Estimation gratuite Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen est probablement l’auteure du premier autoportrait au chevalet dans l’histoire de la peinture. Méconnue, la peintre flamande a réalisé de minutieux et rares portraits, ainsi que quelques scènes religieuses. Découvrez l’histoire de Catharina van Hemessen et ses œuvres flamandes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Catharina van Hemessen

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Catharina van Hemessen et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Catharina van Hemessen en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’apprentissage artistique de Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen est née à Anvers (1528 – 1587). Son père n’est autre que le peintre flamand maniériste Jan Sanders van Hemessen. Celui-ci peint principalement des scènes religieuses, des scènes de genre et des portraits. Il s’inspire de son quotidien. Franc maître, doyen de la confrérie de Saint-Luc, il dispose d’une notoriété en tant que peintre, mais aussi comme marchand de tableaux. Son atelier est l’un des plus importants d’Anvers.

Catharina van Hemessen s’initie à la peinture dans l’atelier paternel. Elle exécute des portraits de ses contemporains, de nobles et de bourgeois flamands. Sur de petits formats, les personnages sont représentés jusqu’en dessous de la taille. Ils se détachent du fond sombre, empreints de réalisme. La signature « Catharina van Hemessen » ou « Catharina filia Ioannis de Hemessen » (Catharina fille de Jan van Hemessen) est généralement apposé sur le haut du tableau, avec la date. Ces œuvres lui valent la reconnaissance de Marie de Hongrie, infante d’Espagne, reine de Hongrie et régente des Pays-Bas. Catharina van Hemessen reçoit alors davantage de commandes, et la protection de la reine, férue d’art.

La peintre Catharina van Hemessen sous la protection de Marie de Hongrie

Catharina van Hemessen est nommé membre de la Guilde de Saint-Luc. La peintre transmet son savoir-faire par l’enseignement. En 1554, elle se marie avec Kerstiaen de Moryn (Christian de Morien), organiste à la cathédrale d’Anvers et compositeur-organiste auprès de Marie de Hongrie. Catharina van Hemessen a alors vingt-six ans. En 1555, Marie de Hongrie suit son frère Charles Quint en Espagne après son abdication. Catharina van Hemessen et son mari y sont conviés. La jeune artiste y peint. Elle devient également dame de compagnie et elle s’occupe de l’éducation artistique des dames d’honneur. Deux ans plus tard, Marie de Hongrie meurt. Le couple retourne alors aux Pays-Bas, doté d’une confortable rente afin de pourvoir à leurs besoins. Si Kerstiaen de Moryn occupe à nouveau les fonctions d’organiste, Catharina van Hemessen ne semble pas reprendre la peinture. Elle décède vers 1567, à Anvers.

L’Autoportrait au chevalet signé par Catharina van Hemessen

C’est en 1548, à vingt ans, que Catharina van Hemessen exécute son tableau le plus célèbre : son Autoportrait. De dimension modeste (trente-deux centimètres par vingt-cinq centimètres), la peinture à l’huile représente l’artiste fixant probablement un miroir pour pouvoir s’y refléter, palette et pinceaux à la main. Son chevalet est installé à sa droite. Un visage à peine esquissé est dessiné dans le cadre posé. L’inscription « Ego Caterina de Hemessen me pinxi 1548 Etatis suae 20 » (Moi, Catharina van Hemessen, me suis peinte en 1548 à vingt ans) est lisible en haut à gauche, entre le chevalet et la jeune femme. L’artiste s’y représente vêtue d’une robe noire. Des manches rouges et un petit col rouge et blanc dépassent du vêtement. L’étoffe semble luxueuse. Une coiffe est posée sur la tête de la jeune fille. Surtout, Catharina van Hemessen se représente en train de peindre.

Ce tableau est remarquable à bien des égards. Il s’agirait non seulement du premier autoportrait signé d’une artiste féminine, mais aussi d’un peintre au travail. Par la suite, ce genre deviendra récurrent dans l’histoire de l’art. Par cette œuvre, Catharina van Hemessen fait figure de pionnière. Elle s’affirme en tant que l’une des seules, et la première, artiste peintre de l’école flamande.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Catharina van Hemessen

Sur le marché de l’art, les œuvres de Catharina van Hemessen sont peu nombreuses. Le Repos avant la fuite est l’un des rares tableaux en vente ces dernières années. Il est également l’un des rares thèmes religieux de la peintre. Pour illustrer cet épisode du Nouveau Testament, Marie est représentée avec l’Enfant Jésus, avant leur départ précipité en Égypte. La toile a été adjugée à 420 500 euros en 2013.

De toute sa production, seulement treize tableaux ont été datés et signés par Catharina van Hemessen. D’autres toiles lui ont cependant été attribuées. Dans les salles de vente aux enchères, certaines œuvres ont été désignées comme fortement probables d’être réalisées par la peintre. Le Portrait d’un enfant a été vendu pour 105 084 euros en 2013. Le Portrait d’une dame dans une robe noire à manches rouges a été acheté pour 13 000 euros en 2016. L’année suivante, en 2017, une huile sur panneau représentant un portrait, Sans titre, a été adjugée à seulement 450 euros.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Catharina van Hemessen et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Catharina van Hemessen en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Catharina van Hemessen, Autoportrait, 1548

En lien avec Catharina van Hemessen

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Judith Leyster

Judith Leyster

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Judith Leyster

Longtemps oubliées, les œuvres de Judith Leyster (1609 – 1660) sont redécouvertes sur la scène artistique en 1893. Ses tableaux – des portraits, des sujets de genre et des natures mortes – figurent aujourd’hui dans les collections de grandes institutions. Sa toile La Joyeuse Compagnie est exposée à Paris, au musée du Louvre. Découvrez l’histoire de Judith Leyster et ses œuvres du caravagisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Judith Leyster

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Judith Leyster et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Judith Leyster en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Judith Leyster, peintre néerlandaise du XVIIe siècle

Des personnages joyeux peuplent les tableaux de Judith Leyster. Peut-être parce que la jeune fille, née en 1609 à Haarlem (Pays-Bas), grandit dans la brasserie familiale jusqu’à la faillite de celle-ci, en 1625. Judith Leyster a alors seize ans. Comme ses sept frères et sœurs, elle doit travailler pour aider aux dépenses. Judith Leyster serait devenue apprentie dans l’atelier de Frans Pietersz de Grebber. Son style s’apparente à celui de Frans Hals. Ce dernier, considéré comme un maître du portrait, est l’un des plus célèbres peintres baroques néerlandais. Les deux artistes se connaissaient. Douée, Judith Leyster devient en 1633 membre de la guilde de Saint-Luc de Haarlem, à seulement vingt-quatre ans. 

Elle est la première femme à accéder à cette corporation réunissant des peintres, des graveurs, des sculpteurs et des imprimeurs. Elle fonde son atelier et y reçoit des apprentis. En 1636, Judith Leyster se marie avec le peintre Jan Miense Moelnaer, disciple de Frans Hals. Elle cesse officiellement de peindre, secondant peut-être son mari dans sa tâche. Elle aura cinq enfants. Le couple s’installe à Amsterdam en 1636, puis à Heemstede en 1648 où Judith Leyster décède en 1660.

