Estimation gratuite Jean Le Moal

Jean Le Moal

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Estimation et cote de l'artiste Jean Le Moal

Jean Le Moal (1909-2007) est l’un des principaux défenseurs de l’art contemporain français non figuratif. Il occupe le devant de la scène artistique contemporaine dans la seconde moitié du XXème siècle. Découvrez l’histoire de Jean Le Moal et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Le Moal

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Les années de formation de Jean Le Moal

Jean Le Moal débute sa formation en tant que sculpteur. Il s’essaie au modelage alors qu’il étudie au lycée d’Annecy et décide de devenir sculpteur. À partir de 1926, il poursuit sa formation à l’école des Beaux-Arts de Lyon, dans la section architecture d’intérieur. Jean Le Moal réalise ses premiers tableaux à partir de 1928. Jusqu’en 1935, il privilégie une facture réaliste, inspirée par sa formation classique.

L’installation de Jean Le Moal à Paris en 1929 lui permet de renouveler ses modèles. Il étudie à l’École des arts décoratifs et se rend régulièrement au Louvre pour copier les maîtres, en particulier Rembrandt, Renoir et Chardin. C’est d’ailleurs au Louvre que Jean Le Moal rencontre Alfred Manessier, qui devient un ami proche. L’artiste s’oriente progressivement vers la carrière de peintre, et fréquente entre 1930-1931 les Académies de Montparnasse et Montmartre. Au sein de l’atelier de fresque de Roger Bissière, à l’Académie Ranson (1934-1935), il cherche activement son propre langage artistique et s’éloigne progressivement du réalisme.

Les expérimentations plastiques de Jean Le Moal

À partir de 1934, sous l’incitation de Roger Bissière, Jean Le Moal multiplie les expérimentations plastiques. D’abord inspiré par Giorgio de Chirico, le peintre se rapproche du courant surréaliste. Entre 1935 et 1939, il s’inspire également de l’Expressionnisme et du Néo-Cubisme.

Jean Le Moal souhaite cependant dépasser ces différents courants, et participe au groupe lyonnais Témoignage en 1936. Ce groupe de jeunes artistes se réunit autour de préoccupations sociales et progressistes. Il adopte des formes et principes de composition cubistes, et des motifs du répertoire symbolique surréaliste. La même année, il expose au Salon d’Automne de Lyon aux côtés de Jean Bertholle, Roger Bissière et Etienne-Martin, et présente également sa première exposition personnelle à l’Académie Ranson.

Les œuvres de Jean Le Moal pendant la Seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde guerre mondiale, Jean Le Moal a une activité prolixe. Mobilisé en 1940 dans le Var, il sert au dépôt d’artillerie de Draguignan, ce qui lui permet de conserver son œuvre de peintre. Engagé pour la défense de l’art contemporain d’avant-garde, il participe en 1941 à l’exposition Vingt jeunes peintres de tradition française, à la galerie Braun, puis à l’exposition Douze peintres d’aujourd’hui en 1943-1944 à la galerie de France, dénoncée par la presse de la collaboration. Pendant la Seconde guerre mondiale, Jean Le Moal diversifie ses supports et s’investit plus largement dans le domaine des arts décoratifs. Il réalise ses premiers décors et costume pour le Théâtre des Quatre Saisons, et officie comme directeur artistique du théâtre entre 1939 et 1942.

En 1942, après un séjour à Vannes, le style de Jean Le Moal se transforme. Son attention porte désormais sur la mise en valeur d’un réseau de lignes, alternativement longues, courtes, et disposées à l’oblique, à la verticale ou à l’horizontale. La diffusion de la couleur au sein de ce réseau de lignes attise également toute l’attention de Jean Le Moal.

Les trames de Jean Le Moal

Après la guerre, Jean Le Moal approfondit sa recherche sur les trames qui constituent la structure de ses toiles. Il s’impose alors comme l’un des principaux représentants du courant non-figuratif de la Nouvelle école de Paris. Après le suicide de son épouse la sculptrice chilienne Juana Muller en 1952, la peinture de Jean Le Moal se fait plus architecturée. Son système de trame graphique envahit la surface de ses toiles.

Cette esthétique en quadrillages se diffuse sur ses autres supports de création. Ainsi dans les années 1950, Jean Le Moal continue à créer des décors et costume pour le théâtre. En 1956, il réalise également son premier carton de vitrail pour le chœur de l’église Notre-Dame à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il apprécie particulièrement la création en vitrail et à l’aquarelle, techniques qui lui permettent d’exprimer son intérêt pour la lumière.

À partir des années 1960, les formats des peintures en trames de Jean Le Moal varient. En effet, l’acquisition d’une ancienne bergerie à Alba-la-Romaine (Ardèche) lui donne l’espace nécessaire pour peindre des toiles de grand format. Les œuvres conçues à Paris se limitent pour leur part aux petits formats sur panneaux.

Jean Le Moal et la libération de la couleur

Le voyage de Jean Le Moal en Amérique du Sud en 1965-1966 constitue un tournant dans sa peinture. Désormais, la trame qui structurait ses compositions disparaît progressivement au profit de touches de couleurs librement enchevêtrées. Il adopte une palette colorée et intense, inspirée par les paysages andins. Il privilégie désormais les pourpres et orange vifs. Jean Le Moal adopte cette même palette pour les vitraux qu’il conçoit dans les années 1970-1980, notamment ceux de la cathédrale de Saint-Pierre de Nantes et de Saint-Dié-des-Vosges.

Faire estimer gratuitement une peinture de Jean Le Moal

Jean Le Moal a pratiqué un grand nombre d’arts, et l’estimation de chacune de ses œuvres varie en fonction du support, de sa rareté, de sa qualité, et de son état de conservation. Les peintures sont les œuvres de Jean Le Moal qui suscitent les enchères les plus élevées. La plupart des toiles s’échangent entre 1 000 et 50 000 €. Ainsi, en 2019, la toile Givre (1955-1956) a été adjugée pour 19 032 € à Boulogne. Ce sont les peintures des années 1950-1960 qui stimulent le plus d’intérêt auprès des collectionneurs.

