. Le 14 novembre 2020, l’huile sur toile Scène d’intérieur avec un Moine capucin au chevet d’un Frère mourant, de 56 × 42 cm, s’est vendue à 400.000 €, à Cologne. Le 29 janvier 2020, l’huile sur toile La Madone du Rosaire avec les anges, signée « TIEPOLVZ.F. » et datée de 1735, mesurant 246 × 156 cm, s’est vendue à 13.629.375 €, à New York. Le 28 janvier 2020, l’œuvre Trois études pour un âne, craie couleur (rouge et blanc) sur papier, de 31 × 47,6 cm, s’est vendue à 408.744 €, à New York.

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(Illus.) Giovanni Battista Tiepolo, Le Triomphe de Flore, 1743, huile sur toile, 71,8 × 88,9 cm, Musée des beaux-arts de San Francisco.

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Estimation gratuite Nicolas Vleughels

Nicolas Vleughels

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Vleughels

Nicolas Vleughels (1668-1737), est un peintre français. Découvrez ici l’histoire de Nicolas Vleughels et ses peintures emblématiques du XVIIIe siècle. Besoin d’une expertise Nicolas Vleughels ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Nicolas Vleughels et sa formation artistique italienne

Nicolas Vleughels est le fils du peintre flamand Philippe Vleughels. Son père se spécialise dans le portrait. Il est à bonne école puisque sa propre mère est proche du grand maître Rubens. Et il entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1663. Philippe Vleughels a trois enfants, deux fils et une fille. Ses deux fils deviennent peintres à leurs tours. Le plus illustre des deux est Nicolas Vleughels. Nicolas Vleughels se forme aussi auprès de Pierre Mignard. Ce peintre lui transmet notamment son influence baroque issue des liens qu’il tisse avec Simon Vouet ou encore Charles Le Brun. En 1694, à l’âge de 26 ans, Nicolas Vleughels participe au concours du prix de l’Académie. Sa réalisation du thème imposé « Loth et ses filles sortant de la ville de Sodome » est remarquée. Mais il n’obtient que la seconde place.

À 35 ans, il entame un long voyage en Italie. Il séjourne d’abord à Rome pendant environ 3 ans puis à Venise pour une durée de 2 ans. Là, il se lie d’amitié avec le graveur flamand Nicolas-Etienne Edelinck. Il y rencontre également la vénitienne Rosalba Carriera. Cette artiste peintre rococo contribue grandement à diffuser la technique du pastel en France et en Europe. Nicolas Vleughels s’exerce alors au pastel et y prend goût. La technique permet de réaliser des portraits plus naturels. En 1709, il est de retour à Rome. Puis de 1712 à 1713, il réside à Modène. Son périple italien dure une dizaine d’années.

Nicolas Vleughels, directeur de l’Académie de France à Rome

Nicolas Vleughels revient en France riche de ses rencontres en Italie. Et à la fin de 1716, il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Le morceau de réception qu’il présente est « Alexandre faisant peindre par Apelle sa maîtresse Campaspe ». L’influence des grands coloristes tel que Véronèse y est visible. À la suite de cette reconnaissance, Nicolas Vleughels réside pendant près de 2 ans avec le grand maître rococo Antoine Watteau à Paris.

Vers 1725, il quitte à nouveau la France pour Rome. En 1727, il est nommé directeur de l’Académie de France à Rome. Il prend ce nouveau rôle à cœur et il s’implique beaucoup dans l’apprentissage artistique des élèves. Le sculpteur Michel-Ange Slodtz, le sculpteur Edmé Bouchardon, le peintre et dessinateur Etienne Jeaurat, ou encore le peintre Pierre Subleyras sont ses élèves. Nicolas Vleughels les incite à copier les grands maîtres. Dans une correspondance avec le duc d’Antin de 1727, Nicolas Vleughels écrit : « J’espère faire copier au Vatican la Messe de Raphaël, qui est un de ses beaux ouvrages, mais il est mal éclairé, et puis les Noces de Psichée, au petit Farnèse. »

Et en 1730, Nicolas Vleughels écrit à propos de E. Bouchardon et du sculpteur français Gaspard Adam : « Un voudrait finir quelque étude qu’il a commencé d’après Le Carache et Raphaël, et l’autre voudrait modeler quelque morceau pour son étude. […] Bouchardon emporte de belles études d’ici, dessinées d’une belle manière ; il y a peu de sculpteurs qui s’en acquittent comme lui. »

Le style de Nicolas Vleughels

On reconnaît son œuvre à la fois à son trait nerveux, à l’élégance, à la sensibilité et à la légèreté de ses dessins et pastels. Nicolas Vleughels peint des thèmes de l’histoire sainte, de la mythologie, ou encore de l’histoire profane. Il peint des petits formats avec une riche palette dans lesquels l’inspiration vénitienne est visible. On peut attribuer ces œuvres-ci au style baroque. Nicolas Vleughels peint également des portraits plus intimes et légers avec un aspect vaporeux typique de Watteau. L’inspiration plutôt rococo est notable dans la touche à la fois vivace, délicate et spirituelle. Il y a dans l’œuvre de Nicolas Vleughels cette dualité d’influences comme de pays. 

Dans sa peinture Vénus et les trois grâces de 1725, ce sont les couleurs vives des drapés qui sautent aux yeux et qui participent à dynamiser la toile. Dans Salomon et la reine de Saba de 1728, c’est le même effet où le spectateur est saisi par l’action et où le regard est capté par ces couleurs contrastées. Alors que dans son Autoportrait de 1714, c’est la douceur de la touche et une atmosphère calme qui s’en dégage. Il le réalise au pastel sur traits de pierre noir. On retrouve la même impression avec son Étude pour la tête de Campaspe de 1716, toute imprégnée de lascivité et de rêverie. En 1731, à 63 ans, Nicolas Vleughels épouse Marie-Thérèse Gosset. Elle est la belle-sœur du peintre baroque italien Giovanni Paolo Panini. Et à la fin de sa vie, il est fait Chevalier de l’Ordre de Saint-Michel par le roi. Nicolas Vleughels décède à Rome en 1737.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Nicolas Vleughels

Les dernières ventes aux enchères en date d’œuvres de Nicolas Vleughels sont surtout des huiles sur panneaux. Celles-ci pouvant être adjugées jusqu’à près de 30.000 €. Le 13 mai 2023, l’huile sur bois Femmes italiennes autour d’une fontaine, de 17,5 × 24,5 cm, s’est vendue à 1300 €, à Saint-Germain-en-Laye. Le 9 juillet 2022, l’huile sur cuivre et panneau, L’Embarquement de César et Cléopâtre, datée par « MDCCXX », mesurant 18 × 23 cm, s’est vendue à 2000 €, à Rouen. En juin 2022, l’huile sur panneau L’Adoration des mages, de 38,6 × 29,2 cm, s’est vendue à 5.209 €, aux États-Unis.

