Estimation gratuite Diego Rivera

Diego Rivera

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Estimation et cote de l'artiste Diego Rivera

Diego Rivera (1886-1957) a bouleversé l’histoire de l’art. Né au Mexique, il a passé de longues années à Paris au contact des grands maîtres cubistes, avant de revenir chez lui pour mettre en avant l’histoire de son peuple. Marié à la célèbre Frida Kahlo, il formait avec elle un couple mythique qui a profondément marqué la culture mexicaine ! Ses fresques immenses et ses portraits profonds font de lui une figure emblématique de l’art moderne.

Vous possédez une œuvre de Diego Rivera ? Avec Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Diego Rivera

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La cote de Diego Rivera sur le marché de l’art

La cote des peintures à l’huile

Les peintures à huile de Diego Rivera sont les pièces les plus convoitées par les grands musées et les collectionneurs du monde entier. La valeur de ses tableaux reste très élevée, tout simplement parce que chaque œuvre raconte l’histoire et l’âme du Mexique. Quand une toile majeure arrive aux enchères à New York ou à Mexico, la bataille entre les acheteurs est souvent intense et les prix s’envolent vers des sommets impressionnants !

Quelques exemples :

  • Los Rivales (1931) : cette huile iconique a été adjugée en mai 2018 chez Christie’s à New York pour la somme historique de 9,76 millions de dollars.
    Baile en Tehuantepec (1928) : une composition majeure qui illustre sa virtuosité, vendue pour 15,7 millions de dollars chez Sotheby’s.
    Niña con muñeca (1954) : un portrait de maturité vendu en 2022 pour 1,5 million de dollars.

La cote des œuvres sur papier

Ses dessins, fusains et aquarelles sont de vrais trésors que les amateurs s’arrachent. Ils montrent le travail de recherche de l’artiste : avant de peindre des murs immenses, il traçait des lignes d’une précision incroyable. C’est une porte d’entrée plus accessible pour posséder une œuvre originale de Diego Rivera !

Quelques résultats de ventes :

  • Albañil sentado sobre una piedra (1939) : une étude à l’encre très précise vendue 85 000 € en 2023.
    Granja palmera (1951) : une aquarelle et crayon partie pour 125 000 € en 2024.
    Étude de personnage (1945) : un dessin intime adjugé 62 000 € en 2022.

La cote des éditions et estampes

Rivera voulait que son art soit vu par tout le monde, pas juste par une petite élite. Il a donc travaillé avec des ateliers pour créer des lithographies. Ces tirages, souvent signés, permettent aux passionnés d’avoir une œuvre authentique à un prix plus doux tout en gardant une vraie valeur !

Quelques résultats de ventes :

  • El Sueño (La Noche de los pobres, 1932) : une lithographie emblématique adjugée 14 500 € en 2025.
    Portrait d’ouvrier (1930) : un tirage numéroté vendu 12 000 € en 2024.
    Composition monumentale (1940) : une estampe originale partie pour 9 000 € en 2023.

Comment reconnaître une peinture de Diego Rivera ?

Pour savoir si vous avez un vrai Rivera sous les yeux, regardez avant tout la force des volumes. Ses personnages ne sont pas juste peints : ils semblent sculptés dans la toile ! Ils ont des formes pleines, généreuses et arrondies, ce qui leur donne une présence imposante. Cette manière de traiter les corps est vraiment sa marque de fabrique.

La palette de couleurs est aussi un indice très important. Rivera ne choisit pas ses teintes au hasard : il adore les ocres, les terres de Sienne brûlée et les bleus profonds, comme ceux que l’on trouve dans les pigments naturels et les poteries traditionnelles du Mexique. Ces couleurs chaudes et terreuses donnent à ses œuvres un côté organique.

Enfin, soyez attentif à ce que dégage le tableau. Diego Riviera cherche toujours à mettre en avant la fierté du peuple mexicain. Que ce soit dans le regard d’un ouvrier, la courbure d’un dos au travail ou la douceur d’une scène rurale, il y a toujours une grande dignité.

Reconnaître la signature de Diego Rivera

La signature de Diego Rivera est comme lui : directe et affirmée. Vous la trouverez souvent en bas à droite de l’œuvre. Elle se compose généralement de son prénom et de son nom, parfois avec l’année. Il ne cherche pas à faire compliqué, il signe tout simplement pour certifier son œuvre.

Attention toutefois, soyez très vigilant ! Le marché de l’art est malheureusement inondé de copies. Il est fréquent de croiser des signatures qui imitent bien le style général, mais qui manquent de la vivacité ou de la spontanéité propre à la main de l’artiste. Il ne faut surtout pas oublier qu’une signature ne suffit jamais, à elle seule, à garantir l’authenticité d’une œuvre. Elle n’est qu’un indice parmi d’autres et certainement pas une preuve absolue. Faites confiance à Estimon’objet pour vous aider à déceler une vraie toile de Diego Riviera.

Tableaux de Diego Rivera : ce que regardent nos experts

Quand il examine un tableau (même en photo), Romain Rudondy, notre spécialiste de l’art moderne, ne cherche pas à impressionner avec des mots compliqués : il essaie juste de comprendre si la peinture a « l’âme » de Diego Rivera.

Il regarde surtout comment la peinture a été étalée. Rivera aimait les textures riches : si la peinture semble trop lisse, trop parfaite ou comme sortie d’une imprimante moderne, Romain se pose tout de suite des questions ! Il vérifie aussi si les personnages sont dessinés avec cette force et cette générosité typiques de l’artiste. Il y a chez Rivera une sorte de magie : ses personnages semblent lourds et solides, mais en même temps, le trait reste très souple et vivant. C’est ce contraste-là que Romain cherche.

Il regarde aussi les petits signes du temps qui passe. Une toile qui a près de cent ans a forcément vécu des choses : de légères craquelures, une patine particulière… Tout cela, c’est ce qui prouve l’âge réel du tableau. Un faussaire a beaucoup de mal à imiter ce travail du temps qui paraît si naturel.

Vous n’avez pas besoin de vous déplacer avec votre tableau. Romain réalise une première estimation très précise directement à partir de vos photos. Il suffit de nous envoyer des clichés bien nets de l’œuvre entière, de la signature et, si possible, de l’arrière du tableau. C’est simple, rapide, et cela permet à Romain d’analyser tous ces petits détails essentiels pour vous donner un avis éclairé. C’est l’expertise Estimon’objet à votre service !

Diego Riviera, un peintre contemporain au parcours unique

Diego Rivera est né en 1886 à Guanajuato, au Mexique. Très jeune, le dessin devient une passion dévorante alors en 1907, à 21 ans, il rejoint l’Europe pour parfaire son art. Il s’installe à Paris, en plein cœur de Montparnasse, où il côtoie les plus grands maîtres de l’époque, comme Picasso… Et s’imprègne de toute l’audace de la peinture moderne.

Pourtant, malgré une carrière qui s’annonce prometteuse en Europe, le besoin de retrouver ses racines devient irrésistible. En 1921, son retour au Mexique agit comme un véritable déclic ! Il décide alors de consacrer tout son talent à raconter l’histoire de son peuple et à sublimer la beauté de sa terre natale. Rivera refuse catégoriquement de garder son art dans le silence des musées : il veut que ses peintures parlent directement aux travailleurs, aux paysans et aux étudiants. Ses fresques monumentales, peintes sur les murs des bâtiments publics, deviennent de véritables outils de combat social !

Son engagement politique est d’ailleurs indissociable de sa démarche artistique. Membre fondateur du Parti communiste mexicain, il utilise sa peinture pour dénoncer les injustices et glorifier les traditions indigènes. Sa vie personnelle est tout aussi intense, marquée par son union célèbre avec Frida Kahlo. Ensemble, ils forment un couple mythique dont la complicité artistique et le tempérament passionné ont profondément marqué la culture mexicaine !

Jusqu’à sa mort en 1957, Diego Rivera reste un créateur infatigable. Il n’a jamais cessé de peindre, de voyager et de se battre pour ses idéaux. Il laisse derrière lui un héritage immense : plus qu’un simple peintre, il demeure la voix vibrante d’un peuple tout entier.

(Illus.) Diego Rivera, Entering the City, 1930, peinture murale, Palais de Cortés, Cuernavaca, Mexico.

 

Ce qui me fascine chez Diego Rivera, c’est sa manière de créer ses couleurs. Pour lui, la peinture ne commençait pas au moment où le pinceau touchait la toile, mais bien avant, dans son atelier. Il était passionné par les techniques ancestrales et prenait un réel plaisir à fabriquer ses propres mélanges. En utilisant de la chaux et des pigments naturels, il parvenait à créer des teintes uniques qui rappelaient la force des anciennes fresques mexicaines. C’est ça qui donnait à ses œuvres cette âme si particulière !

En lien avec Diego Rivera

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Edouard Pignon

Edouard Pignon

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Estimation et cote de l'artiste Edouard Pignon

Vous possédez une peinture d’Édouard Pignon, une gouache, un dessin, une lithographie ou une céramique et souhaitez connaître sa valeur ? Artiste majeur de la peinture française du XXe siècle, Édouard Pignon développe une œuvre puissante, située entre figuration et abstraction, dans laquelle le mouvement, la couleur et l’observation du réel occupent une place essentielle.