Un budget de quelques centaines d’euros permet d’acquérir un dessin ou une aquarelle de l’artiste.
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(Illus.) Portrait de Jean Le Moal en 1985

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Jean Carzou

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Estimation et cote de l'artiste Jean Carzou

Jean Carzou (1907-2000) est un peintre français d’origine arménienne, né à Moligt près d’Alep. Peintre, sculpteur, graveur et décorateur, Jean Carzou est une figure originale de l’art contemporain, viscéralement attaché à l’art français du XVIIème-XVIIIème siècle. Découvrez l’histoire de Jean Carzou et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Carzou

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Jean Carzou, de l’architecture à la peinture

Jean Carzou se forme à l’architecture avant de se tourner vers la peinture. Il naît en Syrie ottomane et est éduqué en Égypte au lycée français du Caire. Il souhaite devenir architecte, et grâce à une bourse d’étude de la communauté arménienne, Jean Carzou se rend à Paris en 1924, à l’âge de 17 ans. Il étudie à École Spéciale d’Architecture, boulevard Raspail, dont il est diplômé en 1928. Cependant, Jean Carzou manifeste désormais le désir de devenir peintre, discipline qu’il apprend en autodidacte. Dans les années 1930, Jean Carzou fréquente l’Académie de la Grande Chaumière et se forme progressivement à la peinture. L’artiste expérimente différentes manières, mais adopte toujours des coloris extrêmement lumineux.

Jean Carzou se fait connaitre dans les années 1930, mais avant tout comme artiste satyrique. Il réalise des caricatures et dessins sur textiles qui remportent un grand succès. Jean Carzou est sollicité pour de nombreuses illustrations d’ouvrages (Albert Camus, Eugène Ionesco, Arthur Rimbaud, Edgar Allen Poe, François Mauriac, Ernest Hemingway, Jean-Paul Sartre, et d’autres). Dessinateur de renom, Jean Carzou se voit confier des conceptions de décors. Il réalise des cartons de tapisserie pour L’invitation au voyage, pour la Manufacture des Gobelins, ainsi que des décors et costumes pour de nombreuses pièces et opéras. Ses décors les plus notables ont été réalisés pour Les Indes Galantes de Rameau à l’Opéra de Paris (1952).

Le renouveau de la peinture de Jean Carzou dans les années 1950

Dans les années 1950, l’art de Jean Carzou connaît un renouveau. Bouleversé par les destructions de la guerre et par l’impact de l’homme sur la planète, Jean Carzou traduit désormais dans ses peintures ses angoisses liées à la modernité. Sa carrière de peintre prend un élan nouveau grâce à cette manière qui lui est propre.

Jean Carzou réalise des séries consacrées aux paysages ravagés par les détritus et les armes délaissées. Ainsi, la série Apocalypse (1956-1957) souligne la marque de l’homme sur les paysages. Il figure les symboles de destruction d’un trait sûr, appliqué sur un fond coloré aux dégradés subtiles. La gamme chromatique est dominée par le rouge, le vert et le bleu, et vise toujours à créer des effets de luminosité. À la fin des années 1950, les toiles de Jean Carzou se font plus optimistes, comme le montre les séries Paradis terrestre (1959), Provence (1960) et Figures rituelles (1968).

Jean Carzou, un peintre attaché à la tradition française

Jean Carzou s’affirme comme une personnalité originale de la peinture contemporaine française, qui manifeste inlassablement son attachement à la tradition de la peinture du XVIIème et du XVIIIème siècle. Il s’inquiète de l’évolution de la peinture, qu’il craint de voir s’autodétruire. Jean Carzou s’oppose ainsi frontalement au Cubisme, et à l’art de Paul Cézanne et de Pablo Picasso. Au contraire, il valorise Claude Lorrain, Antoine Watteau et Salvador Dalí. Jean Carzou réaffirme cette allégeance à l’art académique lorsqu’il est nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1979.

Faire estimer gratuitement une peinture de Jean Carzou

L’estimation des œuvres de Jean Carzou est très harmonieuse indépendamment des supports concernés. La qualité de l’œuvre, ses dimensions, sa rareté, et son état de conservation sont les principaux facteurs de variation dans l’estimation des créations de Jean Carzou.
Ainsi, les peintures, qui représentent plus de la moitié des lots vendus pour Jean Carzou, s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 5 000 €. Cependant les prix peuvent dépasser les 10 000 €. Les plus belles ventes ont été enregistrées dans les années 1990. Depuis 2010, le prix le plus haut a été atteint à Taïwan en 2016, avec La Chambre bleue (1979), huile sur toile adjugée pour 19 285 € (650 000 TWD ). Les prix moyens des œuvres d’art graphique sont comparables, et les feuilles s’échangent le plus souvent pour des prix compris entre 1 000 et 5 000 €. Cependant, rares sont les adjudications qui dépassent la fourchette haute.
La plupart des sculptures et des tapisseries tissées d’après des cartons de Jean Carzou suscitent également des enchères comprises entre 1 000 et 5 000 €. Seuls les objets et photographies créés par Jean Carzou s’échangent pour quelques centaines d’euros.
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(Illus.) Jean Carzou

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Estimation gratuite Jean Bertholle

Jean Bertholle

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Estimation et cote de l'artiste Jean Bertholle

Jean Bertholle (1909-1996) est un peintre, graveur et dessinateur de la Seconde École de Paris. Il s’est particulièrement investi dans la conception d’arts décoratifs, notamment le dessin des cartons de mosaïques, de tapisseries, et de costumes de théâtre. Découvrez l’histoire de Jean Bertholle et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Bertholle

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Jean Bertholle, de la figuration à l’abstraction

Jean Bertholle débute sa carrière comme peintre figuratif mais évolue progressivement vers un art abstrait. Artiste originaire de Dijon, il pratique la peinture dès l’adolescence et s’inscrit comme élève à l’École des Beaux-Arts de Saint-Etienne en 1930. Il admire particulièrement l’art de Pierre Puvis de Chavannes qu’il admire au musée des Beaux-Arts de Lyon. Jean Bertholle poursuit sa formation à l’école des Beaux-Arts de Lyon, puis à l’école des Beaux-Arts de Paris. Il fréquente ainsi l’atelier de Paul-Albert Laurens en 1932-1934.
La découverte de l’art d’Edouard Manet à l’exposition universelle de Paris est pour Jean Bertholle une révélation. Il inaugure alors une période inspirée par l’Expressionnisme. Puis en 1934, inspiré par les peintures de Breughel l’Ancien et Hieronymus Bosch, il adopte une esthétique plus épurée comme en témoigne Les fous (1934). Enfin, à partir de 1935, Jean Bertholle se rapproche du groupe Surréaliste. Jean Bertholle cherche cependant à dépasser ces courants.

 Suivant l’enseignement du peintre Roger Bissière à l’Académie Ranson, Jean Bertholle rencontre Alfred Manessier, Etienne-Martin, Jean Le Moal et Véra Pagava qui fréquentent la même classe. À l’incitation de Roger Bissière, il s’emploie à trouver un style personnel. Avec Jean Le Moal et Etienne-Martin, Jean Bertholle compte ainsi parmi les membres fondateurs du groupe lyonnais « Témoignage », qui cherche à dépasser le Surréalisme et l’Expressionnisme. Inspiré par Jacques Villon, le peintre se rapproche progressivement du Cubisme, et évolue vers un style abstrait synthétique. Défenseur de l’art contemporain d’avant-garde, Jean Bertholle participe à l’exposition de la galerie Braun « Vingt jeunes peintres de tradition française » en 1941.

