Estimation gratuite Nicola Forcella

Nicola Forcella

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Nicola Forcella

Nicola Forcella est un peintre italien dont la vie et l’œuvre sont peu connues. Si la date de sa naissance est plus ou moins déterminée, vers 1868, celle de son décès est inconnue. Et pourtant, l’artiste n’est pas méconnu de ses contemporains, au contraire, puisqu’il acquiert une renommée en tant que peintre orientaliste, de son vivant. Renommée en grande partie due à ses scènes et portraits d’égyptiens. Découvrez ici la vie de Nicola Forcella et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Nicola Forcella? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Nicola Forcella

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Nicola Forcella et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Nicola Forcella en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Nicola Forcella, une vie entièrement vouée à l’Egypte

Né à Castellaneta, dans la région des Pouilles, Nicola Forcella est, comme de nombreux peintres de son époque, sensible au courant orientaliste ambiant. Aussi s’envole-t-il vers d’autres ciels tout aussi ensoleillés que son Italie natale, accompagné de son frère Paolo, peintre – également – et pianiste. Il s’installe donc en Egypte, pour quelques temps. Son séjour se prolonge, l’artiste s’investissant dans la vie du pays : Nicola Forcella enseigne à l’école des arts appliqués khédiviale du Vice-roi d’Égypte. Son implication dans la vie égyptienne lui vaut de nombreuses décorations (tel l’Ordre impérial du Medjidié) de la part de l’Etat égyptien. Le peintre joue également un rôle prépondérant d’ambassadeur en participant, par exemple, à l’Association des artistes français située au Caire.

Les portraits empreints d’humanité de Nicola Forcella 

Les œuvres que Nicola Forcella peint au cours de son séjour en Egypte reflètent la passion de l’artiste pour ce pays : les vues intérieures, les scènes de la vie quotidienne baignent dans une lumière particulièrement soignée. Cependant, c’est davantage dans les nombreux portraits qu’il réalise des indigènes que son attachement transparaît.

En effet, si ses scènes témoignent d’un certain conventionnalisme, auquel l’artiste a succombé rapidement, ses portraits, a contrario, confirment indéniablement la maîtrise de cet art par l’artiste. Ceux-ci sont uniques et reflètent une touche très personnelle : Nicola Forcella offre une galerie de personnages vivants, naturels, spontanés… traduisant son affection pour ce peuple.

L’estimation des œuvres de Nicola Forcella

Ces dix dernières années, la valeur des œuvres de Nicola Forcella est fluctuante mais en constante progression avec des paliers bisannuels dont un notoire en 2019 suivi d’un second, en 2022, encore plus important. Ces deux années peuvent être qualifiées d’exceptionnelles tant elles atteignent des chiffres d’affaires conséquents. Les ventes de l’artiste concernent essentiellement la catégorie « Peintures » (78%), les prix variant de 280 à 75 000 €. Ses dessins et aquarelles représentent une part moindre – un peu plus de 21% – et se vendent entre 58 et 1 300 €. Nicola Forcella est classé 11 054ème au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2022). Ses œuvres sont essentiellement adjugées au Royaume-Uni. Le record est détenu par une huile sur toile, Dans le souk aux cuivres (date inconnue), vendue 75 000 € à Paris en 2007.

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Nicola Forcella et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Estimer une peinture Nicola Forcella en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Nicola Forcella

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Takashi Murakami

Takashi Murakami

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Takashi Murakami

Takashi Murakami est une personnalité majeure de la scène artistique internationale. Artiste plasticien japonais né à Tokyo en 1962, il est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux représentants du courant Néo Pop. Découvrez l’histoire de Takashi Murakami et son art. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Takashi Murakami

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Takashi Murakami et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Takashi Murakami en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Takashi Murakami, un artiste plasticien à la formation traditionnelle

Takashi Murakami a suivi une formation rigoureuse aux styles et techniques traditionnelles japonaises. Il se forme plus particulièrement au style nihonga, qui désigne le mouvement traditionnel japonais apparu à Kyoto à la fin du XIXème siècle, sous l’ère Meiji. L’obtention d’un doctorat de la prestigieuse Université des arts de Tokyo en 1993 couronne cette formation académique. Cependant, Takashi Murakami s’en détourne progressivement. Il choisit en effet d’élaborer un style novateur qui permettrait de lutter contre la domination culturelle américaine en renouant avec la culture populaire japonaise.

Takashi Murakami, un représentant du Néo Pop

Takashi Murakami s’impose sur la scène artistique contemporaine comme représentant du Néo Pop. Ce mouvement artistique s’appuie fortement sur les médias et la culture populaire, dans lesquels il trouve à la fois une source d’inspiration et un vecteur de diffusion. Takashi Murakami s’inspire des conventions de la culture populaire japonaise, en particulier les animés et les mangas, pour incarner l’identité japonaise après la Seconde guerre mondiale. Il ne délaisse par l’art traditionnel japonais mais le réinterprète pour créer un art adapté aux préoccupations du Japon contemporain. À cette fin, Takashi Murakami figure les personnages fantastiques japonais, la flore nationale, ainsi que des personnages semi-autobiographiques tels que Mr Dob. Il fait référence à l’histoire culturelle et sociale du pays. Ses créations renvoient aux traumatismes qui façonnent l’identité contemporaine japonaise, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles ou de conflits militaires.

S’interrogeant sur l’évolution la culture japonaise, Takashi Murakami élabore même à la fin des années 1990 un concept synthétisant sa vision de l’identité japonaise qu’il intitule « Superflat ». Cette notion, qui renvoie à la fois à la planéité des arts graphiques japonais traditionnels et à la superficialité de la culture japonaise contemporaine, permet d’unir les identités japonaises moderne et traditionnelle. Depuis les années 2010, ses thématiques de prédilection portent sur les tremblements de terre qui sévissent au Japon et le tsunami dévastateurs de Tōhoku en 2011, ainsi que sur le bouddhisme zen japonais, avec sa série Ensō (2015). Takashi Murakami déploie une création prolifique sur un grand nombre de supports : peinture, sculpture, installation, ou encore film d’animation…

La démarche d’atelier de Takashi Murakami

La démarche créative de Takashi Murakami s’appuie sur une logique d’atelier. Après avoir élaboré ses concepts de peintures et sculptures, il conçoit numériquement les modèles qui sont traduits par ses assistants au sein de son atelier de production. Depuis 1995, il crée des produits d’art au sein de l’atelier Hiropon Factory, devenu la Kaikai Kiki Corporation en 2001.

Ce faisant, Takashi Murakami accentue la porosité entre les logiques de beaux-arts et de création industrielle. Cette démarche d’atelier répond à une préoccupation commerciale et est souvent rapprochée de la Factory d’Andy Warhol. Cependant, la Kaikai Kiki Corporation correspond également à la conception collaborative de la création artistique japonaise traditionnelle, basée sur un processus d’apprentissage.