La cote d’Édouard Pignon dépend notamment de la technique, du format, de la période de création, du sujet représenté, de la provenance et de l’état de conservation. Les grandes huiles sur toile appartenant aux séries des Mineurs, des Catalanes, des Oliviers, des Combats de coqs, des Battages, des Plongeurs ou des Nus rouges sont particulièrement recherchées. Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise, l’authentification et l’estimation d’une œuvre d’Édouard Pignon, en toute confidentialité.

Estimation gratuite Edouard Pignon

Prix des œuvres d'Edouard Pignon

  • Peintures à l’huile : de 800 € à plus de 110 000 €

  • Gouaches, aquarelles et dessins : de 150 € à plus de 10 000 €

  • Lithographies et céramiques : de 30 € à plus de 10 000 €

L’estimation d’une œuvre d’Édouard Pignon commence par l’identification de sa technique, de son support, de ses dimensions et de sa période de création. Les experts examinent la composition, la palette, le traitement du mouvement et le rattachement éventuel à une série connue. Une huile sur toile des Oliviers, des Combats de coqs, des Battages ou des Plongeurs ne possède pas la même valeur qu’une étude préparatoire, une lithographie tirée à plusieurs exemplaires ou une œuvre tardive. La signature, les inscriptions portées au dos, les étiquettes anciennes, les factures et l’historique de propriété sont également déterminants.

L’état de conservation doit ensuite être étudié avec attention. Les déformations de la toile, repeints, restaurations, déchirures, taches, rousseurs ou altérations du papier peuvent modifier sensiblement la valeur. Une signature « Pignon » ne suffit jamais, à elle seule, à garantir l’authenticité. Estimon’Objet analyse l’ensemble de ces éléments et compare l’œuvre à des pièces documentées ainsi qu’à des résultats de vente pertinents. Cette approche permet d’obtenir une estimation fiable et argumentée, adaptée au marché actuel.

La cote d’Édouard Pignon sur le marché de l'art

La cote d’Édouard Pignon reste soutenue pour ses peintures originales et ses œuvres sur papier les plus caractéristiques. Le marché distingue nettement les grandes compositions historiques, les études préparatoires et les multiples. Les tableaux des années 1940 à 1970 liés aux principales séries de l’artiste concentrent généralement les prix les plus élevés. Les montants indiqués ci-dessous correspondent à des résultats publiés. Ils doivent être interprétés en tenant compte du format, de la technique, de la provenance et de l’état de chaque œuvre.

La cote des peintures à l’huile d’Édouard Pignon

Les grandes huiles sur toile sont les œuvres les plus valorisées. Les collectionneurs recherchent notamment les Catalanes, les scènes d’Ostende, les Mineurs, les Oliviers, les Combats de coqs, les Battages, les Plongeurs et les Nus rouges.

Parmi les résultats documentés figurent :

  • Le Viaduc (Bandol), peint en 1957, adjugé 110 000 € en 2013.
  • Sans titre, grande huile sur toile de 1959 mesurant 180 × 260 cm, vendue 10 080 € en 2022.
  • Les Trois Plongeurs, huile sur toile de 1965 mesurant environ 163 × 131 cm, vendue 5 377,50 $ en 2011.
  • Nus blonds, huile sur toile de 1970, vendue 3 585 $ en 2011.

Ces résultats illustrent les écarts importants observés sur le marché. Une grande composition issue d’une période recherchée peut largement dépasser la valeur d’une toile de dimensions plus modestes ou d’un sujet moins caractéristique.

La cote des gouaches, aquarelles et dessins d’Édouard Pignon

Le dessin occupe une place centrale dans la démarche de l’artiste. Édouard Pignon réalisait de nombreuses études sur le vif avant de transposer ses observations dans ses peintures. Les gouaches, aquarelles, encres et dessins liés à ses séries majeures sont donc particulièrement intéressants.

Quelques résultats permettent de situer ce marché :

  • Autour de la table, aquarelle et pastel gras sur papier, adjugée 2 800 CHF.
  • Scène d’intérieur, gouache sur papier, vendue 1 313 €.
  • Sans titre, œuvre sur papier datée de 1972, vendue 1 147,50 € en 2021.
  • Le Coq, dessin au crayon, adjugé 600 € en 2022.
  • Un ensemble de deux dessins a été vendu 527 €, frais inclus.

Les grandes gouaches anciennes et les études directement rattachées aux Oliviers, aux Mineurs, aux Combats de coqs ou aux Battages peuvent atteindre des montants sensiblement supérieurs.

La cote des lithographies et céramiques d’Édouard Pignon

Les lithographies d’Édouard Pignon constituent la partie la plus accessible de son œuvre. Leur valeur dépend du sujet, du tirage, de la présence d’une signature manuscrite, de la justification et de l’état du papier. Les exemplaires non signés ou tirés en grand nombre se négocient souvent à quelques dizaines d’euros, tandis que les estampes rares, signées et numérotées peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros.

Les céramiques d’Édouard Pignon sont beaucoup plus rares. L’artiste découvre cette technique à Vallauris au début des années 1950 et réalise ensuite plus de deux cents pièces. Les sujets de coqs, de figures et de faunes sont particulièrement représentatifs de son travail. Les bases de résultats internationales font apparaître des prix dépassant 10 000 € pour des pièces décoratives importantes, tandis que les œuvres plus simples ou moins documentées peuvent être estimées à quelques centaines ou quelques milliers d’euros.

Comment reconnaître une œuvre d’Édouard Pignon ?

Une œuvre d’Édouard Pignon se reconnaît d’abord à son rapport très particulier au mouvement. L’artiste ne cherche pas à reproduire une scène de manière photographique : il superpose les gestes, les points de vue et les instants successifs. Les corps, les branches d’oliviers, les ailes des coqs ou les silhouettes des plongeurs semblent ainsi se déployer dans tout l’espace de la composition.

Sa peinture se caractérise également par des formes puissamment structurées, des contours expressifs et une couleur utilisée comme une force autonome. Les rouges, bleus, jaunes, noirs et blancs s’opposent souvent avec intensité. Même lorsqu’il se rapproche de l’abstraction, Pignon conserve un lien constant avec la réalité observée : le travail des mineurs, les pêcheurs d’Ostende, les paysans italiens, les oliviers du Midi ou les corps en mouvement.

Il convient néanmoins de distinguer une œuvre originale d’une lithographie, d’une affiche ou d’une reproduction. L’observation du support, de la matière picturale, des dimensions, des inscriptions et du mode d’impression est indispensable. Une expertise professionnelle permet également d’écarter les erreurs d’attribution et les œuvres portant une signature ajoutée.

Reconnaître la signature d’Édouard Pignon

Édouard Pignon signe généralement ses œuvres du nom « Pignon », dans une écriture manuscrite souple et rapide. La signature peut apparaître en bas à droite ou en bas à gauche de la composition. Elle est parfois accompagnée des deux derniers chiffres de l’année, par exemple « Pignon 59 » ou « Pignon 62 ».

Sur certaines peintures, une seconde signature, un titre ou une date peuvent être inscrits au revers de la toile ou sur le châssis. Les œuvres sur papier sont souvent signées au crayon, à l’encre ou directement dans la matière colorée. Les lithographies doivent, quant à elles, être examinées afin de différencier une signature manuscrite d’une signature imprimée dans la planche.

La forme de la signature évolue et peut varier selon le support. Elle doit toujours être confrontée à la technique, à la provenance et aux caractéristiques stylistiques de l’œuvre. Estimon’Objet peut examiner ces éléments afin de déterminer si la signature est cohérente avec les pratiques connues de l’artiste.

Signature Edouard Pignon
Expertise signature Edouard Pignon

Estimation d’une œuvre d’Édouard Pignon : ce que regardent les experts

Pour réaliser l’estimation d’une œuvre d’Édouard Pignon, les experts étudient d’abord sa technique, son format, son support et sa période de création. Une huile sur toile possède généralement une valeur supérieure à celle d’un dessin, d’une lithographie ou d’une œuvre de petit format. Les créations des années 1940 à 1970, correspondant aux grandes séries de l’artiste, sont particulièrement recherchées. Les Mineurs, les Catalanes, les Oliviers, les Combats de coqs, les Battages, les Plongeurs et les Nus rouges figurent parmi les sujets les plus appréciés des collectionneurs.

La provenance, la signature et l’état de conservation jouent également un rôle déterminant dans la valeur d’une œuvre d’Édouard Pignon. Une facture ancienne, une étiquette d’exposition ou un historique de propriété documenté peuvent renforcer son intérêt. Les experts vérifient aussi l’emplacement et la graphie de la signature, ainsi que les éventuelles inscriptions portées au revers. Enfin, la présence de restaurations, de repeints, de déchirures ou d’altérations du support peut modifier sensiblement l’estimation. Estimon’Objet analyse l’ensemble de ces critères afin de proposer une expertise fiable et argumentée.

Biographie d’Édouard Pignon

Édouard Pignon naît le 12 février 1905 à Bully-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, au sein d’une famille de mineurs. Il travaille lui-même à la mine dès son adolescence, puis exerce différents métiers dans le bâtiment. Autodidacte, il apprend à dessiner et à peindre tout en observant le monde ouvrier qui l’entoure. Installé à Paris en 1927, il travaille notamment en usine et fréquente les cours du soir. Pendant l’Occupation, il participe à la Résistance et prend part à l’exposition des Jeunes peintres de tradition française. Il contribue également à la fondation du Salon de Mai.