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(Illus.) Nicolas Vleughels, Vénus et les trois Grâces, 1725, huile sur panneau, 26 × 34,8 cm.

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Estimation gratuite Edouard Verschaffelt

Edouard Verschaffelt

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Estimation et cote de l'artiste Edouard Verschaffelt

Édouard Verschaffelt (1874-1955) est un peintre orientaliste belge. Durant toute sa carrière, l’artiste s’essaie à divers genres, que ce soient des scènes de la vie quotidienne, la représentation de figures ou des portraits. Si ses premières œuvres orientalistes témoignent d’un certain académisme, les suivantes révèlent un style plus affirmé. Découvrez ici la vie d’Édouard Verschaffelt et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Édouard Verschaffelt ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Edouard Verschaffelt

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Le déracinement culturel d’Édouard Verschaffelt

Édouard Verschaffelt a débuté sa formation artistique à l’Académie royale des Beaux-arts de Gand, sa ville natale, avant de poursuivre ses études à l’École des Beaux-arts d’Anvers. Aussi, c’est tout naturellement que l’artiste est marqué par l’influence de la peinture flamande. Dès ses débuts, le peintre montre également une forte inclination pour l’impressionnisme : la plupart de ses œuvres en sont d’ailleurs fortement marquées, quelque soit le sujet. Cependant, le cours de l’Histoire – et la Première Guerre Mondiale en l’occurrence – bouscule le destin d’Édouard Verschaffelt qui se voit contraint de quitter son pays – et l’Europe – fuyant l’occupation allemande. Il débarque alors en Algérie en 1919, accompagné de son épouse.

Édouard Verschaffelt, un artiste acquis malgré lui à l’orientalisme

Contrairement à la plupart des artistes orientalistes, ce n’est donc ni par curiosité ni par affinité ni même par mimétisme, pour suivre l’ère de son temps, qu’Édouard Verschaffelt se retrouve au Maghreb : expatrié, déraciné, ce dernier se retrouve immergé dans un monde aux antipodes du sien. Cette immersion accidentelle explique que le peintre ne succombe pas à cette béatitude présente dans les nombreuses œuvres de ses confrères orientalistes magnifiant la vie de ces pays d’Afrique du Nord.

En effet, attaché à ces deux traditions que sont la peinture flamande et l’impressionnisme, Édouard Verschaffelt bénéficie du recul nécessaire qui lui permet de créer des œuvres singulières, se démarquant ainsi du courant orientaliste académique. Sa peinture se définit comme une peinture de l’enracinement, une peinture sincère. Son style est caractérisé par l’apposition de petites touches rapides, inspirées de l’impressionnisme, technique déjà employée dans ses tableaux de scènes de la vie quotidienne marocaine réalisés au cours d’un séjour dans ce pays.

Tel un caméléon, Édouard Verschaffelt s’imprègne rapidement de l’exotisme et de l’atmosphère de ce pays pour lequel il développe, au fil du temps, une profonde affection. Car, à peine installé en Algérie, il ressent une fascination pour Bou Saâda : cette oasis, surnommée la « cité du bonheur », ou encore la « porte du désert », exerce une attraction sur l’artiste. De plus, la localité est le« fief » d’Etienne Dinet, un notable de la ville converti à l’Islam, que fréquente Édouard Verschaffelt : détail qui a son importance dans l’intégration du peintre à la vie orientale.

Cependant, Édouard Verschaffelt ne se limite pas uniquement à des représentations de paysages algériens : il peint également des portraits qui reflètent son amour pour ce pays, si différent de sa culture. Il excelle d’ailleurs dans cet art : les portraits qu’il réalise des indigènes sont vivants et retranscrivent leur âme. Édouard Verschaffelt acquiert, par conséquent, une touche qui lui est propre, un style personnel en assimilant l’héritage occidental, européen et en l’appliquant à des sujets orientaux. Un tour de force qui est à souligner … Édouard Verschaffelt dédie, par conséquent, sa vie et son art à l’Algérie : suite au décès de son épouse, il se remarie d’ailleurs avec une autochtone d’une tribu locale qu’il fait figurer dans ses nombreuses toiles consacrées à ce pays de cœur qu’il n’aura de cesse de peindre jusqu’à sa mort, à Bou Saâda en 1955.

L’estimation des œuvres d’Édouard Verschaffelt

Ces dix dernières années, la valeur des œuvres d’Édouard Verschaffelt est marquée par une certaine fluctuation avec un pic conséquent observé en 2015, suivi d’un passage à vide l’année suivante. Puis d’une reprise progressive qui atteint un deuxième pic en 2019, cependant moins élevé que celui de 2015. Les trois années subséquentes observent une irrégularité. Les ventes de l’artiste concernent, dans sa quasi-totalité, la catégorie « Peinture » (un peu plus de 98%). Celles-ci se vendent généralement entre 50 et 68 000 €. Ses dessins et aquarelles représentent, quant à eux, une infime part (1%), débutant à 1100 euros pour atteindre 21 000 €. Édouard Verschaffelt est classé 16 4076ème au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2022) et occupe la 1ère place du marché français (en 2022, toujours). Le record est détenu par une huile sur toile, Femmes berbères vendue 68 000 € à Paris en 2008.

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Estimation gratuite Luis Ricardo Falero

Luis Ricardo Falero

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Estimation et cote de l'artiste Luis Ricardo Falero

Luis Ricardo Falero (1851-1896) est un peintre espagnol. L’artiste doit essentiellement sa renommée à ses représentations de nus féminins allégoriques. Et, pourtant, il ne se limite pas à ce genre. Au contraire, son répertoire comprend également des portraits ainsi que des scènes de genre. Ses œuvres, quelles qu’elles soient, sont colorées d’une touche orientaliste, souvent mythologique et/ou fantastique. Découvrez ici la vie de Luis Ricardo Falero et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Luis Ricardo Falero ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Luis Ricardo Falero

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Le parcours insolite de Luis Ricardo Falero

Le parcours de Luis Ricardo Falero est loin d’être conventionnel. Né à Grenade, originaire d’une famille aisée, le duc de Labranzano bénéficie, dès son plus jeune âge, des privilèges que lui confère sa condition. Il étudie au collège de Richmond en Angleterre, puis poursuit des études secondaires dans un lycée parisien. Il intègre ensuite l’École navale à Grenade, réalisant ainsi le souhait de ses parents.