Des portraits, des scènes domestiques et divertissantes peints par Judith Leyster

Judith Leyster illustre des scènes de tous les jours, dites scènes de genre. Elle s’attache particulièrement à représenter des personnages heureux. Une partie de cartes, un garçon jouant de la flûte ou un couple attablé à une taverne forment quelques-uns de ses sujets. Judith Leyster peint des scènes domestiques comme des divertissements, où figurent des musiciens ou des personnes en train de boire. Sur nombre de ses œuvres, elle représente une vue en diagonale ou en contre-plongée de ses héros du quotidien. Son Autoportrait, une de ses plus célèbres toiles, date de 1630. Judith Leyster s’y peint assise devant un tableau en cours d’exécution, et représentant un violoniste presque hilare. Comme le musicien tenant son archet, elle manie son pinceau d’une main et sa palette de l’autre. Affublée d’une grande collerette et d’une robe somptueuse, la peintre regarde le spectateur en souriant.

Les expressions des protagonistes sont particulièrement étudiées. Dans La Proposition, remarquable tableau peint en 1631, la femme reste consciencieuse, penchée sur son ouvrage. Ses yeux sont baissés et elle cherche à se dérober à l’homme qui l’observe. Celui-ci semble lui proposer un arrangement peu honnête. Il tient des pièces d’argent dans une main tandis que l’autre repose sur le bras de la jeune femme. Son demi-sourire trahit ses intentions. Ce tableau est également remarquable pour le traitement de la lumière. Le contraste entre la luminosité et l’ombre permet de souligner l’intensité dramatique de la scène. La bougie éclaire le visage de la femme, tout en projetant sur le mur l’ombre menaçante de l’homme. Judith Leyster souligne la vertu morale de la femme.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Judith Leyster

Sur le marché de l’art, les peintures de Judith Leyster sont peu fréquentes. Certaines ont été attribuées à tort à son mari Jan Miense Moelnaer ou au peintre Frans Hals, leur style pictural étant proche. La jeune femme signait pourtant ses tableaux avec ses initiales, suivies d’une étoile. En effet, son nom sous la forme « Ley-ster » peut se traduire du néerlandais par « étoile polaire » ou « étoile blanche ». Ces dernières années, les œuvres enfin reconnues de Judith Leyster ont été vendues à des prix extrêmes.

 Si, en 2020, l’huile sur panneau représentant le Portrait d’une dame a été vendue 3 200 euros, le Portrait d’un artiste a été acquis pour 469 719 euros en 2016. Le tableau Jeune Homme avec une cruche a été acheté pour la somme de 119 158 euros en 2016. Trois ans plus tôt, un Portrait d’homme, probablement Vincent Laurensz Van der Vinne, a été vendu seulement 6 615 euros. L’huile sur toile intitulée Trois Joyeux compagnons, œuvre rare et précieuse, est particulièrement recherchée. Elle représente une scène gaie, avec des personnages aux mines réjouies. L’un tient une carafe, l’autre un violon tandis que le troisième s’esclaffe derrière eux. Le tableau a été adjugé pour le prix record de 1 684 420 euros en 2018.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Judith Leyster et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Judith Leyster en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Judith Leyster, Autoportrait, Vers 1630

En lien avec Judith Leyster

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Angelica Kauffmann

Angelica Kauffmann

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Angelica Kauffmann

Si la réputation d’Angelica Kauffmann s’établit grâce à ses portraits délicats, la peintre possède d’autres atouts. Elle exécute d’adroites peintures mythologiques. Par son talent et par sa distinction, l’artiste acquiert une renommée internationale. Découvrez l’histoire d’Angelica Kauffmann et ses œuvres du néoclassicisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Angelica Kauffmann

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Angelica Kauffmann et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Angelica Kauffmann en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Des voyages en Italie comme apprentissage artistique pour Angelica Kauffmann

Née en 1741 à Coire (Suisse), Angelica – ou Angelika – Kauffmann révèle très tôt des dispositions artistiques. Son père, le peintre autrichien Joseph Johann Kauffmann, peint des fresques dans les églises. Il lui enseigne le dessin. Sa mère, Cleophea Lutz, lui transmet sa passion pour la musique et pour les langues. Dès 1753, Angelica Kauffmann réalise son Autoportrait avec partition musicale, présentant ses deux vocations.
La jeune Angelica Kauffmann parcourt l’Italie avec sa famille. Soprano, elle chante dans les cours royales. Peintre, elle copie des œuvres de maîtres tout en assistant son père. Elle obtient déjà ses premières commandes, dont le portrait de l’évêque de Côme. À Milan, en 1757, sa mère meurt. L’artiste délaisse alors le chant pour se consacrer à la peinture.

Après un séjour en Autriche, Angelica Kauffmann et son père reviennent en Italie. La réputation de l’artiste grandit. En 1762, elle est nommée membre d’honneur de l’Académie des beaux-arts de Bologne. L’année suivante, à Rome, elle exécute le portrait de Joachim Winckelmann, archéologue et historien d’art, qui fera grand bruit. En 1765, elle est membre de l’Académie de Saint-Luc à Rome. Elle réalise également des portraits de voyageurs européens. À Naples, elle rencontre des personnalités britanniques, et notamment David Garrick. Le portrait de l’acteur et dramaturge est envoyé à Londres, pour l’exposition de la Société des artistes. Ainsi débute la notoriété d’Angelica Kauffmann en Angleterre.

Le succès londonien de la peintre Angelica Kauffmann

En 1766, Angelica Kauffmann s’installe à Londres avec son père. Sa réputation la précède. Toute la haute société désire un tableau signé de sa main. De cette époque date le Portrait de trois enfants, représentant la famille Spencer issue de l’aristocratie anglaise. Angelica Kauffmann accède à une grande notoriété en tant que portraitiste. Elle fréquente des artistes tels le peintre Joshua Reynolds. Cependant, Angelica Kauffmann garde une prédilection pour la peinture d’histoire. Femme, elle n’est pas autorisée à dessiner des nus masculins, modèles réservés aux hommes. 

Angelica Kauffmann représente alors des scènes de la mythologie peuplées d’héroïnes. Ses tableaux Ariane abandonnée par Thésée, Télémaque et les nymphes de Calypso ou Vénus persuadant Hélène d’aimer Pâris mettent en valeur les femmes. En 1768, Angelica Kauffmann est l’une des membres fondatrices de la Royal Academy. Après un premier mariage avec le comte de Horn, escroc qui s’enfuit avec sa fortune, elle épouse le peintre vénitien Antonio Zucchi. À la mort de son père, en 1782, Angelica Kauffmann retourne en Italie avec son mari.

Le retour en Italie de l’artiste Angelica Kauffmann

À Rome, Angelica Kauffmann fonde son atelier. Elle y reçoit des nobles et des poètes. Les commandes affluent. En 1794, la peintre réalise son fameux Autoportrait hésitant entre la musique et la peinture. Cette allégorie met en scène trois femmes. À gauche, la musique est représentée par une femme en robe rouge tenant une partition. À droite du tableau se tient une peintre, palette et pinceaux en main, indiquant le chemin vers un temple gréco-romain. Au centre figure l’artiste en robe blanche, hésitant entre les deux arts. Ce tableau reçoit l’admiration de la critique et du public. En 1975, son mari Antonio Zucchi décède. Angelica Kauffmann se retire de la société pour peindre des sujets religieux. Elle meurt à Rome en 1807.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Angelika Kauffmann

Les tableaux d’Angelica Kauffmann peuvent atteindre des sommes allant jusqu’à plus de 700 000 euros. En 2021, l’huile sur toile Cornélia, mère des Gracques a été adjugée pour 776 686 euros lors d’une vente aux enchères. En 2019, le Portrait de trois enfants, presque certainement lady Georgina Spencer, future duchesse du Devonshire, lady Henrietta Spencer et George Viscount Althorp a été vendu au prix de 656 658 euros. Récemment, en 2023, l’huile sur cuivre Palémon et Lavinia a été vendue à 75 000 euros tandis qu’Amélie et Céladon a atteint 95 000 euros. 