Après la guerre, Pignon travaille par grandes séries. Ses séjours à Collioure donnent naissance aux Catalanes, tandis que ses voyages à Ostende inspirent des scènes de pêcheurs et de voiles. Il peint ensuite les Mineurs, les Oliviers, les Combats de coqs, les Battages, les Plongeurs, les Têtes de guerriers et les Nus rouges. Proche de Pablo Picasso, sans jamais se placer sous son influence exclusive, il défend une peinture indépendante, fondée sur l’observation directe et la mémoire du mouvement.

Pignon pratique également la gouache, l’aquarelle, la lithographie, la céramique et la sculpture monumentale. À Vallauris, il réalise plus de deux cents céramiques avant de concevoir plusieurs œuvres destinées à l’espace public. Ses créations sont aujourd’hui conservées dans d’importantes collections publiques françaises et internationales. Édouard Pignon meurt le 14 mai 1993 à La Couture-Boussey, laissant une œuvre majeure de la figuration française d’après-guerre. Sa présence dans des collections publiques comme celles du Musée d’art moderne de Céret et du Museum of Modern Art confirme sa place dans l’histoire de l’art du XXe siècle. Musée d’art moderne de Céret, MoMA

Pour estimer une œuvre d’Édouard Pignon, il faut d’abord déterminer si elle appartient à l’une de ses grandes séries. Un Combat de coqs, un Olivier ou un Battage clairement identifiable ne se valorise pas comme une composition isolée. Les inscriptions au revers, les anciennes étiquettes et les documents de provenance peuvent également faire évoluer sensiblement l’estimation. Je recommande de ne jamais nettoyer une peinture ni retirer son châssis ou son encadrement avant l’expertise. 

Vous possédez une peinture, une gouache, un dessin, une lithographie ou une céramique d’Édouard Pignon ? Adressez à Estimon’Objet des photographies nettes de l’ensemble de l’œuvre, de la signature, du revers et des éventuelles étiquettes, accompagnées de ses dimensions et des informations dont vous disposez.

Partenaire privilégié des particuliers et des collectionneurs, Estimon’Objet vous accompagne pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection. Vous bénéficiez d’un avis confidentiel, argumenté et fondé sur l’étude de l’œuvre ainsi que sur sa comparaison avec le marché. Demandez dès maintenant votre estimation gratuite auprès d’Estimon’Objet.

En lien avec Edouard Pignon

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Charles Lapicque

Charles Lapicque

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Estimation et cote de l'artiste Charles Lapicque

Charles Lapicque (1898-1988) est un peintre et théoricien prolifique de la Seconde École de Paris. Découvrez l’histoire de Charles Lapicque et ses peintures. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Charles Lapicque

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Charles Lapicque, peintre et ingénieur

Charles Lapicque est un artiste pluridisciplinaire, qui a débuté sa carrière comme ingénieur. La sensibilité artistique de Charles Lapicque s’exprime d’abord dans la musique, dans son enfance entre Épinal et Paris. Après avoir servi dans l’artillerie au cours de la Première guerre mondiale (1917-1919), Charles Lapicque débute des études d’ingénieur. C’est à la même période qu’il commence à peindre à l’huile. À partir de 1921, il exerce la profession d’ingénieur dans les travaux électriques. A la même période, Charles Lapicque se forme à la peinture, encouragé par Jacques Lipchitz.

Artistiquement, Charles Lapicque essaie différents styles pour élaborer sa manière. Il expérimente notamment l’Abstraction totale dès 1925 avec Hommage à Palestrina. En définitive, Charles Lapicque décide d’abandonner sa carrière d’ingénieur pour se consacrer à la peinture en 1928. Cependant, en raison de la crise économique de 1929, l’artiste est contraint de prendre un poste d’assistant de laboratoire à la Faculté des Sciences. Il y demeure de 1931 à 1943.

La maturité artistique de Charles Lapicque, peintre et théoricien

Charles Lapicque atteint une maturité artistique dans les années 1930, alors qu’il élabore une théorie des couleurs. Ainsi, fusionnant différentes théories telles que les distances relatives des couleurs, la luminosité des couleurs et les effets relatifs du contraste, Charles Lapicque identifie le bleu comme coloris le plus adapté pour représenter les premiers plans, et le rouge et le jaune pour les points les plus distants. Entre 1935 et 1940, après de nombreuses expérimentations, un style cohérent se distingue dans la peinture de Charles Lapicque. Dans des œuvres telles que la Prise de Ma Kong par l’amiral Courbet (1935), il applique la peinture en touche colorées et contrastées, choisies de manière sensible. 

Au cours de la Seconde guerre mondiale, l’intérêt de Charles Lapicque évolue. Il se concentre alors sur la superposition des formes et la fusion des angles de perspective. Il cherche à démultiplier les points de vue et sa palette s’éclaircit pour faciliter les effets de superposition. Le peintre réalise alors une synthèse des techniques de composition cubistes et de ses propres recherches sur les coloris. Représentant de l’Avant-garde parisienne, Charles Lapicque participe en 1941 à l’exposition Jeunes Peintres de Tradition Française avec Jean Bazaine, Maurice Estève, Léon Gischia, Jean Le Moal, Alfred Manessier, Edouard Pignon, Gustave Singier, et d’autres. Par la suite, il expose régulièrement avec ces mêmes artistes.

Charles Lapicque, le peintre du mouvement

À l’issue de la Seconde guerre mondiale, l’intérêt de Charles Lapicque se reporte sur les différentes manières de figurer le mouvement. À partir de 1946, les multiplications de boucles et entrelacs deviennent caractéristiques de sa manière. Pour transcrire le mouvement, Charles Lapicque multiple également les juxtapositions d’un même profil. Le peintre accorde alors une importance renouvelée au geste même de peindre, s’inspirant par là-même des théories de la Psychanalyse et de l’écriture automatique du Surréalisme. Il conserve des années précédentes son goût pour la couleur.

Si le style de Charles Lapicque est désormais fixé, les thématiques de ses toiles se renouvellent sans cesse : il représente les figures héraldiques (1953), les paysages vénitiens (1953-1955), les paysages bretons (1956-1957), les événements de l’histoire romaine (1957-1958), les épisodes de l’histoire chrétienne (1960), les natures mortes (1963), les paysages et les scènes mythologiques (1963). Charles Lapicque puise alors inspiration dans ses voyages, en particulier à Venise dans les années 1950 et en Grèce en 1963. Par ailleurs, il exerce la mission de peintre de l’Office français de la Marine entre 1948 et 1966, ce qui l’incite à représenter la mer, les bateaux, et notamment les bateaux de guerre.

Charles Lapicque au-delà de la peinture

Outre la peinture, Charles Lapicque s’essaie à de nombreux arts. Ainsi, dans les années 1930, il mène des expériences de sculpture. Il réalise notamment Figure (1938), une œuvre en granit. L’artiste conçoit également des cartons de tapisserie, comme celui de La route de Nagpour (1965). Par ailleurs, Charles Lapicque exerce une activité d’auteur et d’illustrateur. Ainsi, il rédige un Essai sur l’Espace, l’Art et la Destinée, publié par Grasset en 1958. Dans les années 1960, il collabore à l’illustration de nombreux ouvrages, tels que Appareil de la Terre de Jean Follain en 1961, Temps Présumés de Paul Chaulot en 1966, ou encore CLXXI Proverbes à Expérimenter de Jean Guichard-Meili en 1966. La carrière de Charles Lapicque est récompensée par la décoration d’Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur des Arts et Lettres en 1966, ainsi que l’obtention du Grand Prix National de la Peinture en 1979.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Charles Lapicque

Charles Lapicque est un artiste inclassable mais particulièrement estimé des collectionneurs pour sa science de la couleur. Les œuvres de l’artiste s’échangent pour la plupart en Suisse et en France, et ses toiles circulent aisément sur le marché. Les peintures de Charles Lapicque représentent 90% des ventes d’œuvres de sa main. Les toiles s’acquièrent pour un prix compris entre 1 000 et 10 000 €. Les ventes peuvent cependant dépasser les 100 000 € lorsque la provenance de l’œuvre est prestigieuse. C’est le cas de Portrait d’un tigre (1961), peinture adjugée pour 257 406 € (220 000 £ ) en ligne en 2021. 