En parallèle, attiré par l’art, Luis Ricardo Falero, décide de suivre des cours d’aquarelle, au grand dam de ses parents. En 1868, il déserte l’école navale pour s’installer à Paris, renonçant définitivement à une carrière prometteuse d’ingénieur. Il étudie alors l’art en général et fait ses débuts professionnels dans le monde artistique en dessinant des portraits d’après des modèles vivants. Toutefois, il n’abandonne pas entièrement le domaine scientifique et consacre une partie de son temps à l’étude de l’électrotechnique, de la chimie, de la mécanique ainsi que des sciences naturelles au Musée d’histoire naturelle, profitant des multiples possibilités qu’offre la capitale française.

Luis Ricardo Falero : la rencontre audacieuse de l’art et de la science

La formation d’ingénieur aidant, Luis Ricardo Falero montre une réelle aisance pour le dessin. Ce qui transparait dans la représentation de ses personnages féminins notamment dans les portraits, qui rencontrent un succès indubitable. De même, le cursus artistique suivi à Paris lui permet d’acquérir une maîtrise de la couleur et de certaines techniques – en dehors de l’aquarelle qu’il affectionne – qu’il applique dans le rendu minutieux des robes et de leurs coloris pastels. Mais c’est principalement dans le traitement de la carnation délicate de ses nus que l’artiste se distingue : traitement qui, pour l’époque, s’avère typiquement français.

Au fil du temps, Luis Ricardo Falero acquiert un style qui prend une coloration plus personnelle. En effet, l’artiste, très versé dans l’astronomie, innove en introduisant, dans ses tableaux représentant des nus féminins ou des femmes légèrement vêtues, des attributs se rapportant à cette science… leur donnant ainsi un caractère souvent allégorique. Egalement passionné d’astrologie, il continue ses expérimentations intégrant dans le décor de ces mêmes œuvres, ainsi que les scènes de genre, des items ayant trait à cette discipline. Aussi ces figures féminines, souvent orientales par ailleurs, se retrouvent-elles enveloppées d’un voile mythologique ou baignent-elles dans une atmosphère fantastique. Le décor, dans son entièreté, participe, de surcroît, à cette ambiance : l’artiste campe ses personnages dans des scènes de sabbat, chevauchant des balais et prenant des apparences de sorcières. Il se dégage alors de ces œuvres une sensualité audacieuse, pour l’époque, et créative.

Malheureusement pour l’artiste, ces dernières sont très mal accueillies dans son pays natal : elles sont vivement critiquées, accusées de pornographie. A contrario, en France, et à Paris notamment, ce type de peinture étant très prisé, le succès est au rendez-vous : Luis Ricardo Falero reçoit, d’ailleurs, un titre honorifique au salon de Paris de 1889. Aux Etats-Unis, la réaction est identique : ses tableaux suscitent un engouement chez les collectionneurs new-yorkais, en particulier. En 1887, il s’installe à Londres et abandonne définitivement la peinture pour se concentrer exclusivement sur l’illustration de livres, et ce, jusqu’à son décès en 1896.

L’estimation des œuvres de Luis Ricardo Falero

Ces dix dernières années, la valeur des œuvres de Luis Ricardo Falero est légèrement fluctuante : on observe une progression constante mais irrégulière jusqu’en 2019, suivie d’une baisse notoire les deux années suivantes avant une reprise marquée en 2022.Les ventes de l’artiste concernent essentiellement la catégorie « Peinture» (90%) : celles-ci se vendent généralement entre106 et 95 122 €. Ses estampes multiples, quant à elles, représentent une part moindre (5.6%) et débutent à 20€pour atteindre1 100 €.Luis Ricardo Falero est classé 8 493ème au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2022)et est principalement présent sur le marché anglais (en 2022, toujours). Le record est détenu par une huile sur toile, The Enchantress (1878) vendue 95 122 € (70 000 £) à Londres en 2008.

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Estimation gratuite Nicola Forcella

Nicola Forcella

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Estimation et cote de l'artiste Nicola Forcella

Nicola Forcella est un peintre italien dont la vie et l’œuvre sont peu connues. Si la date de sa naissance est plus ou moins déterminée, vers 1868, celle de son décès est inconnue. Et pourtant, l’artiste n’est pas méconnu de ses contemporains, au contraire, puisqu’il acquiert une renommée en tant que peintre orientaliste, de son vivant. Renommée en grande partie due à ses scènes et portraits d’égyptiens. Découvrez ici la vie de Nicola Forcella et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Nicola Forcella? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Nicola Forcella, une vie entièrement vouée à l’Egypte

Né à Castellaneta, dans la région des Pouilles, Nicola Forcella est, comme de nombreux peintres de son époque, sensible au courant orientaliste ambiant. Aussi s’envole-t-il vers d’autres ciels tout aussi ensoleillés que son Italie natale, accompagné de son frère Paolo, peintre – également – et pianiste. Il s’installe donc en Egypte, pour quelques temps. Son séjour se prolonge, l’artiste s’investissant dans la vie du pays : Nicola Forcella enseigne à l’école des arts appliqués khédiviale du Vice-roi d’Égypte. Son implication dans la vie égyptienne lui vaut de nombreuses décorations (tel l’Ordre impérial du Medjidié) de la part de l’Etat égyptien. Le peintre joue également un rôle prépondérant d’ambassadeur en participant, par exemple, à l’Association des artistes français située au Caire.

Les portraits empreints d’humanité de Nicola Forcella 

Les œuvres que Nicola Forcella peint au cours de son séjour en Egypte reflètent la passion de l’artiste pour ce pays : les vues intérieures, les scènes de la vie quotidienne baignent dans une lumière particulièrement soignée. Cependant, c’est davantage dans les nombreux portraits qu’il réalise des indigènes que son attachement transparaît.

En effet, si ses scènes témoignent d’un certain conventionnalisme, auquel l’artiste a succombé rapidement, ses portraits, a contrario, confirment indéniablement la maîtrise de cet art par l’artiste. Ceux-ci sont uniques et reflètent une touche très personnelle : Nicola Forcella offre une galerie de personnages vivants, naturels, spontanés… traduisant son affection pour ce peuple.