Au contraire, l’huile sur toile Psyché regardant Cupidon endormi a été cédée pour 1 046 euros, ce qui constitue l’un des prix les moins élevés du marché. Concernant les estampes, une eau-forte intitulée Autoportrait en costume traditionnel du Bregenzerwald a été vendue 12 000 euros en 2023. Quant aux dessins, Un jeune homme saisi par les cheveux par une jeune femme, exécuté à la pierre noire, a été adjugé à 14 020 euros en 2021. L’encre brune représentant Servius Tullius, enfant, endormi dans l’appartement du roi Tarquinius Priscus a été cédée à 12 699 euros. L’encre à la plume Paulus Aemillanus et sa famille a quant à elle été achetée à 9 171 euros.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Angelica Kauffmann et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture d’Angelica Kauffmann en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Angelica Kauffmann, Autoportrait, Entre 1770 et 1775

En lien avec Angelica Kauffmann

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Adélaïde Labille-Guiard

Adélaïde Labille-Guiard 

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Adélaïde Labille-Guiard

Considérée comme féministe, la peintre Adélaïde Labille-Guiard défend le droit pour une femme d’exercer en tant que peintre. Ses portraits au pastel et à l’huile de la noblesse, puis de politiciens révolutionnaires, marquent l’histoire de l’art. Découvrez l’histoire d’Adélaïde Labille-Guiard et ses œuvres rococo. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Adélaïde Labille-Guiard

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Adélaïde Labille-Guiard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Adélaïde Labille-Guiard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Adélaïde Labille-Guiard, miniaturiste et pastelliste au talent précoce

Adélaïde Labille est née à Paris (1749 – 1803). Son père, Claude-Edmé Labille, possède un commerce de mercerie où défile une clientèle aisée. La jeune fille préfère fréquenter l’atelier de son voisin, le peintre François-Elie Vincent. Elle y découvre l’art de la miniature. En 1969, Adélaïde Labille épouse Louis Nicolas Guiard, commis à la recette générale du clergé. Elle est admise à l’Académie Saint-Luc la même année, à vingt ans. Sa formation se poursuit dans l’atelier de Maurice-Quentin de La Tour, pastelliste reconnu. En 1774, Adélaïde Labille-Guiard expose un portrait au pastel au Salon de l’Académie Saint-Luc. Sur pression de l’Académie royale de peinture, l’institution ferme ses portes trois ans plus tard, en 1777.

Désireuse de poursuivre son apprentissage, la jeune artiste entre à l’atelier du peintre d’histoire François-André Vincent pour y apprendre la technique de la peinture à l’huile. Le maître deviendra par la suite son mari. Adélaïde Labille-Guiard reçoit des commandes de portraits. Sa notoriété grandit en tant que pastelliste. Séparée de son premier mari, elle ouvre son atelier en 1780. Elle y accueille de jeunes filles, revendiquant le droit pour les femmes d’apprendre et d’exercer la peinture. La peintre les encourage à exposer au Salon de la jeunesse. Parmi elles figurent notamment Jeanne Dabos et Marie-Gabrielle Capet, qui devient sa protégée. Adélaïde Labille-Guiard, elle, expose en 1782 son Portrait peint au pastel sur papier bleu au Salon de la correspondance. La peintre s’y représente, palette et pinceaux en main. Elle s’y affirme en tant que peintre.

Adélaïde Labille-Guiard, peintre officielle et membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture

Adélaïde Labille-Guiard désire s’établir en tant que peintre professionnelle. Pour cela, intégrer l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris reste la voie royale. Seulement quatre places sont réservées aux femmes. L’artiste s’y présente avec comme morceau de réception le Portrait de Pajou sculptant un buste de Lemoyne. Elle est reçue en 1783, en même temps que sa soi-disant rivale Élisabeth Vigée Le Brun. Les deux femmes sont officiellement reconnues en tant qu’artistes.

Dès 1783, Adélaïde Labille-Guiard commence à exposer au Salon. Sa réputation s’étend jusqu’à la cour de France. Elle peint les portraits d’Adélaïde et de Victoire, filles de Louis XV. En 1787, elle est nommée peintre officielle de Mesdames. Ce titre lui assure une grande notoriété auprès de la noblesse. Elle est connue pour le réalisme de sa peinture, sans flatterie dans les traits. Elle accorde un soin particulier au traitement des vêtements, et notamment de la fine dentelle. L’artiste travaille particulièrement l’expressivité des visages.
En 1785, Adélaïde Labille-Guiard exécute son Autoportrait avec deux élèves. Ce tableau remarquable témoigne de son engagement. Adélaïde Labille-Guiard s’y représente en maître de peinture, assise devant son chevalet avec sa palette et ses pinceaux. Sa robe brille, les étoffes sont somptueuses. 

Derrière la peintre se tiennent deux de ses élèves féminines, Marie-Gabrielle Capet et Marie-Marguerite Carreaux de Rosemond. L’une est fille de domestique, l’autre aristocrate. Les deux sont considérées au même rang, apprenties de la célèbre madame Labille-Guiard. Cette œuvre milite en faveur de l’enseignement, et du travail des femmes en tant qu’artiste. Soutenue par quelques peintres masculins tels François-André Vincent, Augustin Pajou ou Étienne Gois, la jeune femme se bat pour ouvrir les portes de l’Académie aux femmes, sans limitation de place. Ce sera peine perdue, le vote est annulé après la Révolution.

En 1791, les dames de la royauté se sont enfuies. Adélaïde Labille-Guiard doit conquérir de nouveaux commanditaires. Sensible à la cause de la Révolution, elle réalise des portraits de politiciens, et parmi eux ceux de Talleyrand et de Robespierre. Après son divorce rendu possible en 1793, elle épouse son ancien maître de peinture François-André Vincent en 1800. Elle décède trois ans plus tard, à cinquante-quatre ans.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Adélaïde Labille-Guiard

Sur le marché de l’art, les œuvres d’Adélaïde Labille-Guiard sont estimées entre 2 000 euros et 300 000 euros. Certains tableaux ont cependant battu des records comme le Portrait de la duchesse d’Aiguillon, une huile sur toile vendue 540 000 euros en 2018. Récemment, le Portrait de la comtesse de Lameth a été adjugé à 15 000 euros, tandis que le Portrait d’Étienne François de Choiseul-Beaupré Stainville, duc de Choiseul, a été vendu à 190 000 euros.