La dimension commerciale de l’art de Takashi Murakami s’exprime notamment par ses relations avec la marque de luxe Louis Vuitton, dont l’artiste redessine le logo en 2003. Par ailleurs, au cours de l’exposition © MURAKAMI au MoCA à Los Angeles, il présente au côté de ses peintures des produits Louis Vuitton disponibles à la vente. A la sortie de l’exposition, des prétendus vendeurs à la sauvette vendaient de véritables sacs griffés de l’exposition. Par ce geste artistique, Takashi Murakami introduit une réflexion sur les rapports entre œuvres authentiques et contrefaçons.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Takashi Murakami

Takashi Murakami est un artiste plasticien qui occupe en 2023 la 79 place au classement mondial des ventes publiques. Le chiffre d’affaires annuel des ventes de Takashi Murakami a connu une hausse majeure depuis les années 2000, et il est aujourd’hui très présent sur les principaux marchés de l’art mondiaux. Ainsi, ses œuvres s’échangent avant tout aux États-Unis, à Hong Kong, et au Royaume-Uni. Les œuvres de Takashi Murakami sont présentées en France dès les années 1990, mais c’est la polémique suscitée par son exposition au château de Versailles en 2010 qui l’a véritablement fait connaître au plus grand nombre en France.

Aujourd’hui, ce sont les peintures de Takashi Murakami qui constituent la majorité des ventes d’œuvres d’art de l’artiste, tant en termes de volume des ventes que de chiffre d’affaires. Depuis 2010, la plupart des tableaux se sont échangées pour des prix compris entre 100 000 et 500 000 euros, mais il n’est pas rare que les peintures dépassent le million d’euros. Les arts graphiques et estampes de Takashi Murakami sont plus accessibles, avec une fourchette des prix comprise entre 1 000 et 50 000 €.
Ce sont les sculptures de l’artiste qui enregistrent cependant les records des ventes. Le prix le plus élevé a été atteint en 2008 aux États-Unis, avec la vente de My Lonesome Cowboy (1998) pour 8 706 150 € (13 500 000 $).

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Takashi Murakami et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une œuvre de Takashi Murakami en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Takashi Murakami

En lien avec Takashi Murakami

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Suzanne Roger

Suzanne Roger

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Suzanne Roger

Suzanne Roger (1898-1986) est une peintre française en qui Georges Limbour voyait « une sorte de Fernand Léger féminin ». Peintre, graveuse, et illustratrice, elle se distingue par son talent de coloriste. Découvrez l’histoire de Suzanne Roger et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Suzanne Roger

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Suzanne Roger et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Suzanne Roger en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Suzanne Roger, peintre de l’école de Paris

Suzanne Roger naît à Paris dans une famille d’universitaires et s’entoure rapidement des artistes d’avant-garde qui occupent le devant de la scène artistique parisienne. Ainsi, l’artiste s’inscrit très jeune à l’Académie Ranson où elle fréquente Maurice Denis et Paul Sérusier. Elle se rapproche également très tôt de Georges Braque, Pablo Picasso et Fernand Léger, et épouse le peintre André Baudin en 1919.

Suzanne Roger noue également une amitié profonde avec Juan Gris, et c’est avec son appui ainsi que celui de Max Jacob qu’elle entre à la galerie Simon de D. H. Kahnweiler. Elle participe ainsi aux « Dimanches de Boulogne », cercle réunissant chaque dimanche les artistes soutenus par Daniel-Henry Kahnweiler et son épouse Lucie. La première exposition personnelle de Suzanne Roger se tient d’ailleurs sein de la galerie Simon de D. H. Kahnweiler en 1923. À partir de cette date, Suzanne Roger expose très régulièrement en France et en Europe. Elle présente souvent ses œuvres au Salon des Indépendants, mais également au Salon de Mai à Paris, et expose beaucoup en Europe comme représentante de l’école de Paris.

Suzanne Roger, peintre proche du cubisme

Le style des peintures de Suzanne Roger s’inspire fortement du cubisme. Elle est particulièrement influencée par l’esthétique de son ami Juan Gris, dont elle admire les compositions aux lignes épurées et aux aplats de couleurs denses. Suzanne Roger reprend du Cubisme l’ordonnancement synthétique des formes en plans sommaires. Cependant, l’intérêt de la peintre porte avant tout sur le dessin, la couleur, et elle s’efforce de traduire sa sensibilité.

La peintre adopte d’abord une palette restreinte. Elle représente des personnages dans une gamme chromatique sombre. De cette manière, Suzanne Roger peut créer des jeux de volumes grâce aux rehauts de lumière sur les corps sombres. Les personnages sont alors souvent peu nombreux, et représentés en pied ou en buste. Ils accomplissent des actions anodines, ou bien demeurent immobiles. Après cette « période sombre », Suzanne Roger transforme sa manière dans les années 1930. Elle élargit sa palette et propose des peintures plus colorées, mais dont les personnages se transforment en minces silhouettes. Le volume est désormais gommé. Les thématiques exploitées par Suzanne Roger se transforment également. Elle représente désormais l’actualité, et ses peintures se font plus denses. Le nombre de personnages représentés croît.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les conflits deviennent le thème principal de ses toiles. Suzanne Roger figure la guerre, les fusillades ou encore le défilé des troupes. Souhaitant défendre la peinture d’avant-garde française, elle participe à l’exposition des « Vingt jeunes peintres de tradition française » à la galerie Braun en 1941, en proposant son esthétique post-cubiste. À l’issue de la guerre, Suzanne Roger se concentre sur la figuration des thématiques qui réunissent les hommes. Elle représente les enterrements, les écoles, les chantiers de construction, les jeux, … Autant de scènes de la vie quotidienne qui donnent lieu à des réunions. La peintre privilégie alors toujours l’emploi de couleurs raffinées, appliquées en petits aplats, et hérite encore du style cubiste. Une rétrospective de son œuvre est organisée en avril 1958 à la galerie Louise Leiris, la présentant comme artiste d’influence de la seconde École de Paris.

Suzanne Roger, du décor monumental à la gravure

Outre la peinture sur toile, Suzanne Roger s’essaie à d’autres supports, et propose des décors monumentaux et des gravures. Ainsi, en 1961, elle crée un décor monumental en réalisant une série de peintures marouflées pour le bateau « France ». La même année, l’artiste conçoit un décor de mosaïques pour la mairie de Porto Vecchio.

Suzanne Roger pratique également la gravure, et réalise les illustrations de La Couronne de Vulcain de Max Jacob, édité par la galerie Simon en 1943, ainsi que les illustrations pour Sans coup férir, de Tristan Tzara (1949). Enfin, en 1961, Suzanne Roger crée cinq matrices pour illustrer le recueil de poèmes S.O.S. du peintre haïtien Roland Dorcely.