Cette toile constitue le record des ventes de Charles Lapicque, et provient de la Neue Galerie de Zurich, qui l’avait elle-même acquise au baron Hans Heinrich Thyssen-Bornemisza. Les autres catégories de production de Charles Lapicque sont accessibles à davantage de bourses. Les tapisseries peuvent être acquises pour 500 à 1 000 €, et quelques centaines d’euros permettent généralement d’acheter les dessins et estampes de l’artiste. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Charles Lapicque et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture de Charles Lapicque en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Charles Lapicque

En lien avec Charles Lapicque

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Estimation gratuite Alfred Manessier

Alfred Manessier

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Estimation et cote de l'artiste Alfred Manessier

Alfred Manessier (1911-1993) est un peintre membre de la nouvelle École de Paris. Il s’est illustré par l’aquarelle, la gravure, la lithographie, et les arts décoratifs. Estimation Alfred Manessier: sa cote et sa peinture sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Alfred Manessier

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Alfred Manessier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Alfred Manessier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Alfred Manessier : les années de formation comme peintre

Alfred Manessier grandit à Abbeville puis à Amiens, où il se forme comme peintre au sein de l’École régionale des Beaux-Arts à partir de 1924. L’artiste suit ainsi un enseignement académique, et ses œuvres de jeunesse représentent surtout des paysages picards de manière réaliste. A partir de 1929, Alfred Manessier s’installe à Paris. Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Paris, ainsi qu’au sein des Académies libres de Montparnasse. 

En 1935, il fréquente notamment l’atelier de fresque de Roger Bissière à l’Académie Ranson, où il retrouve Jean Bertholle, Véra Pagava et Étienne-Martin. Alfred Manessier visite également assidument le musée du Louvre, où il copie les œuvres de Rembrandt et du Tintoret. Le style d’Alfred Manessier témoigne des influences Surréalistes et Cubistes auxquelles il est confronté. Alfred Manessier noue une amitié durable avec Jean Le Moal à Paris, qui exerce une influence notable sur son style artistique. Ensemble, Alfred Manessier et Jean Le Moal peignent à Eygalières. Alfred Manessier collabore également avec Robert et Sonia Delaunay pour réaliser le décor du palais de l’Air et le palais des Chemins de fer pour l’Exposition internationale de Paris de 1937.

La conversion d’Alfred Manessier à travers sa peinture

Après sa mobilisation en 1939, la peinture d’Alfred Manessier témoigne de la conversion de l’artiste. Démobilisé en 1940, Alfred Manessier séjourne un temps au monastère trappiste de Soligny en 1943, avant de s’installer à Bignon en Normandie. Il connaît un véritable chemin de conversion qui se traduit par un art plus spirituel. Alfred Manessier propose des motifs centrés sur la figure humaine, dont il cherche à traduire l’intériorité, avec des œuvres telles que Les Pèlerins d’Emmaüs (1944, Centre Pompidou). 

Ce développement est contemporain de sa redécouverte de l’art du Caravage, de Rembrandt, et de Georges de La Tour, artistes qui influencent son traitement de la lumière. À partir de 1944, Alfred Manessier continue à explorer les sujets religieux, mais oriente ses recherches vers l’Abstraction. Entre 1944 et 1948, il réalise également une série de paysages abstraits inspirés des alentours de Bignon. Il organise alors ses compositions en bandes verticales colorées, parfois rehaussées de bandes horizontales, notamment dans Salve Regina (1945, musée d’arts de Nantes). Les éléments figuratifs disparaissent finalement de ses toiles en 1947. Alfred Manessier fait alors partie des artistes qui s’interrogent sur la capacité de l’art contemporain à contenir un sens spirituel.

Alfred Manessier et les Arts Décoratifs

Alfred Manessier s’essaie aux Arts Décoratifs en 1947, lorsqu’il réalise un premier carton de tapisserie, alors même qu’il franchit le seuil de l’Abstraction en peinture. En 1950, Alfred Manessier réalise le carton de la tapisserie du Christ à la Colonne pour l’oratoire des Dominicains à Saulchoir, faisant ainsi entrer la tapisserie abstraite dans les lieux religieux. L’année suivante, en 1948, Alfred Manessier conçoit ses premiers vitraux pour l’église Sainte-Agathe à Bréseux dans le Doubs.

 L’intérêt de l’artiste pour le vitrail croît, car cet art lui permet d’explorer les relations entre la lumière, la couleur, et le dessin graphique. Par ailleurs, les vitraux sont propices aux créations à dimension religieuse. Pour ces raisons, Alfred Manessier conçoit plus de deux cents cartons de vitraux tout au long de sa carrière. Les décors théâtraux sont également une source d’intérêt pour Alfred Manessier. Après une première expérience en 1960 pour la Comédie humaine du ballet de Massine au Festival du Ballet à Nervi, près de Gênes, l’artiste réitère régulièrement la conception de décors et costumes.

Évolution de la peinture abstraite d’Alfred Manessier

En parallèle des expériences liées aux Arts Décoratifs, la peinture abstraite d’Alfred Manessier évolue.
À partir de 1949, le peintre réalise une série de paysages inspirés par la Baie de la Somme. Il s’agit de peintures abstraites, mais fondées sur la réalité sensible. Alfred Manessier avait en effet l’ambition de restituer dans ses peintures à la fois la réalité extérieure et son expérience personnelle.

À partir de 1952, dans le cadre d’une série de toiles sur le thème liturgique, Alfred Manessier adopte un système de composition en « grille », qui articule les motifs. L’attention du peintre porte sur les contrastes des couleurs ternes et lumineuses, en touches disposées comme des tesselles de mosaïque.
La politique devient un thème prédominant des peintures d’Alfred Manessier à partir de 1956. L’artiste réalise plusieurs séries engagées, après la prise de Budapest par l’armée soviétique en 1956, puis en 1968 après l’assassinat de Martin Luther King, ou encore en 1972 autour de la guerre du Vietnam.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Alfred Manessier

Alfred Manessier jouit d’une reconnaissance internationale depuis les années 1960, aux cours desquelles il reçoit à la fois le prix de la 31ème Biennale de Venise et le premier prix de l’Institut international d’art liturgique (1962). La cote des œuvres d’Alfred Manessier a bénéficié dans les années 2000 de l’intérêt croissant des collectionneurs pour les artistes actifs dans l’immédiate après-guerre. Le record des ventes a d’ailleurs été remporté dans ce contexte en 2007, avec «Turris Davidica» (1952), une toile de la collection d’Alain Delon adjugée à Paris pour 340 000 €. Aujourd’hui, les peintures représentent 88% des ventes d’œuvres d’art d’Alfred Manessier. Elles s’échangent le plus souvent pour 10 à 50 000 euros.

Les aquarelles sont accessibles à davantage de bourses, avec un prix généralement compris entre 1 000 et 5 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une peinture d’Alfred Manessier et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une peinture d’Alfred Manessier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Alfred Manessier travaillant aux maquettes de l’église protestante Unser Lieben Frauen à Brême, 1968

En lien avec Alfred Manessier

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Estimation gratuite Kazuo Shiraga

Kazuo Shiraga

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Estimation et cote de l'artiste Kazuo Shiraga​

Kazuo Shiraga (1924-2008) est un artiste japonais profondément marqué par la guerre et ses destructions. Il doit sa renommée à son rôle avant-gardiste notamment en tant que performeur, explorant les matériaux et supports sans aucune limite.

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Kazuo Shiraga, un artiste pleinement investi dans son art

Kazuo Shiraga naît à Amagasaki, au Japon en 1924. Il étudie, tout d’abord, la peinture traditionnelle japonaise à l’Université municipale des Arts de Kyoto… qu’il quitte, en 1948, muni d’un diplôme, pour entrer à celle d’Osaka. En 1950, il devient l’élève de Tsuguo Itoh. Dès 1952, le jeune disciple s’émancipe et fonde le groupe Zero – ou Zero-Kai – avec d’autres artistes tels Saburô Murakami et Akira Kanayama. Ce premier groupe conceptuel d’avant-garde japonais a pour devise : « L’art doit partir du point zéro absolu et se développer selon sa propre créativité ». Trois ans plus tard, le mouvement fusionne avec un mouvement émergeant dans le Japon d’après-guerre : Gutaï. Ce mouvement d’avant-garde prône l’exploration de nouvelles formes d’expression artistique, en ayant souvent recours à des matériaux et des méthodes peu conventionnels, plaçant la liberté d’expression et la créativité au centre de son discours. Kazuo Shiraga s’implique entièrement dans ce mouvement jusqu’à en devenir un membre important. Il prend d’ailleurs part à la première exposition qui a lieu à Tokyo, en 1955, et au cours de laquelle il s’attaque à des troncs d’arbre peints en rouge à l’aide d’une hache : cet acte lui confère le statut de pionnier de l’art de la performance. 

Dès 1956, Kazuo Shiraga se consacre à un projet de « Performances Paintings », des actions dans lesquelles il se met en scène, son corps devenant l’outil de création. Débute alors une longue période d’exploration au cours de laquelle l’artiste peint en utilisant ses pieds, suspendu au plafond par des cordes, en imprimant des mouvements dynamiques pour appliquer la peinture sur de grandes toiles. Ses œuvres se caractérisent par des textures expressives et des coups de pinceau audacieux, reflétant un engagement envers l’exploration de l’interaction entre l’artiste, le médium et la surface de la toile. Cette technique de peinture corporelle, lui permet ainsi de créer des œuvres dynamiques et spontanées qui reflètent l’énergie brute de ses gestes.
Par ailleurs, les performances de l’artiste, dans lesquelles il peint devant un public en utilisant des mouvements physiques intenses, ajoutent une dimension théâtrale à son art. Elles sont souvent captivantes, mettant en lumière cette fusion unique de l’action physique et de la créativité artistique.