L’estimation des œuvres de Nicola Forcella

Ces dix dernières années, la valeur des œuvres de Nicola Forcella est fluctuante mais en constante progression avec des paliers bisannuels dont un notoire en 2019 suivi d’un second, en 2022, encore plus important. Ces deux années peuvent être qualifiées d’exceptionnelles tant elles atteignent des chiffres d’affaires conséquents. Les ventes de l’artiste concernent essentiellement la catégorie « Peintures » (78%), les prix variant de 280 à 75 000 €. Ses dessins et aquarelles représentent une part moindre – un peu plus de 21% – et se vendent entre 58 et 1 300 €. Nicola Forcella est classé 11 054ème au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2022). Ses œuvres sont essentiellement adjugées au Royaume-Uni. Le record est détenu par une huile sur toile, Dans le souk aux cuivres (date inconnue), vendue 75 000 € à Paris en 2007.

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Estimation gratuite Pierre Lesueur

Pierre Lesueur

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Lesueur

Pierre Lesueur (1922-2011) est un peintre et graveur français de la Seconde école de Paris, qui compte parmi les artistes ayant toujours privilégié la figuration. Découvrez l’histoire de Pierre Lesueur et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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La formation artistique de Pierre Lesueur

Pierre Lesueur est un artiste parisien issu d’une famille aisée, qui étudie le dessin et la peinture auprès de sa grand-mère maternelle dès l’âge de douze ans. Après le baccalauréat, Pierre Lesueur embrasse la carrière de peintre, et s’inscrit à l’école des Beaux-Arts. Il y suit l’enseignement d’André Lhote au tournant des années 1940, alors que les débats entre Abstraction et Figuration agitent l’école.

Pierre Lesueur ne demeure cependant que peu de temps dans cet environnement, et il décide de poursuivre sa formation au sein des Académies libres de Montparnasse puis de Montmartre. Il donne sa première exposition personnelle à la Galerie Lefranc à Paris en 1943, puis uniquement en 1952 à la galerie Bignou. Les premières toiles de Pierre Lesueur sont très colorées et inspirées par l’art d’Henri Matisse, Auguste Renoir et surtout Pierre Bonnard. Ses peintures sont conçues comme des exaltations de la couleur. D’abord très influencé par les œuvres de Pierre Bonnard, il adopte progressivement une esthétique plus épurée et atteint la maturité artistique.

Pierre Lesueur, maître de la couleur

Pierre Lesueur s’affirme comme maître de la couleur après ses voyages au Proche-Orient, aux États-Unis et à Mexico à la fin des années 1950. Prenant régulièrement part à des Salons à partir de 1953, notamment le Salon de Mai et le Salon des Tuileries, il reçoit le 1958 le prix de la critique. Pierre Lesueur est alors reconnu pour la poésie et la délicatesse de ses toiles. Pierre Lesueur représente alors le réel de façon réaliste pour se concentrer sur l’étude de la lumière et des couleurs. À travers ses compositions, le peintre cherche à traduire les différentes ambiances. Son travail sur les atmosphères lumineuses s’illustre par une grande variété de thèmes, notamment la nature morte, les scènes rurales, les paysages urbains, ou encore des peintures représentant les étalages de boucherie.

Dans les années 1960, Pierre Lesueur s’installe à Saint-Rémy de Provence et entame alors une série de tableaux sur le thème des maisons. Il représente des portes, des fenêtres, des jardins, des paysages, ou encore son épouse Michelle Marquais. Il demeure un peintre figuratif mais l’esthétique se fait plus poétique, et la représentation plus allusive. À partir des années 1970, ce sont les scènes d’intérieur qui attisent l’intérêt de Pierre Lesueur. Il peint alors beaucoup d’objets du quotidien, notamment des coussins, des chaises, des lampes, ou encore des vitrines. Pierre Lesueur représente également son entourage, en particulier son épouse et son chat Utopia. Au cours de cette dernière période, Pierre Lesueur réalise un grand nombre de nus, et peint également quelques paysages urbains inspirés par les souvenirs de ses voyages en Turquie et aux États-Unis.

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L’estimation des œuvres de Pierre Lesueur connaît une hausse constante depuis 2015. Depuis lors, l’indice des prix a connu une hausse de 160% (2015-2023). Aujourd’hui, Pierre Lesueur est un artiste particulièrement représenté sur le marché de l’art américain, qui enregistre 53,3% du volume des ventes en 2023. Le Japon, la France, et le Royaume-Unis sont également des foyers où les toiles de Pierre Lesueur s’échangent largement.

Les œuvres de Pierre Lesueur se vendent majoritairement pour des prix compris entre 1 000 et 5 000 €, avec des variations en fonction des supports, des dimensions, de la rareté et de la qualité des œuvres. Ainsi, les toiles peuvent dépasser les 10 000 €, comme le montre le record atteint en 2020 avec Personnage couché (1970). Cette huile sur toile a été adjugée en France pour 32 000 €. Les œuvres de Pierre Lesueur réalisées à partir des années 1960 semblent être celles qui attisent le plus l’intérêt des collectionneurs. Les peintures d’intimité, représentant des scènes d’intérieur, sont en effet celles qui suscitent les enchères les plus élevées. En revanche les prix des arts graphiques et estampes sont de l’ordre de quelques centaines d’euros, compris le plus souvent entre 100 et 500 €. Les prix des feuilles atteignent exceptionnellement le millier d’euros. Ainsi, le record des ventes pour une gouache de Pierre Lesueur a été atteint en 2019 avec Vue sur la fenêtre, une feuille adjugée à Paris pour 1 300 €.

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(Illus.) Intérieurs, Affiche de l’exposition Pierre Lesueur au musée Bonnard du Cannet.

En lien avec Pierre Lesueur

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Estimation gratuite Antoine van Dyck

Antoine van Dyck

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Estimation et cote de l'artiste Antoine van Dyck

Antoine van Dyck (1599-1641) est un peintre et graveur baroque flamand surtout célèbre en tant que portraitiste de la cour royale d’Angleterre du xviie siècle. Découvrez ici l’histoire de Antoine van Dyck et ses peintures emblématiques du xviie siècle.
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Estimation gratuite Antoine van Dyck

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La formation européenne d’Antoine van Dyck

Antoine van Dyck naît à Anvers à la toute fin du xvie siècle. Il commence à étudier la peinture à 10 ans auprès de Hendrick van Balen. En 1615, il crée son propre atelier avec Jan Brueghel. Antoine van Dyck est déjà un peintre accompli à 15 ans. En 1618, il entre dans la guilde de Saint-Luc d’Anvers. Puis il devient le disciple de Pierre Paul Rubens. Le grand maître ne tarit pas d’éloge sur Antoine van Dyck. Et peut-être parce que Rubens règne déjà sur la peinture anversoise, Antoine van Dyck choisit de se réaliser à l’étranger.