Faire estimer gratuitement une peinture de Suzanne Roger

Suzanne Roger est une artiste relativement discrète sur le marché de l’art, avec un chiffre d’affaires des ventes en 2022 de 5000 euros. Les toiles de Suzanne Roger s’échangent pour un prix de l’ordre de 500 à 3 000 €. En effet, après une série de ventes mémorables dans les années 1990, les prix de vente des œuvres de Suzanne Roger a décliné. Ainsi, le prix le plus élevé atteint depuis 2010 a été obtenu par Le Village (1922), une peinture vendue à Paris pour 3 000 € en 2018. Les toiles de Suzanne Roger représentent 53% des lots de ses ventes de 2023.

Un budget de quelques centaines d’euros permet d’acquérir une œuvre d’art graphique de Suzanne Roger. Les feuilles s’achètent généralement pour un prix compris entre 100 et 500 €, et représentent un tiers du volume des ventes de l’artiste. Quant aux estampes de Suzanne Roger, elles circulent de façon minoritaire, généralement pour un prix d’une centaine d’euros.

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Suzanne Roger et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Suzanne Roger en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Suzanne Roger, La cueillette, collection particulière, s.d.

En lien avec Suzanne Roger

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Roger Bezombes

Roger Bezombes

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Roger Bezombes

Roger Bezombes (1913-1994) est un artiste plasticien de la Seconde École de Paris. Nourrissant son art de ses nombreux voyages, il s’est exprimé par la peinture, la sculpture et la gravure. Découvrez l’histoire de Roger Bezombes et son art. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Roger Bezombes

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Roger Bezombes et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Roger Bezombes en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Roger Bezombes, artiste peintre

Roger Bezombes suit une formation de peintre académique. Après s’être inscrit à l’École des Beaux-Arts en 1934, il suit l’enseignement de Paul Baudoüin. Au cours de ses études, Roger Bezombes rencontre Maurice Denis, qui lui fait découvrir l’art de Paul Gauguin, de Vincent Van Gogh, et d’Henri Matisse. L’obtention du prix de Rome en 1936 permet à Roger Bezombes de voyager en Afrique. L’artiste est très impressionné par les coloris et lumières des paysages marocains. Ce séjour le convainc du pouvoir de l’observation directe pour la peinture, et il revient avec une série de toiles lumineuses. Les peintures réalisées au Maroc en 1937 donnent lieu à la première exposition personnelle de Roger Bezombes à la galerie Charpentier en 1938 à Paris.

Le succès remporté par ses toiles incite Roger Bezombes à effectuer un nouveau voyage en Afrique, se rendant cette fois de Dakar à Alger. À la fin des années 1930, l’artiste est désormais un peintre reconnu et reçoit de nombreuses grandes commandes. Roger Bezombes multiplie les expérimentations techniques et puise sans cesse inspiration dans les souvenirs de ses voyages. Il aborde de nombreux thèmes, en particulier les scènes religieuses, les scènes d’intérieur, les paysages et les natures mortes. Peintre officiel de la Marine à partir de 1955, il a une abondante production de peintures de thème marin. Roger Bezombes fait toujours un usage séduisant de la couleur, inspiré par les coloris du post impressionnisme et la stylisation des formes du post-cubisme.

Roger Bezombes et les grands décors

À partir des années 1940, Roger Bezombes est sollicité pour créer des grands décors. Ainsi, il conçoit le décor de la chapelle du Sacré Cœur dans l’église de la Courneuve en 1940-1941. L’année suivante, Roger Bezombes conçoit ses premiers cartons de tapisserie. Il dessine pour la manufacture des Gobelins les cartons de L’Afrique Blanche et L’Afrique Noire (1942-1943). Il réalise ensuite des cartons pour la manufacture d’Aubusson, en 1945. La collaboration avec la manufacture d’Aubusson perdure dans les années 1950, avec une série de cartons pour des tapisseries destinées à orner le pavillon de l’Afrique à la Cité universitaire (1951), et une dernière tapisserie sur le thème de l’Afrique pour le Pavillon Français de l’Exposition universelle de Brussel en 1958.

Au cours d’un nouveau voyage en Afrique du Nord en 1954, Roger Bezombes s’essaie au décor mural de céramique. Ainsi, à Tunis, il conçoit le décor de la façade de céramique pour la Banque officielle d’émission. Les réflexions de Roger Bezombes sur les grands décors donnent lieu à des expérimentations en sculpture. Ainsi, il crée dans les années 1960 des sculptures-objets et des sculptures-totems de plus de trois mètres de hauteur.

Roger Bezombes, artiste médailleur et graveur

Expérimentant sans cesse, Roger Bezombes s’illustre également dans l’art de la médaille et de la gravure. Ainsi, il débute ses recherches concernant les médailles pour le compte de la Monnaie de Paris, en 1965. De façon contemporaine, Roger Bezombes conçoit également des estampes à l’eau-forte et à la lithographie. Ces illustrations sont destinées à des ouvrages, tels que La Petite fille de Jérusalem de Myriam Harry (1950), ou encore à des affiches publicitaires, notamment pour Air France en 1979. Artiste reconnu, Roger Bezombes enseigne à l’Académie Julian dès 1954, et est nommé titulaire à l’Académie des sciences d’outre-mer en 1978.

Faire estimer gratuitement une peinture de Roger Bezombes

Après un pic de l’estimation des œuvres de Roger Bezombes les années 2000, alors que les peintres de la seconde école de Paris attiraient toute l’attention des collectionneurs, l’indice des prix des œuvres de Roger Bezombes a connu un déclin progressif. Depuis 2009, l’indice des prix a chuté de 76%. Les peintures sont les œuvres de Roger Bezombes qui suscitent les plus belles enchères. Les toiles s’échangent le plus souvent pour un prix compris entre 1 000 et 5 000 €, mais peuvent dépasser les 10 000 €. Ainsi, récemment, la peinture Hommage à Delacroix (1940) a été adjugée à Paris en 2021 pour 51 000 €. Les œuvres textiles sont comprises dans la même gamme de prix. Le tapis Bally (1983), œuvre unique réalisée en collaboration avec Robert Four, a ainsi été vendu à Paris en 2012 pour 9 500 €.

En revanche, en ce qui concerne les sculptures, photographies, estampes et arts graphiques de Roger Bezombes, un budget de quelques centaines d’euros permet l’acquisition. Ainsi, une médaille en bronze doré réalisée en collaboration avec Cézar en 1972 peut être acquise pour 200 €, comme ce fut le cas à Paris en 2020. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Roger Bezombes et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Roger Bezombes en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Roger Bezombes

En lien avec Roger Bezombes

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pierre Lesueur

Pierre Lesueur

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Pierre Lesueur

Pierre Lesueur (1922-2011) est un peintre et graveur français de la Seconde école de Paris, qui compte parmi les artistes ayant toujours privilégié la figuration. Découvrez l’histoire de Pierre Lesueur et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Pierre Lesueur

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Pierre Lesueur et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Pierre Lesueur en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique de Pierre Lesueur

Pierre Lesueur est un artiste parisien issu d’une famille aisée, qui étudie le dessin et la peinture auprès de sa grand-mère maternelle dès l’âge de douze ans. Après le baccalauréat, Pierre Lesueur embrasse la carrière de peintre, et s’inscrit à l’école des Beaux-Arts. Il y suit l’enseignement d’André Lhote au tournant des années 1940, alors que les débats entre Abstraction et Figuration agitent l’école.