Kazuo Shiraga : un art éphémère typiquement japonais

Comme la plupart des membres de Gutaï, Kazuo Shiraga a subi le traumatisme d’Hiroshima et de la défaite de 1945. Aussi la place primordiale que ces artistes accordent au corps, mais également au matériau, est-elle légitime. Les matières brutes, en particulier, telles la boue, les pierres collectées dans la nature, le papier kraft, … sont très présentes dans les œuvres de Gutaï. Tout comme le choix des lieux (forêt, ruines, hangars…) et des formes artistiques (peinture, musique, danse…), ces matières permettent au groupe une liberté totale dans la réalisation de leur art.  

Un art, par ailleurs, souvent éphémère puisque les œuvres créées le sont sur place : certaines, de par leur nature ou leur emplacement, sont amenées à disparaître inévitablement. Alors que d’autres – celles réalisées sur toile – sont détruites, déchirées, brûlées,… par l’artiste-même. Il ne subsiste rien de l’œuvre originale à part d’éventuelles traces sur support vidéo ou photographique. La destruction fait partie du processus de création à part entière chez les membres de Gutaï. Elle reflète un aspect de la philosophie japonaise héritée du bouddhisme : l’attachement, la croyance au caractère éphémère des choses, de la vie…

L’influence internationale de Kazuo Shiraga

Si, au Japon, l’accueil des œuvres de Kazuo Shiraga par ses pairs est réservé voire méfiant, ce n’est pas le cas dans les autres pays. La renommée de l’artiste doit beaucoup au critique d’art français Michel Tapié qui lui permet d’acquérir une réputation en France : ainsi, en 1962, une exposition lui est consacrée. Il entre en relation avec des avant-gardistes français dont Jean-Jacques Lebel… Et aiguise même l’intérêt de l’artiste new-yorkais Allan Kaprow, l’un des fondateurs du Happening, qui confirme l’importance de Kazuo Shiraga dans l’art de la performance. 

En 1968, le performeur décide de transmettre son savoir : il inculque la peinture et l’art occidental contemporain, à Osaka. Puis, en 1971, il intègre le monastère bouddhiste du temple Enryaku, situé sur le mont Hiei, en tant que Sodo Shiraga. Malgré son retrait de la vie artistique mondiale et mondaine, ses œuvres sont et restent présentes dans de nombreuses collections de musées prestigieux à travers le monde. Son travail, de par sa nature innovante, a et continue à avoir un important impact sur l’art contemporain, influençant encore profondément le paysage artistique japonais et international actuel.

À combien sont estimées les œuvres de Kazuo Shiraga ?

Ces dix dernières années, la valeur des œuvres de Kazuo Shiraga est fluctuante avec des chiffres de vente record en 2014 suivie d’une baisse conséquente les trois années postérieures avant de connaître une reprise en 2018-2019. Les quatre années suivantes sont marquées par une relative stabilité. Les ventes de l’artiste concernent essentiellement la catégorie « peinture »(51%), ses dessins et aquarelles représentant une part moindre (27%), suivis de la catégorie « Estampe – multiple » (20% des ventes). Si les dessins et aquarelles de l’artiste se vendent généralement entre 137 € et 240 000 €, ses peintures débutent à 378 € pour atteindre 7 600 000 €, record détenu par une huile sur toile, Takao (1959), vendue à Paris par Sotheby’s en 2018. Classé 110ème dans le top 500 au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2023), les œuvres de Kazuo Shiraga se vendent essentiellement à Hong Kong.
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 (illus.) Kazuo Shiraga

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Estimation gratuite Edgar Plans

Edgar Plans

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Estimation et cote de l'artiste Edgar Plans

Edgar Plans (1977-…) est un artiste espagnol. Son œuvre se caractérise par un style pictural naïf, très coloré et vivant, donnant une place importante à la matière. Le peintre met en images son imaginaire à travers des personnages de dessins animés influencés par le street art.

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Edgar Plans : un art issu de la culture populaire

Edgar Plans est né à Madrid. L’artiste, en partie autodidacte, avoue ne pas savoir quand a débuté, exactement, sa pratique de la peinture et les raisons qui l’ont conduit à se tourner vers cet art. Enfant, il recouvre de ses crayonnages tous les murs à l’extérieur de la maison familiale de Majadahonda, ainsi que les trottoirs. Il bénéficie d’une grande liberté, ses parents encourageant chacun de ses actes et initiatives artistiques. Il dessine également des bandes dessinées. A l’âge de 15 ans, il prend conscience de ses limites et ressent le besoin de développer sa pratique par d’autres biais, et de s’ouvrir également à d’autres champs artistiques. La famille ayant emménagé à Gijón, depuis 1985, Edgar Plans profite des possibilités qu’offre ce nouvel environnement : ainsi rejoint-il l’atelier du peintre José María Ramos. Ce dernier lui enseigne les fondements du dessin et de la peinture. Edgar Plans apprend à s’exprimer à travers ces deux mediums, vecteurs essentiels à son art.

Cependant, le besoin d’expérimenter seul, en totale liberté, d’être en tête-à-tête avec la toile, se fait à nouveau sentir. Edgar Plans prend pleinement conscience de sa nature indépendante, de cette nécessité de trouver sa voie par ses propres moyens. Il quitte alors l’atelier de Ramos, deux ans après l’avoir intégré. Le hasard faisant bien les choses, l’ancien atelier de l’artiste asturien Nicanor Piñole se libère : Edgar Plans s’y installe et commence son travail d’introspection, laissant libre cours à son imagination débordante nourrie de sa passion pour la culture populaire telles la bande dessinée, les films d’animation, les graffitis et, plus généralement, le street art ou art urbain. 

Il considère, d’ailleurs ce dernier comme un art libre qui s’affranchit de tout formalisme académique. Un état d’esprit que l’artiste revendique et qui imprègne ses œuvres : son art est émotionnel, passionnel et spontané. Une spontanéité qui caractérise ses dessins rappelant ainsi les œuvres de Jean-Michel Basquiat ou de Cy Twombly… et qui se retrouve également dans ses autres réalisations mêlant graphisme et peinture, dans lesquelles la matière – épaisse – et la couleur les rendant particulières et proches des tableaux de certains de ses illustres contemporains hispaniques notamment Juan Ugalde. Edgar Plans fait tout de même une dernière tentative pour se perfectionner en débutant une formation artistique académique à l’Université d’Oviedo, dans les années 1990, avant de poursuivre sa carrière picturale – à nouveau et durablement – en toute liberté.

L’univers animalier très prisé d’Edgar Plans

Ce mode de création permet à Edgar Plans de transposer sur la toile son monde imaginaire : « une toile n’est jamais blanche aux yeux d’un artiste, c’est le miroir de ses idées », explique-t-il.
Un monde très personnel peuplé de personnages aux oreilles de souris et aux grands yeux ressemblant fortement à ceux des dessins animés, représentés devant des gribouillages faisant office de fonds. Tous ces éléments concourent à donner une tonalité naïve aux œuvres de l’artiste. Cependant, si la palette de couleurs vibrantes et l’esthétique enfantine contribuent à renforcer cette impression de naïveté, ce n’est qu’un simulacre. 

En effet, Edgar Plans traite, dans ses peintures, de sujets sérieux tels la violence sexiste, le racisme et autres dérives de notre société mais par un moyen déguisé à savoir le recours à des animaux.
Ce sont ces personnages, ces « animaux héros » – comme il les décrit – qui ont grandement contribué à la popularité du peintre, lui ouvrant les portes de nombreuses galeries. Depuis quelques années, ses nombreux personnages inondent le marché de l’art, lui conférant un début de célébrité. Certains commencent d’ailleurs à être cotés et son œuvre très recherchée sur le marché de l’art.

L’estimation des œuvres d’Edgar Plans

La présence des œuvres d’Edgar Plans sur le marché de l’art est très récente puisque n’apparaissant que depuis 2020 : cette année-là, on observe un début très timide puis une progression moyenne – mais non négligeable – l’année suivante. La valeur des œuvres de l’artiste atteint ensuite un pic notoire en 2022 : cette année faste est suivie d’une baisse conséquente en 2023, affichant des chiffres identiques à ceux de 2021. Les ventes de l’artiste concernent essentiellement la catégorie « Peinture » (50.6%), débutant à 650 € pour atteindre 504 201 €. 

C’est d’ailleurs une de ses toiles qui détient le record des ventes : Night Creatures (2020), vendue à Hong Kong en 2022. Ses dessins et aquarelles représentant une part bien moindre (19%) – celles-ci se vendant généralement entre 465 € et 118 980 € – tout comme ses sculptures (et autres volumes) avec 17%. Bien que classé 529ème dans le top 5000 au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (en 2023), Edgar Plans occupe la 1ère place du marché à Hong Kong (pour la même année).
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 (illus.) Edgar plans

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Estimation gratuite Zhang Xiaogang

Zhang Xiaogang

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Estimation et cote de l'artiste Zhang Xiaogang

ZHANG Xiaogang (né en 1958 à Kunming) est un peintre contemporain chinois. Il est catégorisé comme symboliste surréaliste. Il est surtout connu pour ses peintures mais il est également sculpteur. Il aborde les conséquences de la révolution culturelle de Chine.