Immédiatement après l’exposition, Jean Bertholle devient directeur artistique de la manufacture de porcelaine de Gien. Il regrette d’avoir moins de temps à consacrer à la peinture, mais expose néanmoins régulièrement dans des expositions privées. Un contrat passé avec la galerie Roque à Paris en 1957 lui permet se dédier exclusivement à sa création personnelle.

La disparition progressive du sujet dans la peinture de Jean Bertholle

Dans les années 1950, on observe une disparition progressive du sujet dans la peinture de Jean Bertholle. Si le titre de certaines toiles renvoie encore à un sujet, le peintre réalise également une série de Compositions abstraites, dont le sujet est exclu. Quoi qu’il en soit, Jean Bertholle s’emploie surtout à traduire les mouvements intérieurs de l’être, à traduire l’essence spirituelle de l’homme. La lumière structure les formes sur ses toiles, et lui permettent de créer des effets de rythme et de mouvement.

 
La rigueur de la composition permet cependant à Jean Bertholle d’exprimer un grand dynamisme. Dans les années 1960, il renouvelle sa recherche et se concentre désormais sur le thème de la fragilité de la vie. Jean Bertholle crée alors au pastel, à l’huile sur toile et sur carton, et à l’or. Ces différentes techniques lui permettent de donner un rythme lumineux à ses toiles. Jean Bertholle s’inspire alors de l’art du Tintoret, qu’il découvre en participant à la Biennale de Venise en 1960.

Jean Bertholle et le retour à la figuration

Dans les années 1970, alors que la peinture abstraite est désormais largement acceptée, Jean Bertholle retourne à la figuration. Il puise inspiration à la fois dans les sujets médiévaux et dans l’histoire contemporaine, comme le montre le Procès de Franco (1975). Jean Bertholle s’essaie également aux tableaux-objets dans les années 1970, en mêlant à ses peintures des écrits et des papiers collés. Peintre reconnu, il enseigne entre 1965 et 1980 à l’école des Beaux-Arts de Paris, et devient membre de l’Institut de France en 1983. La même année, Jean Bertholle ouvre sa propre école d’art.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jean Bertholle

Toutes les œuvres de Jean Bertholle ne sont pas nécessairement signées, ce qui nécessite souvent de solliciter l’avis d’un expert pour authentifier et estimer ses œuvres.
Les peintures de Jean Bertholle s’échangent le plus souvent pour une somme comprise entre 1 000 et 5 000 euros, tandis que la gamme des prix des aquarelles et dessins se situe entre 100 et 1 000 euros. Le record des ventes est détenu par Scène mystique (1957), toile adjugée pour 50 308 € en 1990 à Paris. Depuis lors, les prix de vente de tableaux n’ont plus dépassé les 30 000 €. Cependant, le taux d’invendus demeure faible en ce qui concerne les toiles de Jean Bertholle, ce qui témoigne d’un intérêt constant des collectionneurs pour ce peintre.
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(Illus.) Jean Bertholle Portrait

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Estimation gratuite Jean Bazaine

Jean Bazaine

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Estimation et cote de l'artiste Jean Bazaine

Jean Bazaine (1904-2001) est un peintre non figuratif de la Seconde École de Paris. Toute sa vie, Jean Bazaine s’est investi en peinture et en littérature. Découvrez l’histoire de Jean Bazaine et sa peinture. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Bazaine

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Jean Bazaine, amant de la peinture et de la littérature

Jean Bazaine se forme en arts plastiques à l’école des Beaux-Arts, et étudie de façon contemporaine à la littérature. Proche du milieu littéraire, Jean Bazaine fréquente un cercle de poètes. Son œuvre plastique est d’ailleurs inspirée par Marcel Proust, André Frénaud, et Jean Tardieu. En ce qui concerne les arts plastiques, Jean Bazaine étudie d’abord la sculpture auprès de Paul Landowski. À partir de 1924, il change de discipline et se tourne vers la peinture.

En 1932, Jean Bazaine donne sa première exposition personnelle à la galerie Van Leer à Paris. Il y présente des toiles figuratives aux tons sombres, ocre, vert et bleu intense. Le peintre est remarqué pour l’harmonie des couleurs de ses toiles. À partir de 1934, Jean Bazaine exerce à la fois comme peintre et critique d’art. Ses critiques sont publiées dans Temps Présent, Esprit, et Poésie 43. En peinture, Jean Bazaine se tourne rapidement vers l’aquarelle. En 1937, alors qu’il vient de lier amitié avec Jacques Villon, Jean Bazaine évolue vers un art non figuratif.

Jean Bazaine et l’art non figuratif

À la fin des années 1930, Jean Bazaine bascule vers un art non figuratif. Inspiré par Marcel Gromaire, le peintre adopte une nouvelle manière. Ses peintures sont organisées par une structure cloisonnée verticale. Les formes se géométrisent, et les contours éclatent. Jean Bazaine s’oppose au Surréalisme et à l’Abstraction décorative. Il cherche davantage à représenter le mouvement grâce à des formes géométrisées.

La palette de Jean Bazaine s’éclaircit progressivement. Il joue des contrastes du rouge et du jaune avec le bleu et le vert pour accentuer l’intensité des coloris. Jean Bazaine a l’ambition de transformer les beautés de la nature en sources de lumière. En cela, la luminosité de sa palette joue un rôle prédominant. Jean Bazaine s’affirme comme peintre défenseur de l’avant-garde, comme le montre sa participation à l’exposition « Vingt Jeunes peintres de tradition française » à la galerie Braun en 1941. Cette exposition historique visait en effet à résister à la notion d’art dégénéré, et à promouvoir la liberté de création des artistes d’avant-garde.

Jean Bazaine et les arts décoratifs

Tout au long de sa carrière, Jean Bazaine participe au renouveau des arts décoratifs en concevant des vitraux, des cartons de tapisserie, des décors de théâtre, et des cartons de mosaïques.

Les vitraux de Jean Bazaine
En 1937, Jean Bazaine réalise son premier vitrail pour une chapelle privée. Se découvrant une passion pour cette technique, il la met à profit à de nombreuses autres reprises. Ainsi, en 1943, il fait trois vitraux pour l’église d’Assy, puis en 1952, deux vitraux pour le château de La Chaux dans le Morvan.
Pour le vitrail de l’église d’Audincourt (1955), Jean Bazaine expérimente une nouvelle technique et utilise de petits carrés de verre. Séduit par le résultat, il reprend cette méthode pour les vitraux de l’église de Villeparisis. Jean Bazaine est sollicité jusque dans les années 1980 pour la conception de vitraux.