Pierre Lesueur ne demeure cependant que peu de temps dans cet environnement, et il décide de poursuivre sa formation au sein des Académies libres de Montparnasse puis de Montmartre. Il donne sa première exposition personnelle à la Galerie Lefranc à Paris en 1943, puis uniquement en 1952 à la galerie Bignou. Les premières toiles de Pierre Lesueur sont très colorées et inspirées par l’art d’Henri Matisse, Auguste Renoir et surtout Pierre Bonnard. Ses peintures sont conçues comme des exaltations de la couleur. D’abord très influencé par les œuvres de Pierre Bonnard, il adopte progressivement une esthétique plus épurée et atteint la maturité artistique.

Pierre Lesueur, maître de la couleur

Pierre Lesueur s’affirme comme maître de la couleur après ses voyages au Proche-Orient, aux États-Unis et à Mexico à la fin des années 1950. Prenant régulièrement part à des Salons à partir de 1953, notamment le Salon de Mai et le Salon des Tuileries, il reçoit le 1958 le prix de la critique. Pierre Lesueur est alors reconnu pour la poésie et la délicatesse de ses toiles. Pierre Lesueur représente alors le réel de façon réaliste pour se concentrer sur l’étude de la lumière et des couleurs. À travers ses compositions, le peintre cherche à traduire les différentes ambiances. Son travail sur les atmosphères lumineuses s’illustre par une grande variété de thèmes, notamment la nature morte, les scènes rurales, les paysages urbains, ou encore des peintures représentant les étalages de boucherie.

Dans les années 1960, Pierre Lesueur s’installe à Saint-Rémy de Provence et entame alors une série de tableaux sur le thème des maisons. Il représente des portes, des fenêtres, des jardins, des paysages, ou encore son épouse Michelle Marquais. Il demeure un peintre figuratif mais l’esthétique se fait plus poétique, et la représentation plus allusive. À partir des années 1970, ce sont les scènes d’intérieur qui attisent l’intérêt de Pierre Lesueur. Il peint alors beaucoup d’objets du quotidien, notamment des coussins, des chaises, des lampes, ou encore des vitrines. Pierre Lesueur représente également son entourage, en particulier son épouse et son chat Utopia. Au cours de cette dernière période, Pierre Lesueur réalise un grand nombre de nus, et peint également quelques paysages urbains inspirés par les souvenirs de ses voyages en Turquie et aux États-Unis.

Faire estimer gratuitement une peinture de Pierre Lesueur

L’estimation des œuvres de Pierre Lesueur connaît une hausse constante depuis 2015. Depuis lors, l’indice des prix a connu une hausse de 160% (2015-2023). Aujourd’hui, Pierre Lesueur est un artiste particulièrement représenté sur le marché de l’art américain, qui enregistre 53,3% du volume des ventes en 2023. Le Japon, la France, et le Royaume-Unis sont également des foyers où les toiles de Pierre Lesueur s’échangent largement.

Les œuvres de Pierre Lesueur se vendent majoritairement pour des prix compris entre 1 000 et 5 000 €, avec des variations en fonction des supports, des dimensions, de la rareté et de la qualité des œuvres. Ainsi, les toiles peuvent dépasser les 10 000 €, comme le montre le record atteint en 2020 avec Personnage couché (1970). Cette huile sur toile a été adjugée en France pour 32 000 €. Les œuvres de Pierre Lesueur réalisées à partir des années 1960 semblent être celles qui attisent le plus l’intérêt des collectionneurs. Les peintures d’intimité, représentant des scènes d’intérieur, sont en effet celles qui suscitent les enchères les plus élevées. En revanche les prix des arts graphiques et estampes sont de l’ordre de quelques centaines d’euros, compris le plus souvent entre 100 et 500 €. Les prix des feuilles atteignent exceptionnellement le millier d’euros. Ainsi, le record des ventes pour une gouache de Pierre Lesueur a été atteint en 2019 avec Vue sur la fenêtre, une feuille adjugée à Paris pour 1 300 €.

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Pierre Lesueur et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Pierre Lesueur en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Intérieurs, Affiche de l’exposition Pierre Lesueur au musée Bonnard du Cannet.

En lien avec Pierre Lesueur

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Paul Aïzpiri

Paul Aïzpiri

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Paul Aïzpiri

Paul Aïzpiri (1919-2016) est un peintre et lithographe français rattaché à la « Jeune peinture » de l’École de Paris. Découvrez l’histoire de Paul Aïzpiri et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Paul Aïzpiri

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Paul Aïzpiri et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Paul Aïzpiri en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les années de formation du peintre Paul Aïzpiri

Paul Aïzpiri se forme d’abord à l’école Boulle sur les conseils de son père, Ignacio Gorriti, qui souhaitait faire de lui un antiquaire. À l’école Boulle, Paul Aïzpiri étudie l’histoire du mobilier et les techniques de restauration, mais il change rapidement d’orientation. En effet, à 17 ans, il choisit de devenir artiste et entre à l’école des Beaux-Arts de Paris (1936). Il étudie dans l’atelier de Fernand Sabatté pendant trois ans avant de s’engager dans l’armée française en 1939.

De retour à Paris en 1942, Paul Aïzpiri connaît sa première exposition, au sein de la galerie Parvillée. Après ce premier succès, il part s’installer à Marseille, où il réside deux ans, puis se rend en Italie où il est particulièrement marqué par la ville de Venise. Les peintures de jeunesse de Paul Aïzpiri sont surtout des marines et des vues urbaines, dans un style inspiré du Fauvisme et du Post-Cubisme. Son séjour vénitien se traduit dans sa peinture par l’apparition de personnages de la Commedia dell’Arte, qui s’imposent par la suite comme des éléments récurrents de ses peintures.

Paul Aïzpiri et la peinture figurative

Paul Aïzpiri est un artiste à la trajectoire originale qui privilégie tout au long de sa carrière la peinture figurative, alors même que triomphe l’Abstraction dans l’Europe entière. Indifférent à l’évolution des styles contemporains, Paul Aïzpiri s’attache à communiquer son ressenti du monde, et en particulier à figurer son harmonie. Tout au long de sa carrière, le peintre accorde une importance majeure aux effets de matière et de coloris. Ses représentations, vives et colorées, traduisent des atmosphères oniriques dans lesquelles la perspective atmosphérique est exclue. Dans ses toiles à la dimension linéaire affirmée, le volume est rendu par les traits de contours. Progressivement, le style de Paul Aïzpiri se fait plus dynamique, peut être sous l’influence de l’Expressionnisme.