Concernant les dessins d’Adélaïde Labille-Guiard, peu d’œuvres sont apparues dans les salles de ventes ces dernières années. L’écart de prix est important. En 2018, le pastel sur papier intitulé Maternité s’est vendu à 4 200 euros. Le Portrait de madame Charles Mitoire, née Christine Geneviève Bron, également exécuté au pastel, a quant à lui été adjugé à 520 000 euros, prix au marteau.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Adélaïde Labille-Guiard et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture d’Adélaïde Labille-Guiard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

 

(Illus.) Adélaïde Labille-Guiard, Autoportrait avec deux élèves, 1785

En lien avec Adélaïde Labille-Guiard

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marguerite Gerard

Marguerite Gerard

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Marguerite Gérard

Élève puis collaboratrice de Fragonard, Marguerite Gérard (1761 – 1837) parvient à s’émanciper de son maître. Dans ses œuvres parfois audacieuses, elle représente des scènes de la vie quotidienne où la femme de la haute société est mise à l’honneur. Découvrez l’histoire de Marguerite Gérard et ses scènes de genre. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Marguerite Gerard

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Marguerite Gérard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Marguerite Gérard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

De Grasse à Paris, l’apprentissage artistique de Marguerite Gérard chez Fragonard

Née à Grasse en 1761, Marguerite Gérard est la fille du distillateur d’essences Claude Gérard. Sa mère, Marie Gilette, décède en 1775. Marguerite est alors envoyée à Paris pour loger chez sa sœur, la miniaturiste Marie-Anne. Cette dernière est mariée au célèbre peintre Jean-Honoré Fragonard. Le couple réside au Louvre avec leur fille Rosalie. C’est donc à quatorze ans que Marguerite Gérard découvre le dessin. Dans l’atelier de Fragonard, elle se forme à la peinture et à la gravure. Elle travaille sur les dessins du maître, puis l’assiste tout comme sa sœur Marie-Anne. Le parcours artistique de Marguerite Gérard est étroitement lié à celui du peintre rococo, même si elle arrivera à s’en affranchir. En 1778, elle réalise sa première eau-forte, Le Chat emmailloté, d’après un dessin du maître. Elle a tout juste seize ans. Comme Fragonard, Marguerite Gérard est influencée par les peintures de genre hollandaises, et notamment par les œuvres de Gabriel Metsu, peintre néerlandais du XVIIe siècle. La jeune femme débute une série de portraits de petites dimensions.

Les peintures de scènes intimes par Marguerite Gérard

Vers 1787, Marguerite Gérard exécute son tableau L’Élève intéressante. Sa signature y est apposée, la première sur une huile sur toile de cette envergure. Une jeune fille y est représentée dans un atelier, vêtue d’une robe somptueuse. Elle observe une gravure connue de Fragonard intitulée La Fontaine d’amour. Au sol, une sphère reflète la partie de la pièce dérobée au regard du spectateur. À cet endroit se tient une femme en train de peindre, sous le regard d’un homme. À droite du tableau, un chien et un chat jouent. Dans ce tableau apparaissent les thèmes récurrents de la peintre : une scène domestique avec un personnage féminin et des animaux. Le traitement du reflet, de la lumière et de l’ombre, ainsi que les étoffes soigneusement peintes sont les caractéristiques de ses scènes intimes.

Parallèlement à ses portraits, réservés à des particuliers, les scènes de genre abondent dans l’œuvre de Marguerite Gérard. Les années suivantes, l’artiste peint quelques-uns de ses plus célèbres tableaux. Parmi eux comptent Le Premier pas de l’enfance, La Leçon de piano ou encore La Liseuse. La vie familiale, où participent la figure maternelle, ses enfants, ses chats et ses chiens, est souvent évoquée.

Marguerite Gérard, artiste indépendante

En 1789 éclate la Révolution. Jean-Honoré Fragonard est nommé conservateur du musée du Louvre. Marguerite Gérard poursuit sa collaboration avec lui. Elle maîtrise les techniques du dessin, de la peinture et de la gravure. Les scènes de genre de Marguerite Gérard, inspirées par la peinture hollandaise, obtiennent un succès grandissant. En 1790, la peintre présente à la Société des arts son tableau Jeune fille debout près d’une table. En 1799, elle expose au Salon. Elle y accrochera ses œuvres jusqu’en 1824, et gagnera trois médailles. C’est en 1808 que Marguerite Gérard réalise La Clémence de Napoléon envers madame de Hatzfeld. Cette œuvre remporte un succès critique.

Jean-Honoré Fragonard décède en 1806, ce qui n’empêche pas Marguerite Gérard, connue et appréciée, de poursuivre sa carrière. Jean Dubois et Goury de Champgrand, deux marchands d’art émérites, s’occupent de la vente de ses tableaux, faisant monter sa côte. Marguerite Gérard en tire des sommes conséquentes, lui permettant à vivre de son art. Des estampes de ses œuvres sont imprimées en nombre. Marguerite Gérard meurt en 1837, à Paris.

Estimations des tableaux de la peintre Marguerite Gérard

Sur le marché de l’art, les prix des œuvres de Marguerite Gérard s’échelonnent entre 200 euros et plus de 300 000 euros. En 2017, l’huile sur panneau La Toilette de Minette a d’ailleurs atteint la somme de 340 000 euros. Il s’agit d’un prix parmi les plus élevés ces dernières années. En 2020, l’huile sur toile La Correspondance familiale n’a pas égalé ce record puisqu’elle s’est vendue à 118 098 euros. Récemment, en 2023, le tableau intitulé Une jeune femme venant de recevoir une lettre de son époux a été adjugé à 80 000 euros. L’huile sur panneau Le Jeune Étudiant en art a quant à elle été cédée pour 1 742 euros.

Des miniatures de Marguerite Gérard apparaissent dans les salles de vente. En 2023, le Portrait de jeune femme à la robe blanche a été vendu pour 3 900 euros. La Femme au châle blanc et aux boucles d’oreilles a été acheté au prix de 1 800 euros. En 2016, la miniature représentant une Femme âgée au bonnet de dentelle, fichu sur sa robe bleue, châle noir a seulement obtenu la somme de 250 euros pour sa vente.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Marguerite Gérard et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Marguerite Gérard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Marguerite Gérard, Une femme assise tenant une jeune fille sur ses genoux, 1799

En lien avec Marguerite Gérard

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Artemisia Gentileschi

Artemisia Gentileschi

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Artemisia Gentileschi

Audacieuse, inventive et d’une grande force créative, l’Italienne Artemisia Gentileschi est considérée comme l’une des plus importantes peintres baroques. De ses autoportraits aux scènes religieuses, ses tableaux sont peuplés de courageuses héroïnes. Découvrez l’histoire d’Artemisia Gentileschi et ses œuvres baroques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Artemisia Gentileschi

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Artemisia Gentileschi et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Artemisia Gentileschi en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique d’Artemisia Gentileschi dans l’atelier paternel

À Rome, Artemisia Gentileschi (1593 – 1656) débute son apprentissage auprès de son père, le peintre Orazio Gentileschi. La jeune fille, comme ses frères, y apprend les techniques de la peinture. Elle se révèle particulièrement douée, suscitant une attention particulière de son père, disciple du Caravage. En effet, dès ses dix-sept ans, Artemisia Gentileschi est apte à réaliser un tableau d’envergure. Elle peint l’épisode biblique de Suzanne et les vieillards. Sa faculté à peindre une jeune femme nue, harcelée par deux hommes, est empreinte d’une maturité certaine. L’invention dans la composition y est remarquable.

Afin de poursuivre son apprentissage, puisque les femmes ne sont pas autorisées à intégrer les écoles des Beaux-Arts, Artemisia Gentileschi suit l’enseignement du peintre Agostino Tassi. Celui-ci, surnommé il smargiasso (le fanfaron), est peu recommandable. Il la viole. Un an plus tard, sur fond de différends et d’ambiance familiale dégradée, le père d’Artemisia Orazio Gentileschi intente un procès contre le professeur de sa fille. Le processus judiciaire dure neuf mois. La jeune fille est humiliée, torturée afin de vérifier son innocence. Le violeur est condamné. Artemisia Gentileschi est vite mariée au peintre Pierantonio Stiattesi. Ils auront quatre enfants. Ensemble, ils se réfugient à Florence.