Estimation gratuite Zhang Xiaogang

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L’enfance de Zhang Xiaogang dans son contexte historique

Durant la décennie 1966-1976, c’est la grande révolution culturelle en république populaire de Chine. L’enfance de ZHANG Xiaogang se passe dans cette période d’importants bouleversements, de fanatisme et de grandes violences avec des millions de morts. On parle de « quatre vieilleries » à transformer. Il s’agit des coutumes, des idées, de la culture et des habitudes d’avant 1949 qui sont alors fortement impactées. Dans les villes, des symboles sont détruits. L’architecture est brisée. Des œuvres d’art centenaires sont anéanties indifféremment. Des artistes sont d’ailleurs torturés ou tués. Des livres sont brûlés. Des gens sont battus et humiliés en public. 

La religion est interdite. L’amour et la sexualité aussi sont réglementés. Les brigades de la pensée sévissent. L’humour est prohibé. On tue les opposants. De nombreux massacres ont lieu, allant même jusqu’au cannibalisme. Mais l’on est obligé de rejoindre le mouvement des « gardes rouges » ou bien l’on risque la mort. Les jeunes sont manipulés et instruits en ce sens. Beaucoup sont ensuite envoyés dans les radieuses campagnes, selon la description faite par Mao Zedong, pour travailler et au prétexte de compléter leur formation politique. C’est une façon de calmer les débordements des gardes rouges qui sont éloignés des villes mais aussi de leurs familles. Les paysans, qui souffrent déjà de famine, ne voient pas d’un bon œil leur arrivée. C’est éprouvant et la réinsertion en ville est ensuite très difficile. Ils sont désorientés. C’est en quelque sorte un déracinement forcé. Et le chaos s’inscrit durablement dans les esprits.

 

La formation artistique de Zhang Xiaogang

ZHANG Xiaogang grandit dans ce climat oppressant et macabre. En 1975, à 19 ans, il se forme à la technique de l’aquarelle et de l’esquisse par Lin Ling. En 1977, il étudie à l’Académie des beaux-arts de la province du Sichuan. Il se spécialise en peinture à l’huile. Ses professeurs enseignent alors le réalisme révolutionnaire établi par le président Mao. Cela influence ZHANG Xiaogang dans le choix de ses sujets : la philosophie occidentale, l’individualisme introspectif et le rejet des sujets politiques et idéologiques. Il est diplômé en 1982. À la fin de ses études et avant de connaître la renommée artistique, ZHANG Xiaogang connaît un fort épisode de dépression. 

Le traumatisme est trop fort. Sa propre mère souffre de schizophrénie. Lors de son hospitalisation, il peint notamment une série de toiles sur le thème des fantômes qui évoque ses visions d’alors. Cet état d’angoisse se ressent à travers toute son œuvre. Il émerge de sa dépression en 1985. ZHANG Xiaogang peint ensuite une série de toiles intitulée Bloodlines – The Big Family. C’est son œuvre la plus célèbre. Il y traite des conséquences de la révolution culturelle et de la signification de la famille, de l’histoire et de la mémoire dans la Chine moderne. Il devient un représentant majeur de l’avant-garde chinoise contemporaine. ZHANG Xiaogang est considéré comme un porte-parole de toute une génération perdue. Plus tard, en 1989, les manifestations de Tian’anmen viennent exacerber le désespoir de l’artiste qui écrit « J’ai alors compris qu’un individu est totalement insignifiant face au destin. »

La série Bloodlines de Zhang Xiaogang

La série de toiles Bloodlines – The Big Family présente des portraits de familles chinoises. Ceux-ci évoquent directement les portraits familiaux traditionnels de la révolution culturelle, notamment dans la pose. Quant à la composition, on sent chez ZHANG Xiaogang l’influence du mouvement surréaliste européen. Cette série est surtout constituée de monochromes. L’artiste utilise peu de couleurs et donne une révélation au-delà des corps puisqu’il révèle l’âme de ses modèles. Les critiques d’art évoquent même des « portraits de l’âme chinoise moderne ». ZHANG Xiaogang commence par reproduire de vraies photos des années 1950-1960, d’où les monochromes, puis interpelle le spectateur notamment par des touches de couleurs symboliques. 

Ces portraits sont stylisés avec de grands yeux, de grandes pupilles qui donnent à ces visages des allures hallucinées, hantées, dépossédées. Il donne aussi à ses portraits un aspect volontairement anonyme et intemporel. ZHANG Xiaogang explore dans cette œuvre les relations enchevêtrées entre les sentiments privés et la vie publique pendant la révolution culturelle. Il représente visuellement le conflit entre le calme apparent et le bouillonnement interne réprimé, la peur, les angoisses. On retrouve souvent des personnages reliés par un fil rouge. C’est la couleur de la révolution culturelle, la couleur du sang et par extension des liens du sang. Il met en lumière des fractures entre les personnages, entre les générations. C’est aussi la politique de l’enfant unique qui est mise en évidence.

 ZHANG Xiaogang peint les souffrances induites par cette politique sur la vie privée et la vie sociale. Il dénonce une politique qui nie les personnes en tant qu’individus. Il interroge l’identité individuelle et il dépeint les troubles émotionnels. Son style évolue au cours des années avec une tonalité plus claire, une atténuation des symboles maoïstes et une concentration sur l’expression des personnages. Au cours de sa carrière, ZHANG Xiaogang peint d’autres séries de toiles dont Amnesia and Memory. On y découvre des paysages ou encore des objets, toujours teintés de mélancolie.

À combien sont estimées les œuvres de Zhang Xiaogang ?

La série Bloodlines rencontre un grand succès et est exposée à travers le monde, à la Pace Gallery de New York, à la Biennale de Venise ou encore au musée d’art de Daegu. Mais l’œuvre, qui dénonce la politique de son pays, ne pourra pas être exposée en Chine avant 1997. Aujourd’hui, l’œuvre de ZHANG Xiaogang a la cote tant en Chine qu’à l’étranger. Le 2 décembre 2020, l’huile sur toile, Bloodlines – The Big Family No. 2 (1995), 180 × 230 cm, signée et datée, s’est vendue à 8.853.361 €, à Hong Kong. 

Le 21 avril 2021, le dessin, Portrait of a boy (2004), 55 × 68 cm, signé et daté, s’est vendu à 77.115 €, à Hong Kong. Le 28 novembre 2023, l’huile sur toile Bloodlines – The Big Family No. 8 (1996), 189 × 149 cm, signée et datée, s’est vendue à 1.400.736 €, à Hong Kong. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de ZHANG Xiaogang et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une œuvre de ZHANG Xiaogang en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

ZHANG Xiaogang, My Ideal, 2003-2008, Bentu, Des Artistes Chinois à la Fondation Louis Vuitton – Fondation Vuitton, Paris by corno.fulgur75 is licensed under CC BY 2.0.

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Estimation gratuite Antony Gormley

Antony Gormley 

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Estimation et cote de l'artiste Antony Gormley

Antony Gormley (né en 1950 à Londres) est un sculpteur anglais contemporain. Son sujet artistique est l’Homme. Son chef-d’œuvre s’intitule Angel of the North et est installé à Gateshead, en Angleterre. Il s’agit d’une sculpture de plus de 54 mètres de long. L’œuvre est emblématique par ses dimensions et pour sa symbolique, rendant hommage aux mineurs de cette colline. Antony Gormley explore ici un sentiment négatif lié au rude travail de la mine et représentant l’ère industrielle. Il transmet simultanément un sentiment positif d’espoir de jours meilleurs avec un possible envol de l’Homme, alors libéré de sa condition.

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Antony Gormley, son parcours

Dans un premier temps, Antony Gormley suit des études d’archéologie, d’anthropologie et d’histoire de l’art. Il séjourne ensuite quelques années à la découverte d’autres modèles de sociétés, notamment en Inde. Il étudie ensuite la sculpture dans des écoles d’art londoniennes. En 2007, Antony Gormley travaille en collaboration pour les décors et les objets du spectacle Sutra. Son collaborateur est le chorégraphe de danse contemporaine belge Sidi Larbi Cherkaoui. On note dans la formation d’Antony Gormley un intérêt étendu pour le corps humain, depuis l’archéologie (corps figé et témoin de son histoire) jusqu’à la sculpture (questionnements artistiques) en passant par la danse (corps en mouvement criant de vie).

Dans son œuvre, Antony Gormley nous propose une exploration du corps humain en tant qu’espace de mémoire et de transformation. Il interroge aussi la relation entre soi et autrui notamment avec Allotment, Critical Mass, Another Place, ou encore Domain Field. Il travaille avec divers matériaux : acier, pierre, béton, cuivre, etc. Sa sculpture ne se veut pas réaliste mais suggestive. Il cherche à capturer la substance humaine et à l’immortaliser. Il y a là la peur de la disparition de l’Homme également. Antony Gormley est d’ailleurs engagé écologiquement. Il invite à l’ouverture sur l’Autre et à l’introspection. Il va plus loin encore dans l’abstraction en donnant une représentation des énergies des corps, avec par exemple Clearing, Blind Light, Firmament et Another Singularity. 