La réception des œuvres de Paul Aïzpiri

Par son originalité, Paul Aïzpiri remporte un grand succès dans l’immédiate après-guerre. Dès 1943, il multiplie les expositions et la réception de ses œuvres est très positive. Ainsi, il reçoit un prix au Salon de la Jeune peinture à Paris en 1946, puis le Prix national de Peinture en 1951, alors qu’il expose à la Biennale de Venise. Artiste renommé de la Seconde école de Paris, Paul Aïzpiri compte parmi ses soutiens Bernard Buffet, André Minaux, et Paul Rebeyrolle. Bien qu’artiste en marge des courants artistiques majoritaires, il joue un rôle sur la scène artistique contemporaine et compte parmi les membres fondateurs de l’association de la Jeune peinture en 1953. Aujourd’hui, Paul Aïzpiri jouit d’une renommée particulière au Japon, où un musée lui est consacré dès 1966.

Faire estimer gratuitement une peinture de Paul Aïzpiri

Paul Aïzpiri est un artiste dont les peintures sont les œuvres les plus estimées par les collectionneurs. Le Japon constitue aujourd’hui la première place des ventes des toiles de l’artiste, avec 69% des ventes enregistrées sur l’archipel. L’artiste est cependant bien représenté sur les autres foyers du marché de l’art international, avec de nombreuses ventes également en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Après un pic du chiffre d’affaires des ventes de l’artiste en 2016, lié à un afflux d’œuvres disponible, le marché se rééquilibre aujourd’hui. L’indice des prix des œuvres de l’artiste demeure relativement constant depuis 2010. La majorité des peintures de Paul Aïzpiri s’échangent pour des sommes comprises entre 10 000 et 50 000 €, cependant la gamme des prix est bien plus large. Ainsi, en 2019, La baie de St. Tropez, vue de Beauvallon (1975) a été adjugée pour 58 319 € (65 000 $) à Londres. La même année, une nature morte au faisan a été vendue pour 382 € (420 CHF ) à Berne en Suisse.

Les œuvres graphiques de Paul Aïzpiri sont également très recherchées des collectionneurs. Il faut prévoir un budget de 1 000 à 10 000 € pour acquérir une feuille de Paul Aïzpiri. En revanche, le prix de vente des objets de Paul Aïzpiri et de ses estampes est de l’ordre de quelques centaines d’euros. Seule une vente d’œuvre de céramique de Paul Aïzpiri a été enregistrée depuis les années 1990, une plaque de faïence figurant un Bouquet sur un entablement. Elle a été adjugée pour 250 € à Cannes en 2016.

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Paul Aïzpiri et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Paul Aïzpiri en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Portrait de l’artiste

En lien avec Paul Aïzpiri

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Mario Prassinos

Mario Prassinos

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Mario Prassinos

Mario Prassinos (1916-1985) est un artiste d’origine grecque naturalisé français en 1946. Peintre, dessinateur, sculpteur, et graveur, il est un peintre non figuratif renommé de la Seconde école de Paris. Tout au long de sa carrière, Mario Prassinos s’est employé à renouveler son style. Découvrez l’histoire de Mario Prassinos et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Mario Prassinos

Prix des œuvres de Mario Prassinos

  • Peinture : entre 1 500 € et plus de 90 000 €

  • Dessin, encre, gouache sur papier : entre 300 € et 4 000 €

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 100 € et 1 200 €

  • Tapisserie d’Aubusson : entre 700 € et 30 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Mario Prassinos et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Mario Prassinos en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Mario Prassinos, peintre Surréaliste vers l'Expressionnisme

Mario Prassinos s’illustre comme peintre surréaliste au début de sa carrière, entre 1933 et 1936. Par l’intermédiaire de sa sœur Gisèle, poète, il rencontre André Breton, Louis Aragon, René Char et Max Jacob en 1934. Dès le début de sa carrière, Mario Prassinos s’initie également à la gravure, et illustre dès 1937 des ouvrages littéraires, tels que les Contes fantastiques de Charles Nodier (1937). Entre 1938 et 1947, Mario Prassinos renouvelle son style et adopte une esthétique expressionniste. Il réalise alors des portraits de femmes, de chats, et peint également des guerriers. La carrière de Mario Prassinos est marquée par la Seconde guerre mondiale. Engagé volontaire au service de la France en 1939, il est rapidement blessé. Il retourne alors à Paris, et s’installe au sein d’une résidence d’artistes, Villa Seurat.

Mario Prassinos entre Abstraction et Constructivisme

Après la guerre, alors que triomphe l’Abstraction au sein de l’Avant-garde parisienne, Mario Prassinos s’essaie lui aussi à l’Abstraction pure. Il élimine tous les éléments « romantiques » et « sensibles » de ses peintures entre 1947 et 1949. Cependant, Mario Prassinos retourne dès 1949 à la figuration du réel. Il adopte alors une esthétique constructiviste. Les peintures et dessins de Mario Prassinos se nourrissent de ses voyages en Provence, et les paysages et troupeaux deviennent ses thématiques de prédilection. Ses œuvres se font plus graphiques. L’intérêt du peintre porte surtout sur la traduction des effets atmosphériques, du ressenti de la lumière, de la chaleur et du vent. Le trait de Mario Prassinos s’épure progressivement, comme en témoigne la série des Alpilles (1953-1954). Mario Prassinos traduit cette esthétique en peinture et dans les arts graphiques, mais également dans les arts décoratifs. Il réalise des décors de théâtre et costumes à partir de 1947, et dessine des cartons de tapisserie à partir de 1951. Il adopte une technique originale, créant d’emblée le carton à taille réelle, sans passer par l’intermédiaire de la maquette. Mario Prassinos est aujourd’hui reconnu comme l’un des acteurs majeurs de la renaissance de la tapisserie. Entre 1951 et 1957, il conçoit 150 cartons qui ont été tissés au sein des manufactures des Gobelins, de Beauvais et d’Aubusson.

Mario Prassinos, peintre pointilliste

En 1957, Mario Prassinos expérimente un nouveau style et adopte le pointillisme. Il restreint alors sa palette, adoptant principalement le noir et le blanc. Cette évolution est le fruit d’un voyage en Grèce (1957-1958), qui lui inspire une série de compositions dans lesquelles il s’efforce de traduire l’éblouissement produit par la lumière du soleil. Ainsi, dans Paysages grecs et Arbres (1959), Mario Prassinos fait fusionner le ciel et la terre par l’intermédiaire de petits points. Les signes graphiques de ses peintures prennent d’abord l’ampleur, comme dans sa série Bouquets (1960-1962), avant de disparaitre totalement pour sa série de portraits de la chanteuse jazz Bessie Smith (1962-1964). A partir de 1964, Marios Prassinos s’emploie à représenter le monde de son enfance, en particulier son grand-père (1964-1968) et son père (1969-1975). Il dessine leur visage par une masse de points dans lesquels se révèlent quelques traits faciaux. Il s’agit de la série des Prétextats. Avec cette même technique, il évoque également les jardins d’Istanbul, ville de son enfance, entre 1971 et 1980.