La reconnaissance florentine pour la peinture d’Artemisia Gentileschi

En 1613, Artemisia Gentileschi achève son tableau Judith décapitant Holopherne. Cette œuvre illustre la scène de l’Ancien Testament. Judith et sa servante maintiennent fermement le général pour le tuer. Le clair-obscur renforce la puissance dramatique. L’influence du Caravage y est notable. Cette représentation puissante, réaliste jusqu’aux détails, est considérée comme une œuvre féministe, résistante à l’oppression des hommes. Artemisia Gentileschi peindra d’autres toiles inventives sur ce sujet, variant les compositions.
En 1616, Artemisia Gentileschi est la première femme à être acceptée à l’Académie de dessin de Florence. Ce statut lui offre l’autonomie légale. La peintre peut acquérir son matériel, accepter des commandes en son nom et voyager seule. Le Grand-duc Cosme II de Médicis lui demande des œuvres.

Artemisia Gentileschi réalise le tableau Allégorie de l’Inclination pour la Casa Buonarroti, en mémoire de Michel-Ange. Sa notoriété grandit. Ses représentations d’héroïnes bibliques ou profanes sont recherchées. À cette époque, Artemisia Gentileschi se lie avec le gentilhomme Francesco Maringhi, qui devient son amant. Cependant, Artemisia Gentileschi peine à tenir les délais pour ses peintures. Acculé par des dettes dues à des dépenses démesurées, le couple marital retourne à Rome en 1621.

Artemisia Gentileschi, artiste peintre indépendante et audacieuse 

En 1623, son mari Pierantonio Stiattesi disparaît. Artemisia Gentileschi est maintenant indépendante. Elle exécute des portraits, des scènes bibliques et mythologiques. Elle se représente dans plusieurs de ses tableaux, prenant les traits de ses héroïnes. Après un séjour à Venise, c’est à Naples que l’artiste connait la consécration. Elle reçoit des commandes pour des édifices religieux. Sa maîtrise du clair-obscur, ses représentations des femmes, sa palette de couleurs profondes en font une artiste unique en son temps. La peintre dépeint avec habileté la violence, la passion et la vulnérabilité. 

Dans son Autoportrait en Allégorie de la peinture, peint entre 1638 et 1639, Artemisia Gentileschi se représente en train de travailler. Absorbée par sa tâche, elle s’y affirme en tant qu’artiste. En 1638, Artemisia Gentileschi se rend en Angleterre, au service de Charles Ier. Elle y aurait collaboré avec son père Orazio Gentileschi. La date de sa mort est incertaine. Artemisia Gentileschi serait décédé entre 1652 et 1654 de la peste, à Naples.

Estimations des tableaux de l’artiste Artemisia Gentileschi

Les valeurs des tableaux d’Artemisia Gentileschi sont estimées entre 15 000 euros et plus de 2 500 000 euros. L’huile sur toile Lucrèce a même atteint la somme de 4 000 000 euros en 2019, prix au marteau lors d’une vente aux enchères. D’autres œuvres peuvent également parvenir à des sommes importantes. En 2021, le tableau Venus et Cupidon a été adjugé à 2 325 712 euros. L’année suivante, le Portrait d’une dame assise a été vendu pour 1 974 940 euros. Plus récemment encore, en 2023, la toile intitulée Allégorie de la sculpture a été achetée pour le prix de 1 756 190 euros tandis que la même année, Portrait d’un gentilhomme, probablement Antoine de Ville, a été cédé à 550 441 euros. Le tableau Sainte Marie Madeleine, vendu en 2021, constitue l’une des enchères les plus basses ces dernières années. Il a tout de même atteint la somme de 40 000 euros pour sa vente. De même, dans ordre de prix plus élevé, la toile représentant Sainte Cécilia a été vendue pour 166 395 euros en 2022.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Artemisia Gentileschi et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture d’Artemisia Gentileschi en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Artemisia Gentileschi, Judith décapitant Holopherne, Entre 1611 et 1612

En lien avec Artemisia Gentileschi

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marie Bracquemond

Marie Bracquemond

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Marie Bracquemond

Peintre, céramiste et illustratrice, Marie Bracquemond se distingue par son œuvre variée aux influences impressionnistes. Qualifiée de discrète, elle est longtemps restée dans l’ombre de son mari, le peintre et graveur Félix Bracquemond. Découvrez l’histoire de Marie Bracquemond et ses peintures impressionnistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Marie Bracquemond

Prix des œuvres de Marie Bracquemond

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) : entre 400 € et plus de 288 640 €

  • Aquarelle, pastel, dessin (crayon, fusain, sanguine, études préparatoires) : entre 100 € et 30 000 €

  • Estampe, lithographie, tirages et reproductions : entre 50 € et 5 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Marie Bracquemond et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Marie Bracquemond en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques de Marie Bracquemond

Marie Quivoron (1840 – 1916) est née en Bretagne. Elle est la fille de l’officier de la marine Théodore Quivoron et d’Aline Pasquiou, dont elle prendra le nom sur ses premiers tableaux. Son enfance est propice à diverses hypothèses. Sa mère se serait remariée après la mort de son époux, ou se serait enfuie avec Émile Langlois, emmenant sa fille. Toujours est-il que Marie s’installe à Étampes dans les années 1850. Douée en dessin, elle suit les cours d’Auguste Vassort, puis entre à l’atelier de Jean-Dominique Ingres. En 1859, Marie Bracquemond, alors nommée Marie Pasquiou, fait ses débuts au Salon de peinture et de sculpture de Paris avec son tableau Portrait de la famille de l’auteur. La jeune artiste n’a alors que dix-neuf ans. En parallèle à sa pratique, elle débute les commandes de copies de tableaux. Elle accroche sa toile Deux sœurs au Salon de l’année 1864. Sur le livret de l’exposition, l’artiste est présentée en tant qu’élève de Désiré François Lugée, lui-même élève de Jean-Dominique Ingres. Son style est encore classique, dans la lignée de celui de son maître de peinture. En 1869, Marie épouse le peintre et graveur Félix Bracquemond. Leur fils, Pierre, nait l’année suivante.

Marie Bracquemond et le mouvement impressionniste

Félix et Marie Bracquemond s’installent à Sèvres en 1874, à la villa Brancas. À leur table, ils convient régulièrement des artistes tels Édouard Manet, Alfred Sisley, Auguste Rodin ou encore Edgar Degas. Influencée par les impressionnistes, la jeune femme intensifie sa palette. Elle peint en plein air, par touches rapides. En 1872, Félix Bracquemond est embauché comme directeur artistique à la manufacture Haviland afin d’en moderniser les collections. Inspiré par le japonisme, il collabore avec sa femme sur des céramiques et des services en porcelaine. Novatrice, Marie Bracquemond réalise des peintures sur de la faïence, usant de son talent pour réunir les secteurs de l’art et de l’industrie. Elle représente des figures féminines dans la vaisselle. La peintre contribue au Service à fleurs et rubans et en compose douze sujets. Certaines de ses femmes lisent, d’autres jardinent. Elle y illustre la vie moderne. En 1875, Marie Bracquemond expose au Salon son tableau intitulé La Lecture. Trois ans plus tard, elle présente à l’Exposition universelle Les Muses des Arts. Ce panneau monumental est réalisé pour la manufacture de Charles Haviland. Il impressionne Edgar Degas, qui invite la peintre au Salon des impressionnistes en 1879. Les artistes Mary Cassatt et Berthe Morisot sont les seules autres femmes à y participer. Marie Bracquemont y expose à plusieurs reprises. Pour cette première fois, elle présente un plat en céramique et les cartons préparatoires de son panneau envoyé à l’Exposition universelle.