Antony Gormley est maintes fois promu. En 1994, il reçoit le prix Turner pour Testing a World View. En 1997, il devient membre de l’Ordre de l’Empire Britannique. En 1999, il reçoit le prix South Bank dans la catégorie art visuel. En 2003, il devient membre de la Royal Academy. En 2007, il est récompensé pour la sculpture par le prix Bernhard Heiliger. En 2014, il se fait anoblir sous le titre de Knight Bachelor. Il est aussi membre honorable de l’Institut royal des Architectes britanniques, du Trinity College de Cambridge, ou encore du Jesus College de Cambridge.

Antony Gormley, la reconnaissance

Antony Gormley jouit d’une forte notoriété étant considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains. Ses œuvres sont exposées à travers le monde entier et bien sûr tout d’abord dans les musées et galeries de Londres : Whitechapel Gallery, Tate Gallery, British Museum, ou encore White Cube. En 2007, une rétrospective à la Hayward Gallery lui est consacrée. Il fait également partie d’expositions de groupes comme celle de la Biennale de Venise et de la Documenta de Cassel.

D’octobre 2023 au mois de mars 2024, l’exposition « Critical Mass » lui est consacrée au Musée Rodin, à Paris. C’est la première exposition qui lui est dédiée dans un musée national français. L’intitulé de l’événement vient du nom de sa sculpture éponyme (de 1995) qui est l’œuvre phare de l’exposition. Il s’agit d’une méditation sur la chute du corps humain. Le public est aussi invité à se questionner sur les œuvres d’Antony Gormley et de Rodin simultanément. C’est une invitation à réfléchir et à ressentir. Comment un art immobile raconte le vivant ? 

Les sculptures sont une base pour que le visiteur puisse y projeter ses émotions. L’artiste scrute la relation entre l’Homme et son environnement architectural. Antony Gormley s’intéresse à la nature de l’environnement direct, de l’habitat chez l’humain. C’est l’Homme dans son corps, dans l’espace public, selon les sociétés, avec ses semblables, en interaction avec l’extérieur, en introspection, etc. Antony Gormley explique : « Toutes mes œuvres sont en réalité des questions matérialisées : le corps est-il un espace ou un lieu ? Quelle sorte de relation a-t-il avec la terre, avec la gravité, avec la planète ? »

L’œuvre Open Space d’Antony Gormley

Si Antony Gormley est connu pour exposer ses œuvres dans l’espace public, une seule de ses installations l’est en France. Il s’agit de la sculpture intitulée Open Space qui se situe à Rennes, sur la petite Place Jean Monnet. Le chantier de cette construction dure de 1991 à 1994. C’est une sculpture en acier, de 48 × 92 × 59 cm, installée au bord de la dalle de béton circulaire qui constitue presque l’intégralité de la place.
L’œuvre représente un homme agenouillé qui tend l’oreille gauche vers le sol. En réalité, c’est un moulage de l’artiste. Antony Gormley utilise le corps et en l’occurrence le sien à la fois comme outil, modèle et message artistique.

Open Space est une sculpture discrète n’occupant qu’un petit espace de la place mais aussi par le choix de son emplacement dans la ville. Bien que l’œuvre soit accessible à tous, elle se situe en effet dans le quartier Francisco-Ferrer-Verne-Poterie qui est éloigné du centre et la placette n’est en fait qu’un lieu de passage essentiellement pour les habitants de proximité. Ce choix induit une forme d’intimité avec les habitants car l’homme représenté reste là à écouter les conversations de quartier, les enfants qui jouent ou encore le bruit des feuilles d’automne balayées par le vent contre les murs de brique qui cernent la dalle de béton.
Cet espace ouvert voit défiler des va-et-vient de vies humaines en contraste avec le monde industriel suggéré dans les matériaux : acier, béton, brique, asphalte, etc. D’ailleurs, aujourd’hui le métro rennais passe tout près de l’œuvre (arrêt Poterie) et l’on peut projeter sur cet homme une écoute, une attente de ce transport sous-terrain (dont la construction débute en 1997) et même une appréhension.

Le corps figé et ainsi sculpté laisse une trace d’une vie passée, témoigne aussi de la présence de l’artiste lui-même en cet endroit. Open Space sert aussi, en ce sens, à célébrer la vie, l’Homme et à alimenter une mémoire existentielle. Antony Gormley tisse aussi un lien entre lui et chaque passant. Par extension, un lien se fait entre tous ces passants. Il suggère l’écoute, de s’écouter, d’écouter ensemble. En maniant un matériau bien physique, très ancré, Antony Gormley évoque somme toute des liens invisibles, spirituels et propres à l’Homme.

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Sur le marché de l’art, les œuvres d’Antony Gormley sont des estampes, des photos, des dessins, ou encore des peintures. Les plus onéreuses sont les sculptures. Les meilleures ventes sont réalisées au Royaume-Uni. Le 29 novembre 2023, la sculpture en fer Small Splice II (2013), de 101,5 × 21 × 13,9 cm, datée, s’est vendue à 443.490 €, à Hong-Kong. Le 7 mars 2024, la sculpture en fer 6 Times Left Ed. 4/5 + 1 AP (2009), de 191 × 59 × 36 cm, avec initiales datées, s’est vendue à 292.383 €, à Londres. Le 8 mars 2024, la sculpture en fer Meme CXX (2010), de 36,1 × 9,8 × 5,1 cm, avec initiales datées, s’est vendue à 234.881 €, à Londres.

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Antony Gormley, Open Space, 1994, acier, 48 × 92 × 59 cm, Place Jean Monnet, Rennes.
CC BY-SA 4.0, Laureen Daniel

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Grzegorz Rosinski

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Estimation et cote de l'artiste Grzegorz Rosinski

Grzegorz Rosinski (né en 1941) est un dessinateur et scénariste de bande dessinée polonais, notamment connu pour la série Thorgal. Il est considéré comme l’un des meilleurs dessinateurs de bande dessinée réalistes. Découvrez ici l’histoire de Grzegorz Rosinski et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Grzegorz Rosinski ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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La formation artistique de Rosinski

Grzegorz Rosinski naît en 1941 dans le Sud-Est de la Pologne, alors occupé par les Allemands. Son premier contact avec l’art advient à ses cinq ou six ans, lorsqu’il trouve une Bible illustrée par Gustave Doré dans les décombres d’une maison bombardée de son quartier. Très tôt, il découvre la bande dessinée occidentale avec le journal français Vaillant, édité par le Parti communiste français dans les pays du bloc de l’Est. S’il ne comprend pas la langue, le jeune Rosinski n’en demeure pas moins profondément marqué par l’esthétique de la bande dessinée, un genre pourtant très mal considéré dans les pays communistes où on l’assimile au capitalisme américain. Ainsi, à l’âge de dix ans, il dessine ses premières histoires. En 1955, Rosinski intègre le Lycée des beaux-arts de Varsovie, en parallèle duquel il publie ses dessins dans le journal scout Correspondant Passe-Partout. Il poursuit ses études à l’Académie des beaux-arts de la même ville, dont il sort diplômé en 1967. 

Des premiers travaux de Rosinski à ses collaborations avec les artistes d’Occident

Rosinski travaille jusqu’en 1976 en tant qu’illustrateur de pochettes de disques pour le studio d’enregistrement Polskie Nagrania, ainsi que pour des manuels scolaires publiés chez Nasza Ksiegarnia. Il publie également ses premières bandes dessinées chez les éditions Sport et Tourisme de 1969 à 1976. En 1976, Rosinski devient le directeur artistique du premier magazine de bande dessinée polonais, Relax, dans lequel il publie des récits historiques et de science-fiction. Ayant déjà acquis une certaine expérience en Pologne, il décide cette même année de se rendre en Belgique afin de découvrir les méthodes des auteurs de bande dessinée occidentaux. Là-bas, il collabore avec l’hebdomadaire Tintin et le journal Spirou, pour lequel il dessine des récits humoristiques, publiés dans son supplément Le Trombone illustré. En 1977, le journal Tintin fait paraître les premières planches de Thorgal avec l’épisode La Magicienne trahie, que Rosinski réalise avec le scénariste Jean Van Hamme. Cette bande dessinée, dont l’histoire oscille entre heroic fantasy et science-fiction, rencontre un franc succès. Trois ans plus tard, Rosinski s’associe avec André-Paul Duchâteau pour la série de science-fiction Hans, publiée jusqu’en 1988 dans le journal Tintin puis jusqu’en 2000 chez les éditions du Lombard. En 1982, après avoir travaillé avec des auteurs belges, il prend la décision de s’installer dans ce pays avec sa famille. 

Il entreprend une nouvelle collaboration avec Jean Van Hamme pour Le Grand Pouvoir du Chninkel, une bande dessinée s’inspirant de l’univers de Tolkien publiée en 1986 dans la revue (À suivre). Superbement illustrée en noir et blanc par Rosinski, celle-ci donne à voir un dessin réaliste et fouillé permettant de jouer avec les contrastes de lumière. En 1989, elle reçoit le prix de l’Alph’Art du public au festival d’Angoulême. Rosinski est ainsi un auteur prolifique, qui en parallèle de Thorgal, publie de nombreuses autres œuvres. Toujours dans le genre de la fantasy, il travaille par exemple en 1993 avec Jean Dufaux pour la Complainte des landes perdues. Il se penche également sur des histoires plus réalistes avec Western, sur un scénario de Jean Van Hamme en 2001, puis La Vengeance du comte Skarbek en 2004 et 2005, écrite par Yves Sente. Cette bande dessinée est l’occasion pour lui de s’essayer à une nouvelle technique de dessin plus proche de la peinture, celle de la couleur directe qui consiste à ne pas séparer la couleur et les tracés de contours noirs. Il reprend cette manière de dessiner pour le 29e album de Thorgal, Le Sacrifice, qui est aussi le dernier scénarisé par Van Hamme. La série Thorgal se poursuit néanmoins avec de nouveaux scénaristes, dont Yves Sente et Yann. En 2018, Rosinski dessine son dernier tome Aniel, avant de passer la main au dessinateur Fred Vignaux.