Cote de Mario Prassinos sur le marché de l'art

L’estimation et la cote des œuvres de Mario Prassinos connait une hausse depuis 2018, marque de la constance de l’intérêt des collectionneurs pour les peintres d’après-guerre. Depuis cette date, les peintures de Mario Prassinos s’échangent pour un prix compris entre 1 000 et 10 000 euros. Ce sont les toiles d’après-guerre qui atteignent les prix les élevés. Les adjudications peuvent ainsi atteindre les 30 000 €, comme ce fut le cas en 2019 à Londres, avec la vente de Soleil couchant (1974-1982) pour 30 348 € (26 000 £). Les arts graphiques ne sont pas en reste, avec une fourchette de prix généralement comprise entre 1 000 et 5 000 €. Les estampes de Mario Prassinos circulent aisément sur le marché, et représentent un tiers du volume des ventes. Un budget de quelques centaines d’euros permet d’acquérir une estampe de l’artiste. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Mario Prassinos et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Mario Prassinos en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Mario PRASSINOS (1916-1985) La lune, l’oiseau, le jardin Tapisserie
Carton original de Prassinos
Atelier Suzanne Goubely à Aubusson 

Reconnaître la signature de Mario Prassinos

Savoir reconnaître la signature de Mario Prassinos est fondamental pour authentifier une œuvre de cet artiste franco-grec, figure importante de l’abstraction et de la tapisserie d’art du XXe siècle. Sur ses peintures, encres et cartons de tapisserie, Prassinos signe le plus souvent « M. Prassinos » ou « Prassinos », en lettres fines, droites et régulières, généralement placées en bas à droite. La signature peut être accompagnée de la date ou d’une mention de technique, comme on l’observe sur plusieurs œuvres passées en ventes publiques, notamment celles issues des séries de paysages stylisés et des compositions géométriques des années 1950–1970. Sur certaines œuvres sur papier, l’écriture devient plus compacte, presque architecturée, cohérente avec la rigueur de sa composition. Dans un marché où circulent des œuvres d’atelier, des tirages ou des attributions incertaines, la vérification de la signature de Mario Prassinos par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Mario Prassinos, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin, d’une tapisserie ou d’un projet décoratif.

Expertise signature Mario Prassinos
Signature Mario Prassinos

En lien avec Mario Prassinos

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Marie Raymond

Marie Raymond

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Marie Raymond

Marie Raymond (1908-1988) est une artiste peintre, dessinatrice et critique d’art renommée de la Seconde école de Paris. Découvrez l’histoire de Marie Raymond et sa peinture. Besoin d’une expertise pour un tableau de Marie Raymond ? Contactez les experts d’Estimon’objet pour bénéficier d’une expertise gratuite, rapide en ligne !

Estimation gratuite Marie Raymond

Prix des œuvres de Marie Raymond

  • Peinture : entre 60 € et 27 440 €

  • Dessin / gouache / aquarelle : entre 100 € et 3 500 €

  • Estampe, lithographie, multiples : entre 20 € et 300 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Marie Raymond et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Marie Raymond en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les toiles de jeunesse de Marie Raymond

Les toiles de jeunesse de Marie Raymond sont figuratives. L’artiste réalise ses premières peintures à Cagnes-sur-Mer aux côtés du peintre Alexandre Stoppler dans les années 1920. Elle se forme alors en étudiant les paysages du Sud de la France, dont elle est originaire, qu’elle peint directement sur le motif. À Cagnes-sur-Mer, Marie Raymond rencontre également Frederic Klein, peintre de chevaux néerlandais, en 1925. Après un mariage en 1926, le couple donne naissance à l’artiste plasticien Yves Klein. Après son mariage, Marie Raymond séjourne entre la région parisienne et le sud de la France. À Puteaux et Montparnasse, elle fréquente notamment Jacques Villon et Frank Kupka. La peintre poursuit sa formation, et s’inscrit à L’École Nationale d’Art Décoratif de Nice en 1932. Elle renforce alors ses liens avec les artistes de l’Abstraction, notamment le sculpteur abstrait Émile Gilioli et le peintre Nicolas de Staël, qui devient un ami proche. Artiste reconnue au sein de l’Avant-garde, elle est choisie pour réaliser les fresques pour le hall du pavillon de la Côte d’Azur à l’exposition universelle de Paris en 1937. Malgré ses relations avec les représentants de l’Abstraction, Marie Raymond demeure attachée à la figuration jusqu’en 1938. Elle réalise alors avant tout des paysages et portraits.Pendant la Seconde guerre mondiale, entre 1941 et 1944, la peintre se tourne progressivement vers l’Abstraction, tout en continuant à réaliser des paysages imaginaires, inspirés par ses promenades.

Marie Raymond, peintre de l’Abstraction

En 1945, Marie Raymond consacre son travail à l’Abstraction. Elle construit ses toiles de manière rigoureuse, créant un contraste entre la structure et la délicatesse des tons. Elle adopte une palette chaude et lumineuse, chaque couleur étant associée à une symbolique. Cette abstraction lumineuse se nourrit de l’influence de Pablo Picasso et des peintres de son entourage. Marie Raymond expose rapidement ses toiles abstraites au sein d’expositions collectives. Ainsi, elle est présente au Salon des Surindépendants de 1945, ainsi qu’au Salon des Réalités Nouvelles à Paris en 1946. Elle remporte un ample succès, et reçoit en 1949 le prix Kandinsky. Parfaitement insérée au sein de l’Avant-garde parisienne, elle organise les « lundis de Marie ». Ces événements réunissent des galeristes, collectionneurs, et jeunes artistes du cercle de son fils Yves Klein, notamment Jean Tinguely, François Dufrêne, Raymond Hains, Jacques Villeglé, Arman et César. Marie Raymond s’impose alors comme une personnalité de premier ordre de la scène artistique française contemporaine. La rétrospective de son œuvre organisée au Stedelijk Museum d’Amsterdam en janvier 1957 couronne l’œuvre de Marie Raymond.

Le tournant des années 1960 dans l’œuvre de Marie Raymond

Les années 1960 constituent une rupture dans l’œuvre de Marie Raymond. Divorcée en 1961, elle perd son fils en 1962 et son père en 1963. Très affectée par ces trois événements, elle est aussi bouleversée dans son identité après avoir perdu son statut d’épouse, de mère et de fille. La peintre décide alors de se retirer de la scène artistique contemporaine, et ne réalise plus que des œuvres intimes, pour elle-même. Elle se tourne vers des œuvres à sujet cosmologiques pour la série Abstraction-Figures-Astres (1964-1989), avec des toiles se situant à la frontière entre Abstraction et Figuration.