 

Marie Bracquemond, la reconnaissance de son talent

De ces années datent les plus célèbres des tableaux de Marie Bracquemond. Le Goûter, Sur la terrasse de la villa Brancas et Trois femmes aux ombrelles figurent parmi ceux-ci. Sur son tableau Sous la lampe, peint en 1887, la peintre représente ses amis intimes Marie-Louise et Alfred Sisley. Le couple est éclairé par une lampe à gaz, permettant des effets de lumières soignés. Le critique Gustave Geffroy écrit à ce propos, dans la préface de l’exposition posthume de l’artiste à la galerie Bernheim : « le combat gradué de la flamme qui vient de surgir et du jour qui lutte encore et s’éloigne est merveilleusement exprimé ». On y décèle l’influence des impressionnistes, cette fois dans une scène de la vie quotidienne d’intérieur. La femme se tient de dos, au premier plan, couvée du regard par son époux au second plan, au centre du tableau. Des dessins de Marie Bracquemond sont publiés dans le journal La Vie moderne durant un an, jusqu’en 1880. Tous les tableaux de Marie Bracquemond sont antérieurs à l’année 1890. L’artiste aurait cessé de peindre à cette période, pour des raisons incertaines. De santé fragile, elle n’en aurait plus eu la force. Le caractère jaloux de Félix Bracquemond ne serait pas non plus étranger à cette décision. Marie Bracquemond décède en 1916, à Paris, deux ans après la mort de son mari.

Cote de la peintre Marie Bracquemond sur le marché de l'art

Ces dernières années, les tableaux de Marie Bracquemond sont rares dans les ventes aux enchères. Beaucoup appartiennent à des collectionneurs privés. Seuls quatre tableaux ont été adjugés en 2021. Ils ont été vendus entre 900 euros et 18 000 euros. En effet, l’huile sur toile Sur la terrasse à Sèvres a été cédée pour 900 euros tandis que Femme lisant a été adjugée à 17 500 euros. Le tableau Jeune fille allongée sous un pommier en fleurs a été vendu à 17 000 euros. Le Portrait du professeur Demons a quant à lui obtenu 2 000 euros pour sa vente. Les dessins de Marie Bracquemond ne sont pas plus nombreux sur le marché de l’art. En 2016, La Cueillette des fleurs, réalisé au crayon sur papier, a été adjugé à 1 000 euros, prix au marteau. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Marie Bracquemond et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Marie Bracquemond en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Marie Bracquemond, Sous la lampe (Sisley et sa femme dînant chez les Braquemond à Sèvres), 1887

Reconnaître la signature de Marie Bracquemond

Reconnaître la signature de Marie Bracquemond est essentiel pour authentifier les œuvres de cette artiste majeure, longtemps méconnue, de l’impressionnisme. Bracquemond signe généralement ses peintures et dessins de son nom complet « M. Bracquemond » ou « Marie Bracquemond » ou encore  ces initiales « Marie.B », souvent placé en bas à droite, avec une écriture fine, légèrement inclinée et élégante. Sur des œuvres emblématiques comme La Jeune Fille au voile ou Sur la terrasse à Sèvres, la signature apparaît discrète, tracée dans une teinte sombre — brun ou noir — afin de se fondre dans l’harmonie lumineuse de la composition. Dans certaines études et feuilles préparatoires, l’artiste utilise un simple « Bracquemond » rédigé au crayon, parfois accompagné d’une date, pratique observée notamment dans ses dessins conservés au Musée du Louvre et dans diverses collections particulières. Comme ses œuvres sont rares et très recherchées, la présence d’une signature authentique joue un rôle déterminant dans la valeur de marché. Face aux attributions incertaines ou aux signatures apocryphes, faire vérifier une œuvre de Marie Bracquemond par un expert spécialisé demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bracquemond, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un pastel ou d’un dessin.

Signature Marie Bracquemond
Expertise signature Marie Bracquemond

En lien avec Marie Bracquemond

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Lavinia Fontana

Lavinia Fontana

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Lavinia Fontana

Peintre italienne, Lavinia Fontana est considérée comme une pionnière dans l’émancipation féminine. Portraitiste recherchée, l’artiste peint également des scènes mythologiques et religieuses. Découvrez l’histoire de Lavinia Fontana et ses œuvres maniéristes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Lavinia Fontana

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Lavinia Fontana et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Lavinia Fontana en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de l’artiste italienne Lavinia Fontana

Rares sont les peintres féminines à s’imposer artistiquement au XVIe siècle. Les femmes devaient se contenter de peindre pour leur loisir, sans songer à vivre de leur art. Peu importait leur talent. Lavinia Fontana fait figure d’exception, parmi quelques autres dont Sofonisba Anguissola. Lavinia Fontana (1552 – 1614) est née en Italie, à Bologne. Son père, le peintre maniériste Prospero Fontana, lui apprend les techniques de la peinture dans son atelier. La jeune fille se révèle particulièrement douée. Par l’intermédiaire paternel, Lavinia Fontana reçoit des commandes de portraits de notables. À vingt-cinq ans, déjà établie, elle épouse le peintre Gian Paolo Zappi. Celui-ci délaisse alors la peinture pour devenir l’assistant de sa femme. Le couple aura onze enfants. Seulement trois survivront.

Lavinia Fontana, portraitiste féminine reconnue au XVIe siècle

Par la finesse de ses tableaux, Lavinia Fontana impose sa position de portraitiste affirmée. Des demandes affluent de la part de la bourgeoisie, mais aussi d’humanistes. Dans ses toiles, les dames sont sublimées. Leurs coiffures, leurs bijoux et leurs vêtements ornés de dentelles sont peints avec une grande minutie. Vers 1594, Lavinia Fontana exécute le portrait de Tognina Gonsalvus. Cette dernière, encore enfant, souffre d’hypertrichose congénitale qui a pour effet de recouvrir sa peau d’une pilosité excessive. Lavinia Fontana représente son modèle avec douceur. Elle la peint vêtue de riches habits : collerette garnie de perles, soie de la robe, boutons précieux. Ces ornements raffinés contrastent avec la peau velue. Lavinia Fontana fait ressortir les mains potelées et le regard tendre de la fillette.

Son Autoportrait à l’épinette, peint en 1577, accroit sa réputation. Lavinia Fontana s’y représente vêtue d’une robe délicate, au col perlé. Ses mains sont posées sur l’instrument, ce qui montre l’intérêt de la jeune femme pour les arts. Une servante, en arrière-plan, lui présente une partition. De même, le Portrait de Bianca degli Utili Maselli, tenant un chien et entourée de six de ses enfants, peint avant 1614, démontre le savoir-faire de la peintre. Dans ce portrait de famille, tous les personnages sont habillés avec le même riche tissu. Collier de perles, collerettes en dentelle et objets précieux sont représentés finement, avec un soin méticuleux apporté aux détails.

Les tableaux mythologiques et les scènes religieuses de Lavinia Fontana

Lavinia Fontana ne se cantonne pas aux portraits. Elle réalise également des scènes mythologiques. Contre les bonnes mœurs qui réservaient ces thèmes aux hommes, Lavinia Fontana peint des nus féminins, d’après des modèles vivants. En 1595, Lavinia Fontana réalise Mars et Vénus. Dans cette toile remarquable, le dieu, seulement vêtu d’un pagne, pose une main audacieuse sur les fesses nues de Vénus, représentée de dos, sa tête tournée vers le spectateur. Son tableau Minerve en train de s’habiller, peint en 1613, est également un modèle du genre.