Les mosaïques et tapisserie de Jean Bazaine
Jean Bazaine s’essaie à la tapisserie mais n’a pas la même appétence pour cette technique que pour le vitrail. Il réalise néanmoins un carton de tapisserie pour le nouveau Palais de Justice de Lille en 1967.
En ce qui concerne la mosaïque, Jean Bazaine réalise son premier carton en 1951, pour la façade de l’église d’Audincourt. Il renouvelle ensuite régulièrement l’expérience, et reçoit des commandes variées. Il réalise tant des mosaïques pour décorer le bâtiment de l’Unesco à Paris (1960) que des mosaïques pour la station de métro Cluny-Sorbonne, ou encore pour le Palais du Luxembourg (1988).

Les décors de théâtre de Jean Bazaine
Enfin, dans les années 1950, Jean Bazaine est appelé pour réaliser quelques décors de théâtre, notamment pour Georges Dandin de Molière, ainsi que pour Amar sin saber a quien de Lope de Vega.

Faire estimer gratuitement une peinture de Jean Bazaine

L’estimation des œuvres de Jean Bazaine varie fortement en fonction du support de l’œuvre. Ainsi, les peintures de l’artiste s’échangent le plus souvent pour un prix compris entre 50 et 100 000 €, tandis que les dessins peuvent être acquis pour quelques milliers d’euros, et quelques centaines d’euros permettent d’acquérir une estampe.

Ce sont les toiles de grand format qui suscitent le plus d’intérêt de la part des collectionneurs, comme le montre la vente de Mars, le Torrent (1956), huile sur toile mesure 1,62 x 0,8 m., adjugée pour 75 000 à Paris en 2016. Le record des ventes est aujourd’hui détenu par Le grand arbre dans la campagne (1947), adjugé pour 155 000 € à Paris en 2007.

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Estimation gratuite Jacques Germain

Jacques Germain

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Estimation et cote de l'artiste Jacques Germain

Jacques Germain (1915-2001) est un peintre contemporain parisien, membre de la Seconde École de Paris. Découvrez l’histoire de Jacques Germain et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Jacques Germain : un peintre formé entre la France et l’Allemagne

Jacques Germain se forme très tôt à la peinture et au dessin entre la France et l’Allemagne. Dès 1930, à l’âge de 15 ans, Jacques Germain s’inscrit à l’Académie moderne, école fondée par Amédée Ozenfant et Fernand Léger. C’est d’ailleurs sous les conseils de ce dernier que Jacques Germain se rend au Bauhaus pour continuer sa formation en 1931. Il est également encouragé dans cette voie par Blaise Cendrars, qui remarque rapidement le talent du jeune peintre. Au Bauhaus de Dessau, Jacques Germain est le seul étudiant français. Il se forme aux côtés de Vassily Kandinsky et Josef Albers, mais y demeure peu de temps. En effet, il se rend dès 1932 à Francfort pour étudier à l’école des Arts Appliqués auprès du peintre constructiviste Willie Baumeister.

En Allemagne, Jacques Germain poursuit sa formation à la Kunstgewerbeschule, école d’art liée au commerce. Il y étudie la publicité et le design graphique. Il demeure en Allemagne jusqu’à l’arrivée au pouvoir du parti national-socialiste, en 1933. Lorsque les lieux d’art d’Avant-garde considérés comme « dégénérés » sont fermés, Jacques Germain rentre en France.

L’artiste met alors à profit son talent de dessinateur dans le domaine publicitaire. Il est cependant rapidement mobilisé dans l’armée française pour effectuer son service militaire (1936), puis pour participer aux combats de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la guerre, Jacques Germain est rapidement fait prisonnier et demeure en captivité en Allemagne pendant trois ans. Il ne rentre en France qu’en 1943, et se consacre alors à la peinture. À partir de 1944, le peintre divise son travail entre Paris et sa maison de famille à Tremblay-sur-Mauldre, dans les Yvelines.

Jacques Germain, peintre abstrait

Jacques Germain demeure attaché à la figuration jusqu’en 1947, puis adopte l’Abstraction. Ce bouleversement est irréversible dans sa carrière, et inaugure une carrière de cinquante ans comme représentant de la peinture abstraite. L’artiste élabore rapidement un style mature, qui fait la part belle à la couleur. Jacques Germain s’intéresse avant tout à la couleur et à la traduction du mouvement. Il se rattache au courant de l’Abstraction lyrique, qui privilégie l’expressivité personnelle, bien qu’il ait été formé dans un contexte plus proche de l’Abstraction géométrique et du Constructivisme.

Jacques Germain cherche avant tout à libérer la couleur, qui se développe en larges surfaces peintes de coloris appliqués au couteau. Les couleurs s’entrelacent, sans contrainte structurelle, traduisant ainsi les mouvements de l’esprit du peintre. Son approche fluide du coloris hérite de l’art de Claude Monet, et rappelle l’atmosphère des Nymphéas. Les formes géométriques ne sont pas non plus exclues de sa peinture, et s’intègrent à ce mouvement des couleurs.

La réputation de Jacques Germain est rapidement bâtie en tant que peintre abstrait. Il expose pour la première fois en 1948 à l’exposition collective White and Black à la galerie des Deux-Iles à Paris, avant de présenter ses œuvres de façon personnelle l’année suivante. Depuis lors, Jacques Germain a fait connaître son art dans la plupart des salons abstraits parisiens, tels que le Salon des Surindépendants, le Salon des Réalités Nouvelles, ou encore le Salon de Mai.

Faire estimer gratuitement une peinture de Jacques Germain

Jacques Germain s’est affirmé comme un acteur majeur de l’abstraction française, et l’estimation des toiles de l’artiste reflète son importance sur la scène artistique française. L’indice des prix des œuvres de Jacques Germain connait ainsi une croissance relativement stable depuis les années 2000, avec une hausse de 119% entre 2000 et 2023. Les peintures de Jacques Germain représentent 88% du chiffre d’affaires des ventes de l’artiste, mais uniquement la moitié du volume des ventes.

 Il faut généralement prévoir 1 000 à 10 000 € pour acquérir une toile de l’artiste, tandis que quelques centaines d’euros permettent d’obtenir une œuvre d’art graphique de Jacques Germain. Les estampes se font plus discrètes sur le marché de l’art, et ne représentent que 5% du volume des ventes. Le prix des estampes et multiples est généralement estimé entre 100 et 500 €. Les ventes remportent parfois de belles surprises, comme le montre le record des ventes atteint en 2012 avec Juin (1957), une toile adjugée pour 55 000 € à Paris, soit un prix 18 fois supérieur à son estimation haute.