Faire estimer gratuitement une peinture de Marie Raymond

La cote des œuvres de Marie Raymond a connu une croissance rapide après l’obtention du prix Kandinsky en 1949. De belles ventes ont eu lieu dans les années 1980-1990, à la mort de l’artiste, puis elle a été éclipsée. Deux expositions consacrées à son œuvre en 2004 au musée des beaux-arts d’Angers et surtout en 2021 au musée de Tessé au Mans ont permis de jeter une lumière nouvelle sur Marie Raymond. En ce qui concerne les ventes du XXIème siècle, le record des prix d’œuvres de Marie Raymond a été atteint en 2022 avec Composition, une toile adjugée à Marseille par Maison R&C pour 10 000 €. Autrement, la gamme des prix des peintures est généralement comprise entre 1 000 et 5 000 €. Quant aux arts graphiques, ils s’échangent pour quelques centaines d’euros. Le prix atteint parfois le millier. La dernière vente mémorable d’une gouache de Marie Raymond a eu lieu en 2023 à Paris, avec l’adjudication de Composition (1971) pour 3 200 €. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Marie Raymond et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Marie Raymond en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Marie RAYMOND (1908-1988) Composition Huile sur toile
Signée en bas à droite

Reconnaître la signature de Marie Raymond

Reconnaître la signature de Marie Raymond est essentiel pour authentifier une œuvre de cette figure majeure de l’abstraction lyrique d’après-guerre. L’artiste, active entre les années 1930 et 1980, signe la grande majorité de ses toiles et gouaches de son nom complet « Marie Raymond », tracé d’une écriture fine et élégante, souvent en bas à droite de la composition. Sur certaines œuvres des années 1950, comme Soleil cosmique ou Composition abstraite, la signature est parfois intégrée dans la matière picturale, peinte à la brosse fine en teinte sombre contrastant avec les dominantes lumineuses de bleu, d’ocre ou de rose. Dans ses œuvres sur papier ou ses gouaches, Marie Raymond utilise parfois un simple « M. Raymond », réalisé au crayon ou à l’encre. Cette constance dans la sobriété et la lisibilité distingue ses signatures des ajouts postérieurs ou apocryphes que l’on peut rencontrer sur le marché. Pour éviter toute confusion, faire vérifier la signature d’une Marie Raymond par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Marie Raymond, qu’il s’agisse d’une peinture abstraite, d’un dessin ou d’une gouache.

Signature Marie Raymond
Expertise signature Marie Raymond

En lien avec Marie Raymond

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Leon Gischia

Léon Gischia

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Léon Gischia

Léon Gischia (1903-1991) est un peintre de la nouvelle École de Paris, renommé à la fois pour ses créations plastiques et ses écrits sur l’art. L’artiste s’impose sur la scène parisienne après la Seconde guerre mondiale avec des œuvres non-figuratives aux couleurs vives. Découvrez l’histoire de Léon Gischia et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Leon Gischia

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Léon Gischia et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Léon Gischia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Léon Gischia : les peintures de jeunesse

Les peintures de jeunesse de Léon Gischia sont figuratives. Après une première formation en lettres, histoire de l’art et archéologie, il décide de se tourner vers une carrière de peintre et étudie à partir de 1921 auprès d’Othon Friesz. Léon Gischia ne délaisse la peinture qu’entre 1927 et 1934, lorsqu’il voyage aux États-Unis. Il renoue avec la peinture à son retour en France, alors qu’il rencontre Fernand Léger et André Beaudin.

Léon Gischia réalise alors des peintures exclusivement figuratives entre 1927 et 1942. Ses thématiques de prédilection sont les natures mortes et les portraits. Le peintre est remarqué pour l’intensité de ses coloris et l’élégance de ses dessins. Influencé par Henri Matisse et par les peintres Fauves, il privilégie une palette chaude. Les œuvres de Léon Gischia sont admirées dès 1937, alors qu’il expose au Salon des artistes. Il collabore également à la décoration du Pavillon des Temps Nouveaux du Corbusier pour l’exposition universelle de Paris, ce qui permet au plus grand nombre de découvrir ses créations. Sa première exposition personnelle se tient l’année suivante, à la galerie Jeanne Bucher (1938).

Le tournant des années 1940 dans l’œuvre de Léon Gischia

Les années 1940 constituent une période de bouleversement dans l’œuvre de Léon Gischia.

Léon Gischia et la peinture abstraite
À partir de 1942, Léon Gischia se tourne vers l’Abstraction, avec une attention accrue portée sur les coloris. Les formes d’abord proches du réel connaissent une simplification progressive. Ainsi entre 1942 et 1946, ses compositions se font plus graphiques, mais la peinture est posée en larges aplats. Il réalise ses séries sur le thème des arbres, des nus, des arlequins ou encore des musiciens. De 1946 à 1960, les thématiques demeurent identiques, mais les formes s’épurent toujours davantage et les objets sont progressivement réduits à leurs contours. Léon Gischia s’engage pour la défense de l’art d’avant-garde et prône le renouveau de la peinture française. Pour cette raison, il participe à l’exposition « Vingt jeunes peintres de tradition française » présentée à la Galerie Braun en 1941, aux côtés de Jean Bertholle, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Gustave Singier, et d’autres.

Léon Gischia et les arts décoratifs
Dans les années 1940, outre la peinture, Léon Gischia se consacre également aux Arts Décoratifs. Il manifeste un intérêt pour la tapisserie, dont il conçoit plusieurs cartons. Léon Gischia collabore également avec Jean Vilar à partir de 1945 pour concevoir des costumes et décors de théâtre. Il imagine notamment les décors et costumes pour Le Cid, pour Le Prince de Hombourg ou encore pour Lorenzaccio, joués au Festival d’Avignon en 1949, 1951 et 1952. Léon Gischia incite Jean Vilar à adopter des décors scéniques plus épurés.

Le renouveau créatif des années 1960 de l’œuvre de Léon Gischia

À partir de 1960, Léon Gischia renouvelle sa manière, et géométrise progressivement les formes de sa peinture. Il inaugure alors sa série des Surfaces quelconques, des peintures non figuratives composées de formes géométriques imbriquées les unes dans les autres. L’intérêt de Léon Gischia porte alors sur les notions de composition et d’équilibre des formes.

Léon Gischia conserve une palette vive, mais les ocres et les bruns se font prédominants dans sa peinture. Il s’agit peut-être d’une influence de la peinture vénitienne, en particulier des coloris du Tintoret. Elle effet, le peintre s’est définitivement installé à Venise en 1964, où il finit ses jours en 1991. Léon Gischia continue néanmoins à créer des œuvres en France, et reçoit notamment une grande commande de panneaux de lave émaillée destinée à l’entrée de la faculté des sciences de Jussieu en 1968.