Thorgal : une série au grand succès

Vendue à 16,6 millions d’exemplaires de 1980 à 2018 et s’écoulant à près de 400 000 albums chaque année, la série Thorgal représente l’un des plus grands succès de la bande dessinée. Apparaissant de prime abord comme une saga viking classique, celle-ci se révèle rapidement être une série oscillante entre l’heroic fantasy et la science-fiction, laissant une place majeure aux mythes et aux légendes. La série ayant été produite sur quarante ans, elle est le reflet de l’évolution du style de Rosinski. D’un dessin traditionnel et foisonnant fondé sur un ancrage net, Rosinski passe en effet dans les années 2000 à la couleur directe, un procédé permettant de rapprocher la bande dessinée de la peinture.

La cote de Grzegorz Rosinski sur le marché de l’art

Sur le marché de l’art, les planches de Rosinski sont estimées entre 2 000 et 8 000 € pour des séries telles que Hans, Complainte des landes perdues et Western. Les prix augmentent sensiblement pour la bande dessinée Le Grand Pouvoir du Chninkel, dont les planches sont estimées entre 9 000 et 25 000 €. Il en va de même pour Thorgal, celles-ci se vendant entre 2 500 et 40 000 €. La saga jouit en effet d’une bonne cote sur le marché de l’art, ses couvertures originales étant estimées entre 7 000 et 30 000€. Certaines des illustrations de Thorgal atteignent même des records : en 2007, une huile sur toile représentant les personnages emblématiques de la série, Thorgal et Kriss de Valnor, s’était ainsi vendue à 49 568 €. Les huiles sur toile de R osinski sont estimées entre 2 000 et 45 000€, ses dessins entre 2 000 et 3 000€. Se vendent également sur le marché de l’art des dessins dédicacés, estimés entre 100 et 800 €. Célèbre pour ses œuvres et reconnu pour son talent, Rosinski est un artiste dont les plus belles œuvres peuvent atteindre des prix élevés. La couverture originale du Grand Pouvoir du Chninkel réalisée à l’huile sur toile a ainsi été adjugée en 2019 à 186 760 €. Celle-ci représente au premier plan le personnage principal, J’on, derrière lequel se dresse le monolithe noir, le maître créateur des mondes.  Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Grzegorz Rosinski et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici.  Faites estimer une œuvre de Grzegorz Rosinski en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Cartel : Couverture de l’album Aaricia, quatorzième tome de la série Thorgal, Rosinski, 2010

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Estimation et cote de l'artiste Hergé

Hergé (1907 – 1983), de son vrai nom Georges Remi, est un auteur de bande dessinée belge, connu pour Les Aventures de Tintin, dans lesquelles il affirme avoir « mis toute sa vie ». Souvent considéré comme le « père de la bande dessinée européenne », il est l’un des premiers dessinateurs francophones à reprendre le style des bandes dessinées à bulles américaines. Découvrez ici l’histoire d’Hergé et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Hergé ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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L’histoire de Georges Remi, dit Hergé

Hergé naît dans une famille issue de la petite bourgeoisie. Dès son enfance, il fait preuve d’un goût pour le dessin et le cinéma, appréciant particulièrement Charlie Chaplin, Buster Keaton ou encore Georges Méliès. Il reçoit une éducation catholique et fait ses études au collège Saint-Boniface. Le scoutisme, fondé sur un esprit de camaraderie, de débrouillardise et d’amour de la nature, est pour lui une expérience déterminante. Il publie ses premiers dessins dans les revues de son collège et du mouvement scout.  
À ses dix-huit ans, en 1925, Hergé intègre l’équipe du journal Le Vingtième Siècle en tant qu’employé au service abonnements. Il publie en parallèle des illustrations de textes dans Le Boy-Scout : Les Aventures de Totor, C.P. des Hannetons. En 1927, il rencontre le nouveau directeur du Vingtième Siècle, l’abbé Norbert Wallez, un proche de Mussolini et un fervent opposant du capitalisme à l’américaine ainsi que du communisme.

 Celui-ci lui propose d’animer le supplément jeunesse du journal, et de créer son propre personnage. Hergé dessine alors pour la première fois Tintin et Milou et, suivant les suggestions de l’abbé Norbert Wallez, il écrit en 1929 Tintin au pays des Soviets, une histoire du reporter en Russie soviétique. Celle-ci connaît un succès immédiat, ce qui pousse Hergé à publier entre 1930 et 1936 Les Exploits de Quick et Flupke, puis Tintin au Congo, en Amérique, Les Cigares du Pharaon et Le Lotus bleu. Mais sans doute à cause du rythme soutenu de la production s’élevant à environ quinze heures de planches quotidiennes, Hergé tombe malade en 1935. S’il connaît par la suite d’autres périodes de dépression et d’épuisement, il crée néanmoins une nouvelle série, Jo et Zette en 1936, puis une suite de doubles albums au grand succès, de 1943 à 1954, dont Objectif Lune et On a marché sur la Lune. Entraîné par sa compagne Fanny Vlamynck, Hergé s’ouvre à la modernité dans les années 1960. Il se met à voyager, s’intéresse au taoïsme et collectionne l’art moderne et contemporain (Joan Miró, Lucio Fontana, Roy Lichtenstein…).

Le succès des Aventures de Tintin

Traduites en une centaine de langues et dialectes et vendues à 270 millions d’exemplaires, Les Aventures de Tintin sont l’une des bandes dessinées les plus populaires du XXe siècle. Cette série tient son succès à plusieurs raisons, en particulier l’originalité de scénarios riches en rebondissements et celle de personnages emblématiques : Tintin, Milou, le capitaine Haddock, le professeur Tournesol… Racontant les aventures du jeune reporter sur tous les continents, cette bande dessinée offre une véritable ouverture sur le monde.
Fortes de leur succès, Les Aventures de Tintin ont été adaptées au cinéma à plusieurs reprises. En série animée d’abord, avec Les Aventures de Tintin, d’après Hergé, dans les années 1960, puis Les Aventures de Tintin en 1992. Suivront des aventures originales portées à l’écran avec les films Tintin et le Mystère de la Toison d’Or en 1961, suivi de Tintin et les Oranges bleues en 1964. En 1972, sort le dessin animé Tintin et le Lac aux requins.

Le style d’Hergé et ses inspirations

Si le style d’Hergé évolue durant ses cinquante années de carrière, celui-ci présente certaines constantes définies par l’auteur lui-même. Influencé dès ses débuts par le dessinateur de bande dessinée français Alain Saint-Ogan, auteur de Zig et Puce (1925), il adopte la ligne claire, définissant un trait simple et des couleurs posées en aplats, sans effet d’ombre et de lumière. Cela ne l’empêche pas de donner du corps à son tracé, son ami Edgar P. Jacobs, auteur de la bande dessinée Blake et Mortimer, affirmant que le « sang circule » dans ses dessins. Hergé se rappelle ainsi peut-être le mot de Jean-Auguste-Dominique Ingres, peintre qu’il aime particulièrement : « il faut mettre toute la ligne dans le contour : le modelé, les ombres, le mouvement et même la couleur ». Dans ses sources d’inspiration, Hergé compte également le dessinateur américain George McManus, duquel il reprend son style épuré et dynamique, ainsi que certains détails comme la forme du nez de ses personnages.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Hergé

Quarante ans après la mort d’Hergé, Les Aventures de Tintin continuent de connaître un grand succès et les dessins originaux du maître se vendent à prix d’or. En 2021, a ainsi été adjugé à 3,175 millions d’euros un dessin pour la couverture du Lotus bleu, un record pour la bande dessinée. Fin 2023, le dessin de la couverture de Tintin en Amérique a été adugé à 2,16 millions d’euros, faisant de lui le dessin original d’Hergé en noir et blanc le plus cher. Les planches d’Hergé sont estimées entre 60 000 et 500 000 €. L’estimation de ses dessins encrés monte à 6 500 et 100 000 € et ceux dédicacés entre 1 200 et 5 000 €. Quant aux lithographies, celles-ci se vendent entre 1 200 et 4 000 €. 
L’estimation des albums de Tintin varie en fonction de leur état, leur rareté et ancienneté : certains peuvent être estimés à quelques centaines d’euros alors que d’autres seront mis sur le marché à une valeur s’élevant à plusieurs milliers d’euros, jusqu’à 15 000 €. Vous souhaitez faire expertiser un dessin d’Hergé et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici.  Faites estimer un dessin d’Hergé en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Cartel : Portrait d’Hergé, Andy Warhol, 1977, acrylique sur toile, 1 x 1m, collection privée

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