Lavinia Fontana représente aussi des scènes religieuses. En 1589, elle exécute le retable Sainte Famille pour le palais de l’Escorial, à Madrid. Le pape Grégoire XIII, sensible à ses productions, lui accorde alors sa protection. Lavinia Fontana brossera son portrait. En 1600, l’artiste réalise la Vision de saint Hyacinthe pour l’église Sainte-Sabine de Rome. Ce tableau religieux, aux couleurs vives et contrastées, est une commande du cardinal d’Ascoli. Il déclenche des hostilités. Une demande de cette envergure n’est généralement pas attribuée à une femme. Suivront d’importantes commandes de la part du clergé et de l’aristocratie. En 1604, Lavinia Fontana est nommée peintre de cour à Rome par le pape Clément VIII. Elle devient ensuite membre de l’Académie des Beaux-Arts à Rome. L’artiste décède à soixante-et-un ans, en 1614, à Rome.

Estimations des tableaux de l’artiste Lavinia Fontana

En 2023, le fameux Portrait de Tognina Gonsalvus peint par Lavinia Fontana, représentant la fillette atteinte d’hypertrichose, a battu des records. Sur le marché de l’art, la toile a atteint le prix de 1 250 000 euros pour sa vente, dépassant de loin les sommes auparavant acquises. En effet, les tableaux de l’artiste n’avaient pas atteint les 200 000 euros. En 2015, le Portrait d’un jeune homme à sa table a cependant été vendu pour 170 000 euros. En 2020, l’huile sur cuivre Madone du Silence a été adjugée pour 190 000 euros. En 2021, le Portrait en pied d’un jeune garçon avec son chien a été vendu à 130 000 euros. Le Portrait de Bianca Lucia Aliprandi, née Crivelli, a quant à lui été cédé pour 117 642 euros. L’année suivante, le tableau religieux intitulé L’Annonciation a été acquis pour la somme de 34 874 euros. Plus récemment encore, en 2023, deux miniatures en vis-à-vis, représentant un gentilhomme à perles et une dame en collerette blanche, ont été vendues à 13 881 euros.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Lavinia Fontana et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Lavinia Fontana en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Lavinia Fontana, Portrait de Bianca degli Utili Maselli, tenant un chien et entourée de six de ses enfants, Avant 1614

En lien avec Lavinia Fontana

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marie-Guillemine Benoist

Marie-Guillemine Benoist

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Marie-Guillemine Benoist

Osant s’affranchir des règles académiques de son temps, Marie-Guillemine Benoist (1768 – 1826) est non seulement une portraitiste et une peintre de scènes de genre, mais aussi d’histoire. Parmi d’autres, son tableau Portrait de Madeleine est un chef d’œuvre marquant de l’histoire de l’art. Découvrez l’histoire de Marie-Guillemeine Benoist et ses peintures néoclassiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Marie-Guillemine Benoist

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Marie-Guillemine Benoist et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Marie-Guillemine Benoist en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Chez Élisabeth Vigée Le Brun et Jacques-Louis David, l’apprentissage artistique de Marie-Guillemine Benoist

Née Laville-Leroux, Marie-Guillemine Benoist – ou Marie-Guihelmine – est issue d’une famille de la petite noblesse. Son père René Le Roulx de la Ville, dit Delaville-Leroulx, est administrateur. Il a également été brièvement ministre des Contributions et des Revenus publics, puis consul de France à Rotterdam. Marie-Guillemine grandit à Paris avec ses deux sœurs. Comme les jeunes filles de son milieu, et comme sa sœur Marie-Elisabeth-Charlotte, elle étudie la peinture. Sa formation débute en 1781, à treize ans, avec Élisabeth Vigée Le Brun, la peintre officielle de la reine Marie-Antoinette. 

Cinq ans plus tard, alors âgée de dix-huit ans, elle poursuit son apprentissage avec le peintre néoclassique Jacques-Louis David. Les œuvres de ses deux maîtres, si différentes dans leur exécution, influencent son travail. Du rococo léger d’Élisabeth Vigée Le Brun avec ses portraits flatteurs et délicats, elle étudie la rigueur néoclassique de Jacques-Louis David. Dès 1784, elle présente à l’Exposition de la jeunesse un portrait de son père. Deux ans plus tard, à cette même exposition, son tableau Autoportrait copiant le Bélisaire et l’enfant à mi-corps de David rend hommage à ses deux professeurs par son traité pictural.

L’engagement féministe de la peintre Marie-Guillemine Benoist

Le talent de Marie-Guillemine ne tarde pas à être reconnu. En 1791, le Salon de la peinture et de la sculpture vient de s’ouvrir à tous les peintres, même à ceux qui ne sont pas admis à l’Académie. Âgée de vingt-trois ans, Marie-Guillemine Benoist y expose deux peintures d’histoire, un genre habituellement réservé aux hommes. L’Innocence entre la vertu et le vice y est remarquable. Ici, c’est la femme qui fuit le vice, représenté par un jeune homme, et non l’inverse. Marie-Guillemine Benoist exposera régulièrement aux salons jusqu’en 1812. Marie-Guillemine se marie avec le banquier et diplomate Pierre-Vincent Benoist, dit Benoist d’Angers, en 1793. Le couple aura trois enfants. Royaliste, son mari doit se cacher durant la période de la Terreur. C’est alors Marie-Guillemine Benoist qui finance les besoins de la famille. Devant rester discrète, elle effectue des portraits et des scènes de genre, délaissant la peinture d’histoire. Finalement, Pierre-Vincent Benoist revient sur le devant de la scène politique, et la peintre expose à nouveau au Salon. Son Portrait du député Belley séduit les visiteurs.

En 1800, Marie-Guillemine Benoist présente une œuvre des plus audacieuses pour l’époque. Avec son Portrait de Madeleine, alors intitulé Portrait d’une négresse, l’artiste veut attirer l’attention du public. Elle montre une femme à la peau noire, seule sur un fond neutre, de face. Celle-ci est la première dans l’histoire de la peinture à être représentée dans une pose identique à celles des femmes de la haute société. Marie-Guillemine Benoist, qui s’affirme en tant que femme peintre, met en valeur la domestique guadeloupéenne. Vêtu d’une robe et d’un turban blancs, contrastant avec sa peau noire, le sujet à la poitrine dénudée interroge le spectateur. En 1794, soit six ans avant la réalisation de ce tableau, avait été décrété l’abolition de l’esclavage. Marie-Guillemine Benoist se sert de la peinture comme un manifeste politique. À la suite de cette exposition, elle obtient une bourse du gouvernement. Elle fonde alors une école d’art pour les femmes.

La reconnaissance, puis l’effacement artistique de Marie-Guillemine Benoist

Reconnue et estimée, Marie-Guillemine Benoist reçoit des commandes de l’Empereur. Elle peint le Portrait de Napoléon Ier en 1803. D’autres portraits de sa famille suivront. L’artiste se voit décerner une médaille d’or au Salon de 1804 pour son œuvre. Vers 1806, elle achève son tableau Le Sommeil de l’Enfance et celui de la vieillesse, émouvant portrait d’une vieille dame et d’un très jeune enfant. Si la renommée de Marie-Guillemine Benoist ne cesse de grandir, celle de son mari également. Pierre-Vincent Benoist est promu conseiller d’État en 1814. Cette activité politique impose à Marie-Guillemine Benoist d’interrompre son travail de peintre. À contrecœur, l’artiste cesse d’exercer sa profession. Une seule œuvre est exécutée à une date postérieure. La Vierge à l’Enfant, réalisée pour la cathédrale d’Angers, est peinte en 1821. Marie-Guillemine Benoist décède en 1826.