Faire estimer gratuitement une peinture de Léon Gischia

Les peintures de Léon Gischia circulent aujourd’hui relativement peu sur le marché de l’art, ce qui a une influence sur leur estimation. Les enchères les plus hautes ont été atteinte dans les années 1990, avec des prix atteignant les 20 000 €, comme le montre la vente de Mandoline devant la fenêtre, 1952 à Paris en 1990 (24 392 €). Aujourd’hui, un budget de 500 à 5 000 € permet d’acquérir une toile de l’artiste.

Les arts graphiques constituent les œuvres qui s’échangent le plus aisément. Ainsi, en 2023, 59,2% des ventes d’œuvres de Léon Gischia étaient des dessins et aquarelles. Quelques centaines ou milliers d’euros permettent d’obtenir une feuille de l’artiste. Ainsi, une gouache sur papier intitulée Composition a été adjugée pour 1 700 € à Paris en 2023. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Léon Gischia et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Léon Gischia en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Léon Gischia dans son atelier de Venise, 1987

En lien avec Léon Gischia

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jules Pascin

Jules Pascin

Home » artistes » Page 97

Estimation et cote de l'artiste Jules Pascin

Jules Pascin (1885-1930) est un artiste d’origine bulgare actif en France à partir de 1905. Peintre, dessinateur, et graveur, il est un représentant de l’École de Paris. Découvrez l’histoire de Jules Pascin et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jules Pascin

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jules Pascin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jules Pascin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jules Pascin, de Bucarest à Paris

Jules Pascin naît sous le nom de Julius Mordecai Pincas en Bulgarie, et grandit à Bucarest avant de partir étudier à Vienne en 1895. Ce n’est qu’au début des années 1900 que Jules Pascin se forme à la peinture. Ses toiles de jeunesse s’inspirent du style Jugendstil. Il se concentre alors surtout sur l’aspect linéaire et décoratif de la peinture. En 1903-1904, Jules Pascin s’inscrit à l’école d’art de Moritz Heymann à Munich. De façon contemporaine, il se fait connaître comme dessinateur humoristique pour les journaux satiriques, tels que Jugend et Simplicissimus.

Après Munich, Jules Pascin s’installe brièvement à Berlin. C’est dans cette ville qu’il rencontre George Grosz, et qu’il développe son style personnel au dessin puissant. Jules Pascin est alors influencé par les Expressionnistes et les Fauves. Finalement, Jules Pascin s’installe à Paris en 1905, et change de nom à la demande de ses parents.

Jules Pascin, un peintre cubiste à Paris

À la fin de l’année 1905, Jules Pascin s’installe à Paris où il retrouve son ami George Grosz. Il s’essaie alors au style cubiste, bien qu’il abandonne rapidement le cubisme analytique. Jules Pascin traduit dans ses peintures et dessins un sens aigu de l’observation. Son style figuratif, à la ligne vibrante, incarne une vision personnelle de son environnement. Ses dessins font preuve d’une grande créativité, en particulier dans les matériaux employés. Ainsi, il mêle tous types de liquides à l’encre, notamment le café.

Depuis Paris, Jules Pascin continue à travailler pour les maisons d’édition allemande. Il envoie également des dessins à l’Armory Show de New York en 1913 et se fait connaître des marchands américains. Dès la déclaration de la Première guerre mondiale, Jules Pascin rompt ses contacts avec le milieu de l’édition allemand et émigre aux États-Unis.

Les années de Jules Pascin aux États-Unis

Une fois aux États-Unis, Jules Pascin s’installe à New York dans le quartier juif de Brooklyn, mais il travaille principalement dans les États du Sud du pays, notamment la Louisiane, la Caroline du Nord, la Floride, et même Cuba. Ses voyages lui fournissent des sujets pour ses dessins au pinceau, dans lesquels il représente principalement des paysages tropicaux et des ouvriers. Les principaux revenus de Jules Pascin proviennent de ses illustrations aux États-Unis. L’artiste devient citoyen américain en 1920, mais retourne à Paris la même année. Il y réside jusqu’à sa mort en 1930.

Jules Pascin, figure majeure de l’école de Paris

De retour à Paris en 1920, Jules Pascin s’impose sur la scène artistique et devient une figure majeure de l’école de Paris. On critique la délicatesse de ses peintures, trop éthérées, en revanche ses dessins sont très appréciés du public. Il réalise notamment une centaine de dessins à la pointe d’argent lors de sa seconde période parisienne. Il puise inspiration dans des thèmes tirés de la Bible et de l’Antiquité, mais aussi dans les scènes de la vie interlope parisienne. Il privilégie la représentation de figures satyriques sur fond sombre, dans une atmosphère voluptueuse et délicate.

Dans les années 1920, Jules Pascin s’initie également à la gravure. Il étudie la technique auprès de Jean-Gabriel Daragnès, puis l’exploite pour l’illustration d’une douzaine de livres. En peinture, Jules Pascin élabore sa manière « nacrée » à partir de 1923. Il applique la peinture en glacis et jeux de transparence. Cette esthétique s’inspire de l’art de François Boucher, Jean Honoré Fragonard, et de la peinture vénitienne du XVIIIème siècle qu’il admire vivement. À la fin de sa carrière, il emploie également le sfumato, ce qui produit une atmosphère assombrie. A la fin des années 1920, Jules Pascin est un peintre renommé de l’École de Paris. Cependant, insatisfait de l’évolution de sa carrière, de sa peinture, et souffrant de la cirrhose du foie et d’un début de syphilis, il se suicide en 1930 à la veille d’une exposition.

Faire estimer gratuitement une peinture de Jules Pascin

L’art de Jules Pascin a bénéficié de l’éveil de l’intérêt des collectionneurs pour les artistes de l’immédiate après-guerre dans les années 2000. Depuis lors, l’indice des prix de vente de ses œuvres a nettement décliné, avec une baisse de 68% depuis 2000. Les toiles suscitent cependant encore de belles enchères. Ainsi, depuis 2015, la gamme des prix des peintures de Jules Pascin est comprise entre 10 000 et 50 000 €. Le record des ventes depuis 2015 est de 277 189 € (240 000 £ ). Il a été atteint à Londres en 2023, avec Homme et femme/Les robes claires (1915).

Les arts graphiques et céramiques de Jules Pascin sont également très prisés des collectionneurs, avec une estimation généralement de 100 à 5 000 €. Quant aux estampes, elles s’échangent pour quelques centaines d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Jules Pascin et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Jules Pascin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Jules Pascin, Hermine au grand chapeau, huile sur toile, 1917, Musée de Grenoble.

En lien avec Jules Pascin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.