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Estimation gratuite Gustave Singier

Gustave Singier

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Estimation et cote de l'artiste Gustave Singier

Gustave Singier (1909-1984) est un peintre, graveur et illustrateur belge de la Seconde École de Paris. Installé en France à partir de 1919, il est finalement naturalisé français en 1947. Gustave Singier est réputé pour sa peinture, mais également pour son expérimentation artistique inlassable. Découvrez l’histoire de Gustave Singier et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Gustave Singier

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Gustave Singier, un peintre Belge à Paris

Gustave Singier grandit en Belgique sous l’occupation allemande, au cours de la Première guerre mondiale. Il connaît bien le milieu des artisans, son père étant ébéniste et sa mère tisserande. Gustave Singier décide cependant de se tourner vers la peinture à l’âge de quatorze ans, en 1923.

Gustave Singier ne peint cependant que sur son temps libre jusqu’en 1936. En effet, après trois ans d’études à l’école Boulle, l’artiste travaille dans une société d’agencement de magasins jusqu’à cette date. C’est Charles Walch, ami de Gustave Singier, qui l’encourage à persévérer dans la peinture. A partir de 1936, le peintre commence à présenter ses œuvres au sein d’expositions collectives, telles que « Le salon des Indépendants ».

Les styles de la peinture de Gustave Singier

Gustave Singier fait évoluer son style, se nourrissant de ses expériences et rencontres.
Dans un premier temps, Gustave Singier adopte un style expressionniste. Cependant, la rencontre d’Alfred Manessier, Elvire Jan et Jean Le Moal en 1939 constitue un tournant décisif dans sa carrière. S’inspirant des recherches d’Alfred Manessier et Jean Le Moal, Gustave Singier évolue vers une Abstraction lyrique qui se détourne de l’Abstraction pure mais renvoie toujours à une réalité. Il puise également inspiration dans l’art impressionniste et cubiste.

Progressivement, Gustave Singier applique la peinture de façon toujours plus libre, en s’inspirant de la technique de l’aquarelle qu’il pratique également. A la fin des années 1930, Gustave Singier est désormais reconnu comme un représentant éminant de l’art d’avant-garde français. Il s’affirme ainsi en exposant à Paris à la galerie Braun à l’exposition « Vingt Peintres de tradition française » en 1941. Cette exposition historique a en effet regroupé les artistes souhaitant défendre l’art d’avant-garde et lutter contre l’idée nazie d’art dégénéré.

Gustave Singier, peintre et artisan

Outre la peinture, Gustave Singier expérimente de nombreux autres arts et artisanats. Ainsi, durant l’Occupation, Gustave Singier retourne à l’art de l’ébénisterie. De 1941 à 1944, il travaille dans l’atelier de son père, avant de se réfugier dans le Perche chez Alfred Manessier en 1944, où il retrouve également Elvire Jan, Jean Le Moal, Jean Bertholle, l’écrivain Camille Bourniquel, et les sculpteurs François Stahly et Étienne-Martin. Gustave Singier adapte également l’échelle de ses compositions peintes et expérimente d’autres supports. Ainsi, en 1946, il s’essaie à la peinture murale lorsqu’il réalise le décor du réfectoire du couvent des Dominicains de Glacière (Paris), sur le thème du miracle des cinq pains et des deux poissons. Tout au long de sa carrière, Gustave Singier pratique également la lithographie et la gravure, qui lui permettent de traduire son esthétique dans les arts graphiques.

Gustave Singier conçoit également des cartons de tapisserie, notamment pour Été (1946) et Le départ des voiliers (1950). Les compositions de Gustave Singier sont aussi traduites en vitraux, comme pour l’église dominicaine de Monteils dans l’Aveyron (1952), et en mosaïques, notamment au Lycée d’Argelès (1960) et à la maison de la Radio à Paris (1964). Enfin, Gustave Singier reçoit des commandes de décors de scène et de costumes. En 1955, il conçoit les costumes pour Orfeo de Monteverdi à Aix-les-Bains. Il renouvelle l’expérience en 1971 pour Tancrède et Clorinde au Festival de Provins, et pour Pelléas et Mélisande à l’Opéra de Bruxelles. Dans toutes ses créations, Gustave Singier déploie une esthétique abstraite, qui fait la part belle à la couleur.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Gustave Singier

Gustave Singier est un artiste représenté avant tout sur le marché de l’art américain, bien qu’il soit également estimé en France. Les peintures sont les œuvres de Gustave Singier qui suscitent le plus d’intérêt auprès des collectionneurs. Les toiles de qualité muséale ont été acquises dans les années 1990, et les peintures s’échangent aujourd’hui pour des prix compris entre 10 000 et 40 000 €. Ainsi, le tableau Baigneuse – Mistral (1964) a été adjugé pour 34 655 € (38 000 $ ) en 2023 aux États-Unis.

Les œuvres graphiques occupent également une part non négligeable des ventes liées à Gustave Singier. Un budget de 1 000 à 5 000 € permet généralement d’acquérir une feuille de l’artiste.
Quant aux tapisseries, elles circulent rarement sur le marché de l’art. Depuis les années 2000, seuls 4 ventes de tapisseries ont été enregistrées sur Artprice. Elles peuvent être acquises pour quelques milliers d’euros.

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(Illus.) Gustave Singier, Soleil couchant [détail], Lycée climatique René Billière, Argelès-Gazost, mosaïque en pâte de verre, 2,5 x 6 m, 1960.

En lien avec Gustave Singier

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Estimation gratuite Francis Gruber

Francis Gruber

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Estimation et cote de l'artiste Francis Gruber

Francis Gruber (1912-1948) est un peintre et dessinateur français de style expressionniste. Découvrez l’histoire de Francis Gruber et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Francis Gruber, membre d’une famille d’artistes

Francis Gruber grandit au sein d’une famille d’artistes. Il est le fils de Jacques Gruber, maître-verrier reconnu comme cofondateur de l’École de Nancy en 1901, et de Suzanne Jagielski, qui s’est formée à l’école des Beaux-Arts. Francis Gruber s’installe avec sa famille à Paris en 1916, et reçoit une éducation à domicile à cause de son asthme sévère. Dans la maison familiale, Francis Gruber est au contact du monde artistique. En effet, il y rencontre des créateurs, des ouvriers, ce qui le stimule à pratiquer quotidiennement la peinture et le dessin dans l’atelier de son père à partir de 1924, dès l’âge de 12 ans.

Sensible à la poésie, aux contes, et à la mythologie, Francis Gruber adopte un répertoire fantastique dans ses premières années. D’un point de vue stylistique, il s’inspire du Cubisme de George Braque, dont l’atelier est voisin, et de l’art des maîtres de la Renaissance allemande, en particulier Albrecht Altdorfer, Matthias Grünewald, Jérôme Bosch, et Albrecht Dürer.