Il part pour l’Angleterre en 1620. À Londres, il découvre notamment les œuvres du Titien qui l’influencent et enrichissent son apprentissage auprès de Rubens. En 1621, il part pour l’Italie et il y approfondit son étude de peintres tels que le Titien, Véronèse et Giorgione. Il séjourne surtout à Gênes où il réalise des tableaux religieux et des portraits dont on distingue déjà son style propre avec notamment une mise en valeur de la position sociale des modèles.

Après 6 ans de ce séjour italien, il rentre à Anvers et connaît déjà le succès dans le milieu aristocratique avec ses portraits et ses grands retables religieux. Il se lance aussi dans la gravure. Il y demeure 5 ans, après quoi Charles ier d’Angleterre fait appel à l’artiste.

La carrière anglaise d’Antoine van Dyck

En 1632, Antoine van Dyck retourne donc à Londres. Le 7 juillet 1632, il y est fait chevalier et nommé « Peintre principal en ordinaire de sa Majesté ». Ce statut lui octroie de nombreuses commandes, une forte pension, ainsi que des maisons et ateliers. Il a alors 33 ans. Il exécute de très nombreux portraits de la cour et on ne compte pas moins de 400 commandes de portraits, dans son atelier londonien, de 1632 à sa mort en 1641. Ses modèles favoris sont le roi Charles Ier, sa famille et les membres de la cour. Il les peint avec un mélange subtil de décontraction dans les attitudes et de discrétion de l’autorité, faisant davantage ressortir une douce élégance. Ses portraits sont flatteurs et très prisés.

Le retentissement de son style sur l’art du portrait est immense, en particulier en Angleterre. On considère même Antoine van Dyck comme le créateur de l’École anglaise de peinture. L’âge d’or de cette école, de ce style pictural propre aux artistes britanniques, s’étend de 1720 au milieu du xixe siècle. Son atelier à Londres s’agrandit à mesure de son succès. Antoine van Dyck doit faire appel à des assistants pour suivre la cadence des commandes. D’une certaine manière, ces collaborations induisent un affaiblissement de la qualité des œuvres à la fin de sa carrière. Les assistants et élèves d’Antoine van Dyck sont majoritairement d’origine flamande ou néerlandaise. On lui connaît son disciple Jean de Reyn, le peintre Adriaen Hanneman ou encore Pieter Thijs.

Le portrait de Frans Snyders par Antoine van Dyck

Frans Snyders est un ami d’Antoine van Dyck. Il s’agit d’un grand notable, également peintre, avec qui Antoine van Dyck collabore même. Sur ce portrait qu’il réalise entre 1618 et 1621, il le représente en compagnie de son épouse. C’est un portrait baroque, non pas au sens de grandiose et associé à une peinture décorative, mais « qui par-delà les effets d’illusionnisme, tend à pénétrer les choses en profondeur et à les traduire avec naturel. »* En effet, Antoine van Dyck donne une représentation au-delà du visible avec un rendu de la profondeur d’âme et une présence humaine. C’est aussi un portrait réaliste avec un rendu lumineux de la carnation et une précision de la touche. La lueur perceptible dans le regard participe à rendre ce portrait vivant et résolument novateur. On sent ici également l’influence de Rubens, notamment dans les éléments qui servent à magnifier le modèle : colonne, tenture, jeu de clair-obscur entre la figure pleine de lumière et le fond sombre, les habits cossus, les paysages lointains afin de donner la perspective, l’éclat dans le regard, etc.

Antoine van Dyck adopte ce style à Gênes, après le passage de Rubens 15 ans plus tôt, où celui-ci élabore un type de portrait d’apparat dans lequel le personnage est représenté devant une colonne élancée, afin de paraître plus imposant. Il y a une recherche de vraisemblance et de la caractérisation des traits. Mais tandis que le style de Rubens est puissant, Antoine van Dyck développe un style plus raffiné. Il se dégage de ses portraits une grâce naturelle souple et savante. Antoine van Dyck contribue de manière importante à l’art du portrait du xviie siècle ayant diffusé le modèle en Angleterre. Il meurt à seulement 42 ans. Son influence se poursuit également sur l’école anglaise du xviiie siècle dont ses chefs de file sont Reynolds et Gainsborough.

* Citation de Giulio Carlo Argan.

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Lorsque la cadence des commandes augmente, Antoine van Dyck fait appel à plusieurs collaborateurs. Par exemple, il réalise un dessin qui est reproduit et agrandi sur toile par un assistant. Puis il peint lui-même les visages tandis qu’un autre assistant s’occupe de peindre les costumes. Ainsi, à la fin du xixe siècle, le nombre de peintures qui lui sont attribuées est bien au-dessus de ce qu’il en est réellement et en tout cas supérieur à une toile entièrement de la main d’Antoine van Dyck. Les experts estiment qu’une telle toile présente un raffinement plus poussé dans le style. Quant à sa signature, on retrouve souvent les lettres « A v Dijck » pour Antoon van Dijck, son nom en flamand.

Le 8 décembre 2021, un lot de deux huiles sur toile, constitué du Portrait de Jacob de Witte et du Portrait de Maria Nutius, 95,4 × 75 cm, s’est vendu à 6.065.269 € à Londres. Le 6 décembre 2018, l’huile sur toile, Portrait de la Princesse Mary, 158,2 × 108,6 cm, s’est vendue à 5.614.735 €, à Londres. Le 7 juillet 2022, l’huile sur panneau, Portrait d’un moine carmélite, 62,6 × 48 cm, s’est vendue à 3.298.286 €, à Londres. Le 2 décembre 2014, l’huile sur toile, Portrait d’Henricus Liberti, 114,3 × 88,3 cm, s’est vendue à 3.145.250 €, à Londres. Le 8 décembre 2022, l’huile sur toile, Portrait de la Reine Henriette Marie, 102,9 × 83,9 cm, s’est vendue à 2.324.934 €, à Londres. Le 26 janvier 2023, l’huile sur toile, Étude de Saint Jérôme, 94 × 58 cm, s’est vendue à 2.301.275 €, à New York.

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(Illus.) Antoine van Dyck, Portrait de Frans Snyders et sa femme, 1621, huile sur toile, 82 × 110 cm, Cassel, Gemäldegalerie Alte Meister.