Estimations des tableaux de la peintre Marie-Guillemine Benoist

Les peintures de Marie-Guillemine Benoist sont assez rares sur le marché de l’art. Ces dernières années, l’huile sur toile Les Adieux de Psyché à sa famille a cependant établi un record. En 2020, ce tableau a été acheté par le Fine Arts Museums de San Francisco pour la somme de 292 000 euros au marteau. D’autres peintures sont apparues, attribuées à Marie-Guillemine Benoist. En 2021, le Portrait d’une dame, probablement madame de Reiset d’Arques, en Sappho, a été vendu pour 29 000 euros. En 2023, Femme en robe blanche dans la campagne a été cédé pour 16 000 euros. Quant au Portrait de femme au manchon, il a été vendu 3 200 euros en 2016. Les dessins de Marie-Guillemine Benoist sont également peu fréquents dans les ventes aux enchères. En 2019, Portrait de jeune fille assisse, réalisé au crayon sur papier, a été vendu pour 1 000 euros.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Marie-Guillemine Benoist et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Marie-Guillemine Benoist en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Marie-Guillemine Benoist, Portrait de Madeleine, 1800

En lien avec Marie-Guillemine Benoist

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Rosalba Carriera

Rosalba Carriera

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 12

Estimation et cote de l'artiste Rosalba Carriera

Artiste vénitienne du XVIIe siècle, Rosalba Carriera remporte un succès international grâce à ses miniatures et à ses portraits au pastel. Rococo, ses œuvres fines et délicates sont recherchées par la monarchie et l’aristocratie. Découvrez l’histoire de Rosalba Carriera et ses œuvres rococo. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Rosalba Carriera

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Rosalba Carriera et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Rosalba Carriera en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Des tabatières aux miniatures, le parcours artistique de Rosalba Carriera

Rosalba Carriera est née en 1675, à Chioggia, près de Venise. Fille d’Andréa Carriera de Costantino, greffier, et d’Alba di Angelo Foresti, brodeuse, elle est issue d’un milieu très modeste. Pourtant, comme dans les classes sociales plus aisées que la sienne, sa famille pratique la musique, la peinture et autres arts. Rosalba Carriera débute comme dentellière. Aimant le dessin, elle se plaît à représenter des sujets minutieux, certainement influencée par le miniaturiste Jean Stève. Elle aurait étudié dans l’atelier du graveur et peintre Giuseppe Diamanti.

L’usage du tabac à priser étant répandu, Rosalba Carriera illustre des tabatières, un travail minutieux. Elle est l’une des premières à pratiquer la tempera sur de l’ivoire. Cette activité la rend bientôt célèbre. Ses boîtes à tabac sont convoitées, notamment par les étrangers de passage en Italie. Rosalba Carriera se spécialise alors dans les miniatures. En 1703, Rosalba Carriera s’essaie avec brio à la technique du pastel. Elle veut travailler vite. L’artiste innove en dessinant directement sur le papier avec ses couleurs, sans tracer au préalable une esquisse. Cette technique lui permet de donner de la spontanéité à ses pastels. Elle exécute son premier portrait pour le collectionneur Anton Maria Zanetti. À trente ans, la jeune artiste est reçue à l’Académie de Saint-Luc à Rome. Sa notoriété se propage en Europe. Ses portraits raffinés, minutieux et délicats, charment les cours royales et aristocratiques.

Les portraits rococo en pastel de Rosalba Carriera

Courtisée par les amateurs d’art, Rosalba Carriera se rend à la cour de Düsseldorf. En 1715, Rosalba Carriera reçoit à Venise la visite de Pierre Crozat, un marchand d’art français. Séduit par ses œuvres, celui-ci la convainc de venir à Paris. Elle s’y rend cinq ans plus tard, et va éblouir l’Europe.
À Paris, Rosalba Carriera est accompagnée par sa mère et sa sœur Giovanna, qui l’assiste. Le peintre Gian Antonio Pellegrini, marié à son autre sœur Angela, séjourne dans la capitale et l’aurait aidée dans ses commandes.

Rosalba Carriera fréquente les artistes Antoine Coypel, Nicolas de Largillière et Hyacinthe Rigaud, entre autres. Elle reçoit dans son salon, envoûtant son auditoire par sa pratique du violon. Surtout, elle ne cesse de travailler. Ses compositions délicates, aux couleurs fines, sont flatteuses pour ses sujets. Elles plaisent aux aristocrates. Parmi d’autres, elle réalise le portrait d’Antoine Watteau, du Régent, et même du jeune Louis XV. Les commandes affluent. Très estimée, Rosalba Carriera instaure la popularité du pastel. Elle influence artistiquement les peintres Maurice Quentin de la Tour ou encore François Boucher. Sa rapidité d’exécution, avec ses coups de pinceau spontanés, ses effets de lumières soignés et la minutie apportée aux costumes, lui valent le respect de ses pairs comme du public.


En 1721, Rosalba Carriera retourne en Italie. L’année suivante, elle est admise à l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. De Modène en 1723, à la cour d’Autriche quelques années plus tard, Rosalba Carriera voyage afin brosser le portrait de personnalités. En 1730, elle enseigne le dessin à l’impératrice Marie-Amélie, à Vienne. Elle en fait le portrait. Charles VI, empereur du Saint-Empire romain germanique, lui commande plus de cent cinquante pastels. À partir de 1746, affaiblie, Rosalba Carriera devient aveugle. Elle s’isole, et meurt en 1757, à quatre-vingt-deux ans.

Estimations des tableaux de l’artiste Rosalba Carriera

Sur le marché de l’art, les dessins et les aquarelles de Rosalba Carriera apparaissent plus fréquemment que ses miniatures. Leurs prix sont estimés entre 1 500 et 750 000 euros. En 2023, le Portrait de Joseph Spence, un pastel sur papier, a été adjugé pour 220 176 euros. En 2020, le Portrait d’une jeune dame, Allégorie de l’été et Portrait d’une dame, Allégorie de l’automne, remportaient respectivement les sommes de 82 186 euros et 54 790 euros pour leurs ventes. Ces prix figurent parmi les plus importants ces dernières années, avec le Portrait d’un gentilhomme qui s’est vendu à 55 000 euros en 2016.

Quant aux miniatures de Rosalba Carriera, elles sont cédées à des prix inférieurs. En 2018, le Portrait d’une dame tenant une flûte s’est tout de même vendu à 78 606 euros. La même année, son Allégorie de la peinture a été achetée pour 26 950 euros. Le Portrait d’un gentilhomme, vendu en 2019, a été adjugé pour la somme de 15 611 euros. Récemment, d’autres œuvres ont été adjugées à des prix inférieurs à 5 000 euros. En 2023, Jeune femme couronnée de fleurs devant un miroir a été acheté pour 3 000 euros. Deux ans plus tôt, en 2021, le Portrait d’une dame tenant un lapin a été vendu à 1 496 euros, prix au marteau.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Rosalba Carriera et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Rosalba Carriera en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Rosalba Carriera, Autoportrait, 1730 ou 1731

En lien avec Rosalba Carriera

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.