La maturité de la peinture de Francis Gruber

À la fin des années 1920, la peinture de Francis Gruber atteint un stade de maturité grâce à un renouveau de ses influences. Il s’inscrit à l’Académie Scandinave de Montparnasse en 1929, où il suit l’enseignement d’Othon Friez, Charles Dufresne et Henri de Waroquier, et où il fréquente Pierre Tal Coat et Francis Tailleux.
Dès lors, ses peintures se présentent sous la forme de larges compositions d’une grande fantaisie, mais interprétées par le biais d’un réalisme cru. Francis Gruber puise inspiration dans le réalisme du courant expressionniste, et accorde la même importance à l’imagination que les Surréalistes. L’influence de l’esthétique des peintres de la Renaissance flamande et allemande persiste dans ses peintures de maturité.

Francis Gruber est un peintre reconnu dès 1932, comme le montre l’acquisition d’une de ses natures mortes par le musée du Luxembourg. Sa première exposition personnelle de dessins a lieu à l’Académie Ranson en 1934. C’est à cette occasion que Francis Gruber rencontre Alberto Giacometti, qui devient rapidement un proche ami. À partir de 1935, Francis Gruber expose régulièrement aux côtés d’Alberto Giacometti, André Marchand, Pierre Tal Coat et Francis Tailleux.

Francis Gruber, peintre engagé

Francis Gruber s’engage politiquement et socialement dans les années 1930. Cet engagement s’exprime par la participation aux manifestations du Front Populaire entre 1935 et 1939, et par son adhésion à la Maison de la Culture, un mouvement consacré à la défense de la culture et à la lutte contre la montée du fascisme. L’art de Francis Gruber s’assombrit progressivement, au gré des bouleversements politiques des années 1930. Ainsi en 1937, au Salon des Jeunes artistes, il expose L’art Cruel pour protester contre la guerre d’Espagne.

Pendant la Seconde guerre mondiale, Francis Gruber n’est pas mobilisé dans l’armée française en raison de son asthme, mais il s’engage artistiquement contre la misère de la guerre et contre la violence de son époque. Ainsi, en 1942, il peint un Hommage à Jacques Callot en référence aux violences de la guerre. Pendant la Seconde guerre mondiale, il conçoit une série de grandes toiles allégoriques qui témoignent de son engagement politique par l’intermédiaire du sarcasme et de l’absurde. Cependant, la santé du peintre se détériore. Il fait face à d’importantes difficultés économiques, est vivement touché par la mort de sa mère, et ses crises d’asthme s’accentuent.

Francis Gruber décède en 1948 à l’âge de 36 ans, et est inhumé à Thomery en Seine-et-Marne dans une tombe dessinée par son ami Alberto Giacometti. Il meurt prématurément mais jouissant de la reconnaissance officielle, un an après avoir reçu le prix national de peinture pour Nu assis (1947).

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Francis Gruber

Francis Gruber est un artiste apprécié tant en France qu’aux États-Unis. L’estimation des peintures de Francis Gruber est généralement comprise entre 10 000 et 50 000 €, et le prix de vente peut atteindre les 100 000 €. Les records ont été obtenus dans les années 1990, le prix le plus haut ayant été atteint pour Nu aux fleurs (1948), une toile vendue à Paris en 1990 pour 137 814 €. Les toiles suscitent encore aujourd’hui de belles enchères, comme le montre la vente de L’atelier pour 60 000 € à Paris en 2018.
Quant aux dessins et aquarelles, ils sont plus anecdotiques sur le marché. Ils représentent 25% des ventes, pour 5% pour du chiffre d’affaires. Quelques milliers d’euros suffisent généralement à acheter une feuille de Francis Gruber.

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(Illus.) Francis Gruber, Job, 1944, huile sur toile, Londres, Tate gallery.

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Estimation gratuite Felix Labisse

Félix Labisse

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Estimation et cote de l'artiste Félix Labisse

Félix Labisse (1905-1982) est un peintre, affichiste, décorateur et scénariste français proche du Surréalisme. Découvrez l’histoire de Félix Labisse et ses peintures contemporaines. Besoin d’une expertise ? Estimez une œuvre de Félix Labisse en contactant l’équipe d’Estimon’objet !

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Félix Labisse, un peintre à Ostende

Félix Labisse est très marqué dans sa jeunesse par un séjour à Ostende où il rencontre le peintre expressionniste James Ensor. Les premières peintures de Félix Labisse sont vivement inspirées par James Ensor. Dès lors, il se rend régulièrement à Ostende. Il s’y installe finalement comme galeriste en 1927, lorsqu’il fonde la Galerie d’Art Moderne. Bien inséré à Ostende, il y fréquente notamment Constant Permeke, Léon Spilliaert, Henri Vandeputte, et Jean Teugel.

Rapidement, Félix Labisse investit d’autres arts. En 1928, alors qu’a lieu sa première exposition particulière de peinture, il commence à écrire aussi des poèmes et récits. L’intérêt de Félix Labisse pour la littérature s’exprime également par la réalisation de portraits d’écrivains, notamment comme décor mural pour la librairie Corman à Ostende (1931), et par la conception de décors de théâtre. Au cours de sa carrière, il en conçoit plus de quatre-vingts. Félix Labisse s’intéresse également au cinéma et fonde la même année le Club du Cinéma d’Ostende en 1928 en collaboration avec Henri Storck. Félix Labisse multiplie alors les expériences avec le cinéma, et tient même le premier rôle dans « La Mort de Vénus », un court métrage d’Henri Storck. Tout au long de sa carrière, Félix Labisse manifeste son goût pour le cinéma contemporain à travers la participation à des courts-métrages d’avant-garde.

Félix Labisse et la peinture surréaliste

À la fin des années 1920, la peinture de Félix Labisse s’approche du courant Surréaliste. Cependant, il n’est jamais reconnu comme tel par les membres du mouvement. Les séjours parisiens de Félix Labisse à partir de 1932 lui permettent de renforcer ses liens avec le Surréalisme français. Il rencontre dès 1932 Jean-Louis Barrault, Robert Desnos, Antonin Artaud, Roger Vitrac, et Germaine Krul, puis en 1935 Jacques Prévert et André Masson, et enfin en 1938 il se lie d’amitié avec les surréalistes belges René Magritte et Paul Delvaux. Les toiles de Félix Labisse se nourrissent de ces multiples rencontres. 

Il développe alors un style reconnaissable, faisant usage d’une peinture dense, opaque, dominée par les teintes grises et bleu, qui laissent la part belle à l’imagination. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Félix Labisse s’engage à travers la peinture. En 1941, il peint des Arbres anthropophages, puis l’année suivante Les malheurs de la guerre.