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Estimation gratuite Jean-François Portaels

Jean-François Portaels

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Estimation et cote de l'artiste Jean-François Portaels

Jean-François Portaels (1818-1895) est un peintre belge dont les sujets de prédilection sont la représentation de scènes historiques et orientalistes ainsi que les compositions religieuses. Cependant, son champ artistique s’étend à d’autres sujets tels les scènes de genre, la gravure, les portraits.

Estimation gratuite Jean-François Portaels

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Jean-François Portaels, un orientaliste avéré

Issu d’une famille bourgeoise belge, Jean-François Portaels étudie à l’Académie de Bruxelles auprès de François-Joseph Navez, accessoirement son beau-père. C‘est sans doute auprès de ce peintre néo-classique, versé dans la peinture d’histoire et portraitiste de renom que Jean-François Portaels acquiert les préceptes de l’art du portrait. Il se rend ensuite à Paris pour se perfectionner où il suit les cours de Paul Delaroche. Il obtient alors le Grand Prix de Rome, en 1842, qui lui permet de voyager en Italie où il se pose quelques années, en compagnie de son ami le peintre Alexandre Robert, afin d’étudier les maîtres ayant marqué l’Histoire de l’Art. Dès lors, il débute une longue pérégrination en Orient : de 1844 à 1847, il visite de nombreuses villes d’Afrique du Nord et du Levant (Maroc, Algérie, Egypte, Judée,…). 

Très vite, Jean-François Portaels s’imprègne de l’exotisme et l’atmosphère du Moyen-Orient, se les approprie pour les retranscrire dans ses œuvres. Celles-ci sont principalement des représentations de scènes provenant de Turquie, du Maroc et d’Algérie : elles mettent en scène des personnages aisés arborant des vêtements, aux couleurs vives, dans leurs moindres détails. Ce souci du réel observé dans la description des textiles se retrouve également dans celle des éléments architecturaux. 

Jean-François Portaels est l’un des premiers peintres belges à traiter des sujets orientaux d’après nature. Les nombreux croquis d’autochtones et de décors – notamment maghrébins – qu’il rapporte de ses voyages et exploite pour réaliser ses peintures par la suite, font qu’il est souvent étiqueté comme le précurseur de l’Orientalisme en Belgique… à tort, le peintre belge Jacob Jacobs l’ayant précédé des années auparavant.

De 1870 à 1874, l’artiste se rend, à nouveau, au Maroc puis en Algérie, en Égypte et au Liban : il en revient ressourcé, animé d’un second souffle. Ses nombreux voyages, à travers l’Europe mais surtout au Moyen-Orient, participent grandement à l’élaboration d’un style artistique personnalisé.

Le dévouement de Jean-François Portaels à son pays natal, la Belgique

Les peintures orientalistes de Jean-François Portaels contribuent indubitablement à l’essor de sa carrière artistique. Ainsi, de retour dans son pays natal, il est nommé directeur de l’Académie de Gand en 1847. En 1858, il transforme sa maison bruxelloise en atelier libre où il accueille des artistes comme Edouard Agneessens, des sculpteurs également, des architectes etc. Au fil des années, il devient un lieu de formation pour la génération suivante des artistes belges : l’enseignement libéral de l’artiste participe de beaucoup à son succès, au point qu’il concurrence l’Académie de Bruxelles. Aussi le peintre – chevalier de l’Ordre de Léopold – se voit-il confié, en 1863, un poste de professeur, poste qu’il occupe un temps avant d’être nommé à sa direction, en 1878.

À combien sont estimées les œuvres de Jean-François Portaels ?

Les contributions de Jean-François Portaels à l’art belge et orientaliste lui ont assuré une place durable dans le monde de l’art. Aussi, ces dix dernières années, la valeur de ses œuvres s’est révélée stable, à l’exception de l’important pic observé en 2014, pic auquel a succédé une forte chute en 2015. Depuis les chiffres sont bien inférieurs mais en très légère progression, et ce, jusque 2022. Ses peintures, très présentes sur le marché, constituent 86% des ventes de l’artiste et se monnayent généralement entre 150 € et 270 000 €, les prix augmentant considérablement lorsqu’il s’agit de représentations de portraits de femmes orientales en tenue traditionnelle. Le record est d’ailleurs détenu par une huile sur panneau, intitulée Le présent vendue 269 580 euros (3 000 000 MAD) à Casablanca au Maroc en 2007. Ses dessins et aquarelles représentent une part moindre : seulement 14% des ventes. Jean-François Portaels est classé 9 798ème au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2022) et est principalement présent sur le marché anglais (en 2022, toujours). 

 

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Estimation gratuite Hermann Corrodi

Hermann Corrodi

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Estimation et cote de l'artiste Hermann Corrodi 

Hermann Corrodi (1844-1905) est un peintre italo-suisse rattaché au courant orientaliste et à la tradition paysagiste académique du XIXe siècle. Réputé pour ses vues lumineuses d’Égypte, de Terre Sainte et d’Italie, il s’impose comme l’un des artistes les plus appréciés des collectionneurs d’art orientaliste. Ses tableaux séduisent par leur précision architecturale, leur atmosphère chaleureuse et leur sens du détail, faisant de lui une référence incontournable sur le marché de l’art ancien. Aujourd’hui, la cote de Hermann Corrodi demeure soutenue, notamment pour ses grandes huiles sur toile représentant des scènes du Caire, de Jérusalem ou des bords du Nil.

Estimation gratuite Hermann Corrodi

Prix des œuvres d'Hermann Corrodi

  • Peintures (huiles sur toile) : entre 8 000 € et 180 000 €

  • Petits formats ou études : entre 3 000 € et 25 000 €

  • Dessins et aquarelles : entre 1 000 € et 12 000 €

Vous possédez un tableau orientaliste signé Hermann Corrodi et souhaitez connaître sa valeur ? L’estimation d’une peinture orientaliste nécessite l’analyse de plusieurs critères : qualité d’exécution, dimensions, sujet représenté, état de conservation, provenance et présence en catalogue raisonné. Grâce à Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, confidentielle et fiable réalisée par de véritables commissaires-priseurs spécialisés en peintures du XIXe siècle. Notre équipe s’appuie sur les résultats de ventes aux enchères récents et sur une connaissance approfondie du marché de l’art orientaliste pour déterminer la valeur de votre œuvre.

Hermann Corrodi, un peintre voyageur au cœur de l’Orient

Né à Frascati en 1844, Hermann Corrodi est le fils du peintre Salomon Corrodi. Il reçoit une formation académique solide à Rome et développe très tôt une maîtrise remarquable de la perspective et de la lumière. À la fin du XIXe siècle, l’Orient exerce une fascination considérable sur les artistes européens. Corrodi entreprend plusieurs voyages en Égypte, en Syrie et en Palestine. Ces séjours nourrissent son inspiration et lui permettent d’observer directement les paysages, l’architecture islamique et les scènes de la vie quotidienne. Contrairement à certains orientalistes privilégiant l’exotisme fantasmé, Corrodi se distingue par une approche plus descriptive et atmosphérique. Il capte la lumière du désert, la monumentalité des mosquées et l’animation des marchés avec un sens aigu du détail.

Un style orientaliste précis et lumineux

L’œuvre de Hermann Corrodi se caractérise par :

  • Une grande rigueur architecturale : monuments et paysages urbains sont représentés avec exactitude.

  • Un traitement subtil de la lumière : atmosphères dorées, ciels limpides et effets de chaleur.

  • Une palette chaude et harmonieuse, dominée par les ocres et les bleus.

  • Une mise en scène équilibrée, où figures et décors dialoguent avec élégance.

Parmi ses sujets récurrents figurent :

  • Les vues du Caire et du Nil

  • Les scènes de Jérusalem

  • Les paysages italiens

  • Les intérieurs de mosquées

Ses tableaux séduisent une clientèle aristocratique européenne et internationale, notamment britannique, sensible au raffinement de ses compositions.

Une reconnaissance internationale au XIXe siècle

Hermann Corrodi expose régulièrement à Rome, à Londres et dans d’autres capitales européennes. Son succès commercial est important de son vivant. Il reçoit des commandes de collectionneurs prestigieux et participe aux grandes expositions internationales de son époque. Ses œuvres intègrent rapidement des collections privées majeures, ce qui contribue à la solidité de sa cote actuelle. Aujourd’hui encore, ses tableaux orientalistes figurent régulièrement dans les ventes spécialisées.

Cote des œuvres d'Hermann Corrodi sur le marché de l'art

La cote de Hermann Corrodi est portée par l’intérêt constant pour la peinture orientaliste. Les collectionneurs recherchent particulièrement : les grands formats panoramiques, les vues détaillées de monuments emblématiques, les œuvres bien conservées avec provenance ancienne. Les adjudications peuvent fortement varier selon la qualité et la rareté du sujet. Quelques ventes marquantes de Hermann Corrodi :

  • « Vue du Caire », huile sur toile, vendue environ 152 000 £ 

  • « Jérusalem au coucher du soleil », adjugée près de 120 000 €

  • « Sur les bords du Nil », vendue environ 95 000 €

  • Plusieurs œuvres de format moyen régulièrement adjugées entre 20 000 € et 60 000 €

Les dessins et aquarelles, plus accessibles, trouvent preneur entre 2 000 € et 10 000 €, selon leur qualité et leur état. Le marché de la peinture orientaliste connaît un regain d’intérêt, notamment auprès des collectionneurs internationaux du Moyen-Orient et d’Europe. Une œuvre signée Hermann Corrodi peut révéler une valeur significative, surtout si elle appartient à sa période la plus recherchée.

Faire expertiser votre tableau permet :

  • De confirmer l’authenticité

  • D’obtenir une estimation réaliste

  • D’envisager une vente aux enchères optimisée

  • De connaître la meilleure stratégie de valorisation

Vous détenez une peinture orientaliste ancienne et pensez qu’il pourrait s’agir d’un Corrodi ? Déposez vos photos et informations directement sur Estimonobjet.fr. Nos experts spécialisés en art du XIXe siècle vous apportent une réponse rapide, gratuite et confidentielle. En cas de valeur importante, nous vous accompagnons dans la mise en vente via des maisons de ventes partenaires afin d’obtenir le meilleur prix. Demandez dès maintenant votre estimation gratuite d’un tableau de Hermann Corrodi.

Reconnaître la signature d'Hermann Corrodi 

Savoir reconnaître la signature d’Hermann Corrodi est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre orientaliste italo-suisse du XIXᵉ siècle, célèbre pour ses vues d’Égypte, de Jérusalem et du Proche-Orient baignées d’une lumière précise et détaillée. Sur ses huiles sur toile — telles que Vue du Caire, Caravane près des pyramides, Jérusalem au coucher du soleil ou ses scènes animées de marchés orientaux — Corrodi signe généralement « H. Corrodi » ou « Hermann Corrodi », parfois accompagné de la date d’exécution et occasionnellement d’une mention de lieu. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive élégante et lisible, utilisant une teinte sombre (brun ou rouge foncé) qui se détache des ciels lumineux et des architectures détaillées. Sur certaines études et aquarelles, on retrouve également une signature à l’encre ou au crayon. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, copies anciennes et attributions incertaines, faire vérifier la signature d’Hermann Corrodi par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture orientaliste vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Hermann Corrodi.

Signature Hermann Corrodi
Expertise signature Hermann Corrodi

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Estimation gratuite Giovanni Antonio Canal

Canaletto Giovanni Antonio Canal

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Estimation et cote de l'artiste Giovanni Antonio Canal

Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768) est un peintre vénitien, connu notamment pour ses représentations de Venise. 

Estimation gratuite Giovanni Antonio Canal

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Naissance et formation de Canaletto

Giovanni Antonio Canal naît à Venise le 18 octobre 1697. S’appeler Canal dans une ville bâtie sur l’eau prédestine sans doute à être surnommé « Canaletto » (« petit canal ») et à devenir le peintre des canaux… 

Giovanni est en outre le fils d’un artiste renommé, auteur de décors et scénographies pour les théâtres qui, la vogue de l’opéra aidant, se multiplient alors dans la Cité des Doges. C’est auprès de son père et de son frère que Giovanni fait ses armes d’artiste, aidant à la décoration des premiers opéras de Vivaldi, dans les théâtres Sant’Angelo et San Cassiano. 

En 1720, Giovanni Canal poursuit dans la même voie, à Rome, réalisant les décors des opéras d’Alessandro Scarlatti au Teatro Capranica. 

C’est aussi à Rome que Canaletto signe ses premiers tableaux (représentant monuments antiques et églises) et s’initie au « védutisme », c’est-à-dire à la représentation de paysages urbains. Il affine sa perception de la perspective, appliquant les principes de la scénographie à ses propres peintures.



Canaletto se fait un nom

Rentré à Venise, Canaletto abandonne le décor de théâtre pour s’inscrire à la Guilde des peintres vénitiens et se faire une clientèle auprès des collectionneurs italiens ou étrangers, notamment allemands. 