Le renouveau de la peinture de Félix Labisse

En 1943, la peinture de Félix Labisse connaît un renouveau et se transforme dans l’esprit. Désormais, les toiles de Félix Labisse sont d’un érotisme affirmé. Il représente des corps lascifs aux formes lisses, à l’aide de couleurs crues, se déployant dans un monde étrange. Le bonheur d’être aimé (1943), La fille prodigue (1943) ou encore Les courtisanes sont emblématiques de ce revirement. À partir de 1947, alors qu’il fréquente les peintres Surréalistes révolutionnaires, Félix Labisse s’essaie aux peintures-objets. Il conçoit également des meubles-sculptures tels que la table-fesse de 1951, qui permettent à l’artiste de développer son intérêt pour l’érotisme également en volume. Le monde fantastique et érotique des toiles de Félix Labisse s’enrichit au gré des années, et il se nourrit notamment de ses multiples voyages au Brésil entre 1950 et 1967. Fasciné par la nature, les femmes et la magie brésilienne, il élargit son répertoire de formes.

Les années 1960 constituent une période particulièrement prolixe dans la carrière de Félix Labisse. Ainsi, en 1962, le peintre renouvelle son vocabulaire et il invente les « libidoscaphes », des formes complexes à connotation sexuelle évoluant dans un environnement aquatique. L’année suivante, il crée ses premières femmes bleues, qui lui valent une immense célébrité. Enfin en 1964, il inaugure la série des Grands D, une série de toiles dont tous les titres commencent par D, et qui représentent des formes célestes de développant dans l’espace. La carrière de Félix Labisse est récompensée par son élection à l’Académie des Beaux-Arts en 1966, et par l’organisation de plusieurs expositions rétrospectives à partir de 1969.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Félix Labisse

L’estimation des œuvres de Félix Labisse varie en fonction de leur qualité et dimensions, de leur datation, de leur rareté, de leur provenance, et de leur état de conservation de l’œuvre. L’indice des prix des œuvres de Félix Labisse connaît aujourd’hui une croissance importante, avec une hausse de 314% enregistrée entre 2000 et 2023. Les peintures sont les œuvres de Félix Labisse qui s’échangent le plus aisément, avec des prix généralement compris entre 1 000 et 50 000 €. Les toiles peintes à partir de 1943 sont les plus recherchées des collectionneurs. Le record des ventes reste détenu par Histoire naturelle (1943), une toile adjugée à Londres en 2007 pour 83 402 € (55 000 £ ). Les dessins et aquarelles suscitent également de belles enchères, avec un prix de vente le plus souvent compris entre 1 000 et 5 000 €.

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(Illus.) Felix Labisse

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Eugène Leroy

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Estimation et cote de l'artiste Eugène Leroy

Eugène Leroy (1910-2000) est un maître de l’art contemporain à la trajectoire unique. Si sa renommée à d’abord été limitée au Nord de la France, dont il est originaire, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des artistes majeurs du XXème siècle français. Peintre, graveur et dessinateur, il a été associé au groupe de Roubaix. Découvrez l’histoire d‘Eugène Leroy et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Eugène Leroy, un peintre du Nord de la France

Eugène Leroy est un peintre né dans le Nord de la France, près de Tournai. Il se forme en fréquentant les musées, qu’il fréquente assidûment. Eugène Leroy s’essaie d’abord au dessin, puis peint à l’huile à partir de 1925. L’artiste nourrit sa création de ses voyages notamment en Italie en 1928. Il complète son apprentissage de la peinture par deux passages aux Écoles des Beaux-Arts de Lille et de Paris en 1932. Rapidement, Eugène Leroy s’installe dans les Ardennes (1933-1935), puis à Croix près de Roubaix (1935). C’est dans sa région natale que le peintre développe son style personnel, et qu’il se fait reconnaître.

Après la Seconde guerre mondiale, Eugène Leroy se rattache au cercle informel que constitue le Groupe de Roubaix, aux côtés d’Eugène Dodeigne, Marc Ronet, ou encore Arthur van Hecke. Ce groupe d’artistes témoigne du dynamisme artistique de la région de Roubaix dans l’immédiate après-guerre, où les créateurs s’emploient à renouveler la peinture. Après Roubaix, Michel Leroy s’installe en 1958 à Wasquehal, près de Lille, dans une petite maison-atelier. Il y peint jusqu’à la fin de sa vie, tout en menant de pair une carrière d’enseignant de grec et de latin.

Eugène Leroy, un maître de la peinture

Eugène Leroy est un peintre attaché aux maîtres anciens, qu’il admire inlassablement. Ainsi, il effectue de nombreux voyages pour voir les œuvres des maîtres de la peinture ancienne et moderne. Il parcourt les Pays-Bas à bicyclette pour voir les œuvres de Rembrandt et de Vincent Van Gogh. Eugène Leroy se rend également sur la Mer du Nord, ainsi qu’en Allemagne, où il admire les toiles de Paul Klee et de Vassily Kandinsky à Munich. En Italie, c’est Giorgione qui attire toute son attention. Eugène Leroy admire ses œuvres à Venise et à Castelfranco. Enfin en 1956, le peintre se rend en Espagne pour étudier les toiles de Francisco de Goya, Francisco de Zurbarán, Diego Velasquez, et El Greco.

Eugène Leroy est un artiste à part, qui rend hommage aux maîtres anciens tout en renouvelle les motifs iconographiques traditionnels. Eugène Leroy s’inspire avant tout des peintures flamandes et de l’art de Rembrandt. Le travail de ses toiles s’étire sur plusieurs années, généralement cinq à dix ans, pendant lesquels il applique la peinture en longues bandes, couches sur couches. Ce travail patient dissout les motifs, qui sont rendus plastiquement. De cette manière, Eugène Leroy cherche à traduire son émotion face au motif, et à attirer l’attention sur la lumière et les coloris des toiles. Fruit d’un travail lent et minutieux, les peintures d’Eugène Leroy requièrent également un temps d’appréhension de la part du spectateur pour apprécier le motif. Les paysages et les nus sont les motifs de prédilection d’Eugène Leroy. Il peint avant tout la mer du Nord et la nature flamande, ainsi que son épouse Valentine et sa dernière compagne Marina. Outre la peinture, Eugène Leroy a également pratiqué le fusain et le dessin.

La reconnaissance des peintures d’Eugène Leroy

Eugène Leroy est un artiste reconnu dans le Nord, en particulier dans la région de Tourcoing, dès les années 1950. Il enseigne quelques années à l’École des Beaux-Arts de Lille.