En 1723, il réalise ses premières vues de Venise : Le Grand Canal vers le Rialto et Le Bassin de San Marco depuis Giudecca, où s’affirme son goût initial pour les contrastes lumineux et le pittoresque. À partir de 1726, Canaletto commence à vivre de sa peinture, vendant notamment une vue de l’église SS Giovanni e Paolo. 

Canaletto devient l’un des peintres les plus prisés de Venise, renommé également pour son âpreté au gain. Ses tableaux sont alors assez grands (jusqu’à deux mètres de large), le fond en est sombre (pour dissimuler la trame de la toile), l’éclairage plutôt dramatique. 



La camera oscura

Pour les réaliser, Canaletto multiplie les repérages en plein air et utilise la technique de la camera oscura, l’ancêtre de la chambre photographique : une grosse boîte noire percée d’un trou muni d’une lentille qui projette sur la paroi opposée (où est fixé le papier) la vue inversée du motif, dont on peut alors directement retracer les contours. Le dessin est ensuite reporté ou agrandi sur la toile définitive. 

Mais ce procédé n’est qu’une aide servant à élaborer la structure du paysage et ses proportions. La peinture finale procède toujours à une « interprétation » du réel, ne craignant ni les inexactitudes ni la fantaisie, faisant appel à plusieurs dessins réalisés depuis différents points de vue.

La maturité et la rencontre avec Joseph Smith

À partir de la seconde moitié des années 1720, Canaletto réalise aussi des peintures commémoratives, plus grandioses et scénographiées, dont l’une des premières est  L’Arrivée de l’ambassadeur français au palais ducal (1727), commandé par ledit ambassadeur, le comte de Cergy. Le Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension (1729), dont il existe plusieurs versions, témoigne des somptueuses célébrations dont la Cité des Doges est alors le théâtre. 

La période est aussi marquée par la rencontre de Canaletto avec les amateurs et commerçants anglais, dont Joseph Smith, qui devient à la fois son mécène et son agent pour une trentaine d’années. 

Canaletto modifie son approche, adoptant des formats plus réduits, des teintes plus claires et n’hésitant pas à s’éloigner de la réalité (pourtant d’abord croquée sur le vif), magnifiant certains détails architecturaux, effaçant les traces triviales du quotidien, rendant visible au contraire tel dallage ou telle façade qui ne l’est pas selon le point de vue choisi – bref, idéalisant ses vedute au profit d’un public anglais, noble ou bourgeois, mais surtout fortuné. Les commandes se multiplient au cœur des années 1730, notamment grâce à Joseph Smith, qui réalise un catalogue des toiles disponibles.

Canaletto en Angleterre

La Guerre de succession d’Autriche (1740-1748), durant laquelle Venise et l’Angleterre sont dans des camps opposés, marque un coup d’arrêt dans cette prospérité. À la recherche de clients, Canaletto voyage de nouveau à Padoue, à Rome, avant de se décider à tenter sa chance en Angleterre, comme beaucoup d’Italiens du temps. 

Il arrive en 1746 à Londres (à près de 50 ans), où il dispose déjà d’une renommée confortable. Il va alors croquer les sites anglais comme il le faisait de Venise, réalisant des panoramas lumineux (les fameuses « vues depuis Richmond House », 1747) dont certains témoignent de l’expansion prise par la cité anglaise (on y voit par exemple les divers stades de la construction du pont de Westminster, qui dure douze ans : Londres vue à travers une arche du pont de Westminster de 1746-1747). 

Il peint aussi la campagne anglaise, les parcs (La Rotonde de Ranelagh, 1754) et demeures princières (Le château de Windsor, 1748). 

Son fructueux séjour en Albion dure près de dix ans, avec quelques interruptions.

Dernières années

En 1756, Canaletto est de retour à Venise, qu’il ne quittera plus. Il étoffe encore sa clientèle (notamment composée d’hommes d’affaires allemands) et se remet à peindre sa ville, composant de rares vues nocturnes, de pittoresques festivités éclairées par la lune (Veillée nocturne à San Pietro di Castello, entre 1758 et 1763), ainsi qu’un recueil de « sollenità dogali » en 1763. 

Cette même année, Canaletto est élu à l’Académie vénitienne de peinture et sculpture sur présentation de Perspective avec un portique, qui relève du genre du « caprice » – style de peinture préromantique représentant des ruines, vestiges, bâtiments anciens ou fantaisistes, au sein d’un paysage tourmenté -, un genre qu’il a déjà pratiqué lors de ses séjours romains.

 

Le dernier dessin connu de Canaletto, reproduisant un groupe de musiciens chantant dans la basilique Saint-Marc, est daté de 1766 et arbore fièrement l’inscription « réalisé à 68 ans, sans lunettes »: Canaletto a sans doute poursuivi ses croquis sur le vif jusqu’à sa mort, d’une longue et douloureuse maladie, en 1768. 

Le legs de Canaletto

Canaletto laisse un legs considérable, ses tableaux majeurs étant répartis dans tous les grands pays du monde, la collection royale d’Angleterre possédant à elle seule 54 tableaux et 143 dessins, dont beaucoup vendus par John Smith. 

D’autres chefs-d’œuvre peuvent être admirés à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, à Berlin, Vienne, Venise, Rome, Milan, Dallas, Washington, Ottawa et Paris (Louvre, Musée Jacquemart-André, Musée Cognacq-Jay). 

Néanmoins, de son vivant même, Canaletto a été beaucoup copié et certaines toiles circulant aujourd’hui sous son nom s’avèrent parfois être des reproductions…

Combien vaut une œuvre de Canaletto ?

Si vous possédez un véritable Canaletto, votre fortune est faite. Ces dix dernières années, les panoramas vénitiens authentifiés ont frôlé les 30 millions d’euros et plusieurs dessins atteint les 3 millions ! 

Les huiles de Canaletto sont aujourd’hui rares sur le marché de l’art, mais, récemment, une Vue du Grand Canal a encore été adjugée 9 millions d’euros et Piazza san Marco avec fabriques 8,5 millions. Il s’agit évidemment de pièces exceptionnelles : comptez dix, voire vingt fois moins pour des huiles moins achevées.

Les encres, aquarelles et dessins, souvent en provenance d’Allemagne, sont plus nombreux et moins bien cotés : si l’eau-forte Il Mercato al Dolo est partie au marteau à 6 500€, la plupart des gravures sont estimées entre 1000 et 5000€.

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