Les œuvres d’Eugène Leroy gagnent le marché parisien dans les années 1960, puis sont réputées à l’international dans les années 1980. Ses voyages aux États-Unis en 1972 et en URSS en 1974 lui permettent de puiser de nouvelles inspirations, notamment dans l’œuvre de Mark Rothko et dans la peinture traditionnelle des icônes russes. Ces voyages lui permettent également de se faire connaitre au-delà de l’Europe. En 1974, Eugène Leroy remporte le prix Othon Friesz. À partir de 1977, ses œuvres sont fréquemment exposées à Paris au sein de la galerie Jean Leroy, ouverte par son fils.

Faire estimer gratuitement une peinture d’Eugène Leroy

L’estimation des œuvres d’Eugène Leroy connaît une hausse croissante depuis 2019, avec une envolée du chiffre d’affaires des ventes d’œuvres de l’artiste liée à la dispersion de la collection de Gérard Depardieu (2023), collectionneur assidu des œuvres d’Eugène Leroy. Les peintures, qui représentent 95% des ventes, s’échangent le plus souvent pour un prix compris entre 10 000 et 50 000 €.

 Les enchères atteignent parfois les 100 000 € lorsque la provenance de l’œuvre est remarquable. Ainsi, le record des ventes est détenu par Sur la terre (1977), une huile sur toile adjugée pour 105 000 € à Paris en 2023, issue de la collection de Gérard Depardieu. Les dessins et aquarelles d’Eugène Leroy circulent plus rarement sur le marché de l’art, mais sont accessibles à davantage de bourses. Le prix des feuilles est généralement compris entre 1 000 et 5 000 €.

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(Illus.) Eugène Leroy, La création les filles de Leucippe, 1960-1981, Lille, Palais des Beaux-Arts

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Estimation gratuite Elvire Jan

Elvire Jan

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Estimation et cote de l'artiste Elvire Jan

Elvire Jan (1904-1996), née Kuyumdjian, est une peintre d’origine bulgare active en France à partir de 1926. Cette artiste non figurative s’est illustrée dans différents arts, et en particulier dans la peinture, le vitrail, et le chant. Découvrez l’histoire d’Elvire Jan et ses peintures. Besoin d’une expertise sur une œuvre d’Elvire Jan ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Elvire Jan, de la Bulgarie à Paris

Elvire Jan naît en Bulgarie en 1904 au sein d’une famille d’industriels d’origine arménienne. Le gouvernement bulgare permettant aux arméniens de choisir une seconde nationalité, elle hérite du choix de ses parents d’une double nationalité persane. Elvire Jan se forme rapidement dans un contexte multiculturel. Elle réside en Suisse à partir de 1911, où elle émet le désir de devenir médecin. Cependant, en tant que femme de nationalité persane, elle rencontre trop d’obstacles, et se tourne finalement vers l’étude de la peinture. Elvire Jan parcourt l’Europe dans les années 1920 et se rend notamment à Vienne, où elle fait la connaissance de Carl Gustav Jung et d’Alfred Adler. Après un séjour en Angleterre, Elvire Jan retourne finalement en Bulgarie en 1923, où elle suit pendant deux ans un enseignement artistique à l’Académie de Peinture. 

Elvire Jan poursuit sa formation aux États-Unis, où elle s’inscrit l’Art Students League en 1925-1926. Pour la première fois, elle peint d’après modèle vivant. Elle fait également la découverte de la peinture française moderne, avec un intérêt particulier pour Georges Seurat et Paul Cézanne. Riche de cette expérience, Elvire Jan se rend à Paris en 1926 et s’inscrit à l’Académie Julian. Elle y suit l’enseignement de Paul-Albert Laurens et rencontre alors les représentants de l’avant-garde française, Jean Bazaine, Paul Filleul, ou encore Mac-Avoy. Après l’Académie Julian, la peintre fréquente l’Académie scandinave à partir de 1928, et étudie auprès d’Henry de Waroquier, Othon Friesz, et Charles Dufresne. Elle s’essaie également à la gravure chez Stanley Hayter à l’Atelier 17. Elvire Jan est alors à la recherche d’un langage personnel, au sein de la seconde École de Paris. Elle nourrit son art de ses multiples rencontres, ainsi que de la pratique du chant.

Elvire Jan et la peinture religieuse

Le thème religieux s’introduit dans la peinture d’Elvire Jan au gré de sa conversion au catholicisme. L’artiste se rapproche du catholicisme par l’intermédiaire de Camille Bourniquel, poète et peintre rencontré chez Alfred Manessier au Bignon, où elle trouve refuge pendant la Seconde guerre mondiale. À partir de 1944, Elvire Jan adopte des figures religieuses dans ses peintures. Sa manière ne change pas, en revanche elle figure des saints, des Vierges, ou encore des orantes. Cette transformation traduit sa fascination nouvelle pour les icônes. La peinture d’Elvire Jan demeure figurative jusqu’en 1949.

Les peintres abstraites d’Elvire Jan

Elvire Jan se tourne vers l’Abstraction en 1950. Elle se rattache au courant de l’Abstraction lyrique, traduisant par des formes poétiques son intérêt pour la religion et la nature. Les toiles d’Elvire Jan expriment de manière intimiste ses émotions, sa sensibilité, et le fruit de ses méditations. Entre 1950 et 1955, la peintre privilégie les coloris lumineux et chaux, et ses toiles s’organisent en trames linéaires enserrant les plages de couleurs. Progressivement, les couleurs s’assombrissent, et les structures de ses trames d’assouplissent. Elvire Jan traduit également ses recherches dans le vitrail. Le verre lui permet de travailler d’une autre manière le rapport entre les couleurs et la lumière. Elle conçoit ainsi les vitraux de l’église d’Ezy-sur-Euse, ainsi que ceux de la cathédrale de Saint-Dié dans les Vosges.

Elvire Jan assouplit encore son trait dans les années 1960 et ses toiles se font plus fluide. La peintre s’intéresse alors aux contrastes entre les couleurs brillantes et les fonds noirs et mats. Elle interroge également la superposition des formes dans ses peintures et aquarelles. Les années 1970 inaugurent un nouveau chapitre dans la carrière d’Elvire Jan. Elle propose dès lors des toiles presque monochromes, aux couleurs élémentaires, qui traduisent sa recherche de pureté dans l’art.

Faire estimer gratuitement une peinture d’Elvire Jan

Elvire Jan est une artiste relativement discrète sur le marché de l’art. Ses œuvres sont en outre délicates à attribuer car toutes ne sont pas signées. Au sein de l’œuvre d’Elvire Jan, ce sont aujourd’hui les tableaux qui s’échangent le plus aisément sur le marché de l’art, avec des prix majoritairement compris entre 1 000 et 5 000 €. Les compositions abstraites des années 1950 sont celles qui attisent le plus d’intérêts auprès des collectionneurs, et qui atteignent la fourchette haute des prix. Quant aux dessins et aquarelles, ils peuvent être acquis pour quelques centaines d’euros. 

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(Illus.) Elvire Jan

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